‹ Programmes, professions de foi et engagements électoraux de 1924Chapitre 21 sur 124 · EN · texte numérisé non relu

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du chômage par l’organisation du placement; le développement des assurances sociales; la protection' efficace de l'hygiène et de la sécurité dans le travail; le respect réel de la loi de huit heures. En ce qui concerne plus spécialement les travailleurs agricoles : F extension aux travailleurs agricoles des lois de protection des ouvriers de l'industrie ; la protection des métayers (tarification des fermages, allocation d’indemnités de plue- value à l’expiration des baux).

Réformes sociales: L'école unique, la fusion de tous les enseignements en un service d'éducation nationale gratuit et obligatoire permettant, par une suite de sélections et de spécialisation^, d’utiliser, au mieux des intérêts sociaux* les aptitudes individuelles; l'organisation communale et départementale du service public de l'alÎMenLation ; le réajustement des pensions accordées aux éprouvés de la guerre d’après le coût de la vie.

Poli tique extérieure : L’installation d’un régime de paix par l'extension des .attributions delà Société des Nations; la réduction du service militaire à six mois en attendant le désarmement général et simultané ; l'abandon de F occupation de la Ruhr, cause de k vie chè^, de la crise des changes, du double-décime et d’une recrudescence du nationalisme allemand, liée a la solution de la question deç réparations, d’après le plan socialiste adopté par les travailleurs du monde entier; emprunt international, annulation des dettes interalliées, réparations en nature.

Citoyens,

Les démocrates que nous sommes sont, en dépit des divergences de leurs doctrines, étroiiemamt unis pour opposer à la politique de stagnation ou de recul une politique de progrès social et de développement des institutions républicaines. Ils sont unis aussi pour défendre contre les entreprises réactionnaires le patrimoine de libertés et de droits conquis en 1789 et accru par l’effort incessant des générations précédentes.

Vous avez aujourd’hui à choisir entre deux politiques : k politique de réaction et la politique d’évolution. De votre décision dépendra pour de longues années Fomentation générale du pays et sa position dans le monde. Nous croyons servir la République en vous offrant nos bonnes volontés et notre dévouement, si comme nous vous êtes animés du désir de replacer notre France dans la voie claire et droite de la démocratie et du progrès social.

Adolphe GIROD, Député sortant, Vice -Président du Conseil, général. — Julien DURAND, Conseiller général, Avocat à la Cour d‘ appel. — Léon ROMEIS, Directeur d’école, Conseiller départemental. — Roger PERRÜNNE, Conseiller général, Docteur en médecine.

lâste d'Union républicaine nationale.

Électeurs,

Le 16 novembre 1919, grâce à votre discipline et à votre ardeur, vous avez assuré le succès de la politique nationale et républicaine dont tous les républicains clairvoyants et les patriotes convaincus espéraient le triomphe.

Fidèles au mandat que vous leur aviez donné, vos élus ont soutenu cette politique avec

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une énergie et une persévérance que n’ont ébranlées ni les difficultés les plus redoutables, ni les attaques les plus perfides.

Si aujourd’hui, pour des raisons que nous regrettons sincèrement, ils ne sollicitent pas tous le renouvellement de leur mandat, c’esl, du moins, leur programme que vous êtes appelés a ratifier de nouveau par vos suffrages.

Ce programme, vous le connaissez. La politique dont nous nous réclamons, e est celle que personnifie le Président Poincaré et qu’il a définie lui-même : Union Républicaine et Concorde Nationale.

En face d’une Allemagne qui, au lieu d'exécuter ses engagements, ne rêve que de revanche prochaine, il faut l'étroite cohésion de tous les bons citoyens groupés autour du Gouvernement qui soutient, avec autant de fermeté que^de modération, les droits sacrés de la France*

Pour réaliser cette union, deux choses sont indispensables : la paix sociale qui ne peut résulter que de la collaboration constante des pouvoirs publics et de l'initiative privée pour améliorer sans cesse la condition matérielle et morale des travailleurs, et la paix religieuse, que peut seule assurer le respect absolu de la liberté de conscience de tous les çitoyCis, quelles que soient leurs croyances ou leurs opinions.

Seule cette politique répond aux aspirations de la France nouvelle qu ont faite les combattants, au rang desquels nous nous honorons d avoir tous été mêlés.

Seule aussi elle peut réaliser les buts que nous poursuivons et qu’il suffit d’énumérer :

A F extérieur : Exécution des traités et maintien des alliances dans le cadre de la Société des Nations.

A l'intérieur : Organisation du travail parlementaire pour éviter les discussions oiseuses et laisser aux ministres le temps de gouverner ;

Assainissement définitif de la situation financière ;

Simplification des méthodes administratives surannées ;

Réalisation immédiate d’économies indispensables ;

-, Développement de la production agricole par 1 amelioration de 1 enseignement agricole, l’électrification des campagnes, le progrès des institutions de crédit. agricole ;

Développement du travail industriel par l’amélioration de l'outillage national et par fi organisation définitive de la pprén tissage ;

Lutte contre la vie chère par la répression impitoyable de toutes les spéculations, le redressement et la stabilisation du franc ;

Combat sans relâche^ contre la dénatalité et la mortalité infantile ;

Vote des femmes ;

Vote familial, préface nécessaire de toutes les mesures propres à améliorer le sort des familles nombreuses, telles que dégrèvement d impôts, allocations familiales, allègement des charges militaires ;

Amélioration progressive du sort des travailleur? par l’organisation professionnelle, le développement de la mutualité, des institutions de prévoyance et d assurances sociales, des caisses de compensation et par la création de logements et de jardins ouvriers ;

Respect absolu des droits des mutilés, des anciens combattants et des veuves de guerre ;

► Protection de l’agriculture et du commerce contre toutes vexations fiscales ;

Protection des classes moyennes si péniblement aLLeinles par la guerre ;

Répression énergique de toutes les fraudes.

Si vous nous faites l’honneur de nous envoyer au Parlement, nous lutterons de toutes nos forces pour le succès de cette politique dont la réalisation permettra à la béance de recueillir eniin les résultats impatiemment attendus d’une victoire si chèrement cehetëe.

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Aussi dévoué* à la petite patrie qu&*fetfmfettient Attachés k la grande, nous consacrerons tous nos efforts à faire triompher l’idée de la .-Région Comtoise, à laquelle tous {les vrais Francs Comtois ont récemment donné leur adhésion publique au cours de manifestations que personne n’a oubliées;

Électeurs,

Jamais la situation n’a été plus claire ni rotre choix plus facile :

D un côté, une fraction de l’ancien parti radical-socialiste, qui, pour tenter de reprendre le pouvoir, ne craint pas de s’associer aux socialistes internationalistes, destructeurs de la propriété individuelle,

De l’autre, tous les vrais républicains, tous les patriotes clairvoyants,, ennemis des luttes de classes et des divisions intestines qui, en face d’une Allemagne qui s’arme dans l’ombre, se serrent coude à coude autour du Gouvernement républicain pour obtenir enfin la paix définitive.

D'un coté le bloc des gauches, doilL les vrais chefs s'appellent Gailhmx et Malvy,

De l’autre, le bloc des républicains patriotes, qui a pour chefs Millerand et. Poincaré,

Démocrates du Doubs, votre choix n esL pas douteux. Sans hésitation, vous voterez tous pour les candidats de la liste de FUnion Nationale Républicaine,

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