‹ Programmes, professions de foi et engagements électoraux de 1924Chapitre 30 sur 124 · GB!\S · texte numérisé non relu

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rèrent le relèvement de la Nation 'française, et lui valurent dans le monde la place privilégiée qu’elle occupait en 1914, grâce aux solides alliances dont elles avait sa ^entourer, lu permirent de demeurer le victorieux champion rLeila liberté des peuples et de la ndblecause

de la Civilisation.

Quel est notre esprit ?

Quel est notre programme ?

Notre esprit est celui de ceux qui estiment que 4a Révolution française i. est pas achevée Nous pensons que dévolution entraîne des peuples vers des transformations economiques et sociales auxquelles k nation doit apporter le secours de sa puissance. A 1 effort que la République a accompli depuis un demi-siècle pour donner à ses entants plus de lilierlc intellectuelle morale et politique, il faut apporter une vigueur nouvelle en le coordonnant, en le dirigeant, eu il’ariaptant aux nécessités que la guerre a révélées 1

Comme principe directeur, nous adoptons dans son intégralité, le principe républicain; c’est-à-dire que nous n’avons en vue que « l’intérêt de la chose publique », l’intérêt du plus grand nombre. Ce principe s’oppose au système des privilèges qui consiste à (favoriser l intérêt , de quelques-uns par la soumission des autres à la servitude sous , ses formes plus ou

moins déguisées. . , „ . ,,

Le premier devoir de ceux auxquels vous confier, le destin de la France sera d assurer

la paix. A quoi servirait de reconstruire, si la guerre venait à nouveau semer de ruines

notre sol déjà dévasté. , .. , „

Pour assurer la paix nous ne pouvons nous contenter de la Société des Nations telle qu’elle est actuellement organisée. Nous ne pouvons compter uniquement sur nos forces militaires dont le fardeau doit être allégé I

La Paix sera toujours précaire en Europe tant que l’Allemagne militariste ne sera pas désarmée et que la France ne sera pas assurée de l’appui effectif de ses alliés, en «as de

C' "^Maintenir la paix eu resserrant nos alliances mises en péril par le Bloc National, en veillant au désarmement de l’Allemagne, en donnant à la Société des Nations un ro e e plus en. plus important et de plus en plus décisif dans le règlement des problèmes internationaux, tel est à notre avis le plus essentiel et le plus immédiat de tous nos devoirs I

La paix étant assurée, une œuvre de reconstruction financière et économique t oi e re

Au point de vue financier, nous voulons éliminer le plus rapidement possible les impôts indirects qui grèvent lourdement et injustement le consommateur. .

Nous sommes partisans d’un prélèvement progressif sur le capital, mais avec abattement, exonération à ’la base. En effet, l’impôt sur le capital, «en loin d’appauvrir des citoyens, les enrichirait, au sens propre du mot, puisque nos finances étant ainsi assainies, le change étant revenu au pair, la valeur du capital restant à chacun dknire nous, serait

bien supérieure à cëlle d’iurjpnrd'hui. . ,

Nous ajoutons que la fraude fiscale devra être sévèrement réprimée, 1 impôt sur le revenu strictement appliqué, la spéculation illicite impitoyablement dénoncée et pume. U ■faudra immédiatement mettre un terme à l’immunité scandaleuse dont ont bénéficié les

profiteur» de la g a erre. rua

Gomme mesure de nature à rétablir notre équilibre financier, nous préconisons <d abord des Vofigela sincères, pahrla diminution des dépenses -excessives, surtout dan* le domaine militaire, enfin toutes les mesures susceptibles d’empêcher l’évasion des capitaux, comme a

nominalisation des titres au porteur par exemple.

-Au poin t de vue économique il faut engager une lutte sans merci contre les trusts, les grands groupements qui, à la faveur d’un véritable monopole, drainent A leur . profit tes ressources du pays.

Les produits naturels de notre sol doivent être protégés ét c’est pour 'cela que nous ne

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