ORAN
Nous préconisons, notamment', à cet effet, qu’un effort systématique soit poursuivi pour augmenter la production et la répartition des engrais a bon marché, la distribution de l'énergie électrique, h, formation dses syndicats, la création et le développement des institutions de crédit agricole.
Est- il besoin de dire que nous repoussons et repousserons toujours les doctrines qui frappent de suspicion l’ensemble des milieux de production et qui suscitent un antagonisme malsain entre producteurs et consommateurs?
Tout au contraire, il doit exister une entente étroite entre les uns et les autres; c'est cette entente seule qui leur permettra de se libérer de F intolérable tribut qu'ils payent à une certaine classe d'intermédiaires.
Nous savons^ d'ailleurs, par l'exemple de la Russie, où conduisent certaines erreurs. Ce ne sont ni Tes rhéteurs, ni les faux savants qui font la prospérité d’une nation, mais les laboureurs, les artisans, les ouvriers, les fabricants, les commerçants honnêtes. C'est à ceux-là que vont nos sympathies.
Rêorqamsation administrative et politique du pays.
La nécessité de foire dés économies pour alléger autant que possible les charges du budget doit conduire à toute une série de mesure que les travaux de la Commission Marin ont mises en lumière.
Dans notre vie administrative, teHeTprèliè est organisée actuellement, il est évident que l'arrondissement paraît être une division à la fois trop grande et trop petite. D'une part^ le groupement cantonal pourrait répondre à toute une serre de besoins, et de Fa u Ire, le groupement régional correspondrait à une nécessite àe décentralisation et d'autonomie qui s’affirme chaque jour.
Enfin, parmi les principaux articles de notre programme, figure le vole pour les fonctionnaires d’un statut qui, en les protégeant contre l’arbitraire, leur assure Texèr ci ce de leur liberté de citoyens et fixera F étendue d^e leurs obligations vis-à-vis de l'Etat qu’ils se sont engagés à servir.
Pour conclure ;
Si nous voulons résumer la tâche de demain, telle que nous la concevons, nous dirons qWil font ;
Tirer, par une entente négociée avec nos Alliée^ les avantages que doit nous procurer Futile occupât km. de. h z Ruhr ; régler le problème des réparations de notre sécurité ; asseoir la paix définitive sur la base des traités existants, avec le concours de la Société des Nations ;
Mettre fin à la vie chère, et pour cela, notamment, raffermir notre devise nationale ; assainir la situation financière, en codifiant et en corrigeant le système fiscal et en procédant à des économies, en débarrassant F Etat de ses charges inutiles ;
À ch e v e r F œ u v r e de reeoiistit ut ï on cte s ré gi on s dévastées ;
Développer judicieusement la production agricole et industrielle;
Poursuivre le programme de mise en valeur des colonies, en particulier par la construction du Transsaharien ; améliorer Fou tillage national ;
Remédier à la crise de natalité ;
Se mettre courageusement à la réalisation du progrès social, dans le sens qui vient d'être indiqué, en faisant appeF à Fâssocialion sous toutes ses formes, dirigée et soutenue par FIÉ tut ;
Réformer, pour les rendre plus simples et plus efficaces, F Administration du pays,
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les rouages du Gouvernement, les méthodes parlementaires, l'activité des partis poli* tiques ;
Et pour tout eeîa réaliser à l'intérieur l’union sociale, la, concorde nationale et la paix religieuse.
Politique algérienne :
S’inspirer avant tout et pour toute chose de ce que la source exclusive de la richesse de la Colonie réside dans la production de la terre.
En conséquence : encourager la l’œuvre de colonisation par une réforme judicieuse, basée sur h expérience et comportant l’attribution des concessions agricoles aux fils d’Algériens et la suppression des ventes h bureau ouvert ; réprimer pénalement le stellionat.
Instituer avec le concours des Chambres de Commerce et d1 Agriculture, et en faisant appel aux suggea Lions et avis des colons, un régime rationnel d'hydraulique agricole, de distribution des engrais, de création de réseaux électriques, d'améliorations des transports, d institution de caisses agricoles, d'organisation de docks et de silos coopératifs, et de modification, dans un sens libéral, du régime fiscal pour permettre la meilleure et la plus complète utilisation des produits de la vigne et de la terre en général.
Etudier et mettre au point un régime préventif de la mévente.
Suivre avec vigilance la question de sécurité et celle de l'armement des indigènes, limiter avec précaution, par des mesures appropriées, le retour des terres de culture aux mains des indigènes ; suivre très attentivement à ces points de vue les conséquence du service militaire obligatoire pour les indigènes, et revenir, s'il y a lieu, au régime, pour eux, des engagements volontaires.
Compléter 1 outillage des ports avec l'aide financière de la Métropole directement intéressée.
Tel est notre programme. C'est assez dire que nous n’a vous d'autre ambition que de bien servir la France et l’Algérie.
La République autour de laquelle notre parti sonne lo ralliement n'est pas celle de la démagogie révolutionnaire. Ce n’est pas non plus la République des camaradés.
C'est la République de la Victoire, la République du progrès dans l’ordre, disciplinée, courageuse et raisonnable, confiante dans la justice de sa cause, dans la force de son travail et dans la gloire de ses destinées.
Docteur Jules MOLLE, Maire d'Oran, Conseiller général, — Auguste PAYER Agriculteur, Maire de Mercier- Lacombe, Chevalier de la Légion d'honneur, décoré de la Croix de guerre.
Liste du Bloc Ouvrier et Paysan.
■ Camarades,
La section française de l’L G., se conformant aux décisions du IVe congrès, présente aux élections du 11 mai courant des candidats dont les neuf dixièmes sont des prolétaires travaillant réellement, soit à l'atelier, soit aux champs, soit dans les bureaux.