MARTINIQUE
C'est pourquoi je crie à Lous mes amis ; « Levez vous on masse I » et à tous mes concitoyens ; « Ressaisissez-vous 1 Ï1 est encore temps de refaire Fanion au sein de notre démo cratie. Faisons*! à, pour sauver F avenir »,
Vous me connaissez : je suis un des enfants de la Démocratie martiniquaise qui furent toujours jaloux de leur indépendance, toujours soucieux de garder les mains libres et propres.
Je suis un bon républicain de gaücîie : aucun progrès social ne m’effraie; mais je veux qu'ils soient tous réalisés progressivement, dans l'ordre et la liberté.
L* amélioration du sort des travailleurs est mon principal objectif, comme elle est la grande pensée de notre temps; mais cette pensée pourra-t-elle jamais être réalisée clans un pays perpétuellement troublé, où l'opinion publique s’affaiblît au fur et à mesure que les mœurs électorales se corrompent ?
Avec l'apaisement, c’est la possibilité d'une évolution bienfaisante, dans l'ordre politique comme dans l’ordre économique.
Nous pourrons, par exemple, unir nos forces pour la sauvegarde et l'amélioration du régime du contingentement, qui est un facteur sî important de la prospérité de notre colonie. #
Des incidents judiciaires, plus ou moins récents, sont venus ajouter leur aigreur aux haines déjà si vives qui désolent notre pays. Peu importent les torts des uns ou des autres. Nous sommes partisans d’une généreuse amnistie qui efface tout ce passé et rapproche entre eux tous les enfants de notre démocratie.
Chers Concitoyens,
Voilà, sincèrement exprimés, les sentiments avec lesquels je me présente à vos suffrages, les sentiments qui inspireront et commanderont tous mes actes comme votre représentant à la Chambre des Députés,
fis sont ceux de notre sénateur. J0
Maintenant, il dépend de vous, de votre raison et de votre sagesse* que la représentation de notre Martinique, unie, ouvre à notre cher pays une ère nouvelle de paix et de progrès indéfini.
Vive la France 1
Vive la Martinique !
Vive la Démocratie !
Victor SÉVÈRE, ancien Député, — Alcide DELMONT, Avocat k la Cour de Paris* né à Saint-Pierre,
j ii
Liste d'Entente républicaine.
Cette liste n'a pas distribué de profession de foi.
LÀ GUADELOUPE
2 députés.
Inscrits . 5* -Sïft
Yotimts . 31 . 677
Blancs et nuis . . . 2;>3
Suffrages exprimés . 31*624
Maj orité ÉÜbsül ue. . , 15.713
Liste cTUnion républicaine socialiste et radicale.
MM. Candace . * 19*938
Jean-François, . . * . 19.480
Total, ,***,.*■. * 39.418
Moyenne. . 19- 709
Elus à la majorité absolue
Liste d'Union républicaine démocratique
et sociale.
MM. Boisneuf . . 10.894
Labrousse *,.**. . * - v * . . 9.476
Total.* . . 20.37Q
Moyenne. ... . . 10.185
Liste du Parti socialiste et ouvrier.
MM. Légitimas».**' . *1-454
Lara . t - 363
Total. 2.817
Moyenne.*... . . * 1.408
MM* Gandace, Jean-François.
Liste d’Union Républicaine Socialiste et Radicale.
Mes chers Concitoyens,
Je vous demande de me renouveler le mandat, dont je suie invesLi par votre confiance depuis le 4 février 1912, et de me donner comme Collègue à la Chambre le Citoyen Armand (Jean- François), qui a. été désigné le 13 janvier dernier par le Congrès du Parti de 1 Union Républicaine Socialiste, pour être mon colistier aux élections législatives de 1924.
M. René Boisneuf a rompu le pacte d’union; nous maintenons T union sans lui et contre
Fidèle ù la politique d'union, d’apaisement et d’action économique que, en plein accord avec mon ami le sénateur Henry Bérenger, je pratique au profit de notre pâtit Pays depuis plus de douze ans, il' n'a pas dépendu de moi que l’entente réalisée entre 1 autre député sortant et nous, en juin 1 91 4, maintenue en I9l9, ne subsistât en 1924.
En 1921, le Sénateur et moi avons été l’objet d’une soudaine et inqualifiable trahison
— ÎÜÜfi —
LA GUADELOUPE
de la part de M* René Boisneuf qui, apres avoir poignardé l’amitié, oubliant ses engagements d'honneur, n’a pas hésité, en posant inopinément sa candidature au Sénat, à employer les moyens les plus vils, contre l’homme qui est ch?rgé aujourd’hui du Rapport Généra! du Budget de la France, cesjgà-dire d’une des plus hautes missions du Parlement National,
Les calomnies, les injures, les arm empoisonné es du séparatisme et l’ odieuse question de races n’entamèrent pas le bon sens des délégués sénatoriaux en janvier 1931, pas plus qu elles n’en Limeront, cette année, celui du suffrage universel. Nous avons foi en la sagesse clairvoyante- du peuple souverain, qui veut pour la Guadeloupe une représentation parlementaire unie, gage de sa tranquiïité et de sa prospérité*
Soucieux de l’évolution de mon pays dans l'ordre et dans la légalité, je ne cesserai de combattre avec la dernière énergie tous ceux qui veulent dresser les citoyens les uns contre les autres Partisan de 1 entente entre le Capital et le Travail, nous réprouvons entre eux toute alliance qui consisterait en une confusion paralysante et même humiliante pour tous deux, À l'abri des lois protectrices de la République, l’un cl l’autre se développent normalement, sans qu’il y ait entre eux heurt brutal ou violent, à condition que, pü l’organisation r ils afiirment l'intégralité de leurs droits, sans jamais se soustraire à leurs devoirs réciproques. En se contrariant, ces deux forces peuvent s’affaiblir. Le mieux est, selon la belle formule de Waldeck-Rousseau, que le Capital travaille et que le Travail possède.
La violence est créatrice do misère. Nous sommes intransigeants à l'égard de tous ceux qui 1 emploient, soit dans les luttes politiques, soit dans les conflits sociaux. On doit avoir recours à i arbitrage pour aplanir les difficultés qui surgissent entre les Employeurs et leurs Travailleurs* *
Lbs Tîës u liais de ht Politique d} Union, d’ Apaisement et. d? Action Economique
à la Guadeloupe,
Cette conception que nous avons de la politique n’a pas été préjudiciable à la Guadeloupe* C’est grâce à elle que nous avons fait sortir ce pays des luttes fratricides, qui empoisonnaient son existence et ternissaient, au dehors, son bon renom. C’est grâce à elle que nous avons pu obtenir, en quelques années, des résultats qui se traduisent par le dégrèvement des denrées secondaires, l'autonomie des Chambres de Commerce, l’application de la loi militaire, 1 institution du crédit agricole- mutuel et le voie récent par la Chambre du Crédit maritime mutuel, l'organisation d’un service d’agriculture, l'organisation de renseignement professionnel, l'application delà plupart des lois ouvrières et sociales, l'organisation encore imparfaite de 1 assistance médicale, T augmentation du nombre des écoles primaires publiques, 1 application de la loi sur le pesage des cannes, l’amélioration de la situation des fonctionnaires et de tout le prolétariat administratif, etc*
G esL grâce à elle que nous avons pu éviter pour notre petit Pays les désastres dé la loi improvisée du contingentement des rhums et obtenir de cette loi, 'due à l’égoïsme régional, quelques avantages, encore insuffisants, pour une de nos industries les plus actives, pour les petits planteurs de cannes comme pour les travailleurs des usines et des distilleries agricoles*
G est grâce â elle que nous avons pu combattre victorieusement la taxe de 1,10 sur le chiffre d affaires sur les importations coloniales et que nous avons pu réunirions les éléments qui permettront de commencer, prochainement, les Travaux d’aménagement du port de Pointe-à-Pitre, d’adduction d’eau de Basse-Terre, et de poursuivre, par la conjugaison des efforts des représentants parlementaires, du Conseil général et de la haute administration locale, la réfection de notre réseau routier, la restauration de nos édifices publics et le développement de tout notre outillage économique*
LA GUADELOUPE
, LA FRANCE liT LE PROBLEME COLONIAL
La Politique française des Réparations et de h Restauration économique .
Député (Tune colonie qui est un vieux département loutre-mer, nous n’avons jamais cru que notre action devait se borner à la défense des seuls intérêts de notre Département. Les Colonies, c'est la France; il serait singulier d’admettre par intermittence, dans le cadre de l'activité et de la solidarité nationales, une vieille colonie, qui est Française par toute son éducation comme' par toutes ses aspirations par loûtes ses traditions comme par toutes les manifestations de sa vie économique, politique et sociale.
Nous avons suivi de près et avec un intérêt patriotique, accru par la gravité même de la situation, résultant de la carence ou de la mauvaise volonté de l'Allemagne dans ï’exécation du traité de Versailles, toutes les questions dp politique extérieure et intérieure qui ont été soumises â l'examen du Parlement.
Bien servir la France et la République est encore une façon, et même la meilleure, de bien servir la Guadeloupe et les autres Colonies.
C’est avec une inébranlable ténacité que, depuis 1920, nous avons apporté notre concours à la politique extérieure de tous les Ministères qui ont eu la responsabilité des 1 destinées de la France.
Nous avons gardé notre pleine indépendance dans le domaine de la politique intérieure, et voté selon les doctrines de notre parti, que nous vous avions exposées dans notre Manifeste-Programme de novembre 19 PL
Partisan de la révision de la Constitution, nous voulons une meilleure organisation du travail parlementaire, pour un rendement plus rapide et plus fécond. Adversaire de la confusion des pouvoirs, dont l’absolue séparation est un des principes essentiels de la République, nous demandons que ic Contrôle exercé par le pouvoir législatif soit plus vigilant, mais que l'Exécutif conserve toute sa liberté dans l’exercice de ses prérogatives.
Le moment est venu pour la France d’adapter son organisme administratif à ses besoins économiques et à son évolution politique et sociale. Notre machine administrative est un véritable anachronisme. Il faut la refaire et la simplifier.
La France se doit à elle-même, pour asseoir son indépendance économique, d'exploiter rationnellement toutes ses ressources, de mettre en valeur tous les éléments de production et toutes les richesses do la terre continentale et de la terre coloniale.
On ne peut différer plus longtemps la mise en valeur de nos Colonies* Continuer de demander à F étranger les produits que nous pouvons tirer de notre sol, c’est vouloir fausser à noLre détriment, notre balance commerciale, c’est aider h la dévalorisation de notre franc et à la hausse des devises étrangères, c’est accroître le coût de la vie et les charges fiscales pour les contribuables français qui, après avoir souffert dans leur chair et dans leurs biens, du fait de la guerre déchaînée par l'Allemagne, ont vu augmenterieurs impôts de 8 milliards en 1920 et de 5 milliards en 1924, du fait de la carence de l’ennemi vaincu.
L’avenir de la France est dans ses Colonies, dans ces possessions d’Outre-Mer, placées sur toutes les latitudes, conquises matériellement et moralement par son génie, par son esprit de bonté et de justice. Leur cœur frémissant palpite à F unisson du sien.
Noire Politique Extérieure des Réparations et de Sécurité et la Société des Nations.
La crise économique traversée par la France est la conséquence de la guerre formidable qui a désorganisé l’économie générale du monde. La France et ses Alliés ou Associés ont dépensé 800 milliards pendant les hostilités (la part seule de notre pays est de 169 milliards).
LA GUADELOUPE
Nos ennemis ont dépensé 380 milliards. G’est au total près de 1.200 milliards de francs-or. Les vies humaines anéanties ou réduites par le fléau se chiffrent par 10 millions.
Quelles que soient les difficultés qui se dressent devant elle, la France ne conriaît ni découragement, ni défaillance. Son moral reste intact et sa confiance en l'avenir demeure inébranlable. En poursuivant le payement des justes réparations auxquelles lui donnent droit les traités, elle ne vise aucune annexion pour avoir manifesté le légitime souci de sa sécurité, et ne songe non plus à V abandon d’aucune parcelle de son territoire pour obtenir F annulation de dettes de guerre, contractées par elle pour sa défense comme pour celle de ses Alliés ou Associés.
Elle fait confiance h la Société des Nations, qui, par son objet, doit contribuer à éviter les conflits et à aplanir les difficultés entre les peuples civilisés.
PoÜTIqAg GÉNÉRALE ÛE la FRANCE.
Ennemie de tout sectarisme, Ja République, qui, par la diplomatie et Tannée formées par elle, a assuré la victoire de la France, ne craint la résurrection d’aucun régime de réaction. Respectueuse de toutes les croyances, elle est nettement tolérante. Les lois laïques, la neutralité confessionnelle de l'École écartent h jamais les luttes religieuses et préviennent tout empiétement de la politique dans le domaine du culte, et réciproquement. La foi est sacrée; pour quelle soit respectée, il faut qu’elle s'exerce au-dessus et en dehors de la mêlée des partis. Elle se suffit à elle-même.
Réformes à réaliser.
Fortilier l’École neutre, qui est ouverte à tous, favoriser l'accession des enfants, quelle que soit leur condition sociale, h renseignement secondaire et à renseignement supérieur. Constituer Télite, non par le privilège de la fortune et de la naissance, mais par 1 intelligence et le travail. La sélection, dans une démocratie, se fait par 1 effort et par les facultés de l'individu et non par ce qu’il détient de l'héritage. Associer davantage 1 intelligence, le travail et le capital, dans le développement et la prospérité des entreprises et dans les profits réalisés; n’admettre, en plein accord avec les patrons et les ouvriers, Tintangibilité de la loi de huit heures, que si Ton aboutit à son internationalisation ; défendre la petite propriété et la petite industrie, fondement de la liberté de la bourgeoisie moyenne et du prolétariat contre les injustes prétentions de la grande propriété et de la grande industrie, ou contre les manœuvres de la spoliation ; régler les conflits du Capital et du Travail par 1 arbitrage obligatoire ; faire participer l'État, comme actionnaire, à toutes les entreprises concédées par lui et placées née essai rem eut sous son contrôle ; résoudre 1 angoissant problème delà Natalité par une meilleure protection de T enfance et des familles nombreuses. Mettre en valeur notre vaste domaine d’ outre-mer ; aider à la pleine évolution des populations coloniales; pratiquer la politique d'association; instituer un régime douanier colonial adéquat aux besoins de notre industrie et à notre politique d’importation et d exportation; encourager le développement de notre marine marchande, de façon à en faire l’un des meilleurs éléments de notre expansion économique, sont autant de questions qui doivent faire 1 objet de nos constantes préoccupations. La France est une grande nation pacifique; pour épanouir toute sa puissance clans Tordre politique, économique et social, elle veut travailler dans une atmosphère paisible, à T abri do toute agression.
Elle a foi dans la Société des Nations, mais en attendant que cet organisme, encore embryonnaire, puisse obtenir la discipline des peuples, secoués par le chaos des convoitises
LA GUADELOUPE
et des ambitions désordonnées, la France ne doit négliger ni ses amitiés, ni ses alliances. Elle a horreur de la guerre, mais nul ne lui fera grief d'avoir l'armée de sa .securité.
Nous vous avons exposé rapidement quelques-unes de nos conceptions sur la politique générale de la France. Nous l’avons fait sans aucune prétention. Vous exprimer nos idées, c’est penser tout haut devant vous ; nous laissons à vos libres suffrages le soin de prononcer. Quel que soit votre verdict, nous voulons avoir la fierté de conserver votre estime. Notre conscience est tranquille, nous vous avons toujours bien défendus.
Vive la France!
Vive la République ! - *
Vive la Guadeloupe unie clans le Travail et la Paix Sociale I
Gratien CANDAGE, Député sortant, Membre de la Commission des Finances, Président du Goqseil Général de la Guadeloupe, — J E AN- FRANÇOIS ,
- ftfiO -
IL A K El. MO IN
'i députés.
Liste d'Union républicaine démocratique. ] Liste de T Union démocratique et sociale.
M M. Brunet . T * . * . ... i-7 . 24 7 MAI . BoiLstenpt 7 . 883
Ga&parin . . . . . . *,...*.. 15,767 Isnuticr* L . . 0,445
Elue à la majorité absol se. . , . . . . MH. BHunet, Garanti.
Liste d' Union républicaine démocratique et de solidarité créole*
La main dans la main, plaçant au-dessus de tout ce qui a pu les diviser dans le passé leur dévouement passionné au Pays, deux fils de votre sol se présentent à vos suffrages*
Leur étroite Union signifie leur volonté commune de maintenir la Solidarité de tous les éléments de la famille coloniale autour du drapeau de nos libertés*
Elle signifie l’avènement de l’ère d’ordre, de dignité et de justice à laquelle aspiré notre démocratie et comporte l’engagement solennel de mettre la collectivité réunionnaise à l'abri de tout retour de violence et d’oppression des consciences, d’où qu'elles prissent venir S Au lendemain de la guerre, où la concorde entre les citoyens fut proclamée comme une loi sacrée, nous ne pouvons concevoir d’autre politique que celle de la Fraternité des Classes, de l’accord généreux des possédants. et des travailleurs, du progrès social poursuivi dans la paix publique et la légalité*
Un pacte est noble qui, se proposant de telles fins, n'enLend tirer sa force que du Faisceau des dévouements suscités par le culte de l’Honneur Créole, des traditions d'indépendance et de fierté qui ont donné à notre Colonie sa physionomie propre clans le cadre de la vieille France, dans P unité de la plus grande France, au cours des trois siècles d’histoire ou leurs "destinées ont été si étroitement associées !
Gette concorde, cette union dont nous nous réclamons auprès de vous, que nous réclamons en votre nom, Chers Compatriotes, s'impose à cette heure entre tous les Français pour que la Victoire, payée par tant de sacrifices, ne soit pas stérile ! pour que la volonté lucide et tenace de notre Gouvernement contraigne à l’exécution un contractant de mauvaise foi, décidé à renier sa signature et à répudier ses engagements 1
En face d’une Allemagne toujours défaillante et toujours menaçante, nous soutiendrons de nos votes toute politique résolue qui nous assure les justes réparations du Droit et la Sécurité de Demain.
iflM —
LA UE UK 10. N
Au.paiut.de vue colonial, ;aloF&, que la guerre, a révélé le magnifique; réservoir de forces et do matières premières que constitue pour la France son domaine d’outre-mer, noua rejetons formellement fies. «mcRpticmji . .qui. nous apparaissent comme des réviviscences du “ Pacte Colonial », de nature à peser , lourdement, sur notre, production et sur la liberté .de nos échangés . le « contingentement » de nos Usines nous apparaît comme une de ces formules où, s’insinue le vieil esprit de monopoLe.de !' Ancien .Régime,
Ues Colonies, au lendemain de la . grande tourmente, où elles. ont. affirmé leur . fervent attachement à la Mère Patrie, demandent à être traitées par la Métropole avec libéralisme et équité I
D.’autras questions nous préoccupent, .Chers Compatriotes, et, nous donnerons tous nos soins à les résoudre, avec le concours d'une Administration impartiale et honnête, pénétrée de rs.es obligations e,L de ses responsabilités.
Chers Compatriotes,
En toutes circonstances, nous nous efforcerons de nous montrer dignes du mandat de vous représenter.
GeLLe charge, que nous assumerons avec la pleine conscience de nos devoirs envers le Pays et envers la France, nous vous promettons de la remplir avec honneur î
Vive la .République !
Vive la France 1
Vive la Réunion !
Lucien GA5PARIN, Député sortant, — Auguste BRUNET, Docteur en Droit, Gouverneur de 1" classe des Colonies, Officier delà * Légion d’honneur, Croix de Guerre,
Liste de T Union Démocratique et Sociale.
Chers G 6 m pa tri o t e s ,
Cest avèe confiance, en hommes dont le dévouement à notre chère Réunion s'est constamment manifesté, en élus dont l'œuvre accomplie en faveur des petits etdes humbles est bien connue ici que nous venons solliciter vos suffrages.
Pendant six années de mandat, le député sortant Georges Roussenot a -porté ses efforts sur toutes les questions intéressant notre colonie, En contact permanent avec le Pays, par ses correspondances particulières et par ses ■« lettres parlementaires il a pu, grâce a ses interventions à la Chambre, interventions puissamment aidées *par son action personnelle dans ia grande presse, réaliser une œuvre dont, à la veille du scrutin, il nous semble opportun de rappeler les traits essentiels.
1° Protection de la vanille par l'application d’un droit de 1 00, francs au kilog. sur la vaniilme chimique dh importation étrangère (loi du 22 avril 1920). Il y avait plus de 30 ans que cette mesure était réclamée par la représentation coloniale.