BOULOGNE
En iBopdogïie, ce ‘-Hoc étrange a consacré te mariage forcé de -Gadaud^Bonnet avec Miebsfl et on ne peuDsavoir quel sera le fruit de celte umoin im Bloc des Gauches est-il l'entant de Gadaud ou celui de Michel?
Ge qui est sûr : c'est que le Bloc des Gauches de la Dordogne n’est pas un paiHi po’HtKftifv, -pas même un Comité Directeur &yant derrière lui des troupes 'Mêles : c'est tout simplement une combinai sou de quelques politiciens, fonctionnaires pour la plupart, f[tie Cliché! a su grouper autour de te» pour imposer, le moment venu, sa candidature. Michel et ses amis se «sont - réservé pour eux seuls la rubrique : Union -des Gauches. Ils en ont fait partir ceux qui pouvaient les gêner, LIls ont refusé d’y admettre ceux qui leur portaient ombrage. D'une véritable Union des Gauches qui pouvait être féconde, ils ont fait une petite -chapelle qu'ils ont placée sous le patronage intransigeant- de la rue-de Valois, ils n'ont reconnu ’qu'à eux* mêmes le droit d’être des -Républicains de Gauche, Us ont lancé des exeonimunicutions, se sont donné des investitures. Ont-ils encore la prétention de régenter les 120,000 électeurs de ce département?
Nous n'appartenons pas à ce Bloc des Gauches, Nous ne sommes pas ailes à la Maison Michel solliciter « notre brevet de Républicains » ni un « bon de candidatures.
Nous avions pensé que nous pouvions aussi bien qu'eux offrir un programme Républicain et des hommes au moins aussi qualifiés, estimant en outre que les citoyens de îa Dordogne ne se laisseront manœuvrer ni par les fameux cadres de la candidature officielle, ni par la propagande de certains agents électoraux qui constituent une clientèle toujours exigeautcq jamais satisfaite,
a Nous disons, en mettant qui que ce soit au défi de prouver de la part d'aucun de nous un acte de vie publique contraire aux véritables principes Républicains, que nos convictions sont pour le moins aussi sincères que celles de ces messieurs du Bloc des Gauches ».
La République n'est la propriété de personne ; chacun de nous lui a donné, aux heures où elle était en ■■ péril, des gages d'attachement que -nous défendons à quelques puritains de contester. Nous déclarons, et c’eut un acte de foi qui doit suffire, que pendant ■cinquantequatre mois de guerre nous n a vous jamais séparé lé destin de la 'France de celui de la République,
Geci idit une l'ote pour doutes, nous mépriserons les calomnies anonymes. Gomme le dit un proverbe : « Les chiens aboient et la caravane passe ».
Notre liste répond à une conception qu’il est grand temps de faire aboutir : amener au Rairlement -pour l’élaboration et le remaniement de toutes les lois qui touchent à l'Économie générale du Pays, non pas des ambitions de politiciens, -mais ’d es 'compétences dechniques^et professionnelles.
Dans un département <où l’immense majorité des citoyens est constituée par les travailleurs de l'Agriculture, du Gonimerce, de l’Industrie et de 1 'Artisanat, il nous a paru raisonnable d'assurer |a représentation fidèle cle cos grandes sources de production na Lion ale,
>A une liste composée de deux médecins, d'un haut foncLioniia ire V d’un journaliste fils d-inslituteur, d'un autre fonctionnaire également fils d'instituteur, et es i lin d?un instituteur en fonctions, nous opposons une liste Républicaine de Gauche qui comprend trois agriculteurs, deux commerçants et un avocat spécialisé dans les questions de Défense Commerciale et Agricole,
Nous avons le plus profond ir os pe et pour la profession dinati tuteur, une cl es plus nobles qui soit, la plus sincère estime pour tous les ; fonctionnalises utiles, mate nous -trouvons ‘que certains de ces messieurs exagèrent, ils veulent assurer leur suprématie dans le département.
On ne connaît bien que ce que Ton pratique soi-même. L'Agriculteur sera • te meilleur défenseur de l'Agriculture, le Commerçant le meilleur juge et le mailleur -serviteur des intérêts du Commerce, Ges professionnels sont aussi aptes quêtes avocats, les médeei ns et les instituteurs à gérer les affaires publiques.
DORDOGNE
Libres de toute sujétion à l'égard de qui que ce soit, nous nous engageons d’honneur sur les grandis lignes du programme suivant.
C'est le programme d'une politique foncièrement démocratique dont le principe essentiel sera toujours la défense de l'intérêt des Petits, si souvent en conflit avec l'intérêt des Gros, Nous ne sacrifierons jamais les premiers aux seconds.
En Politique intérieure :
Suppression du mode scrutin actuel, adoption du système majoritaire uninominal, dans le cadre du département ou mieux dans ce celui, plus restreint, de l'arrondissement, en Interdisant formellement la candidature officielle qui est un procédé de l'Empire, Opposition au mandat de six ans.
Les Préfets ne doivent être que des administrateurs. Interdiction aux députés d’occuper pendant l'exercice de leur mandat des situations rétribuées dans des entreprises financières privées.
Il ne peut être question pour des -Républicains de substituer un régime de décrets-lois au libre exercice du régime parlementaire, expression de la volonté populaire.
Consolidation et extension de toutes les grandes conquêtes républicaines; maintien et sauvegarde des lois de séparation et de laïcité en rapport avec le respect de toutes les croyances philosophiques et religieuses. Pas d'empiétement du Cléricalisme, pas de sectarisme antireligieux. « Le curé dans son église, l'instituteur dans son école )>.
Nous sommes partisans de la décentralisation administrative pour assurer dans la plu* large mesure l'autonomie communale; il faut dégager la commune de la sujétion sous-préfectorale, réaliser l’Union des Maires des departements pour la gestion et la défense jdes intérêts communaux.
Établissement d’un service militaire a court terme, compatible avec les strictes nécessités de la Défense Nationale, en attendant et en poursuivant, par l'organisation de la Société des Nations, le désarmement progressif et universel, dont la France meurtrie et victorieuse doit se faire l'apôtre convaincu.
En Politique étrangère :
Nous ne soutiendrons qu'une politique renseignée et vigilante, tenant un compte rigoureux du Droit des Peuples. \
Nous préférons, à la diplomatie de généraux en missions coûteuses, la diplomatie de consuls expérimentés qui, sur toutes les places sur tous les marchés du monde, seront les ambassadeurs de notre Agriculture, de notre Commerce et de notre Industrie, en même temps que de notre Civilisation.
Pas de politique d'aventures : une grande politique de Paix.
Dans l’ordre financier :
S'affranchir de la mainmise de la haute financé internationale qui a fait passer à j étranger une si grande partie de l'épargné française.
Contrôle rigoureux des dépenses énormes qu'entraîne la réparation des dommages de guerre dans les Régions libérées.
Révision impitoyable des marchés de guerre et surtout des versements scandaleux faits à de gros sinistrés qui, grâce à des complicités qu'il faudra rechercher et punir, se sont enrichis en volant l'État * •
Reviser la liquidation des stocks dilapidés, celle de la flotte marchande de l'État
Notre dette extérieure nous écrase et nous met à la merci de nos créanciers. La France n’a contracté cette dette chez scs alliés que pour des fournitures de guerre, matériel, ravitaillement, etc.
DORDOÜMi
lüJle doit leur dire : « Je n’ai pas fait la guerre pour mon compte et mes intérêts -personnels, donc ces frais doivent être versée à la masse et équitablement , répartis entre . tous, en tenant compte dus sacrifiées, des dommages subis, comme des bénéfices déjà réalisés par chacun de nous ». On doit arriver à une liquidation honorable, tant pour le créancier que pour le débiteur*
Au regard de noLre dette intérieure, il faut exiger « le courage fiscal », Mais iî faut aussi pr Ui que r toutes Les compressions nécessaires. Prélèvement ^progressif, au-delà d'un chiffre à fixer équitablement, sur les grosses fortunes acquises pendant la guerre. Quinze cent mille poilus ont donné leur vie, les millionnaires peuvent bien donner une grande partie de leur superflu. Ce prélèvement amorcera pour une proportion importante la consolidation de notre dette intérieure. Plus d'emprunts onéreux dont les intérêts à servir écrasent nos budgets: cea intérêts figurent pour plus de moitié dans un budget qui dépasse 25 milliards, l’autre moitié restant appliquée aux Services publics.
Assurer un rigoureux contrôle sur la gestion des Compagnies de chemins de fer qui, malgré des tarifs presque prohibitifs, ont accuse un déficit de plus de 5 milliards.
Ce contrôle permettra certainement de- ne pas maintenir les augmentations insensées qui atteignent surtout lea voyageurs de troisième classe, les premières classes étant pour la plupart occupées par des hauts fonctionnaires qui voyagent sans payer.
Mettre un terme aux dépenses folles que nécessitent des aventures ou des occupations militaires, M. de Lasteyrie lui-même déclarait officiellement qu'on avait, .en Syrie notamment, un ti'tain de maison qui a coûté en un an plus d un milliard, et cela .tf sans prestige et sans profit »,
Il a avoué clans son rapport financier, en 1929, que 50 milliards de dépenses inutiles orit été effectuées depuis la guerre I
Redressement et stabilisation par toutes mesures utiles de notre change avili.
Tout gaspillage doit être réprimé, aucune économie, si petite soit-elle, ne doit être ^ négligée. Supprimer, notamment, tous les fonctionnaires inutiles {on eu a créé 2o0.000 depuis 1914t. Cette économie permettra d’assurer aux fonctionnaires vraiment utiles un sort mieux adapté aux exigences de la vie actuelle.
Défense aux députés d’intervenir en cette qualité pour la nomination et pour l avancement des fonctionnaires.
Enlever l’initiative des dépenses aux fantaisies dévorantes des administrations d'Etat,
Maintien* mais refonte des Monopoles dont les bénéfices doivent appartenir à l’État et nç pas être livrés aux appétits de la haute finance, des gros consortiums, et qui doivent être gérés commercialement et non administrativement. Une gestion assures par des compétences responsables et non par des fonctionnaires. S’opposer à Imite cession de ces Monopoles, tout particulièrement maintien du Monopole des tabacs, dont la cession priverait P État de ressources importantes, et ruinerait la culture française.
Dans l’ordre économique et social :
Défense énergique des intérêts des petits commerçants et des petits industriels.
Suppression de la taxe sur le chiffre d'affaires, dont la perception inquisitoriale constitue un « régime pour gens suspects », provoque en partie' la vie chère, -inimitié le travailleur.
Liberté du commerce, droit à la propriété commerciale, réduction des impôts de consommation qui rendent la vie chère aux petites bourses et que le double décime, moyen commode1 pour l’État de se procurer de d'argent, n’a fait qu’aggraver encore.
Protéger ét accélérer- -notre ‘production nationale agricole. Une politique d’engrais à bon marché,
L’Agriculture est au premier rang ; comme jadis, labourage et pâturage « sont les deux mamelles qui nourrissent la France »,
ft0 1471
DORDOGSK
Accession à la petiDapropriélé facilitée par la dotation d’un capital d exploitation fourni par la création de Banques Populaires Agricoles,
Diminution des droits de succession qui grèvent lourdement la petite propriété.
Révision des tarifs douaniers dans le sens le plus favorable à l'Agriculture,
Il faut que les travailleurs delà terre se groupent solidairement et soient fraternellement unis dans leurs syndicats, de façon .à former entre eux tous « la grande Confédération Nationale des Agriculteurs »,
Nous nous opposerons de toutes nos forces à la propagande infâme que les gens intéressés mènent, dans les grands centres contre les agriculteurs, accusés d’être les fauteurs de la vie chère.
Développement de renseignement et du crédit agricoles ; création de Chambres d’ Agriculture, fermes-écoles et centres d’apprentissage.
Fonctionnement des Chambres tT Agriculture clans le glus bref délai et dans les mêmes conditions que les Chambres da Commerce,
Nous nous engageons fermement à ne voter aucune loi pouvant intéresser T Agriculture, le Commerce et Plndustrie sans prendre au préalable contact avec lès organisations professionnelles du département, dont nous suivrons impérativement les directives, et à rendre compte annuellement de notre mandat.
Amélioration toujours recherchée des rapports entre le Capital, l'Intelligence et le Travail*
Juste participation du travail aux bénéfices. Respect absolu de la propriété individuelle.
Exécution intégrale des obligations à l’égard des Mutilés-, Veuves et Orphelins* de la guerre ; c’est la dette sacrée?
One politique économique pratiquée par des compétences au lieu d une politique de petites chapelles au service d’ambitions personnelles.
Le Bloc national : C’est la déception !
Le Bloc des gauches : C’est le fonctionnarisme ruineiix l1
Notre Cartel : C’est le Travail dans l'ordre, pour la Paix et la Prospérité À
Vive la France I
Vive la République Démocratique !
Vive la Dordogne laborieuse I
Gabriel FREYS5ENGE, Avocat à la Cour cTAppel de Paris, Maire de Cazoulès, ancien Combattant, Chevalier de la Légion d'honneur, Croix de guerre, — Pierre CANÉ5IE, Agriculteur, Maire de Douvllle, Conseiller général de Villamblard, ancien Combattant, Croix de guerre. — Fernaot MANET, Négociant, Président du Syndicat des Merciers en gros, Membre de la Chambre de Commerce, ancien Combattant, Chevalier de la Légion d’ honneur, Croix de guerre, — Joseph IIUOT, Agriculteur, Maire de VaHeieuil, Conseiller général de Neuvic-sur-lTsle. ancien Combattant. — FILHOUT-LÀVERGNE, Agriculteur, Maire de Piégut, Conseiller général de Nontron, ancien Combattant, grand Mutilé, Croix de guerre, — Maurice BRACHET, Agriculteur et Négociant, Conseiller municipal de Brouchaud, ancien Conseiller d' Arrondissement de Thenon.
DOUBS
/ 4 dépulés.
JDicrita. , . ** . * 78 h 461
Votants .-.**»,* i • * » * 63 , 148
Blancs el nnîs. . «1
Suffrages eiprimés * - . » . * 65.641
Majorité absolue . 32.822
Quotient électoral ♦ . * 16 . 440
Liste cPUnion républicaine nationale*
MM. Maire .*, .* . . . 29,682
Baufle . . . * * * * * . 29 . 568
Lêonot de Moustier, .. * *,.*♦.«.*■ , . . 29.511
Pernot* . **.,*..♦ i . # * . * » . * 29 , 805
Total. , ..,,■**■ 118.560
'Moyenne*.. . 29.641
Liste du Cartel des gauches*
MM* Girod „ . «*. . **..* . ... 32.480
Durand . * . . * . 3 1 * 433
f au quotient 1 à la plus fort® moyenne
Romeis *,.,»*•**. i * * v. ,.,♦*.*,'**** * 30 , 290
Perronne . .,*...***.** 31 . 160
Total * * 125,363
Moyenne ,.♦*,... * * . 31 .310
MM* Balarche . . . ; . 3*905
Carmier ..****.**♦ . 3*921
CorneboU * . 3*894
Renard. .,.**«,,♦ . 4.150
Total . 15.870
Moyenne, ,..,******. 3 . 967
La liste républicaine indépendante a obtenu une moyenne de 32 ?oîs,
MM, Girod, Pernot.
Durand, Perronue*
Liste du Cartel des gauches.
Citoyens,
À rheure où nous sollicitons vos libres suffrages pour vous représenter au Parlement, nous devons vous donner quelques renseignements sur les conditions dans lesquelles nous posons notre candidature et sur notre programme.
La raison du Cartel .
Les dispositions de la loi électorale elle-même obligent les partis de démocratie, qui groupent dans noLre département la majorité des électeurs, a associer leurs forces pour lutter plus avantageusement contre les puissances conservatrices et rétrogrades.
G1 est pourquoi, sous le titre de Liste, du Cartel d^g gauches, se présentent à vous tois radicaux (MM. Girod, Durand, Perronne) et un socialiste (M. Koméis) loyalement
DOUBS
unis pour un accord temporaire respectant leur liberté mutuelle et ne tendant ni à la confusion des doctrines ni à la prépondérance d’une formule,
1 , Contre le Bloc National.
En constituant le Cartel, approuvé par les représentants de la démocratie dn Bïoubs, nous avons voulu répondre au vœu des masses populaires désireuses de réparer les erreurs de la consultation électorale de 1919 et. de délivrer le paya de la tutelle du Bloc National qui, nanti du pouvoir pendant quatre ans, a trahi toutes ses promesses et n'a réalise aucune des espérances mises en lui*
A la fin de son mandat il laisse :
À l'intérieur: urie dette nationale doublée, les budgets en déficit, le franc dévalorisé, les fonds d'Etat dépréciés, les injustices fiscales aggravées, la moitié des dépenses de 1 Etat couvertes par 1 emprunt, le petit commerce, la petite industrie tracassés par les agents du fisc, les taxes de consommation alourdies, tandis que les spéculateurs manœuvrent librement pour augmenter le coût de la vie.
Ce bilan serait incomplet si nous ne signalions que les lois laïques sont violées, les libertés et les droits des citoyens menacés, les fonctionnaires brimés, les lois ouvrières sapées*
A l'extérieur : La France est isolée de ses allies, la paix n'est pas assurée, nos réparations ne sont pas payées, notre sécurité est précaire, l'Allemagne n'a pas été désarmée, et cependant dans le monde on prête à notre pays des aspirations impérialistes.
Il faut redresser la situation.
Seule une politique démocratique à l’intérieur, résolument pacifique à l’extérieur et basée sur la collaboration avec nos alliés permettra de réparer les erreurs passées.
Les grandes lignes de cette politique figurent dans les principes essentiels du programme radical-socialiste et du programme socialiste exposés dans une précédente circulaire et dont nous rappelons les dispositions principales :
Proc/ ra m me ra d ical- socialiste. t
Principe. — In tangibilité du régime républicain et du suffrage universel* Respect absolu du principe de la laïcité de fËtat et de toutes ses conséquences*
Politique intérieure :
En matière sociale : Respect de la propriété privée; rapports harmonieux entre le capital et le travail ; maintien des lois ouvrières et spécialement de la loi de huit heures ; accession du salariat à la propriété ; défense des droits syndicaux ; reconnaissance du droit syndical. aux fonctionnaires ; lutte contre les fléaux sociaux ; aide aux familles nombreuses ; amnistie pour les condamnés pour délit d’opinion el pour les condamnés militaires (sauf le cas de trahison)*
En matière d’enseignement : Égalité de tous les enfants devant l’instruction* École unique (suppression des classes primaires dans les lycées et collèges). Sélection des intelligences et développement de l'instruction de chacun suivant sês aptitudes*
En matière administrative : Décentralisation et simplification des rouages administratifs avec la collaboration des fonctionnaires
DOUBS
En matière fiscale et économique : Réorganisation de notre régime fiscal sur la base de l’impôt sur le revenu ; limitation des contributions indirectes; suppression des tracasseries envers les contribuables; assainissement des finances; équilibre sain du budget; fin du régime des emprunts.
En matière économique : Industrialisation des monopoles; mesures contre la vie chère, les trusts, l'accaparement, la spéculation. Exploitation complète de notre domaine natiônaL
En matière agricole : Dévéloppement des institutions et organismes créés en vue d’intensifier la production agricole. Accession des travailleurs agricoles à la petite propriété : amélioration de leurs conditions d hygicne et d habitation*
En matière militaire : Réduction à un an au plus du service militaire. Organisation de la nation armée. Adaptation aux variations du coût de la vie des pensions aux anciens combattants et à toutes les victimes de la guerre,
Politi que extérieure1 :
Patriote, mais, adversaire de tout nationalisme, le Parti radical-socialiste veut une politique d accord avec les alliés, la défense de la Sbciété des Nations, Le respect des droits de la France en matière de réparations.
Politique régionale :
Défense des intérêts régionaux; création d'une région comtoise avec Besançon comme capitale; développement dit tourisme ; encouragement à 1 industrie hoteliere; utilisation des forces du Rhône et du RHin. s
l'roffr munie social ist e.
La Fédération du Doubs ^Entente socialiste poursuit la réunification des forces ouvrières en un seul parti de classe, car elle pense que tous ceux qui poursuivent la transformation du régime capitaliste en régime collectiviste ou communiste doivent former un seul parti contre la bourgeoisie de toutes couleur».
La Fédération est un organisme de classe qui a pour but de socialiser les: moyens de production et d’échange et, pour moyens, ^organisation politique et économique du prolétariat. Elle ntest donc pas un organisme, de réformes, mais un parti de lutte de classe et de révolution, les réformes qu’elle exige de la bourgeoisie ne sont qu’un moyen de préparation révolutionnaire.
Travailleurs et Électeurs,
En attendant Finstauration de l’ordre socialiste, le Parti demande que cet ordre se précise dans la société, actuelle par une rénovation profonde des cadres et des institutions,
Ü demande la révision de la Constitution ; le suffrage universel des deux sexes; la représentation proportionnelle intégrale par grandes régions ; bi décentralisation administrative; la réorganisation sur le type industriel et la nationalisation des grands monopoles de fait et des services publics.
Partie économique et financière : La révision sévère des marchés et des profits de guerre; un prélèvement sur les grandes fortunes j perception stricte de l’impôt sur le r revenu; la nationalisation des grands services publics; la lutte contre la spéculation et l'accaparement; la suppression des impôts de consommation.
Réformes ouvrières ; L’amnistie générale et la réintégration de tous les révoqués (cheminots et fonctionnaires) ; la reconnaissance du droit syndical pour tous ; La suppression