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Elle marque par là sa volonté d'arriver à l'établissement d’une République ouvrière cl paysanne.
La nécessité d'une trans formation complète de la société actuelle se iail sentir avec ue^ plus en plus de force. La société bourgeoise a accumulé fautes sur fautes. Par la voix de ses délégués au Parlement, elle a obtenu le vote des lois qui lui ont permis, comme à là classe bourgeoise allemande, de s’enrichir insolemment au détrimenL de la classe ouvrière de plus en plus appauvrie,
Ên présence d'une dette totale que 1 on peut évaluer à 450 milliards, le 1 arlement bourgeois a refusé de faire un prélèvement sur la fortune acquise; il a demandé aux travailleurs, par l’impôt sur les traitements eL salaires, aux consommateurs par l’impôt sur le chiffre d’affaires, les bénéfices, etc.,, une partie des sommes qui lui sont nécessaires pour payer les intérêts de cette dette énorme.
Il n'a pas su enrayer la baisse du franc, désastreuse pour les salariés, mais profitable aux magnats français, comme la chute du mark a été profitable aux magnats allemands.
11 ne veut pas réduire les crédits alloués pour les œuvres de mort (guerre et marine), mais il annonce des réductions dans les dépenses pour les services de l’enseiguemenl.
lin un mot, rien pour les prolétaires, tout pour la bourgeoisie.
Le Parti Communiste entend que cet ordre de choses soit renversé : Tout pour les travailleurs, rien pour les parasites. « Qui ne travaille pas ne mange pas », comme le dit la Constitution soviétique russe.
Notre programme est celui du Parti Communiste, dont on pourra prendre connaissance sur nos affiches-programmes,
Que les électeurs les lisent, et, s'ils estiment qu’il est urgent que le pouvoir passe des mains de la bourgeoisie en celles du prolétariat, qu’ils nous accordent leurs suffrages.
AMARDEILH (Jean-Baptiste), Ouvrier Boulanger, Conseiller prud'homme. — BARASSAT (Henri), chef cuisinier.
Profession de foi de MM. E. Chaliès et E. Mazoyer.
Chers Électeurs,
Avant tout préambule, puisque le Grand Organe départemental s abstient d'insérer notre profession de loi, nous la ferons connaître malgré cela*
Électeurs, jugez et appréciez MI Voici noire programme franc et loyal.
1° Politique extérieure :
Appui intégral de la Politique dit Grand Lorrain Poincaré, qui est la seule pouvant Taire rendre gorge à nos créanciers retors les Allemands, sans pitié, ni crainte des influences extérieures, quand bien même “seraient-elles appuyées par les milliards anglais eL amen-
cains ; , t
2e Maintien des gages productifs actuels jusqu'à 1 échange par d autres aussi inLércs*
sànls.
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Politique intérieure :
1° Maintien absolu cie la lai de huit heures ;
2ù Recon naissance Intégrale des statuts des fonctionnaires et leur constitution en syndicat, égalité pour toutes catégories, ouvriers, fonctionnaires, etc, ;
Z° Quart colonial ; complet pour le personnel des chemins de fer et des R, T, T, ;
4° Suppression absolue des Sous-Préfectures et communes mixtes et remplacées par un service de contrôle adjoint aux Préfectures chargées de renseigner cette demande. Assez de sangsues 3
5° Caisses de retraites ouvrières permettant aux ouvriers de toutes classes aymit atteint Page de 55 ans de se reposer;
6* Caisse de secours pour l’aide des petits colons et commerçants ajant subi des déficits au cours de mauvaises années, secours représentés sous forme de prêts remboursa blet par4 traites ;
7° Assurances sociales : par l’Etat et non par compagnies privées ;
8° Impôt proportionnel el unique- Suppression de toutes ces feuilles de taxe ou le plus intelligent y perd son latin;
9° Pas d'impôt sur les salaires au-dessous de 1*2.000 francs;
10n Loi imposant les porteurs des fonds d'Etat ou Crédit national, La situation actuelle exemptant d'impôts les porteurs de ces titres, cela permet fi quantité de richards de qe pas subir la loi normale de l'impôt ;
11* Création de docks permettant aux modestes colons, avec faide qui leur serait faite, d'attendre La stabilisation des cours et ne pas être à la merci de la grosse me rca n te des grains ;
12° Interdiction d'exportation de céréales avant la constitution du stock nécessaire à la consomma Lion locale, afin d'éviter ce jeu d'exportation et réimportation permettant la hausse.
13* Levée du secret professionnel des banques pour permettre au fisc d’atteindre les dépositaires de toute nature ;
14® Chantier obligatoire pour l’entretien des chômeurs ;
15° Gros impôts sur les gros revenus;
16° Amélioration des sports par la création de terrains dans chaque municipalité, frais récupérés par un pourcentage sur les recettes des manifestations ;
17° Impôts obligeant l'employeur à intéresser ses employés;
18* Soutien absolu des revendications du syndicat des Locataires;
19* Fia bï tâtions à bon marché
20° Voie familial .
E. CttALÏÈS, — E. MAZOYER .
Appel aux pères et mères de familles nombreuses.
Chers concitoyens et camarades, t
Souffrant du prix de la vie chère, malheureusement il y a quatre ans nous avons confié la majorité de nos voix à des hommes de chantage et de politique sans progrès, C'est donc à nous de les écarter du Pouvoir public et envoyer par vos "suffrages autour
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de M. Poincaré dos hommes d'âge, d'esprit et de bonne foi, dignes de remplir leur mandat.
Deux bons députés en Algérie vaudront mieux pour M. Poincaré que cinquante mauvais en France.
Chers concitoyens et camarades,
Nous venons de passer en Algérie une crise de cherté de vie qui n'est causée que par le prix du pain qui est le seul cas de la misère que subissent les malheureux pères de familles nombreuses.
Ch ers concitoyens et camarades.
Tous travailleurs en Algérie, postulants en partie, tous pour T Agriculture dont nous avons en Algérie pour ainsi dire de quoi vivre sur place, les besoins d'importation sont minimes.
Chers citoyens et camarades,
Après avoir eu une récolte abondante en 1923, passée dans mes bras, qui malgré nous avons supporté une hausse de près de 50 centimes par kilo de pain au-dessus du prix de vente du blé qui est en moyenne de 65 à 70 francs le quintal.
Considérant que 8 millions d’habitants en Algérie, soit une erreur du montant de 720 millions de francs, entre la vente du blé et prix de la vente du pain.
Ce sont nos représentants aux pouvoirs publics qui sont responsables de cette fraude scandaleuse.
Chers concitoyens et camarades,
Dans le cas où vous jugeriez que nous soyons dignes de vous représenter au Parlement, nous tenons à vous faire connaître notre politique extérieure sans parti-pris, sans intérêt de fortune étant au milieu de vous depuis près de quarante ans, nos noms sont bien connus en grande partie dans le département.
Nous vous déclarons que nous ne connaissons aucun chantage politique.
1° A notre arrivée à la Chambre, nous ferons une demande d’autorisation de déposer sur les bureaux :
Un projet de loi, chargeant le Gouvernement de faire chaque année Fâchât de blés en Algérie pour la consommation du peuple. Bien entendu chaque minoterie fournira sa localité afin d’éviter tous frais de manipulation. Le supplément restera a la disposition du commerçant ;
2* Un projet de loi modifiant les Syndicats agricoles. D’un côté attendu que la classe ouvrière de 1 agriculture présentant douze à quatorze heures de travail par jour ne pouvant profiter de la kn des grèves. 11 appartient donc au Gouvernement de modifier ces sociétés, causant en partie la vie chère, en vue du prix du pain, causant la misère générale du peuple;
3° Un projet -de loi, séparant les impôts des bénéfices de guerre d’après les impôts communs, afin de faire connaître aux titulaires leur situation de fortune;
4° Un projet de loi rétablissant les impôts d'avant guerre en comblant le déficit par un emprunt converti en rentes sur l’État, remboursables pur fraction, dans un délai assez indéterminé; cette somme étant en remboursement sera comblée par un emprunt dont le placement pourrait être effectué soit en matériel de chemins de fer, soit en construction de lignes restées en souffrance; également ce qui permettra de dégrever les prix de loyers;
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5ft Un projet de loi modifiant tout salaire au fur et à mesure de Féquilibr eurent du prix de la vie ;
6° Un projet de loi accordant à toute mère de famille à partir de quatre enfants et au-dessus une pension modérée, enfin d'encourager les familles nombreuses de l'Algérie formant un quartier de l’armée française ;
7° Un projet de loi rendant tous les transports des produits forestiers libres. Une administration forestière pour la surveillance des dégâts en entretien suffit, qui souvente fois, par imprudence, occasionnent les incendies et permet les assassinats;
8° Un projet de loi modifiant les taux d’intérêts de tout acte notarié sur prêt hypothécaire à partir du commencement de la guerre, n'étant en partie que des prêts à usure ;
9° Un projet de loi modifiant la loi de huit heures, illégale aux travaux de la classe ouvrière de l'agriculture faisant douze à quatorze heures par jour, causanFia ruine du Gouvernement, car occuper trois ouvriers h la place de deux, c’est donc la ruine du patron; d'un autre coté voilà le premier motif de l'écroulement du franc,
Chers concitoyen^ et camarades, allons-y de bonne foi; commençons par F équilibration de la vie chère, ainsi qu'à la loi de huit heures.
Je pense que touL bon Français interviendra de bonne foi,
La France pour les Français 1 Les Français pour la France!
Gloire et honneur à M, Poincaré.
DESPOHTE et BRUN EAU, Candidats au concours du rétablissement de Fordre et de la paix pour la France ci le monde entier, sur la demande deM, Millerand, Président delà République, en date du 7 mars 1924,
M* Pruneau déclare se joindre à M. Molle, maire d'Graiij étant les deux seuls pouvant assurer Tordre et la paix dans FOranie,
MARTUMQÜE
2 députés.
Liste d'union républicaine.
MM. Sévère . . . . . 24.444
Delmotit, . . . , . 24. 4 44
Elus k la majorité absolue
Liste d'Enteute républicaine .
MM. Séjourné^. .. .. * 15.514
Merlin . . . *.** 15.102
MM, Sévère, Del mont.
Liste d/ Union républicaine.
Chers Concitoyens,
Le Congrès du Bloc Républicain ayant maintenu ma candidature — qu'il avait proclamée à l'unanimité dans sa séance du 11 avril, mais que j'avais alors décimée — je ne puis résister plus longtemps au vœu du parti*
N'écoutant que la voix du devoir, je me présente à vos suffrages, le 1 1 mai courant*
Depuis quelques années, notre pays est déchiré par des agitations, aussi violentes que stériles, qui ont altéré peu à peu les notions les plus élémentaires de 3a vie publique.
Si tous les principes n'étaient pas, en effet, obscurcis, toute pudeur bannie, aurionsnous le spectacle que nous offre aujourd’hui le parti qui, prenant le nom de Schœlcher, fait offense à sa mémoire? Verrions-nous, sans une révolte de toutes les consciences, notre droit de représentation parlementaire aux enchères comme un article de bazar ?
Qu’eussent pensé, en vérité, qu'eussent fait nos pères, si un candidat, tombé un beau matin du pont d’un transatlantique, était venu leur dire : « J’ai payé ou promis de payer les dettes que votre représentant laissait en souffrance; tout son patrimoine est maintenant ma chose, et je viens prendre possession de son siège de député » ?
Est-ce que le pays va boire cette honte ? Serions-nous donc tous aveugles au point de ne pas voir que cela, c'est la fin de la représentation coloniale? Assez dégénérés pour ne pas réagir contre un pareil trafic de notre dignité?
Et à quelle heure se passe cette chose abominable ? Quand l'Amérique nous guette toujours et montre, par son intransigeance envers la France qui lui doit, son opiniâtre volonté à se payer en territoires, si elle ne l'est pas en argent.
Non, cette aventure n’est pas possible.
On ne fait pas couler un navire parce qu’un homme est tombé à la mer : ainsi, le pays ne doit pas périr parce que les imprudences d'un homme Font acculé, lui-même, à la faillite.