‹ Programmes, professions de foi et engagements électoraux de 1924Chapitre 119 sur 124 · INDE FRANÇAISE · texte numérisé non relu

INDE FRANÇAISE

i député.

ïnscri Is.

Vot nta *

Majorité absolue , . . . 18.333

Blancs et nula . .

Suffrages exprimés..

Barthélemy {Georges} RailjamanEcon. ......

Profession de foi.

M, Henri Gaebelé', à qui vous aviez donné, le 10 décembre 1022, un témoignage éclatant et émouvant de Teslime profonde et de la sympathie affectueuse de l'Inde française tout entière, a résigné, il y a quelque? mois, pour raisons de santé, le mandat sénatorial dont vous l'aviez investi à la presque unanimité des suffrages exprimés. Vous venez de lui donner pour successeur M. Paul Blüysen qui, depuis 13 ans, comme Député de la colonie, avait su conserver pendant trois législatures la confiance du Corps Electoral. D'accord avec M. Henri Gaebele etM, Paul Biuysen, et ‘en exécution de la délibération du Parti, en date du 23 décembre *1923, je viens aujourd'hui solliciter vos suffrages.

A la différence de mon concurrent, je ne suis pas un inconnu pour la plupart d'entre vous, H y a quelques dix-sept ans, j’ai eu l’honneur d’administrer T In de française. J’ai conscience d’y avoir travaillé de mon mieux à,l apaisement des esprits et au progrès matériel et moral de la population. Des traces matérielles de mon passage — *puits, routes, adduction d’eau, magasins généraux — attestent encore mon œuvre. La division des communes date de mon administration. Les sympathies que j’ai laissées, et que je retrouve toujours aussi ardentes malgré les années écoulées, constituent le témoignage irrécusable et précieux des souvenirs du passé. J’en suis heureux et fier. Elles prouvent la confiance qu'à lavance nos concitoyens veulent bien placer dans ma connaissance, des aspirations et des besoins de I Inde et dans mon dévouement. Cette compétence, il sera impossible à mon concurrent de l'acquérir avant de nombreuses années.

Ce dévouement, cette connaissance 'des hommes et des choses, un grand nombre d’entre vous ont déjà pu en apprécier la réalité et 1 activité. Voici plus d’un an que, sur la demande de M. Henri Gaebelé et dans une collaboration étroite et cordiale avec M. Paul Bluysen, je inoccupé en franco des affaires de PInde. Bien des questions d'ordre général ont déjà pu recevoir des solutions favorables dans une entente complète avec Je Gouvernement de la colonie et la haute assemblée locale. Beaucoup de nos amis ont également pu se féliciter de nos diverses interventions. Le passé et le présent vous répondent de l’avenir.

INDE FLUNÇAÏSB

Si iJé suis élu te; 1 i mai prochain j je rcsLonai fidèle à la politique d’union républicaine, et de progrès social à laquelle ont. adhéré; au Sénat et à la* Chambre, M, Henri Gaebclé ci M. Paul Bl^ysen. Je serai 4a représentant de la colonie tout entière, JMcouterai tous les avis et je ne m’inspirerai que de l'Intérêt général. Je- m'efforcerai de concilier tous des intérêts en ■ présence dans un esprit de justice absolue. Mes, factes ne s'écarteront 'jamais, pour quelque mobilmqoe^ce soitv de l’équité ou de d'intérêt public. Tous les groupements d'ordre et hniquCj religieux ou social, queTomlrouve dans l Inde française, rencontreront toujours clie?, moi, par l’organe de leurs représentants qualifiés, l’accueil le plus sympathique et un dévouement complet Je minspirerai. en toutes circonslanoe s» de la sagesse eL de la, haute équité grâce auxquelles M. Henri Gaebclé a pu maintenir, depuis de longues années, la bonne ont e n te e u Lre to u s les a d h é r e n Ls d u Parti,

i Sachant quelle importance présente pour. lai population laborieuse des aidées la question de l’eau, je m’attacherai à provoquer îa réalisation d’un programme dîoulillage, corn? prenant principalement des adductions d'eau, potable^, des Ira vaux d’irrigation. Les premiers amélioreront la situation sanitaire; les seconds, par l’aide apportée à l'agriculture, augmenteront vos ressources et rendront plus léger le poids t!e l’impôt foncier.

Je vous demande, mes chers concitoyens, de faire sur mon nom, le 11 mai prochain, une manifestation éclatante de votre attachement aux idées que je viens de vous exposer et de confiance dans ma personne, J y puiserai non pas seulement un motif de fierté, mais aussi et surtout une autorité iphis* grande pour déftjndre vos1 in lürêtfe.

Vive 3 a France !

Vive îa République !

V i v e l’ï n d e F m 1 1 ç a ls e !

G a b ri e i À N G O U 1 1 VA N T , G ou v er n e u r Gén ér a 1 H o n o r a i re , Go mm andeur de la Légion d’ Honneur. . .

Aux Électeurs de llhde Française,

Candidat do votre Colonie à l’élection législative du î I mai prochain, j’ai tenu a quitter la France pour venir sur place prendre contact avec voua et connaître ainsi, en toute indépendance d’èsprît, vos principaux desiderata et rrfeiïorcer de les faire aboutir,

A peine arrive à Pondichéry, j’ai pu cortsiâfèr que des habitudes néfastes de despotisme s’ôtaient implantées dans la Colonie, que les lois n’y étaient pas toujours respectées et qu’une véritable dictature tendait à s’imposer par la force.

Il faut que tout cela cesse. Après m’être entretenu de la situation présente avec. M. le Gouverneur. :de ITnde, jTai la certitude que les électeurs de la Colonie pourront voter, le 1 1 mai, en toute indépendance.

Les fonctionnaires? de tout rang de l'Administration, de la police et de la magistrature, ont reçu des ordres formels les invitant, sous peine de sanctions sévères, à laisser s'exprimer librement la volonté populaire.

Dans ces conditions, il vous faut aller aux urnes le 1 1 mai sans crainte aucune de reprê-

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