DOMERGUE. — RAQUÉ. — RELUE L* — COU ROULEAU. — DÀRDENNE. — LIÉTAERT
Liste du Bloc ouvrier paysan
Cette liste n’a pas fait distribuer de profession de foi.
GERS
3 députés.
Inscrit*., » 66.019
Votan U. * 53 . 492
Blanc» et nuis. i ♦ 601 Suffrages exprimés 52.485
Majorité absolue , 26.243
Q uoti eu % éle ctoral 17 . *95
Liât© d'Union républicaine nationale
MM. de CaaBagnac . . . . , * . . 21.601
GouqouiîIEou , . . * . 21 .068
Barthélemy (Joseph). . . 22.153
Total . . 64.822
Moyenne». . . .^^ff"SÏÏ7
Lista du Bloc des gauches indépendant.
MM* Bernard . * . **■» . 1-086
Ducaud, » 2 » 436
Gautrat. - - » . *»..-■* * 1 ^60
Total . ..... 6.322
Moyenne.
à la majorité absolue, au quotient .........
Liste du Cartel des gauohea.
MM» Sénac . 26,268
Naples * * ............ * . * « 25.871
Mondes 25.271
Total..,, . 77,410
Moyenne . . . 25.803
Liste du Bloo ouvrier-paysan,
MM. Dupuy * * - - - - * . * - 2.738
Leacure (1). . . . . . » . . ■ — 2 , 3 1 2
Ladevèze . * . 2 ■ 346
Total . 7-394
Moyenne, 2.465
M* Sénac.
MM» Naples, Joseph Barthélemy.
Liste du Cartel des Gauches.
Citoyens,
Nous voici devant vous, la conscience tranquille, la tête haute.
Nous nous présentons à vos libres suffrages comme candidats du Bloc des Gauches, Nous nous sommes unis pour abattre le régime du Bloc National, en qui s incarnent toutes les puissances de corruption et d'argent, toutes les forces de réaction politiques, économiques et sociales.
Un péril commun nous a étroitement rapprochés. L'heure û est plus, en effet, à t e» nuances de pensées ou des divergences d'opinion.
(1) Le Ministère de l1 Intérieur donnait ;
Leacure» , , . * . . » . . 2.313 voii.
GERS
Il i'aut, d’abord, défendre et sauver la République, sournoisement ou violemment sapée à sa base*
11 faut ensuite, pour tirer le meilleur parti possible de la mauvaise loi électorale que nous subissons, nous grouper afin Rassurer Ji la démocratie, dans ce département, la majorité absolue des suffrages, qui lui appartient sans conteste, et qu’une trahison honteuse ne parviendra pas à lui faire perdre.
Le magnifique et loyal Congrès où se réalisa le Cartel des Gauches fut l’œuvre, non de quelques hommes, mais de tout un parti frémissant d'indignation devant les fautes accumulées, jusqu’au dernier jour de la législature, par cette majorité de réacteurs sournois qui a tenté de saboter la République, de supprimer le contrôle des assemblées populaires, et, encouragé par un exemple venu de haut, d attenter à la Constitution.
A cette heure critique nous cherchons, selon la formule généreuse de Waldeck- Ro u ss eau, non ce qui peut nous diviser mais tout ce qui peut nous unir.
Or, ce qui nous unit, c'est la meme passion pour la défense de la souveraineté du peuple ei des libertés publiques.
C'est la même haine sacrée contre tous ceux qui ont cyniquement exploité la démocratie et lui ont effrontément menti.
Notre programme, celui sur lequel nous nous sommes pleinement mis d’accord, et dans lequel nous voyons ia base du travail méthodique et fécond que doit réaliser la prochaine législature est aussi celui qu'ont acclamé toutes Les fédérations républicaines du Gers. Vous le trouverez ci-après exposé en tous ses détails.^
Nous n'avons lui aucune responsabilité, laisse dans 1 ombre aucune question.
11 est le programme honnête et courageux d’hommes qui veulent arracher la France aux griffes d’une ploutocratie impudente, assurer à leur pays, avec la sécurité et les justes répaétions auxquelles il a droit, la paix et les réformes profondes dont il a besoin*
La démocratie gersoise examinera, pèsera T jugera*
Nous avons pleine confiance en son verdict*, ht son choix sera la condamnation définitive du Bloc National.
Vive la République démocratique et sociale l
Jean SÉNAC, Député sortant, Conseiller généra), Maire de Mïélan* — Étienne NAPLES, Maire de Condom, Conseiller général. — Jean MONT1ES, Adjoint au maire de Fleurance, Conseiller d' arrondissement.
Notre programme*
A l’Extérieur, la France défend sa sécurité et son droit, en repoussant toute ide&qd impérialisme* Qu'il s'agisse des réparations, de la reconstruction des régions dévastées ou de la reconstitution européenne, die doit et ercher la liquidation de la guerre dans une politique dî entente européenne,
^nus faisons appel à 3a raison des démocraties, sans excepter les masses démocratiques allemandes, et plaçons nos espoirs dans une Société des Nations élargie, fortifiée, demociatisée, qui puisse imposer la paix.
A l’inLérieurj nous voulons préserver de toute atteinte les libertés menacées * libertés de pensée, d'opinion d’association*
Nous réclamons le maintien intégral des lois de laïcité, dont la reprise des relations avec le Vatican et la rentrée des Congrégations sont des violations flagrantes.
Nous demandons la protection et le développement de 1 école laïque qui doit constituer
GERS
la base unique de notre système d'éducation nationale. Ce système doit comporter L'admission de tous ceux qui font preuve des aptitudes voulues, sans privilège de condition sociale, de dusse1 ou de caste, aux enseignements secondaire et supérieur.
Les établissements d'enseignement technique, les œuvres post-scolaires appelleront -nos soins vigilants, tant pour la formation des aptitudes et de la conscience professionnelles que pour le réveil de l'esprit civique.
Nous affirmons le droit syndical de tous les citoyens sans exception. Nous estimons nécessaire la collaboration des groupements professionnels à Télaboratîon de la législation, et spécialement des groupements de fonctionnaires à l'étude des questions ^organisation, et d e ré f o nu ^administrative.
Nous croyons le moment venu de consacrer les libertés locales par une large autonomie des communes et des départements.
Pour que les droits de la souveraineté nationale soient respectés, nous nous pronon çons pour un régime électoral majoritaire à deux tours de scrutin, tout nous paraissant préférable au système immoral et -absurde qu'une majorité réactionnaire nous a, une fois de plus, imposé* ■
Nous n'admet ton s pas la confusion des mandats parlementaires et des fonctions administratives ou diplomatiques avec des situations dans la haute finance,
La réforme, judiciaire s'impose, afin que plus de facilités et de garanties soient accordées aux justiciables. Nous demandons la suppression des conseils de guerre en temps de paix.
Nous avons la conviction profonde que l’organisation de la nation armée et la préparation de la mobilisation industrielle du pays permettront de réduire la durée du service militaire et d'assurer efficacement la défense nationale.
Au point de vue financier, nous nous déclarons pour l1 assainissement des finances publiques par des budgets sincères, — pour la diminution des dépenses excessives) spécialement dans le domaine militaire, — pour !a simplification et la meilleure perception des impôts, — pour l'application réelle de l'impôt sur le revenu, — pour la création, en vue d'empêcher l'évasion des capitaux, des moyens propres à déterminer le revenu exact de la fortune mobilière, la nominalisation des titres au porteur, par exemple*
Nous voulons la justice fiscale, la répression sévère de la fraude. Nous acquiesçons, s'il y a nécessité, à un prélèvement unique sur la fortune acquise, envisagé comme mesure de salut public.
Noua entendons que l'hypothèque de la nation pèse lourdement sur les fortunes scandaleuses édifiées pendant da guerre.
Nous devons tendre à l'élimination progressive des impôts qui grèvent la consommation, notamment de la taxe sur le ch i lire d'affaires, qui soumet le commerce et l’industrie à des contraintes et à des vexations de tous les instants*
Au point de vue économique, industriel et commercial, le développement et fe perfectionnement de l'outillage natioaal.et des moyens de. production sont une condition essentielle de prospérité.
Il importe qu'un contrôle réglementé et rigoureux soit exercé sur les grands cartels et groupements économiques qui, jouissant d# monopoles de fait, font passer leurs intérêts Avant ceux idu qpays. .Dans les services et entreprises présentait un caractère d'intérêt public, les droits prééminents de la nation doivent être sauvegardés, au besoin par la national isa ti o ruiud us tria Usé e .
:Le unonqpole de l'alcool industriel, qui réserve à nos eaux-dt-vîe de vin et à notre Armagnac la consommation de Louche et assure la prospérité de la viticulture, doit être consolidé sans retard par le vote du régime définitif de l'aïcodl, td qu'il est organisé par le rapport Sarrau t* Gomme .tous les monppoles, ce monopole est menacé parla Ligue dfe l'Union des Intérêts Économiques : Nous le défendrons,
GERS
Il appartient aux pouvoirs publics de protéger le producteur et le consommateur, aussi bien crue le petit commerce honnête contre le mercantilisme et la spéculation.
Au point de vue agricole, la vulgarisation des méthodes scientifiques, - le développement du machinisme, - la diffusion de l’énergie électrique, - l’amélioration des moyens de transport - l'aménagement des cours d’eau, - l’abaissement du prix des engrais par la lu lie contre le trust, - l'utilisation des terres abandonnées, tout au moins pour le reboisement, — le repeuplement des campagnes/- l'extension de la mutualité et de la coopération, l’ accession à la propriété, sonL autant d'articles vitaux d’un programme dont la démocratie
rurale attend la réalisation* T
Au point de vue social, nous voulons que la propriété individuelle soit mise a la portée
d<î ^Nous nous acheminons sûremént vers la suppression du salariat par le développement de la coopération et la participation de tous les travailleurs à la gestion des entreprises.
Il laut renforcer les lois de protection du travail, maintenir le droit sacré a la vie, défendre et propager toutes les couvres d’hygiène et d’assistance publiques réaliser un système effectif et complet d'assurances sociales, lutter contre la dépopulation le taudi. la tuberculose, venir en aide aux familles nombreuses, payer la dette imprescriptible contractée
par la nation envers les victimes de la guerre. . -
En résumé, nous aspirons plus que jamais, après la triste aventure du Bloc ^alional, a l’avènement d’une république pacifique, démocratique et sociale, basée sur le travail, la liberté et la solidarité des hommes.
Liste d’Union nationale républicaine.
Chers Concitoyens,
L’heure est venue de vous exposer l’œuvre accomplie depuis quatre ans, et celle qui reste ii accomplir.
L'œuvre accomplie.
Lorsque vous nous avez élus le 16 novembre 1919, tout était a faire.
Dans l’ordre extérieur l’avenir était engagé parle traité de Versailles, vote par le Parlement précédent, en grande majorité Radical-Socialiste.
Et cependant ce traité réassurait ni la sécurité de la France ni les réparations. •
Ni la sécurité : Le pacte d’alliance promis par Lloyd George n’avait pas été donne a la
prstnes.
Ni les réparations : Une fois de plus l'Allemagne avait manqué a sa signature.
C’est dans ces conditions que nous avons assuré la Paix extérieure ; pendant trois ans,
les Cabinets Millerand, Leygues et Briand ont patiemment négocié dans l’espo.r d 'obtenir
notre dû en plein accord avec nos alliés. , ,
Mais un jour vint oü la patience serait devenue abdication. Un homme décide a ne point renoncer fui appelé au gouvernement : M. Poincaré.
GERS
Il occupa la Ruhr, usine de guerre de l1 Allemagne : il assurait ainsi la sécurité natio nale au moment où l'Allemagne refusait de subir le contrôle de ses armements*
II assurait aussi la saisie d'un gage industriel de premier ordre, propriété des grands capitalistes Allemands.
S'opposer à r occupation de la Ruhr, c’est, consciemment on non, exposer la France à la guerre, c'est faire le jeu du capitaliste allemand.
C’est pourquoi, ayant soutenu la politique de M. Poincaré à travers les .circonstances les plus difficiles et constatant son efficacité, nous y resterons attachés.
L’un de nous a l’honneur de la défendre à la Société des Nations où il représente la France.
Dans nos Finances, nous avons trouvé un désordre sans nom.
L'année 1919 s'achevait avec 54 milliards de dépenses et moins de 12 milliards de recettes régulières, *
Pas de budget, pas de comptabilité.
Partout les gouffres des Com; les spéciaux; en un an, huit milliards de billets de banque mis,
La loi des pensions et la loi des dommages de guerre votées, mais sans recettes correspondantes assurées*
Nous avons rétabli Tordre. Les comptes spéciaux sont supprimés. Le budget ordinaire et le budget des dépenses recouvrables sont équilibrés. La comptabilité est restaurée. L'inflation a été arrêtée net, et personnellement, nous avons voté contre la continuation de la politique d’emprunt, si dangereuse. Nous avons pratiqué de larges économies et nous avons supprimé un grand nombre de fonctionnaires inutiles créés par nos prédécesseurs.
Nous avons porté de Ï2 1 / 2 0/0 â 50 0/0 la part que peut prélever l’Etat sur le revenu des grands contribuables. Nous avons, au contraire, augmenté rabattement à la base accordé aux petits, faisant ainsi de l'impôt sur le revenu un grand impôt démocratique.
Personnellement, nous avons contribué à T élargissement du forfait dans le chiffre d affaires et nous avons empêché un accroissement injuste de l'impôt sur les bénéfices agricoles dont T un de nous est Je rapporteur.
Nous avons renforcé les mesures de contrôle réclamées par I opinion publique et destinées à empêcher la fraude fiscale.
Enfin, U y a quelques semaines^ nous avons accompli notre devoir en votant les mesures fiscales réclamées par le Gouvernement et qui, contre l'offensive d origine allemande, ont sauvé la valeur du franc, la fortune de la France. Les résultats prouvent que nous avons bien fait.
A l'heure présente, le budget est complètement équilibré, il n’est plus nécessaire de faire appel à l'Emprunt: la dette totale de la France ne dépasse pas cent vingt milliards de francs or : que U Allemagne soit enfin contrainte de s’acquitter, et le solde de ta dette publique sera ramené à ce qu'il était en 1914,
Avec la Paix extérieure, nous avons protégé la Paix intérieure, gravement menacée. Le bolchevisme régnait en Russie; le spartakisme en Allemagne; le communisme, en bandes armées, terrorisait l'Italie, les grèves désolaient l’Angleterre.
GERS
Pacifiquement, mais fermement, nous avons arrêté la révolution sociale au printemps de 11)20 et le pays jouit depuis lors d’une tranquillité sans précédent.
L’agriculture a été l’objet de notre sollicitude permanente.
Cest aux résultats qu il faut juger de notre politique; tous les produits dis la terre se
vendent à des, prix justement rémunérateurs.
Par des mesures appropriées et nécessaires, nous avons maintenu les cours du bétail.
De meme, résolvant de graves difficultés, nous avons fixé enfin les cours du vin et ceux de l’alcool. La loi de février 1923 a établi la distillation à domicile sans visite domiciliaire et assuré luus jc droit à 1 allocation en Franchise,
La loi instituant te carburant National a donné à -l’alcool naturel le monopole dte la consommation de bouche que nous n’avions jamais possédé.
Nous consoliderons les intérêts de l’Armagnac par l’amélioration de la garantie
d'origine*
Enfin nous avons défendu les cours du blé, et nous demandons le rétablissement intégral du droit qui frappe les blés importés de l’étranger. Le propriétaire doit être assuré que la culture du blé sera toujours rémunératrice et la France doit, par sa production, suffire à sa consommation.
Nous n’avons point négligé le commerce: le vote de. la propriété commerciale et les mesures réorganisant le crédit commercial et industriel ainsi' que le crédit hôtelier en témoignent*
Ce qui reste à faire.
Pôuvait-il être fait davantage en quatre années ? Nous n hésitons pas a dire : non.
Mais l'œuvre commencée doit être continuée*
La sécurité de la France doit être formellement assurée en fait. L Allemagne contrainte à s'acquitter enfin. Les droits français inscrits dans le Traité de Versailles respectés.
Pas d'inflation. Pas d1 emprunt. Consolider au plus tôt la dette flottante. Réduire le nombre des impôts à quelques impôts types à grand rendement. Présenter au contribuable une feuille unique d’impôts pour l'année entière* Combattre résolument l’impôt sur le capital qui épargnerait la haute finance et éprouverait rudement le propriétaire terrien et le commerçant. S'acheminer vers Industrialisation des monopoles d’Etat qui sera une source de fécondité nouvelle pour l’industrie privée.
Voter sous sa forme définitive la loi instituant les Chambres d agriculture.
L’oeuvre accomplie pour les anciens combattants doit etre achevée, en particulier leurs pensions adaptées au coût moyen de la vie, la condition des ascendante améliorée et le délai limitant à cinq ans le droit à réparation abrogé.
Nous voulons ï’apaisement des querelles religieuses qui ne doivent plus être qu un souvenir. Nous nous honorons d’y avoir contribué, par la reprise des relations diplomatiques avec le Saint-Siège, réalisée par le Ministère Briand. Nous avons ainsi assuré le crédit français en Extrême-Orient et dans le Levant,
Nous maintiendrons la liberté de renseignement et les droits du père de famille. Nous nous félicitons de l’œuvre de pacification déjà accomplie dans celle ordre, grâce à l'interprétation libérale des lois existantes.
Aussi bien, nous pensons que ï union des Français doil cire pratiquée dans la plus large mesure. La propriété et la famille étant à la base de l’ordre social, il importe- d’unir les classes ci les professions. Gardons-nous dans l’intérêL supérieur du Pays d’opposer jamais les unes aux autres : la Patrie ne peuL être prospère que si chaque catégorie de citoyens est prospère elle-même.
Enfin le fléau de la dépopulation qui sévit avec une intensité inquiétante sur notre beau département sera l’objet de notre sollicitude particulière. Nous rechercherons toutes les
Ns 1471
GEhS
mesures susceptibles de favorise* lauiatalité et d'encourager les- fondateurs de familles nom-' breuses*
Chers Concitoyens*
Vous avex à choisir entre le Communisme, le Bloc des Gauches et nous.
Le Communisme, il est jugé, ayant donné la preuve qu+il représentait la tyrannie, î' arbitraire , la démagogie, la ruine et l'impuissance.
I/artiele 1 de la loi Agraire des Soviet» dit : « Toute propriété sur la terre, le sous-sol, les eaux, les forêts et les forces naturelles est abolie pour toujours. »
Quant au Bloc des Gauches, il n'est que le fourrier du communisme.
Nous avons connu le parti radical avec la figure d'un grand parti de Gouvernement: en composant avec le socialisme, il a peidu tout crédit et il est devenu un danger national*
Le socialisme (S, F, LO) sé propose, en effet, quoiqu'il le nie, la confiscation de la propriété individuelle.
Dans V Humanité (mai 1920), M. Verfeuil écrivait ces lignes, dont fun de nous a Tait état à la Tribune même de la Chambre : a II y a des choses bonnes à dire aux ouvriers qui ne sont pas bonnes à dire aux paysans... Il faut laisser croire à celui-ci que nous regardons son droit de propriété comme momentanément légitime. »
De pareils textes sont innombrables : le socialisme, c'est Y expropriation.
C'est aussi l'inquisition fiscale. M. V Àuriol, au nom de son parti, a déposé le 12' mars 1920 une proposition de loi obligeant le cultivateur à tenir un carnet ou il devra inscrire toute vente supérieure à 50 francs; ce carnet sera d'une façon permanente à la disposition des agents de Y Administration qui pourront exiger en outre toutes les pièces même les plus intimes.
Le Socialisme, c'est donc l'ennemi. I! doit coaliser contré lui l'effort de tous les hommes d'ordre quelles que soient' leurs préférences politiques.
Le parti Radical-Sopialiste est condamné non seulement par cette alliance, mais par son atnïvre.
Dans i’ordre économique^ c'est lui qui a voté, soub une forme qui paralyse l'industrie nationale, la loi de huit heures sans y apporter la faculté des heures supplémentaires volonta ire s et rétribuées.
Il n voté la loi sur les bénéfices de guerre. Mais il ne l’a pas appliquée.
Du 1er juillet 1916 au 16 novembre 1919, ii n’a recouvré que 1 milliard 200 millions.
En quatre ans, nous avons récupéré dix milliards.
Quand les marchés ont-ils été passés? — de 1914 à 1918.
Quels ont été les bénéficiaires? — les amis du parti au pouvoir.
Qu 'a-t-il fait pour les saisir? — Rien.
Et c'était facile alors.
Nous, avons, nous, voté la loi Fougère tendant à réviser tous les marchés passés par 1 Etat pendant la guerre pour une somme supérieure à LOQ.OÛO francs et à faire restituer aux bénéficiaires le bénéfice supérieur à 10 0/0.
Nous avons personnellement, à la tribune, demandé cette révision.
Les Radicaux-Socialiste S: du Sénat ont étouffé cette loi.
Dans d'ordre National, le Parti RadicafiSoeiaüste sacrifié f intérêt du Pays à ce qu'il croyait être sou intérêt particulier.
GERS
À la Chambre, sur la question de l’occupation de la Ruhr, un tiers au groupe Radical- Socialiste a voté pour, un tiers a voté contre, un tiers s'est abstenu.
Les Sénateurs Radicaux du Gers ont voté pour; les députés Radicaux ont voté contre.
Au Conseil Général, ils ont approuvé une politique qu’ils blâmaient au Parlement, et M. Sénac a marque, dans cette discussion, ie souci qu'il avait de ne pas porLer atteinte à lhntégrité territoriale et à la souveraineté de l'Allemagne. %
Et aujourd’hui, les ambitions personnelles s’ajoutant à iincapacité politique, ils donnent le spectacle de la division, de la haine et de l’injure.
Chers Concitoyens,
SI, le ! 1 Mai, le Parlement comptait une majorité Radicale-Socialiste et Communiste la Patrie serait en danger.
La Ruhr serait évacuée sans délai.
Dès lors, l'Allemagne affranchie du contrôle militaire préparerait sa revanche.
Elle serait du même coup libérée des réparations, et la ruine deviendrait notre lot. L'émeute et la révolution seraient maîtresses du Pays, la Paix civile détruite, la propriété menacée, la liberté abolie»
** C'est contre ces entreprises redoutables que nous nous sommes unis de toute la force d’une solidarité qui n'a jamais fléchi.
C'est pour les repousser que nous faisons appel à vous.
Dans l’arène électorale, il y a une barricade : d'un côté, les éléments du désordre : l’Internationale plus ou moins camouflée et les ennemis de la propriété.
De l'autre, l’Union Républicaine Nationale, qui veut que la République soit la gardienne des libertés, la sauvegarde de la Patrie, maternelle à tous ses enfants, sévère aux merçantis et aux malfaiteurs.
Vous saurez choisir ; nous avons confiance en vous.
Paul 'de CASSAGNÀC. — Marcel GOUNOUILHOU. — JOSEPH- R A R T HÉLEM Y , députés sortants.
Liste du Parti Communiste (S. F. I C ).
Travailleurs,
La Fédération Communiste du Gers présente à vos suffrages, sous l’égide du Bloc Ouvrier et Paysan, trois hommes qui vivent du travail de leurs mains; deux paysans, Joseph Ladevèze et François Jacques, et le maréchal ferrant Théodore Dupuy.
A ces deux honnêtes travailleurs de la terre et à ce rude batteur de fer, les cléricaux et la bourgeoisie pseudo-républicaine du Gers opposent trois listes, dont voici les représentants :
Bloc National : À tout seigneur, tout honneur. M. Paul de Cassa gnac, dernier rejeton d'une lignée bonapartiste, s'est rallie à la République bourgeoise par opportunisme ; M. Joseph Barthélemy, professeur de droit à la Faculté de Paris, et M. Marcel Gou-
GERS
nouilhou, directeur de la Petite Gironde , un des 140 millionnaires de la Chambre, membre
du Conseil d' Administra Lion de nombreuses sociétés financières.
Cartel des Gauches ; M* Sénac, Avocat, Député sortant; par une lettre adressée, en
1919, à M. Janneau, négociant à Condom, il a accepté le programme de fUnion des Intérêts
Economiques, qui paya largement ses frais d'élection. Radical de simple étiquette, il n'a passe l’arme à gauche que parce qu'il y voit son intérêt*
M* Naples, Maire de Condom, n'a pas d’histoire. H veut arriver. Et c’est aussi pour arriver que M* Monties, socialiste S. F. L O* est entré dans le Cartel, Se souvient-il qu'en 1910 il organisa, à Fieu rance, une formidable manifestation contre Viviani, invité par Thierry-Cases à un banquet, et qu'il ie traitait de renégat ? Nous ne l’avons pas oublié, et les travailleurs non plus.
La troisième liste est celle de M. Ducaud, Député sortant, un blocard de droite repenti, parce que le torchon brûle chez ses anciens compères. Il est flanqué de deux comparses.
Travailleurs,
Vous ne vous laisserez pas duper par ceux qui vous exploitent ou leurs repr
avocats et professeurs. f
Vous voterez pour ceux qui, partageant votre vie, votre labeur et vos souffrances, sont seuls capables de vous défendre.
Vous voterez pour vos camarades de travail, pour le Bloc Ouvrier et Paysan I
Vu les Candidats.
Liste du Bloc des Gauches Indépendant,
Au# Electeurs Républicains.
Citoyens,
C'est avec une absolue confiance dans votre justice et votre clairvoyance que nous nous présentons à vos libres suffrages, en qualité de candidats du Bloc des Gauches indépendant.
Trop fiers pour nous incliner devant les manœuvres cV une poignée d'intrigants qui
n’organisèrent le Congrès du 16 mars que pour semer à leur profit dans notre grand parti
républicain le trouble et la désunion, nous entendons, nous, m'accepter d’autre verdict que celui de la Souveraineté populaire.
Résolument fidèles aux principes fondamentaux sur lesquels repose tout régime vraiment démocratique, nous nous refusons à tolérer que quelques individus, surprenant la
bonne foi des citoyens se substituant au corps électoral, prétendent lui imposer des représentants et violent ainsi la conscience des électeurs dans ce qu'elle a de plus intime et de plus sacré.
Nous sommes les défenseurs des droits imprescriptibles du Suffrage Universel.
Il est un devoir qui prime tous les autres : abattre le Bloc National, détruire l'œuvre funeste d'une*chambre scélérate, clhe le 16 novembre 1919, ce en un jour de malheur
Cette Lâche accomplie, nous saurons reprendre, en les perfectionnant, les méthodes de gouvernement qui depuis la proclamation de la 3“ république, le 4 septembre 1870, assu-