‹ Programmes, professions de foi et engagements électoraux de 1924Chapitre 12 sur 124 · SN · texte numérisé non relu

SN

* CALVADOS

Au surplus, nous sommes bien connus de vous- La composition de notre liste témoigne de la large conception de nos vues sociales.

Nos noms associés signifient : ni réaction ni révolution.

Ils signifient encore : Union de bonnes et loyales volontés républicaines, travaillant pour le bien du pays que nous ne perdons jamais de vue ni à l'intérieur, ni â l'extérieur.

Peu de mots suffiront à vous édifier, sans grandes phrases ni promesses inutiles qui ne sont pas dans notre caractère. Nous sommes républicains, de ferme conviction, d'esprit très large, sur la base des lois laïques que nous considérons comme un élément de paix sociale, de justice et d'union durable, parce qu'il assure le respect de tous, des personnes, des croyances et des convictions.

C'est à ce titre que nous sommes partisans de rendre accessible à tous ceux qui en sont dignes, renseignement à tous les degrés.

Très pénétrés de nos devoirs si nous étions vos élus, nous saurons défendre avec vigilance et énergie toutes vos libertés, vos droiLs et vos intérêts, désireux d'ailleurs de rester our cela en communication étroite avec vous.

Docteur DESIGNE, Maire de Lisieux, Vice-Président de la Société d1 Agriculture, Président du Conseil d'arrondissement. — Docteur LE VIL LÀ IN, Président de la Fédération radicale du Caivados, Vice-Président de la Caisse de Crédit agricole de Douvres. —Jacques REBOtTH, Industriel, Maire de G oss esseville, Conseiller d'arrondissement. — Joseph TUNCQ, Commerçant, Président de la Chambre syndicale des limonadiers, hôteliers el restaurateurs du Calvados, Président de la Fédération de Normandie, Vice-Président de la Confédération nationale du Commerce en détail des boissons. — Raymond GIRARD, Agriculteur, Secrétaire de T Union agricole de Falaise, Conseiller d'arrondissement. — Auguste VILLERS, Contremaître menuisier, Conseiller municipal de Dea avilie.

Liste d?Unité Socialiste et Ouvrière.

Notre programme.

Amnistie complète des condamnés militaires et politiques. Réintégration des révoqués * Évacuation delà Ruhr # conformément aux conclusions des experts et solution du pro- , blême des réparations, d'accord avec les Alliés.

Organisation de ia paix par T entente internationale des peuples. Cessation des expéditions lointaines.

* Réduction immédiate h huit mois de la durée du service militaire. ,

Suffrage universel des deux sexes.

Représentation proportionnelle dans toutes les élections.

Assemblée législative unique : suppression du Sénat,

Incompatibilité du mandat législatif avec les professions d'administrateur d’entreprises en rapport avec PÉM*

CALVADOS

Régionalisme économique, avec participation des ouvriers aux Chambres Economiques Régionales,

Réorganisation des services publics d’après le principe de nationalisation industri ali séfe.

Révision sévère des marchés de guerre , et confiscation des bénéfices excessifs réalisés par les profiteurs de guerre*

Perception stricte de l’impôt s'ur le revenu avec progression nettement accentuée. Prélèvement sur le capital à partir d’un certain chiffre,

ÉtabliSàement de monopoles fiscaux*

Participation financière de l'État aux industries suffisamment concentrées.

* Nationalisation des grands services publics (transports, énergie, etc,)*

Reconnaissance du droit syndical a tous et notamment aux fonctionnaires.

Organisation du placement et lutte organisée contre le chômage par l’établissement de statistiques do travail,

Application immédiate de la loi sor les assurances sociales*

Maintien intégral et généralisation de la journée de huit heures.

Établissement d’un minimum de salaires basé sur le coût normal de la vie.

Égalité de salaires pour les travailleurs étrangers.

Extension des lois de protection des travailleurs agricoles ; accidents, couchage, eto. Protection des métayers : allocation de plus-value aux fins de baux.

Extension de la coopération agricole.

Protection des mères et des enfants dans l’industrie*

Création d'un système d’éducation nationale basé sur les aptitudes et non sur la richesse.

Expropriation des immeubles malsains.

Création d'un service public de l'habitation* Taxation des loyers.

Organisation des loisirs ouvriers.

Liste du Parti Communiste (S. F* I. G.),

luæ Electeurs du Calvados.

Travailleurs du Calvados,

La situation est claire. L'œuvre néfaste du Bloc National, dont les députés sortanst sont les dignes représentants, ne peut qu'etre condamnée par le bon sens populaire jugeant toute politique d’après ses résultats.

Or, ceux-ci sont suffisamment éloquenLs* Le pain à 1 fr. 20, le franc à six sous, rencaisse or de la Banque de France donnée en gage aux financiers internationaux pour soutenir avant les élections le cours du franc effondré à la suite de l’entreprise désastreuse de la Ruhr, voilà les images saisissantes de cette politique* La dette publique portée à 400 milliards de francs (sans tenir compte de la dette communale et départementale) ; un budget ordinaire de plus de 24 milliards, dont plus de 6 milliards jetés dans le gouffre de la prétendue défense nationale pour préparer la prochaine dernière guerre ; 7 milliards d'impôts nouveaux, dont la charge retombera de tout son poids sur les producteurs et les consommateurs, complètent admirablement ce sombre tableau.

CALVADOS

Les libertés civiques cyniquement violées , les organisations ouvrières et les syndicats de fonctionnaires poursuivis, 25.000 cheminots révoqués aux applaudissements des réactionnaires et des radicaux, confondus dans une même haine du prolétariat, la loi sur la journée de huit heures violée sans scrupule, la force publique mise au service du capital, ne reculant meme pas, comme au Havre, devant l’assassinat des ouvriers coupables de réclamer une bouchée de pain à leurs exploiteurs, voilà l’œuvre accomplie par les pouvoirs publics, soutenus et approuvés par la Chambre du Bloc National et te Sénat radical.

Pour Combattre la bourgeoisie désemparée — de droite, de gauche ou du centre — avec le maximum de chances de succès, le Parti communiste a proposé à toutes les organisations politiques, se réclamant de la classe ouvrière, la réalisation du Bloc Ouvrier et Paysan, opposé à tous les blocs bourgeois, Au lieu de se joindre à nous, le Parti socialiste, n’envisageant que les bas intérêts électoraux de quelques politiciens arrivistes, et sans aucun souci des intérêts propres de la classe ouvrière, a décliné nos offres. Oubliant toute dignité, ils ont préféré, comme cela a lieu dans notre département, entrer en tractations occultes avec de prétendus républicains qui n’ont cessé de soutenir la politique du Bloc National et voté des adresses de félicitations à M, Poincaré. Abandonnés par les politiciens républicains de Caen et de Lisieux, ils se sont mis à jouer la comédie de la vertu outragée et sont entrés en lice contre leurs complices d’hier et de demain. Mais ils ne réussiront à donner le change à personne et n’dgareront à leur suite aucun travailleur.

Travailleurs des villes et des champs, au milieu des intérêts contradictoires qui font se nouer et se dénouer les alliances les plus immorales et les combinaisons les plus répugnantes, seul le Parti communiste échappe, par son attitude nette, aux combinaisons des politiciens de tout acabit. Pour défendre son programme, dont vous trouverez les lignes directrices soit dans nos tracts, soit dans le numéro spécial de Y Humanité^ auquel est jointe la présente circulaire, il présenle à vos suffrages une liste composée de six modestes ouvriers ou paysans j militants dévoués d’une cause qui est la vôtre.

Puissiez-vous comprendre la grande leçon des événements que nous visons et en vous détachant des représentants ouverts ou masqués de la classe ennemie, montrer la dignité et la puissance souveraine du travail, en accordant vos voix aux repré sentants autorisés de votre propre classe.

Camarades, nous avons lait notre devoir dans toute la limite de nos ressources et de nos possibilités de propagande. C’est à vous de faire le vôtre I

Vous voterez pour vos camarades de travail,

A bas les blocs bourgeois de droite ou de gauche !

A bas les socialistes félons 1

Vive le Bloc Ouvrier et Paysan !

La Fédération Communiste du Calvados.

CANTAL

Liste du Cartel des Gauches.

Citoyens,

Pour abattre le Bloc National responsable de la situation tragique où la France se débat, pour reconstruire la République, lézardée de toutes part, l'union des forces de gauche est impérieusement nécessaire.

Les trois candidats soussignés, groupés sur la meme lis Le par la volonté du corps électoral, se sont mis d'accord sur les buts communs suivants :

A l’extérieur:

La liquidation de la guerre par la fixation définitive du montant de la dette allemande et rétablissement, avec la plus large coopération internationale, d'un plan de construction pour nos régions dévastées, pour Y Allemagne désorganisée et pour l'Europe en faillite ;

Le maintien de la paix par une Société des Nations élargie, fortifiée et démocratisée, et par le désarmement progressif.

A l’intérieur :

Le rétablissement des finances publiques par des budgets sincères, par la simplification et la meilleure perception des impôts, parle maintien de l’impôt sur le revenu, accompagné de mesures pratiques eL efficaces pour éviter les fraudes et réaliser l’équité fiscale, par la diminution des dépenses .excessives ou inutiles, encore si nombreuses notamment dans 3e domaine militaire ;

La prospérité agricole, industrielle et commerciale par le développement et l’améliora lion de tous les moyens de production (notamment en développant l'électrification des campagnes), par la surveillance des grands Cartels ou groupements économiques qui, jouissant d'un monopole défait, font passer leur intérêt avant celui du pays, par la réduction des tarifs douaniers excessifs établis dans l’intérêt de quelques-uns au détriment du grand nombre ;

L éducation démocratique des enfants par un enseignement commun au premier degré et ! admission de tous ceux qui font preuve des aptitudes voulues, sans privilège de classe, aux enseignements secondaire et supérieur;

La liberté de pensée, par le maintien intégral des lois laïques, notamment de la loi, de Séparation, et 3c développement de l’école laïque;

* La liberté du travail par le respect du droit syndical de tous les travailleurs ;

L’amélioration du sort des travailleurs par l'application méthodique de la loi de 8 heures eL le développement des assurances sociales ;

La liberté civique des fonctionnaires ;

La défense énergique du petit et du moyen commerce contre les grands consortiums qui veulent le ruiner ;

La sécurité du pays par l'organisation de la nation armée et la préparation de îa mobilisation industrielle du pays, avec service militaire d'un an au maximum ;

La défense des droits des victimes de la guerre.

Dans l'ordre des questions locales: G

La construction rapide des voies ferrées Espalion-Aurillac par MonLaalvy, Espalion- Saint-Flour par Ghaudesaigues, eL ArgentaLSalers ; le développement de renseignement

CANTAL

agricole ; un contrôle efficace de l’Etat sur l’exploitation et la vente des engrais de manière à amener une baisse de leur prix ; l’amélioration des logements agricoles ; la mise en œuvre méthodiquo des ressources touristiques du département.

Citoyen a,

Tel est le programme, conforme aux traditions qui ont fait la force de la France, que nous opposons aux errements du Bloc National, militariste, ploutocratique et clérical.

La France républicaine avait gagné la Guerre. Le Bloc National a perdu la paix. En quatre ans la dette publique a plus que doublé; le franc s’est avili ; la vie chère fait peser sur les classes laborieuses, écrasées déjà par des impôts injustes, un intolérable fardeau. Au dehors, nous avons perdu nos alliances et nos amiLiés.

Il est temps que les Républicains reprennent la barre.

Rendons son vrai visage à la France défigurée, que les peuples étrangers ne reconnaissent plus, qui ne se reconnaît plus elle-même et qui se prend a douter de ses destinées 1

Vive la République I Vive le Cantal l

Paul B ASTI D, Conseiller Général. — Henry FONTANIER, Chevalier de la Légion d’Honneur, Croix de Guerre. — - Pierre TRÉMOULIÈRE, Maire d’Omps, Médaille d'or de la Mutualité,

Liste Républicaine, Démocratique et Sociale.

Chers Concitoyens,

Àu lendemain de la guerre, une œuvre immense de restau ration nationale s est imposée au Parlement et aux Gouvernements qui ont eu la charge d’assumer la direction des affaires » publiques. Nous avons conscience d’avoir pour notre part utilement collaboré à cette lourde tâche. Revendiquant fièrement la responsabilité de nos actes et de nos votes, nous venons, à l’expiration de notre mandat législatif, vous en demander le renouvellement et vous exposer ce qu’il reste à faire pour parachever 1 œuvre commencée.

Une mise au point necessaire.

Avant de développer notre programme, nous avons le droit de répondre aux critiques de nos adversaires. Ils. nous reprochent: lû de n’avoir rien osé contre les profiteurs de la guerre. C’est faux [ Les députés du Cantal, dans la mémorable séance du 13 avril 1920, sonj, intervenus les premiers â la Chambre pour hâter le vote d une loi contenant les sanctions nécessaires. Est-ce leur faute si le Sénat a arrêté cette loi ? 2* d’avoir écrasé d’impôts la classe ouvrière» C’est faux î L’impôt sûr les salaires a été vote par la Chambrs radicalesocialiste de 1914, le 31 juillet 1917. Nous en avons, au contraire, adouci les rigueurs et pratiquement supprimé F application eu élevant l’exonération à la base de 1.500 à

GANTAI

6. 000 francs et en prévoyant pari surcroît- de larges abattements pour charge de famille. 3° de ir avoir pas tenté une politique de conciliation avec T Allemagne, Os l faux I Nours avons soutenu la politique de M, Briand qui a vainement cherché, même au prix de kurdes concessions, un terrain d'entente avec 1 Allemagne,

Union Républicaine et concorde nationale .

Aux doctrines révolutionnaires de nos adversaires, nous opposons, suivant l'expression de M. Poincaré, l’Union Républicaine et la Concorde Nationale. Depuis quatre années, nous nous sommes toujours efforcés de servir avec zèle vos intérêts et de nous mettre à la disposition de tons dans ceL esprit d'union et de concorde, et nous croyons avoir contribué par cette attitude h apaiser les anciennes et stériles querelles et à maintenir la tranquillité, Tordre et la paix sociale.

C'est pour ces motifs que nous avons approuvé M. Briand et M.. Poincaré dans les actes de leur politique ^relatifs à la question religieuse et à la liberté de renseignement q nous continuerons fi observer la même ligne de conduire, répondant ainsi aux aspirations du pays qui désire ardemment la paix religieuse, dans le respect des croyances et l'obéissance aux lois républicaines. . ' . .

Avec la paix religieuse, nous voulons le progrès social, non par rapplication des doctrines néfastes du collectivisme et, de la lutte des classes qui aboutiraient à la suppression dû la propriété individuelle, mais par une politique réaliste, pour le développement des œuvres de mutualité, d’assurances, de protection sur le travail, de crédit agricole et commercial, etc..* Parmi ces préoccupations, nous plaçons la question capitale des familles nombreuses et nous serons toujours prêts à éBidiier et à voler les moyens de les encourager et de les soutenir, persuadés qu'une politique familiale ne peut que contribuer à, fortifier de pays et à garantir la paix sociale. Nous sommes pour le vote familial, condition essentielle pour l'avènement d’une véritable politique familiale.

Les droits des victimes de la guerre .

Nous sommes fermement résolus à acquitter la dette de reconnaissance que le pays a contractée à l'égard des anciens combattants. Parlement et Gouvernement doivent collaborer à cet égard avec les grandes associations de victimes de la guerre qui ont donné, pendant ces dernières années, un bel exemple de sagesse et de modération* Parmi les légitimes revendications des mutilés nous défendrons d'abord l’adaptation générale du taux des pensions au coût moyen de la vie @L nous veillerons à ce que ne soient point prescrits les droits de tous ceux qui ont été victimes de l'asphyxie par les gaz.

Ces deux dernières revendications devront être réalisées au moyen des sommes que permettra de récupérer l'application rigoureuse des lois que nous avons votées sur la révision des marchés de la guerre et des dommages de guerre.

La France veut la paix, une paix basée sur le respect des traités et sur le paiement des répara Lions. Nous approuvons l’occupation de la -Ruhr qui est, à la foïsyun gage financier et un gage de sécurité. En un mot, nous soutiendrons, comme nous l'avons toujours sontemiG de nos votes, la politique extérieure de M. Poincaré.

Pour consolider la Paix, nous croyons à la Société dos Nations. Nous sommes partisam de toutes les mesures internationales qui fortifieront son autorité et son prestige. Mais

CANTAL

aussi longtemps que la Société des Nations sera dépourvue d’une force armée suffisante pour appuyer ses décisions ou ses sanctions, nous ne pouvons nous en remettre à elle seule du soin de veiller k notre sécurité.

Partisans en principe d’une nouvelle réduction du service militaire, nous estimons qu’on ne pourra réduire nos effectifs qu’ après un contrôle prudent et sérieux du désarmement de l’ Allemagne et lorsque les difficultés internationales paraîtront définitivement réglées.

Politique financière,

11 s’agit de consolider nos finances, de remédier à la fragilité du franc, c'est-à-dire de Combattre la vio chère.

Pour cela, il faut :

P Une réforme générale des nos lois fiscales qui réalise plus de justice, en assurant une plus large exonération de Y impôt à la base, et en évitant les vêla lions inutiles ;

2° Une politique d’économie qui oblige l’Etal à serrer de plus près ses dépenses et k récupérer les profits indûment acquis soit dans les marchés de la guerre, soit dans la reconstruction des régions dévastées. Des économies ne sont pas possibles sans de profondes réformes et des simplifications administratives ;

3° Une politique de remboursement progressif des emprunts, qui diminue la masse du papier eu circulation et rende peu à peu au franc son ancienne valeur qu’il est en train de recouvrer ;

Une politique de production qui développe l'activité agricole, industrielle, commet ciale, coloniale du pays, dans un régime de liberté. Nous voulons la suppression des Monopoles d'Etat.

Défense paysanne et questions régionales,

fgJ^À toutes les questions qui intéressent le Gantai, nous nous efforcerons d’appliquer pratiquement cette politique économique, soit à la Chambre, soit auprès des pouvoirs publics.

Au cours de la précédente législature, nous avons eu le constant souci de favoriser le développement de la richesse agricole, base de la fçrtune nationale. Nous y travaillerons par une politique réaliste, politique des transports améliorés, de l'électricité, de l'hygiène, des engrais, etc.

Nous interviendrons pour hâter les grands travaux d'électricité, la mise à exécution des lignes Argentât- Salera, Espal ion-Saint- Flour, que nous avons fait, à la Chambre, décla| rer d'utilité publique, la déclaration et l'exécution d’Espalion-Âurillac. Nous nous appliquerons à faciliter le tourisme et l'industrie hôtelière ;? nous n’oublierons pas les vaillantes Sociétés Sportives de notre belle jeunesse d'Auvergne.

Une représentation unie.

Pour obtenir sur tous ces points des résultats tangibles, il faut un travail coordonné, une représentation unie dans un commun effort. On n’avance pas quand l'attelage Lire mal. Si nous avons pu réaliser deà projets depuis si longtemps attendus, si nous avons forcé l'attention du Gouvernement sur notre département et si nous gardons l'assurance que nous aboutirons dans nos revendicaÿons pour le Gantai, c'est à cause de l'uni on complète

CANTAL

qui règne cuire les membres de votre représentation parlementaire au Sénat et A la Chambre*

Cette union, elle est, à cette heure, Citoyens, la force politique du Cantal, une force active et puissante au service de vos intérêts* Nous faisons appel à votre bon sens. Vous ne briserez pas cette force* Mais, confiants dans la politique républicaine du gouvernement de M. Poincaré vous nous donnerez, par une éclatante majorité absolue, les moyens de continuer à travailler, clans la paix et Tordre, à la prospérité de la France et du Cantal*

Vive la République 1 Vive le Cantal î

Victor BATAILLE, Député sortant. Chevalier de la Légion dTïonneur, — Stanislas de GÀSTELLÀNE, Député sortant* — Dr Joseph ÏÏERMÀBESS1KRE, Député sorfanL

Liste du Bloc Oirvrier-Paysan.

Cette liste n’a pas fait distribuer de profession de foi*

CHARENTE

5 députés.

Inscrits ...... . » r 98,442

Votants (1)., 81,083

Blancs et nuly, . 2,461

Suffrages osprimds ... * . 78.022

Majorité ab-olue*. *. * 39.312 Q iioti e n 1 tHe clora 1 , , , lü . 725

Liste d’Union républicaine agricole, économique et sociale.

MM. Poitou -Duplesay * . . . * . * . ■ * 29.352

Condé . . .... . ,* . 26.166

Daïgueplats L ■ 25 , 785

Laroche- Jouberl. . , . . , . . 27,112

Roullet . . . . 24,911

Total...-:.., . 133.326

Moyenne . . 26.665

Liste de Concentration républicaine.

MM . Raynaud* . . 19,241

Carnot.,.,... . . . . .... 20.995

Géo Gérald . 19-493

Barr&ud . . — . . 17.919

Malet. , . 16.764

Total, . . 94.442

Moyen no . . 1 18.838

Liste du Cartel des gauches.

MM, H en nés sy (Jean) . , . , , . 25.632

Yîala, . . . 23.31

Àulard , 23.775

Go uni n 23.438

Menier . . . * . 23 903

Total. .......... 120,061

Moyenne, . 24.012

Liste d'TJnion socialiste.

MM* Jean Antoine . * * . . 4,764

ChtLaud. . . ■ . 4.207

Dardjllat , 4.117

Declîde, . . . . . . 4 . 1 10

Laroche . *. . . 4.143

Total . 21.344

Moyenne, 4 , 268

Liste du Bloc ouvrier-paysan.

MM, Bigot . ***** . 3.147

Büuriaud . . . . 2,196

Chambaraud . >. , . 3 . 082

Chartier, . . . . , . 3 . 056

ïlays , , . , . ♦ . . . . . * . 3 . 053

Total . . 14.534

Moyenne,. . . 2,907

Elua* , .

au quotient . . . .

à la plus farte moyenne

MM, Poituu-Bupleasyj irenimsy, Carnot, MM. Laroche- J cuber t, Condé,

(!) Le Ministère de l'Intérieur du n naît :

Votants . , . , . . . . 81 , 101

Blancs Ct nuis . . . . . . . . . . . . 2 . 455

Majorité absolue. 39.311

mkti/Em#

Liste d1 Union Républicaine Agricole' Economique et Sociale.

Chers Concitoyens,

Demain, il vous faudra faire choix des représentants qui, pendant quatre ans, auront la lourde charge des destinées de la patrie.

Demain, c’est vous qui, prenant vos responsabilités, devrez choisir à notre pays de bons pilotes*

Tout d’abord, déblayant rapidement le terrain, vous écarterez ceux qui rêvent de dresser les Français les uns contre les autres et qui préconisent la lutte des crasses.

Repoussant le bolchevisme, vous rejetterez également ceux qui s'en font les fourriers et barrerez la route aux radicaux antinationaux qui, sous des dehors modèles et uniquement dans un but d'intérêt personnel, u1 hésitent pas à tendre la main aux adversaires déclarés de la propriété et de l'ordre.

Vous repousserez également ceux qui, aux heures dramatiques où se jouaient l’avenir du pays, n’ont jamais, par calcul ou par lâcheté, osé prendre leurs responsabilités .

Cela fait, vous choisirez des hommes d'ordre eL de réalisation, n'ayant jamais pactisé avec ceux qui, à la veille même de la guerre, désarmaient la patrie.

Les hommes de cœur, agriculteurs, industriels commerçants, anciens combattants de îa liste d’ Union Républicaine, agricole, économique et sociale, qui briguent aujourd’hui vos suffrages, ont l'honneur de vous soumettre le programme qu’ils s'engagent à défendre passionnément pour assurer la prospérité de la France et les intérêts de notre Patrie chare niaise .

Au point de vue financier :

La guerre, cause de tous nos maux et conséquence de la politique radicale,, qui, par son imprévoyance, son pacifisme criminel, avait désarmé notre cher pays, ne laissait à la France, en dehors de ses deuils, que des ruines et des dettes.

La Chambre du 16 novembre 1919, en arrivant au pouvoir, trouvait sur la table une noie de 300 milliards à payer et des coffres vides.

Aussi, lorsque le parti radical, doublement responsable et de la guerre et de l’écrasante dette flottable qui eu fut pour nous la conséquence, a prétendu rejeter, uniquement sur la majorité naLionale delà Chambre, la responsabilité des mesures de salut public qui devaient préserver notre pays de la faillite et de la ruine, M, Poincaré a-t-il pu lui répondre ces mots qui stigmatisent toute la duplicité du parti radical.

« A l'heure décisive qui sonne, ou bien vous serez avec moi et prendrez comme moi la responsabilité des actes de la politique que vous aurez sanctionnée, on bien vous serez contre moi ; baissez alors le masque et déchirez vos voiles ».

Répondant à ce patriotique appel, seul de tous les parlementaires chareniais M. Poitou- Duplessy a voté pour M, Poincaré.

Agissant ainsi, il votait pour le franc, et défendre le franc c étaiL sauver la France.

Mais si nous entendons demander, avec le Gouvernement Poincaré, un effort fiscal momentané aux contribuables, déjà si lourdement taxés, c’est à la condition qu’une politique d’économie vigilante puisse rendre efficace cet effort temporaire et se refuse à des dépenses nouvelles que ne couvriraient pas des ressources correspondantes.

CHARENTE

Répudiant avec force tous les systèmes inquisitoriaux et vexatoires, nous voulons des impôts clairs, justes équitablement répartis, faciles, à percevoir, basés autant que possible sur le forfait et les signes extérieurs.

Au point de vue militaire :

11 ne suffit pas de crier : « A bas la guerre ! », il faut la juguler et la rendre impossible*

Nous n'avons oublié ni la leçon de 1914, ni celle des quatre années terribles. Faisant partie de l’immense cohorte de c ux qui ne veulent pas que a Ça recommence», nous entendons mettre notre France, forte et respectée, à l’abri des humiliations comme des convoitises.

Parce que du plus profond de notre cœur nous détestons la guerre, nous voulons éviter à notre pays le retour de ses horreurs*

Assez de larmes ont coulé, larmes des mères, des pères, des veuves, des orphelins*

Assez de chair a 4 té torturée* Plus de nouvelles victimes, et que dans la paix enfin assurée notre cœur reconnaissant puisse se consacrer uniquement à payer notre dette aux héros et aux martyrs de la dernière des guerres.

Mais une France forte ncxclutpas une réduction du service militaire. Déjà, nous avons pu le ramener de trois ans à dix-huit mois* Aidés par le dévouement de ceux qui coopèrent à ^éducation physique et à la préparation militaire de notre jeunesse, nous gardons l’espoir que, la situation extérieure s'y prêtant, il sera encore possible de réaliser une diminution nouvelle et de rendre plus vite aux ateliers et aux champs les jeunes énergies françaises.

La politique extérieure.

Là, notre programme est tout simplement celui qui vient de recevoir l’approbation de l'immense majorité du pays. C'est celui qui a su faire triompher M* Poincaré* C est le seul qui permette à notre pays les espoirs de réparation qu'avaient si fortement compromis les amputations de notre creance consenties par d’autres Gouvernements*

De cette politique de la Ruhr qui, aujourd'hui, porte ses fruits, seuls cependant ont droit de se réclamer ceux qui, aux heures où elle était en péril, ont su, alon, que d'autres se réfugiaient dans une prudente abstention, engager, pour la défendre, leur entière responsabilité *

La politique intérieure.

Sincèrement attachés à la République et aux améliorations qu'elle a apportées dans la vie nationale et sociale, nous réprouvons toute politique de délation et d’oppression*

En face de ceux qui prêchent la guerre civile et la révolution, nous entendons inaugurer dans notre France chérie l'Union de tous les citoyens attachés à l’œuvre commune de restauration et de prospérité*

Liberté politique entière, qu’on pense ou qu’on écrive ; union et fraternité de toules les classes, tels sont les seuls principes qui peuvent perpétuer cette paix sociale, indispensable à notre relèvement.

V Agriculture et la Viticulture ,

Bon ouvrier de la victoire, l’agriculture demeure encore aujourd’hui le bon artisan de notre redressement. Pour elle nous demanderons :

— isi

CHARENTE

La mise en vigueur de la loi du 3 janvier 1 924, sur les Chambres de l’Agriculture .

La liberté commerciale pour les producteurs agricoles .

La protection des produits viticoles tant pour la stricte application des lois sur lesappellations d’origine que par un tarif en faveur des produits des régions délimitées.

L’organisation méthodique d'enseignement agricole et ménager postscolaire.

De larges permissions agricoles pour h;s agriculteurs militaires.

Nous préconiserons une politique des engrais azotés, facilitée par l’allégement des frais de transport do ces engrais.

Noua développerons l'électrification rurale.

Nous réaliserons 1 accession à 3a propriété comme h la constitution du petit cheptel des travailleurs ruraux par le développement du crédit mutuel et la simplification des demandes de prêt.

Le Commerce et l’Industrie m

Candidats d’action économique, nous nous efforcerons de trouver, avec l’appui de tous les groupements professionnels et régionaux, des solutions plus aptes à favoriser la liberté commerciale, à développer la production industrielle, à accroître l’exportation et à nous faire ouvrir les marchés qui nous sont fermés.

Nous voulons défendre les commerçants et les industriels contre les inquisitions du fisc et contre ses exigences de contrôle, par trop vexatoires.

Le Progrès social.

Le prolétariat a toujours fait preuve dans notre pays d’un merveilleux équilibre moral il peut être assuré qu’aucune de ses revendications ne nous est étrangère, et notre plus chaude sollicitude accompagnera l’œuvre de l'amélioration de son sort .

Nous voulons : développer les œuvres intéressant la maternité et l’enfance ■ aider les familles nombreuses par des primes à la natalité, des allocations familiales, de larges dégrèvements d’impôt, l'extension du sursalaire familial, etc., et enfin donner au chef de famille un nombre de voix en rapport avec celui de ses enfants.

Nous voulons encore pour tous les travailleurs la sécurité du lendemain par l’assurance contre la maladie, l'invalidité, la vieillesse et, de plus en plus, convaincus que la paix Stciale ne peut être assurée que par uneétroile union de tous les éléments producteurs, nous voulons faciliter l'accession des ouvriers à la propriété,

La question des habitations à bon marché, comme toutes les œuvres de mutualité en général, sera l'objet de nos préoccupations.

La Vie chère ,

Ce prolétariat qui souffre et peine, cette petite bourgeoisie, ces familles nombreuses dont les salaires ou les rentes n’ont pas subi la progression du coût de toutes choses, ont droit qu’au premier plan de nos soucis se pose celui de lutter contre la vie chère.

Faire des économies, produire davantage, améliorer notre balance commerciale et diminuer notre perte au change sont les meilleurs moyens de faire baisser le prix de la vie t

Chers Électeurs,

Tel est le programme politique, économique, de paix sociale et de relèvement national auquel nous nous proposons do travailler, d ans une République généreuse largement ouverte à tous.

CUâRESÏE

Conscients de ce que les hontes choisis par vous ne sont que l'émanation directe de votre volonté souveraine, nous aurons à cœur que cette volonté puisse, constitutionnelle-

ment, se manifester avec Lou te l’ampleur désirable.

Si vous voyez ,en nous des hommes capables d’un tel effort et dignes d un tel idéal,, vous voterez pour les candidats de la Liste d’Union Républicaine Agricole, Economique et Sociale, qui, quelque soit le résultat de ce scrutin, vous assurent de leur inaltérable

dévouement.

Vive la terre de Charente !

Jacques P01T0U-DUPLESSY, député sortant. — Paul CONGÉ, conseiller général. — Pascal DAIGl. LPLA 1S, conseiller général. — Edmond LAROCilE-JOUBERT, industriel.— Paul ROULI.ET, propriétaire et négociant d’eaux-de-vie.

Liste du Cartel des Gauches,

Citoyens,

Pour vaincre le Bloc National, dont la désastreuse politique mène la France à sa perle, nous avons formé un Cartel des Gauches.

C'est une Fédération de partis, eL non une lusion de partis.

Dans ce Cartel, aucun des partis qui le forment ne renonce à sa personnalité, à sa doctrine, à son. autonomie, à son drapeau politique.

Nous nous fédérons contre l’adversaire.

Nous avons un idéal commun : la Paix. Nous croyons que, seul, le développement de la démocratie, dans la justice et l’égalité, peut garantir la Paix. Cet idéal n’amm|ra pas seulement notre collaboration dans la période électorale : il déterminera notre communauté d’aclion républicaine à la Chambre, si vos suffrages nous y envoient.

Les Méfaits du Bloc National.

Citoyens, rien n’est possible si vous u cîini in ez pas, clés aujotiud hui,» le Bloc National, avec ses partisans avoués on honteux qui, élus comme républicains, ont mélange leurs voles avec ceux de la droite.

La poliîique du-«Btoe National* vous- en connaisses les résultats puisque vous en souffrez.

Quels en sont les résultats?

Le chaos financier ;

La dette*, extérieure -cl intérieure accrue au point de dépasser -tôO milliards;

Le franc déprécié;

••• V.. -■ .. tügffii

Na 1471

CHARENTE

La vie chère, conséquence cio cette dépréciation;

Six milliards d'impôts nouveaux, votés au hasard par une Chambre résignée, sous la pression d'un Gouvernement affolé. El parmi ces impôts, le double décime, qui majore brutalement les charges des contribuables de 20 0/0, et qui élève à 14 0/0 les droits de mutation des propriétés;

La taxe Lracassiërc sur le chiffre d affaires, cette taxe que le Bloc National aurait môme tendance à appliquer a b agriculture;

Le régime des Décrets- Lois qui enlève au Parlement sa prérogative essentielle, qui favorise les tentatives de dictature — dictature d'un homme, selon le vœu des royalistes; dictature d'une classe, selon le vœu des communistes — et qui encourage la politique personnelle et le rôle inconstitutionnel du chef de l'État;

La Chambre renonçant à son devoir de contrôle par le vote du budget biennal;

Une élévation du prix des transports, désastreuse pour l'agriculture et le commerce;

Le scandale des Régions libérées, où les gros sinistres ont touché plus que leur part, tandis que trop de petils attendent encore la réparation de leurs dommages; ce seândale, les hommes de gauche seuls ont eu le courage de led énoncer, elilsn’onl obtenu qu'à grande peine que les plus gros dossiers dédommages soient soumis à révision;

L'École laïque menacée, les instituteurs laïques tracassés, et quelques-uns persécutés.

Désastreuse politique extérieure du Bloc National,

Politique extérieure aussi rétrograde que sa politique intérieure.

Le Bloc National a soutenu en Europe, et notamment en Allemagne, toutes les1 forces de réaction, tl n'a rien su obtenir de b Allemagne pour réaliser le droit imprescriptible de la France à la juste réparation de scs régions dévastées." ïl s’est oppose aux réparations en nature, mode de payement qui avait le mérite de résoudre le problème difficile du transfert des richesses d'un pays dans un autre, problème que la Commission des Experts, elle-même, n’a pu résoudre.

Le Bloc National a préféré occuper la Ruhr, Les maladroites mesures do coercition prises, sans le consentement de nos Alliés, et qui devaient créer chez les Allemands la volonté de payer, n'ont créé chez eux que le désir de la revanche.

Cette politique du Bloc National a affaibli les partis pacifiques en Allemagne; elle a rendu leur popularité aux impérialistes, aux militaires factieux, comme Ludendorff; elle a permis la rentrée du Kronprinz ; elle a suspendu le contrôle des armements.

Partout, le Bloc National, méconnaissant la solidarité économique qui rend les peuples tributaires les uns des autres, a encouragé les égoïsmes nationaux. Partout il a favorisé le vieux système d’alliances ou de groupes d'alliances qui paraissent garantir la Paix, mais dont les rivalités ou les antagonismes ont provoqué dans le passé et peuvent provoquer encoie demain les plus sanglants conflits

Le Bloc National s’est efforcé de diminuer la Société des Nations et de réduire son

rôle.

Cette politique a isolé la France; elle compromet sa sécurité. Si elle se poursuivait, elle aboutirait à une guerre que le perfectionnement scientifique des engins de meurtre rendrait plus atroce encore que la précédente, et au cours de laquelle la France, dépeuplée cl appauvrie, pourrait recevoir le coup mortel.

Citoyens, mettez-vous bien dans l'esprit cette vérité :

Le Bloc National, c’est la guerre.

Oui, le Bloc National, que ses adeptes ie veuillent ou non, c'est le parti de la Guerre.

CUARENT1-:

Le Tait môme qu'il a le concours des grands industriels enrichis pendant les hostilités par les fabrications , de gperre n'est-il pas significatif? .Nous voulons que FÉtat seul i ait le droit de fabriquer les armes,.

Politique extérieure du Cartel des Gauches.

A rencontre du ISîoc National, le programme du Cartel: des Gaucher a pour base et pour ,butf! lu.Paixv.

Ln Cartel des. Gauches est Imparti de la Paix.

Nous voulons, que la, politique extérieure de la France s'appuie franchement'! sur -la Société des Nations. Nous voulons, avec tous les democratesy que l1 Allemagne répare les ruines faites par elle dam* des régions dévastées j

Noua croyons quçf seule,; la Société des Nations peut nous procurer la sécurité, le rétablissement des courants économiques normaux, lu réduction rapide etimmédiate de tous les armemants.

Nous rédanionsî rabolition des pratiques de la diplomatie re b des traités secrets, qui ne sont qu’une survivance, do ïa monarchie. Il idest-pasi tolérable peu cflet; que les destinées de iaFrance soient engagées, sans que les représentants du Pays connaissent les, obligations assumées en son nom. Le Président de la République ne doit plus avoir le droit de conclure des traités qui n’aient pas été, au préalable, ratifiés par les Chambrés.

Nous réclamons rarbitrnge' obligatoire pour tous les peuples dans tous leurs différends.

Nous voulons que la Société des NuLions, démocratisée 'et élargie, comprenne à sa base une Fédération européenne. Nous voulons qu'elle soit munie d’une force de sanction, véritable gendarmerie internationale.

Politique intérieur du Cartel, des Gauches.

En attendant l’heure du. désarmemenb général, la République, française pentj et doit réduire le temps du service militaire à moins d'un au, de manière que chacun ne fasse plus: que six on huit mois de caserne.; elle, le. peut en, organisant, la nation armée, qui est lu plus siu c garantie contre toute, agression. Le service .de dixT-liuit mois -et Forgaui sa Lion actuelle de l'armée, votés par le Bloc National, donnent au pays, avec le maximum de charges le minimum de sécurité.

Nous voulons la suppression des Conseils de guerre.

Nous voulons le respect. et le développement des lois ouvrières et des libertés syndicales; nous voulons réaliser les assurances sociales, à propos, desquelles la Chambre expirante na fait qu’une vaine et dérisoire manifesta Lion.

Nous ne croyons pas que le salariat soit le dernier mot de l'organisation sociale, et nous sommes désireux de faciliter encore davantage l’accession des travailleurs à la propriété.

Nous voulons, l’amélioration du sort des anciens combattants, des familles nombreuses et des Pupilles déjà Nation.

Nous voulons 1 application stricte de l'impôt sur le, revenu,

Nous voulons la judîcc fiscale, légalité fiscale, la répression implaoable de la fraude qui lait i e tomber injustement sur les honnêtes gens les charges auxquelles se dérobent le» fraudeurs.

Nous voulons que le budget soit équilibré sincèrement par l'impôt, et non plus par F emprunt, suivant la méthode appliquée par le Bloc Nation aL

Nous voulons un impôt récupérateur sur. le capital de± profiteurs de guerre-.

CHARENTE

Nous vouions Pégali té ! des neuf an ts J devant l'instruction. Nous voulons que l'enseignement secondaire bt l'enseignement supérieur ne soient pas réservés aux plus riches, mais aux plus capable, et que la pauvreté cesse d’être un obstacle à ce qu’un efxFaot intelligent arrivé aux plus hauts sommets du savoir. Nous servirons ainsi la Nation ëïlcmicme quL a intérêt à utiliser toutes forces du peuple, qu'une organisation ploutoeratîque de renseignement laisse inemployées. Pour favoriser cette éclosion et ce développement des intelligences sélectionnées* nous mettrons au service de la science, puissant levier de tous les progrès, le maximum de ressources financières pour le maximum de résultats.

Pour V Agriculture .

Nous voulons que la vie des populations rurale devienne aussi commode et confortable que belle des habitants des villes, et qu’on les fasse bénéficier de tous les, progrès de l’hygiène,

La ville doit prolonger jusqu’aux champs ses facultés de production . intensive, scs commodités et jusqu'à scs agréments, si l'on veut que les agriculteurs ne désertent pas la terre, car celle désertion provient pour une large parL du manque de confort. Le développement des moyens de transport, la mise à. la portée de tous les procédés modernes de culture intensive rendraient le travail agricole plus productif et plus rémunérateur*

11 faut que les agriculteurs puissent sc procurer à des prix abordables, soit directement, soit par l'extension de Ja coopération et de la mutualité, les engrais et les machines agricoles, La production rendue ainsi moins chère abaissera le coût de la vie.

Notre po l il ie/tt e de Rêfo rmaa ,

Nous voulons une réforme administrative qui organise enfin la décentralisation démocratique; un régionalisme républicain qui maintienne et vivifie f arrondissement, facilite la •représentation des intérêts économiques dans la région, pour l'accroissement de la richesse du pays.

Nous pensons qu'i Lest bon; pour fiélaboraLion des lois, que toutes les compétences techniques, agricoles, ouvrières, scientifiques, soient consultées. Mais le dernier mot doit toujours rester au Parlement, seule expression de la volonté nationale.

Nous sommes résolument hostiles au mode de scrutin actuel, si obscur, si injuste, et qui a contre lui l'expérience* l’unanime sentiment des électeurs.

Nous voulons maintenir et fortifier la laïcité, qui n’est autre chose que la liberté de conscience organisée, de manière que chacun puisse librement pratiquer sa foi ou sa philosophie.

Nous sommes contre toute politique cléricale, contre la présence du Nonce du Pape à Paris, contre le maintien de notre Ambassade au Vatican, contre le retour illégal des Congrégations, contre la R, P. scolaire, contre toute atteinte à la liberté de conscience ou à la liberté individuelle*

Nous sommes pour une amnistie générale, qui effacera tout souvenir des égarements causés par la guerre, et rendra chacun à son travail. La Patrie a, plus que jamais, besoin de tous ses enfants.

L'Etat doit contrôler toute production nécessaire à la vie de la Nation, s'opposer aux excès des monopoles privés, et si ces monopoles 'nuisent aux intérêts généraux, les nationaliser.

Nous sommes hosLiîes à toute prolongation du mandat législatif. Ce sont les méthodes de travail de la Chambre qu’il faut réformer et moderniser : plus de rapidité, plus d’ordre, plus d'efficacité, moins de paroles et plus de résultats.

CHARENTE

Les mœurs parlementaires doivent être purifiées. Il faut que les affaires de la France soient enfin dirigées parties hommes qui fondent la politique sur la science et la morale, qui restaurent les vraies traditions de la Révolution française,

gggr Mais dites-vous bien, citoyens, qu’il n’y aurait aucune réforme, aucun progrès possibles si les partisans ou les complices du Bloc National rentraient à la Chambre, parce qu’ils amèneraient fatalement la Guerre,

Citoyens,

Chassez du Parlement le Bloc National, ses partisans, ses complices.

Leur politique est une politique de Guerre.

Notre politique est une politique de Paix,

Votez pour la liste du Carleï <Jés Gauches.

Vive la Paix !

Vive îa République î

Jean HENNESSY, Propriétaire et Négociant, Président du Comice agricole de V arrondissement de Cognac, Président du Collège libre des Sciences sociales, Président de la Ligue pour l'organisation de la Société des Nations, Vice-Président de la Fédérat lion des Associations françaises pour la Société des Nations, Membre du Bureau de l'Union internationale des Associations pour 3a Société des Nations, Président de la Ligue d’ Action Régionaliste, Député* — Pierre VI AL A, Agriculteur et Viticulteur, Docteur ès sciences, Membre de IMnstitut (Académie des Sciences), Président de V Académie Nationale d’ Agriculture de France, Président de PAssocialion française pour l'avancement des Sciences, Membre du Conseil supérieur de l’Agriculture de France, Vice-Président de la Commission d'Agricuiture de la Chambre des Députés, Officier de la Légion d’Honneur, Député, — A. AULARD, Professeur honoraire à la Sorbonne, Membre du Comité exécutif du Parti radical et radical-socialiste, Vice -Président de la Fédération des Associations françaises pour la Société des Nations, Vice- Président du Collège libre des Sciences sociales, Président de la Société d' Histoire de la Révolution française, Officier de la Légion d1 Honneur, — • Georges M EN 1ER, Maire de Cognac, Conseiller d’arrondissement, Diplômé de l'Ecole des Hautes Etudes Commerciales, Officier de l'Instruction publique. — René GOUNIN, Propriétaire Agriculteur^ Croix de Guerre avec palme, Candidat de la Fédération départementale du Parti Socialiste (S. F, I. O.)

CHARENTE

ILiiste de Concentration républicaine .

Chers Concitoyens,

La concentration républicaine est la clé de voûte la plus solide de la République laïque, démocratique et sociale.

Désignés comme candidats de concentration républicaine par le Congrès qui s’est réuni à Angoulême le B avril, sous la présidence de MM\ Limouzain-Laplanche et Muîac, sénateurs, et de M, Pascaud, conseiller général, assistes de MM. Couvy et Delugin, conseillers d arrondissement j nous avons rhonneur de solliciter vos suffrages.

Au point de vue extérieur, interprètes du vœu unanime du pa) s, l’objet premier et immédiat de tous nos efforts sera d'établir la paix véritable à laquelle notre victoire, si chèrement acquise par le sacrifice de nos quinze cent mille morts et de nos deux millions de blessés et mutilés, nous a donné droit.

Dans ce but, nous nous grouperons résolument autour du gouvernement de la République qui, en maintenant dans toute Ta mesure possible l’accord avec nos Alliés, sera décidé a no rien sacrifier des droits essentiels de la France consacrés par des traités.

Les rapports des experts alliés, commis à cet effet par la Commission des réparations, ont démontré une lois de plus auiflfonde entier que l'Allemagne peut et doit payer.

Ces rapports, dorft les conclusions sont acceptées unanimement par cette Commission, devront être pris comme base de nos accords définitifs avec rAIlemagne.

Nous y voyons la voie la plus sûre pour la réalisation du vœu de tous les peuples : la Paix.

Nous devons en outre veiller à ce que, sous Y égide de la Société des Nations, la sécurité de ïa France soit sûrement garantie contre toute nouvelle agression.

PoliLïque intérieure :

Au point de vue intérieur, nous entendons suivre la ligne de conduite des grands fondateurs de fidée républicaine et laïque, à la tète desquels nous comptons les Waldeck- Rousseau et les Léon Bourgeois, filluslre représentant de la France à la Société des Nations,

Ainsi qne le disait excellemment Léon Bourgeois :

« Une même loi règle notre politique intérieure et notre politique extérieure : celle de la solidarité, c’est-à-dire la loi d’association des hommes sous le règne de la justice. »

Spécialement, il ne doiL plus y avoir de classe privilégiée ; le Gouvernement doit gouverner pour tous et ïa prospérité de la France ne saurait être achetée pour le profit de quelques-uns au dépens de tous les autres*

En matière d’impôts, nous devons réaliser une véritable justice fiscale, sans vexation ni inquisition.

Dans cc but, il faut demander au superflu avant de demander au nécessaire.

CHARENTE

Aussi, en cc qui concerne Fimpôt sur le revenu, l’idée de progression, inscrite dans la loi, nous parait devoir être intégralement maintenue.

U loi fiscale ne doit pas cire le champ de bataille de£ interets opposes, mais l'acte d'association des citoyens dans les charges et les avantages sociaux répartis équitablement. Elle doit être claire, intelligible pour tous et assurer rigoureusement la répression des Ira odes particulièrement déLestables dans une période où la carence et la mauvaise volonté de l'Allemagne laisse à la charge momentanée de la F rance tout le poids de la réparation des dommages de guerre.

Mais c'est surtout par le relèvement des cultures et des industries des régions libérées et dans toute la France, par l'accroissement de la production, que nous devons chercher à équilibrer, notre budget et stabiliser: notre change menacé par les manœuvres abominables de la finance international^ car nous estimons que là est le véritable remède contre la vie chère dont le pays souffi e cruellement*

C est à ceLte œuvre que vos représentants tendront à consacrer leurs efforts en vue de réaliser notamment : *

1« L'organisation et le relèvement de Partisanal et de l'apprentissage qui, en souvenir des «compagnons » d'autrefois, doit assurer la supériorité industrielle cl artistique deda France ;

2° La mise eu application delà loi organisant les chambres d agriculture ; à doter d’un budget spécial, en vue de la défense efficace des revendications rurales;

3° La solution pratique des questions viticoles, si importantes en Charente et dont 1! intérêt, mis solennellement en relief dans le traité de Versailles, a^ pour la première fois, guidé nos négociateurs dans les accords commerciaux et douaniers en vue d'assurer en même temps que la défense des vins et des cognacs, le respect des indications de provenance et des appellations d’origine ;

4° La réduction progressive .des tarifs de transport, en commençant par ceux des produits agricoles aussi bien que ceux des engrais et des. matières premières indispensables à l’agriculture pour l'intensification de la production agricole et viticole;

5" L’organisation industrielle en France de la production de iffote synthétique pour remplacer à meilleur compte les engrais azotés que nous sommes obligés d’acheter au prix .■forts à Fil ranger ;

6° La diflaâion dans nos campagnes (dont il faut à tout prix , arrêter la désertion (de l'énergie électrique, auxiliaire aujourd'hui indispensable de l’agriculture,' comme de l’industrie, et à laquelle l’assemblée départementale a déjà promis son concours technique et financier ;

7° La mise en valeur de nos colonies, qui peuvent nous fournir à meilleur marché les productique nous achetons à l'étranger, ce qui rendra la France complètement indépendante des puissances étrangères ;

8°} La pratique de sérieuses économies sur tous les. domaines, par une simplification administrative nécessaire autan L que la répression de tous J e* gaspilla gëâ ;

9° L’encouragement, sous toutes les formesf aux familles nombreuses, par la création d habitations à bon marché, par des avantages fiscaux et militaires etipar des primes largement consenties ;

10° L’établissement de la propriété commerciale déjà votée par le Parlement.

CHAOENTS

Auipd# de vue social, notre politiques résume en deux -mots : La Justice et la Paix.

Nous; ne pouvons pas plus; admettre la réaction que la révolution.

Aucune alliance n’est possible avec les communistes, non plus qu'a vLee ceux qui veulent supprimer la propriété individuelle, ou veulcel placer des intérêts de classe et de Groupements organisés au-dessus de la PaLrie elle-même.

Nous sommes donc nettement contre la lutte des classes ; nous en poursuivrons, au contraire, la. disparition par une organisation plus juste et plus humaine.

Nous réprouvons toute politique de violence.

Nul p^iis que nous ne reste fidèle aux principes féconds des libertés syndicales. C’est le syndicat qui permettra la pacifique ascension des travailleurs; c’est dans le syndicat ouvert à toutes les catégories sociales que doit se faire chaque jour l’éducation pratique de la solidarité et de la collaboration dans 1 "intérêt public.

Nous ne voulons pas davantage d'alliance avec ceux qui n’acceptent pas toutes les lois de Ja République, et notamment avec ceux qui, sous le couvert du vocable de Bloc national, poursuivent la réalisation d une politique cléricale cl réactionnaire que le pays a déjà condamnée. J

Nous n 'abandonnerons jamais le principe de la laïcité qui, affirmant d’ailleurs le respect de toutes les croyances, garantit la liberté de la conscience humaine, et seul peut assurer la paix civile et religieuse*

Nous réprouvons énergiquement. les campagnes abominables à l’égard des dirigeants de nos écoles nationales où tant de maîtres et d’élèves ont donné à la France l'exemple du plus pur esprit de sacrifice et de solidarité.

Nous voulons le maintien absolu de la séparation des Églises et de l’État et l'indépendance complète du pouvoir civil. Nous restons ainsi, d'ailleurs, dans les traditions séculaires de la France qui, sous quelque régime que ce soit, et surtout depuis la Révolution, s’est toujours refusée à toute ingérence du pouvoir religieux dans les affaires temporelles.

Il faudra que, dès sa constitution, la nouvelle Chambre fasse d'abord l'inventaire de la situation laissée par la dernière et apporte à cette situation les améliorations nécessaires, au point de vue militaire, scolaire, social et fiscal (impôt sur le chiffre d’affaires, etc.) comme au point de vue électoral par le rétablissement d'un scrutin majoritaire, seul compatible avec nos ; libertés et la probité des électlonst

On devra pratiquer avec énergie une politique, d’économies, réprimer les gaspillages, lame rendre gorge aux fraudeurs des dommages de guerre, œuvres pour lesquelles il n’est pasiplus besoin de décretsriois que de Ja dictature d’un homme. ou d’un parti*

Mais, pour cette œuvre, nous avons besoin de la paix, paix juste pour laquelle tant des nôtres sonf morts ou ont. été blessés ou mutilés : nous il* oublierons* jamais leur souvenir, pas davantage la sollicitude à laquelle ont droit leurs orphelins cL leurs ramilles ; nos sympa Unes, qui vont à eux comme aux anciens, combattants, font partie de nos obligations nationales

Gette paix, nous devons la chercher dans le main lien de notre entente avec les Alliés,

dans le cadre de J a Société des Nations dont Ja France a été la première à réclamer la création.

I le Société a déjà rendu en maintes occasions des services signalés à la cause de Ja paix. Il Tant lui faire confiance, accroître autant que possible son autorité, son prestige et s . moyens d action., comme arbitre suprême, de même que nous admettrons tout organisme destine a^em pêcher Je retour des atrocités de la guerre.

CHARENTE

Telle est notre politique dirigée par l’unique souci de pouisuiMû . ...

C: ' ;•> A l’intérieur, la paix-civile, religieuse et sociale dans l’ordre le t*a||et ^erU ’ c 2" A l’extérieur, la paix internationale par le respect mutuel des droits des Natio la sauvegarde de nos intérêts sous la règle de la Justice.

Vive la République !

Maurice RAYNAUD, Chevalier de la Légion d’honneur, Ancien Ministre, Président du Comice agricole de Ruffec, Député sortant - Jean CARNOT, Chevalier de la Légion d honneur, Conseiller général de Chabanais, Ingénieur civil des Mines, Vice-Président delà Fédération agricole delà Charente, Mem me de l’Office départemental d’électrification. — Geo G RR AD, Chevalier de la Légion d Honneur, Conseiller généra de.Baigncs-Sainte-Radegonde, Membre de l’Office départementald élec- IriÛnation, Délégué élu par la Chambre des Députes, à 1 Office national du Commerce extérieur de la France, Députe sortant — Jean BARRAUD, Vice-Président du Consiel d arrondissement de Co-mac, Vicc-Prcsidcnl de la Caisse départementale de Crédit agricole Président de la Fédération départementale des Sociétés mutuelles d’assurances contre la mortalité du bétail, Agriculteur àSegonzacl - Henri MALET, Chevalier de la Légion d hon- «feurt Croix de Guerre, Ancien élève de l’École Polytechnique, Ingénieur des Ponts et C haussées.

Liste d’Umon socialiste communiste.

Citoyens t

Le 11 mai, vous aile/, être appelés à donner votre avis sur lé Parlement qui, depuis HH Ü, fi rréré d'une façon déplorable notre pays,

t La majorité do celte Chambre, hile Républicaine » devait œuvrer el légiférer . de. Travailleurs manuel. .1 intellectuel.. S. faillit, ne fait de doute pour ment car 150 millionnaires-députés no pouvaient travailler - que po i = ’

suivant aveuglément, dans .on «otion rétrograde, l'homme q»., dan. le monde entier, . de plus en plus isole la France .

Électeur, on t’a leurré 1 ;

Le bien-être de tous ne peut découler que du triomphe de notre doc -ru ■

Le Socialisme ou Communisme ne pourra réaliser son idéal de Justice et d Egalité que le jour où Communistes et Socialistes, oubliant leurs querelles 'intestines, se re.trouveron

fraternellement unis dans un seul et puissant parti. • ui„

Ce jour-là seulement, la France, vivifiée par notre action, renouera la vieille Iradit on révolutionnaire el reprendra, à la tête des Nations, le rôle qu’elle n’aurait jamais du abandonner depuis 1789.

Camarades !

La législature qui s'achève a versé dans 1 incohérence et 1 incapacité. La Chambre bien horizon ?. . . Voilà son travail .

CHARENTE

Gomme sécurité ?

C'est sous le ministère Poincaré, à la fin de 1922, que l'Allemagne militariste, qu'îl ne faut pas confondre avec l'Allemagne prolétarienne, a retrouvé la liberté de s'armer et elle en a largement usé.

Gomme réparations? ^ *

Occupation de la Ruhr 1 Nos recettes en charbon diminuées de 70 pour Î00, tandis que nos achats en charbon anglais passent de 6 h 17 millions de tonnes.

Action diplomatique ?

Jamais la France n'a été aussi complètement isolée des autres grandes puissances.

Conditions économiques ?

La livre est montée juaqu’à 125 francs et n’a été ramenée à un taux plus bas que par des moyens artificiels et essentiellement provisoires.

OEuvres de démocratie ?

La vie cher o s'est intolérablement généralisée, les petits rentiers et retraités affamés, la gabegie, les scandales restent impunis. Les fonctionnaires révoqués, le droit syndical violé et les impôts de toutes sortes tombent dru sur le dos des Travailleurs et des petits Commerçants. Impôts sur les salaires, impôts commerciaux, impôts sur le chiffre d’affaires, etc., etc..., rendent la vie impossible et réduisent les moyens d'existence ouvriers à leur plus simple expression.

Pas d’impôt sur le Capital, disent nos bons apôtres, car cela atteindrait les grandes firmes capitalistes. Les Rois de la métallurgie, des mines, des transports, des alcools, de la grande meunerie, etc,, etc., sont les maîtres du pays.

Les Travailleurs, par leur bulletin de vote, doivent s’en libérer et leur signifier leur congé.

Anciens Combattants, Mutilés !

A qui Ton ratiocine sur vos pensions, vous avez cru vous battre pour la dernière des guerres, et voici que nos dirigeants ne sont préoccupés que de leurs intérêts personnels, laissant l'horizon internationnal lourd de menaces guerrières.

Vous ne permettrez pas cela I

La Société des Nations, comme la Ligue de l'Arbitrage obligatoire d'avant 1914, est une forme insuffisante pour assurer la Paix.

G est 1 Union.de tous les Peuples, c’est par le Socialisme triomphant que Ton pourra empêcher Je retour des tueries.

Faisons les Étals-Unis d'Europe, en attendant de faire la République Sociale Universelle, si nous voulons que les bambins qui poussent, les orphelins de guerre, tout comme leur papa, ne soient pas de la chair à mitraille.

Camarade paysan I

Un t a menti en te disant que le Socialisme voulait te prendre ta propriété. Nous ne sommes pas un parti de voleurs II Lis cette déclaration, faite en 1898 :

r Lorsque le Capital et le Travail sont dans la même main, ce serait un crime que d y toucher, »

Unis tes elTorts à tous les parias, marche avec eux 3a main dans la main pour chasser de notre soeiété la classe parasitaire qui vit do ta sueur. Va au Socialisme, tu n’as qu’une chose à y perdre : tes chaînes L

CHARENTE

Sur les réformes :

Nous savons que ce-ne sont que des palliatifs inefficaces, mais il est indispensable dans clditions delie actuelles, d'e s'en préoccuper. L’Union Socialiste et Co— ■ »veillera, par ses candidats, s’ils sont vos Élus, à arracher un maximum au capitaliser,

^^Au Conseil général, où l’un des nôtres siège, il a défendu les petits, comme les Canton- , rîÜLnts Souvent il s’est dressé seul contre la politique nefaste du Bloc National * Il ne dépend que de vous, Camarades, que les candidats que nous présentons à vos suffrages défendent tous ensemble, avec une vigueur accrue, les mteretg des exploité Ce sont des Laïques, des Penseurs Libres, des Prolétaires. Leur passe répond de

avertir. ^ et Consiste demande avec insistance aux

commerçants, aux artisans, aux ouvriers, aux cultivateurs, de se servir, le 11 ma,, de

bulletin de vote pour manifester :

Pour l’Unité Socialiste et Communiste I Contre la guerre ;

Contre le Capitalisme ;

Contre le Militarisme:

Contre le Cléricalisme;

Pour l’Amnistie ;

Pour les Libertés syndicales ;

Pour faire rendre gorge aux Profiteurs de la moçt ;

Pour la reconnaissance de la République russe ;

Pour le Travail contre l’oisiveté P

Camarades!

rfeSSS'#

Justice et de Fraternité.

Vive l'Union Socialiste et Communiste l Vive l’Unité du Prolétariat 1

Jean ANTOINE ^Alphonse CHÏLLAUD.- Adrien DARD1LLAT.

i j Ts-ôni ttw Maurice LAROCHE .

Liste du Parti Communiste (S. P. I- G.)

Travailleurs de là Charente I

Camarade i

Quatre listes de candidats viennent solliciter ton bulletin de vote. Sous des «jettes différentes, trois se recommandent de la bourgeoisie. Une seule représente les véritables travailleurs des villes et des' champs unis par une peine commune.

CHARENTE

Le bourgeois ne peiit défendre que la bourgeoisie ! ,

La liste de Poitou-Duplessy, Laroche- J oubert, etc., dite du Bloc National de Droite, représente la réaction la plus violente calquée sur le fascisme incendiaire et se recommande « violemment » de la politique de Poincaré : politique de haine, de vol, de scandale, de guerre et aussi des six milliards d’impôts nouveaux pesant sur les épaulés de 1 humble travailleur. Cette liste est subventionné par « l’Union des intérêts Economiques », association des gros capitalistes de la métallurgie, de la mine, du rail et de la banque, qui paye des candidats, qui achète des élus.

La liste Raynaud-Gérald-Mairat, etc., dite de « concentration républicaine », personnifie le confusionnisme insolent, voulant réunir à la fois les « qualités » du Bloc Nations de Droite et du Bloc National de Gauche, pour mieux duper l’électeur. En 1J19, ces trois députés, absolument comme Poitou-Duplessy, ont accepté le programme de 1 « b. des I E » et en reçurent des subsides. Voilà pourquoi, unis par une même déchéance, ils n ont pas voulu sc séparer, agissant en 1924 comme en 1919, pour le compte de F « Union ». Malgré de multiples tractations, Hennessy n’a point voulu se mélanger à ces collègues trop compromettants, dont les votes à la Chambre se sont toujours confondus avec ceux du bonapartiste Duplessy contre l’intérêt de la masse. Cette liste rejoint celle du Bloc National de Droite. Toutes deux sont à la solde du gros capitalisme moderne.

Des députés qui se font acheter ne sont ni plus ni moins que méprisables et indignes

de la confiance populaire. T . n , „ ,

La liste Jean Hennessy-Aulard-Gonnin, etc., diLe du Bloc National des Gauches consacre la trahison du Parti prétendu socialiste se mettant à la remorque d un mult.milhonnaire dont il disait avec dédain, en J 919, que c’était « un sac d’or ». En 19J4,cet or sert à acheter le parti « socialiste ». La clause ouvrière et paysanne s’en souviendra ! Hier encoie, Hennessy était ultra-réactionnaire ; aujourd’hui, le voilà aux portes du socialisme, avec lequel il signe un traité d’achat. Que prétend donc ce politicien qui nous reserve des surprises malheureuses ? Il espère qu’à Hennessy, le conservateur catholique, iront les voix des travailleurs ! Sincérité î Comédie 111 Qui s’y laissera prendre î

En face de ces trois listes représentant tout le capitalisme se dresse la liste communiste, la liste du Travail, la liste du Bloc Ouvrier et Paysan, dont les candidats seront le

san*r la chair et le cerveau de tous ceux qui vont courber sous le labeur.

Contrairement à leurs adversaires, les candidats du* Bloc Ouvrier et Paysan n ont pas été choisis dans l’obscurité des coulisses politiciennes ou dans l'orgie des salons dores , ils ont été hissés à la pointe du combat par d'autres travailleurs organisés qui ont voulu en faire le symbole vivant du travail : trois cultivateurs, un métallurgiste, un chemmo , voi les candidats qui représentent le Bloc Ouvrier et Paysan. Tous sont d’honnêtes travail eurs aux mains nettes de toute souillure du sang des hécatombes passées, de tout scandale de notre « République » bourgeoise, de toute exploitation et de toute compromission.

Travailleur, que vas-tu faire? Obéiras-tu encore à l’attrait de la fortune et des be es phrases de ces messieurs? Crois-tu que le cultivateur n'est pas capable de s occuper luimême de l’agriculture, l’ouvrier de l’usine, et le petit fonctionnaire du service public .

croiras-tu encore bon à n cire qu un esclave ? ^ *

Le bourgeois doit voter pour les bourgeois qui font des lois pour la bourgeoisie, e

travailleur doit voter pour les travailleurs qui défendent la classe du travail.

Vive le Bloc Ouvrier et Paysan î

CHARENTE-INFÉRIEURE

6 députés.

Inscriti-* ...***... , * x 128*177 Volants (I). . 103:508

Blancs et nuis *.,**.** . 1 .893

SuiïrageB exprimés , * * . * . 101 .8Î5

M aj ori té absoJ ne.***. 50 * 903

Quotient électoral , * , 16.909

Liste d'Union républicaine et de oenoord© nationale*

MM* Bertrand (Jules)* *,..,*,*.*,*,.**,** 37.713

Viüeneau *,.**.*....* **....*,****, 38 . 474

Voyer* . . *..**,**,,! . 37*535

Le Provost de Launay , * . 37*382

Nicolle . *.*. . * 38.083

Sorin . ******* . 37*902

Total.*, . 227.089

Moyenne.* * . **, 87.848

Élus à 3 a majorité absolue,

Liste républicaine « Union des gauohes ».

MM. Hesse ***.*** . ****.*...**.,.** 59*219

Bertrand (William). * . 59*040

Pouiet 58 228

Longuet * . *.*♦*.**,*****,..* 59 . 065

Selafer . ,.,**..*. . *..*.*.*, 59*150

Pal ma de . * . 59.442

Total* . ***** 354.150

Moyenne.** ***** * ,, . 59.025

Liste du Bloo ouvrier-paysan.

MM. Bon et . 3*881

BriUouet ****.*.****,,*,,*,,****... 3 *785

Doublet . . . * * * * 3* 852

Geoffroy . * * . 3 786

Godonuet-Las serre * . * . 3.732

Soullard, * * * . . * . 3*769

Total,..* . 22 802

Moyenne . **.*, 3*800

MM* Palma.de, Hesse, Selafer, Longuet, William Bertrand, PouzeL

List© Républicaine (Union des gauches)*

Chers Concitoyens,

L arrivée au pouvoir du Bloc National a eu pour résultat : k l'extérieur, l'isolement complet de la France^ à 1 intérieur, le désordre financier, le déséquilibre des changes, la vie chère et la réaction dans tous les domaines*

(1) Le Ministère de ^Intérieur donnait :

Votants.

CHARENTE-INFÉRIEURE

Le salut de la République no peut être assuré que par Tuniori de tous les républicains de gauche, à quelque parti démocratique qu’ils appartiennent. Nous leur proposons les buts suivants :

A Intérieur :

La liquidation de la guerre et le payement de la dette allemande en plein accord avec les alliés .

Le maintien de la paix par une Société des Nations élargie, fortifiée, démocratisée, et par le désarment progressif.

À l’intérieur :

Le rétablissement des finances publiques par des budgets sincères, par la simplification et la meilleure perception des impôts, par le maintien de l'impôt sur le revenu, équitablement établi et loyablement applique, par la diminution des dépenses excessives ou inutiles, encore ai nombreuses, et par la réduction des charges militaires au minimum strictement indispensable à la sécurité nationale (service d’un an),

La propriété agricole, industrielle et commerciale par le développement et l'amélioration de tous ses>noyens de production (notamment en développant l'électrification des campagnes, les associations et renseignement agricole) } par la sauvegarde des intérêts généraux du pays contre les grands cartels ou groupements économiques qui, jouissant d'un monopole de fait, réalisent des bénéfices considérables au détriment des agriculteurs et des consommateurs .

L'éducation démocratique des enfants par un enseignement commun au premier degré et la possibilité pour tous ceux qui font preuve des aptitudes voulues d'accéder} sans privilège de classe, aux enseignements secondaire et supérieur.

Le respect et la défense de toutes les libertés telles qu'elles découlent des grands principes de la Révolution française,

La défense des lois de laïcité dans tous les domaines, et dans leur intégralité,

Lo rétablissement du scrutin d'arrondissement, le seul qui s’inspire de la logique et du principe, majoritaire ,

La liberté du travail par le respect du droit syndical, l'amélioration du sort des travailleurs par l’application méthodique des lois ouvrières et le développement des assurances sociales .

La suppression des expéditions militaires inutiles et coûteuses.

La défense des droits des mutilés et anciens combattants.

Chers Concitoyens,

Nous sommes tous anciens députés ou conseillers généraux, et, de ce fait, parfaitement au courant des questions agricoles, viticoles et des industries maritimes de ce département.

Nous ne laisserons pas toucher aux dispositions protectrices de la viticulture charentaise, élaborées par nos aînés républicains, et nous mettrons toute notre ardeur à en favoriser le développement.

Nous consacrerons nos efforts à l'exLension, à l'améliora Lion de nos ports et à la défense de celui de Rochefort, si gravement, menacé dans son existence.

Nous resterons, si nous sommes élus, en contact permanent avec nos Électeurs,

Notre collaboration constante et cordiale avec nos quatre sénateurs et la quasi-unani-

CHARENTE-INFÉRIEURE

mité dea Conseillers Généraux sera pour vous une garantie précieuse de l’efficacité de l’effort que nous sommes résolus à soutenir pour la défense des intérêts de ce Département, de la France et de la République,

Vive la Charente-Inférieure !

Vive la République Démocratique et Sociale 1

André HESSE, ancien Député ; William BERTRAND, ancien Député, Édouard PO UZET, ancien Député, Conseiller général; Théophile LONGUET, Conseiller général, MairedeTorxé; JamesSCLAFER, Conseiller général, Maire de Jonzac ; Maurice PALMADE, Conseiller général.

Liste «TUtfion Républicaine et de Concorde nationale.

Les quatre députés sortants d' Union Républicaine Nationale et les deux candidats nouveaux qui ont accepté leur programme vous demandent de renouveler le pacte du 16 novembre 1919,

La Majorité que vous aviez élue a défendu 1 Ordre, Les tentatives révolutionnaires ont été réprimées, La France n'a souffert ni de violences, ni de chômages.

Toute concession au socialisme aboutit fatalement à la Révolution ou à la Réaction. Nous ne voulons ni de l'une ni de l'autre.

Fidèles à l'esprit de 1789, nous entendons sauvegarder tous les droits menacés par le socialisme : liberté individuelle, liberté du travail, propriété, paix des consciences, inviolabilité du foyer,

La Politique définie par M. Poincaré est la nôtre. Nous servons la République en la défendant contre La dictature des organisations occultes ou publiques, dont vous constatez depuis quelque temps les insolentes provocations.

Par souci de notre sécurité extérieure, autant que de notre prospérité économique, nous serons donc k la Chambre les défenseurs inébranlables de Y ordre*

Le parti Radical-Socialiste qui, ne croyant pas k la guerre, ne l'avait pas préparée, est responsable de toutes les dépenses et des marchés ruineux qu'elle a entraînés.

La Chambre de X914 qui, la dernière année de son mandat, votait 54 milliards de dépenses alors que les recettes n'atteignaient pas 12 milliards, avait laissé une situation financière exécrable. La majorité républicaine nationale a dû liquider la faillite du parti Radical-Socialiste*

Toutes les taxes que nous avons dû voter ont cette cause unique*

Nous nous engageons à bréer par des économies draconiennes et par la suppression des monopoles ruineux, si âpremeni défendus par les Socialistes et les Radicaux-Socialistes

nq un

C H ARENTE-I NFÏ R IB URB

des ressources nouvelles qui nous permettront de diminuer vos charges et d’instituer une politique d'amortissement.

Nous repousserons tout impôt nouveau , et spécialement tout impôt sur le capital , sans efficacité sur les grandes fortunes financières, ruineux pour la propriété urbaine et rurale, pour le Commerce et l'Industrie et inapplicable actuellement, ainsi que l’ont prouvé les expériences tentées en Allemagne et en Italie-

Nous maintiendrons enfin la politique d'amitié cordiale, mais indépendante, envers nos Alliés et de fermeté envers l'Allemagne, qui, par le payement le plus large possible des réparations, allégera le poids de nos emprunts.

Nous voulons la Paix.

En occupant )a Ruhr, et en y restant jusqu'à ce que l’Allemagne ait payé et ait désarmé, nous empêchons la guerre.

Nous avons soutenu M, Poincaré sans défaillance dans la politique de la Ruhr. Nous lui maintiendrons notre confiance pour achever son œuvre.

Quand notre sécurité sera définitivement assurée, nous pourrons réduire à un an la durée du service militaire.

Tous ceux d'entre nous k qui leur âge le permettait ont fait la guerre sur le front. Les vrais Combattants et les Mutilés sont des amis.de la paix. Mais ils savent que seuls en jouissent les peuples qui sont prêts à la défendre.

Vous ne voudrez pas que recommencent les folles erreurs de 1914, dont les revenants se dressent devant vous.

Nous n'avons pas besoin de vous tracer tout un programme économique.

Vous nous connaissez. Nous sommes en Agriculture, en Commerce, en Industrie, des, hommes de pratique et de réalisations. Nos intérêts personnels sont les vôtres, tous solidaires des intérêts généraux du pays.

Nous continuerons à demander avec persévérance la diminution des droits excessifs et prohibitifs qui pèsent sur nos cognacs, de nouveaux traités de commerce leur accordant une situation favorable; nous poursuivrons l’abaissement des prix de transports pour tous produits de la Pêche et nous nous attacherons à obtenir une meilleure utilisation de nos Ports et le développement intensif de notre Manne Marchande,

Les principes essentiels qui devront présider k cette action économique vous sont chers : Pas dJ Etatisme, Liberté du Travail, Liberté du Commerce, encouragement des initiatives privées.

Notre dévouement aux intérêts départementaux et locaux n'a pas à s'affirmer par des paroles. Nos actes suffisent.

Combattants et Mutilés, vous savez, que nou^ sommes des vôtres. De vous à nous les déclarations sont superflues. Nous n'avons pas changé,

La cherté de la vie constitue le plus lourd souci de tous les travailleurs. Elle écrase aussi ces classes moyennes qui fournissent au Pays tant de bons serviteurs, T remédier sera l’objet de nos efforts immédiats.

Nous défendrons enfin les revendications légitimes des familles nombreuses. Elles ont été, dans’la guerre, la force suprême de la Patrie, elles restent dans la paix son magnifique espoir.

Chers Concitoyens,

Libres de tout patronage, en pleine indépendance, nous nous adressons directement au suffrage universel.

Nous n'entendons pas plus lui imposer que nous ne subissons nous -mêmes une tutelle

G ItîïiEN TE "INFÉRIEURE

quelconque, nous plaçons la RcDublique et la Patrie au-dessus de toutes les chapelles, de toutes les coteries, de toutes les sectes.

Vive la France l Vive la République !

Jules BERTRAND, Industriel, Président du Comice agricole, Député sortant, — Clément VILLENEÀU, Propriétaire, Avocat à la Cour ds Appel, Député sortant. — Pierre VOYER, Propriétaire, Maire, Conseiller général. Président du Comice agricole, Député sortant. — LE PROVÛST DE LAUNAY, Propriétaire, Chevalier do la Légion d’honneur, Croix de Guerre, Député sortant* ~~ Armand NICOLLE, Propriétaire, Maire, Conseiller d'arrondissement, Vice-Président de la Société départementale d'ogriculturc* — Charles SOR1N, Avocat- à J’onzae, Mutilé, Médaille Militaire, Croix de Guerre,

Liste du Parti Communiste (S. F. I. G.).

Electeurs,

Trois groupements politiques sollicitent vos suffrages dans ce département.

Le Bloc NaLional, &r*::«té de Taittinger, renforcé par le radical Nicolle, vous demande d'approuver sa politique violence et de ruine publique. Défenseur avéré des puissances d'argent, soudoyé par les gros trusts financiers et industriels, le Bloc National est le représentant direct des classes exploitantes, c'est-à-dire de la féodalité moderne. Les fautes du Bloc National sont trop lourdes depuis quatre ans, vous devez voter contre lui.

Les candidats du Bloc des Gauches vous font espérer une ère de prospérité et de sécurité, de justice et do liberté* Leur force apparente vient des fautes récentes commises par le Bloc National, mais le Bloc des Gauches est impuissant à rétablir l'équilibre d une situation aussi chaotique* Le parti radical a dirigé ce pays pendant vingt ans, il n'a su prouver que son impuissance* Il nous a menés à la guerre.

Le Bloc National est le bloc des bourgeois repus* Le Bloc dés Gauches est le bloc des bourgeois arrivistes*

Lu campagne du Bloc National est payée par l’Union des Intérêts Economiques, celle du Bloc des Gauches est payée par la franc-maçonnerie*

En 1919, aux réactionnaires et aux radicaux, le parti socialiste opposait les candidats do la classe prolétarienne*

Eu 1924, pour s'assurer un mandat, l'arriviste- Pouzet est passé au camp de l'ennemi et seul, aujourd’hui, le Parti communiste continue la politique traditionnelle du socialisme*

Les candidats du Bloc Ouvrier et Paysan sont tous des travailleurs. Ils ont assuré au prix de grands efforts près de 80 réunions, mais il leur a été impossible de se faire entendre de tous les électeurs.

BoueL, de Jonzac, Doublet, cultivateur de Saint-Jean-d'Àngély, déjà candidats en 1919 avec le citoyen Pouzet qui les a trahis, ne sont pas des Inconnus pour vous. Hommes hon-

Nc 1 47 1

C H AiLENTE“I£f FÉ R ÏE U R E

nê tes, loyaux, ils oui obtenu en 1919 plus de 12 ,000 suffrages» ‘Malgré leur âge? ils continuent la bataille avec la seule ambition de bien vous servir.

A leurs côtés, quatre travailleurs sollicitent vos- suffrages ; tous sont dignes de votre confiance,

Godonnet-Laf serre et Geoffroy sont gérants de coopératives, P un à la Tremblade, l autre à la Roche lie,

Soullard est un peintre décorateur, vieil ouvrier, .dont les 65 années n’ont pas diminué l’ardeur révolutionnaire.

Brillouet, le plus jeune, est un communiste que la guerre a formé, très estimé dans les cantons de Surgères et d'Ai-grefeuille, il a compris, dans les tranchées, que la lutte contre la guerre doit être avant tout une lutte contre le capitalisme qui l’engendre, te Ouvriers, métayers, petits fermiers, travailleurs de la mer et des champs, vous êtes le

nombre j vous pouvez être la force, mais songez que vous no serez bien défendus que par les vôtres .

~ Arrière les gros propriétaires, Le Provost de Launay, Palmade, Jules Bertrand, Voyer, NicoUe.

Arrière les avocats André Hesse, Sorîn, W, Bertrand, VHleneau.

Arrière Scia, fer, démagogue arriviste. Arrière le traître PouieL

Place aux Ouvriers et aux Paysans !

Travailleurs,

ëtl votant pour le Bloc Ouvrier et Paysan, vous indiquerez que vous n’avez confiance ni dans le Bloc National de droite, ni dans le Bloc National de gauche, et que vous n'espérez de sort meilleur que par une action énergique contre le régime capitaliste qui nous

mène à la misère et a la guerre.

CHER

5 députés.

Inscrits. 95.955

Votants (1) * . . 8Ü.0SÜ

Blancs et nuis .... .

S Orages Cxprirnfe . • j. * . * * * *

MM* Bonnet. . .

Du ma' çay .

Total

Moyenne

Majorité absolue ... * 39 .Si 4

Q uot i enté le cto r&L . . 15* 925

Liste p’Unicn nationale républicaine.

M . D;ibt h de la Sablonière . . .

d’Almont. . , . *-***

Audilon —

* Massé (Joseph)* . * * ■

Ponroy . . *

Total. .

Moyenne. .

Liste de concentration républicaine.

MM. Fouerîer . * . 17.962

Massé (Auguste). ..... - 18.478

Sainniont. . . ♦ **....*>.* . * * 17.719

Liste d'Union républicaine et socialiste.

MM. Laudicr .......

* Marcel Plaisant

* Péraudio .

* Valudtt . .

Vin fi délie . . . . .

Total,

Moyenne.

Liste du Bloc ouvrier-paysan.

MM. Gh&ntelat . . - -

Lerat . . . ■■■ ■ ^.815

Tastemain . . . . . . . 28 ■

* Cornavîn . - * . 24.946

Total. ... - - - - 119.424

Moyenne . 23.884

Elus

^ au quotient J à la plus forte moyenne

MM. Péraudiu, Comavin, Massé (Auguste).

MM. Valade, Plaisant.

Liste d'Union Républicaine et Socialiste.

Citoyens,

Les élections du 16 novembre 1919, faussées par un système électoral bâtard, ont livré les destinées de notre pays au Bloc national. La législation qui en est résultée a infligé à la Démocratie, sur tous les terrains, les déceptions les plus cruelles.

(j) Le Ministère de Hniérleur donnait, :

Votants-. . . . . . . ***** . . . 80.713

CÎÎEÏt

Le scrutin du 11 mai 1924 doit réparer cette erreur^ maigre le vice du même mode électoral.

(Test pourquoi va s'opposer, dans toute la France, au Bloc national, coalition de tous les intérêts et des appétits 4 u césarisme et de la réaction, le Bloc des Gauches, faisceau de toutes les forces républicaines pour le triomphe de la démocratie et du progrès social.

Partout ce Bloc doiL vaincre, et il vaincra par la volonté et l'union des républicains et des socialistes.

Ouvriers des champs et des villes, travailleurs manuels et intellectuels, petits fonctionnaires, pensionnés, commerçants, industriels et cultivateurs, songez aux charges fiscales qui vous écrasent, à la vie chère de plus en plus intolérable, h vos libertés menacées, à la laïcité compromise* Redressez-vous fièrement, votez en masse et à bulletins complets pour la liste d’Unîon Républicaine et Socialiste.

Vive notre Berrv Républicain et Socialiste S

Vive la République laïque, démocratique et sociale I

Prorf ranime de garanties communes de là h$(e d' Union népublicaine et Socialiste *

Défense de la République et des institutions démocratiques contre toutes les entreprises de dictature,

Répudiation formelle de la politique du Bloc national et de P Union des Intérêts économiques*

Réforme électorale dans un sens démocratique.

Execution des réparations et des engagements pris par l'Allemagne. Défense des droits de la France grâce à une politique d'accords entre les peuples et de justice internationale #

sous le contrôle et la garantie de la Société des Nations*

Laïcité de l’Ecole et de l'Etat et respect de la liberté de conscience. Enseignement à trous les degrés accessible à tous les enfants du peuple sans autre distinction que celles fondées sur l'intelligence et le travail*

- Allégement des charges militaires et service militaire à court terme*

' Défense du droit syndical et liberté d’opinion peur tous les fonctionnaires.

Maintien de la journée de huit heures*

Assurances sociales pour tous les travailleurs et développement sur un plan régulier des habitations à bon 'marché.

Industrialisation des grands services publics et monopoles d'Etat,

Politique d'économies par la suppression ou la réduction méthodique des organismes centraux, y

Réforme fiscale basée :

1° Sur la ‘répudiation de toute politique d'emprunt ou d'aggravation des charges indirectes frappant le petit commerce et les consommateurs ;

2° ^ur l'impôt sur le revenu appliqué dans un véritable esprit de justice fiscale avec toutes mesures de garantie contre la fraude et Y évasion des capitaux ;

3e1 Sur l'assainissement de la monnaie et la stabilisas ion du change' par une contribution des richesses constituées.

Exécution d'un (programme d'ensemble pour l'agriculture par le développement des institutions dé crédit agricole, de coopération, de mutualité ci de prévoyance, pour procurer à tous les cultivateurs Faisande cL Lindép en dance sociale*

CHER

Liste du Bloc ouvrier paysan.

Celle liste n’a pas fait distribuer de profession de foi.

Liste de Concentration Républicaine.

Républicains de tradition el de principe, mais ne séparant pas la République de la Patrie, nous faisons appel h tous des républicains et a tous les patriotes qui sont résolus à travailler, clans l’ordre et dans la paix sociale, dans la sécurité garantie par l'exécution des traités, à la grandeur et à la prospérité de-la France. ? . r •

Reconnaissants, avec le pays tout entier,. envers le Président Poincaré, tic l’autorité, de la vigilance et de l’énergie qu’il n’a cessé de mettre dans la défense des droits et des intérêts du pays, yis à-vis d’une Allemagne qui s’est toujours dérobée et qui, cependant, ainsi que viennent de le prouver si nettement deux Comités d experts, peut et doit réparer, noos affirmons notre volonté d’unir nos efforts pour la constitution, dans la Chambre prochaine, d une majorité de républicains éprouvés, uniquement soucieux du bien public et de la rénovation économique de la Nation.

Nous n'^vons pas la prétention de préciser, dans ces détails, ce que pourra être 1 œuvre de la prochaine législature, mais nous devons vous faire connaître quelles sont, dans les réformes qui s'imposent, et dans les idées qu’iF convient d'affirmer, tes résolutions qui nous dicteront noire devoir pour défendre et pour sauvegarder, sans révolution ni réaction, la vieille doctrine républicaine :

Stricte exécution des clauses du Traité de Versailles ; défense des droits imprescriptibles de la France et approbation des mesures prises pour la sauvegarde de notre gage , approbation des mesures indispensables pour assurer la sécurité nationale et resserrer nos

alliances ; .

Opposition ferme et énergique aux doctrines internationalistes, qui préconisent la lutte de classes et méconnaissent le respect de la propriété individuelle, inscrit à la Déclaration des Droits de l’Homme ;

Paix sociale, fondée sur les lois de protection, de solidarité, d’émancipation et de prévoyance que La République adonnées au monde du travail ;

Liberté absolue de conscience* maintien des lois laïques, toujours appliquées dans le plus large esprit de concorde et d’apaisement ; respect et défense des droits et des libertés de tous les citoyens, à quelque croyance qu’ils appartiennent ;

Economies sévères, répression de touL gaspillage eh réformes administrai!^ es, seules capables d’amener une diminution du coût de la vie ;

Equitable répartition des charges fiscales et simplification des impôts ; révision de Fimpot sur le cfaiflae d’affaires et retour k la liberté commerciale ; réajustement des impôts cédulaires j réduction de la circulation fiduciaire et de la dette flottante ,

Reconstitution de la puissance économique: et financière de 1 Etat, et encouragements à l’initiative privée, afin de favoriser l’essor du Tiomiherce, de l’Industrie et de 1 Agriculture, et d'assurer le bien-être et l’indépendance des travailleurs ; lois d assurances sociales, etc» ;

N' un

CHER

Encouragement* aux familles nombreuses ; primés à la natalité:; développement des

habitations à bon marché et de la petite propriété . , ,

Développement do l'enseignement technique et de 1 apprentissage ; institution de Chambres de me Liera

Respect des- libertés syndicales ; maintien de la réglementation, actuelle du travail ,

Aboutissement des, réformes qui permettront d’accomplir intégralement le programme des réparations matérielles et morales dues aux mutilés et anciens combattants, aux veuves,

aux ascendants cl aux. orphelins de la guerre;. , , , .

Réduction du service militaire, dans toute la mesure compatible avec la securité nafio-

nale ;

Encowrageiæa|ls à l'éducation physique et aux sports.

Tels sont les articles les plus essentiels de la politique que nous soutiendrons, politique de large union républicaine qui n’a qu’un but : la grandeur et la prospérité de la France.

Ainsi, dans l'ordre-assuré par les lois, dans le respect de la propriété, dans la sécurité garantie par l'exécution des traités, pourront se réaliser les réformes sociales, économiques ■ et financières que réclame la démocratie française, et. que nous nous attacherons k faire aboutir, dans un esprit d’égalité et de justice, et dans un sentiment d union et de solidarité républicaine, au service de la Patrie*

Jean FOUCH1ER, Directeur de La, Dépêche du Berry, Conseiller général du Cher, Chevalier de la Légion d’honneur. — Auguste MASSÉ, Président du Syndicat des Éleveurs du Cher, Chevalier de la Légion d’honneur. — Charles SAIINMUN f, Avoué, Conseiller d’arrondissement de La Chapelle-d Angillon, Chevalier de la Légion d'honneur, Croix de guerre. — Henri BONNET, Inclus tri cl. à Châteauneuf-sur-Cher. — Charles DUMARÇAY, Professeur au Lycée de Bourges, Officier de [Instruction publique*

Liste drUnion nationale réputriicame

Chers Concitoyens^

Nous nous présentons à vos suffrages franchement et loyalement, sans intrigues ni compromissions, pour, si vous nous accordez votre confiance, maintenir dans la nouvelle Chambre avec une fidélité inébralable, la majorité qui soutient l’illustre homme d’Etat Raymond Poincaré, seul capable de défendre l’honneur et la sécurité de la Patrie, la grandeur et la gloire de la République,

Les efforts et les votes des trois députés du bloc des gauches se sonL toujours trouvés réunis, aux heures périlleuses, pour le renverser, avec la prétention de mieux gouverner la France que ceux qui occupent aujourd’hui le pouvoir. Nous opposons nettement nos candid a Lu res à leur ca r tel *

Nous sommes pour L’exécution sans faiblesse du Traité de Versailles, contre 1 évacuation de la Ruhr tant que l’Allemagne n’aura pas payé eL désarmé. Nous ne pouvons vivre en oaix avec le peuple allemand, reprendre les relations, que s’il respecte la foi jurée. Le seul moyen

d'écarter pour jamais la guerre est de montrer l'énergie patriotique dont le Gouvernement donne l'exemple au monde entier.

Au risque de compromettre sa popularité T la Chambre a voLé k deux reprises de très lourds impôts. Il !e fallait pour sauver le crédit national. Les impôts nous ont rendus maîtres du marché du franc. Tout avoir eût fondu aux mains de son maître, si k fermeté du Gouvernement n'avait arrêté net la manœuvre de la finance ennemie.

Le premier devoir de la Chambre de 1924 sera de réformer notre système fiscal, voté avec une hâte que la nécessité seule peut excuser. L’expérience à démontré que la cédule sur les bénéfices industriels et commerciaux et l’impôt suFle chiffre d'affaires étaient des erreurs : ils doivent disparaître dans un délai raisonnable. On peut trouver un régime d’impôts aussi productif et l’appliquer sans déclaration ni inquisition intolérables.

Nous sommes pour la paix civile, la liberté de conscience, la liberté d'enseignement, le maintien de la politique d'entente inaugurée entre la République Française et les autorités religieuses ,

La simplification de nos organisations militaires, judiciaires et administratives est imposée par l'obligation de réaliser des économies. Le Président du Conseil et Louis Marin, le ministre éminent qui a attaché son nom a celte indispensable réforme, sont déjà saisis des sérieuses raisons qui militent en faveur de Bourges, de SaiiU-Âmand et de Sancerre . La bienveillance du Ministère nous est acquise et nous pouvons espérer que les décrets que le Gouvernenemenl aura pris avant la rentrée nous épargneront de trop cuisantes amputations.

Avant que le lointain mirage des assurances sociales puisse devenir une réalité, nous poursuivrons les améliorations des lois sur fi assistance médicale gratuite, sur l'assistance aux vieillards et incurables', sur le repos des mères, l'allaitement maternel, l'aide aux familles nombreuses, espoir de Ja France, la réduction des droits de succession en ligne directe. Il faut épargner aux citoyens les sollicitations humiliantes et élever la générosiLé nu niveau des besoins . Notre entier concours est assuré aux anciens combattants, aux mutilés, aux veuves de guerres, aux ascendants ; le souvenir d’un triste et glorieux passé reste vivant dans nos cœurs. Nous demanderons Ia propagation des pratiques d’hygiène et de larges encouragements aux sociétés d’entraînement physique et de-sport.

Nous proclamons sans réserve notre respect absolu du droit de propriété. Les titres de îa grande, de la moyenne et de Ja petite propriété sont fondés sur les mêmes principes inviolables et sacrés. On ne peut attaquer l'une sans ébranler l’autre. Qu'on n’attende de notre part aucunes concessions au collectivisme. Aussi déshonorantes que dangereuses, à nos yeux, elles ruineraient l'agriculture, dont nous sommes les zélés défenseurs. Nous exigerons pour les cultivateurs la suppression de l’heure d'été, le rétablissement intégral du privilège des bouilleurs de cru, les mesures sévères contre la hausse abusive des* engrais et des tourteaux, la fabrication urgente en France de fi azote Synthétique, la révision des tarifs douaniers pour les machines agricoles, la suppression des droits de sortie prohibitifs, la distribution de l'énergie électrique dans les campagnes .

Le principe sur lequel est fondée la loi électorale qui nous régit est que tous les partis politiques doivent avoir un représentant à la Chambre, à la seule condition d’avoir dans le pays un nombre suffisant d adhérents. Nous avons, le 16 novembre 1919, dépassé largement le quotient. Nos électeurs nous conserveront leur confiance, nous en avons îa ferme assurance. Leurs sentiments, leurs convictions, leurs intérêts seront défendus au Parlement avec dévouement, cordialité, souci de remplir consciencieusement un grave devoir.

Estimant l'honneur k plus haut prix que le succès, nous méprisons les attaques personnelles. Notre liste n'est pas un assemblage d'un jour d'hommes aux convictions contradictoires. Nous sommes pleinement d’accord sur fous les points. Ne us pouvons revendiquer un même passé de fidélité à nos idées, de dévouement à nos concitoyens, de labeur désintéressé .

CHER

Nous n'avons qu'une ambition : travailler à la défense nationale* au progrès social, à la prospérité agricole, industrielle et commerciale de la France,

Nos sentiments sont clairement exprimés dans l'ordre du jour que la majorité républicaine de la Chambre a adopté* le 3 avril 19"24> par 383 voix contre 131,

« La Chambre, approuvant les déclarations du Gouvernement et confiante en lui pour qu’il poursuive, dans un esprit d’union républicaine et de concorde nationale la politique de réparations, de sécurité et d'économie voulue par le pays, passe à l’ordre du jour, »

Seul des députés du Cher, M, Pierre Dubois a voie cet ordre du jour de confiance au ministère Poincaré,

Vive la République î

. Pierre DUBOIS, Député sortant, Conseiller général du canton

Baugy* Maire de Baugy René d’ALMONT, Conseiller général du canton de La Chapelie-d’Angillon, Maire d’Ivoyle-Pré, Secrétaire de V Office agricole départemental ; Georges ANCILLfON, Propriétaire -Agriculteur à Bunnegon ; Joseph MASSE, Conseiller général du canton de Level, Maire de Soyeen-Septaine, Délégué à l’Office départemental des Mutilés de guerre; Henry PONROY, Conseiller générai du canton de Lury, Président de la Société de secours aux Blessés militaires.

CORREZE

Le Bloc' National avait promis do gagner la paix et de restaurer le pays. Il n’a "réussi qu'à faire perdre à la France sa grande figure de nation pacifique et généreuse, 11 a bouleversé davantage là vie économique du pays au lieu de la reconstituer et de l'orienter duos le sens de 1 intérêt général.

Contre cette politique néfaste et aussi pour éviter les funestes effets d'une loi électorale absurde qui! faudra modifier, deux grands partis se sont unis qui n'a tien dent rien de la violence et de la misère, qui sont également opposés à la dictature de droite et à la dictature boichevisle parce qu'ils ont l’un et l'autre gardé une foi entière en la démocratie. Et loyalement, en pleine .confiance mutuelle, ils viennent ensemble vous dire : Vous venez de faire l'expérience d’une mauvaise paix Inspirée des solutions du passé et c'est plus que jamais aux solutions démocratiques qu'il faut recourir.

Mauvaise paix puisqu’elle demeure toujours incertaine et menacée dans une Europe armée et haineuse, dans un monde ou règne un tel désordre qu'on y voit de scandaleuses fortunes s échafauder sur la misère de ceux qui travaillent et qui souffrent.

Mauvaise paix puisque — à l’intérieur de ce pays — le gouvernement, uniquement désireux de consolider les privilèges des gros possédants, a fait une politique tellement réactionnaire qu'elle a paru justifier les espérances des partis qui rêvent de fascisme cA de retour aux régimes déchus.

Politique de vie chère et d’incertitude matérielle pour tous les producteurs ; politique d’emprunts à jet continu qui a paralysé l’essor économique du pays en aggravant 1 instabilité monétaire, en drainant l’argent nécessaire au commerce et à l'industrie et qui a abouti au Panama des régions dévastées (10 milliards gaspillés).

Politique qui a aggravé l’injustice fiscale en accablant d’impôts de consommation les travaillent s frappés Suivant leurs besoins et non suivant leurs ressources et en refusant de compléter par la répression sévère de la fraude fiscale et par la révision des marchés de la guerre l’œuvre de moralité et de justice accomplie par la dernière Chambre républicaine qui avait voté, eu 1917, l'impôt sur les bénéfices de guerre et l’impôt général sur le revenu .

Politique militaire qui est la négation même des leçons de la guerre puisqu’elle fait encore reposer la défense nationale sur l’armée de caserne, gaspillant ainsi et les crédits qui seraient mieux employés à acquérir du matériel et les jeunes énergies françaises trop longtemps détournées du travail productif.

Politique réactionnaire qui a déjà compromis gravement l’œuvre accomplie au cours d’un demi-siècle d’action républicaine, en matière d’enseignement cl de laïcité ; qui a tenté de restreindre les droits politiques des petits fonctionnaires et brimé les organisations ouvrières.

Politique qui risque de porter atteinte à toutes les libertés si lentement acquises dans le passé et qui sont la condition de tout progrès social à venir.

Mauvaise paix puisque — en nous aliénant l’amitié de nos alliés — elle a eu pour résultat de réduire d’une façon inquiétante les droits de la France aux réparations, de lui enlever l’espoir d’une liquidation prochaine des dettes interalliées de déchirer enfin le pacte de garantie, élaboré à la conférence de Cannes, qui assurait la sécurité de la France en mettant à sa disposition, en cas d'agression de V Allemagne, la totalité des forces navales, militaires et aériennes de l’Empire britannique.

Citoyens,

Vous n’accepterez pas qu’une pareille politique se poursuive plus longtemps.

Et si vous voulez qu’en matière fiscale on revienne à la tradition républicaine des impôts personnels se substituant progressivement aux impôts de consommations établis sur ce dont les pauvres gens et les familles nombreuses surtout ont besoin pour vivre; qu’on

connfzn;

s’efforce 8e substituer dans le plus bref délai à la taxe sur le chiffre d affaires, inique dans son principe et vexatoire dans son application, une taxe à la production qui devra ellemême être progressivement remplacée par des taxes nouvelles et définitives frappant non plus le capital en travail mais seulement la fortune acquise; que soit enfin opérée une réforme des impôts départementaux et communaux qui, en obligeant la fortune mobilière a prendre sa part des charges locales, procurerait des ressources nouvelles très importantes

aux budgets des petites collectivités; , -

Si vous voulez que tous les travailleurs de ce pays, que tous les salaries de 1 litat iouissenl pleinement de leurs libertés politiques et syndicales et trouvent, dans des assurances sociales, dotées des crédits nécessaires à leur fonctionnement immédiat, la sécurité pour leur vieillesse, les garanties indispensables contre la maladie et le chômage, et la certitude d'une vie plus sure, plus douce, plus noble, telle qu’on la leur avait promise pendant

la guerre ; ^

Si vous voulez qiU5 les familles nombreuses soient enfin eliicacement protégées et

encouragées; , . .

Si vous voulez que soit purifiée l’atmosphère dans laquelle les hommes de ce pays ira-

vaillent, souffrent et pensent, cette atmosphère empoisonnée par le mercantilisme, la spéculation, toute l’immoralité de la guerre et de l’après-guerre qui, en sapant la grande loi du travail, source unique du profit honnête, a donné aux uns l'appétit des gams fades, et? aux autres l’espoir de progrès sans effort ; aux uns, le goût des solutions de hasard, aux autres, l’espoir des solutions de force ;

Si vous voulez faire rentrer dans la vie nationale la féodalité économique des trusts industriels cl des consodums financiers, en obligeant les nouveaux seigneurs, qui déjà se dressent au-dessus et contre la nation, à participer à une organisation nécessaire de la production et de la répartition des richesses collectives (houille blanche, mines, engrais, grands services publics) trop souvent abandonnées à des monopoles de fait dont la tendance fatale est d’exagérer les prix, de raréfier la production, de restreindre la consommation et d'abaisser la qualité ;

Si vous voulez que nos agriculteurs trouvent dans des caisses de Crédit agricole plus largement dolées des facilités rouyelles d’accession à la petite propriété, dans la diffusion de rénérgk* électrique, dans le développement 'du réseau rura} el vicinal, dans la mise à leur disposition, à bas prix, des machines agricoles modernes et des engrais nécessaires, dans un régime douanier équitable, des raisons nouvelles de ne pas déserter une terre dont le rendement serait amélioré, où la vie deviendrait plus attrayante et le travail moins

pénible ; n \

Si vous voulez qu’enfm vos enfants aient accès suivant leurs aptitudes et non d apres

leurs fortunes, à tous les degrés de l’enseignement, par l’institution de l’école unique fondée sur la laïcité, garantie nécessaire de la liberté de pensée;

Si vous voulez que toutes les victimes de la guerre reçoivent enfin satisfaction totale ; que les mutilés voient leurs pensions constamment ajustées à la gravité de leur état el. au coût de la vie; que les orphelins restent toujours entourés de la sollicitude qui leur esL due ; que les anciens combattants elles anciens prisonniers cle guerre obtiennent, dans la mesure des disponibilités financières, la reconnaissance des droits qu’ils' revendiquent justement; que ccs autres victimes que sont les condamnés des conseils de guerre trouvent enfin, dans l’amnistie totale, la juste réhabilitation que l’on doit à ceux qui n’ont pas

trah i ; . . ' -

Si vous voulez surtout que des hommes nouveaux cl plus jeunes, qui ne. sont pas obsédés par les solutions du passé, .consacrent tous leurs efforts à réaliser enfin ia paix de justice dont l’espoir soutenait nos soldats, aux heures sombres de la guerre ; la paix des peuples unis qui rapprochera la France de la Révolution de la Russie des Soviets résolue à s’acquitter des dettes jadis contractées envers les petits prêteurs français ; la paix qui

N* UH

CORRÈZE

reconstruira l'Europe autour de la France démocratique et assurera à notre pays, avec les justes réparations qui ïuî sont dues, la sécurité qu’il doit immédiatement rechercher dans Venten te interalliée, avant qu'il ne la trouve, définitive, dans une Société des Nations, libre dans son développement et maîtresse de ses destinées;

Si vous voulez enfin que notre France qui avait porté dans le monde, sous les plis de ses drapeaux, les idées de Liberté et de Démocratie, reprenne la place que Victor Hugo lui avait fixée « en tête de la colonne humaine

Vous voterez liste entière pour le Cartel des Gauches.

Vous ne laisserez surprendre votre bonne foi

Ni par les mensonges d’une presse empoisonnant à leur source même les moyens d’information ;

Ni par les affiches qui sont des faux ;

Ni par l’argent jeté à pleines mains dans ce département pour corrompre les consciences et essayer de créer la division dans les troupes républicaines ,

Ni par les calomnies personnelles répandues par des journalistes indignes.

Vous n’ajouterez aucune foi aux prophètes intéressés qui annoncent que les résultats de l'alliance de nos deux grands partis fera courir des risques h l’avenir de notre pays.

Vous vous souviendrez qu'à une autre heure aussi grave, cette alliance permit au contraire au ministère Waldeck- Rousseau d’accomplir une grande œuvre républicaine.

Vous irez aux urnes, le 1 1 mai, au cri de ; Vive la République !

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