‹ Programmes, professions de foi et engagements électoraux de 1924Chapitre 15 sur 124 · CORSE · texte numérisé non relu

CORSE

qu’à diviser un peuple que la lutte de classe ne saurait agiter, nous pensons que rien ne doit être négligé pour développer, dans nos campagnes, l’esprit d'association et d’entreprise en commun, pour favoriser les œuvres de mutualité et d’assistance, pour mêler, de plus en plus, nos populations au mouvement qui emporte le monde vers un idéal de bien-être collectif et de sage égalité* ^

Le travail dans l’ordre, le progrès dans la paix des idées et des croyances, la liberté de chacun dans la concorde de tous : telle est notre conception de la paix sociale.

Au point de vue économique, tous nos efforts tendront à Inachèvement des travaux cl assainissement de nos plaines, à la poursuite des ouvrages d’irrigation, à la mise en état, de notre voirie vicinale, à la construction du chemin de fer de Ghisonaccîa à Bonifacio et Sartène et d’Ajaccio à Sartène, comme à l'établissement des voies ferrées secondaires, à L accroissement des ressources départementales et communales, à l’amélioration de Poutillage de nos ports, en un mot à foules les mesures susceptibles d'obvier à l'infériorité materielle de notre pays et à le mettre an niveau des autres départements.

La République, triomphante de l’ennemi du dehors, lutte durement aujourd’hui contre les .difficultés materielles que tente de lui créer un vaincu déloyal.

Groupés adtour d’elle, nous entendons soutenir une po li tique d’inébranlable fermeté qui permette d’exiger la principale des réparations attendues : celle qui va aux victimes de la guerre et de ses conséquences : mutilés, retraités, fonctionnaires.

Lhers concitoyens I Si vous nous croyez dignes d’assumer cette noble tâche, que vos sullrages nous témoignent de votre confiance, comme noire sincérité vous est garante de nos intentions.

Vive la Corse !

Vive la République !

Antoine G A VI XL — Henri PîERANGELL — François PI CTRL — Hyacinthe QLIL1GHLXL

COTE -Dm

5 députés.

Inscrits,

Volants

RI unes et mils, . . , . * * ■ 1 * Û85

Su ITrages er pr i m ès . 77.794

MM, No i rot, . 15.792

Mongcard. . . . ■ , . 15,613

Total . 81.082

Moyenne.,* . 10,206

Ma] ori té absolue ♦ , . * 38.898

Quotien t électoral , , « 15, 559

Liste d'Unicn républicaine et sooiale.

MM, Boissard , - * . - . 36.823

Camuzet . - . 37,232

Chariot, . . . . 37.219

Patriat . . . 36.290

Vincent, . , . . . . 37,133

Total . . 181,697

Moyenne,,, . 36,939

Liste d'Union socialiste.

MM. BarabanU. . . . * *7-i70

Vacher . . * . ■ 16.975

Robert, , * . . . . . . 15,532

Liste républicaine radicale e t radioale- s o ci ails te .

MM Charles.,,.. . . . 21.618

Gruct., . . 19,910

Poiltot. .. . . . , . * 20,698

Doruoau, 18.920

Ricci . . . . — * — . - 20,209

Total,. . 101,355

Moyenne.,, . 20.271

MM, Héinimann., . . . 3,670

Dercpas . . . . . — . 3,602

Seignot . 3,560

Dec ou x » 2.553

Noirot . .,*, . ♦ 3.550

Total.,, . . 17,935

Moyenne: — . 3.587

Elus.

£ au quotient . - MM. Câmuzet, Chariot , Charles, B arabanl.

( à la pins forte moyenne. . .... ,,,«*♦ . M. Vincent.

Liste d'Union Républicaine et Sociale.

Chers Concitoyens,

Il ne nous appartient pas de faire T apologie de la législature écoulée : nous vous demandons de la juger équitablement, sur les faits.

A son début, en 1919, elle avait trouvé comme héritage le lourd passif de la guerre à

* COTE-D’OR

liquider; une dette publique de plus de 200 milliards; dix départements ravagés a reconstruire; des budgets largement déficitaires.

En dehors de l’emprunt et de l’émission trop facile dè papier-monnaie, aucune mesure financière sérieuse n’avait été préparée.

De 1920 à 1924, le Parlement eut à prendre de graves décisions. Il dut faire face aux charges toujours croissantes de la Dette nationale, comprimer les dépenses civiles et miîita ires qui furent réduites, en quatre ans, de 30 à 11 milliards, supprimer de nombreux postes de fonctionnaires inutiles, faire rentrer 12 milliards de bénéfices de guerre, combler les insuffisances de recettes par des impôts sur la fortune acquise pour compenser les impôts indirects à grand rendement qu'il était impossible d'éviter; enfin, en dernier fieu, conjurer la crise de confiance qui menaçait notre monnaie nationale, en prenant les dispositions nécessaires pour recouvrer le budget des dépenses recouvrables.

Au cours de la même période, et en attendant que l’Allemagne s'exécute, 8- milliards de travaux étaient entrepris dans les régions libérées au compte des seuls contribuables français, Puis, dans tous les domaines, administratif, économique ou social, d importantes lois étaient discutées et votées : réduction et organisation du service militaire, nouveau régime des chemins de fer, statut des mines de la Sarre et des potasses d Alsace, extension de la législation des accidents du travail, de la capacité civile des syndicats; lois de conciliation et d’arbitrage en matière de loyers; statut de la propriété commerciale; habitations à bon marché; extension du crédit agricole et commercial ; lois assurant les droits des Mutilés et Victimes de la Guerre, des Pensionnés de l'Etat, civils et militaires, et réajustant les traitements des fonctionnaires; extension de l'assurance-accident, assurances sociales, etc., etc*

Cette œuvre formidable de redressement financier et de mise en harmonie de notre économie nationale avec les circonstances défavorables d'après guerre est sans doute imparfaite; elle devra subir des retouches dès la prochaine législature* Mais il faut convenir, loyalement, qu'elle a été conçue et réalisée dans une période vraiment tragique, au milieu des angoisses quotidiennes causées par une tension politique extérieure qui n’a pas de précédents dans P Histoire.

U faut se rappeler que l’Europe entière était en pleine anarchie; qu'à chaque instant surgissaient des difficultés dans l'application du traité de Versailles ; que notre brutal agresseur de 1914 ergotait sur tout, sur sa capacité de paiement, sur le contrôle militaire, sur les réparations ; qu'il organisait la faillite du mark, réclamait, fin 1922, un moratoire ce plusieurs années, alors que scs grands industriels réalisaient des fortunes scandaleuse», en dépôt chez les neutres.

Il faut se rappeler egalement que nos alliés ne facilitaient point la tâche diplomatique de la France; qu’ils désiraient la mutilation de nos droits; qu'ils nous' refusaient le pacte de sécurité militaire*

Seuls avec nos amis belges, il nous a fallu contraindre notre débiteur de mauvaise volonté et de mauvaise foi, et prendre les gages nécessaires. Ainsi, nous avons été acculés à l’ occupation de la Ruhr, mesure de pression qui fut menée avec toute la prudence voulue et sans laquelle le traité de Versailles fût devenu lettre morte.

Grâce à cet acte d'énergie, dont nos adversaires ont en vain déformé les buts et oie les résultats, l'univers entier a mieux compris les droits de la France, puisque les rapports des experts internationaux viennent, une fois de plus, de reconnaître le bien-fondé de nos réclamations* Ils ont pu enfin poser pour celles-ci des bases de réalisation pratique.

Grâce à la Ruhr, nous touchons à l’heure où nous comptons obtenir le paiement légitime de nos réparations, le règlement des dettes interalliées, les garanties pour notre »ëcu rite ; ainsi, nous nous sommes rapprochés de l'état de paix internationale que nous désirons voir régner définitivement entre les peuples*

La Chambre sortante, au milieu des pires difficultés de tous ordres, a donc largement avancé l'œuvre de notre double redressement intérieur et extérieur.

COTK-D'ÜK

La Chambre nouvelle devra parachever cette œuvre* Nous venons, en tonte franchise J vous exposer 110s idées et nos intentions à cet égard :

Deux politiques sont en présence*

L'une consiste à ressusciter les chapelles et les coteries d'avant guerre, “à pratiquer un programme de basse démagogie et de surenchère, à maintenir le déséquilibre financier, à nous laisser duper par les utopies de L inter nation alisme,

Ee'Tfest pas la nôtre.

Nous voulons » au contraire, tout en maintenant les lois forndahreiitales, politiques et sociales de la troisième République, pratiquer une politique d'union, de concorde nationale à l’intérieur et de vigilance an dehors* Nous désirons également travailler par des réformes hardies, mais bien étudiées, au progrès social* Vous eu trouverez plus loin lu programme détaillé*

Pour résumer les grandes lignes de cette politique, nous ne saurions mieux faire que de donner notre entière adhésion aux déclarations que l’éminent homme d lïtat, le respecté Léon Bourgeois, président d’honneur du parti radical, apôtre de la Société des Nations, faisait aux délégués sénatoriaux de la Marne, dans sa circulaire du E8 décembre 1923 : « Nous voulons, a l’intérieur, paix civile, religieuse et sociale; à l’extérieur, paix internationale par le respect mutuel de tous les droits sous la règle de justice. ]&

Cette doctrine, vous bavez reconnue également comme celle du grand patriote républicain Raymond Poincaré, Président du Conseil des Ministres.

Cette politique, nous la soutenions hier, nous la maintiendrons demain, fermement convaincus qu'elle a pour elle le bon sens, la logique, la clarté, et qu'elle est seule capable de sauvegarder les intérêts vitaux de la France, terre de travail et d’honnêteté 3

' Il dépend de vous, chers Concitoyens, que, le 11 mai prochain, la Côte-d Or assure à nouveau la victoire de notre idéal commun d'une République pacifique et réformatrice, laborieuse et disciplinée !

Vive la République démocratique et sociale ! .

À. RG135*4RD, Député sortant. — E* GAMU-ZET , Député sortant.

— E* CHARLOT, Député sortant, — F* PAT 111 AT, Agriculteur.

— Üh VINCENT, Député sortant.

PiUOG a A MME L Épis LA T 1K-

PoUti(f \ie ej>Lèri&ure. — Tirer de Toccupaiion de la .Ruhr les, fruits qu elle doit rapporter* par des négociations avec l'Allemagne et les Alliés. Régler Je ptro blême des réparations, de la sécurité et des dettes interalliées; assurer la paix définitive sur la base des traités existants, avec le concours de la Société des Nations, munie des moyens d'action indispensables.

Politique intérieure et sociale r — Arrêter les progrès de la vie chère en visant à la hausse progressive puis à la stabilisation du franc; continuer le redressement de la situation financière, en codifiant et en corrigeant dans ses détails notre système d impôts; en rédui-

— im

CQTMB'QIX

sanl la circulation fiduciaire; en consolidant la dette lloUante; en prenant des mesures préparatoires à RamortisBement* Réaliser la décentralisation administrative par en haut, dans les administrations centrales, tout en méjmgeftnl la vie économique de nos chefs-lieux d’arrondissement; simplifier les rouages du Gouvernement et les méthodes de travail parlementaire i supprimer les monopoles d’Etat improductifs et coûteux; transformer les autres en exploitations réellement industrielles et commerciales-, avec le concours des usagers et des associations professionnelles qualifiées; prendre des dispositions facilitant eL encourageant la construction d habiLa tiens à bon marché pour remédier à'ia crise du logement; voter définitivement les assurances sociales.

Anciens combattants < — Mise au point de leur statut législatif conformément aux revendications des associations dos Anciens Combattante, des Mutilés eh Réformes et des Anciens Prisonniers de guerre.

Familles, nombreuses, — Vigoureux effort pour remédier à la crise de la natalité par un ensemble de mesures apportant une aide plus efficace aux familles nombreuses. Vote familial. Maintien des exemptions fiscales les concernant. Atténuation des charges militaires de leurs membres.

Commerce et industrie* — Généra lisait ion du forfait eu matière d’impôt cédnlaire; recherche de ressources mieux appropriées pouvant remplacer la taxe sur le chiffre d’affaires ; statut définitif de k propriété commerciale; poli tique de réciprocité en matière douanière.

Agriculture. — Intensification dé la production agricole comme remède le plus efficace à la vie chère; mesures visant à obtenir les engrais à bon marché; révision des tarifs de transports; vote définitif du régime des potasses d'Alsace; suppression des droite algériens et tunisiens de sortie qui frappent les phosphates; maintien de la protection douanière ; extension des réseaux électriques ruraux; prêts à interets réduits du crédit agricole pour 1 établissement de la petite industrie agricole dans chaque exploitation ; autonomie financière et administrative des chambres d’agriculture ; politique de main-d’œuvre retenant à la terre 1 ouvrier agricole, par des améliorations constantes de scs conditions d’existence; développement de renseignement rural*

Viticulture * — Réduction des droits de circulation sur les vins et les boissons hygiéniques; application d an meilleur coefficient, aux droits der douane sur les vins étrangers ; retour à un régime plus libéral en faveur des bouilleurs de cru ; transformation de la taxe de Luxe sur les eaux- de- vie ; mise au point de la loi sur la protection des appellations d’origine.

COTE-D’OR

Liste Républicaine radicale et radicale socialiste.

Nous nous présentons franchement à vous comme des adversaires de ce Bloc National qui a mal servi les intérêts du pays et que toute son œuvre condamne.

Noos lui reprochons :

D’avoir abandonné la traditi les agents des services publics ju

liberté de chacun, mais aussi sur l’application réelle des lois républicaines de laïcité et le respect des droits civiques de tous les citoyens, sur Tégalité de tous devant rinstruction a tous les degrés, en tenant compte non de la fortune, mais des aptitudes.

Nous voulons une politique sociale assise sur un système d’impôts taxant la fortune acquise plutôt que le travail et les produits indispensables à l'existence et faisant rendre gor^e aux profiteurs enrichis par de coupables complaisances. Nous voulons garantir aux travailleurs le maintien et le développement des avantages acquis. Nous voulons assurer aux Français qui peinent le moyen de s’élever à une vie meilleure en favorisant I association du capital et du travail, pl de compter pour leurs vieux jours, grâce aux assurances sociales enfin réellement établies, sur le bien-être et la tranquillité.

Partisans d’une large décentralisation administrative, nous voulons, avec le parti radical, le retour au scrutin d’arrondissement.

Si vous nous honorer, de votre confiance, nous nous efforcerons, par Lous les moyens compatibles avec les nécessités de l’heure présente, d’assurer le développement de notre production économique dans tous les domaines : Commerce, Industrie, Agriculture.

La production agricole, en particulier, seraTobjet de toute notre sollicitude.

Nous réclamerons, notamment, l’abaissement des tarifs de transport et 1 amenagement des campagnes par l’application des progrès scientifiques. Nous réclamerons la suppression des monopoles de fait des raffineurs, pétroliers, fabricants d’engrais, de manière a assurer

COTE-D'OR

aux cultivateurs et aux vignerons les engrais à bon marché et rabaissement du prix des denrées nécessaires aux exploitants*

La défense des intérêts et des droits des vignerons sera pour nous un devoir essentiel. Nous nous appliquerons spécialement à obtenir la réduction des charges qui accablent les produits de la vigne et à mettre un terme aux vexations fiscales dont le commerce en général et la viticulture en particulier sont l'objet.

Telles sont les grandes lignes du programma que nous vous demandons d acclamer le 11 mai prochain*

En nous donnant vos suffrages, vous voterez :

Pour la paix entre lés peuples,

Pour la liberté cl la prospérité de la France.

Vive la République démocratique et sociale [

Pierre CHARLES, Maire de Lternais, Conseiller Général, Ancien Député de la 2° circonscription de Reaune (supprimée). — Paul GRUET, Ancien Député, Conseiller Général dtAuxonne. — DJ POILLQT, Ancien Maire et Conseiller Général de Montbard, — Emile DQRNEAU, Conseiller Général de Châtillcm-sur- Seine,1 Candidat Républicain Agricole, — François RICCI, Agrégé d1 Histoire, Prolessèùr au Lycée de Dijon.

Liste d’Union Socialiste.

Ghe r b C o 1 1 ci toy e n s ,

Avant de vous exposer aussi clairement et aussi nettement que possible le programme sur lequel nous nous présentons, il nous paraît absolument indispensable de vous dire ce qui suit :

A rencontre de nos adversaires et notamment du Bloc national, nous ne disposons dTaütres ressources que des quelques petits billets que nous avons pu mettre en commun et de ceux "qui proviendront de Sa souscription que nous avons ouverte dans notre journal hebdomadaire le Rappel socialiste, h laquelle s’inscrivent les socialistes comme les sympathisants* C'est peu pour toucher 717 communes et lûLOOO électeurs! 11 faudra bien cependant que no u S' nous en contentions.

Mais, de ce fait, nous sommes obligés de restreindre considérablement notre action électorale. Le Bloc national, avec ses formidables ressource^ dont beaucoup proviennent des fonds secrets? va inonder le département de circulaires, de tracts, d’affiches; nous ne pouvons aucunement envisager la possibilité de riposter coup pour coup aux calomnies, aux mensonges, aux attaques qui seront répandues contre nous*

Nous laisserons passer l'avalanche avec l’espoir-que notre Côte-d’Or, mieux éclairée qu en 1919, ne se laissera plus prendre aux pièges grossiers de ces messieurs*

Les électeurs recevront cette seule circulaire accompagnée d'un bulletin de vote que

CO TH- D'OR

nous 'les ■puions de conserver pour le jour duiscrutin. Une affiche dans toutes les communes portant nos noms, des réunions publiques dans tous les chefs-lieux de canton où nous pourrons aller, voilà le maximum de ce que nous pourrons faire, alors que nous sentons que c’est le minimum de propagande électorale que nous aurons lait.

C’est pourquoi nous comptons sur tous les amis des villes et des campagnes pour, avec leur dévouement, suppléer à notre insuffisance de propagande, justifiée par notre manque

de ressources . . v

Dép en 1910, nous avons supporté seuls le choc; nous savions alors que la coalition

immense dressée contre nous ne nous permettrait que de sauver l’honneur socialiste; nous avons lutté vaillamment; nous avons succombé sous le nombre, mais, après quatre ans et demi de politique issue du truquage électoral de novembre 1919, de politique du Bloc national, nous sommes bien à notre aise pour reprendre notre poste de combat. Nous avons les mains propres, nous n’avons de compromission avec personne, nous sommes simplement des socialistes qui, s’adressant aux honnêtes gens de tous les partis, leur demandent de

réfléchir un peu mieux qu’en 1919, . ,

Le Bloc national, qui devait rénover le pays, qui devait prouver, au sortir de la guerre, que seule une majorité issue de la coalition de tous les éléments d'ordre, contre les éléments de désordre que nous étions, nous, les socialistes, pouvait « refaire la France », suivant l’expression de nos concurrents d’alors, a fait lamentablement faillite. La situation de.

la France est plus grave qu’au sortir de la guerre.

Les charges d’impôts ont frappé durement tout ce qui travaille et produit. Les gros profiteurs ont été épargnés.

Les dettes de la France onl augmenté dans des proportions fantastiques.

La vie est devenue si chère que les expédients mis en œuvre pour tenter de la faire baisser quelques semaines avant les éiectious ne seront un trompe-l’œil pour personne.

Le Bloc national, c’est le mercantilisme, la fraude fiscale, 1 immense gabegie des régions dévastées, la vie chère, la Ruhr, l’isolement de la France, l'insécurité de demain, la paix armée avec son formidable cortège de dépenses et de menaces de guene.^

En 1919, le corps électoral, aveugle par la campagne immonde dirigée contre les socialistes, n’a pas suffisamment écouté nos critiques et' nos suggestions. Les événements se sont chargés de nous donner trop raison, hélas 1

En 1924, nous nous devons de reprendre une grande partie du programme que nous avions défendu en 1919, car tout reste à faire; il y a même encore davantage à faire, car il faut reconstruire ce qui a été démoli par la Chambre réactionnaire et servile qui s’en va.

Aujourd’hui comme en 1919 d’ailleurs, nous portons le drapeau du Socialisme et de la République du Peuple,

Par la netteté de notre attitude qui n’a pas changerions nous distinguons de nos adversaires républicains, , .

Nous persistons à penser que le pays ne peut que souffrir d’une poliüque qui consiste a ménager la chèvre et le chou, et qu’il est grandement temps de réformer complètement les manières de faire usitées jusqu’ici, si nous .no voulons pas assister a la ruine matérielle et

morale de noire démocratie, .

Au Bloc national doit succéder une Chambre décidée à agir; assez de discours fasti¬

dieux autant qu'inopérants, assez de palabres gouvernementaux devant des monuments ou dans des lêtcs dont ie peuple est exclu.

A des députés résolument décidés à imposer avec la paix définitive le bi-m-être des classes ouvrière et paysanne doit correspondre uiv Gouvernement nettement réformateur.

C'est dans ces conditions que nous vous présentons le programme suivant que nous vous promettons de soutenir et de défendre avec la dernière énergie si vous nous accordez vos suffrages.

COJ K-D’OR

Citoyens,

Si les électeurs pouvaient tous avoir sous les yeux le programme du Parti Socialiste en 1919, ils se rendraient compte que' tout ce qui avait été prévu comme devant arriver avec une Chambre réactionnaire s’est, hélas I réalisé.

La rénomlion politrcfiie et économique.

Rien, dans oet ordre d’idées, -n’a été; tenté par la Chambre du. Bloc national, toutes les propositions des démocrates et. des socialistes oui été rejetées par la majorité servile. Plus que jamais nous devons dire qu’en attendant l'instauration de 1 ordre socialiste, les socialistes tenteront d’obtenir de la Société bourgeois© une rénovation de ses cadres et de ses mstituiioü'Si

La Chambre défunte n’a pas essayé de mieux aménager et d augmenter la production, alors que les organisations ouvrières donnaient t h ce sujet, d utiles et sérieuses indications.

Nous répétons que ,lè développement des institutions économiques de la classe ouvrière ; syndicats, coopératives, doit pouvoir s’accomplir en pleine liberté, mieux encore, avec Faide de la Nation démocratiquement organisée. Les intérêts généraux de la Nation doivent passer avant- les intérêts particuliers des gros capitalistes.

Pour la rénovation politique, nous réclamons :

La réunion d'une Constituante, chargée de reviser une Constitution qui correspond à un état périmé de la société politique, et d'établir les institutions nouvelles nécessaires à ^activité économique et politique du pays.

Ces institutions auront pbür bases : - . .

Le suffrage universel des deux sexes ;

La consultation directe du peuple ;

Le droit d'initiative populaire ;

La représentation proportionnelle intégrale, par grandes régions;

L’Assemblée législative unique ; .

La décentralisation administrative;

dd in compatibilité du mandat législatif avec certaines professions et fonctions, notamment celles d'administrateur, d avocat ou dé chef d’entreprises en rapports avec FEtal, tout en assurant T indépendance matérielle des élus, par une indemnité en rapport avec leurs charges et le coût de la vie ;

La création de chambres économiques, chargées d étudier et d'organiser la production nationale et régionale, et l’appui aux syndicats de producteurs et d’éleveurs qui défendent,

avec leurs, in Lérêts. ceux du pays tout entier ;

La réorganisation sur le type industriel, et avec la collaboration directe des organismes corporatifs, de tous les services publics et des grands monopoles qui peuvent être* établis dès maintenant au bénéfice de la Nation, avec fixation de traitements et de salaires proportionnés aux services cl aux besoins.

La restaura lion économique.

On aurait pu croire que la terrible et dure expérience de la guerre aurait amené les législateurs à mettre en œuvre des moyens nouveaux pour restaurer notre pays.

Rien n’a été fait, le travail, «MU toutes ses Tortues, a été surchargé de taxes et

d'impôts.

COTE-DTG!\

En 1910, nous avions dit que 1 émission de papier-monnaie, dans des proportions illimitées, romprait l’équilibre entre les valeurs d'échange et les valeurs de production. Nous n'avions dit que trop vrai, et tous les Français ont pu s'en rendre compte. Les événements nous ont, h^Ias î donné complètement raison,

La grande finance, comme nous l'avions prévu, a impunément abusé de la détresse publique.

Nous avions écrit, en 1919 : « La dégradation économique se traduit aujourd’hui par un signe frappant : la situation financière de la France,

#« Circulation fiduciaire exorbitante, c'est-à-dire crise monétaire; difficultés de paiement presque insolubles, c'est-à-dire crise de trésorerie ; écart formidable entre les ressources fixes et les dépenses ordinaires, c'est-à-dire crise budgétaire. »

L'Allemagne paiera î I ! avait dit le Ministre des Finances Kiotz et avaient répété tous ceux qui croyaient plus facile de se gargariser avec des mots plutôt que de voir en face les réalités, ' «

Nous avions dit, nous ; « La contribution allemande ne supprimera pas la crise de trésorerie. Elle ne dispensera pas de créer, pour l’équilibre des budgets futurs, des impôts nouveaux, triples ou quadruples de ceux qui alimentaient nos budgets de paix. »

Mais nous avions indiqué comment, d’abord, trouver des ressources avant de frapper les contribuables, toujours tail labiés et corvéables, et qui avaient assez, souffert de la guerre.

En 1 9 24 , non s rêcla mons tou j o urs :

La révision sévère des marchés et des profits de guerre, ce que la majorité du Parlement, dont lee députés sortants de la Côte-d'Or, a refusé, aprèsjquc le Gouvernement de M. Poincaré eut posé la question de confiance; ^

Mise en œuvre de juridictions spéciales pour arriver au résultat, et le retour à l'Etat des profits abusifs ;

La conscription des fortunes, aussi légitime que la conscription des hommes;

Etablissement d'un impôt sur l'enrichissement*

Perception stricte et rigouieuse de 3’impét sur les revenus, mesures sévères contre les fraudeurs; plus ils seraient haut placés, plus ils seraient frappés ;

Etablissement de monopoles fiscaux, portant de préférence sur les objets de luxe ou de consommation non indispensable et même dangereuse comme l'alcool ;

Participation financière de l'Etat à tous les commerces et suffisamment concentrés ;

Reprise et exploitation, au compte de la Nation, des chemins de fer et de tous les grands instruments de transports mari Limes, fluviaux et terrestres, des mines (houille, potasse, pyrites, 1er et autres minerais), des grandes usines métallurgiques, des forces hydrauliques, des carburants, des raffineries et de l’alcool, des banques, du service des assurances, cette exploitation étanL confiée, sous le contrôle des consommateur soit à l'Etat, aux départements et aux communes, soit à de grandes collectivités industrielles sérieuse ment contrôlées.

La Confédération Générale du Travail a établi un programme minimum qui donne sur ce point d utiles et très précieuses indications. Les méthodes préconisées dans ce programme, mises en pratique, seraient d'un grand secours pour notre pays.

Ré for ni es h m m êd laies.

Comme en 1919, on a essayé, durant les années qui viennent de s'écouler, de dresser les uns contre les autres les travailleurs des villes et ceux des champs ; les efforts combinés

COTE-D’OR

de la réaction et des profiteurs n’ont pas donné les résultats attendus, les intéressés ont vu clair, heureusement.

Pour r organisation de h main-d'œuvre*

Suppression du chômage par L'organisation du placement, rétablissement de statistiques du travail, f unification et la généralisation des méthodes de placement sur la base paritaire ;

Développement sérieux et sans lésiner de l'assurance sociale sous toutes scs formes, pour les ouvriers français et étrangers ;

Protection efficace de l’hygiène et de la sécurité dans le travail ;

Défense et maintien dé la loi de huit heures ;

Réduction progressive des heures de travail, afin d’établir un rapport normal entre le développement de la technique de l'industrie et les avantages qui doivent en résulter pour des travailleurs ;

Fixation d’un minimum de salaires, fondé sur îe coût normal de la vie, en tenant compte des variations du fait de l’instabilité économique;

Règlement de l'immigration de La main-d'œuvre étrangère avec égalité de salaire pour l'égalité de travail ;

Reconnaissance sans aucune réserve du droit syndical;

Respect des droits acquis et de la dignité des fonctionnaires de tous ordres. Traitement pour eux en concordance avec le coût et les charges de la vie. Mais aussi le droit de pouvoir penser librement et d exprimer leur pensée aussi librement que les autres citoyens. Etablissement du statut des fonctionnaires", depuis longtemps promis et toujours attendu.

Pour les travailleurs agricoles :

Application des lois qui protègent ou protégeront les ouvriers de l’industrie ;

Protection des métayers, interdiction du système des fermiers généraux;

Tarification des fermages et allocation d’indemnités de plus-value à l'expiration des baux ;

Organisation coopérative des petits propriétaires, fermiers et métayers pour la production, la vente des produits, l’achat des semences, machines et engrais, l'assurance contre la grêle et la mortalité du bétail ;

Les producteurs de la terre doivent être aidés afin de faire donner à da production agricole son maximum de rendement. Trêve de discours plus ou moins flatteurs de mesures plus ou moins bienvei liantes, mais toutes temporaires, A la porte les vieilles routines.

Le remembrement s'impose pour permettre l'utilisatiûn des machines modernes assurant un plus grand rendement.

Installation dans chaque canton d’un service agricole sérieusement organisé, pour aider les producteurs dans tout ce qu'ils ont besoin de connaître : analyse de leur terre, utilisation des engrais appropriés, etc., etc. Tant quejes Services agricoles seront au centre, à la Préfecture, rien à faire de sérieux, et c’cst tout.

L Etat, assurant la vente des engrais, pour éviter la spéculation dont souffrent les cultivateurs cc les vignerons. Dans chaque canton, un dépôt penne Lirait L alimentation facile.

Nous sommes pour l'ouverture de larges crédits aux ouvriers, aux petits cultivateurs, pour leur permettre de s'installer à 3a terre ou développer leur exploitation.

Application stricte et rigoureuse de la loi sur les appellations d'origine pour empêcher la fraude que commettent les grands négociants, enrichis par ces procédés, au détriment du producteur.

COTE-D'OR

Suppression ou modification de la loi du 6 juin 1916 sur les bouilleurs de cru Loi d’exception, loi de guerre qui constitue une atteinte à la liberté ^«dueM^rt^ont la révision s’impose. Nous sommes d'accord avec les vignerons pour que 1 Liât prenne le monopole de l’alcool, mais, qu’en échange, il assure la libre circulation du vin, dont

taxes ont été décuplées, , .

Vote d’une loi garantissant les producteurs de betteraves et do pommes de leire

contre les accapareurs et les grands sucriers, pour qu’ils ne soient plus exploites comme en

1 ^Les terres en friches, ou rendues'volontairement improductives par leurs propriétaires, devraient devenir la propriété des communes qui les distribueraient aux ouvriers agricoles qui en jouiraient aussi longtemps qu’ils les travailleraient. Ce serait une méthode lieu pour conserver les sans-propriété à la terre, et par là même les bras.

Les petits commerçants .

On peut dire sans crainte que le commerce, et particulièrement le petit, a été durement frappé par les impôts nouveaux, alors que le Gouvernement, que le Parlement auraient du

frapper d’abord les grands riches et le* proliteurs,

Il faudra, à layenir, prendre les dispositions les plus urgentes pour dégrever les charges du commerce, et commencer par supprimer l’impôt sur le chtllre d affaires:

H faudra, d’autre part, instituer le plus rapidement possible, le régime de la propriété

commerciale.

Formation et affectation sociales.

Protection sérieuse des mères et de l'enfance, soutien aux familles nombreuses autremeut que par la .distribution de médailles;

Contrôle médical de tous les enfants,; *

Création de garderies, sanatoria scolaires et colonies en plein air, maison de reluge

pour les jeunes filles sans Famille ou de familles indignes ; . .

Fusion de tous les enseignements intellectuel et physique, classique, technique et agncole en un Service unique d’éducation nationale, gratuit et obligatoire à tous les degres, permettant, par une suite de sélection et de spécialisation, d’ulil.ser au m.eux des mterets sociaux la variété des aptitudes individuelles.

Pour le bien-être des travailleurs :

Expropriation des immeubles malsains ;

Création par les communes, avec le concours de l’Etat, du service public de I hubi- .

Affection immédiate des sommes importantes à la construction de logements salubres , Constitution des départements, des communes et des coopératives en service public e

ralîmenlation ; ,

Organisation publique des loisirs par le sport, te spectacle, i art, la diffusion, sou

toutes las formas et à Loua les âges, de la culture générale et professionnelle.

Révision et perfectionnement des lois concernant les maladies professionnelles cl es. accidents du travail.

ooTfv-'yon

Mais tout noire programme oblige à T instaura lion de la paix^dc la paix durable, de la paix sûre, cïest-à-dire de la paix définitive. Si les risques de guerre devaient subsister entre les Nations, tout travail de reconstitution nationale est d'avance rendu à peu près impossible.

Ardemment attaches à l’idée de la Société des Nations, nous considérons qu elle doit être instituée entre tous les peuples, égaux en droits et en devoirs, et non pas entre quelques Gouvernements.

La politique du Gouvernement de M. Poincaré, soutenue envers et contre tout par les députés sortants de la Côte-d’Or, n’a pas permis le relèvement de la France.

L’occupation de la Ruhr n’a nullement donné ce que le Rlôc National avait prétendu qu’elle donnerait, elle fut, au contraire, onéreuse, A la tribune de la Chambre, M. Edouard Herriot le prouva, sans que AL Poincaré pût démentir les arguments et les chiffres du chef du- parti radical.

Léon Bliim, Vincent Auriol, au nom du Parti Socialiste, Marcel Cacliin, au nom du Parti Communiste,' précisèrent plus encore, et M. Poincaré discuta h côté.

Les rapports des experts, connus maintenant, obligeront sous peu à l'évacuation de la Ruhr. r

Nous sommes de l’avis d’Alexandre Va renne, nous n’avons pas la prétention d'apporter à V Allemagne sa quittance sur un plateau d'argent, nous voulons que les responsables de la guerre payent, l'Allemagne comme les autres, mais nous nous refusons à faire le jeu de ceux qui, ayant profité de la guerre, profitent de la paix pour s’enrichir plus encore.

Les victimes de la guerre, auxquelles on marchande trop leur pension ont, avec raison, protesté, nous sommes avec eux, nous voulons qu’on les traite mieux, et nous nous inspirerons toujours des vœux des Associations de mutilés, exprimant véritablement le désir des anciens combattants.

En 1910, nous avons réclamé l’amnistie complète, l’action des socialistes et des communistes à la Chambre a obligé le Gouvernement à amnistier une certaine quantité de soldats condam nés* dans la guerre. Hélas ! il y en a encore trop qui restent victimes des sottises de certains elle fs mi Ü taire Pj sans entrailles.

11 faut le grand geste de pardon et d “oubli; la Chambre défunte n’a pas voulu l’accomplir, la nouvelle saura le faire.

Nous demanderons et obtiendrons^ d’autre part, la réintégration de tous les révoqués, autres victimes de la guerre sociale.

Citoyens,

Nous ne cesserons de répéter que nous n’avons jamais séparé le socialisme de la République.

Nous voulons améliorer notre régime pour arriver à un mieux, être pour tous.

El nous redirons avec plus de force :

La République a été fondée par le peuple-; elle doit res 1er la République du peuple.

Le socialisme est le principe d’harmonie au milieu du chaos universel engendré par la guerre.

Le socialisme est le principe d’équité, au milieu de î’miquilê sociale multipliée par la guerre.

COTE-D’OR

Le socialisme est la suppression et la négationMe toute guerre*

* Le socialisme international est le stade suprême de la civilisation humaine.

Pour la République, pour la Démocratie,

Pour maintenir les lois de laïcité que les républicains ont eu tant de peine à obtenir >

Pour maintenir ce qui reste des réformes sociales, pour refaire celles qui ont été mutilées par le Bloc National,

Vous donnerez votre confiance aux candidats socialistes,

Vous voterez en masse pour la liste d’Union socialiste.

Vive îa République Sociale !

Henri B ARASANT, ancien député, conseiller général du canton de Dijon-Sud, — Arthur VACHER, avocat à la Cour d1 Appel, conseiller général du canton de Dijon-Nprd. — Gabriel ROBERT, ouvrier charron, trésorier de la Fédération* — ■ Albert NQIROT, vigneron, conseiller d’arrondissement du canton de Nuits-Saint- Georges. — André MONGEÂRD,. éleveur -cultivateur à Pouii-lenay.

Liste du Parti Communiste (S. F. I. C.).

Aux Travailleurs de la Côle-d’Or.

Citoyens,

Plusieurs partis briguent vos suffrages. Les réactionnaires soutiennent une liste composée de quatre députés sortants et d'un gros propriétaire. Ces hommes^ partagent les responsabilités du Bloc National qui a trahi les intérêts des travailleurs.

Relisez leurs promesses de 1919 en Côte-d’Or. 11 vous promettent : la révision de la Constitution, la décentralisation, l’extension des pouvoirs des Conseils généraux, une politique de paix soumise à la S. D* N., e Le.

Qu ont-ils fait? Rien de tout cela; ils ont exécuté à la Chambre les ordres des financiers et des industriels. Ils sont jugés par leurs actes.

Le parti radical présente une liste avec-Gruet; elle est composée de petits politiciens qui n'ont ni programme, ni idéal; ils sont identiques à ceux du Bloc National dont ils ne différent que par une question de personne.

On vous présente une liste dite «' d’union socialiste ». Ceux qui la composent sont des politiciens de toutes sortes. Ils sont les habitués de Lôutes les manœuvres électorales. Leur cuisine, en Côte-d'Or, a été longue et difficile, car il y avait beaucoup d’appétits à satisfaire.

D’autre part, certains politiciens cherchant à jeter la confusion dans l’esprit des travailleurs; il nous faut dénoncer une manœuvre du ciLoyen Rarabant et de ses suiveurs,

L'Union «Socialiste-Communiste» n’a rien de commun avec le Parti Communiste. C’est, au contraire, une organisation composée d'individus que le Parti Communiste a rejetés de ses rangs parce qu’ils n’avaient rien de communiste. et de révolutionnaire.

COTE D'OR

Barabant, et Vacher qui fut candidat du Bloc des Gauches en 1922, n’ont rien do commun avec le prolétariat, lis continuent aujourd'hui leur trahison de toujours. Nous Les combattrons sans pitié.

A tous les blocs capitalistes, qu’ils soient de droite ou de gauche, nous opposons le Bloc Ouvrier et Paysan, qui unit dans un même effort les travailleurs des villes et des champs, sans compromission avec leurs exploiteurs.

Des adversaires onL prétendu nous avoir proposé de faire le Bloc Ouvrier et Paysan avec nous.

C’est faux. ^

Ils ne nous ont jamais proposé que le « Bloc des Rouges )>, dans lequel devaient enlrer des représentants de la bourgeoisie. Ce n’aurait éLé qu’une caricature du Bloc des Gauches.

Le Bloc Ouvrier et Paysan ne vous présente que des travailleurs partageant vos peines et votre labeur, des hommes qui connaissent votre vie et vos besoins, et qui seuls sont qualifiés pour vous défendre.

Vous ne voterez pas pour ceux qui ne connaissent rien de vos souffrances, pour ceux qui vivent de votre exploitation, quelles que soient les étiquettes dont ils se parent.

Vous voterez pour vos camarades de travail, pour le Bloc Ouvrier et Paysan.

COTES-DU-NORD

8 députés.

inscrits . , . - 150-lfii

Votants . . . 114. 422

Blancs et nuis, . 3,524

Su Images exprimés. . . . . . î 1 0, 398

M aj o ri té abaol ne ( l ) - . 55 . 4,^0

Quotient électoral ., . 13*862

Liste républicaine nationale de protestation.

MM. Le jGuen , * . . . . * W.m

Epivent. . 38,338 '

LeGoff.,. . . . . 32,157

Eiûciie . . 34,702

Trayer . - . . 31 ,000

Le Fournis. . . . 82 873

Thomas,. . ., . . . 3G.49G

Megret . . . . . . . 28.749

Total . . 282.180

Moyenne,*,... . 35.272

Liste d'Union républicaine et nationale.

MM. Le Trôcqber. . . . . . - . Gi .047

De Ch&ppedfelaiae . . . . ... . . . - , 54.809

Eveil . . 45 , 1 58

Avril . 45.754

Galïou. . . 53.207

Le Friec 40 , 966

Sera n do u r 50,501

Waron . , ,, . - . . 47.924

Total. 408.426 Moyenne, . . . . * * 51 .053

f à la. majorité absolue . ........

r ) im quotient, . .........

3C Lu3* - <■

! à la plus forte moyenne ............

Liste de Défense républicaine laïque et sociale.

MM, Del pierre . . ....... 7,177

TJertho. . . . . . . . . 8.121

Le Vezouot 8 852

Bain os. . . . . . S, 288

Cour tel . . . . . i ................. . 7 , 560

Le Marinier . . * . v . . . * - 6 , 766

Michel,, . . . 7.030

Le îallec . . . G. ^31

Total,. . 59.919

Moyenne . . . . 7 .489

Liste socialiste (S, F. I. O.).

MM, Pasquiou . . . . 1 1.629

ftuedel. . . . 9,082

Hamon . . , . . . . 9 .213

Le Normand,,. . . . ..... 9.851

Robért.,, . . . . 40.184

Cerf../ . . . 8.146

Baguiscr - - - - - - - ...... - 7 ,849

Daval . . . 8 . 1 37

Total, ...... - 74.091

Moyenne . 9.261

List© du Bloc ouvrier pays an.

MM , Àudron . . . . — * - 1 *

Barry . . . ■ 1 134

Becdelièvnî ... . . 1 . 1 42

Gaury . . . . . * * 1.175

Coron . 1-1 29

Guérin . . . ♦ * 1.217

Merrer . . . 1,175

Poil lot. . . . 1 . 1 73

Total . 9.497

Moyenne.. ......... . 1 ■ 187

M. Le Troequcr.

MM. de Chappedelùine, Gallon, Sérandoui’j Le Guen, Epi veut.

MM, Waik, Le Friec,

(1) Le Ministère donnait les chiffres suivants :

MM, Le Trocqucr

Deipierre. . . . . . . . . . . . .

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