BURE
Tant que notre sécurité n’esL pas garantie, tant que Ja question 'du désarmement. général n'aura pas été résolue, il est impossible de laisser notre pays sans défense devant le risque d’une agression brutale.
Nous pensons, cependant, que l’on peut, sans danger, réduire le service militaire b un an : ce sera pour la France une double source de profits. D'une part, la diminution de la durée du 1er vice permettra la réduction du budget de la guerre. D’autre part, elle laissera pendant six mois de plus dans Je pays,, aux champs ou aux usines une classe de jeunes gens dans toute leur force productrice.
Nous nous hâterons de voler une loi des cadres en harmonie avec les nécessités actuelles de la défense nationale; nous préconiserons une meilleure utilisation des réserves. Nous organiserons la mobilisation industrielle ; nous réaliserons la suppression des conseils de guerre en temps de paix, leur modification pour le temps de guerre, de manière â ce que de lamentables erreurs ne se reproduisent pas.
Ardemment patriotes, mais ennemis de tout, esprit agressif, nous plaçons la Patrie au-dessus de touLes les querelles intérieures. Nous protestons contre l’exploitation du sentiment! national, que pratiquent ceux qui veulent monopoliser le patriotisme à leur profit exclusif,
L* Allemagne doit payer. ■
Affirmant les droits imprescriptibles de la France abx justes réparations de ses régions dévastées par l’Allemagne responsable de la guerre, nous nous rallions aux conclusions de la commission des experts, ainsi qu’à celles de la commission des réparations*
Nous voulons Je maintien des accords avec les Alliés, Je rapprochement avec les Etats- Lois, 1 appel aux Démocraties, afin de lutter contre toutes les formes d’impérialisme qui menacent la paix du monde.
Voulant assurer notre sécurité par des garanties internationales, nous estimons que la meilleure sauvegarde de la paix sera une Soeiété des Nations démocratisée, élargie et fortifiée, ayant à sa disposition des moyens d’action pour assurer l’exécution de ses sentences.
Questions d* ordre local.
À côté de ces questions d ordre général, il est des questions locales qui ont retenu notre attention. C est ainsi que dans la région de Pont-Audemer, nous nous sommes mis d1 accord avec les intéressés, dont les revendications et en particulier les protestations contre la déclaration du rendement minimum en matière de distillation (source d ennuis avec le fisc) sont pleinement justifiées. *
Dans la i^égion de PonUded’Arche, nous avons exposé aux populations riveraines nos vues sur la façon de réduire au minimum le danger des crues de la Seine.
Elles savent que nous nous opposerons à toute mesure qui, sous prétexte de préserver Paris, risqueraient d'augmenter ht gêne de nos populations de la vallée.
En résumé, soucieux des intérêts véritables du pays, avertis des ■ revendications légitimes des populations de noire département, notre activité est prête à s’étendre à tous les domaines,
. N ayant de compromission avec personne, il -étant passés â la caisse d’aucune puissance d argent, nous sommes libres, indépendants.
Citoyens, vous allez décider souverainement.
Deux politiques s affrontent : celle de droite et celle de gauche. Entre la liste du Bloc National et la liste du Cartel des Gauches, il faut vous prononcer : pas.’ de choix
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întcrBiédiatro- V&m voterez pour ta- République de Justice et do Paixj ou vous voterez contre efte.
Vivo la Prainoe 1>
Vive la République !
* Oscar LEGRAS, ne à Garancières (Eure), îe 2 mai lS7A\ Cultiva¬
teur, Secrétaire de FUnion départementale des Groupements agricoles de F Eure, Promoteur des Coopératives Agricoles Communales, Maire du Plessîs-Groham, Croix de Guerre, Chevalier de la Légion dliqnneur. — Georges CHAUVIN, ne au TillIH-Lambert fEure), le lfi novembre 1885, Avocat, Président du Conseil tFÀrrondissement d’Évreux, Croix de Guerre, — Louis REfNHOLD, né à Reims, ïe 4 juillet 1889, Publiciste, Ancien Chef Adjoint de Cabinet au Sous-Secrétariat de la Marine Marchande, Ancien Sous-Chef de Cabinet du Haut-Commissariat de TÉducation Physique, Membre de la Commission ministérielle de réorganisation des Sports dans 1 Armée, Inspecteur général dos Centres de Vacances en Montagne, Blessé de guerre. — Camille BRIQUET, né à Reims, le 10 mars 1880, Chirurgien h Pacy-sur-Eure, Membre de la Commission départementale de F Ins truc Lion Publique, Membre du Comité départemental des Mutilés al Réformés., Conseiller général de 1 Eure, Croix de guerre*
Liste républicaine de gauche*
Chers Concitoyens,
Désignés comme candidats aux élections législatives par les Conseillers généraux républicains de gauche des arrondissements des An délys. Bernay, Bouviers et Pont- Audemcr, c'est sous, leur égide que nous nous présentons à vos suffrages.
Respectueux comme nous des droits et prérogatives du Che£-iieu de Département, ils ont pensé qu'il était de lour devoir de défendre rarrondisaemeat et de constituer une liste de. candidats représentant les diverses circonscriptions.
Sera t in d’a rro ndissemené.
Nous sommes des partisans üdèlea du scrutin d arrondi ssem en t. Il permettait à chacune de nos circonscriptions administratives d'avoir son Député.
Celui-ci était près de ses électeurs et pouvait défendre en toute connaissance de cause leurs aspirations et leurs intérêts.
Des relations se maintenaient pendant de longues années entre les mandants et Féiti.
On ne nous a jamais démontré que ce système si simple, si clair pour tout le monde, ne fûL pas profitable au bien public.
‘Ce n’est pas notre faute si le système électoral en vigueur nous a mis dans l'impossibilité de prévoir sur notre liste, comme nous le souhaitions, un représentant pour chaque arrondissement du département* Mais la loi est la loi*