DÉCLARATION Y
Chers Coneitoyene, -j"f ;
la gravité^”00 °St ù réêlire ses tléputés à une heure dont personne ne sc dissimule
Lo sort de notre pays se décidera le 11 Mai. Il est entre vos mains.
Depuis quatre ans, mais surtout depuis deux ans, depuis que nous avons fait confiance à 1 éminent citoyen qu est M. Raymond Poincaré, l'effort de la France a tendu à placer i Europe - disons plus : le monde entier - au carrefour où n aboutissent que deux voies ;
La voie de la Paix durable par le Droit ; la voie de la Paix précaire par le reniement des engagements pris, des traités signés, des chiffres acceptés, des réparations ducs
Nous voulons k paix durable par le droit; parce qu’elle est indispensable à notre existence nationale, parce qoe la raison Timpose.
Avec la clairvoyance et la fermeté que son patriotisme lui dispense, M. Raymond Poincaré a- trace la route vers le but à atteindre : Sécurité, réparations
Cette route est droite. Dès qu’ils ont tenté de s’en écarter, les gouvernements précédents ont été desarmes par 1 intrigue ou menacés par les pièges.
sûre. Pour s’en convaincre, il suffit de constater que, depuis deux ans, i avons bnsé les obstacles que l’égoïsme et la mauvaise foi dressaient devant nous et que la egisiaturc prend fin à heure où les représentants de toutes les nations alliées proclament une fois de plus et solennellement la légitimité de nos droits.
Ce qu’il a fallu pour cela de patience et d’énergie, vous le savez.
a"s la ciuestl0n vifa,e c,u ‘raité de Versailles, les élus de l’Union Républ Nationale ont loyalement pris leurs responsabilités.
L’heure est venue, chers concitoyens, où vous allez prendre les vôtres Vous le ferez avec courage et avec sang-froid
A ceux qui vous offriront des solutions plus immédiates et des promesses plus
santés, vous demanderez quelles sont leurs cautions. ^
Et vous direz s’ils méritent la confiance du pays, ces hommes qu’on a vus instables
bakncé^f lncon8tanfe leurs résolutions, hésitants dans leurs votes
*“r.e le,d,esir de discréditer le gouvernement pour prendre sa place et l’effroyable responsabilité qu ils assumeraient en lui refusant leur confiance, face à l’ennemi 1
Les signataires de cette profession de foi proclament hautement leur solidarité avec le
îzr de M' Rwmo"1' p“i"mé *■ « <i"ï' » xz,.
Chers Concitoyens,
* *— >■ FOB-
L’heure de la Justice a trop tardé parce qu. le. allié, de 1. France ont envisagé le»,.
aïsne
intérêia particuliers avant notre .sécurité, — taHb - ™**» '*"»* - '* <»“
“"Tfrlvè^ZênÏ de M. Poincaré, soutenu par no»,, a J énergiquement pour faire paye^ l'Allemagne el, comme Conséquence affranchir lé '««tnbuabte fiançai, de, charge, crois, ante, nécessilée. par le payement des réparations et des pensions,
Confiants dans les destinées de la France, nous avons neanmoins liquide le pa, , .Confiants clan . de Ia chambre, M. Raoul Péret, nous avons assuré
dans l’agriculture, la révision des loi, Bsoaie. appliquée, au commerce, la réforme
srsfiSitefS?-»'
:Ss«f|r:sfeite=2*=ï5i
ÎT^Sg de demain, quel qu’il soit, esl^une
“1|L de 1. consultation populaire du 11 Mai s. dégage des ventes qu, préeedent. Il
CLa France 'cloît'diTe si'sa'résolution est entière do faire payer l’Allemagne et dan. ce cas, 1 Z pour !.. candidats qui so groupent autour du Président Raymond
P ^ X . nil si sa lassitude l'emporte sur sa passion de la Justice et du Dr - ■ ■
M.is’cett. éventualité n’est pa. à redouter d'un, nation qui a étonné le monde par son
courage et qui doit la convaincre par sa résolution.
La France de la Ruhr a le même visage que la France de \ erdun. , ■
Le mot d’ordre de 1924 est le même que celui d’août 1914, parce que es circon
sont également tragiques.
La paix.
Pour assurer la paix que chacun de nous appelle de tous ses vœux, continuer ^ poli tique extérieure de M. Poincaré qui, en garantissant l’intégrité et la sécurité a ern oire, nous évitera et évitera à nos enfants les affres d’une^iouveg guerre.
Politique extérieure.
Poursuivre la collaboration avec nos alliés pour réaliser le désarmement de l’Allemagne et Inexécution du Traite de Versailles*
AISNE
.Reconstitution des Régions libérées .
Continuer la restauration des régions dévastées et veiller k l'accomplissement du prog ranime d'achèvement en trois ans prévu par la loi de finances du 28 décembre 1923 sur l'initiative de M. Desjardins.
Contrôler le remploi effectué ;
Assurer la priorité aux petits et moyens sinistrés et pourvoir au payement des dommages avec une partie de f emprunt de consolidation dont il est parlé d'autre part;
Dégler les comptes du ravitaillement dont la charge incombe, non pas aux communes mais à l'Etat, en vertu du principe de solidarité nationale et redresser les comptes de ravitaillement des particuliers* M ■
Régime fiscal.
Réaliser un emprunt de.crédit et de consolidation ;
Poursuivre- les mesures énergiques pour récupérer sur les profiteurs de guerre les sommes qu'ils restent devoir à l'État ;
Repousser le prélèvement sur le capital, mais contrôler et assouplir le fonctionnement de l'impôt sur le revenu ■
Etendre le principe du forfait en matière d’impôt cédulaire sur la demande des assu-i jettis ;
Exonérer toujours plus largement les chefs de familles de l'impôt sur les salaires, conséquence de l’impôt sur les revenus ;
Réduire progressivement le nombre des fonctionnaires pour améliorer les traitements
de ceux dont la présence est indispensable.
Vie chère.
Lutter énergiquement contreTa vie chère ;
1 ar 1 intensif! cation de la production nationale, industrielle et agricole et des échanges commerciaux;
Par la réduction des frais de transport et l'amélioration de Pou tillage national ;
1 ai une politique douanière tenant compte à la fois des intérêts des forces productives agricoles et industrielles et de ceux des consommateurs ;
Par la protection de la main-d'œuvre nationale ;
Par le développement du crédit agricole ;
Par l'opposition énergique à tout monopole d’Etat ;
Par la répression de la spéculation illicite ;
Par la mise en valeur de nos colonies.
Que s lio ns soc ta les *
Assurer PUniori des citoyens dans la paix sociale ;
Par Je développement des œuvres de prévoyance et d'assistance sociales ;
Par l'opposition énergique aux doctrines qui érigent la violence en système \
Par la défense républicaine contre toute dictature quelle qu'elle soit : d’un homme ou d' un parti ;
Par le respect de la liberté de conscience et d’association, le fait de la laïcité de l'État d evant se concilier avec les droits eL les intérêts de tous les citoyens ;
Faciliter l'accès de la propriété à tous ;
kism
Améliorer le sort des mutilé?, veuves de guerre, pupilles de la nation, combattants, ascendants, prisonniers civils et militaires envers qui la nation ne saurait oublier scs devoirs
sacrés ;
Développer les mesures d'hygiène publique.
Réformes administratives, parlementaires et financières*
Organiser la séparation effective des pouvoirs ï
Faire appel aux compétances économique?, techniques et corporatives pou? l'élaboration de? lois ;
Contrôler efficacement les dépenses ;
Assainir les financés publiques par la concordance exacte des recettes et des dépenses ; Lutter contre le gaspillage ;
Modifier les méthodes de travail du Parlement,
Cette politique de réalités et d’union républicaine s'impose* En dehors de tout esprit d'aventure, si dangereux à cette heure, elle garantit la paix sociale dans le progrès démocratique, Soucieuse de notre prospérité économique i\ l'intérieur, vigilante à 1 extérieur, cette politique est celle de AL Raymond Poincaré — c’est la nôtre.
Nous la soumettons à votre verdict souverain en faisant appel â votre bon sens et h
votre patriotisme.
Vous répondrez librement
C'est avec confiance que nous vous convions à faire triompher un programme loyal qui se résume en ces mots :
Tout pour l'Ordre! Tout pour le TravaÜl Tout pour la Liberté! raine féconde des initiatives I Tout pour la Démocratie ! Tout pour la République ! Tout pour la France!
Les candidats de h liste d'Union républicaine nationale,
Liste du Bloc des gauches.
Aux Électeurs dn département de l'Aisne.
Citoyens et chers Compatriotes,
Nous venons sol 1 foi ter de vous l'honneur de vous représenter à la Chambre,
Nous avons été régulièrement désignés par les Fédérations départementales des deux partis : le Parti Radical et Radicale-Socialiste et le Parti Socialiste.
Nous sommes et demeurons, les uns et les autres, fidèles à nos idées d’hier ; mais noils sommes, les uns et les autres, républicains avant d’être radicaux, républicains avant d’être socialistes. Et comme la République est en péril, nous nous associons afin do la sauver,
■ Aux élections d'il y a quatre ans, nous sommes allés à la bataille en ordre dispersé , chacun derrière notre drapeau. Nos concurrents, au contraire, conservateurs, réactionnaires , cléricaux, royalistes, ralliés, laissant de côté leurs divergences, ont groupé leurs forces sur une liste commune et, bien qu’ils soient dans ce département une petite minorité , Us se sont approprié la moitié des sièges.
AISNE
Celte erreur nous ne la recommencerons pas, Vaincus par nos divisions, nous entendons vaincre par r Union. Nous possédons la majorité des voix : nous réclamons, comme il osl juste, la totalité des sièges.
Défense de la République menacée, rétablissement de la justice électorale dans ce département, voilà les deux motifs qui nous ont inclinés à 1 alliance.
La situation, dès lors, devient clame; nous sommes. Bloc contre Bloc; d’un côté le Bloc National; de l'autre, le Bloc des Gauches. Et c’est en Ipute clarté que vous pourrez vous prononcer.
Votre jugement, nous le connaissons à l’avance. Hormis quelques privilégiés dont il s’est fait le serviteur, toutes les catégories intéressantes de la population condamneront le Bloc National,
Les Fonctionnaires se souviendront que le Bloc National leur a chicané l'indemnité de vie chère et qu’il les a brimés dans l’exercice de leurs droits de citoyen ; aucun Fonctionnaire ne votera pour lui.
Les Ouvriers se souviendront que le Bloc National les a accablés d'impôts indirects et, alors qu’il dépensait sans compter pour une politique de magnificence, il n a même pas laissé luire à leur yeux, pour leurs vieux jours, l'espérance d’une modeste retraite : aucun Ouvrier ne votera pour lui.
Les petits et moyens Sinistrés se souviendront que si le Bloc National a gavé les magnats de l’industrie et les seigneurs de la grande culture, ils n'auront guère connu, eux autres, que la toise et la raboteuse, la longue attente des acomptes, les obligations déecm nalcs et la pluie des vaines promesses : aucun petit, aucun moyen Sinistré ne votera pour lui.
Les Petits Rentiers se souviendront que le trois pour cent e*i tombé à 54 francs et, comme le franc vaut moins que 30 centimes, 54 francs aujourd'hui représentent une valeur de 15 francs. Ainsi les petits rentiers, sous le Bloc National, Ont été spoliés d’une bonne partie de leur avoir : aucun Petit Rentier ne volera pour loi.
Les petits Cultivateurs savent que le Bloc National les a livrés à la voracité des grands raffineurs, des gros importateurs d’engrais, des gros spéculateurs sur le blé. Nous savons ce que pensent les petits Commercants de la taxe scandaleuse sur le chiffre d'affaires, la grande pensée du Bloc National : aucun Cultivateur, aucun Commerçant ne votera pour lui.
Les Républicains, attachés au principe de laïcité, ont assisté avec désolation au ré. tahiissement d un ambassadeur au Vatican et au retour d'un Nonce à Paris ; ils ont vu, dans leurs provinces, par quelles manœuvres le Bloc Nationale minait l’école publique : aucun Républicain ne votera pour lui.
Les Démocrates qui tiennent à la Constitution se rappelleront que le Bloc National, par le vote du budget, de deux ans et les décrets-lois, a dépossédé le Parlement de ses prérogatives essentielles ; qu il a permis au Président de la République, magistrat irresponsable, arbitre des partis, de soutenir une politique personne Ile : aucun Démocrate ne votera pour lui.
Les Hommes d’ordre et d’économie, soucieux de budgets équilibrés, n’ignorent pas que le Bloc National a mis au pillage nos finances; qu’il a augmenté de 200 milliards notre dette, de sorte qu’en pleine paix il a conté plus cher que la guerre elle-même; qu'il a multiplié les emprunts, les émissions de billets et les bous de la dette flottante ; qu'il a ainsi déterminé a 1 étranger, contre notre pays, un sentiment unanime de défiance, cause principale de la chute du franc et de la cherté de la vie. Vie chère et faillite, tel est le bilan du Bloc National : aucun Homme d’ordre ne votera pour lui,
Les Anciens Combattants u’oublierout pas que le Bloc National n’a ni désarmé ni fait payer 1 Allemagne; qu'il entretient due armée de 800.000 hommes, plus d’officiers qu'en 1914; que, parla politique d armement et d’occupation militaire, il a suscité en Europe
ÀIS'XE
I Inquiétude et ressuscite en Allemagne l’esprit de revanche* que la guerre qu’on croyait abolie à jamais n’a jamais etc aussi menaçante : aucun Combattant ne votera pour lui.
Le Bloc National, pendant quatre ans, a défendu contre l’intérêt général le sordide intérêt de quelques uns ; si chacun fait son devoir, c’est par un voté unanime que, dans tout le pays, le Bloc National sera balayé.
Or, faire son devoir pour un républicain, ce n’est pas seulement voter contre le Bloc National : c'est voter contre toute liste de division qui, sous prétexte detioué combattre, a peur effet de le servir.
De ces listes de division, on en connaît à présent deux : une liste communiste et une liste de radicaux dissidents.
Les communistes, on les a vus à l’œuvre eu Russie. Production industrielle réduite h presque rien; production agricole en déficit ; h la place du Tsar Nicolas, quelques tzars au nouveau visage exerçant sur le pays et sur le prolétariat lui-même la plus intolérable des dictatures. Les hommes libres de notre département 11e s’égareront point de ce côté-la.
De l’autre tentative, nous parlerons peu. Un homme, condamné de droit commun, renjé, rejeté par son parti, a improvisé une liste dissidente, briguant pour lui, à la faveur de l’équivoque, un siège qui fût à ses yeux une réhabilitation. Non content d avoir tait perdre des millions h l'épargne publique, il cherche à capter la confiance du suffrage universel Avertis du piège, vous vous garderez d’y tomber.
Par dignité, vous exigerez de vos élus un casier judiciaire vierge.
Vous songerez, au surplus, que voter pour lui, voter pour un seul de sa liste ce serait diminuer notre moyenne : ce serait enlever a la liste du Bloc, des Gauches, régulièrement dressée paï les partis de gauche, la certitude de la majorité absolue et assurer en conséquence la victoire du Bloc National, Par discipline républicaine, vous vous. l’interdirez.
Vous connaissez nos personnes : elles sont irréprochables.
Vous connaissez nos programmes : ils sont ceux de nos partis respectifs; nos journaux les ont publiés; nous les commentons dans les réunions publiques.
Nous sommes allés partout dans le département, nous prêtant à toutes les questions, sollicitant les critiques. Partout, nous avons recueilli les adhésions les plus chaleureuses ; partout, le sentiment du pays s’est révélé avec nous.
Donc, aucun de vous ne s’abstiendra ; aucun de vous ne panachera. Aucun de vous, sur notre liste, ne rayera personne. C’est pour la liste entière qu£ vous voterez, marquant par là voire volonté d’une République honnête qui défendra vos intérêts, replacera la France à son rang et, sur le respect de la justice, établira la paix l
Léon ACCAMRRÀY, Député sortant, conseiller général du canton de Chauny, chevalier de la Légion d’honneur. — Léon R IN GU 1ER. Député sortant, conseiller général du canton de Saint-Quentin. — F. DO U CED AMF, avocat à la Cour d1 appel de Paris, conseiller général, maire de Vaillÿ. secrétaire général du comité des R; D. — Henri (itîERNLT, avocat à la Cour d’appel de Paris. — Henry LAMARRE, président du conseil général, maire de Crézancy, chevalier de la Légion d’honneur, — F. MARQUIGNY, licencié en droit, avoué, conseiller général, maire de Soissons, chevalier de la Légion d’honneur, — Léon NANQUETTE, directeur d’usine à SainL-Michel-Sougland, conseiller général. maire de Laon, membre de la Chambre de commerce, — R. TRIGOTEAUX, maire de Saint-Quentin, président du conseil d’arrondissement, chevalier de 3a Légion d’honneur.
AISNE
Liste d’Umoïi des Gauches Républicaine, Radicale et Radicale -socialiste.
Chers Concitoyens,
Noos nous présentons à vos libres suffrages dans la plénitude de notre indépendance, c'est-à-dire que, répugnant à tout marchandage, à toute combinaison cyniquement électorale, nous Vous invitons à consacrer, par votre vote, la politique que nous préconisons :
Politique d'union républicaine et de concorde nationale.
Politique de réparations, de sécurité, d'économies voulues par îe pays.
Politique qui ne portera jamais atteinte au patrimoine sacré de la Démocratie.
Fidèles à la tradition républicaine, héritiers des hommes de la Révolution, nous repoussons toute alliance et toute compromission avec les adversaires du régime comme avec les partisans d’une dictature quelle qu’elle soit et d’où qu'elle vienne.
Situés ainsi politiquement, nous entendons travailler à la paix générale entre les citoyens et les nations, n'ayant d'autre préoccupation que la grandeur et la sauvegarde d'une France guérie de ses blessures, relevée de ses ruines, assurée du lendemain.
Appartenant au glorieux Département de l'Aisne, où la folie destructive de l'envahisseur s'est plus particulièrement exercée, où le Chemin des Dames et le Moulin de Laffaux sont entrés à jamais dans l'Histoire, notre première pensée est pour ceux qui souffrirent de la guerre et dans leur chair, et dans leur famille, et dans leurs biens.
Pour tous, nous voulons la réparation intégrale des dommages causés et nous approuvons toute mesure, prise par le Gouvernement de îa République, pour assurer, en plein accord avec les Alliés, F exécution de ses obligations par le vaincu, à la limite de sa capacité.
Pour les mutilés, les réformés, les anciens combattants, les veuves, les orphelins, les ascendants, les prisonniers de guerre, nous voulons que la reconnaissance de la nation ne soit pas vaine et se traduise autrement que par des promesses. Nous défendrons la loi des pensions du 31 mars 1919, qui est la charte des victimes de la guerre, contre toute tentative de révision, comme nous défendrons la loi du 17 avril 1919, qui consacre les droits des sinistrés.
Soucieux enfin d’assurer la paix par la collaboration internationale, nous contribuerons de toutes nos forces à affermir les principes démocratiques de la Société des Nations, du Bureau International du Travail, de la Cour permanente de Justice, et nous nous attacherons à dissiper 1 atmosphère de méfiance créée autour de notre pays, qui entend demeurer digne de sa Victoire et ne s'est jamais grisé, quoi qu’on le dise, d’ambition militaire et d impérialisme.
Notre politique intérieure repose sur la collaboration étroite de tous les citoyens de bonne volonté.
Nous sommes partisans de la laïcité de l’État, mais respectueux de la liberté de conscience et d’association*
D une politique de protection à l'égard des instituteurs qui, avec un si grand souci de leur dignité, élèvent nos enfants dans l’amour de là patrie et l’idée du devoir républicain;
De la défense des revendications des fonctionnaires eide la réintégration des cheminots. * p sommes aussi pour 1 application intégrale do l'impôt sur le revenu^ les économies
budgétaires, le développement du crédit à l’industrie, la protection de la main-d’œuvre nationale, l'assistance aux familles nombreuses, la diminution du coût de la vio, le service médical gratuit aux femmes en couche, aux paludéens, aux gazés, etc.
AiSSE
À a point de vue agricole, défense des intérêts de la culture et principalement des petits propriétaires terriens, amélioration du service vicinal, électrification des communes, mesures d’hygiène publique, construction intensive des maisons rurales ouvrières.
Ï1 est enfin une question primordiale pour nos départements envahis, celle du ravitaillement ; Nous réclamons, avec la même insistance, le remboursement des sommes payées et l’annulation pure et simple des sommes dues.
Chers Concitoyens,
La France, au lendemain de la Victoire, mettait tous ses espoirs dans une paix qui ne devait pas être une paix précaire* mais, au contraire, une paix définitive faisant disparaître désormais .toute menace de guerre ou d’invasion. Or, nous sommes en 1921, et cette paix pour laquelle 1 .500.000 des nôtres sont morts, n'est pas encore faite.
C’est pourquoi nous sommes certains de répondre à votre vœu à tous, en déclarant ici que l’objet premier et immédiat de tous nos efforts sera de 1 établir et que nous sommes, résolus à nous grouper, dans ce but, autour du gouvernement républicain qui, en maintenant l’accord avec nos alliés, nous le répétons, entend ne rien sacrifier de nos droit consacrés par les traités.
Si vous nous faîtes l’honneur de nous envoyer au Parlement représenter le département de l’Aisne, dont les trois quarts du territoire ont éLé dévastés et ruinés, nous poursuivrons avec une infatigable énergie la réalisation des justes réparations des dommages causés par la barbarie allemande, eL nous veillerons, jalousement, sur cette frontière sacrée que nos Alliés eux-mêmes ont appelée : la Frontière de la Liberté 1
Albert HAUET. — Antoine CECCALDI, — Émile DUPONT, -- Léon LAUZEL.— Fernand GAILLARD,— François HUGUES. Maurice DIEUX, — * Robert POULAINE.
Liste du Parti Goimmttniste (S, P. L C.).
A nx Travailleurs de VAime*
Électeurs de l'Aisne,
Votre département, ravagé par la guerre, a fait la triste expérience de la représentation bourgeoise de Droite et de Gauche,
Vos villes donnent le spectacle de la partialité avec laquelle les dommages de guerre ont été répartis. Les grosses indemnités aux riches, les miettes aux petits. Tous les députés sortants, qui ont su faire leurs affaires personnelles, n'ont pas été capables de faire jouer le pouvoir de contrôle qu'ils détenaient pour empêcher cette criante injustice.
Vous ne voterez pas pour les Desjardm, homme de paille du sénateur Touron, pour les RiUartde Verneuil et autres Foray qui ont le front d'assumer devant vous les responsabilités écrasantes encourues par le Bloc national au cours de la dernière législature.
Le Bloc national sera rejeté dans l’Aisne comme il serai vomi dans 3e reste de la France,
AI- NE
Vous ne voterez pas davantage pour le Cartel dît « des juches », qai; aous des dehor3 dinerenls, constitue un Hloc atiüouvrier aussi caractérisé que l'autre,
L a“°ÿlement du radlcal affairiste Aecambray et du socialiste bourgeois Rin^uier sur cette hstc en souligne toute l’impudeur. Si ou y ajoute les socialistes : Tricoteaux, le maire t e Saint-Quentin, qui, a 1 exemple de son œmi Noske, de Berlin, a fait charger et emprisonner récemment es ouvriers de sa ville; fleuri Guernut, qui dirige toute l’action de la Ligue des Droits de 1 Homme contre l’idée révolutionnaire en général et la Révolution russe en particulier ; arriviste radical Doucedame et le gros exploiteur Nanquette, maire de Laon
on a un tableau complet de la coalition d'appétits électoraux la plus immorale qu’il soit posî sibie de rever. *■
Ne parlons que pour mémoire de la liste Hauet-Ccccaidi, qui vaut les deux premières et qui II a d autre mérite politique que les nombreux millions de son chef de liste
A ces trois listes bourgeoises nous opposons la liste du Bloc Ouvrier et Paysan unième ment composée de travailleurs. Nous avons placé en tête notre ami Raoul Barcttè, emprisonné comme un symbole de la- classe ouvrière brimée sans pitié par la vindicte de la Repubbque bourgeoise. *■
En libérant Baretle les ouvriers et les paysans de l’Aisne affirmeront du même coup eurs sentiments de révolté contre le capitalisme exploiteur,. fauteur de guerre, de vie chère et de catastrophe financière,- qui donne à la France de la Révolution figure du pays le plus
réactionnaire et le plus impérialiste du monde. i p
Ouvriers, paysans, employés, fonctionnaires de l’Aisne! Vous tiendrez a honneur de debarrasser votre département des politiciens qui le déshonorent.
Vous manifesterez votre sentiment de classe, vous protesterez contre la Ruhr ruineuse contre la guerre possible contre les impôts écrasants et injustes. Au moment où tous les Taux républicains et socialistes ont honte de la grande Révolution française, vous exprime lez nettement votre résolution de substituer la souveraineté totale du prolétariat des villes
et des champs *1 infamante dictature capitaliste en votant unanimement pour la liste du bloc Ouvrier et Paysan I
Les Candidats .
Liste du Parti Socialiste (3. F. I. Q.j,
Aucune profession de Foi n’a été distribuée par cette liste
ALLIER
5 députés.
Inscrits , * . * . * » 121 . 303
Votante * . ***•■* 100-927
Blancs et nuis ...*<-"■-*••* 1*258
Suffrages eiprîmèa . . ■ ■ * 69.669
Majorité absolue .... 19.835
Quotient électoral. * . * 19 * 933
Liste républicaine d'Union nationale.
MM. Hernandez* . , « . . .
Raynaud ***...* *...*■**.... - ■ * - * • ■ 13AU
A dm Iran d - *-*..*..* . . 13,238
De Yaul*. ,**..**.... . . 13 308
Fourny (L) . . . » «■«*
Total . 65.999
Moyenne . , . 1 3 * 200
Liste de Concentration républicaine et sociale.
MM* Gaston Vidal Pérou net . , . .
LamoureuJ . .
MM. Château.*, . « . ^ ^
Blanc . «■«*
"yotai ... m.m
Moyenne « . ,*..**. 4* . . , 25*257
Liste d’Union socialiste.
MM . Constans *,,■,..,***.,**-’.**. . . ■ ■ * * vy.mn Boudet 153
Dormoy . . 4b . 495
P uecb maille . 47*237
Thivrier* ♦ . , . * . 46.58b
Total . ,,.* 237.335
Moyenne * . 47 * 467
Liste du Bloo ouvrier et paysan.
MM. Bierjon . * . — - 12.-01
Lajarge ,,».***..,***..***..-.■*■*, 12 * 449
Rouasat . * . 12.634
T&uverûn . 1 2 * 456 Vénuat . . . 12*592
Total..*. . 62.742
Moyenne . 12:548
/ à la majorité absolue . *,.*...
Élus. . * . î au quotient .... * . .
f à la plus forte moyenne . . . . . * * ♦
M* Paul Cûnstans.
MM. Peu cb mai lie, Boudet, Lamourevu* M. Thivrier.
Liste d'Union socialiste*
Citoyens,
Le 11 Mai, vous allez tenir entre vos mais les destinées de la France et de la République.
Comme en 1876, en 1889, en 1902, la réaction menace les libertés publiques que nos pères payèrent de leur sang. ,
(1) Le Ministère de l'intérieur donnait : Fourny : 19*920 yoLï.
ALLIEE
Ordre moral, Boulangisme, Nationalisme, Bloc National : sous des masques différents, c'est la même hideuse figure sortie des ténèbres du Passé.
Le Seize Novembre 1919, par la vol onté de Clemenceau, grâce aux élections brusquées, grâfce à une loi électorale stupide, une coalition innommable a surpris les électeurs et s'est hissée au pouvoir.
Réactionnaires et cléricaux avérés, républicains renégats et traîtres, cette coalition a présidé, durant quatre ans et demi, aux destinées de îa République,
Le mal qu'elle a fait est grand.
Elle en aurait fait davantage encore sans La résistance du Sénat et surtout sans Findîgnation du pays, qui s1 est clairement manifestée à chaque élection partielle.
C'est un triste bilan que. celui du Bloc National*.
Il pourrait tenir en deux phrases :
La France rabaissée à F extérieur *
La République livrée à ïa réaction.
Voyons rapidement l’œuvre de ccs Messieurs:
A l'extérieur :
La France, sans avoir obtenu le paiement des justes réparations qui lui sont dues, a vu son crédit moral, cette belle auréole de générosité dont elle est parée aux yeux du monde depuis la Grande Révolution, sombrer dans l'aventure militaire de la Rhur,
L'obstination froide et rageuse de M. Poincaré, le refus des réparations en nature, les maladresses des hommes d'Etat ou des grands journaux à leurs ordres, ont entouré notre pays d'une atmosphère de jnéfiance.
Aussi injustes qu'elles soient, Les préventions de l'Europe et de FAmérique contre le «Militarisme français» n’en existent pas moins, comme résultats des maladresses de M. Poincaré*
C'est à cela surtout, beaucoup plus qu’à des manœuvres spéculatives, qu i! faut attribuer la baisse du franc} qui faillit, il y a quelques semaines, aboutir à une véritable banqueroute de nos finances*
Le franc valait encore près de vingt sous quand le Bloc National a pris le pouvoir,
II est tombé à quatre sous, et n'a pu remonter ensuite à sept sous qu'avec l'appui, chèrement payé, de la. grande finance Angio- Américaine,
Pendant que Les nations regardent la France comme un pays susceptible de troubler la paix du monde, nos alliés de la guerre, toujours grâce à la belle politique des Clemenceau, des Millerand et des Poincaré, appuyée en toutes occasions par la Chambre du Bloc Natîona1, l'ont en quelque sorte abandonnée à elle-même en face de son débiteur récalcitrant*
La Société des Nations bafouée ;
La politique d'occupations territoriales ;
Le nationalisme agressif de nos gouvernants,
Voilà les causes de cette désaffection,
à l'intérieur :
Le tableau est encore moins réjouissant, si possible.
Réaction partout, ce fut le mot fl 'ordre.
Réaction économique,
lœs grandes richesses du pays ont été livrées aux requins des Intérêts Economiques, L'abandon du monopole productif des allumettes est l’illustration la plus saisissante de là politique économique do la Chambre du Seize Novembre,
ALU S . R
5 ï Jjf
Mais elle a bien d'autres méfaits à son actif. :
Citons, entre tant d'antres, raugmentauon scandaleuse des. -tarifs de transports, qui interdit les voyages aux classe§ laborieuses^ eL pèse si lourdement sur les denrées et matières de première nécessité, accroissant encore la cherté de la vie.
Réaction financière ,
Les grands profiteurs des marchés de la guerre, les trafiquants des dommages ont eu toute licence dans leurs opérations scandaleuses, et la Chambre s est refusée, devant un budget en déficit, a leur faire rendre gorge. x
Âu contraire, l’impôt inique sur le chiffre d'affaires, les impôts indirects quadruplés et le double décime, solutions de paresse fiscale, sont venus accroître dans des proportions iormb d a blés les charges qui pèsent sur les travailleurs de la terre et de 1 industrie et accablent les classes moyennes.
Réaction sociale.
Les lois de protection ouvrières ont été hypocritement combattues. On a tout fait pour porter atteinte à la loi de 8 heures, dénoncée faussement comme étant la cause du marasme économique.
On a refusé aux fonctionnaires les légitimes augmentations justifiées par la cherté croissante de la vie, mais on fa généreusement accordée aux généraux et aux maréchaux
On a tracassé les organisations syndicales, poursuivi la C, G. T, et dissous les syndic cats de fonctionnaires. Les fonctionnaires eux-mêmes se sont vu refuser l'exercice de leurs droits politiques et M. Poincaré a prétendu en faire les domestiques du pouvoir.
Réaction cléricale.
Les congrégations sont rentrées et se sont réinstallées en violation des lois.
On a agenouillé la République devant le Pape.
„ On a laissé insulter les éducateurs du peuple.
On a fermé les écoles laïques dans bon nombre de petites communes, au bénéfice de Fécole cléricale. On a réduit le nombre des instituteurs, toujours pour favoriser indirectement les écoles libres.
Réaction politique.
Sans aucune nécessité de défense nationale, le service militaire a été fixé à 18 mois, alors que 8 mois suffisent largement à faire ^instruction des jeunes soldats.
Comme aux pires moments de V abject régime clémenciste, les royalistes de l’Action Française ont continué à jouir d'une impunité scandaleuse.
Ils ont pu sc livrer dans la rue à des agressious relevant du droit commun, contre des députés républicains, sans que la police et la justice, tenues en lisière par M. Poincaré, aient pu sévir comme il convenait contre ces abominables mœurs fascistes.
Les rigueurs dont les ouvriers, en lutte pour les libertés syndicales et le droit à la vie, sont fréquemment l'objet, contrastent singulièrement avec l’impunité presque absolue accordée aux trublions du Roy.
L’amnistie complète, mesure généreuse de pardon, et parfois aussi mesuré de réparation, a été constamment refusée par le Gouvernement et la Chambre. De malheureux
allier
soldats, expient encore dans les bagnes africains l’erreur d’un instant que pouvaient expliquer les souffrances horribles de la guerre.
Mais le Bloc National, si doux aux trafiquants, aux tricoteurs et aux mercantis, est impitoyable aux malheureux.
Voilà ce que les élus du 16 novembre, les Députés du Bloc National, ont fait,
Citoyens,
Les députes sortants, qui sollicitent à nouveau vos suffrages, sont responsables de cette politique de réaction,
Les uns Tout directement préconisée et soutenue.
L'un d’eux s*y est associé plus directement encore, par sa présence dans le néfaste ministère Poincaré,
Les autres, malgré quelques votes hostiles, ont accordé à cette politique un trop fréquent appui.
En tout cas, en s’associant à nouveau au réactionnaire avéré Château, au ministre poincariste Vidal, MM, Lamoureux et Péronnet s’excluent eux mêiqes de la grande famille démocratique.
Aucune voix républicaine ne peuL s’égarer sur la liste du Bloc National.
Ce serait faire injure aux électeurs républicains que de les supposer capables, aujourd’hui qu'ils sont éclairés, de recommencer l’erreur du 16 Novembre.
Leur voix ne s’égareront pas inutilement sur les candidats de la liste communiste qui, devant le péril réactionnaire, n'ont pas compris la nécessité d'unir toutes les forces démocratiques, *
Les suffrages de tous les socialisLes conscients iront à notre liste d'Unlon des Gauches, où figurent des socialistes convaincus, qui n’ont jamais dévie de leur droit chemin, et dont rien n'a pu troubler la fidélité au vieux socialisme de toujours, à celui des Jaurès, des Vaillant, des Guesde, des Jean Dormoy et des Christophe Thivrier,
Les suffrages de tous les républicains iront à noire liste dünion socialiste et républicaine qui, seule, peut assurer la défaite de la coalition immorale qui représente si mal, depuis le 16 Novembre, notre département de l'Ailier, si fermement républicain, si attaché aux idées de progrès et de république sociale.
CiLovens,
Le 1 i Mai, par vos suffrages, vous assurerez, en votant pour la liste de LUnion Socialiste, la victoire de la démocratie sociale et la défaite du Bloc National, des députés de la Vie chère et du Double-décime; vous affirmerez votre volonté d’une politique de rapprochement entre les Nations, pour écarter les dangers de confliLs et préparer la paix juste et durable.
Vive la République démocratique et sociale 1
À bas le Bloc National î
Paul CONSTANS, Maire de Montluçon, Ancien Député, — René RÛUDET, Ancien Conseiller Général. — A. PUECHM AILLE, Inspecteur primaire. — Marx DORMOY, Conseiller d’ Arrondissement. — L THIVRIER, Conseiller Général.
ALU Eli
Liste de Concentration républicaine et sociale.
Désignés par un congrès auquel ont pris part plus de quatre cents élus républicains accourus de tous les points du département, nous venons solliciter vos suffrages.
Il n’y a pas d’inconnu parmi nous. Enfants du pays, nous sommes tous investis d’un mandat public, législatif ou municipal. Vous nous avez vu à l’œuvre. Vous savez qui nous sommes. Point n’est besoin d'une longue profession de foi.
Les Députés sortants achèvent une législature qui comptera dans les annales du pays comme la plus difficile que la France ait connue.
Deux problèmes ont dominé les quatre années qui viennent de s’écouler : le problème financier et le problème des réparations.
Pour ma in tenir le crédit de la France et sauver le franc, nous avons voté parfois certaines mesures impopulaires, au risque de vous mécontenter.
Pour obtenir drune Allemagne volontairement défaillante, et déjà menaçante, le payement des réparations, nous avons voté l’occupation de la Ruhr,
Nous en prenons nettement la responsabilité.
Déjà les événements viennent nous donner raison,
Le franc, uu moment menacé, est sauvé 1
Le Gouvernement allemand et ses grands industriels, pris à la gorge dans la Ruhr, sont contraints d’accepter les conclusions des exoerls alliés. Nos Alliés comprennent enfin que seule une politique de fermeté à l’égard de l’Allemagne peut lui faire remplir ses obligations. L’heure des réparations approche dans une atmosphère de concorde et d'union des Alliés*
Sans doute, î’ère des difficultés n’est pas close et la prochaine législature réserve aux futurs dépuLés des heures délicates et des problèmes angoissants.
Mais l’horizon, si longtemps obscurci, apparaît déjà plus clair.
Les payements que T Allemagne s’apprête à effectuer à la Caisse des réparations vont améliorer notre situation financière et permettre d’alléger les charges qui pèsent sur les contribuables.
L’équilibre du budget étant assuré, la nouvelle Chambre s’attachera, en tenant compte de l’expérience, à la réforme des impôts, pour les asseoir d'une façon plus juste et moins inquisitoriale.
Mais pour réaliser ces choses, il faudra pratiquer une politique de paix intérieure et de fermeté à l’égard de l'Allemagne.
Seule une Franco unie dans la République évitera que nos alliés, comme T Allemagne, jouent de nos difficultés intérieures pour nous arracher des concessions nouvelles.
Notre liste, qui assure aux divers arrondissements une représentation équitable, rapproche 'sur un programme minimum commun des partis voisins et amis de la grande famille républicaine. Elle unit des hommes dont une loyauté réciproque, pratiquée durant quatre années, a fait des amis éprouvés. Elle présente une cohésion qui, dans le passé, a permis de défendre les intérêts du département et des communes avec une force efficace dont vous pouvez témoigner.
'Sans doute, notas subirons à droite comme à gauche des critiques passionnées et injustes.
AILÏBB
Nos adversaires ont sur nous l’avantage de n’avoir connu aucune des difficultés que nous avons rencontrées. Pour eux? ïa critique est facile.
Vous n'en serez pas dupes J
C'est pourquoi nous attendons avec confiance voire décision*
Vive la France !
Vive la République î
Gaston VIDAL, Charles PÉRQNNET, Lucien LAMOUREUX, Gilles CHÂTEAU, Hippoljte BLANC*
Liste Républicaine et d'Union Nationale.
En mai fOl 4, les partis de gauche, maîtres du pays depuis quinze ans, triomphaient encore aux élections.
Deux mois après c'était la guerre*
En mai 1924 , les partis de gauche veulent un nouveau triomphe,
S ils l’obLenaient, les voeux de l'Allemagne — elle ne s’en cache pas comblés.
Quels sent, en effet, les partis de gauche?
Ils sont trois :
*— seraient
Le parti communiste, soumis à l'étranger;
Le parti socialiste, complice de l' étranger '
Le parti radical, dont le sectarisme lait le jeu de 1’ étranger.
Les partis de gauche au pouvoir, c’est l'étranger maître chez nous* . *
E est aussi la guerre ou la discorde entre Français : c’est une France affaiblie, c’est pour î Allemagne une chance inespérée. „ .
\ otez pour les gauches, on illuminera à Berlin . . .
Il y a plus. De cette chance inespérée, l’Allemagne, restée la même, profitera pour nous imposer une guerre de revanche*
Les partis de gauche au pouvoir c'est la guerre*
Or, anciens combattants tous les cinq, nous voulons avec tous les anciens combattants. . . la Paix, . ,
Pour avoir la paix, nous voulons une France forte, une France qui n’attaque personne, mais que personne aussi n’ose attaquer.
Pour avoir une France forte, nous ne voulons plus des divisions ni des partis.
C’est pourquoi nous présentons à vos suffrages une Liste républicaine et d'Union nationale.
politiques™1^ républlcains’ nous disons pourtant abstraction de nos préférences
La France a perdu 1.500,000 de ses enfants.
Elle est ravagée.
Elle n'est pas payée.
Bien plus qu'aux préférences politiques, il faut d’abord penser à la France, c’est-à-dire aux Français et à leurs enfants.
Nous ne pensons qu’à la France.
ALLIER
Voici notre programme :
Politique extérieure : D'abord la Paix.
Avec la Paix, la Justice. L'Allemagne, qui imposa en 1870 le traite de Francfort, doit exécuter aujourd'hui le traite de Versailles.
Politique intérieure ‘ Là aussi, la Paix et la Justice*
La Paix entre les Français qui ont mêlé leur sang dans la tranchée.
La Justice envers tous ceux qui travaillent pour la France*
Contre les bons citoyens, pas de lois « intangibles » ; mais, pour eux tous, liberté de s’organiser suivant leur conscience*
Répartition proportionnelle scolaire.
Au point de vue financier : Faire payer l'Allemagne puisqu elle a voulu la guerre.
Faire rendre gorge aux gros profiteurs de guerre et d'après guerre.
Supprimer les monopoles, c'est-à-dire le ruineux Etat-patron.
Ges trois sources de revenus permettront d'alléger les impôts, de rétablir la situation monétaire et de sauver l'épargne française*
Assurer ensuite une répartition plus équitable des impôts et supprimer 1 inquisition fiscale*
Au point de vue social : Au lieu de supprimer la propriété de tous, faciliter l'accession de tous à la propriété. Nous favoriserons toutes tentatives raisonnables pour rendre l'ouvrier propriétaire de sa maison et de son jardin, le cultivateur, proprietaire de son. champ*
Qui ne travaille pas de nos jours est criminel* Mais les travailleurs ont droit à autre chose qu’à des égards* Nous voulons que le développement des syndicats sur îe plan professionnel, et qu’une législation sociale, généreuse et hardie, montrent aux ouvriers qu'ils sont, non de simples prolétaires, mais des Français intéressés à la prospérité de leur pays.
Assurances sociales et décentralisation.
Réduction du nombre des députés et Parlement professionnel*
Lois de protection des familles nombreuses et, en particulier, sursalaire familial, exemptions d'impôts; vote familial*
Au point de vue agricole ; Electrification des campagnes, engrais, politique du blé, importation et exportation, syndicats agricoles*
A l'égard des anciens combattants : Anciens combattants nous-mêmes, nous serons les premiers défenseurs des dmits de nos camarades. Nous savons leurs besoins, ceux des mutilés, ceux des ascendants, des veuves et des orphelins* Ils peuvent compter sur nous.
Electeurs,
Le communisme, c’est la famine*
Le socialisme, c’est la misère*
Le radicalisme, c'est la discorde intérieure*
Communistes* socialistes et radicaux se présentent séparément chez nous; maïs, ail-
ALU EH
leurs, lis sont IraterneKemaat unis. Ils voteront ensemble demain au Parlement. Tou ensemble, ils nous affaibliront iau risque de provoquer la ruine et la guerre.
Communistes, socialistes eL radicaux forment le Bloc des Gauches.
Le Dioc des Gauches meL la France en danger,
 Las h Bloc des Gauches et vive la France î
Jacques* Alexis llEfïNANDEZ, directeur d'assurances à Montîuçoti* — Louis-J.oséph RAYNAUD, avocat, agriculteur à fhWeuîfle, — René ADMIRAND, cultivateur et vigneron à Branssat. — Jacques DE VAULX, agriculteur à Montaî|u4e-Blin, ~ Maurice FOURNY, docteur en médecine, à Moulins*
Liste du Parti communiste (S* F* I. G.}*
Aux Travailleurs du l1 Allier.
Le désordre capitaliste.
Le Parti Communiste constate que la tuerie mondiale et les traités de violence qui l’ont suivie ont précipité le désordre, aggravé les maux de la société capitaliste et créé partout
une situation intolérable aux travailleurs, exigeant sans délai une transformation complète du régime. "
Nous assistons aux convulsions suprêmes d’un ordre social frappé à mort
La monopolisation croissante des capitaux, de la production et de l’échange par une oligarchie insatiable; une crise économique et financière sans précédent; l'exploitation ehontee du travail des prolétaires; la journée de huit heures en danger, les salaires réels avi is; une spéculation effrénée sur les denrées et les logements qui, s’ajoutant à la baisse du franc, inflige la misère aux petites gens, cependant que de louches trafiquants font des iorümes vertigineuses; le poids écrasant des impôts; l’Impossibilité, de jour en jour plus évidente, de la « reconstitution européenne » dans le cadre du régime actuel ; un nombreux renouveau du militarisme et des armements, de la diplomatie secrète et du jeu néfaste des a fiances, annonçant de nouvelles catastrophes... Tout annonce l'écroulement du ea'mtalisme et pose aux peuples l'impérieux dilemme : f
La révolution ou l'esclavage I
h*i faillite du Bloc national.
Depuis la fin de la guerre, la réaction française au pouvoir sous le nom de Bloe
tousses ne “ T^A P”*/1 d'exciter contre la *We officielle la juste colère de
nL!7 P pS monde. Par ia faute des Millerand, des Poincaré et d’une Chambre infâme de mdhonnaires et de mercunlis, la France est entourée de l’hostilité générale File
ALLIER
côm nie alliés que les gouvernants des petits Etats sans indépendance, achetés avec ■es millions des contribuables français, mais dont les peuples désavouent la vassalité.
Sous le prétexte menffonger d’exiger de l’Allemagne le paiement des réparations, en réalité pour satisfaire aux appétits d'une clique d’industriels et de financière qui fait a dans ce pays, le Bloc National a entrepris l’occupation de la Ruhr qui porte a son com le désastre européen. Non seulement il a plongé ainsi le peuple allemand dans une misère atroce crime inexpiable; non seulement il a augmenté le déficit du badge l-nçais au heu de le réduire, mais il a irrémédiablement compromis toute chance de restauration econo-
français et allemands s’entendent aujourd’hui comme larrons en foire au détriment de la classe ouvrière de France et d’Allemagne, qui devra payer es Ira s de Z2Z, criminelle. Et pour assurer sa toute-puissance, établie sur la misère de multiples exploités ou opprimés, le Bloc National, gendarme de l’Europe, entretient une a. mec gig
ouvrière et paysanne des Soviets de Russie, malgré son isolement et les ruines causées par la guerre et la contre-révolution, travaille a maintenir la paix et a créer des œuvres de vie, tandis que le Bloe National poursuit son œuvre de mort.
A la veille d’être chassé du pouvoir, le Bloc National leguo au pays un triste henUg ■ augmentation de 20 0/0 de tous Les impôts directs et indirects, livraison des monopoles d'Etat à la voracité du capital privé, abandon de la réforme des pensions, retrait du projet des assurances sociales. Par contre, il ne parle nullement d’évacuer la Ruhr, de réduire les dépenses militaires et de cesser ses envois d’argent aux Etats vassaux de Europe centre ' 1 e pHPti Communiste dénonce aux masses populaires 1 irrémédiable banqueroute de la
bourgeoisie, son impuissance à sauver la civilisation, son incapacité d’enrayer la crise economique qui épuise lentement les peuples, de rétablir un minimum de paix, de secunte de bien-être pour les masses.
Le Bloc National de Gauche .
Inquiète de la haine croissante que suscite dans le pays le Bloc National, la bourgeoisie j ja précaution de constituer un nouveau bloc de défense capitaliste qui, sous e no de Bloc des Gauches, continuera à duper les masses populaires. Le Bloe National de Gauc ie n’est pas une nouveauté. Quinze années de domination radicale avant lu guerre mil mon re que les travailleurs avaient tort d’attendre de la bourgeoisie gouvernante, quelles que soi eut les étiquettes dont elle se pare, autre chose qu oppression exploitation p a fois même répression sanglante. Les fusillades dû Havre n’ont fait qu éveiller 1 écho des fus, llade, de^Draveil et de Narbonne. Sous le règne même du Bloc National, trois membres du Parti
radical siègent aux côtés de Poincaré au Conseil des ministres Les futurs chefs du Bloc, National do Gauche, Aristide Briand, Üerriot et Franklin-Bouillon, ^ se sont associés a la politique impérialiste du Bloc National, dirigée’ contre la classe ouvrière : impôts écrasants, révocation de 23.000 cfeminoLs, crédits pour l'opération criminelle de la Ruhi\
Pour le gouvernement ouvrier el paysan .
A bas la bourgeoisie 1 Place au prolétariat ! Contre, le gouvernement capitaliste incapable et sanguinaire, contre le despotisme d’une oligarchie de métallurgistes de binquiers et de mercaiais, qui oppriment et dévalisent la France, le Parti Communiste. mve le drapeau
du « gouvernement ouvrier et paysan ». . . e ,
Seul, un gouvernement ouvrier et paysan, soutenu par les organisations de travailleurs,
ALLIER
sauvera le pays de la tyrannie de l'argent, de la barbarie de la guerre, des crimes du fascisme et de la réaction.
Le gouvernement ouvrier et paysan , c'est le salut pour l1 immense majorité du peuple, pour tous ceux qui travaillent sans exploiter le travail d’autrui-
Le gouvernement ouvrier et paysan ne sera pas une institution parlementaire, il sera appuyé sur les organes de classe du prolétariat : syndicats, conseils d’usbies, etc. Son action favorable aux exploités lèvera contre lui l'opposition violente de la bourgeoisie menacée dans ses privilèges et qui ne reculera devant aucun moyen pour l’abattre*
Le gouvernement ouvrier et paysan mobilisera toutes les forces ouvrières pour se défendre par tous les moyens eL pour instaurer la dictature du prolétariat des villes et des campagnes, seule capable de vaincre définitivement la bourgeoisie.
Pour que le gouvernement ouvrier et paysan devienne une réalité, que faut-il?
11 faut battre la bourgeoisie I
Il faut constituer, aux élections comme en toutes circonstances Favorables, le Bloc ouvrier et paysan, la coalition de toutes les forces des travailleurs s'opposant aux Blocs bourgeois, au Bloc de Gauche comme au Bloc National,
Ni Bloc National de droite, ni Bloc National de gauche, tous deux instruments du capital ! Bloc ouvrier et paysan, instrument de libération du travail.
Le Bloc ouvrier et paysan, c’est l’union des travailleurs des villes et des campagnes, des ouvriers, paysans, employés, fonctionnaires, de tous ceux qui aspirent à un ordre social meilleur, do tous ceux qui souffrent de la dictature -insolente des rois de l'argent*
Le Parti Communiste appelle les organisations prolétariennes à former avec lui le Bloc ouvrier et paysan et met en avant les candidatures ouvrières et paysannes comme seules susceptibles de grouper la majorité des travailleurs.
— 3fi
ALPES (BASSES-
3 députés.
Inscrit»., 20 407
Votant* (4) ♦ 23.703
Liete d’Union ré public ai ne et socialiste
MM* Jugy . . . . — .... * t»3i
Abos . . 558
Bar idle . . . . * 530
M aj orl té absol ue 1 1 . 61 8
Quoi ient électoral ... 7 . 745
Total... . 1.719
Moyenne ..*,.**,,*. - 573
Liste des républicaine de g-auohe.
Liste du Cartel des gauches.
MM Andrieur.
Stem .
Reynaud .
MM Àillaud Baron . , Michel .
Total., Moyenne . .
Total
Moyenne.
Étns à la majorité absolue
MM. Michel, Baron, Ailla ad.
Liste du Cartel des gauches.
Devant Ve désastre, n’attendez pas de nos candidats des promesses toujours renouvelées, jamais tenues.
N’attendez pas les mois creux habituels*
Le programme du Cartel des gauches se résume en ces mois : Il l’auL changer de politique.
Voici précisées les solutions qui nous paraissent indispensables pour sauver le pays,
À l1 extérieur :
La paix d’abord !
Assez de sang a coulé pendant la grande lueric de 19 ï 4-1 91 8. Assez- de milliards ont été gaspillés.
(1) Le Ministère de Tînlérièur donnait : votants, 23.708,
ALPES (BASSES-
Règlement de la question des réparations en accord avec nos alliés, sur la basé des travaux des Comités d'experts qui préconisent des méthodes de conciliation européenne et de coopération financière internationale, que le Bloc National répudia il y a deux ans.
Ces solutions, le Bloc National est obligé de les accepter aujourd'hui, reconnaissant ainsi la faillite de la Ruhr, la faillite de la violence.
La Ruhr, condamnée par îe parti Socialiste et le Parti Radical, nous a valu des pertes énormes, la baisse du franc.
On a arrêté provisoirement la chute du franc h Farde d'emprunts onéreux consentis par les banques étrangères, qui nous tiennent ainsi sous leur vassalité financière.
Le relèvement du franc est provisoire. L’opération a été faite en vue des élections. Les prix qui 11e baissent pas le prouvent.
Si le 331oc National, triomphait, la reprise de sa politique impérialiste nous vaudrait l’écrou le ment complet du franc,
Il faut entrer résolument dans la voie des ententes internationales.
Appuyée sur le travaillisme anglais, et la République Socialiste Russe, enfin reconnue par notre pays, après toutes les nations d'Europe,' la France de la Révolution, ayant repris sa vraie figure, pourra œuvrer pour le désarmement général et simultané des nations.
Il faut lutter implacablement contre l'esprit de guerre.
Il faut travailler inlassablement à instituer la vraie Société des Nations, etc toutes les nations, et mettre à son service une police internationale apte à faire respecter ses décisions.
Hors de lap'la guerre éternelle !
Hors de là, les armements continuèrent à écraser les peuples î
A l'intérieur :
Il faut le dire clairement :
Les payements de l'Allemagne, que nous laissent entrevoir les, experts, seront loin d’assainir notre situation financière.
Tant qu’il faudra consacrer la moitié de nos ressources a payer les intérêts de la dette, il n’y aura pas d'équilibre du budget possible.
Pour éteindre la dette, outre des économies sérieuses dans le domaine militaire, pas d’autre solution que Timpot sur le capital.
Un- prélèvement, selon un pourcentage k déterminer, devra être effectué sur les grosses fortunes (à partir de 500.000 fr.).
Ce prélèvement suppose le cadastre on recensement des fortunes.
L n projet est tout prêt, déposé sur le bureau de la Chambre par le citoyen Charles Baron.
Hors de là? la banqueroute 1 Au point de vue local ;
Dévouement absolu aux intérêts du département.
Les milliards gaspillés en Syrie, au profit de quelques requins internationaux, seraient employés de façon plus profitable à aménager nos chutes d'eau, ces richesses immenses de r
nos Alpes. , *
Nous avons des richesses naturelles (mines, etc.) à exploiter, nos campagnes a élec-
ALPES (BASSES-
trifier, des roules à créer, nos chemins à améliorer, des hôtels à aménager' pour le tourisme.
Dans Tordre général :
E i dehors de ces questions capitales, il importe de lutter contre la vie chère, en muselant la spéculation.
Il faut instaurer une politique des engrais, nationaliser les fabriques afin de céder aux agriculteurs les engrais au prix de revient.
Il faut réduire les tarifs des transports.
Il faut réduire les tarifs douaniers concernant l'outillage agricole, alors que le Bloc National ne pense à réduire que les droits sur les blés.
Il faut adapter sans retard les pensions des mutilés, des ascendants, de tous les petits r . traités au coût de la vie,
il faudra que les démobilisas aient enfui l'impression que la phrase fameuse de Clemenceau : « Ils ont des droits sur nous » n'a pas été une amère dérision, que les prisonniers de gue re voient aboutir les promesses qui leur furent faites,
La reprise intégrale des bénéfices de guerre fournira des ressources suffisantes.
Eu général, l1 organisation du travail : production, échange, consommation, doit èlre soustraite aux hasards des lois de la concurrence, faussées depuis longtemps.
Le premier devoir de la prochaine Chambre sera d'abroger les décrets lois, celte préfacé de la dictature, de réduire le service militaire, de rétablir le scrutin d'arrondissement encore le plus jmlc, de répudier le mandat de six ans.
Il sera d'abroger la taxe inique sur le chiffre d'affaires et de la remplacer par une application rationnelle de T impôt sur le revenu.
D'autre pari, pas de réforme administrative sérieuse sans le concours des usagers et des organisations professionnelles. Les fonctionnaires au service de la nation et non de telle ou telle politique, voilà son fondement.
Il faudra s'atteler à la réalisation de cette grande idée ; TEcole unique.
Une même éducation à tous les enfants de 7 à 15 ans, riches ou pauvres, préparera la fusion des classes, opérera la sélection des intelligences, ouvrira aux fils du peuple l'accès de l'Enseignement supérieur, aux frais de T Etat,
Lorsque les milliards gaspillés pour les œuvres de mort seront consacrés aux oeuvres de vie, il y aura un grand changement sur la terre.
Les* lois sociales sortiront du domaine des promesses illusoires pour devenir une vivante . réalité.
La Fédération Socialiste des Basses- Alpes.
La Fédération Radicale et Radicale- Socialiste du Sud-Est,
Déclaration des Candidats,
Citoyens,
Candidats choisis par la Fédération Socialiste S. F, L O. et par le Parti Radical et Radical-Socialiste pour former une liste de Cartel des Gauches, qui a pour tache de chasser le Bloc National de notre beau département, nous nous sommes rendn compte de l'importance, et osons le dire, de la grandeur de notre tâche, ainsi que de la responsabilité que nous avons d'étre, à un tournant de J1 histsire politique du Pays, les porte-drapeau delà République laïque, démocratique et sociale.
Mais, ayant à défendre, en notre quali Lé d'héritiers de la Révolution Française, un
lV 1471
* ALPES (BASSES
programme de justice sociale' et de paix internationale, qui a pour haute mission d'empêcher l'exploitation de l'homme par l’homme, d’abolir la guerre, en groupant autour du glorieux, drapeau qui porte dans ses plis tout l'Evangile de T Humanité, Lous les malheureux, tous les déshérités, tous ceux qui, dans leurs heures d’espérance, ont rêvé d’une République où la liberté, l’égalité et la fraternité ne soient plus de vains mots, nous allons avec confiance à la bataille, dont l’issue sera le triomphe certain d'une noble cause.
Nous ne retranchons rien de. nos programmes respectifs, que nous considérons comme impératifs devant nos consciences, et nous nous inclinons avec discipline devant toutes les. décisions de nos congrès. k
En conséquence, nous assurons les électeurs Républicains Radicaux, Radicaux- Socialistes, Socialistes de toutes écoles, du département des Basses-Alpes,- toutes les victimes de la grande tuerie, travailleurs des villes et des champs, petits propriétaires, petits fonctionnaires, magasiniers et industriels, que, s’ils nous font l’honneur de leur confiance, nous leurs élus, nous nous efforcerons de faire aboutir leurs revendications ci d’imposer la justice pour tous, car une mauvaise action commise nvers un seul citoyen frappé la collectivite tout entière.
F. A1LLÂUD, Agriculteur, Conseiller général. — Ch, BARON* Député sortant. — HENRI MIC PI EL, Ancien Sénateur.
Liste des Républicains de Gauche.
Citoyens,
Le 1 1 mai, vous aurez à choisir entre deux politiques :
Si vous êles communistes, donnez vos suffrages à ceux :
Qui (exclus ou non), ne votant pas le budget, entraîneraient la ruine du franc;
Qui, refusant les crédits de la défense nationale, nous exposeraient à une nouvelle guerre ;
Qui, prêchant la lutte des classes, créeraient en France, comme partout ailleurs, le désordre, la misère, et, finalement, la dictature.
Si vous oies républicains, nous offrons nos noms à vos suffrages;
Nous sommes étroitement unis sur un Programme commun :
De s a tries finances. — Consolider la victoire du franc, en maintenant l’ordre dans les finances du pays, et vaincre ainsi la vie chère.
Réforme fiscale . — Codifier eL corriger le système fiscal, eu procédant h des économies et en débarrassant l'Etat de ses charges inutiles. Compléter la loi sur les bénéfices de guerre par des dispositions l'étendant aux bénéfices abusifs réalisés dans la reconstruction des régions dévastées. Rendre plus efficaces les mesures déjà prises pour la répression des fraudes fiscales en matière d impôt général sur le revenu.
En matière de taxe sur le chiffre d’affaYes et d'impôt sur les bénéfices agricoles; extension du forfait et Lutte contre f Inquisition fiscale.
ALPES (BASSES-
Politique étrangère, — Asseoir la paix définitive sur la bases des traitée existante,- par une négociation avec les Alliés eL avec l'Allemagne pour régler le problème des réparations et de In sécurité de la France.!
Travailler de toutes nos forces au développement de la Société des Nations et à la constitution d'une gendarmerie internationale placée sous ses ordres.
Politique coloniale. — Mettre en valeur nos colonies afin d'en tirer les matières premières que nous achetons actuellement â 1 etranger, au préjudice de notre changé.
Politique agricole. — Électrifier nos campagnes, multiplier nos canaux d'irrigation, favoriser au moyen de subventions de 1 Etat 1 adduction d eau potable et 1 en Ire tien des chemins vicinaux, obtenir des wagons plus nombreux pour le transport des produits de la terre, eL, enfin, développer la fabrication des engrais azotés pour en abaisser le prix.
Tourisme . — Encourager le tourisme par l'extension de tous les moyens de transport.
En un mot, encourager ['agriculture, le tourisme et la production d énergie électrique, qui sont les trois sources de richesse de notre département.
Lès pensionnés de VÈtai. — Maintenu aux victimes de la guerre, comme aux retraités, des pensions en proportion du coût de la vie.
Natalité et %u tu alité . — Remédier vigoureusement à la crise depla natalité.
Poursuivre l'œuvre de perfectionnement social en faisant appel à l'association sous toutes ses formes, dirigée et soutenue par l'Etat {habitations, assurances sociales, apprentissage, institutions de crédit).
Réformes adminhtratpe, parlementaire et politique, — Réformer, pour les rendre plus simples et plus efficaces, 1 administration du pays, les rouages dû gouvernement, les méthodes parlementaires^ l'activité des partis politiques.
Créer une présidence du Conseil sans portefeuille
Rétablissement d'un scrutin majoritaire.
Politique (TapakemnL — Acbeveria pacification religieuse dans le respect des lois de la République.
Tel est notre Programme.
Maintenir l'ordre dans nos finances pour sauver le franc, comme vous maintenez l'ordre dans vos maisons et dans vos communes, assurer ainsi la sécurité de la production agricole et des transactions commerciales, la vie dos pensionnés de guerre, des retraités, des fonctionnaires et de tous ceux qui comptent sur leurs économies pour avoir une vieillesse honorable ;
Asseoir définitivement la paix, non pas eu se fiant uniquement, comme l'avaient fait les socialistes en 1914, à la parole des socialistes allemands, mais par un effort continu et par le développement de la Société des Nations;
Tels sont les deux buts principaux que nous nous proposons d'atteindre,
\£pfoire du franc* — Paix mondiale.
Toute seule, la France a déjà reconstruit, plus qu'aux trois quarts, ses régions dévastées; elle est le pays d’Europe le plus équilibré et le plus prospère, quoi que ia guerre ait causé chez elle les plus grands ravages.
ALPES (BASSES-
Vous ne voudrez pas arrêter la renaissance française1 en donnant vos suffrages aux candidats du désordre et de la guerre civile, à la politique de la banqueroute
4 ous nous connaissez. \ ous savez; juger les hommes comme vous Savez juger les programmes.
Nous attendons avec confiance votre verdict.
Vivent les Basses-Alpes l Vive la France 1 Vive la République 1
Louis ANDRIÉÜX, Député . sortant, Doyen de la Chambre des Députés. Jacques STERN, Ancien Député des Basses-Alpes, Délégué de la Franco à Londres et à Prague. - Paul REYNÀUD, Député sortent, Membre de la Commission des Affaires étrangères.
Liste d’Union républicaine et socialiste.
b lecteurs Républicains des Basses- Alp es .
De tous les points du département viennent à nous les appels de ceux qui ne veulent voter ni pour le Bloc National, qui a mené la France à la faillite, ni pour le Communisme vrai au simulé.
Pas un Bas-Alpin, digne de ce nom, n’a appris, sans un hoquet de dégoût, l’alliance des communistes Aillaud et Baron avec l’ultra- nationaliste Henri Michel.
Les premiers ont demandé leur réadmission dans le parti communiste, qui la leur a reiuséo à juste titre.
Le second, qui a été appelé dans notre département par les marquis et les vicomtes nas- alpins, qui n’a pas osé se prononcer contre le Vatican devant les électeurs sénatoriaux passe effrontément, a la fin de chaque mois, à la caisse du gouvernement du Bloc National! par lequel il s est fait, par surcroît, décorer,
, V frét™du Carteî des Gauches est donc composé, d’un brave homme' (uT^iïït, c est tout) j d un bourre ur de crânes et dTun militariste à tous crins.j
ils ]eL'mé ï6 tchers dU PartiTS' F' îm °'’ le cit0yen Ronaudel- vient de stigmatiser, comme sle mentent ces accouplements monstrueux, qui sont une injure au bons sens - les honnêtes gens de tous les partis en sont complètement écœurés.
Républicains des Basses-Alpes, qui ne voulez ni du Bloc National, ni du Comnuu™
uc ou déguise, nous venons offrir à vos libres suffrages les noms de trois républicains radicaux-socialistes et socialistes, dont la devise est : - -
Ni Rome I Ni Moscou I
Notre programme est celui que le citoyen Joseph Çaillaux, ancien président du Conseil,
ALPES (BASSES
victime du Bloc National, a développé dans des discours retentissants qui sont dans la mémoire de tous les républicains*
Le Cléricalisme relève la tête! il faut i 'abattre !
Nous sommes partisans :
De la paix d'abord ;
Du service militaire de six mois ;
De l'impôt sur le capital avec prélèvement progressif;
De l'impôt sur le revenu strictement appliqué;
Du rétablissement des monopoles de l'Etat;
De, la lutte contre les <s Intérêts économiques »;
De la défense des intérêts agricoles;
Du droit syndical pour les fonctionnaires ;
De la suppression du double décime * de la suppression de l’impôt sur le chiffre d'affaires eL de leur remplacement par une taxe sur les matières premières;
De la suppression des décrets-lois.
Contre les millionnaires du Bloc National î
Contre les millionnaires du Communisme î
Contre tous les profiteurs de la guerre et de l'après-guerre I
À nous les purs, à nous les Rouges de tout le Département ! I
Vive A République laïque, démocratique et sociale !
Vivent les Basses- Alpes !
Joseph JUGY, Avocat, Ancien Député, Propriétaire aux Mées, Radical-Socialiste, — Eugène AROS, Avocat au barreau de Marseille, Président des mutualistes des Basses-Alpes, Propriétaire à Saint-Martin-de-Brômes, Mutilé de Guerre, Républicain- Socialiste, — Adrien EAR.RIELLE, Employé, Socialiste indé-r pendant.
ALPES (HAUTES-
3 députés.
Inscrits*** . . '26.067
Votants* . . * * 21 . 729
B1 au es et nuis 518
Suffrages exprimés ,..**, * . , * 21.211
Maj or i Lé al > sol ue 10.606
Quo Xi ent él octoml * , . 7.070
Liste d'action et de défense républioaine*
MM. Caillat . * , , * . . . . 9,313
Cot . , . 9*528
Petsche . ..**.* . . 9,213
Total *.,,**., 28.054
Moyenne . ****** 9.351
Élus à la majorité absolue
Liste du Cartel des gauches.
MM. Planche . , . 11,032
Cnrnand * . il. 909
Cl u sel . . . . . H, 509
Total * 35,050
Moyenne . . . il .083
MM. Corna ad, Planche, Cluzel.
Liste du Cartel des Gauches.
Arjæ Électeurs du Département des Hautes- Alpes*
Citoyens,
Candidats à l'élection du 11 mai3 désignés par les groupements de gauche du département — républicains, radicaux, radicaux-socialistes et socialistes — nous venons solliciter vos libres suffrages.
Noire programme sera net et clair* Nous avons d’abord à défendre la République, placée au-dessus de toute discussion, et qui est îe meilleur instrument de réformes auquel il convient de faire produire toutes ses conséquences*
Nous sommes contre toute oppression, qu’elle vienne dTun homme ou d’un parti.
Tout le patrimoine de îa République est mis en cause par le Bloc National, serviteur docile de la Réaction*
Républicains, radicaux et socialistes sont d’accord pour que ce patrimoine moral et matériel soit respecté et étendu* Des lois républicaines et sociales ont été attaquées : il faut en assurer la défense.
ALPES (HAUTES
Nous voulons que le droit syndical reste intangible, que l'indépendance politique des fonctionnaires soit nettement affirmée, qu’un esprit large de solidarité anime nos institutions, afin que les travailleurs des champs et des villes soient traités avec toujours plus do justice et plus d’humanité.
Nous sommes fermement attachés au principe de l’association des producteurs, pour que l’ouvrier agricole puisse obtenir le modeste domaine qui le fera vivre. Mais il ne s agit pas de dépouiller ceux qui possèdent.
Le problème est plus large encore et s’étend à toutes les branches du travail.
Nous avons aussi à défendre des droits déjà mis en péril par les partis de réaction : les droits syndicaux et la liberté civique de tous les salariés, à quelque classe qu’ils appartiennent.
Nous défendrons également 3e principe de la laïcité réelle de l’État, déjà violée, et la neutralité de l'Ééole ; le principe de l’égalité de tous les enfants devant rias.truction, de l’accession des jeunes gens, suivant leurs aptitudes, non d’après leur fortune, mais par la gratuité, à tous les degrés de renseignement secondaire, supérieur, technique ou professionnel.
Citoyens,
Nous sommes résolus à combattre la politique néfaste du Bloc National, qui a pour oïïjei de livrer tous les monopoles comme celui des Postes, Télégraphes et Téléphones, des Tabacs à des compagnies financières qui ne verront qu’une occasion de s -enrichir au détriment des consommateurs.
Électeurs,
Les poilus ont des droits sur nous », a déclaré un homme d’État. Or, qu’a-t-on fait pour eux?
à ceux qui ont combattu pour sauver la France, aux mutilés comme aux orphelins et aux veuves de guerre, on marchande tous les jours, comme une aumône, la juste rétribution des services rendus, la légitime compensation du dommage subi, la récompense des sacrifices consentis, le morceau de pain de l’invalide, du malade, du malheureux, des anciens prisonniers de guerre,
Gela, nous ne le permettrons pas.
Anciens combattants et mutilés, veuves et orphelins de guerre, ascendants, nous défendrons les droits sacrés que vous avez sur la France et nous les défendrons avec énergie.
Citoyens,
En matière économique, nous voulons l’application de l'impôt sur le revenu, le prélèvement sur les grosses fortunes, do façon que le riche paye davantage que le pauvre, c’est-à-dire une meilleure et plue équitable répartition des charges fiscales, en proportion, et progressivement, des facultés de chacun*
Nous voulons 1 assainissement de nos finances et un régime fiscal loyal et clair, évitant toutes les tracasseries dont les commerçants sont victimes.
Nous voulons une protection efficace de ïa production et des consommateurs contre les spéculateurs, et des mesures énergiques contre la cherté de ta vie.
Ne vous laissez pas influencer par les calomnies colportées sur le socialisme* Des socialistes sont arrivés au pouvoir ; ils ont respecté la propriété paysanne, comme nous la respectons nous- mômes : nul ne songe à toucher à la terre acquise et fécondée par le travail de 1 agriculteur ; nul ne songe à détruire le patrimoine du travailleur*
Nous réclamons une exploitation plus rationnelle de notre territoire, sol et sous-sol,
ALPES (HAUTES-
une répartition permanente et méthodique, au prix: de revient, des engrais qui fertilisent ia terre nourricière ; 1* électrification des campagnes > le développement du crédit, des assurances et des associations agricoles; l'amélioration du sort de l'agriculteur par l’aménagement du village et de l'habitation dans des conditions d'hygiène qui rendent le séjour plus sain et plus agréable, et permettent d'enrayer la désertion des campagnes, dont ici nous subissons les fâcheuses conséquences.
Pour le Département des Hautes-Alpes :
Nous ne cesserons de réclamer des mesures opérantes en vue de l'équipement des chutes d’eau et de leur utilisation sur place afin d’établir des usines qui donneront du travail aux ouvriers du pays. L'exportation de la houille blanche ne produit rien en comparaison de ce que l'on peut attendre des créations d’industries dans notre département. C'est un élément de vie dans des régions maltraitées par la nature.
C’est le maintien assuré des populations sur le soLqui les a . vu naître.
Nous voulons aussi que le département des Hautes-Alpes ne paie pas autant d’impôts fonciers que les riches départements de la Beauce, du Languedoc et de la Normandie. Il serait facile d’établir des proportions fiscales conformes aux facultés de payement et aux ressources d’une région.
Nous nous .efforcerons de développer le mouvement touristique dans notre pays, et d’instaurer par voie de conséquence le crédit hôtelier, de mêrr.e'que la création d’une banque populaire, destinée au petit commerce, semblable à celles qui existent dans plus de 80 départements.
Citoyens,
Nous sommes d’accord pour une politique de progrès démocratique et social, appuyée sur des réformes profondes, la révision et le perfectionnement des lois de 1898 et de 1922 concernant les accidents et les maladies professionnelles, la réalisation immédiate des assurances., l'amélioration de la loi des pensions et des retraites ouvrières et paysannes.
Dans l’intérêt de la paix intérieure, nous réclamerons T amnistie générale et une législation plus libérale réglant les rapports du capital et du travail.
Nous sommes les adversaires résolus des expéditions lointaines qui ne profitent qu'aux moreau lis de la ban le banque, mais nous sommes partisans de larges ententes économiques avec les nations étrangères, pour développer nos industries et notre commerce.
Nous voulons la réduction au strict minimum du service militaire qui prive l’agriculture des meilleurs de ses enfants ; le rapprochement avec nos alliés ; de renforcement de la ^ Société des Nations ; l'affirmation des droits imprescriptibles de la France aux justes réparations que nous doit l’Allemagne, avec la ferme volonté de nous appuyer sur la concorde internationale, condition indispensable de notre sécurité*
Citoyens,
Etablis dans ce beau département où nous avons des intérêts, un foyer, des attaches profondes, nous pouvons sans témérité vous assurer du dévouement que nous apporterons, comme nous l’avons déjà fait, au développement économique du pays"; notre accord sur’ ce point est des plus naturels.
Nous sommes des démocrates ardents et convaincus, unis sincèrement pour la défense de la République, avec toutes les réformes qu'elle doit donner, des partisans ^énergiques de tous les progrès en vue d'un état social meilleur, assuré dans le calme d\me constante et pleine évolution.
Tel est notre programme ; c'est celui du Cartel des Gauches ; il nous a été confié
ALPES (HAUTES-
par 350 Délégués du département, dont 128 Maires, par la majorité des Conseillers généraux et d’arrondissement, et Conseillers municipaux.
C'est celui de la vraie République, héritière des grands principes de 1789. Nous en assurerons intégralement et loyalement la réalisation, si vous nous faites l’honneur de nous élire le 11 mai !
Vive la République laïque, démocratique et sociale !
Vivent les Hautes -Alpes ! !
Gilbert PLANCHE, Député sortant, Conseiller général des Hautes- Alpes, Industriel, Chevalier de la Légion d’honneur. — Léon CORNÀND, ancien Député, Conseiller général des Hautes-Alpes, Maire de Vcynes. — Louis CLUZEL, Avocat à Gap.
Liste d’Àction et de Défense républicaines et sociales.
Aux Electeurs des Hautes-Alpes.
Citoyens,
Le 11 mai prochain, vous déposerez dans l’urne une liste de trois noms. Vous accomplirez votre devoir électoral.
Nous sollicitons vos suffrages.
Nous vous proposons une politique d’ Action et de défense Républicaines et sociales,
Parmi nous, il en est deux qui sont de sang alpin. Le troisième apporte à notre département, le concours de sa volonté et de son talent.
Tous trois nous sommes, par notre passé, par nos titres, par notre compétence, dignes de votre confiance. L’exposé de notre programme vous prouvera que nous méritons vos suffrages.
Politique extérieure.
La Paix.
Nous sommes des pacifistes. Nous nous souvenons de la dure expérience de 1914. Nous ne nous contentons pas de crier : guerre à la guerre. Nous détestons la guerre. Et nous voulons travailler à réaliser la Paix.
La paix véritable doiL être fondée sur la Justice Internationale. La Justice Internationale exige le payement des Réparations et le respect des traités. Nous nous déclarons, sur ce point, partisans de la politique énergique et ferme de M. Poincaré.
ALPES (HAUTES-
La France doit prendre l’initiative de la politique de justice et de paix, réclamée par les peuples depuis plus do cinq ans. Pour cela il faut avoir recours à des pactes de garantie assurant la paix du monde et la sécurité de la France. II faut surtout pacifier Ies° peuples dans une bocieté des Nations, plus forte, plus libre et plus fraternelle.
La Société dos Nations est la meilleure assurance de la paix internationale. C’est en olle que la France doit chercher et trouver sa sécurité. 11 faut doter la Société des Nations d'une force armée internationale, créer entre les Etats des zones neutralisées, réaliser par là le désarmement, qui permettra une très large réduction du service militaire.
Politique intérieure.
Le progrès dans l’Ordre et la Liberté.
I — L’Union de tous les Républicains. — Ni Réaction ni Révolution, tel est notre mot d ordre ; tel sera, le 11 mai prochain, le cri de ralliement de tous les Républicains sincères.
Liste de Défense Républicaine et sociale, nous voulons conserver et protéger le beau patrimoine que nos ancêtres et nos prédécesseurs ont conquis par un siècle d’efforts. Ce patrimoine nous le défendrons contre tous ceux qui veulent l’attaquer ou qui risquent de le compromettre ; nous le défendrons contre les dictatures : contre la dictature d’un homme et contre la dictature d’une classé, contre la Réaction et contre la Révolution !
Liste d'AcLion Républicaine et Sociale, nous voulons agir dans le sens du progrès démocratique ; nous voulons lutter contre toutes les injustices et contre toutes les iniquités qui pèsent lourdement sur les travailleurs et surtout sur les travailleurs agricoles.
Nous voulons la liberté, mais point le désordre.
Nous voulons l’autorité, mais point la dictature.
Nous voulons la laïcité de l’Etat; mais nous considérons cette laïcité comme devant assurer la liberté de conscience et non pas comme un instrument de lutte et un ferment de haine en ire les citoyens,
IL — La Réorganisation des Services publics. — La France doit pratiquer une poli- 'tique d’économies^
Cette politique doit être basée sur une réorganisation et une simplification des services administratifs.
U faut faire d’énergiques compressions des services et des réductions de personnel portant sur de grandes administrations, notamment sur l’Armée et la Marine qui doivent être réduites à ce qui est nécessaire pour assurer la défense nationale.
1" 'Réforme des méthodes parlementaires. — Les lois actuelles sont mal faîtes. La Chambre doit, en transformant son règlement, arriver à faire produire au travail parlementaire un meilleur rendement.
Réforme administrative. — L’administration française est â la fois coûteuse, lente et compliquée,
n faut simplifier les méLhodes administratives; pour y arriver, il faut faire appel aux syndicats de fonctionnaires, qui doivent collaborer directement à la gestion des services publics.
ü luul diminuer 3e nombre des fonctionnaires, mais les mieux payer. Il faut protéger leurs libertés professionnelles et leurs droits de citoyens. Il faut lutter contre le favoritisme,, qui encombre les cadres administratifs d'incapables et d'inutiles.
ALPES (HAUTES-
Politique sociale*
Les Réformes démocratiques *
Le régime démocratique doit donner à tout citoyen le moyen de s’élever par son travail et par son énergie*
1» Protection de h propriété privée. — Le socialisme veut détruire la propriété individuelle ; nous voulons au contraire la généraliser. 11 faut que «dans la société moderne, le capital’ travaille et que le travail possède ».
M us il faut lutter contre les abus du capitalisme ei contre 1 exploitation du üa\ailkui , il faut assurer à tous les travailleurs, à ceux de l’usine et à ceux de la mine, comme a ceux de la terre, le droit de posséder le fruit et l'instrument de leur travai ,
2» Protection de f agriculture. — La France est, avant tout, un pays agricole. L’agriculture française a droit aux mêmes protections et aux mêmes faveurs que les autres sources de richesse nationale*
Il faut, par les syndicats agricoles et par les coopératives, grouper les agriculteurs poui la défense de leurs intérêts;
3» Protection des travailleurs. - Les travailleurs de tous ordres doivent être protégés, contre tous les risques qui les menacent, par un système d’assurances sociales.
Les familles nombreuses doivent être l’objet d’une sollicitude particulière de !a part des pouvoirs publics (allocations, avantages au point de vue fiscal, exemption partielle du
Service militaire, vote familial, etc.j. , ,
11 faut permettre l'accès de l'instruction à tous les degrés à tous ceux qui par eur travail, leur énergie et leur activité en sont dignes. C’est par l’instruction que le travailleur peut, s'élever;
4° Protection des victimes de la, guerre. — Il faut adapter les pensions au coût de la vie, supprimer le délai limitant a cinq ans le droit à réparation des victimes de la guerre, assurer à ces victimes leur droit au travail et au reclassement social.
Les Anciens Combattants ont sur la nation des droits sacrés. Il faut leur permettre de faire entendre leur voix et de faire enfin triompher leurs revendications légitimes.
Politique financière.
La Justice Fiscale.
Il faut supprimer la politique dés emprunts^ qui conduirait la France à la faillite. Il faut réformer les méthodes financières afin d’assurer un meilleur contrôle des dépenses
engagées par l'Etat* , ,
Fiscalité modérée, comportant des exemptions pour minimum d existence et des
rédactions pour charges de famille*
Atténuation des mesures d’inquisition fiscale, par V extension de 1 évaluation loi ai ane
des revenus en faveur des moyens et des petits contribuables.
Établissement d'une taxe spéciale sur l'enrichissement indu et sur la spéculation > notamment dans les régions libérées*