N° 1471 ALI’ES ^11 MÎTES
Politique départementale.
Mise en valeur des richesses Agricoles, Industrielles et Commerciales
des Hautes- A! pas .
Le département des Hautes- Alpes est aujourd’hui un des plus pauvres de France. La solidarité nationale exige que l’État nous vienne en aide, plus qu’il ne Fa fait jusqua présent.
I II laut charger 1 h(at d entretenir la plupart de nos routes. II faut que le département organise une politique d’engrais à bon marché. Il faut améliorer les pâturages, entreprendre l’exploitation rationnelle des forçls (chemins d’exploitation, organisation des coupes) ;
•2" Il faut capter tes forces hydrauliques, les utiliser surplace, lutter contre les barreurs de chutes, répandre à travers les campagnes les bienfaits de l’électricité qui permettra d’organiser pendant l’hiver la petite industrie familiale à domicile;
3U II faut organiser le tourisme, attirer à nous lés étrangers que retiendra la beauté -dé nos sites et qui peuvent nous procurer, chaque année, d’impor,tants revenus. Pour cela, il faut améliorer nos moyens de communication (chemins de fer et services d'autobus) et créer le crédit hôtelier départemental.
voulons être au Parlement les représentants des Hautes-Alpes. Nous voulons aider nos compatriotes dans toutes leurs démarches et dans toutes leurs initiatives. Nous voulons donner aux questions locales la première place dans l’ordre de nos préoccupations.
Gifoyens r
Pour -réaliser -celte -politique -républicaine* do'paix,- do liberté et d’ordre, il faut l’Union de tous les Républicains,
Agriculteurs, Commerçants, Fonctionnaires, Travailleurs de tous ordres et de toutes catégories, c’est h vous que nous nous adressons. *
Nous ne voulons pas et vous ne voulez -pas tenter l'expérience du Socialisme. En* iiussîe, le socialisme a produit le bolchevisme. En Italie, par réaction, il a engendré la dictature*
Nous voulons et vous voulez la liberté.
Contre la réaction ! Pour l'Union de tous les vrais Républicains ! contre le Socialisme ! nous vous demandons de faire bloc.
Le 11 qjai, vous donnerez vos suffrages à la liste d’Aclion et de Défense républicaines et sociales.
Vive la France 1
Vivent les Hautes- Alpes !
Paul CAILLAT, Député sortant, Chevalier de la Lésion d'honneur, Croix de Guerre, — Pierre CQT, Professeur Agrégé des Facultés de Droit, Avocat à la Cour, Jurisconsulte des Affaires Étrangères, Chevalier de 3a Légion d'honneur. Croix de Guerre, — Maurice * PLiSCHE, Auditeur k la Cour des Comptes, Rapporteur au
Conseil Supérieur des Chemins de Fer.
ALPES-MARITIMES
4 députés.
lüflcrilP* , . * * * 75-499
Votants . . 58.447
Blnncs et nuis . . ^
Su tirages expri mès .......... ^7 . 474
Majorité absolue ... . 28 ,788
Quotient elecEoml, . 1 4.368
Liste d'action républicaine.
MM, Ossola . * ■ ■ . . * “ * / ®^7
Bermond . . . . S3 97G
Fontan.i . ... . . * - ^
Tooaca . . . ^.973
Total . €4.703
Moyenne 23.675
Liste de l’Union républicaine dém o eraticjue ,
MM. Arago.
Baréty
Grinda Kicolft
Total . . . 109. J 11
Moyenne ............ Ï1 .211
Li&te du Bloc ouvrier-paysan.
MM, Barel - . . . ■ ■ ■ . . b ùi0
Briday . . — - . - ■ * 5 931
LieuEaüd.... . . . ♦ G .045
Ititybaud . . . . b
Total. . . 24.392
Moyenne . 6.0Ü8
Elus,
au quotient . . . .
à la plus forte moyenne
MM. Bieolfi^ Osaola.
MM. Grinda, Baréty.
Liste d’Union Républicaine Démocratique.
Aux Électeurs des Alpes-Maritimes.
Électeurs,
Élus sur là même liste en 1919, c’est sur la même liste que nous nous représentons pour solliciter à nouveau vos suffrages.
Djiis la législature qui vient de finir, nous avons appartenu à d.es groupes dilFerents de
ALPES-MARITIMES
la Chambre, mais nous nous sommes toujours trouvés unis pour soutenir de nos votes le Gouvernement de Al. Raymond Poincaré.
Aussi, quoique gardant, chacun par devers nous, la pleine liberté de nos actes, nous considérons comme un devoir républicain et une nécessité patriotique de nous unir à nouveau sur une Liste d’Union Républicaine pour soumettre à voire approbation la politique d'économie, de réparations et de sécurité que représente le Gouvernement actuel et que pendant deux ans nous avons soutenue de nos votes à la Chambre.
Le 1 1 mai, le Suffrage universel, en se prononçant pour ou contrôla majorité qui a sou* tenu de ses votes la politique du grand républicain et du grand patriote qu’est M. Poincaré, se prononcera en fait pour ou contre cette politique.
La* réponse du Pays n est pas douteuse j cette politique, c est la politique des droits de la France,
Le verdict du Suffrage universel donnera à cette politique une force nouvelle, car il ajoutera, a 1 autorité del homme d Etat éminent qui la dirige et la personnifie devant le monde, l’appui et la sanction de la volonté nationale.
Le département des Alpes-Maritimes a le droit et le devoir .de contribuer à cgLIc grande consultation d’où dépend Fa venir de la France.
Nous avons confiance dans sa. repense comme nous avons confiance dans celle de la France.
* Électeurs,
\ ous direz d une façon éclatante que vous voulez une politique de gages effectifs et productifs qui oblige l’Allemagne à exécuter le traiter de Versailles et à acquitter sa dette
de réparations,
\ ous direz que vous voulez une politique d équilibre budgetaire qui assure la restauratien des finances publiques et qui, par la revalorisation progressive du franc, fournira au pays le seul moyen de lutter efficacement contre le fléau de la vie chère.*
Vous direz que vous voulez for Se républicain fondé sur la souveraineté du Suffrage universel et de la volonté nationale. Vous barrerez îa route à tous ceux qui s’insurgent contre les lois de la République et qui dressent contre 1 Fiat et contre la vie nationale la menace révolutionnaire.
^ °L1S direz que vous voulez une.poliLique extérieure qui soit celle d'une France fière, maïs pacifique, qui ne demande au monde que la justice et le respect de ses droits.
Vous direz que vous voulez une politique intérieure qui assure des finances saines et celte suprême garantie de la prospérité cl de la puissance des peuples qui s’appelle l’Ordre public.
Vous direz enfin que vous ne voulez pas que tant de millions d'êtres soient morts vainement pour la cause du droit et que vous voulez que la France recueille les fruits de sa victoire, pour qu'elle puisse assurer aux familles de ceux qui ont donné leur vie ou leur sang pour elle, les légitimes réparations auxquelles ils ont droit,
Electeurs,
Vous avqz à choisir entre deux politiques.
L’une, c'est la politique que nous avons soutenue de nos voles. Nous nous engageons h la soutenir dans l'avenir, comme nous l’avons soutenus dans le passé. C’est la politique d Lmon Républicaine do M. Raymond Poincaré,
L autnc, c’est la politique de tous les opposants qui sont condamnés, qu’ils le veuillent
ALPES-MARITIMES
ou non, à subir l'alliance dès socialistes et des communistes, comme ils ont subi la promiscuité de leurs voles, dans tous les scrutins d’opposition de la dernière législature.
Électeurs,
Nous faisons appel à vos suffrages. Vous noiis lés donnerez. Vous nous aiderez ainsi a
travailler pour la. grandeur de la France et 1 avenir dé là République.
François ARAGO, Vice-Président de la Chambre des Députés, Conseiller Général , Député sortant, Officier de la Légion dRJonneur (Entente-Républicaine Démocratique). — Léon BARETY, Conseiller Général, Député sortant (Gauche Républicaine Démocratique). .— Édouard G RI ND A, Conseiller Général, Député sortant, Vice-Président de la Commission d’ Hygiène à la Chambre. Officier de la Légion .d'IIonneur, Croix de Guerre {Action Républicaine et Sociale). — Humbert R1COLFI, Conseiller Général, Député sortant,. Gbevalier. de la Légion d Honneur, Croix de Guerre (Gauche Républicaine Démocratique).
Liste d’ Action républicaine.
Cb ers Concitoyens,
La législature qui vient de prendre fin laisse la France; en face de deux: prbhlèmes d’une exceptionnelle gravité : la Pais et la Vie chère, problèmes dont la solution rapide est pour elle une question de vie ou de mort*
À rintérieur :
Le problème de la Vie chère, qu’il suffit d'énoncer pour l’évoquer clairement dans toute sa cruelle réalité I
Comment le résoudre?
AvanL tout, en appliquant les lois existantes ou des lois nouvelles, s’il y a lieu, à l’égard des trusteurs, des spéculateurs et des mercantis, véritables ennemis du commerce et des consommateurs, Ii faut, en outre :
Réviser les marchés de guerre, les dommages payes dans les régions dévastées* Appliquer strictement les impôts directs. Punir sévèrement la fraude et l’évasion fiscales pour aboutir à une diminution des impôts indirects.
Renforcer les monopoles en les industrialisant en vue d’obtenir un meilleur rendement
avec un minimum de dépenses, • ’
Procéder à la réforme administrative parle jeu de Commissions triparliles qui établiront un régime plus simple et largement décentralisé, capable de réaliser de sérieuses économies et d’apporter dans l’ensemble des rouages plus de souplesse et de rapidité par le développernent de l’initiative locale.
sa* —
ALPES^UFUTDIES
Réorganiser la f Défense nationale sur. h base de/ la Nation armée par la. réduction du service militaire, la création d’un puissant matériel défensif et la préparation immédiate de mobilisation de toutes les forces vives dii pays. Développer et intensifier l’exploitation de notre domaine colonial, D’one façon générale, augmenter les ressources, faire des économies, protéger le consommateur. Demander beaucoup à ceux qui ont beaucoup; peu à ceux qui ont peu, rien à ceux qui n’ont rien.
Nous voulons encore :
Proclamer rintangibilité de toutes les conquêtes républicaines dans le domaine laïque et social.
Maintenir l’entière liberté des consciences. Généraliser l’amélioration du régime des pensions- et retraites; adapter aux nécessités de la vie le statut des victimes de la guerre et réaliser la charte de leurs revendications. Nous voulons travailler ardemment à assurer à toutès les intelligences la gratuité de l’instruction à tous les degrés, de façon à permettre à tou tés les valeurs individuelles l’accession aux plus Hautes charges et à utiliser, ainsi au profit delà Nation, l’uni versait té des sources inteUectûeltés- françaises.
Nous sommes pour la liberté d’opinion et te droit syndical professionnel des fonctionnaires, Nous persistons à réclamer l'amnistie pour toutes les victimes des Conseils de guerre et tous les citoyens frappés pour faits politiques ou syndicaux.
Nous voulons la création du Conseil économique du* Travail.
Nous estimons nécessaire et urgent de réaliser, non pas un simulacre, mais un projet viable et immédiatement applicable d’assurances sociales, établi en plein accord avec toutes les organisations intéressés.
Nous entendons assurer le respect absolu de la loi de 8 heures*
Par tous les moyens possibles, nous tenterons de seconder et de récompenser l’effort quotidien des travailleurs de la terre.
A l’Extérieur :
Dans le. domaine de la politique extérieure, nous estimons que la France doit être représentée officiellement partout où son intérêt l’exige, et notamment en Rûssie,
Nous jugeons indispensable de poursuivre résolument une politique d’entente réelle avec les alliés, en vue d’assurer le relèvement de l’Europe et d’instituer enfin la Paix, par l'entremise de la Société des Nations sérieusement organisée* Nous condamnons toute politique militariste susceptible de retarder ou d enrayer cette œuvre de paix mondiale, mais nous voulons assurer le payement des réparations et la sécurité de la France par des accords internationaux et la réconciliation de tous les peuples.
Citoyens,
Voilà la claire synthèse de notre programme 'minimum. Eu conformité de ces directives générales, représentatives des aspirations résolument républicaines* nous nous efforcerons de réaliser à la Chambre l’œuvre de paix, de réformes sociales, de relèvement, économique et financier que le Bloc National n’a pas su accomplir.
Persuadés que vous nous accorderez votre confiance, nous saluons l’aube nouvelle qui se lève à l'horizon. dé la Démocratie, et forts de votre approbation, réprouvanUa démagogie et les violences extrémistes, nous installerons, enfin, la, République laïque et sociale qui aurait: d û être le, couronnement de la Victoire *
Nous représentons une politique de clarté, etc .progrès* d’ordre, de travail, de dignité
ALPES-MARITIMES
nationale et Je solidarité humaine. Nous sommes, avant tout, des hommes d’action et de réalisation.
Citoyens, ,
Vous vous prononcerez dans toute la liberté de vos consciences, et sachant que vous ne vous laisserez pas abuser par les promesses des uns et les sophismes des autres, nous attendons, en Unie sérénité dfâmc, voire verdict souverain,
Jean OSSOLA, Conseiller général, Député sortant, Président de la Commission des Finances du Conseil général, Chevalier de la Légion d’honneur, Croix de guerre, — François FÔNTANÀ, Maire de Menton, Chevalier de la Légion d’honneur. — Pierre BERMOND, Docteur en droit, Vice-Président du Conseil général, Directeur politique du <c Petit Niçois », — Jacques TŒSGA, Receveur de l'Enregistrement, Délégué à la Fédération des Fonctionnaires, Blessé de guerre.
Liste du Parti Communiste (S. F. X. G.).
Aux Travailleurs des Alpes-Maritimes,
Camarades,
Les travailleurs des Alpes- Maritimes peuvent, mieux que ceux des autres régions, apprécier toutes les laideurs du régime capitaliste.
Des princes de 1 ou tes les races, des riches, de vieille ou nouvelle souche, parcourent les palace^ et les casinos de notre département, fuyant l'ennui qui engourdit ou cherchant F excitation qui déprave. v
Ils peuvent, eux, dépenser sans compter pendant que la population ouvrière étouffe dans les taudis, du Suquel à Cannes, de la Vieille-Ville à Nice ou au vieux Menton. Les salaires sont plus misérables que partout ailleurs.
Les maçons ne gagnent pas 3 francs de l'heure, et des blanchisseuses peinent toute une journée pour 10 è V2 francs.
Dans nos villages alpestres, nos paysans luttent de Paube au crépuscule pour traîner une existence miséreuse.
Un régime qui permet de telles injustices ne peut que soulever l'horreur. Il a pourtant des soutiens. La campagne électorale va nous permettre de les démasquer.
Gens de droite et de gauche, soutenus par VEclaireur et le Petit Niçois , sont tous les mêmes. v
En tête de la phalange ; Arago, multimillionnaire, héritier de l’abominable Dupuy, propriétaire du Petit Parisien , le plus vénal des journaux parisiens.
A L PE S-MÂ RITJ M E S
Fontana, maire et homme d'affaires, pensionné à raison de 1*000 francs par mois du prince de Monaco,
Baréty, autre multimillionnaire, grand actionnaire de J a Compagnie du Sud-France, administrateur grassement rétribué de la Société Marseillaise de Crédit, et autres grandes entreprises capitalistes.
Ber mon d, personnage louche, giflé publiquement par son complice Ossola.
Grinda, vogue mutualiste et propriétaire du journal faciste Y Éclaireur .
Ricolfi, avocat, sauteur et prétentieux, traître à la cause des poilus.
El en queue, fermant le ban, Tocsca, fonctionnaire ambitieux, pressé d’arriver et qui trouve normal de s'acoquiner avec Ossola, dont on sait qu'il vota contre Ja réintégration des cheminots révoqués pour faits de grève.
Contre tout, ce monde également méprisable se dressent les candidats du Bloc ouvrier et paysan :
Etienne Lieutaup, qui fuL en 1908 Tâme du magnifique mouvement des postiers de Vallauris, lesquels, après cinq mois de lutte, remportèrent une victoire éclatante,
Claude Brida v, militant syndicaliste. Il a fondé, avec un groupe de camarades, une coopérative d’électricité qui fonctionne parfaitement,
Angelin Rayuaud, paysan montagnard. Il manie journellement le « mogaou » et est toujours au premier rang lorsqu’il s'agit de défendre les intérêts des paysans de sa région,
Virgile Baiiel, instituteur irréprochable. Il a été traîné en correctionnelle et a encouru la censure administrative pour sa propagande syndicale.
Travailleurs des Alpes-Maritimes, dans la bataille, vous n'aurez pas de peine à reconnu tre les vôtres; vous leur apporterez, par votre bulletin de vote, l’encouragement qu’ils attendent de vous.
Les Candidats.
ARDÈCHE
4 députés.
Tmcri U -Votiuils.
Majorité absolue . .
Quotient électoral.
Liste d'Union nationale, républicaine ei sociale*
MM. Dudaux-MonteR . . .
De Gailhard-BaoceL
VaUette-Yitàl&rd -
Vafctat .
Total,
Moyenne . * - 36*060
Liste républicaine de gauche, démocratique et sociale.
MM. Ch&làmeL Astier. * . .
MM, Glaîial .
Cûâtoraû
Total.
Moyenne .
mm
.Liste du jQarteT des gauches.
MM. Àntériou - - * . . 36,613
Aâtïcr . . . . . . * ■ • ■ 36,369
.Chante . . . . . . 36,018
Eldio . 7 A 36.016
■ Total.
'Moyenne ,
MM. Argôfud. , .
Ay ma r d . .
Magnet. . .
MazeUicr
Total*.
Tl. 516
Moyenne .
Elus,
au quotient . . .
à la plus forte moyenne
MM. AntèrioUj Dudaux-Monleil.
MM* Astier, Eldîn,
Liste du Cartel des Gauches.
Aux élections législatives du 16 novembre 1019, dans notre .cher département, par le jeu d’un scrutin immoral qui est un défi jeté au bon sens, à la justice, a la clarté du suffrage universel, 32,000 voix réactionnaires coalisées ont obtenu quatre sièges alors que 36,000 voix démocratiques divisées n ont été représentées que par un seul député Ce système électoral, qui a donné en France les mêmes résultats que dans 1 Ardèche* â amené au pouvoir une Chambre rétrograde et incapable, qui vient de Ici miner son mandat, laissant le pays aux prises avec les difficultés intérieures et extérieures les plus inextricables.
ARDÈCHE
Devant )a carence do la Chambre du Bloc National et pour empêcher que se continuent les errements des quatre dermeres années, des hommes de toutes les fractions du parti républicain ont pensé qu’il fallait pour la nouvelle consultation électorale discipliner et organiser ies forces de gauctie. Obéissant à ce courant populaire irrésistible et pour barrer la route à toutes les réactions, les forces démocratiques de l’Ardèche sc sont coupées autour d un programme républicain et ont réalisé le Cartel des Gauches que nous opposons au Cartel des Droites. La désignation des candidats a été faite au cours de Congrès réunissant les élus et les délégués de toutes les communes et de toutes les organisations réDubli '
Laissant à chacun d’entre nous l’entière indépendance de son programme tel qu’il a été déhm par le groupe auquel il appartient, nous vous demandons de faire triompher l’idéal commun qui nous unit : la défense de la République.
Programme commun des réalisations immédiates.
Lutte contre toutes les dictatures»
Respect et développement des lois sociales et des libertés syndicales.
Laïcité absolue de l'Etat et de l’école comme sauvegarde de la liberté de conscience Obligation scolaire, instruction technique, culture générale ouverte à tous. Réparations intégrales aux victimes de la guerre et du travail.
Reconstitution économique de la France Encouragement efficace à la natalité.
- Amnistie pleine et entière pour les faits de grève et les délits d’opinion.
Extension des libertés communales.
Extension des pouvoirs et des moyens d’action de la Société des Nation^.
Modification du mode de scrutin actuel.
Modification de la Constitution dans un sens plus démocratique.
Suppression immédiate de Toupet sur le chiffre d’affaires.
Application intégrale et contrôlée de 1 impôt sur le revenu.
Economie dans les dépenses publiques et répression impitoyable du gaspillage Révision des marchés de la guerre et des gros dommages de guerre.' • * ’
Réduction des charges militaires aux plus strictes nécessités de la situation interna lionale. *
Surveillance active des tructs et consortiums dont la guerre et la politique du Bloc ^National ont favorise le développement. *
Lutte contre îa vie chère.
Politique permettant aux agriculteurs d’employer les engrais largement en augmentant ainsi le rendement de la production agricule.
Politique du blé qui, touL en rémunérant le travail des agriculteurs maintiendrait le prix au pain a un taux en harmonie avec le coût de la vie.
Développement du machinisme agricole»
Protection douanière des produits agricoles tant qu’un régime libre-échangistc ne sera pas généralisé.
Développement de la sériciculture française en assurant aux éducateurs des prix rému néra leurs. 1
Suppression des droits à l’exportation pour les fruits et primeurs.
Diminution du prix des transports pour les denrées de consommation elles produits agricoles. 1
Développement de la Mutualité et de la Coopération agricoles.
Electrification des campagnes en réservant à l’agriculture une forge pari des forces hydrauliques. 1
ARDÈCHE
F fin nous estimons que la France, reconnaissant aux peuples le droit de disposer «rJÏÏLl. doit poursuive. o» H»** 4' collaboration de, Naù.no et «f».~ accord complet avec ■« alliés, les réparations légitime, auxquelles elle du.
Chers Concitoyens,
, , ■ „„„ „„„ disciDlin» absolue à tous les Républicains qui doivent
Le aetXtU" a° .r'ia Uste entière du Cartel des Gauches. Nous avons confiance dans VTl“ji” pme que doue vous savon, homme, de bon , en. et de, travailleur, fermemem attaché. TuidT., républicain» et ..claie,. Vous feres triompher le 11 ma, proohain le Bloc des Rouges contre le Bloc des Blancs.
Vive l’Ardèche t >
Vive la République démocratique et sociale !
Louis ANTÉRIOU, Députe sortant, Conseiller général de 1 Ardeche, Maire de Lavoulte-sur-Rhône, Républicain-Socialiste - Docteur Marctf ASTIER, Propriétaire-Agriculteur, Maire de Soyons, Président de l’Office Agricole de l’Ardèche, Membre du Conseil supérieur d,e l’Agriculture, Républicain- Radical. — ' 1 c
CHANTE, Industriel à Vallon, Radical-Socialiste. u y
ELD1N, Avocat, .Propriétaire-Viticulteur, Vice-Président eu Conseil général de l'Ardèche, Socialiste.
Liste d’Union Nationale Républicaine et Sociale.
Eu novembre 1919, alors que la Paix victorieuse, acquise par cinq armées de sacrifices d, «mil,,»,,, ,1 dé Ml veu.il M f» rfi “oco t J0”
qip À élu, d, .919 avaient rempli loyalement leu, mandat et deva.ent, a ncu-
"“A': f™ed?:e?,"mèn70.oc.n,Plio pa, ta Chambre pendant ce, M «■*».«.* laquelle" vo,C représentants ont collaboré de tout leur pouvoir, ha été au m.heu de MM
“”'^5 se traduit par de. résultat, indiscutable,. Nous le, mettons sou, vo, yen,, avec la satisfaction du devoir accompli.
isssiszz&zk *“ ~ v - ^ ™i-
région, libéré» : ol.e devaitduror dix an, , elle »t aujourd'hui aux
Ardèche
États de T Europe > boule versés par des révolutions sanglantes ou troublées par des luttes civiles, ont fait resplendir la sereine figure etaJki France au travail;
Défense des intérêts agricoles par les lois sur la réorganisation du crédit agricole, — sur les Chambres 'd'agricultures, — sur la distribution de l'énergie électrique dans les campagnes, — sur l'exploitation des gisements de potasse que la victoire française a rendus aux paysans de France, — ■ par le régime spécial accordé à F agriculture dans l’organisation des assurances sociales ;
Pacification religieuse préparée par la reprise des relations avec le Saint-Siège, sous les Ministères Millerand et Briand, La possibilité d’établir des associations diocésaines est un de ses premiers fruits;
Protection des familles nombreuses. Elle s'est traduite par le vote de mesures efficaces auxquelles ces familles devront des conditions de» vie matérielle et d’influence civique en rapport avec les immenses services rendus et les sacrifices généreusement consentis. De 1020 10924, plus de 15 lois d’ordre financier, économique ou militaire ont été promulguées, qui porte P empreinte de cette préoccupation et reconnaissent une situation privilégiée aux foyers riches d’enfants;
Politique de la Ruhr assurant la sécurité du Pays et mettant entre nos mains des moyens de coercition et des gages, garants de l’exécution des traités, dont l’exploita Lion nous promet cette année M. Poincaré le proclamait récemment — 3 milliards disponibles pour le compte dés réparations.
Ardéchois :
Voilà l’œuvre des élus du 16 novembre 1919*
Certains l’attaquent violemment*
Elle est notre fierté, et, nous en avons la ferme confiance, elle sera aussi la vôtre* s Mais cette oeuvre n’est point achevée. On démolit plus vite, hélas T qu’on ne rebâtit, et
quatre ans de reconstruction n’ont pas suffi a effacer les traces de quatre ans de guerre destructrice.
Votre robuste bon sens sait cela.
Il ne s’étonne pas qu’iJ reste beaucoup à faire et que les problèmes vitaux qui se posaient pour îe pays aux premiers jours de la paix n’aient pas été complètement résolus.
Mais il veut la continuité d’une politique qui a fait ses preuves et qui s’est montrée féconde en résultats pratiques. 4
Vous nous. l’avez dit souvent.
Pendant Loule la durée de cette législature, votre ardente sympathie nous a soutenus, et il n’est pas un de nos contacts avec vous, dans vos villes et vos villages, dans des assemblées nombreuses ou dans des réunions intimes — qui ne nous ait donné des faisons nouvelles d’y persévérer*
Groupés autour du Chef qui Incarne la France victorieuse et meurtrie, vous nous donnerez, par une majorité plus imposante encore, l’autorité nécessaire pour travailler :
A la réparation des ruines de la guerre, à la sauvegarde et à l’exécution des traités qui l’ont glorieusement terminée;
A la consolidation de la paix intérieure par le respect de toutes lès croyances, par la liberté inLégrale d’enseignement et d'association ;
A l'allégement des charges actuellement indispensables à notre équilibre financier, par une politique serrée d’économies, par une meilleure répartition des impôts, par la suppression des monopoles d’Etat et des mesures fiscales vexatoires, par la réorganisation de notre appareil administratif*
À une poliLique de justice reconnaissante envers les anciens combattants et les éprouvés de la guerre, enmme envers les familles nombreuses, force et espoir de la Patrie.
ARDÈCHE
Au développement do l’effort d'amélioration sociale et de progrès économique auquel vous savez que ■ — dans notre beau Vivarais comme pour l’ensemble du Pays — vos élus ne sont jamais restés indiflérents.
Electeurs,
Aujourd'hui comme hier, lfheiire est solennelle. Les partis vont s affronter, niais au milieu de leur confusion plus ou moins voulue, deux doctrines sociales, deux politiques extérieures sont en présence.
Une doctrine qui- tend à la suppression de la propriété individuelle, l'autre qui fait de cette même propriété le fondement de toute société.
Une politique faite de concessions vis-à-vis de 1* Allemagne et tendant à l'abandon de nos gages, l'autre faite du maintien de nos gages dans la Ruhr, jusqu'à complet payement des dettes de l'Allemagne.
Nous sommes :
Pour la propriété individuelle, qui est la condition du progrès social;
Et pour la politique de la Ruhr, qui est aussi la politique de la Paix,
Et nous faisons appel à votre sagesse traditionnelle, à votre patriotisme ardenL et à yotre attachement si vif pour votre sol, pour les faire triompher avec nous le 11 Mai.
Vive la France !
Vive l'Ardèche!
Vive la République!
DUCLAUX-MONTEIL, Maire des Vans, Conseiller général de Burzet, Député sortant, Questeur de la Chambre, — De GAILtïARD-BANCEL, Conseiller général de Saint-Martin-de-Valamas, Député sortant. — VALLETTE- VI ALLARD, Chevalier de la Légion d'honneur, Député sortant. — Xavier VALLAT, Chevalier de la Légion d’honneur, Conseiller général de Saint- Félicien, Député sortant.
Liste àUnion républicaine, démocratique et sociale
Au# Electeurs de V Ardèche,
Chers Compatriotes,
La liste d’Unîén républicaine, démocratique et sociale, qui se présente à vos libres suffrages, est une liste homogène de républicains de gauche entièrement d’accord sur une politique d'ordre, de progrès, de liberté, de patriotisme et de respect de la propriété.
Rejetant, comme également dangereux pour la tranquillité du Pays et l'avenir de la République, aussi bien les éléments de réaction, d'un coté, que les éléments de révolution, de l'àutre, nous déployons fièrement devant vous, sans aucune compromission, le drapeau
ARDÈCHE
du Parti démocratique et social dont le Président d’honneur est le grand citoyen Raymond Poincaré,
Nous sommes persuadés que nous répondons ainsi à l’intime sentiment de la grande majorité des républicains de l’Ardèche et que notre programme, tout imbu de cette sagesse, de cette mesure et de ce souci d’équité qui caractérisent l’esprit de noire cher département, recevra votre entière approbation.
Chers Concitoyens,
11 faut à la France, pour lui permettre de panser ses blessures et de se relever, cette paix intérieure indispensable à sa prospérité. Il lui faut l'atmosphère tranquille où chacun pourra travailler, h 1 abri des aventures comme aussi du danger de la démagogie socialiste et communiste, sans la crainte de se voir enlever îe fruit de son travail et de ses économies.
À l’action dissolvante des exaltés de droite ou de gauche, opposons la résolution ferme et réfléchie des hommes de bons sens.
Constituons le Bloc des bonnes volontés*
Rallions tous ceux qui, plaçant l’intérêt de la France et de la République au-dessus des cabales de partis, pensent, comme nous, que Père des controverses philosophiques et religieuses est passée et que les citoyens de France ont mieux à faire, h cette heure, que de s’entre-déchirer*
C’est ce bloc des vrais républicains que nous vous convions de former autour de nous, non pas pour le conduire vers l’hypothétique âge d’or du socialisme intégral ou vers les routes à jamais barrées du passé, mais, partant des réalités présentes et non de Futopie, elever, encore eL de plus en plus, la France et la République vers leur clair idéal de justice et de fraternelle solidarité.
Vive l’ Ardèche I
Vive la République démocratique èt sociale I
Félix CHALAMEL, ancien Député, ingénieur agronome, maire de Bou rg-Sain t- A il d é al , ancien combattant, chevalier de la Légion d honneur, — Pierre GLAIZAL, tisseur, maire de Sarras, ancien combattant, — Docteur Étienne ASTIER, conseiller général de l’Ardèche, grand blessé de guerre, médaille militaire, croix de guerre, — Jean CASTÉRAN, secrétaire de mairie, mutilé de guerre, médaille militaire, croix de guerre.
Pn,0 GRAMME DE POLITIQUE GENERALE,
Ni réaction , ni révolution.
Politique intérieure. — Maintien des lois républicaines appliquées dans un large esprit de tolérance et de liberté. Respect absolu de toutes les convie Lions et de toutes les croyances. Respect de la propriété,
politique sociale. — ~ Basée sur la solidarité humaine. Vote de toutes mesures propres à assurer aide et protection aux classes laborieuses.
Politique financière. — - Economies sur toute la ligne. Limitation du rôle de FEtat, surtout en matière industrielle. Donc, en principe, le moins possinle de monopoles d’État
ARDÎiC.HE
Peu de fonctionnaires, mais abattant de ia besogne et payes en conséquence. Consolidation de la dette flottante. Impôts sur le revenu, mais sans vexations ni inquisitions. Pas d’impôts sur le capital qui no pourrait qu’atteindre la propriété rurale, la propriété bâtie et les fonds
de commerce et faire fuir l’argent h l’étranger. . t ,
Politique extérieure. — Pas de haine entre les nations. Pas de t rance rêvant de conquête et d’hégémonie, mais une France consciente de ses droits, désirant sauvegarder sa liberté et sa sécurité. Exécution dos traites. Maintien de l’occupation de la Ruhr jusqu’à ce que l’on puisse remplacer ce gage par d’autres aussi sérieux. Maintien et consolidation de nos alliances. Maintien et développement de la Société des Nations,
Politique des réparations. — Vote do toutes les mesures propres à améliorer le sort des victimes delà guerre. Restauration des régions libérées.
Politique économique. - Développement du commerce, de l'industrie eL de 1 agriculture en vue : 1" de réduire les impôts en les réparüssant sur un plus grand nombre d’unités 2° de diminuer le coût de la vie en prenant toutes mesures susceptibles de protéger et d’amener sur le marché les objets de première nécessité; 3° d’équilibrer les changes en développant nos exportations et en nous créant ainsi une balance commerciale nettement
favorable.
Protection de la propriété commerciale.
Défense des classes moyennes actuellement considérées comme taillables et corvéables à merci.
Programme spécial a l'Ardèche,
Développement de nos voies ferrées. — Ligne du Puy à Aubenas, avec prolongation sur Privas.
Central ardéchois : Ànnonay, Le CJieylard, Aubenas, Les Vans, Barjac. Développement de notre réseau routier, — Continuité de la route des Cévennes par les
hauts plateaux. .
Défense de nos industries régionales, notamment de nos industries de la soie, des eaux
minérales, des tanneries, etc.
Développement de nos stations thermales et de tourisme.
Développement de l'agriculture, des forets, de notre domaine pastoral et de la pisciculture par la mise en valeur des lois agricoles de la République.
Mise en valeur de nos chutes d'eau sans porter atteinte aux intérêts touristiques. ^Électrification des campagnes.
Attribution d'un régiment au département de TArdèche, qui a, comme les autres, donné si généreusement ses enfants à la France.
Augmentation de la garnison de Privas.
Liste du Bloc ouvrier-paysan.
Cette liste n a pas fait distribuer de profession de foi.
ARDENNES
Ï1 nous paru qu’il Fallait, avant tout, assurer la sécurité de la patrie, achever 3a réorganisation du pays et la reconstitution de notre département.
Triple et lourde tâche, qui exige la collaboration de tous les hommes d’ordre, dans une action commune.
Est’ ce le moment de nous dresser à nouveau les uns contre les autres? Est-ce le moment d’opposer, à la politique nationale que nous entendons suivre, les querelles stériles de la politique de parti ?
Nous ne le pensons pas. D’autres l’ont fait. Nous leur en laissons l’entière et lourde responsabilité.
Des problèmes nombreux et complexes se présentent à nous.
Nous n’avons pas la prétention de les examiner tous dans cette profession de foi. Mais la prochaine législature ne pourra les suivre et les résoudre qu’après avoir réformé les méthodes de travail de la Chambre, et modifié profondément un règlement qui favorise trop souvent l’incohérence et l'obstruction.
Au-dessus des partis, dominant tous les autres, une question se pose, essentielle : sécurité.
Pour l’assurer, deux conceptions, deux politiques s’opposent et se heurtent.
L'une, celle du Président du Conseil, Raymond Poincaré, la nôtre.
Politique énergique de gages et de garantie.
Politique de protection efficace et réelle contre une agression allemande.
Habitants d’un département frontière, nous nous souvenons de l’invasion. Nous entendons — trop clairement — les cris de haine et de revanche qui nous viennent de l'Est,
L’Allemagne n’a pas accepté sa défaite.
Elle, est tout entière aux mains des magnats et des militaristes,
La garde du Rhin et l’occupation de la Ruhr paralysent la mobilisation allemande.
Pas de guerre possible tant que nous y resterons.
Mais si, comme ie veulent nos adversaires, noos pratiquons vis-à-vis de l’Allemagne une politique de confiance, basée uniquement sur sa parole et sur sa bonne volonté; si nous évacuons le Rhin et la Ruhr; si un revirement de la majorité bouleverse fa politicpie de ferme Lé suivie actuellement à l’égard de notre ancienne ennemie, alors c est T inconnu, la redoutable aventure. . .
Ardennais, c'est noire liberté qui est enjeu. Réfléchissez et jugez.
Le rapport des experts permet de prévoir une solution prochaine du problème des réparations.
Les versements de l’Allemagne et la mobilisation de notre créance, organisés par ce rapport, nous permettront de procéder enfin, sur des bases solides, à la réorganisation de nos finances. Stabilisation du franc, parla surveillance incessante du marché international des changes ; coordination, simplification et mise au point de notre système d’impôts ; lutte, par les moyens les plus énergiques, contre la fraude fiscale ; économies rigoureuses, par la simplification des méthodes administratives et l'application sans défaillance de la formule gouvernementale : Pas de dépensés nouvelles sans vote préalable des ressources correspondantes ; voilà les directives essentielles de notre politique financière.
Des finances saines et une monnaie stable sont les conditions premières de la vie moins chère .
Ce n’est pas, en effet, dans l’inflation incessante et toujours insuffisante des salaires et des traitements, mais, avant tout, dans l’augmentation du pouvoir d'achat de notre monnaie, qu’il faut chercher le remède à la vie chère.
Remède d’ailleurs insuffisant, sans un accroissement de 3a production, et surtout de la production agricole.
Une politique agricole bien comprise doit permettre au cultivateur de produire b bon compte et de vendre à un prix rémunérateur.
mrmmm
tl faut clone que les produits de T agriculture jouissent de le même protection douanière q u e les p ? o d a i fcs d e B i n du si rm e t d u c ammerc e ,
Intensifier k fabrication des-erigrais iazotés ;■ alléger les frais de transport des , entais; abaisser ou supprimer les droits qui frappent^les phosphates ‘à1 leur sortie de Tunisie ; développer l'électrification des campagnes ; mettra à la disposition ■des’ agriculteurs, an moment des récoltes, dans les j proportions les plus larges, des travailleurs militaires ; lutter, par des lois sévères ^contré ces igros intermédiaires qui sont les maîtres du marché, et, faisant à leur gré la baisse quand ils achètent et la hausse quand ïls vendent, sont sou vent les ■auteurs responsables de la vie chère, voilà quelques-unes desf mesures cjunl nous paraît possible ide réaliser dans un avenir proche.
IV agriculteur, mi eux protégé, abaissera ses prix de revient et gagnera davantage en produisant plus : la vie baissera, eL ainsi sera résolu un des problèmes les plus angoissants de noire epoque.
Elus grave -encore jpeukêtro est le problème de la natalité.
C'est un problème moral : c'est aussi, c’est surtout, un problème social.
Lutte contre la mortalité inlantile, contre la tuberculose et le taudis ; protection efficace des familles nombreuses; création d'habitations à bon marché, révision des tarifs de transport qui ne doivent pas paralyser l'industrie ardennaise, développement de la petite industrie, organisation du crédit à l'artisanat, qui permettra l'accession des travailleurs à la propriété ; abattement à la base pour les impôts payés par le petit commerce i mise en application rapide de la loi sur les assurances sociales, tels sont quelques-uns des moyens qui, en améliorant le sort des humbles et des travailleurs^ on les délivrant de Tâpre souci de îa maladie et de la vieillesse, leur permettront d élever des enfants qui ne soient ni une charge dans le présent, ni une crainte pour Ta venir.
La composition de notre liste donne certainement satisfaction à nos camarades les anciens combattants; ils savent qu ils trouveront en nous des vaillants défenseurs de leurs droits imprescriptibles à la reconnaissance de la nation.
Beaucoup d autres questions sollicitent notre attention. Nous ne pouvons les examiner toutes dans un cadre aussi restreint. Mais nous estimons qu’il est de toüte ïiëeessité et aussi de toute équité d’en terminer avec ïc remboursement du ravitaillement. Nous sommes per* soadés quil ne sera pas possible d'dbtenir ce payemeht d’une imposition nouvelle ; par cotitre, nous entendons le faire prblever sur lia contribution des bénéfices de guerre1; ni1 ■serait moraL it serait juste que les profiteurs qui, au cours :des hostilités,, ont accumule les dividendes, participent au remboursement réclamé avec tant de raison par no^compatridtes'quî ont si durement souffert de l’occupation ennemie.
Nous entendons aussi défendre les légitimes revendications des prisonniers ‘de guerre et des prisonniers civils.
Nous voulons également que Toeuvre de recon^tihrtioii se poursuive sans désemparer; la France doit faire LélFont indispensable qui s'impose encore pour que les dommages de guerre voient intégralement payés; le Ministre des “Régions libérées a promis aux députés sortants de veiller au payement par priorité Jdes indemnités dues aux petits sinistrés, aux veuves, aux vieillards.1 Ces promesses doivent être tenues : nous considérons la loi du "17 avril 1919 comme une charte excluant les scandales qui otït été dénoncés 'et quer nous sommes les premiers à réprouver.
Nous soutiendrons la proposition Grespel qui a pour objetdeméttreà la Charge1 de l 'État les frais d'emprunt et de négociation des 0, TL Nr
Les directives esseîîtîeUes de notre action1 ïatirre seroht basées sur 4a politique !déveoppée à maintes reprises par le Président du Conseil à l'intérieur comme VF-extérieur.
Qù on ne s'y f rom p e pa s ; c' est pour ou c o utr e Poi n c are q n e vo n t J se fa ire les êl ed trous du 11 mai.
AR BENNES
Dans toute la France, toutes les forces de désordre eL de haine, tous ceux chez qui l’esprit de parti domine l’esprit national, tous ceux qui, dans leurs paroles, leurs écrits, leurs journaux, donnent toujours raison à nos adversaires, toujours tort à la l’ rance, se sont dressés contre le grjmd patriote, contre le chef de Gouvernement à la volonté de fer, a l’intelligence lumineuse, que nos ennemis haïssent, mais nous envient.
Les adversaires du Grand Lorrain trouvent devant eux, dans les Ardennes, la. liste d Union Républicaine, Entièrement indépendants, excluant de la politique toutes préoccupations confessionnelles, unis dans la conviction profonde qu’en défendant la politique nationale ils défendent le salut du pays, les candidats de celle liste demandent à tous les Ardennais d’adopter, pour le 1 1 mai, un seul cri de ralliement : Pour la France, par la République !
Maurice BOSQUETTE. — Albert MEUNIER. — Henri GALLOIS.
— Edmond PETITFILS. — Henri DUNAIME. — Étienne
haché.
Liste du Cartel des Gauches.
Citoyens,
Vous êtes appelés, le 1 1 mai, à élire les six députés du département des Ardennes, et nous venons vous prier de donner vos suffrages aux six candidats du Cartel des Gauches.
Ces candidats, vous les connaissez; ils appartiennent, les uns aux divers partis de fauche, les autres au parti socialiste ; investis par leur Congrès respectif, ils auraient pu se présenter devant le corps électoral su- des listes distinctes si la loi avait été modifiée, soit dans le sens de la représentation proportionnelle véritable, soit par le rétablissement du scrutin d'arrondissement.
Mais la majorité réactionnaire de la Chambre a préféré tenter d abuser une seconde fois de la confiance du pays en maintenant une loi électorale mauvaise, qui favorise les coalitions par l’attribution de primes à la majorité absolue et à la plus forte moyenne.
Spéculant sur les sentiments d’indépendance qui dominent dans les partis de gauche, elle a pensé que, seule, elle pourrait nouer ces coalitions dans le dsssqm de tourner encore
une fois le mode actuel de scrutin à son profit explosif.
Pour déjouer cette manœuvre, les partis de gauche ont donc décidé de s’unir en un Cartel et de proposer une liste unique à la totalité des suffrages républicains et socialistes.
Iis ont estimé que la Démocratie no pouvait ouvrir au Rioc National, quelle que soit son étiquette transformée, un crédit nouveau de quatre ans pour la restauration des finances de la République, l’amélioration des lois fiscales et sociales, le redressement de la politique extérieure dans le sens de la paix et des résultats posilffs, la défense de la laïcité, 1 action conti e la vie chère, la libération de la nation asservie par les puissances d’argent, les trusteurs, les spéculateurs, l’Union des Intérêts Économiques, qui prodigue ses millions dans la bataille pour défendre tous les privilèges, tous les enrichissements nés des infortunes du