‹ Programmes, professions de foi et engagements électoraux de 1924Chapitre 25 sur 124 · RI3RE · texte numérisé non relu

RI3RE

aos efforts pour une action commune avec tous nos alliés, malgré nos concessions, nous avons été forcés, pour ne pas laisser prescrire les droits de la France, de prendre un gage dans la Ruhr, en accord avec la Belgique,

Cette occupation a prouvé que r Allemagne peut et doit s’acquitter. Les experts, nommés par la Commission des réparations, l'ont affirme solennellement.

Mais le passé démontre que nous ne pouvons échanger des gages réels et productifs contre de simples promesses allemandes. Notre esprit de conciliation ne peut se contenter sTillusions,

Un contrôle sévère devra empêcher une défaillance nouvelle,

La tâche commencée sera une œuvre longue, patiente et ingrate, de plusieurs années. Nous la continuerons.

Nos Alliés.

Nous avons toujours respecté lès droits des autres peuples et recherché leur amitié.

Jamais nous n'oublierons le sang versé en commun pour sauver la liberté et l'indépendance de chacun.

Non seulement nous n'avons rompu aucune alliance, nuis nous en avons conclu de nouvelles,

La Belgique est toujours à nos côtés.

Les États-Unis et l’Angleterre nous ont récemment apporté le concours de leur crédit, dans la guerre du franc, comme ils nous avaient envoyé leurs jeunes hommes dans la vraie guerre.

C'est le même état d'esprit qui doit subsister dans l’étude du règlement des dettes interalliées.

Nous entretenons avec ['Italie les meilleures relations.

Nous avons contribué à sauver l1 indépendance dé la Pologne en 1920, Nous avons vu, avec joie, les traités d'alliance signés avec elle- et la Tchécoslovaquie, préparés avec la Roumanie et la Yougoslavie. Ainsi nous est assurée, tout autour de T Allemagne, la sympathie des 80 millions d'âmes des jeunes nations, libérées par la grande guerre.

Non, la France el la Belgique ne sont pas isolées; elles comptent des amïtés et des alliances nombreuses; tous nos efforts tendront à les resserrer et à les augmenter.

Nous avons l’espoir que la Société des Nations nous aidera à maintenir la paix entre les hommes. Sa puissance morale, si on sait l’utiliser, doit y parvenir.

Ce n'est pas suffisant : nous voulons, lorsque les autres nations y seront préparées, mettre à sa disposition une Force armée qui lui permettra d'imposer le respect des décisions prises par elle, de protéger les faibles et de tenir en respect les peuples avides.

Fiscalité.

Nous restons opposés, en principe, à l'impôt personnel, dont la conséquence inéluctable est l'inquisition. Nous avons obtenu des améliorations importantes : pratiquement, l'impôt sur les petits et moyens salaires, inventé par les radicaux, est supprimé.

La taxe sur 3e chiffre d'affaires, jusqu'à 200,000 francs,, peut être remplacé par un forfait ; plus des 9/ IQ^5 des assujettis* vont êtx'e débarrassés de tout conflit avec le fisc.

Nous continuerons dans cette voie.

E qu i lih re ‘budgétaire.

Répondant â l'appel des gouvernements, nous avons voté en 1920 et en 1924 des impôts eu isiü crames , nous savons de quel poids iïs pèsent sur nos concitoyens. Nous avons 3a fierté de dire que, voyant. le devoir, nous l'avons accompli.

mm

Aujourd'hui, non seulement le budget national, mais celui que l'Allemagne devait alimenter, sont en équilibre.

IJ n'est pas un Français qui ignore que, sans cutte mesure de salut public, la monnaie française, dépréciée, conduisait notre pays à l'abîme. La vie chère allait devenir insup*por table.

D’ailleurs, le résultat obtenu depuis le mois de mars est notre justification.

Nous voulons des économies : plus de 60.000 fonctionnaires ont disparu en deux, ans; Le plan, élaboré par nos deux amis, MM, Marin et Bellet, montre le chemin.

Pour en hâter là réalisation, nous avons autorisé le Gouvernement à les ordonner par

décrets.

Nous n'avons pas abandonné le Gouvernement qui réclamait ce pouvoir temporaire.

Lé g is la t io n soc laie e t b an villes- no mbre u ses .

L'œuvre sociale de la dernière Chambre est beaucoup plus importante que celle de ses devancières :

Extension aux ouvriers agricoles de la loi de 1898.

Participation aux bénéfices. — Extension de la capacité des syndicats. — Protection du travail, — Code du -travail.

Avantages aux familles nombreuses, dans les lois fiscales, dans les tarifs de transport, dans les allocations et les primes à la natalité;

% Vote du projet de loi d’assurance, basée sur le concours des mutualités, projet actuellement devant le Sénat, et qui tend, à donner aux familles nombreuses la véritable place qu’elles doivent occuper et à faire bénéficier tous les travailleurs de France des avantages déjà assurés à ceux de l'Alsace et de la Lorraine.

Enseignement.

Le Parlement, désireux de recruter l'élite dans tous les rangs de la nation, a doublé le nombre des Bourses d enseignement secondaire. Nous nous sommes associés à cette mesure.

Nous voulons que nos lois scolaires soient partout appliquées dans l'esprit libéral où elles ont été conçues : Fécole de l’État n’appartient à aucun parti, mais à la France entière.

Nous voulons améliorer la formation professionnelle r l’école doit instruire, mais elle doit surtout préparer des citoyens utiles à leur pays, former de bons Français, de bons pères de famille.

Tolérance, Ordre , Travail.

Nous voulons la liberté de conscience hors de toute atteinte. Nous voulons plus que la tolérance : le respect des idées d'autrui. Nous voulons grouper les bonnes volontés, pour hâter le relèvement d’une France convalescente, pour ranimer le goût de l'épargne, pour rendre la production plus active, dans la sécurité et dans l'ordre.

Le prix de la vie diminuera forcément lorsque la production sera supérieure aux besoins.

Union de tous les Français

Au contraire des partis qui opposent le capital et le travail, nous croyons que ia prospérité d'un peuple ne peut venir que de l'union de ses enfants. Nous ne pouvons supprimer

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l'inégalité des conditions, qui est un fait de nature, mais nous voulons répandre et généraliser la propriété, qui est une des conditions de l’indépendance.

Au contraire de ceux qui, pour conserver la paix du Monde, veulent désarmer la -France, nous croyons nécessaire que celle ci soit forte et suffisamment armée. C’est à ce prix, mais à ce prix seulement, que la paix sociale et la paix internationale seront, assurées. Plus tard, lorsqu'un Tribunal des Nations pourra faire respecter les décisions de sa justice, il sera temps de dénouer l’armure.

Au contraire de ceux qui veulent diviser les forces nationales, nous estimons que l’heure est grave, que les intérêts primordiaux du pays imposent, autant qu’au cours de la guerre, l'Union, l'Entente, la Fraternité entre tous les Français.

Nous avons soutenu, encourage la politique extérieure et intérieure des gouvernements qui ont représenté la France depuis la victoire.

M, Mülerand, le 14 octobre, à Ëvreux, M. Poincaré, le 24 avril, à Paris, nous ont publiquement remerciés de notre concours et de notre fidélité : ce sera notre honneur.

Nous suivrons la ligne que nous nous sommes tracée, si vous nous renouvelez votre confiance.

Vous direz si vous entendez que la France continue la politique que M. Poincaré a suivie, en s’appuyant sur la majorité dont nous faisions partie, a ou si vous voulez que le pays s'engage dans des voies inconnues, où il ne trouverait sans doute que fondrières et précipices, » (Discours du 24 avril, du Président du Conseil.)

Nous ne doutons pas de votre verdict, qui sera celui de toute la France.

La République, qui se confond maintenant avec elle, restera nationale.

André JOIN-LAMBERT, Chevalier de 3a Légion d’honneur, Croix de guerre, Mutilé de guerre, Docteur en droit, Agriculteur à Livet-sur-Âuthou, Conseiller général, Député sortant. — Alexandre DUVAL, Chevalier de la Légion d’honneur, Croix de guerre, Blessé de guerre, Ancien notaire au Neubourg, Agriculteur, Maire de Villettes, Député sortant, ■ — Henry LE MïllE, Chevalier de la Légion d’honneur, Croix de guerre, Blessé de guerre, Fila Leur et tisseur à Pont- Au de mer, Député sortant. — Jules BURNET, Médaillé de la Reconnaissance française et de la Mutualité, Docteur en médecine à Vernon, Député sortant.

Liste du Cartel des Gauches.

Un premier congrès des Républicains du département de l’Eure, sous la présidence de M. Modeste Leroy, décida, à P unanimité, en octobre 1923, le Cartel des Gauches. MM. Abel Lefèvre, Gélos et Lemaire, entre autres, qui assistèrent a cette réumon, votèrent le cartel. Un deuxième congrès, réuni le 9 mars 1924, confirma cette décision à une très grosse majorité, désigna ses candidats, accepta comme quatrième nom sur la liste du Cartel celui de M. Louis Reinhold, choisi par la Fédération Départementale Socialiste, et, le 20 Mars,

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la liste de concentration républicaine, définitivement constituée, recevait à la mairie d'Evreux l’investiture de M* Modeste Leroy, président du Conseil Directeur des Républicains du Département et Président du Congrès,

a Je ne puis et ne dois, déclarait à Breteuil, le 26 avril dernier, M. Modeste Leroy, Président du Conseil général de l’Eure, soutenir qu’une liste, une seule liste, la liste du Congrès* » -n

Nous sommes donc les seuls candidats régulièrement choisis par les Délégués républicains de tous les cantons du département ; c’est a ce Litre que nous nous présentons devant vous.

Citoyens,

Nous nous élevons tout d'abord contre l'œuvre de la majorité sortante,

La Chambre du Bloc National devait faire payer l'Allemagne ; l'Allemagne n’a pas payé,

\ La Chambre du Bloc National a trouvé la France respectée, entourée cl alliances et d'amitiés : elle la laisse isolée dans le monde.

La Chambre du Bloc National avait promis de restaurer les finances de la France : elle n'a lait qu'aggraver le déficit, s’efforçant de dissimuler jusqu'au dernier jour* En 1919, la tleüe de la France était de 2\2 milliards : en 1924, elle est de 427 milliards*

La Chambre du Bloc National s'était engagée à réaliser la justice fiscale, a frapper ceux qui se sont criminellement enrichis des malheurs de la Patrie : elie a permis les scandales des régions dévastées, a favorisé les fraudes et évasions fiscales, a protégé les spéculateurs et les accapareurs,

La Chambre du Bloc National avait promis de rendre la France habitable pour tous : Pour favoriser ses tenants, elle a organise la vie chère, réduit la majeure partie des citoyens à la médiocrité et même à la gêne.

Tel est le bilan de la politique du Bloc National.

Contre cette politique néfaste pour les intérêts du pays, nous nous dressons, prêts à la lutte.

Alors que, de tous côtés, des dictatures surgissent autour de nous : en Italie, en Espapagne, c'est un devoir impérieux pour tous les républicains sincères, sans distinction de nuances, de s’unir étroitement pour la défense du régime, menacé dans sa forme et déjà atteint dans son esprit par des mesures telles que les décrets-lois, le budget biennal, le mandat de six ans, les manifestations, de plus en plus fréquentes, de pouvoir personnel.

Groupés pour la bataille, nous n’abdiquons rien, ni les uns ni les autres, de nos principes et de nos aspirations : Républicains de gauche et radicaux, partisans de la propriété individuelle, nous formons avec les socialistes un bloc contre la réaction, La tâche essentielle de l'heure présente est d’abattre le Bloc National* Pour cette tâche, notre accord est sans réserve. Mais cela n’implique pas que les modérés et les radicaux adhèrent au socialisme, ni que les socialistes abandonnent quoi que ce soit de leur idéal.

Néanmoins, pour rétablir l’équilibre de la nation, tant au point de vue intérieur qu'au point de vue extérieur, pour assurer son relèvement économique et sa sécurité, nous avons un programme commun.

C'est ce programme que nous vous soumettons.

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Politique financière.

Nous voulons réaliser des écomies véritables dans tous les domaines, en supprimant, notamment, la gabegie, les sinécures, les cumuls, les rouages inutiles. Nous voulons réaliser la justice fiscale en assurant la perception complète des impôts, en réprimant avec une implacable sévérité les fraudes et évasions fiscales, en exigeant la stricte application de la

loi de Timpôt sur le revenu, c

Nous voulons d’abord que Von cesse d’augmenter les impôts indirects, qu on les réduise de plu^ eu plus, parce qu'ils sont des impôts de consommation, qui atteignent surtout les familles nombreuses, que notre devoir est de protéger de façon efficace.

Nous voulons modifier la taxe sur le chiffre d’affaires, impôt inique et vexatoire, l une des principales causes de la vie chère, et la supprimer pour tous les produits de première nécessité : tels que le lait, la farine de blé, la viande.

Nous voulons abolir le double décime pour les petites cotes.

Etablir des budgets sincères, annuels, les voter en temps utile, de maniéré à supprimer les onéreux douzièmes provisoires.

Faire rentrer immédiatement tout ce que doivent encore les gros industriels et les gros commerçants sur les bénéfices de guerre ♦ Re viser sans faiblesse les gros marchés et les gros dommages de guerre. Obliger à la restitution ceux qui ont perçu en trop.

Assurer le payement intégral des réparations dues par rÀllemagne, elle garantir par une prise de gages réellement productifs, en plein accord avec nos Allies.

Enfin, nous voulons .assurer le contrôle par P Etat des banques et des établissements de crédit, pour garantir les déposants cl pour vérifier l’exode des capitaux français à 1 étranger.

Politique économique ,

Nous entreprendrons sans délai la lutte contre la vie chère, dont souffrent particulièrement les ouvriers chargés de famille, les petits retraités et les petits rentiers. Aussi contre tous ses fauteurs.

Nous réprimerons avec fermeté et continuité toute tentative de spéculation, apparente ou cachée. Nous organiserons une surveillance vraiment sérieuse des Bourses de Commerce, pour empêcher notamment les ventes fictives de denrées inexistantes.

Partisans déterminés de la propriété commerciale, nous nous efforcerons d empêcher F écrasement du moyen et du petit commerce et établirons le contrôle effeclîl des truste et des consortiums.

Nous punirons l’accaparement par Inapplication de toutes les mesures légales, existant actuellement ou à créer.

Nous défendrons le domaine public contre les convoitises des grosses puissances d’argent.

Nous estimons nécessaire le maintien des monopoles dits « de sécurité » (Postes et télégraphe, par exemple), ainsi que de ceux qui laissent des bénéfice aiu Trésor. Eu , tout état de cause, nous exigerons qu'ils soient gérés suivant des méthodes industrielles.

Agriculture.

II est de toute nécessité d’intensifier la production, qui diminuera le coût de Texistence. Pour cela, nous demanderons rabaissement des tarifs de transport des engrais par

fer et par eau; nous réclamerons ta suppression des impôts* taxes el droite qui sTy rapportent, ainsi que la suppression dù droit de circulation sur les pommes à cidre.

Nous donnerons nos encouragements h la petite coopération agricole. Nous poursui- .rîrons, jusqu’au succès de nos efforts, rétablissement de l'égalité douanière et fiscale entre l'industrie* le commerce et T agriculture. Nous nous Orienterons vers un régime douanier moins protectionniste* Nous demanderons la création d'un budget autonome pour les Chambres d'Agriculture, l’organisation d'écoles professionnelles d'ouvriers agricoles spécialistes (bergers, vachers, etc.)*

Nous lutterons de toutes nos forces pour enrager la désertion des campagnes en améliorant les conditions d'existence de l’ouvrier agricole, en améliorant son logement, en facilitant l'accession de tous à la propriété.

Nous préconiserons une politique nationale d’électricité, de manière à mettre la lumière et la force motrice à la disposition des campagnes.

Nous demanderons que notre réseau routier soit amélioré, prélude â une réorganisation gé n é raie des Ira n s p o rts *

Nous voulons encore que soient déterminés les droits des fermiers sortants de manière à leur assurer une légitime indemnité pour les améliorations durables qu'ils auront apportées aux fonds par eux exploités.

Nous voulons, enfin, qu’une protection plus efficace soient accordée aux riverains des bois et forêts contre les dégâts causés par le gibier. •

Politique sociale.

C'est 1k aussi une œuvre d'une importance capitale, d’autant plus urgente h accomplir que les mesures prises jusqu’ici par la majorité sortante n'ont été que des trompe -l’CCn, à moins quelles n 'aient été le début d'entreprises réactionnaires.

Tout d'abord, nous voulons mettre au point la loi sur les assurances Sociales, volée précipitamment en fin de législature, 'et en assurer l’exécution sans retard, Nous voulons procéder à un réajustement qui s'impose de la loi des pensions, et nous assurerons aux petits retraités des ressources suffisantes pour les délivrer de toute angoisse matérielle*

Nous reconnaissons le droit syndical complet, sans réserve ni atténuation â tous les citoyens, à la seule exception des fonctionnaires d'autorité (préfets, magistrats, etc*). Aussi, demanderions-nous l'amnistie de tous les fonctionnaires frappés pour délit d’opinion, ou exercice du droit syndical.

Nous demanderons que les traitements soient mis en harmonie avec ta coût de la vie, de manière à assurer aux fonctionnaires une existence décente.

Sans vouloir porter atteinte au principe d’autorité, nous estimons que îa collaboration de l'Etat et des représentants des syndicats est indispensable pour assurer une réforme judicieuse et économique des méthodes d’administration, Nqtrs multiplierons tas commissions paritaires et memes triparti tes, de manière à ce que les usagers, eux aussi, soient entendus,

•Nous assurerons le respect de ia loi de huit heures dans ITndu&trie, sauf dérogations résultant d’accords intervenus entre les organisations patronales et les organisations ouvrières. Par contre, nous nous abstiendrons de demander son application dans T agriculture, laissant liberté absolue à cet égard aux employeurs et aux travailleurs des campagnes*

Les questions d'hygiène sont au premier rang de nos préoccupations. Nous travaillerons a assurer un logement sain et suffisant aux ouvriers, en augmentant les allocations de l’Etat pour la construction d'habitations 4 bon marché, «en accordant, à cet effet,, de larges •subventions aux communes et aux sociétés de crédit immobilier.

Nous lutterons contre le fléau de la dépopulation dans notre pays par une politique tle

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natalité plus Féconde en réalisations quen discours ampoulés et vides. Nous loulous que les familles nombreuses, non seulement bénéficient du dégrèvement de certains impôts; maisJencore rèçotWnt Une aide matérielle effective: Nous assurerons une protection efficace ài J te femme ’êt^à l'enfânt ; nous Combattrons lè taudis et les fléaux sociaux, tête que Tale&olismô, hv tuberculose; les maladies -vénériennes, le cancer, les maladies mentales, etc. sot itixHj omoruibj*: Piybici m i? aojj^n * *i! * ! i . .j; h i 'x aMinu*. dur r^q vrj;om

Enseignement,

11 existe trop 'd'illettrés, et la récente suppression d’un grand nombre d'écoles ne peut qu’on augmenter le nombre.

Nous nous affirmons partisans du maintien de toutes les écoles actuellement ouvertes et de la réouverture de celles qui ont été fermées le plus souvent dans le but caché de porter atteinte à renseignement laïque.

L’enseignement doit être gratuit à tous les degrés : pauvres comme riches possèdent le droit à l1 instruction complète par sélection. Nous estimons que seule la gratuité de- l’enseignement aussi bien technique que secondaire et supérieur permettra à la France de refaire avec les enfants de toutes les classes de la nation 1 élite intellectuelle, décimee par la guerre. Nous préconisons la réorganisation et l'augmentation des écoles d'agriculture, de commerce et, en général, de l’enseignement technique et professionnel.

Laïcité.

Les lois laïques sont, par excellence, l'œuvre de la Troisième République, Respectées, elles assurent la paix religieuse, nous en demandons l'application intégrale. Cette laïcité ne doit pas être verbale, mais réelle. Nous assurerons la défense efficace de l’école laïque en exigeant la stricte application des lois existantes, en protégeant ses maîtres dont nous nous plaisons à reconnaître le dévouement et le zele, en refusant la proportionnelle scolaire*

Respectueux de toutes les croyances, les admettant et les tolérant toutes, nous pensons que le pouvoir politique doit ctre entièrement libère de toute tutelle confessionnelle».

Loi électorale et exercice du mandat.

Nous sommes partisans d'un scrutin simple et clair, qui permette a chaque électeur de voter en toute connaissance de cause. Aussi, voulons-nous l'abrogation de loi électorale actuelle et le retour au scrutin d'arrondissement k défaut de La représentation proportionnelle intégrale.

Nous estimons que le mandat de député ou de sénateur est incompatible avec les fonctions de membre de conseils d’administration de sociétés commerciales, industrielles et surtout financières,

La présence des Députés aux séances de la Chambre et des Commissions doit être réelle, sauf îe cas de force majeure. Nous estimons que le vote par procuration ne peut avoir lieu que dans des conditions spéciales, nettement déterminées à ! avance et jamais sur des questions d'intérêt primordial. Il est inadmissible que des lois ne soient votées que par quelques dizaines de députés*

Défense nationale et politique extérieure *

Parmi les nombreux problèmes que la prochaine Chambre aura à résoudre, celui de la défense nationale apparaît comme l’un des plus graves» Une réduction trop forte du service militaire ne peut être envisagée pour 1 instant»

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