QUEUILLE, — J AUBERT, — DE CHÀMMABD, — SP1NASSE
Liste d’Union Républicaine et de Défense Agricole et Sociale.
Citoyens, *
En 1919, vous avez envoyé trois des nôtres, de la liste d’Union Républicaine, siéger au Parlement,
Pendant quatre ans, nous nous sommes consacrés tout entiers à cette œuvre surhumaine qu’était le rétablissement de la paix en Europe et la réorganisation du pays bouleversé par la guerre.
Sans fausse modestie, nous pouvons avoir la conscience d’avoir rempli notre mandat au mieux des intérêts du pays.
Au point de vue Extérieur, nous n’avons cesser de lutter pour assurer l’exécution du traité de Versailles, plus riche, hélas I de promesses que de réali té s^Grac© à l’occupation de la Ruhr, nous pouvons aujourd’hui espérer voir se réaliser les solutions qui, seules, pourront assurer à la France la sécurité et les réparations.
Au point de vue Financier, nous avons arrêté l’inflation et rétabli l1 équilibre dTun budget qui, à notre arrivée, accusait un déficit de plus de 40 milliards.
S’il a été nécessaire, pour y parvenir, de demander au pays de lourds impôts, ces impôts nous ont permis d’arrêter la hausse inquiétante des changes et de mettre j un terme à l’élévation croissante du prix de la vie.
Au point de vue Économique, nous avons rétabli les communications régulières du pays, supprimé les entraves dont souffraient l’agriculture, le commerce et l’industrie ; noue avons relevé de leurs ruines la plus grande partie de nos provinces du Nord et ou Nord-Est.
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Au point de \fue Social, enfin, nous avons avons assuré le service régulier des pensions des victimes de la guerre et rétabli les conditions normales du travail dans des conditions telles que le pays ne connaît aujourd’hui ni grèves, ni chômage.
Malgré des difficultés sans précédent dans Thistoire, nous avons le droit de dire que la France se trouve aujourd'hui en plein relèvement.
Il faut poursuivre et mener à bien Tœuvre entreprise depuis quatre ans,
11 faut, à cet effet, que le pays envoie h la Chambre une majorité de parlementaires sérieux, travailleurs, qui sachent placer l'intérêt supérieur de fa patrie au-dessus de toutes les mesquines querelles des partis.
Politique t ÿénêraie.
La liste d' Union Républicaine, que nous présentons à vos suffrages, est composée d’hommes qui ont fait leurs preuves. Ces hommes, vous les connaisse/, de longue daté" Ce sont des hommes dWdre et de devoir, des républicains sincères, dont nul ne peut mettre en douté rattachement à nos institutions et qui ont le culte de la vérité.
Avons-nous besoin de vous dire que nous répudions hautement toutes les doctrines communistes ou collectivistes, qui tendraient a bouleverser Tordre social,, à supprimer la propriété individuelle, à arracher la terre aux paysans ?
Nous rejetons également ces combinaisons hybrides do Bloc des Gauches, dans lesquelles nous voyons de£ républicains dont les votes se sont pendanL si longtemps confondus avec les nôtres et qui aujourd'hui font alliance avec des socialistes.
Notre I sté cTUnion Républicaine n’admet point ces combinaisons : nous nous présentons à vous avec un programme concret, avec des principes nettement définis*
Nous ne voulons ni réaction, ni révolution. Nous sommes partisans d’une république respectueuse de toutes les croyances et de* tou tes les opinions, qui applique dans un large esprit de tolérance les lois fondamentales de la République et donne aux fonctionnaires un statut définitif.
Pour fortifier tout à la fois et l’action du ^Gouvernement et le contrôle parlementaire, nous demanderons îa révision du reglement des Chambres. Le pays en a assez de ces discussions si souvent interminables eL stériles, qui paralysent l’action législative et qui font que des lois impatiemment attendues par les intéressés, comme la réforme" du chiffre d’affaires, peuvent demeurer en chantier pendant des années,
N oh s voulons, enfin, réformer le mode actuel du scrutin qui; par sa complication, trouble la masse du corps électoral. Nous sommes partisans, enfin, d'un large développement de Tinstr action.
Politique Extérieure >
Nous estimons que, pendant bien dos années encore, la politique extérieure doit dominer toutes nos préoccupations intérieures»
Il s’agit d’obleoir de l’Allemagne l'exécution du traité de Versailles, d’exigér d’elle les garanties nécessaires à notre sécurité*
II s’agit de réglerda question des Réparations et des dettes interalliées*
La France n1 4 aucune pensée impérialiste ; elle souhaite ardemment pouvoir régler toutes les question# en parfait accord avec ses alliés ; elle est Jptête à collaborer avec la t $oiuiété des Nations pour aboutir à des solutions internationales ; mais ce serait folie, à notre sens, que de se dessaisir de nos gages dans la Ruhr et la Rhénanie avant d’avoir obtenu les satisfactions si impatiemment réclamées par le Pays*
\° IvTi
CORRÈZE
Politique Financière*
De par la carence de l'Allemagne, la France supporte a^igielîement des charges fiscales écrasantes. Le seul moyen de les réduire, c'est d'amener l'Allemagne à exécuter ses engagements. En attendant, il faut que le pays comprenne la nécessité de s’imposer au point de vue financier la discipline la plus rigoureuse. Le moindre relâchement pourrait avoir les conséquences les plus graves*
H s’agit de maintenir la valeur des billets de la Banque de France et des Bons de la Défense Nationale, et d’empêcher qu’une politique de surenchère ne vienne en provoquer une dépréciation qui serait la ruine du pays*
La France 11e pourra restaurer ses finances qu’en maintenant et en fortifiant l’équilibre de ses budgets, si péniblement réalisé* L'Etat, comme un particulier, ne peut dépenser plus qu’ii ne reçoit* Toute dépense nouvelle se traduit inévitablement par des impôts nouveaux*
Nous sommes les partisans résolus d’une. politique d’économies. Il faut supprimer tous les rouages inutiles de l'Etat, simplifier nos organismes administratifs, réduire toutes les formalités bureaucratiques *
Nous considérons également qu’il faut procéder à une refonte et à une réorganisation de nos impôts. 11 faut simplifier et coordonner ces multiples taxes qui pèsent sur le cornmeree et l’industrie, — renoncer aux mesures inquisitoriales ou arbitraires en généralisant le système forfaitaire que nous venons d'introduire dans la taxe sur le chiffre d’affaires; envisager, là où ce sera possible, la substitution des taxes à la production aux taxes actuelles sur le commerce de détail*
ïl faudra, enfin, entreprendre, des que les circonstances le permettront, la consolidation de notre dette flottante et l'amortissement de noire dette publique*
Politique Economique *
Nous estimons que le Gouvernement doit favoriser la production par tous les moyens en son pouvoir. La mise en valeur de nos colonies, f exploitation de nos richesses naturelles doivent permettre à la France de se libérer de toute emprise étrangère* Qu’il s’agisse de pétrole, d’alcool, de phosphates, de potasse, la France doit avoir une politique nationale. Au lieu d’être tributaire de l’étranger, elle doit chercher à suffire à ses propres besoins, soit par elle»meme, soit par ses colonies.
Nous sommes opposés à la création de tous monopoles nouveaux et partisans résolus de la liberté commerciale.
Programme agricole.
La dépopulation des campagnes est un des plus graves problèmes de l'heure présente*
Pour retenir les agriculteurs a la terre, les pouvoirs publics doivent leur accorder les satisfactions légitimes qu’ils réclament :
Diffusion de PElectricilê à bon marché dans les campagnes ;
Amélioration du réseau routier;
Développement des services d’autobus ;
Diminution du prix des engrais par la création de fabriques, co frime celle de toulouse, etc*.*
L'Etat doit également favoriser l’action des Syndicats et des Associations, réorganiser renseignement agricole*
CORRÈZE
Politique sociale .
Adversaires résolus de la lutte des classes, nous voulons développer 1 association du capital et du travail, — là participation aux bénéfices.
[.es questions de la natalité, celles de la mortalité infantile, l’aide aux fam.lles nombreuses, seront au premier rang de nos préoccupations.
'Nous sommes les partisans d'un système d’assurances sociales qui — sans entraver e fonction, icment de nos institutions de mutualité - permettent d’améliorer le sort de la
classe laborieuse. , ...
Nous voulons, enfin, favoriser l’accession des travailleurs à la propriété, en leur facilitant l’achat des terres, la construction de maisons ouvrières, etc.
Aux Victimes (.le la Guerre.
Vis-à-vis de foutes les héroïques victimes de la guerre : les Anciens Combattants,, les Veuves, les Orphelins, le pays a des devoirs saeres.
Nous nous efforcerons d’améliorer la situation de, victimes de la guerre en nous inspirant des vœux émis par leurs Associations, dans toute la mesure compatible avec notre situation financière eL au fur et à mesure des versements de l’Allemagne.
Conclusion ,
Si vous nous donnez votre confiance, telle est la politique que nous avons 1 intention de soutenir.
C’est une politique de Paix Extérieure et cPÜnion Nationale,
C’est celle que, depuis deux ans, le Président du Conseil poursuit avec une inlassable fermeté.
C’est la seule qui puisse permette à la France pacifique d obtenir de 1 Allemagne la sécurité et les réparations. C’est la seule qui puisse permettre au pays de continuer son évolution démocratique dans l’ordre et la liberté.
Vive la République î
Ch. DE LÀSTEYRIE, Ancien Ministre, Député sortant. — Marc BOUSSAUD, Agriculteur, Député sortant. — René LAFARGE, Avocat à la Cour d1 Appel de Paris, Député sortant, -r- Adolphe ANTRAIGrUE, Agriculteur.
Liste du Bloc ouvrier-paysan.
Pas de profession de foi.
CÛRRÈZgf
Liste d'action radicale et sociale.
Aux Electeurs,
En 1939, vous aviez donné mission à vos Députés de gagner la paix, comme vous vous aviez gagne la Guerre.
Quatre ans ont passé I Qu'ont fait vos élus?
Incapables de former une majorité soumise aux volontés de la Nation, ils se sont agités, ils ont discouru; ils ont gaspillé notre argent. Ni directives, ni plan d'action, ni méthode, aucun programme financier, pas de politique étrangère. D’un bout à l’autre de la législature, ce ne lut que confusion, gâchis, dédiai ne ment de petites passions et de grands appétits*
Il la! lait do l’argent : on recommença les emprunts.
Au moyen des Bons delà Défense Nationale, on pompa l'épargne française au fur et à mesure qu’elle se reformait. L'Etal absorba ainsi toutes les disponibilités, laissant le petit commerce et la petite industrie sans ressources.
C’était plus facile que de faire rendre gorge aux profiteurs de la guerre* dont la puissance abominable tient encore en échec les Pouvoirs publics*
Ou est allée la centaine de milliards arrachés à la France convalescente, aux petits, aux travailleurs, aux anciens combattants qui avaient déjà tant de peine à reconstituer leur foyer? On les jeta en pâture aux profiteurs de 1 après-guerre, aux écumeurs des régions dévastées. *
Qui protégea ces rapines? Que faisaient les Ministres ? Où était le contrôle parlementaire?
Vos élus de 1919, pour éviter la faillite, vous ont infligé 'au dernier moment la surcharge de dix milliards de nouveaux impôts, qui ne seront pas les derniers si vous ne jetez pas a la porte ces administrateurs malfaisants.
Citoyens,
V œuvre de redressement que devra entreprendre la future Chambre est formidable.
Nous devrons d'abord faire rentrer dans les caisses de l’Etat les milliards qui n'auraient jamais dû en sortir*
Ensuite nous nous empresserons de réformer un système fiscal indigne d’un grand pays comme la France.
Plus d’inqUisilionJ['plüs de vexations ; des impôts simples équitablement répartis* Tous les Français sont prêts à payer leur part d’impôts, maïs chaque contribuable ne veut payer que son dû. ïl y a donc urgence à détruire cet appareil fiscal véritable instrument de torture qui ménage les fortunés stériles, décourage les producteurs, condamne les petits commerçants au triste rôle de collecteurs d’impôts, met en conflit permanent les citoyens les uns avec les autres, et finira par nous conduire à 1 insurrection, à la guerre civile, et à la dictature.
Nous ne voulons de la dictature ûii à droite ni à gauche !
Citoyens,
Le problème de la vie chère est complexe.
Nous exigerons d abord une énergique répression de la spéculation. Puis, partisans résolus d une politique agricole agissante, nous mettrons tout en couvre pour intensifier la production et en diminuer jes frais* Nos cultivateurs, qui furent des Goni battants héioVqu es, nous aideront a vaincre ce grand fléau de Y après-guerre ,
CORRÈZE
Nous voulons une politique agraire moderne dans scs méthodes, qui permette à la production agricole de devenir la base de notre économie mtionale; nous contribuerons de loulcs nos forces au développement do l’esprit coopératif. Nous proposerons de réunir en une Chambre Nationale des délégués élus des Chambres d’ Agriculteurs.
Nous nous rappellerons que les Députés de h. Chambre précédente, qui ont gaspille tant de milliards, ont trouvé de l'argent pour tout, le monde sauf pour les anciens combattants Cette Chambre, si douce aux profiteurs, n’a inscrit les Sauveurs de la Patrie qu a a dernière page du Grand Livre de la Dette Publique. Nous nous emploierons de toutes nos forces k réparer celle injustice,
Nous voulons le maintien et le perfectionnement de toutes les lois dites ouvrières.
L, progrès démocratique réside pour nous dans l’abolition des derniers privilèges de classes L'Instruction Secondaire et Supérieure doit être largement et gratuitement dispensée îi tous ceux qui, par leur intelligence et leur mérite, sont dignes de la recevoir. Au surplus nous ne laisserons pas .toucher à notre régime de laïcité scolaire.
Nous favoriserons la participation du Travail aux bénéfices du Capital, et la collaboration étroite et loyale du CapiLal, de l’Intelligence et du Travail
Nous travaillerons à T intensification de la préparation militaire dans les hcoles et dans tous les milieux où cela sera possible, de façon à pouvoir réduire au minimum fa durée du
Nous voulons la réorganisation complète et la simplification des services administratifs . moins de paperasserie ; moins de fonctionnaires, mais mieux rétribués et mieux considérés; disparition complète de toutes les sinécures. Nous nous prononcerons pour la garantie réelle des intérêts civiques et des droits professionnels des fonctionnaires pour une équitable et suffisante amélioration de leurs retraites et de leurs pensions.
Nous nous attacherons avec une constante attention à la défense de casse moyenne qui ont été, par suite de l’augmentation du coût de la vie, les grandes victimes de 1 après-
^ Nous travaillerons de tout notre cœur à rétablissement et au maintien de relations amicales avec tous les pays, et nous demanderons que la République s’associe à toutes les tentatives qui auront pour but de réaliser la paix definitive entre les Peuples. Mais nous pensons qu’il sera sage, dans l’intérêt même de la Paix et de la Civilisation, de rester attentifs aux agissements des Peuples qui, sous des dehors pacifistes, pourraient poursuivre
des desseins criminels, ^
Voulant ainsi collaborer au progrès social, nous nous attacherons fermement aii& condilions politiques de ce progrès. Nous travaillerons donc au maintien de l’ordre dans le pays, car l’ordre est le premier facteur du travail productif, comme le travail est la source pnncipale de la prospérité publique.
Électeurs,
Vous voterez pour la liste d'action radicale et sociale dont le titre résume si bien le programme que nous venons d'exposer .
Vous voterez pour notre liste :
Parce que vous voulez lutter contre la démoralisation grandissante,
Parce que vous voulez résister à l’emprise des puissances d’argent qui ont saboté notre Victoire ‘et gâché l'après-guerre ;
Parce que vous ne voulez pas que la République, devenue la proie des corrupteurs, renonce à son idéal de Justice et de Paix;
Parce que nous ne vous promettons que ce que nous pouvons tenir ;
Parce que vous êtes las des discours ;
CORRÈZE
Parce que l’heure est grave et qu’il est temps d’envoyer au Parlement non de beaux phraseurs, mais des hommes d'action, d'action vraiment républicaine et sociale ;
Parce que les gaspilleurs des deniers publics finiraient par provoquer la chute du régime auquel vous êtes sincèrement attachés ;
Parce que tout servage vous est odieux et que vous n’avez pas repoussé le joug du * boche » pour subir celui des ploutocrates corrupteurs ;
Parce que vous ne voulez pas retomber, vous et vos familles, sous la' domination des éternels exploiteurs du Peuple ;
Parce que le Peuple de France ne veut pas renoncer x sa souveraineté, môme au profit des faiseurs de révolution ;
Parce que vous voulez la paix chez vous dans le Travail et dans la Liberté ;
Vous voterez pour notre Liste d'action radicale cL sociale pour notre liste entière, parce que chacun de nouSj par son passe, est digne de vos suffrages ; parce qu'en éparpillant vos voix vous favoriseriez les manœuvres des pêcheurs en eau trouble ;
Parce que notre programme est un programme de Salut Public.
"Vive la République !
Vive la Corrèze !
Pierre MONZAT, ancien Chef adjoint de Cabinet du Ministre de la Guerre, Chevalier de la Légion d'Honneur. — Joseph GOUDURIKR, Publiciste, Chevalier de la Légion dTIonneur. — G u s t a v e A 1 , L EM A N D O U , Pr opr i é tai r e- A g rie ul tour à Egjetons, Ancien Conseiller Général de la Corrèze. — Jean BOSREDQN, Docteur en Médecine, Ancien Conseiller d'Arjcondissement du Canton de Brive, Croix de Guerre,
Liste du Parti Communiste (S. F. X. G.).
Aux Electeurs corréziens ! Ouvriers, Paysans, Employés, Petits Fonctionnaires !
En Corrèze, lé Parti Communiste, avec son mot d’ordre du Bloc Ouvrier et Paysan, j marche seul h la bataille contre tous les partis bourgeois ; le parti de M. Qùôuille elle parti de M, de Lasteyrie.
Le -premier se dit radical, voire jrad||d -socialiste. Le second déclare être pour la République sociale. En fait, ils se valent, M. Queuïlle fut ministre du Bloc National avec M. Millerand, vota pour le Vatican et contre les cheminots, M. de Lasteyrie fut aussi ministre du Bloc National sous Poincaré. 11 fut débarque récemment.
Renforcée de M. Spinasse, socialiste dissident, la liste de M. Queuille se dénomme liste du Bloc des Gauches.
La liste de M, de Lasteyrie s'intitule liste d’ Union républicaine et de progrès agricole et social.
L'une et l'autre de ces listes bourgeoises se disputent les voix des électeurs corréziens. Chacune d’elles se donne pour la plus républicaine ou la moins réactionnaire, mais les travailleurs savent qu'elles ne représentent que des ambitions et des appétits. Aucune organisation sérieuse n’a désigné leurs candidats.
COHRÈZli
M. Spitmsüe u'u dérricre lui qu’une douzaine d'adhérente. La Pai’ii socialiste, dont il se revendique, répudie peu à peu sa dacteine de lutte déclassé. H prière- s’allier à lu bosirgeoisic capitaliste, que deifaira le fnoai unique aveu les travailleurs.
Au Bloc Ouvrier et’ Paysan, avec le Parti Gom munis te i, M, S pinasse préfère la collaboration avec PaoflWrii Ministre du Bloc. National Queuilla
Les travailleurs de la terre et de l’ usine, les artisans et les l'oncticmnaires et même les petits commerçants et artisans savent ce qu ils ont à faire.
Le Parti Communiste est leur seul et vrai défenseur.
Une quatrième liste, plus ou moins de gauche ou de droite, serait eu formation.
Plus leurs adversaires sont divisés, plus les travailleurs 'groupés dans le Bloc Ouvrier et Paysan doivent s’opposer irréductiblement a tous les blocs bourgeois.
Leur but est de substituer au régime capitaliste, cher ii MM, Queuille et de Lasteyrie, la république ouvrière et paysanne.
Tous pour le Bloc Ouvrier et Paysan contre les Blocs bourgeois.
Liste Professionnelle Ouvrière, Agricole, Industrielle et Commerciale de Concentrât ion Republie aine , R adi c ale - S.o ciaii s te et S o cialis 1 6 ïnd ép e nda nte .
Citoyens et Camarades,
Le U mai; la Corrèze élira ses quatre députés eL votre conscience doit dicter votre choix . o
Vous voulez des représentants honnêtes, laborieux et républicains. Vous entendez rejeter à la fois des successeurs déguisés des hommes de l’ancien régime.
Votre formule est toujours la même : ni réaction,, ni anarchie. Vous voulez l’ordre et le *ra%rail dans la paix, le progrès et la liberté pour tous.
- Travailleurs de la terre, libres ouvriers des villes, des chemins de fer, de notre manufacture d’armes et des usines, petits commerçants ci honnêtes propriétaires, vous tous qui ayez à vous préoccuper du pain quotidien pour vos familles, réfléchissez mûrement avant de déposer votre bulletin dans Fume, ne vous arrêtez pas aux avances de vos éternels ennemis divisés sur L'heure^ mais toujours unis contre nous .
Je sais que vous les démasquerez ; notre parti n’est pas le leur, ils ne pensent point comme nous et nous ne pensons pas comme eux ; votre vote doit dire à ces candidats plus ou moins cbêtelahis, tous de la même famille, que nous pouvons nous administrer sans eux et vivre en prolétaires probes et libres ,
Citoyens,
Le sort de la République et de notre glorieuse France est entre vos mains. Paysans, ouvriers, travailleurs, vous représentez la majorité, votre tour est venu, vous voulez détrô-“ ncr vos mandataires échus,
A temps nouveau, hommes nouveaux ; nous avons le grand honneur cl être des vôtres .
Enfants du peuple et républicains, nous avons toujours défendu nos idées communes.
Travailleurs, défenseurs du droit, de la jusLice et de la liberté,, nous sollicitons vos suf-
CORRÈZE
f-ragee* Nous ne ferons aucune de ces promesses jamais ternies, qui ornent foules Iesprofes~ sions cl e foi de nos jours.
Vous nous repousser iez ol vous auriez raison. Mais nous mettions en commun nos efforts et avec votre précieux appui nous vous promettons que nous arriverons à :
1° Sauvegarder la République et. nos institutions laïques, démocratiques et sociales.
2° Obtenir la gratuité pour les enfants du peuple de renseignement aux lycées, aux écoles supérieures et facultés diverses*
3n Procurer aux travailleurs des champs, aux ouvriers et à vous tous, enfants de la p'èbe, vos justes salaires et la propriété individuelle, la pension de retraite suffisante pour les invalides, les veuves et les vieux parents, ainsi que pour les travailleurs de toute nature*
i° Alléger vos charges dJ impôts qui de pèsent que sur les travailleurs, alors qu'elles devraient frapper seulement les sociétés capitalistes, les grands financiers et les gros propriétaires, rois des villes et communes, nos ex-seigneurs et maîtres. Impôt sur le capital avec contrôle sévère dans îcs banques, à seule fin que Y argent ne parte pas à l’étranger*
5° Assurer la paix intérieure et extérieure de façon k travailler, produire cl vivre librement.
Empêcher. que les grandes Compagnies de chemins de fer ne ferment leur grande vitesse aux expéditeurs, au j moment des expéditions des denrées périssables.
Donner satisfaction à tous les syndicats agricoles pour obtenir les engrais nécessaires à 3 agriculture*
8° Révision de la constitution et suppression d'un député et deux sénateurs par département, ce qui ferait une économie de 7,128.000 francs à l’Etat.
O3 Supprimer les gros traitements et les fonctions inutiles et simplifier la bureaucratie, ce mal dont nous mourrons*
Nous demanderons, si nous sommes vos élus, la suppression d’un tiers des fonctionnaires tout en obligeant dans la mesure du possible les 2/3 rcsLant à un travail aussi productif ; un quart des traitements supprimés sera réparti parmi le personnel conservé*
La suppression des retraites à toutes les veuves de guerre remariées s’impose en laissant la part des enfants et en leur ajoutant 1/4 de îa pension supprimée.
Elle s’impose aussi la révision de toutes les pensions de guerre, car H n’eat pas admissible que des hommes mis en observation dans un dépôt, pendant trois semaines ou un mois et qui étaient réformés avant la guerre, aient été réformés n° 1 avec une grosse pension, tandis que nos grands mutilés rf ayant qu'un bras ou une jambe sont obligés d'aller à l’ale lier !
Nous en connaissons ] notaires, banquiers, qui n'ont jamais approché les lignes de feu de deux cents kilomètres, et qui sont pensionnés.
Parlons un peu des banques populaires, des millions que l'Etat a . prêtés ponr venir en aide à tous les commerçants auxquels la guerre avait porté atteinte. Il est regrettable de voir certains de ces commerçants loucher J 0.000 francs, à 3 0/0 d'intérêt et les placer à 6* Au lieu de les appauvrir la guerre les enrichit !
Ce qu’l! nous faut, c est la suppression de tous impôts jusqu’à six mille francs de revenus ; c'est le relèvement des traitements de tous les petits fonctionnaires et des salaires des ouvriers sur le même pied d’égalité, en tenant compte des capacités professionnelles*
Citoyens,
Nous demanderons une petite reLmi te de douze cents francs par an sans aucun versement avec i a ciliic de l'augmenter par des versements, pour fous les travaillcum, cultivateurs, ouvriers d usines, maçons, charpentiers, couvreurs, cordonniers, ccûiîeurs, petits
CORRÈZE
artisans et autres ; seront exclus du droit à cette pension tous ceux qui posséderaient à peu près cette meme somme à 00 ans* suivant leur état de santé .
Car ü faut tenir compte, Citoyens, que, si les choses étaient bien administrées, et si chacun était a sa place, il y aurait beaucoup moins de misère. Prenez par exemple un ingénieur chef de la Compagnie d’Orléans: appointements et gratifications, il touche entre 60.000 et 65,000 francs ; les ouvriers eux ne touchent que de 4.000 k 7.000 francs. Les employés à la Société des Nations de 180.000 à 480,000 francs. Est-il possible de gaspiller les finances des contribuables de celle façon ?
Il faut faire rendre gorge à tous les enrichis de la guerre sans exception, on commençant par Loucheur et Cîp. II faut faire rendre les milliards volés dans les pays dévastés,
^ Et dans toutes fautes chercher les responsables,
gg" Pourquoi ne ferait-on pas payée les gros viticulteurs du Midi à partir de 500 hectos car tenez compte quNii y en a qui font 30,000 hectos à 80 francs l'hecto, voyez ce que cela représente : 2,400,000 francs.
|v Ceux qui font 10, 15, 20 et 25,000 hectos sont très nombreux.
Les vins valent 85 à 90 francs à la propriété ! Voyez ce que ces gens la retirent l Ne formeraient- ils que t franc par hecto, quelles sommes rentreraient dans la caisse de l'Etat ! Et cela ne les empêcherait pas de vivre très largement comme ils en ont l'habitude.
Quant au service militaire, nous demanderons six mois d'instruction et le partage des lieu res de la journée par moitié pour les exercices et moitié pour la classe,
“—Il faut supprimer les 2/3 des officiers en les mettant à 1a retraite, ainsi qu a la Manufacture d'armes de Tullc^ Les officiers d administration controleurs d armes communiqueraient leurs rapports au directeur, au lieu de le transmettre au capitaine, du capitaine au commandant, etc. Et le service n'en marcherait que mieux !
Suppression du breack et des chevaux de la Manufacture qui balade ces daines pou aiïeivà la messe et pour conduire leurs enfants dans les ecoles libres I L argent de la Répu blique ne les dégoûte pas. mais les écoles laïques ne sont pas de leur convenance ! « — c est trop commun » comme le disait le baron de Jonvenel dans une de ses conférences le 16>ovembre à l'Athénée à Bordeaux, à 8 h, 1/2 du soir, dans une réunion privée où il n'y avait que la fine jfleui\ (Je puis, moi, personnellement, Mons Pierre, vous I affirmer J le Maire de Bordeaux présenta le baron de Jouvenel, sénateur, comme porte-drapeau du parti républicain de la Corrèze, La teneur de son discours entrai L bien dans les vues de tous ces faux républicains déguisés, je me fais un plaisir de vous indiquer quelques passages à seule fin que vous puissiez le juger ! Il reprochait à la grosse bourgeoisie et k ces gros millionnaires qui étaient à cette réunion privée (à laquelle vous n auriez pas vu de types en casquette car il fallait être en habit à queue), de se désintéresser de la politique en restant dans leur salon et dans leurs pantoufles. De ne pas assez surveiller la formation des petits syndicats, qu'un petit syndicat communal devenait cantonal, départemental, fédéral, et alors le jour où tous ces paysenars voudraient être représentes, où en arriverions- no us, nous, les électeurs d’élite? La sélection des classes ne serait plus possible. Il était si facile JfTprendre la tête de ces petits syndicats en brouillant les cartes. Eh ! bien, citoyens, son discours, ce jour-là, vous ne l’avez vu dans aucun journal, pourtant les représentants de la presse étaient à cette réunion.
; Mais devant la puissance de cet homme, aussi bien les journaux de la droite que ceux de la gauche, aucun n'a voulu lui déplaire.
Citoyens laïques, tenez- von s sur vos gardes, je ne vous donne qu’une par Lie de son discours.
Vous ne serez pas surpris si aujourd'hui le Ministre de l'Instruction publique vous fait quelque coup de Trafalgar !
Citoyens, nous tenons à vous dire que nous n avions nullement 1 intention de nous porter, si nous avions eu en présence de nous une liste sincèrement républicaine et laïque composée de vrais radicaux genre Tavé, Var, Gouyon, Chapelle, Goutte, Vidaltn ou Rauby
CORRÈZE
nous n’aurions pas été sur les rangs, nous aurions été à leurs côtés et nous les aurions soutenus moralement ci pécuniairement au besoin, mais en présence des radicaux socialistes, genre cartel > composés de ceux qui ont fait feu des quatre pieds pour tomber notre chef de fde, le citoyen Tavé, nous avons le devoir de poser notre candidature.
Ces hommes, qui veulent aujourd'hui faire le cartel des gaucties, quelle confiance peut on avoir en eux? Les de Chammard ? Quels succès pour la République et pour vous les travailleurs de toute nature, do remplacer le comte de Lasteyrie par le comte Parrical de Chammard ?
On peut les prendre au sérieux en politique, quand on voit M. Henri de Chammard se retirer de Tulle-Sud pour se livrer à sa profession de chirurgien après avoir tant fait brouiller d’électeurs entre MM. Audubert, conseiller général de Tulle- Nord et maire de Saintc- Fortunade, *et M. Estorges, maire de Cornil et conseiller général de Tulle-Sud. Aujourd’hui les hommes sont toujours brouillés, mais les Chammard et les Estorges sont les mêmes . Dans son élection au conseil général, M, Henri de Chammard faisait allusion aux pommes cuites, entre l’honorable M. Soularu, qu’était M. Estorges a ce moment-là le grand portedrapeau des pommes cuites !
Aujourd'hui c’est lui, c'est ce même M. Estorges qui vous délivré pour le département de la Corrèze un brevet de radical-socialiste, étant désigné pour vous donner l’apostille au comité exécutif de la rue de Valois. Tant qu’à M. Queuüle, qui en 1914, fut nommé par les plus réactionnaires de l'arrondismoncUl d’Ussel, élu péniblement (1.700 voix dans tout l'arrondissement), il n’observa aucune discipline républicaine contre l'honorable M, Chabras, avocat et maire d’Ussel, qui en avait 3.000, Mais grâce à sa parenté, M. Delmas se désista pour son parent, M. Queuüle qui fut élu. Ça n’empêche pas le même M. Delmas de faire aujourd'hui campagne contre M, Qucuille.
Se croyant inamovible, Queuillc fit ressortir ses véritables opinions en trahissant le parti radical-socialiste duquel il s’était servi pour arriver. Il vota la reprise des relations avec le Vatican ; en un mot, il toléra que toutes les congrégations puissent reprendre place en France, et aujourd’hui il ose se présenter comme le chef du cartel des gauches î ïl va se retrouver dans son arrondissement, qui est un arrondissement de républicains avec les 1,700 voix qu’il a obtenues en 1914. J’ai eu le plaisir de voyager avec M. Laumond, l’honorable avocat d’Ussel, que tout le monde connaît pour ses opinions réactionnaires, et son ami M, Barrière, ami de la République bourgeoise, c’est-à-dire des jésuites, qui soutiennent M. Queuüle à cor et à cri.
Parlons un peu d’économies. A quoi serviront tous ces bâtiments d’agriculture et de fermes-écoles qu’il fait construire à Ncuvic, s’élevant à des sommes fantastiques, pour recevoir la plupart du temps une moyenne de 4, 6 élèves. C’est le gâchis le plus complet. Gomme nos trois professeurs d’agriculture dans le département. Nos agriculteurs, professionnels de père en lüs, n’ont pas besoin de leçons. La pratique est supérieure à la théorie, économie pour îa caisse de l’Etat : 50.000 à 60.000 francs par an.
Aujourd’hui pour sauver la France et pour la sortir du pétrin où le bloc national l’a conduite pour vouloir économiser tous les gros et faire souffrir tous les petits, il ne nous faut pas de discours, il nous faut des économies.
Les électeurs du canton de Neuvic haussent les épaules de voir des dépenses folles qui ne serviront à rien.
Tant qu’au troisième, M, Jaubert, c'est un fervent républicain, qui ne manque pas sa messe, m ses communions les dimanches et les grands jours de fête.
Son bras droit, au Conseil municipal, c’est l’honorable M. Maschat, négociant en vms à Larches, porte-drapeau de la croix, de 3a bannière et du chapelet et tout ce qui s’ensuit. D’ailleurs, il est le neveu de l’archiprêtre de Tulle, et M. Jaubert est le neveu de la directrice de l’école libre de Sévîgné. il lit d’ailleurs un geste très bien, qui vous permet de le juger, en se portant au Conseil général contre l'honorable et yieux républicain, M, Mar-
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chaud, Mais il es! 1res riche : pendant lu guerre, il a gagné beaucoup d’argent; comme il est très mince, il a pu, tant que tes pauvres malheureux se Faisaient tuer, se faufiler dans un péri s t trou, â l'a'bri, et faisait, comme ses amis, la nouba!
Il ne nous reste plus que notre internationaliste Spinasse, ancien communiste. Il a beaucoup de respect pour la sociabdémocratie allemande, Qu’attend-il pour aller en Allemagne? Il aurait mieux fait, au lieu ‘d’avoir électrifié îe canton cfEglétons, d’aller électrifier les Allemands I
Ces pauvres gens qui ont accordé la confiance à ce Monsieur sont éclairés depuis six mois à rœil. Ils n’ont pas eu encore de notes ; on leur a fait signer des contrais globals, et M, Opinasse en connaît très bien le pnx si eux ne le connaissent pas ! Et comme il est certain que les 3/4 arracheront le fil et casseront les lampes lorsqu’on va leur porter la douloureuse après l’élection j ils auront regret d’avoir accordé la confiance à ce socialiste à la manque* C’esL bien toujours la meme histoire I ' *
RépuMicaina, avez- vous confiance en Spinasse ? Cet homme, a qui les grands-parents ont laissé une ‘fortune de plusieurs millions et qui est eu train de vendre ses propriétés. Pourrions-nous céder la direction de nos affaires et de nos finances à quelqu’un' qui ne soit pas diriger les siennes? II a essayé tout! le droit, fe notarial, la médecine et même t’armée* Rien ne lui a réussi, iî parle bien, il a une armoire à glace à deuy battants dans sa chambre devant laquelle il s’étudie pour faire ses discours; il vous récite cela en levant les yeux vers Je ciel, car il a l’espoir d y monter. Lorsqu’il prêche l'Internationale dans les réunions, le soir même devant le Christ, dans sa chambre, il demande pardon, La première fois qu’il commença cette comédie, ses fermiers eurent peur et se portèrent à son secours.
À ta vue de toutes ces gens qui rentraient au galop, il leur dit : te Mais où allez-vous ! Qu’est-ce qui sc passe ?
— « Nous vous avons entendu crier. On a cru qu'il y avait quelqu’un de malade ! * 11 les remercia en leur disant, à l’avenir de ne pas porter peine, qu'il faisait ses discours en vue des prochaines élections I
M, Spinale est comme les Auvergnats, il a son dit et son dédit et nous mettons qui que ce soit au défi, et fai en particulier, ët s'il m’en donne le démenti, j’ofîre la preuve! Je me trouvais, moi personnellement, Pierre Mons, boulevard Montmartre, à Paris, dans un des plus grands restaurants, et plus grande brasserie, où ou mange des mets délicieux, et où on boit des vins exquis, c'est chez nos compatriotes, brasserie Maxéville, ciliée MM* Mare,
J’étais en compagnie de deux Tulîistes et je me disposais à déjeuner lorsque M. Spinasse fit son apparition, nous déjeunâmes ensemble et la question politique fût Lobjet de notre conversation *
M, Spinasse me posa la question si je serais candidat: en 1924, je lui répondis que, tant que nous n’aurions que des radicaux-socialistes genre Queuille, je serais candid at ; qu’il était malheureux de voir une Chambre qui s’était jetée sur les petits travailleurs, sur les petits propriétaires, sur les petits rentiers, en les écrasant d'impôts et en supprimant surtout îa liberté du commerce.
Je lui posais alors la même question, il me répondit qu'il serait candidat; il rte me donna même pas le temps de lui demander sur quelle liste et me déclara devant mes amis que jamais, jamais on ne le verrait sur la liste Queuille, qu’il c’avait nullement confiance à son républicanisme,
Lh bien ! je ne veux pas m’étendre davantage sur ce candidat. Electeurs, vous voilà fixé».
Vous me connaissez suffisamment. Moi, Pierre Mons, qui suis le plus petit de tous les candidats, si j avais donné ma parole, comme ce dernier, ni pour Dieu, ni pour diable je ne lu retirerais.
Méfiez-vous de ces hommes qui se déculottent de la sorte.
Heureusement que le Cartel des gauches, coin posé à lu noix de coco, n’a pas été accepté
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partout.* A Bordeaux, il a été repoussé par 800 sur 1 .000 républicains. Daos r Allie», la Cartel a été repoussé ; dans le Morbihan, dans la Haute Garonne, dans, le Var, en Sacm©-eU Loire, dans la Marne, etc,, etc., je pourrais vous citer d'autres départements, mais je crois que cela est suffisant.
Camarades ! Il en existe un Cartel des Gauches, quoique pas désigné par quarante-six républicains bourgeois plus ou moins- sincères? eh I bien, é'ést notre listé-!
Nous avons élé poussés par le populo et les travailleurs de tout le département, et nous pour rions m êmes m o n tre r d ee cé \ 3 lai n e S d corre s p o n cl a n c es .
Nous avions oublié la liste Monzat, composée de mon ami lé brave docteur B os re don, de Brive, ainsi qrae de mon ami AHenumdau. M. Mouzad, je ne le* connais1 pas, pas plus que M .Coud u ri e r d e C h assaig ne j 0 u roiv q u e p a r r oeo n n a î ssa ne e 1 et d 0 c t e u r Rosre do n et AU frmandou peuvent a voir' quelques voix. Qïmnt aux autres deux, ils n existent pas' en Corrèze e t n 1 h a bî len t pa s I a Gorrô * e .
Quoique Gorrczierr de Naves, Monzat s’est rappelé à Page de 38 ans que la Corrèze était son pays.
11 ne suffit pas d'y rouler avec une auto de quarante chevaux, de promeuve des décorations et de dépenser beaucoup d’argent il bourrer le crâne des électeurs -avec son journal pour être élu; je crains qiuLne soit obligé d'e revenir dans quatre ans prendre tin âne et un charreton. Ainsi, il évitera les accidents d'auto, car II n'esl pas sûr de son volant.
Ai-je besoin, camarades, de parler du groupe du Bloc National I Je crois que nous avons tellement tous soufferts, travailleurs des villes et des campagnes, petits propriétaires, petits retraités, petits commerçants, que je crois à mon avis il n’y a qu'une chose à dire ; n’importe quels candidats, mais pas ceux-ci S Ces gens-îà qui ont mis la France â deux doigts de la banqueroute. Revoter pour eux serait espérer une autre guerre prochaine et T écrasement du prolétariat.
Je voudrais poser une question à M. Lafarge René, député sortant. N'avez-vous pas fait enlever 160.000 francs de bénéfices de guerre à deux négociants de l'arrondissement de Tulle ? Vous étiez chargé de faire rendre gorge aux nouveaux riches, et c’est vous qui les avez favorisés. Et toi, camarade Doussaud, je te blâme aussi, tu ne peux pas me démentir que tu as fait enlever 20.000 francs de bénéfices de guerre à un de nos amis communs, puisque toi-méme tu me l’as dit. Ahl vous aviez beau jeu avec M. le baron de Lasteyrîe, Ministre des Finances, pour, favoriser tous les enrichis de la guerre.
Eh bien, Citoyens, Üs peuvent travailler dès aujourd’hui contre la liste professionnelle, ouvrière, agricole, industrielle et commerciale.
Nous serons de ceux, si vous nous faites l'honneur do nous élire, qui ne lâcheront jamais prise eL qui mettront toutes les choses sur le terrain de Légalité et la justice,. qt le seul souci que nous aurons sera de faire payer ceux qui possèdent et qui n'ont rien gagné par eux-mêmes.
Assez d'avocats, de pharmaciens et de docteurs h la Chambre. Tenez compte que bien souvent on critique les petits; ils sont souvent plus honnêtes que les gros; rapportez-vous aux scandales des carnets médicaux auxquels les pharmaciens ont. volé 20 millions à l'État et aux mutilés.
Citoyens et Camarades,
Je remarque dans le journal Le Quotidien du 15 août 1923 un discours de M-, Chéron, où il prétend que l'on fait beaucoup de discours et 1res peu d’actes. Il se demande comment mettre l'outillage agricole à la portée de tous. Eh! bien, camarades agriculteurs, nous n© sommes pas M". C héron, Ministre de LA gri culture, mais aurions le moyen de mettre tout 1 outillage agricole nécessaire à la portée de tous. Il suffirait pour cela que vous nous fassiez
CORRÈZE
confiance. Notre camarade Pierre Mons, en qualité d’ancien ajusteur à la Manufacture et ancien ajusteur-monteur de la Compagnie d'Orléans, va vous expliquer le rouage.
Citoyens,
La Manufacture de limite ainsi que tous les Etablissements de 1 État possèdent un matériel beaucoup plus que suffisant, et des ouvriers de haute valeur. Il suffirait de transformer une partie de ce matériel, cela n occasionnerait aucun frais au Gouvernement; il riy ^ aurait simplement que la matière pour la fabrication qui rentrerait en ligne de compte, ce qui serait très peu onéreux. Je voudrais, citoyens, si nous avions 1 honneur d être vos élus le 11 mai prochain, en ce qui concerne l'outillage agricole, ,je voudrais que le petiL propriétaire et le petit fermier soient aussi bien outillés que la grande propriété dans la proportion de ses besoins, 11 suffirait pour cela de mettre en dépôt dans chaque commune un stock d outillage agricole de toute sorte sous la surveillance des forgerons-maréchaux et sous la direction du Maire, ou d’un délégué, et vendu au prix de revient en ajoutant la petite commission qu’il faudrait payer aux forgerons qui seraient chargés de cela.
Il y aurait toutes les pièces de rechange nécessaires toutes prêtes, telles que socs de charrue, ce qui empêcherait une perte de temps.
Camarade,
Ce qui est une honte de plus pour le Bloc national, c est d’avoir augmenté le prix du pain dans de telles proportions, et cela dans la mauvaise gestion des hommes politiques sans exception. Notre camarade Mons a été appelé, en 1921, à Bordeaux, pour acheter des blés. If a remarqué à Bassens, Loat près de Bardeaux, des quantités de baraquements ou étaient logés par milliers des sacs de blé et de froment de toute beauté qu on laisser ehanrançonner avant de les mettre en vente.
Que faisaient-ils nos députés, à ce moment-là?
On y envoya M. Brousse, sous-secrétaire k T Agriculture; on pavoisa les quais et les bateaux qui étaient en rade, un bon banquet à la clef et on ne s’occupa pas des blés ni des Froments qui pouvaient germer ou se cha rançonner.
Je n’ai vu que le port de Bassons, il devait en. être ainsi dans tous les ports marchands,
11 y aurait eu, j eu suis certain, assez de blé pour nourrir la France pendant un an avec ce qu’ils ont laissé gâter.
Où sont donc les responsables de ces crimes?
Donc, aux urnes, Citoyens, Camarades, pour la liste professionnelle qui seule défendra vos intérêts.
En votant pour nous, vous volerez pour vous-même, et vous n en aurez pas de regrets.
Vive la République démocritique, sociale et laïque i
Pierre MONS, propriétaire, ancien Juge consulaire, Conseiller municipal, ex-ajusteur-monlcur à la Compagnie d’Orléans, négociant, industriel breveté, Tulle, — Albert - Ghârles LEROUX, charcutier, fabricant de conserves, propriétaire, chevalier du Mérite agricole, Brive. — Louis ' MARSALEIX, outilleur, mutilé de guerre, Tulle, — Emmanuel BADEhORI, industriel, arrondissement d’ Ussel.