‹ Programmes, professions de foi et engagements électoraux de 1924Chapitre 19 sur 124 · GUEUSE · texte numérisé non relu

GUEUSE

La prépara ti ou de l'abandon à. des capitalistes des monopoles de ! Ltat, susceptibles d'être plus ptn duel ils.

Au sujet des dommages de guerre, le payement rapide d'indemnités souvent exagérées aux gros sinistrés alors que nombre de petits attendent encore une réparation parcimo^ nieinienaepl mesurée.

Dans Tordre du travail, les conquêtes ouvrières menacées, t

Par sa politique étrangère, la France voit en meme temps s accroître la haï ne de l'ennemi d’hier et se détendre peu à peu les liens qui F unissaient à ses alliés; l'isolement la guette, elle n'est évidemment pas seule responsable de celte situation, mais doit-elle s’y laisser acculer ?

Electeurs Gfèusois,

Par ce rapide exposé vous constaterez que le bilan de la. législature passée e^t singulièrement chargé et qu'il marque un arrêt de la politique de réformes suivie jusqu alors par la démocratie française,

II est temps d'en finir, Vous allez avoirla parole ; il faut que vous fassiez entendre votre voix pressante pour dire à vos représentants que votre pays veut poursuivre son acheminement vers la réalisation d'une société meilleure.

Contribuables,

Dans le système actuel, les contribuables modestes sont surchargés d’impôts (impôts indirects multiples, chiffre d’affaires, double décime, etc A qui retombent toujours sur la masse des travailleurs tout en gênant le petit commerce. Malgré cela, la dette française, qui était de 212 milliards en 1919, est actuellement de 427 milliards, et nécessite annnuellement 15 milliards et demi pour le payement des arrérages.

C'est la crise financière profonde, et l'accroissement du déficit jusqu au gouffre si Pon ne se décide pas enfin à réaliser Pimp^L sur le capital, à frapper les grosses fortunes, à prendre T argent où il est.

Anciens combattants,

La guerre, qui a été pour nous une terrible épreuve, devait nous apporter la dn du militaris me et nous permettre d'espérer une ère de paix eL de désarmement.

La France du Bloc national a conservé sa ligure militariste et la Nation continue à plier sous le fardeau d un service militaire de longue durée, tandis qu’à l'horizon restent des nuages menaçant la paix. Il faut en finir et réaliser enfin une politique d’en Lente internationale qui permettra aux- peuples libérés et réconciliés dé dépouiller l’armure de fer et de vivre en paix.

Travailleurs,

Les jours restent difficiles parce qu’on n'a rien fait pour protéger ceux qui peinent: la vie chère va en croissant ; les producteurs et les consommateurs sont pressurés par le mercantilisme. Il est temps d’en finir ; il faut que ceux qui travaillent aient ,1a possibilité de vivre autre chose qu'une vie de misère. Il faut que les enrichis de la guerre paient (un peu tardivement, hélas!) leur grosse part de contribution; il Faut que les accapareurs soient poursuivis. y

Camarades Paysans et Ouvriers,

E i face de nos candidatures se trouvent celles des partis boûrgeoîs, soutenues par lo aies les puissances d’argent, qui ont la possibilité de répandre circulaires et journaux

CREUSE

mensongers à profusion.; . nous, ■ u’entnspiæiiidrons pas de hilton avec eux sur ce, terrain, nous confiance dans le bon sens; de nos compatriote?.

Charges par les membres de la Fédération socialiste de venir vous exposer les idées de notre Parti, nous vouons a vous cl nous vous disons, :

Avant de vo-te-r, songez, si les forces du passe retrouvent une vigueur nouvelle > dam s une nouvelle viétbire, jtisqiXftù elles feront 'reculer les forces démomitîqjues.

Nous voulons poursuivre l'évolution économique, nous aspirons à la HbefHéqà [la solidarité, à la juslice; nous sommes tournés vers la lumière, et l’ombre du cléricalisme et du militarisme s'étend*

Vont-ils dominer encore. Ndus pensons tque non ebque vous ferez votre devoir le 11 mai en allant aux urnes aux cris de

Vi ve là République sociale 1

Camille B'ENASSA, Licencié en' I>imit T Membre du Conseil départemental de l'Instruction publique, Conseiller général de la Creuse* — Sylvain BLANC IhEX, Ptopiri étains agriculteur, Conseille r mu n i c î po 1 ’d-e . Sai n t -.Ri eh — A 1 be rék H 1 V J K 1 XE Né go- . cîant à Roussae, Secrétaire, de la Fédération socialiste - — Doc-r teur VINCENT, Conseiller municipal de Sardent, Conseiller d'arrondissement, p c

Liste Républicaine Démocratique et Sociale.

Chers Concitoyens,

En venant solliciter votre- -confiance et vos libres suffrages, nous avons pour premier devoir de vous dire pourquoi nous posons nos candidatures.

Les Electeurs creusoîs- sont restés iidèles à leur idéal républicain* Mais ils sont las des querelles politiques d'avant-giierre, que tentent de rallumer les partis qui vivent de la discorde et de la haine entre concitoyens.

Ils sont indignés que leurs représentants fassent, à la Chambre, la même politique que les plus-exaltés communistes* et confondent toujours leurs votés avec ceux d'une minorité révolutionnaire, adversaire déelaréc-de la propriété privée.

Ils ne comprennent pas pourquoi, de parti-pris ; systématiquement, leurs députés ont refusé leur confiance -à tous les ministères de reconstruction nationalcj qu'ils soient présidés par Clemenceau, Briand ou Poincaré, mettant ainsi la Creuse dans uni état d'inJcricrité permanente vis-à-vis d’autres départements mieux représentés, à qui vont de préférence les subventions, la sollicitude du gouvernement et les grands travaux publics.

Partout, dans notre département , nous avons entendu les échos de ees doléances ; partout nous avons recueilli les manifestations de ces. aspirations vers l’ordre, le ti avait et l'union nécessaires au relèvement du pays.

Voilà pourquoi nous nous présentons ‘à’ vos- suffrages;

Qui nous sommes ; * *

La liste que» nous avons tournée n'est ni un « Bloc >i ni un « cartel ». Le Dlôc dit tî national » qui accueillait dans son sein les hommes venus de tous les points de. l'horizon

jïsss:

tr^bHq, vraiment démocratique et -sociale, défenseurs

“ d" ré8i“* de "• «ordre, d'anarchie et de misère |1Οoau-B vrais fourriers du collectivisme qui,

<JZ?ZZZX£* 10 i“;'drB - **j» * qui- “ Parle'

ment, font toujours cause commune avec “ÔÏ de loin, rêvent de réac-

D’autre part, nous nous séparons c ■ - • aL’tachés aux lois et aux institutions

TuhanT laTé^aration de M. Poincaré, seront appliquée. gSSSt SÆ, &. U respect rie U Liberté, .tu Trav.il et .le 1. Propriété.

Ce que’nourvoulons !

Défense nu lion ale el politique extérieure .

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français soit ruiné el que 1 Allemagne soi Toutefois dès que les circonstances et

2 ZS&Srt it* ‘ “ "

Combattants et victimes de la guerre.

... -, , . à Ceux qui ont sauvé 1e pays, aux mutilés, aux

Toute notre L ^ des droit.s imprescriptibles à la recon-

veuves et aux victimes do la guerre, W * ils ne devront Être atteints par

■— iu ie pet-

mettront.

Programme Social*

jp yj>g ■

Liberté syndicale, extension de la capacité civile des syndicats ; maintien de leur action sur le terrain économique*

CREUSE

Assurances sociales contre l’invalidité, la maladie et les risques professionnels, avec le

concours des associations mutualistes. ' .

Aide aux familles nombreuses; vote familial, protection de la maternité, lutte contre la

mortalité infantile.

Programme économique et financier ,

Le Français est à fexrême limite de ses forces contributives. Tous nos efforts tendront à alléger scs charges par des Economies rationnelles, par la suppression des rouages bureaucra tiques inutiles, notamment dans les administrations centrales de Paris, où il y a pléthore de fonctionnaires et excès de paperasseries.*

Nous demandons ;

La suppression de toutes dépenses non indispensables;

La répression énergique de la gabegie et des abus dans les régions libérées ,

L’abrogation de l’impôt du double-ctécime, qui ne doit être qu’une mesure momentanée.

Latte contre ta vie chère,

La vie chère est la plaie de l’heure présente. Les réformes préconisées ci-dessus contribueront à faire baisser le coût de la vie. Mais le principal remède est dans l’accroissement de la production agricole et industrielle : plus il y aura abondance de produits, moins la vie sera chère. Sur ce terrain, agriculteurs, commerçants et consommateurs doivent unir leurs efforts.

Agriculture, *

Tous nos efforts tendront à la protection de l’agriculture et à l’amélioration du sort des travailleurs des champs. La sollicitude qu’on leur témoignera ne sera jamais à la hauteur de leur labeur, ni de leurs sacrifices pendant la guerre, ni de leur utilité sociale. Nous nous efforcerons donc d’obtenir les améliorations que désire l’agriculteur par une politique économique stable, par la réorganisation de l’enseignement agricole, par l’abaissement d» prix des transports des produits agricoles et des droits- de douane sur les machines et les engrais, par le développement du crédit agricole à long et à moyen terme, afin que tous ceux, petits propriétaires, fermiers ou métayers qui veulent rester ou revenir à la terre en obtiennent les moyens»

Pour le commerce »

Nous somm es^catégorîquem en t contre toute inquisition fiscale» Le commerçant ne doit plus être brimé par le fisc ni subir des mesures d’exception souvent intolérables. Le forfait devra être généralisé comme base de perception. Cet impôt devra être perçu sans investigations à domicile et sans vexations.

Programme scolaire *

Neutralité de Técole publique.

Instruction gratuite à tous les degrés après sélection basée sur le mérite. Développement de l’enseignement technique et professionnel.

CREUSE

Programme loe&L

Le contribuable creusets a payé sa part des chemins de fer et des grands travaux publics dont les autres départements ont bénéficié. Mais là Creuse, en ce qui la concerne, a été abandonnée et délaissée par la faute de ses représentants à la Chambre qui, votanL toujours contre le gouvernement, nous ont aliène ses sympathies. Il faut que notre departement, si méritant, par sort elforD agricole, cesse .d1 être- traite .on.;pa nia-. et en parent pauvre,

Vcûci les ainéborationsAquei nous poursuivrons :

Aide k l’aménagement rapide des réseaux d'électrification; au mieux des finances départementales et communales.

Construction de la ligne Suisse-Océan. Si le tracé adopte ne dessert pas suffisamment les localités que la ligne Saint-Léonard-Auzances devait desservir, la construction de cette dernière ligne devra être exigée de la Compagnie d Orléans.

Construction rapide de ia ligne RonnaUEvaux ’fct. de la ligne Eyrnouliers-Feileihi votée par le Conseils général ; étude la ligne Vie iHeville^aSoü ter raine. ■

Extention et amélioration du réseau routier.

Facilités pour le. transport des engrais; subvention de l’Etat, correspondant à celle déjà votée par Le Conseil général, pour permettre Taèhermnement par camions automobiles des engrais dans les fermes éloignées des gares.

Augmentation des subventions aux comices et aux concours agricoles.

Protection de nos artisans ruraux : maréchaux ferrants, charrons, forgerons, etc,, indispensables auxiliaires des agriculteurs.

Telles sont, Chers Concitoyens, les grandes lignes de notre pragiamme. Nous comptons les appliquer en faisant le moins de politique possible.

Vous direz le 11 mai, par vos bulletins de vote, si vous l'approuvez.

Si, demain, nous avons l'honneur d’être vos représentants, forts de votre confiance nous travaillerons de toute notre énergie au relèvement de la* France et à la prospérité du département dé la Creuse,

Voter pour notre liste, c'est barrer la route aux démagogues, aux politiciens sectaires, au collectivisme et à ses alliés, destructeurs de l’ordre social et de la propriété, 1 C'est, voter pour l'union des républicains, pour la concorde et la paix sociales.

Vive la Creuse !

Gabriel ADENIS, Maire du Grand-Bourg, Notaire, Président du Syndicat Agricole du Grand- Bourg, Chevalier de la Légion d'honneur. ~ Henri BERGER, Avocat à Guéret, Conseiller municipal fie Bourganeuf. — Henri FOUGEROL, Docteur en droit, Propriétaire à Ghampagnat, Ancien attaché et chef adjoint de cabinet dans les ministères Vivian! et Clemenceau. — Léonce DU RU J A DOUX, Agriculteur, Président du Syndicat agricole derBudeliere, Président de la Fédération départementale des Syndicats agricoles de la Creuse,

O CKBüSE

Liste du Parti communiste (S. P* I. Ch).

Auw Elue leurs de Li Creuse !

Travailleurs de la Creuse I

Daus toute la France le Parti communiste oppose des candidatures d’ouvriers et de paysans aux candidatures des divers partis bourgeois.

Le Parti communiste, par 1’intermédiaire de la Fédération communiste de la Creuse, a désigné quatre de ses membres : deux travailleurs de la ville et deux petits propriétaires cultivateurs pour que* Le 11 mai, la conception d'un Bloc Ouvrier Paysan soit opposée â celle de tous les autres blocs, de droite et de gauche.

Il est entré seul dans la lutte, malgré la médiocrité de ses moyens, sans argent, riche seulement de l'inlassable dévouement de ses adhérents*

Et il est seul, en face de tous les autres.

11 oppose des ouvriers et des paysans pauvres à des bourgeois riches !

Il y a assez longtemps que les fermiers votent pour les propriétaires !

Que les petits cultivateurs- votent; pour les marchands d’engrais et pour des spéculateurs qui vivent de leur travail 1

Que les ouvriers votent pour les Patrons î

Que les pauvres votent pour les riches !

ElecLeurSj

De nombreux candidats sollicitent vos suffrages. Us vous fout déballés promesses. Des ambitions essayent de s’assouvir, l’assiette au beurre est tentante, les 27.000 font des envieux,.. D’ici quelque temps, vous pourrez aller demander à ceux que vous aurez élus où sont les promesses qu’ils vous avaient faîtes en avril 1024. Comme vous pouvez demander aux députés sortants où en sont les promesses de Novembre 19 J 9.

Seuls, les communistes vont nettement et ouvertement à la bataille.

Seuls, ils n’ont participé à aucune intrigue, à aucun tripotage.

Les candidats sont nombreux, mais en réalité les électeurs auront à choisir entre trois partis ;

Le Bloc National de droite, réaction à l’intérieur, politique de violences, de guerre et d’ententes capitalistes internationales ; . .

Le Bloc National des gauches, ressuscité pour créer 3a confusion, de l'illusionnisme démocratique cl tromper, encore une fois, le peuple 1

Le Bloc Ouvrier Paysan, constitué pour réaliser l’entente des travailleurs de la ville et des champs.

Seule, rUnion des ouvriers et paysans pourra rétablir la paix dans le monde, mettre fin aux guerres entre les peuples et sauver le progrès humain d une attaque brusquée de la réaction organisée et sournoise.

Les candidats du Bloc National sont de riches bourgeois, ils veulent aller au Parlement pour défendre et soutenir leurs intérêts de classe !

Les candidats du Bloc des Gauches sont les députés sortants, co-listiers en 1919 du renégat Vivian*, cm partage la responsabilité do Poincaré dans la déclaration de la guerre*

CREUSE

Les candidats du Bloc Ouvrier Paysan sont des travailleurs, des paysans.

Ils iront au Parlement y traduire les colères eL les aspirations du Peuple travailleur, y lutter contre le parasitisme social, le gros capitalisme malfaisant, les agioteurs, les marchands d’engrais, les mereantïs.

Seuls des travailleurs peuvent lutter contre ces gens-là ; les autres sont à leur dévotion.

Entre les réactionnaires honteux qui n'osent pas se réclamer du Bloc National.

Entre les prétendus démocrates qui ne sont ni chair, ni poisson, et entre les .ouvriers et des paysans comme eux :

Les ouvriers, les paysans, les petits commerçants, les petits fonctionnai res feront leur choix le U mai !

Electeurs de la Creuse,

Eu votant pour des ouvriers et des paysans, vous manifesterez avec éclat :

Voire désir de Paix ;

Votre volonté de vivre libres en travaillant.

Le 11 mai, tous les bourgeois voteront pour les gens de leur classe.

Les ouvriers^ les paysans, les petits commerçants, les petits fonotionnaires devront en faire autant.

Les fils et petits-fils des électeurs de Martin Nadaud ne renieront pas leurs ancêtres !

Vive le Commuuisme International !

À bas les guéries entre les peuples î

À bas les bourgeois de droite et de gauche !

Vive la révolution sociale !

Jean BELL AT, Pierre LABOUREUR, André PÛÜYADQUX, Julien TIX1ER.

D0RD0G1NE

6 députés.

Inscrits . * * . .

MM. Manet .

Votants . . . . .

Brachet . „ .

Blancs et nuis

finfrrSfTflç, pKnrîm^s, . . .

Moyenne,, . r . . .

Majorité absolue., . . , 52. 163 Quotient électoral , . . 17. 388

Liste d'Union républicaine.

Saunmndo . . . . .

Liste

MM* Gadaud...

Bonnet, . , .

Delbos ....

Faugère . . .

Bi bié

d'Union des gauches*

David . .

Brunet. . . . . . , ,

Total. . . * r , ,

Clament.

Sarrazîn ........ i ....... .

Bols

Moyenne . .

Total.

Liste du Bloo ouvrier -pays an*

Moyenne .

MM. Delà g range Débet. ....

Loub radon*

Liste républicaine

de gauche*

Dujaric.. * .

Blanchou . *

F i'éy^ senge . . . . ■

Reyraud. , .

Catiésie (1)** .

Total,

Fluet . .

Filhoud-Lavergnc.

Moyenne* ,,*»*,....

au quotient . . . *, MM. Gadaud, Bonnet, Saumande,

àja p Sua forte moyenne*, . . . MM. Delbo*; Bibié, Fa u gère.

Liste Hépiiblicaine d’Union des Gauches.

Citoyens*

Vous ôtes appelés k voter le 11 Mai prochain pour élire vos députés.

La liste d’Union des Gauches se présente à vos suffrages, comme Lavait fait en 1919 la liste de concentration républicaine, où figuraient déjà quatre d’entre nous.

(1) I e Yînistère de l'Intérieur donnait :

M. Cauésïe . « . . 13,868 voix,

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dokdogkb

L’expérience de cinq années prouve que nous avions eu raison dans nos prévisions, nos critiques, notre programme., , ' »

Nous vous disions que la quesLion financière et la question économique primaient toutes les autres. Ennemis de l’emprunt et de toute émission de billets, adversaires des impôts indirects, si lourds aux classes [pauvres et aax familles nombreuses, nous n'hésitions pas à demander, avec la révision des marchés de guerre, un « impôt progressif sur l’enricliissement u, impôt de libération destiné à amortir la dette et à éviter ainsi la faillite. G’esi notre propre texte de 1919. N 'était-ce pas exact ? — Nous avions, en 1919, 160 milliards de dettes ; nous en avons aujourd’hui 400 milliards. Le billet de 100 francs’ valait, en 1919, 90 francs ; il vaut aujourd’hui 28 francs.

Nous avions critiqué certaines lacunes du traité de paix, qui servait alors de tremplin électoral à nos adversaires d’atijo'tir défini, déjè nos adversaires d’hier. Nous disions que le traité n’assurerait ni la sécurité) ni les réparations, si largement méritées par lu victoire admirable de nos soldats. N’avions-nous pas raison? Aujourd'hui le contrôle des armements allemands joute mal. Nous discutons encore sur notre sécurité. Le Kronprinz est rentre en Allemagne, Compte tenu des frais d’occupation, nous n’avons rien touché de l'Allemagne, et le Bloc N.ûtlonal, qui avait fait sa dernière campagne aux cris du « Boche payera », est clans l’obligaLïon de faire supporter par les contribuables français la charge delà reconstruction.

Il est vrai que Ta coalition dé 1919 contre laquelle noos nous dressions, coalition du Bloc National, se flattait de ne pas avoir de programme. Elle le remplaçait, comme toujonrs, par le nom d’un homme, qu’elle s'empressait d’ailleurs d’abandonner le lendemain.

Ayant, constitué pendant cinq arts la majorité parlementaire, le Bloc National livre aujourd’hui son bilan au jugement du pays.

11 est absolument négatif : la seule chose qu’ait le Bloc National à son actif, c’est la reprise des relations avec le Vatican 1 Aussi le jugement du pays sur le Bloc National sera

sévère. m

Jjes problèmes soulevés en 1919 restent entiers, et la majorité d’iiier ne peut plus prétendre les résoudre. Seules les solutions démocratiques doivent être, par fidélité à la République et par amour pour la France, reprises et renforcées.

De grandes questions dominent en ce moment la politique française : la reconstruction des régions dévastées, la sécurité de la Nation, I^ssainissemenl des finances, rcncouxagemenl Ët la production économique, agricole et commerciale.

Les Réparations. — Elles doivent être effectivement à la charge de l’Allemagne. Le Bloc National s’est montré pondant cinq ans incapable de la faire payer. Les démocrates l’ obligeront à s’acquitter de sa dette ; F Allemagne doit et peut payer. Les travaux récents des experts en font foi. Elle peut payer par les réparations en nature, qu’a entravées jus7 qtrict Faction pressante des consortiums industriels et financiers. Elle peut payer par un système d’emprunts internationaux qu’empêcherait évidemment une politique d’isolement, chère aux partis de réaction, et qui permettront d’évacuer la Ruhr au fur et à mesure des payements garantis cle l’Allemagne.

La sécurité de la France* — Nous la réalisons par le contrôle effectif des armements allemands et par les recherches d'un pacte de garantie erfire la France, LAnglo terre et la Belgique précédant une entente plus générale des Ft^ts de l’Europe. Car nous avons foi dans la Société des Nations. Nous voulons et nous croyons que la Société de3 Nations devenue universelle, ayant à^a disposition des moyens de contrainte, fera régner la Faix dans une Europe où les? conflits seront réglés par un arbitrage du te cnn lion al. Le désarmement général se trouvera alors réalisé.

DOHJJ OGMS

L'&M&mssement financier, — Il nous faut, à tout prix, équilibrer nuAre budget et amortir notre dette. L’équilibre du Budget ne sera qu'une apparence trompeuse tant que notre dette publique ne s’amortira pas, tant que les intérêts de la dette nb s o*;be roui comme aujourd’hui les deux, tiers de notre Budget, -vingt milliards sur trente (milliards*

Les dix milliards de «dépenses publiques doivent être diminués des ■ économies intransigeantes, notamment par 3a suppression des emplois Inutiles de fonctionnaires Uut militaires que civils et par une chasse impitoyable au gaspillage tel que celui des Régions Libérées. Ils doivent être assurés par des Impôts jus tés. Le rendement de ïimpoi sur le revenu peut être accru de plusieurs milliards par la suppresion de l’évasion fiscale. ‘Nous devons nous employer à' diminuer les impôts indirects qui frappent le pauvre plus que le riche. Nous sommes contre la taxe sur îe chiffre crafTair.es, que nous voudrions voir vous remplacer par une taxe unique à l’origine, plus facilement supportée. Car nous sommes contre les vexations et les inquisitions de toutes sortes dont souflrcnL les petits artisans, les petits commerçants.

Mais si les dix milliards de dépenses publiques doivent être diminués par les économies, les vingt milliards ,d u service de la deLte doivent cLre diminués par l’amortissement. Gel amortissement ne peut être obtenu — c'est là une de nos convictions profondes — que par un prélèvement sur la richesse acquise.

Bien entendu, il faut mettre fin à l'intolérable scandale des milliards des -gnuKik -profiteurs de guerre* qui ne sont pas encore rentrés. Cela kit, le prélèvement sur la richesse acquise, opéré une fois pour toutes, ne sera m un impôt de captation de la propriété Indivis dneïle par TEut, ni un impôt- de spoliation. Comme tout impôt 4e notre législation fiscale actuelle, il bénéficiera d?un abattement à ;a base, qui en exemptera les petites et moyennes lortunes, et, par conséquent, le petit capital, l'instrument du travailleur, d J sera progressif sur les grosses fortunes, et en cela il apparaîtra comme une contribution exceptionnelle demandée aux grands possédants pour gagner la bataille -financière, comme a été demandé aux hommes valides, proportionnellement à leur vigueur, l’impôt du sang qui a yauvé le Pays. 4

I ar cet effort national d égalité fiscale, allégée des charges qui T'accable, la production française reprendra son essor. La politique démocratique doit Ja défendre et l'encourager. Son premier devoir est de ne laisser ni l'agriculture ni le commerce a Ta merci des grands trusts industriels qui ^exploitent (Union des Intérêts Économiques).

JÇes grands trusts, qui prétendent aujourd’hui être les spécialistes de la défense des intérêts des commerçants et des agriculteurs, en sont au contraire les pires adversaires. Convoitant les richesses de la Nation, ils créent des monopoles de fait et absorbent à leur profit tout le travail du petit commerce et delà petite agriculture. Ges derniers n'ont plus qu à payer trop cher les produits indispensables, objets nécessaires à la vie, machines agricoles, engrais. Comme parle passé, seule la politique démocratique rendra la liberté dt la prospérité aux commerçants et à l’agriculteur,

fin dehors de ces questions qui sont Tes problèmes de i'heure pour lesquels se livre la bataille électorale, la République doit confüimer sa marche vers le progrès et la justice sociale pour le maintien et le développement de son programme*

Pt-og ?-a n i me Po titiqu e.

Maintien de toutes les lois ■ioiidaipentalûs républicaines. Accord de tops les .Français dans la h hcr té de conscience et J a tolérance*

Laïcité de l Etat. Indépendance absolue du pouvoir cm 1 et du pouvoir religieux.

Enseignement national neutre, respectueux de Ta conscience de ,1’ejifaut.

Respect de la liberté 4'qpinion. Amnistie pour ce tic catégorie de défi U*

DORDOGNE

Suppression de l'ingérence des parlementaires dans les nominations et promotions des

fonctionnaires» . .

Consultation obligatoire pour les projets de lois importants des organismes corporat

intéressés et mise au point de cette consultation par le Conseil d’Etat.

Délai imparti au Sénat pour examiner les projets de loi qui lui sont envoyés par a

Chambre,

Retour au principe majori taire dans les élections*

Interdiction aux députés de traiter des affaires avec l’Etal.

Obligation pour les députés de voter personnellement.

Programme Agricole &t ConiTticrciai ^

Nation agricole, la France trouve sa prospérité et sa richesse dans son admirable sol si vaillamment travaillé par les agriculteurs de franco.

L' agriculture nourrit le pays tout entier*

Toute loi encourageant l’agriculture est une loi de gratitude. Nous devons réaliser pour e lie : '

L’amélioration des transports ; .

Les engrais à bon marché (mise en régie intéressée des sociétés de production et de fabricants d’engrais avec participation des syndicats agricoles) ; „

La stabilisation des cours si nécessaires aussi'au commerce, par la politique] financière

plus haut indiquée ; , ' ,

Les produits indispensables à la culLure rendus moins chers grâcegaux mesures contre

lea accaparements et les consortiums ;

Le développement des syndicats agricoles ;

L* in formation des>ouvemenlS des cours et des débouchés commerciaux par des offices

en rapport avec les groupements de syndicats ;

La mise en œuvre des'^chambres d’agriculture, trop longtemps retardée ; L’électrification des campagnes d’abord par le jeu des prêts à taux réduits aux groupements de communes, plus tard par la réalisation du plan d’ensemble de l'aménagement de la

Dordogne (projet Claveilie et Sireyjol) ; . ...

Une assiette plus équitable des centimes additionnels pesant moins lourd sur la propriété

foncière *

Amélioration du sort des ouvriers agricoles, des métayers et des petits proprietaires ;

La vulgarisation des caisses de crédit agricole ,

L'accession toujours plus fâche a la propriété ;

L'organisation du recensement de la main d'œuvre agricole et les mesures propres à favoriser la repopulation des campagnes ;

L'enseignement agricole avec V organisation de champs d expérience et laide et 1 exemple des cultivateurs les plus experts de la localité.

Au point de vue du commerce que nous entendons protéger de toutes nos forces, nous demanderons :

La suppression de la taxe sur le chiffre d’affaires, remplacée par une taxe à la produc-

U on J . ,

La suppression dos vexations fiscales en cessant de calculer le bénéfice commercial

d'après un pourcentage arbitraire appliqué au chiffre d’affaires, et en cherchant à étendre au petit commerce le système forfaitaire ; j

La' stabilisation des cours des changes ;

La vulgarisation de caisses de crédits et des banques populaires ;

DORDOGNE

défense des petits commerçants, souvent lésés par les agissements des grandes firmes et des'grands magasins.

Programme Social.

Solation des questions sociales par les formules françaises de l'association et du syndicat opposées aux formules révolutionnaires de la lutte de classes ;

Extension de la capacité civile des syndicats ;

Egalité de tous les enfants devant Y instruction. Sélection selon le mérite et non selon la fortune ;

Large abattement à la base pour l’impôt sur le salaire ;

^ Lutte contre la vie obère ;

Développement des habitations k bon marché ;

Avantages aux familles nombreuses;

Préocîupation constante du sort des mutilés, réformés (tuberculeux de guerre et gazés), orphelins, ascendants et anciens combattants, s'inspirant d'un cahier unicjue de leurs revendications, rédigé d'accord par leurs diverses associations. Seuls les moyens financiers que nous avons préconisés plus haut pourront permettre^ de satisfaire, comment est juste, les revendications clés victimes de la guerre ;

Large esprit d'amnistie ;

Action soutenue du Parlement jusqu’à ce qu’ait etc obtenue la réintégration des cheminots révoqués en mai 1920 ;

Reprise du la loi sur les assurances sociales ;

Hygiène sociale. Protection de la maternité (maisons maternelles), de la première enfance, de 3a santé publique, par Ses organisations départementales étendues aux campagnes et aux villes.

Tel est notre programme, chers concitoyens, dans sa volonté sincère de réalisations possibles.

Par la justice fiscale, par l'accession de tous les travailleurs à la propriété, par le contrôle de la nation sur Y exploitation de ces grandes richesses.

Travaillons ensemble dans L’union de tous les démocrates.

Pour la blé publique I pour la France ! pojir Y Humanité 1

Félix GADAUD, Député sortant, Chevalier de la Légion dTIonneur*

— Georges BONNET, Membre du Conseil d’Etat, Président du Conseil d1 Arrondissement de Nontron, Conseiller d’ Arrondissement du Canton de Champagnac-de-Bélair, Légion cV Honneur,

Lroix de Guerre. — Yvon DELBOS, Agrégé des Lettres, Conseiller d 'Arrondissement du Canton de Carlux, Vice -Président du Parti Républicain Radical et Radical Socialiste de France, Croix de Guerre, — - Georges FAUGERE, Conseiller Général du Canton dTssigeac, Président du Comice Agricole, Chevalier de la Légion dTIonneur. — Max en ce BIBIE, Professeur de Faculté de Droit, Propriétaire à Allemans-de-Ribérac,

Légion d’honneur, Croix de Guerre. — Marcel MICHEL, Conseiller général de Terrasson^ Président du Syndical Agricole de la Bachellerie. «

A mamom

Liste d'Union républicaine

Gh*ev3 Concitoyens,

La France, disions-nous en 1919, grandie moralement par sa magnifique victoire, mais appauvrie matériellement par l'étendue de ses sacrifices, ne pourra se relever qu’en se mettant hardiment, résolument, au travail.

Pendant ces quatre années, le pays tout entier, son Parlement, ses Gouvernants ont travaillé. La tâche â accomplir était sans précédent dans l'histoire du monde.

Si F Allemagne vaincue a refusée jusqu'à présent de tenir ses engagements, la France a considéré comme tin devoir sacré de tenir les siens vis-àrvis de nos malheureux frères des régions du Nord et de l'Est, dévastées par un ennemi implacable. Dix départements ont été re 1 ev es de leurs ru Lue s .

Magnifique effort, qui fait l’admiration de l'étranger et dans lequel les exccs, presque inévitables dans une entreprise humaine qui porte sur un chiffre aussi considérable de milliards, seront sévèrement réprimés.

En 1919, il n’y avait plus de budget : 50 milliards de dépenses en face de 12 milliards de recettes, Les sacrifices demandés aux pays, et généreusement subis par lui, ont permis d'équilibrer un budget de 23 milliards.

Ces impôts, si lourds, que îa quasi -unanimité de la Chambre a été contrainte de voter dés le début de la Législature, devront être aménagés, à la lumière de l’expérience, en vue de rétablir la prépondérance de l’impôt direct et d'éviter au contribuable courageux comme le poilu dans la tranchée les vexations intolérables dont il a eu à se plaindre avec raison*

Le forfait, appliqué au chiffre d'affaires pour la grande majorité des commerçants et qui pourra être élevé à 300,000 francs est déjà un progrès dans ce sens (200.000 francs).

Eu face' de ces charges, hélas ! obligatoires, une politique rigoureuse d-’économîe impose, et c'est pour la réaliser que la majorité du Parlement, dans lui but patriotique, a volé les décrets reglementaires; désormais,. plus de dépenses sans recettes correspondantes, — amortissement de la dette, économies de tous ordres.

Celle œuvre de réfection nationale^, fr laquelle nous vous avons conviés, est aujourd’hui en voie de réalisation, mais elle apparaît de plus en plus comme une œuvre de longue haleine, dans monde boule versé par la guerre.

Nous croyons que les, dictatures et les violences, d’où qu’elles viennent, ne peuvent que la compromettre irrémédiablement. Nous ferons, par ailleurs, tous nos efforts pour nous opposer à la domination do la finance internai ion ale, et à la formation clans le pays d’une féodalité industrielle et financière qui opprimerait la nation, comme elle le fait en Allemagne.

Fermement républicains et patriotes, nous réprouvons à la fois les menées communistes de Moscou qui veulent, par le terrorisme, T anéantissement de la France libre, et les doc- (rines collectivistes et inLernationalistes, destructives de la propriété individuelle. Et nous nous dressons h autement? contre ceux qui, perdes alliances hétéroclites et antipatriotiques inspirées de soucis électoraux, se font les fourriers des partis de révolution, avant-coureurs dété revanche prussienne.

Nous entendons conserver toutes les conquêtes de la République, et, dans l’observation de ses lois, nous voulons le respect de tontes les croyances, l'union dans l'ordre et le travail, la paix religieuse que proclamait la récente déclaration ministérielle de M. Poincaré, enfin, et par dessus tout, le dévouement absolu à bi Patrie.

DORDOGrtfc

gaa de suspicion- et de hains entre Français, mais l’union d’autant plus nécessaire devant la désunion des Alliés de la, grande guerre, si nous ne, voulons pas êli^e, dépouillés des droits sacrés que nous tenons de la jastiee, dos héroïques sacrifices de nos soldats, du traité solennellement signé àT Versailles par nos adversaires eux<-mêmes.

Nous avons approuvé Y occupation de la Ruhr, qui, outre; les -3 fnilliards qu’elle va permettre de verser annuellement à, la Caisse des réparations le seul, moyeu que nous ayons, de l'avis marna de nos: alliés et associés* d'obtenir enfin de rAllemagoe obstinée dans sa résistance les payements qpi yiendnonl alléger les ..sacrifices momentanément imposés. à nos . contribuables.-»

NouSt avons approuvé les récents projets de redressement. financier parce qu il fallait répondre à la violente offensive que l’ Allemagne, après son échec de la Ruhr, a déclanchée dans le monde entier, avec la pensée de ruiner notre crédit et la France.

La victoire du franc a suivi la victoire de la Ruhr, Ce relèvement si continu de notre monnaie qui- diminuera la cherté de la vie, l’amélioration de J a situation extérieure, les travaux des experts, l’attitude plus- conciliante de 1 Angle terre, sans parler du ralliement au cabinet actuel de plusieurs de ses adversaires les plus notoires d hier, sont la justification de la politique, de défense nationale que nous avons soutenue et que personnifie M. le Président Poincaré.

Nous n’avbns pas voulu être les complices des défaitistes de la paix qui, en cherchant, par tous les moyens, à affoler l'opinion, se sont révélés aussi criminels que 1 avaient etc les défaitistes de la guerre.

Nous sommes pour une France pacifique, certes, mais vigilante, tant que la Société des Nations que nous désirons voir se fortifier et se développer, et qui a déjà rendu d importants services à 3a cause de la Paix, ne disposera pas de moyens de sanction efficace pour faire respecter ses décisions par des adversaires habitués à considère^ les traités comme des chiffons de papier.

À l'intérieur, nous voulons poursuivre l essor actuellement grandissant de 1 agriculture. du commerce et de d'industrie.

L’amélioration du sort do nos populations agricoles et des familles nombreuses qui sont le fondement même de la patrie, le problème capital de la natalité, une collaboration sans cesse plus confiante du capital et du travail doivent être parmi nos constantes préoccupations. La question des assurances sociales a été votée par la Chambre. C’est la un gage de sécurité pour les travailleurs. La Chambre prochaine aura le devoir de la mettre au point.

Les Chambres d’agriculture, l'extension de la mutualité, du crédit agricole et de la loi sur les habitations 'à bon marché, la protection de f artisanat et,' en particulier, de nos petits énoîseûrs trop méconnus, f achèvement do nos chemins ruraux, l'électrification des campa-* gnes ont fait l'objet de décisions qui devront être appliquées et complétées.

La loi sur les pensions, heureusement votée, devra ctre e tendue à tous les intéresses si dignes de notre sollicitude, notre enseignement d État, à tous les degrés,, rendu accessible à tous, suivant les mérites de chacun.

Nous ferons nôtres les revendications si justifiées que formulaient, au récent Congrès de Gahors, nos planteurs de tabacs : 1° Relèvement des prix en harmonie avec les fluctuations financières de notre époque; 2° Extension de la culture indigène et suppression des achats de tabacs ordinaires à l’étranger ; 3° Maintien intégrai du monopole de la. cul turc du tabac en faveur de l'Etal.

De même, nous soutiendrons les projets non encore votés, mais déposés, en faveur de ceux vers lesquels ira toujours notre souvenir ému et reconnaissant : mutiles, réformés1, prisonniers, combattants de la Grande Guprre et leurs veuves, orphelins et ascendants.

Achever l'œuvre de restauration économique ci financière, exécuter les traités, consolider la paix du monde, telle est la tâche, considérable encorerdc demain définie par M. le

DOBEOGNE 1

Président Poincaré dans sa lettre au Président du Parti Républicain démocratique et Social.

Comme à la tâche d'hier, nous y consacrerons tontes nos forces^ toute Inexpérience acquise dans la vie parlementaire; tout notre cœur, confiants dans le merveilleux bon sens de nos populations qui savent qu'on ne remonte pas en un jour la pente effroyable où menaça de nous englouti? le cataclysme de 191 f.

Opposés à la démagogie, qui sème le vent, avant-coureur de la tempête, comme au sectarisme, si contraire à la générosité instinctive et traditionnelle de notre race, nous faisons appel à toutes les bonnes volontés, à tous ceux qui ont foi dans la République et la h rance, étroitement associées lune ù \ autre; qui pensent qiraprès avoir combattu cote à côte pour gagner la guerre, le devoir de tous les Français est de rester unis pour gagner la paix.

Vive la France 1 Vive la République I

* Georges SÂ U MAN DE, Agriculteur, ancien Maire de Périgueux,

Questeur de la Chambre des Députés, Député sortant. — Robert DAVID, Maire de Saint- Vincent-de- Gosse, Ancien Sous -Secrétaire d'Etat au Ministère de 1’ Intérieur, Vice-Président de la Société d’Encouragement à l'Agriculture, Député sortant, Chevalier de la Légion d'honneur, Croix de guerre. — Jules j*. BRUNEI, Négociant, Maire de Ribérac, Conseiller général,

Vice-Président de la Commission des Travaux Publics et des Moyens de communication, Député sortant. — Docteur CLAMENT, Vice-Président du Groupe parlementaire des Plan- Leurs de tabac, Maire de Laforce, Député sortant. — Docteur SARRAZUN, Maire de Surlat, Vice-P résident de la Société d'Kncouragemcnl a l’Agriculture, ancien Député, Chevalier de la Légion d’honneur. — Adrien RELS, Maire de Saint-Al vère, Conseiller général, Croix de guerre.

Liste du Parti Communiste (S. F. LC). ,

Travailleurs de la Dordogne !

En lace de la liste de travailleurs, fils de paysans, que .présente a. vos suffrages le Bloc Ouvrier et Paysan, les bourgeois de toutes nuances vous présentent une liste soi-disant républicaine, en réalité Acoquinée avec la pire réaction cléricale.

Saumande fut l'homme de tous les Ministères qui se sont succédé au Pouvoir. Depuis quil ést député, il fut tour à tour le domestique des hommes de gauche ; Combes, Gailfaiix, Vivian iT Briand même, qu'il fit venir b Pérîgueüx en 1910. Il se dit- -agriculteur, alors qu’il ne lut qu un avoué sans scrupules. Par une lettre fameuse, le franc-maçon Saumande, ancien vénérable de loge, vient de signer un pacte avec l’évêque de Péri gueux, après l'avoir fait décorer. La liste dont il est le chef est h 1 avenant, puisque sur fi candidats elle comprend 4 francs-maçons. Elle vient de s enrichir du fameux Sarrazin. hier encore adversaire du Bloc National et qui est bien le pareil clés autres vieilles badernes qui composent la liste.

Gadaud, qui se prétend homme de gauche, a voté pendant toute cette législature avec

DORDOGNE

le Bloc National. 11 veut se faire passer pour radical, alors qu’il siège avec Saumaude, sur les bancs de F En tente dite « démocratique », Aux élections municipales du 30 novembre 1919, il était candidat sur la liste réactionnaire de S au mande, après avoir combattu ce dernier, après l'avoir insulté quinze jours avant aux élections législatives. Ses co-listiers, qui acceptent pour chef ce caméléon cle la politique, doivent avoir l'estomac solide; ils u’en seront pas moins jugés comme ils le méritent. 11 est bon d’ajouter que Bihié et Deibos ont appartenu jadis à nos organisations ouvrières. Par leur alliance avec Gadaud, Faugères et Bonnet — tous les trois millionnaires — ils doivent être considérés comme traîtres à la cause des travailleurs de la villç et des campagnes et méritent l'épithète de renégats. Cette liste de francs- maçons ne saurait avoir les sympathies de ceux qui travaillent.

Tous les méeonlenU, ions ceux qui travaillent pour vivre, manuels ou intellectuels, ne sauraient donner leur conliance k tous ces aventuriers de la politique. Ils se prononceront en faveur des candidats du Bloc Ouvrier et Paysan, désignés à leurs suffrages par le Parti Communiste,

Vu les Candidats.

Liste Républicaine de Gauche

Citoyens;

Il faut voter, c’est un devoir de conscience.

Les députés sortants apportent le bilan de leur politique. Le 16 novembre 1919, ils furent réélus sous le bénéfice d'une affirmation : a L’Allemagne payera », Ils avaient à rendre compte dJun mandat lourd de toutes les responsabilités de leur gestion publique pendant la guerre; ils se sont contentés, pour les éluder, de crier : « Vivent la Victoire et Clemenceau î » C’était simple, mais cen’étàit points suffisant.

Us ont suivi pendant quatre ans la majorité du % Bloc National ». Gageons qu’au lieu de rendre compte de leur mandat, ils se contenteront de crier : « Vive le Grand Citoyen Poincaré 3 » s

Nous leur disons : M. Poincaré ne vous a pas donné le droit de le * chambrer » pour vos profits électoraux ; il n’a jamais été le prisonnier de votre majorité, car il se tient au-dessus de vos compétitions électorales.

En remaniant le 1er avril dernier son Ministère, il a fait comprendre aux Républicains clairvoyants que le pays avait besoin d’une majorité différente et plus nettement démocra ti que,

La Chambre du Bloc National avait fait naître de grands espoirs; elle ne nous laisse que de grandes déceptions*

Elle garde ses responsabilités; nous l'abandonnons à ses juges.

Nos députés sortants n’ont jamais suivi une politique ; ils n’ont été Fidèles qu’à des Ministères, 1

Réélus en 1919, grâce à Clemenceau, ils lui imposaient quelques jours après une retraite humiliante; ils sont prêts à en faire’ autant pour M. Poincaré. Leur fidélité à une politique n’offre pas de garanties.

Le Bloc des Gauches est la résultante du Bloc National; c’est la dernière invention de l’ancienne majorité radicale-socialiste saturée d’un combisme suranné, dont Herriol est le chef visible, mais dont CaiUaux et Malvy sont les grands animateurs,

„ Le Bloc des Gauches compte amener à lui tous les déçus et tous les mécontents P 11 use pour les attirer de procédés qui varient suivant les milieux.

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