‹ Programmes, professions de foi et engagements électoraux de 1924Chapitre 43 sur 124 · L -INDES · texte numérisé non relu

L -INDES

il s’agit de liquider enfin la Guerre et d’organiser défmilivemenl la Paix, pour reconstituer notre pays meurtri et le garder à Ja tête de la civilisation.

Nous nous présentons à vos suffrages, fiers de notre indépendance et forts do notre loyauLé. Nous vous offrons notre bonne volonté entière.

Fermement attachés au Régime Républicain, nous sommes des Démocrates, car nous connaissons les souffrances et les besoins du Peuple, et nous voulons nous pencher de préférence vers les petits él les humbles pour les aider, les secourir, les soutenir.

Nous le ferons en dehors de tout esprit de démagogie ou de surenchère' néfaste. Nous ne serons jamais de ceux qui, prêchant la haine des classes, poussent l’ouvrier à subir des mois de privations dont iis ne prennent pas leur part ou prodiguent des promesses qu’ils ne peuvent tenir à des masses tourmentées à la fois par’ un besoin d’idéal et par les cruautés du labeur quotidien.

Nous désirons toutes les Réformes, nous voulons tous les Progrès clans l’Ordre et la Légalité, par la Liberté.

Au poinL de vue extérieur :

Tenant compte du fait que 3a créance de la France sur 1* Allemagne a été définitivement mutilée par les Accords de Londres, nous entendons confier à un Gouvernement calme, mais ferme, le soin d’obtenir de 1 Allemagne les Réparations qu’elle nous doit pour les dommage^ que son crime a causés. Mais nous ne voulons pas que de nouveaux « Poilus » paient les fautes de nos Diplomates ou de certains de nos hommes d’Etat.

En conséquence, nous attendons ces Réparations de l'énergie et de l’autorité de nos gouvernants, en même temps que de l’évidence éclatante de notre Droit, et nous voulons que la Société des Nations soit amenée à reconnaître et à faire triompher la justice imprescriptible de la cause sacrée de la France,

Au point de vue financier, budgétaire et fiscal :

Nous voulons l’équilibre de nos budgets qui peut sc concilier avec le dégrèvement des P^ite, bourses, compensé par la progressivité de l’impôt sur le revenu.

Nous travaillerons à 1 amortissement de notre Dette, au redressement de notre monnaie, par sa revalorisation méthodique et. sage, et à la stabilisation du change.

Ainsi que le Gouvernement actuel vient de le prouver, nous croyons que ces différents buis peuvent être atteints par un meilleur aménagement de notre système financier et de notre régime fiscal pratique sans aucun bouleversement économique.

Partisans résolus des Économies, nous voudrions reviser certaines lois votées par nos prédécesseurs et sanctionner sévèrement tous les abus commis à l’occasion des Marchés de la guerre ou dans les Régions libérées. . . Nous voulons mettre de l’ordre dans la comptabilité nationale. 1

Au point de vue économique et social :

Il s agit avant tout de sauvegarder et de développer toutes les forces de Production de notre beau Pays et de notre admirable Domaine Colonial : Ce travail nous vaudra non seuement plus cl aisance, se traduisant par plus de bonheur pour tous, mois encore plus d’indépendance et de liberté dans nos relations commerciales avec l’étranger.

Grands travaux publics, Développement de notre outillage national, Protection de notre Agriculture, Mise en valeur de tous nos moyens industriels, Défense du Petit Com-

LANDES

m Gvççf Enseignement technique et professionnel, Organisation de l'Apprentissage : il y a Fort à fs ire, presque tout k faire , dans ces divers ordres d'idées.

Le problème de la Vie chère pourra trouver une solution dans la réduction de l’inflation, l’amélioration de notre change, ïa suppression des intermédiaires, chaque fois qu’elle sera possible, l’éducation du consommateur et la poursuite des spéculateurs.

À cette oeuvre s’ajoute naturellement tout un programme social au bénéfice des Travailleurs : Problème de rhabi talion ouvrière, Protection des familles nombreuses, Hygiène, Lutte acharnée contre tous les fléaux sociaux, Maintien des Libertés Syndicales, Accession ft la propriété, Extension plus grande de l’EriseignemenL aux classes pauvres, Multiplication des institutions de Crédit, Aide aux victimes de la Guerre pour leur reclassement, Assurances sociales. . . , voilà certes plus qu’il n’en faut pour remplir une législature laborieuse.

Au point de vue intérieur

Nous faisons nôtres ;i ce sujet les Déclarations précises apportées à la tribune par le Président du Conseil le 1 4 juin 1923 et rééditées par lui tout récemment. Partisans avec lui d'une Neutralité déférente et bienveillante de l’Etat, nous voulons voir appliquer1 les lois de la [IIe République dans un esprit de Paix.

Conformément' à la Déclaration des Droits de l’Homme, nous entendons protéger la Liberté de Conscience contre toutes les atteintes d’ou qu’elles viennent, eu accoutumant l’ensemble des Citoyens, non seulement à la tolérance, mais encore h la compréhension et au respect d’autrui.

Notre programme sur ce point est celui de ce grand Citoyen, de ce grand Français, de ce grand Républicain qu’est M. Poincaré, Nous ne saurions mieux dire que lui, ni nous placer sous un patronage plus éminent que le sien,

Voila, chers Concitoyens, simplement, et très résumées, les principales lignes de notre Programme.

Nous nous en rendons compte comme vous, ce qui importe, ce n’est pas tant le Programme que le Dévouement ët la sincérité qu’on peut mettre à le réaliser. Ce Dévouement à nos intérêts Landais et français, cette sincérité certaine vous sont garantis par notre vie de travail, de probité, d’indépendance et d’honneur.

D’ailleurs, l’attitude de certains de nos adversaires démontre malheureusement beaucoup trop que, s’ils étaient les maîtres, c’en serait fait des libertés publiques.

Aux hommes d’ordre de tous les partis, eL aux citoyens animés d’une volonté loyale et claire, il appartient donc de serrer leurs rangs compacts, pour le Peuple, pour la France et p G U r 1 a v r a i e Ré p u b liq u e d é m Q cr a tique!

Votez donc, le 1 1 mai prochain, pour notre liste entière : vous n’aurez pas à le regretter. Nous comptons sur vous, comme vous pouvez compter sur nous^ l’intérêt ‘général de la Nation sera notre seul guide.

Vivent les Landes î Vive la France S Vive la République 3

J. DEFOS du RAU, Député sortant, Secrétaire de la Chambre et Rapporteur du Budget, — Dr Émile MESPLÈDE, Président du Syndicat de Motoculture de Lesperon, - Pierre TÀUZ1ÈDE, Ingénieur. — DrJean VIVES, Maire de Saint-Martin-d’Oney.

LANDES

làste démocratique tT Action républicaine, économique et sociale.

Chers Concitoyens,

La France traverse, depuis la guerre, au double point de vue moral et matériel, mie crise sans précédent dans ['histoire*

Elle est caractérisée par des aspirations vers une meilleure organisation du monde, par des difficultés financières et économiques Inouïes, et, en apparence, insurmontables.

Cette crise, comment la résoudre?

A une pareille question les hommes qui aspirent au très grand honneur de participer a ta direction des affaires publiques ont le devoir de répondre d’une façon nette et précise et non par des formules plus ou moins séduisantes sous lesquelles on dissimule, trop souvent, le vide des idées et la crainte des responsabilités*

Nous considérons comme une obligation impérieuse de soumettre aux électeurs dont nous sollicitons les suffrages les solutions pratiques que les problèmes de Lheure présente nous paraissent comporter.

Avant tout, affirmons notre foi indéfectible en la République et en la Démocratie,

Sans elles, nulle marche possible vers Pavenir. *

Aucun autre régime ne saurait permettre de réaliser l'œuvre d’humanité et de recocstraction à laquelle nous devons consacrer tout notre effort.

Les peuples semblent se pénétrer de plus en plus de celte vérité, car nous les voyons, depuis quelques années, établir chez eux le régime que la France s'est donné il y a un demisiècle et qu'elle n'abandonnera plus jamais,

L couvre d humanité consiste à éviter le renouvellement des massacres auxquels nous avons assisté pendant prés de cinq ans et qui ont fait dire, avec raison, de noire génération, qu’èlle aura été une génération sacrifiée,

La Paix, la b rance la veut et nous sommes assurés de répondre au sentiment unanime, en affirmant que si cela dépendait Üe notée peuple, te monde ne connaîtrait plus jamais les horreurs de la guerre.

Est-il donc impossible de réduire à l'impuissance les Fauteurs de discorde internationale et ne verrons- no us jamais disparaître îa menace qui pèse sur les nations?

Nous ne le croyons pas.

De cette épouvantable guerre qui a dévoré tant de millions de jeunes hommes, une grande et lumineuse espérance est sortie, — plus qu'une espérance, déjà, un commencement de réalisation : La Société des Nations,

Sans doute cette Société est encore loin de répondre à la nécessité qui l'a imposée. Elle n est qu un tribunal, obligée de compter, pour l'exécution de ses arrêts sur la bonne volonté des justiciables.

Et il en sera ainsi jusqu au jour où elle disposera d’une force organisée « »e Us délégués français à Genève ont proposé de lui donner*

En ce qui nous concerne, si vous nous accordez voire confiance, nous nous efforcerons de contribuer ù cette œuvre de Paix,

Un aulre problème qui préoccupe les esprits et que vos représentants devront résoudre, c’est le problème financier.

Jamais, depuis 17^9, la France ne s était trouvée aux prises avec des difficultés financières aussi graves que celles auxquelles elle doit faire face aujourd'hui : Budget des dépenses formidable, dette intérieure et dette extérieure atteignait un chiffre qui défie

TAKDES

o nie vraisemblance, dévalorisation de notre monnaie, telles sont les principales caracléris tiques de la situation qui nous a été laissée par la guerre.

Pour y faire face on s'est contesté, jusqu’ici, d'augmenter les impôts au fur et à mesure de r accroissement des dépenses, d'écraser le travail et le capital productif sous des charges de plus en plus lourdes, enfin, de multiplier les emprunts.

Persévérer dans cette voie ce serait préparer sûrement la catastrophe.

Des mesures nouvelles doivent donc être prises sans retard.

Tout d’abord, il conviendra de réaliser la plus grande somme d’économies possible après un contrôle rigoureux de notre budget des dépenses. Ce contrôle auquel il était procédé autrefois, après chaque exercice, ir existe plus depuis la guerre. II faudra le reprendre de façon à prévenir le gaspillage et à savoir exactement sur quels chapitres les économies peuvent porter.

Nous estimons que le soin de procéder k celle recherche des économies doit être confié non, ainsi qu'on Ta fait jusqu’à ce jour, à des commissions administratives ou parlementaires, mais à des hommes rompus aux affaires et indépendants de la politique et de l'admis nistration, :

L'Angleterre, qui a adopté ce système , a réussi à réduire de cent millions de livres, c’est-à-dire de près de sept milliards dtf francs au cours du jour, le chiffre de ses dépenses et à diminuer d'autant les charges des contribuables.

Mais, pour redresser la situation financière, il ne suffit pas de supprimer les dépenses inutiles,

11 y a lieu aussi de récrire les charges que notre dette nous impose.

Notre dette extérieure s’élève à environ 100 milliards au cours actuel du change et notre dette intérieure à 275 milliards.

Celte dette formidable nous met dans l'obligation absolue d’exiger le payement des sommes qui nous sont dues par l'Allemagne, conformément aux clauses du traité de Versailles,

G lest pourquoi il convient, — toute question de personne mise à part — que la représentation nationale, d'accord en cela avec F opinion publique, laisse toute liberté d'agir aux gouvernants qui exigent;!* execution de ce traité.

Nos ennemis d'hier ont suffisamment montré qu'ils étaient résolus à éluder les engagements contractés par eux devant les représenta nts.de vingt- sept nations. Il ne restait donc plus au Gouvernement français qu'à employer la contrainte. Tous les hommes de bonne foi, en France et dans le monde, reconnaissent qu’a près la longue patience dont nous avions fait preuve, il ne nous restait pour obtenir satisfaction, que le moyen énergique auquel a eu recours le Président du Conseil, M. Raymond Poincaré.

Faire payer F Allemagne, c'est nous mettre en mesure de satisfaire à nos propres obligations vis-à-vis de l’étranger et nous libérer du poids très lourd qu'elles nous font supporter.

Nous de vous i envisager aussi la consolidation de notre dette extérieure, en n'hésitant pas à nous engager dans des voies nouvelles s'il est démontré qu’elles sonL seules susceptibles de nous conduire au but, c’est-à-dire de permettre la réduction du taux de l'intérêt sans léser les créanciers de l'Etat.

Toutes nos dépenses ayant été ainsi réduites au minimum, il y aura lieu de procéder à un remaniement du système des impôts, conformément à la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen, c’est-à-dire conformément à la justice et en imposant chacun suivant scs facultés.

Nous voulons que l’impôL générai sur le revenu soit strictement appliqué, et que les marchés et dommages de guerre, qui ont donné lieu aux pires abus, soient révisés.

Et il y aura lieu aussi de mettre fin à cette inquisition fiscale contre laquelle tous les contribuables protestent avec juste raison.

LÀÏSDES

Pour atteindre sur le terrain financier le but poursuivi, la magie des formules, aussi séduisantes qu’elles puissent être, ne saurait sufiire. 11 est plus facile de les jeter au veut que de les réaliser.

C’est ainsi que lorsqu’on parle d’impôt sur le capital, par exemple, on est obligé, à l’étude, de constater qu’on n'aboutit, en somme, qu’a un nouvel impôt sur le revenu. Il appartiendra à la nouvelle Chambre d’approfondir celte quesLion et toutes celles de même nature dont l’opinion sc préoccupe à juste titre»

Intimement liée à la question financière, la question économique doit faire, elle aussi, l’objet des préoccupations constantes de vos représentants.

Après cinq années de guerre, la France a dû renouveler son outillage en partie détruit et ses stocks épuisés»

De ce fait, nous ayons vu le chiffre de nos importations dépasser, en 1919 et eu 1920, de plus de 40 milliards celui de nos exportations ; et nous avons contracté une dette commerciale qui a eu, sur la valeur du franc, la répercussion que l’on sait.

Pour ramener notre pays à la vie normale et lui rendre sa prospérité, il faut donc produire et exporter, afin de nous libérer du tribut que nous payons à l’étranger.

Nous nous emploierons donc, si vous nous accordez votre confiance, à faire adopter une politique de la production qui, s’inspirant d’un esprit nouveau, nous permettra, par la transformation de notre outillage économique, d’obtenir le maximum de rendement avec le m i n i m u m d 1 e I for ts ,

Jamais, sous quelque prétexte que ce soit et quelles que puissent être les nécessités financières, FEtal ne doit adopter des mesures susceptibles d’entraver la production.

Pour se développer, le commerce et l’industrie ont besoin de la liberté ; les interdictions d’exportation ainsi que les taxes portent è cette liberté l'atteinte la plus préjudiciable.

Cela ne suffit pas encore.

11 faut que l’Etat favorise aussi le travail, eu s’efforçant d’améliorer l’outillage national (chemins de fer, ports, canaux, routes, postes, télégraphes et téléphones, etc,), en tirant parti des richesses multiples dont la nature a si abondamment, pourvu notre sol et notre ■ sous-sol, en assurant l’exploitation de notre magnifique Domaine Colonial et, aussi, en mettant les travailleurs dans le meilleur état de santé physique eL morale, afin qu’ils puissent produire leur efforl dans les conditions les plus favorables'.

Ce dernier but sera atteint si i on favorise pratiquement l’accession à la propriété, qu'il s'agisse de F habitation, de Fatelier, de la terre ou de la forêt, et si l’on favorise aussi l’acquisition des instruments de travail.

ïl importe aussi d’assurer les travailleurs contre les risques de la maladie, de Fin validité et de la vieillesse.

De nombreux discours ont été prononcés, dans les Assemblées délibérantes et dans le pays, sur la nécessite de développer notre production agricole eL de venir en aide aux agriculteurs. Mais jusqu’ici aucune politique agraire n’a suivi ces manifestations.

Nous nous emploierons à assurer à l’agriculture tout ce qui lui est nécessaire : maind’œuvre, outillage moderne, engrais, ‘etc., afin que les travailleurs des champs puissent contribuer dans la plus large mesure possible à la prospérité nationale.

Nous estimons que les assurances sociales doivent être réalisées dans le cadre de la mutualité fortement soutenue par les cotisations patronales et les subventions de F Etat. Ecole d’initiative, de dévouement et de solidarité, la mutualité évitera les gaspillages et les abus qui se produiraient fatalement sî on laissait a F Etat seul le soin de résoudre la question.

11 importe aussi que l’école publique apporte, par une nouvelle adaptation de ses programmes. sa contribution à l'œuvre de rénovation nationale, en enseignant la grandeur de la France et l'amour de la République, Fattachement au sol, la noblesse du travail : en un mot ce qui peut chez F en faut préparer le bon citoyen.

LAiSDKS

Nous voulons également que sur les bancs de cette école soient sélectionnées les jeunes intelligences, pour que, quelle que soit leur origine, l'Etat les prenant sous sa protection, elles puissent se développer et rallumer le flambeau du génie français, si cruellement atteint par la guerre.

Pour tous les enfanta qui se destinent aux travaux manuels, nous voudrions qu'un enseignement professionnel plus étendu eL qu'une orientation professionnelle bien organisée leur fournissent les directions necessaires atln de les diriger vers les métiers délaissés.

Nos préoccupations s étendent également à la famille et particulièrement aux familles nombreuses, à celles qui ne reculent pas devant les sacrifices pour fournir à la Nation plus de bras et plus de cerveaux. Nous voulons que la législation tutélaire déjà instituée soit étendue et complétée ; que, notamment, au profit des ouvriers pères de familles nombreuses, soient développées et généralisées les caisses centrales qui assurent un sur-salaire familial.

Enfin, nous if oublierons pas la dette sacrée que le Pays a contractée envers ses défenseurs anciens combattants, mutilés et. prisonniers de guerre ; nous soutiendrons les légitimes revendications.

En ce qui concerne plus particulièrement les intérêts de notre région landaise, les événements ont montré combien ses ressources inépuisables étaient de nature à contribuer à la prospérité du pays.

Ees possibilités de développement industriel de notre région sont innombrables.

L Institut du pin, créé pour les réaliser, a déjà retrouvé les formules de fabrication des produits dérivés de la gemme autrefois monopolisées par l'Allemagne. Sous l'impulsion de cet utile organisme, des usines nouvelles ont surgi du sol landais, qui assurent à notre département une prospérité nouvelle et presque illimitée.

Nous nous efforcerons d'intensifier cette heureuse action,

Chérs Concitoyens,

Tels sont les points principaux du programme auquel nous vous demandons de vous rallier ïc 11 Mai prochain.

Vous nous connaissez; nous avons fait nos preuves,

L expérience que nous avons acquise dans la direction de nos entreprises est la meilleure garantie de notre aptitude à la direction des affaires publiques.

Electeurs Républicains,

\ ous ferez confiance à ceux qui veulent maintenir intacte et défendre contre toute tentative la liberté de penser et dTagir ; ils conserveront jalousement les lois républicaines qui, dans tous les domaines, garantissent la paix intérieure du Pays*

Vive la République Démocratique et Sociale I

Maurice DÀMOLiR, ancien Député des Landes, Conseiller Général du Canton de Roquefort. — Dominique MENAUT, ancien Elève de l'Ecole Polytechnique, Ingénieur des Mines, Conseiller Général du Canton de Tartas-Ouest, Industriel, — Georges CHAULET, ancien Député des Landes, Négociant. — - L. MILLIÈS-LAGROIX, ancien Adjoint au Maire de la Ville de Dax, Négociant.

Liste du Parti Communiste (S. F. I. G.).

IAKDH3

Travailleurs des Landes.

Citoyens,

Conh-e la classe ouvrière, trois listes viennent se disputer vos suffrages en se réclamant des vieilles maximes éternelles de legoïsme humain : « J’y suis, j’y reste », ou bien : « Otetoi de là que je m’y mette ». Il est à peu près impossible de les différencier d'après les noms qu’elles se donnent en jouant sur les mots de République et de Démocratie,

Où ces Messieurs sont d'accord I

Ces trois listes ont cela de commun quelles représentent toutes les trois les intérêts de la bourgeoisie et que les députés sortants, qui ont constitué deux d’entre elles ont souvent confondu leurs voies depuis 1919.

tous ces candidats approuvent la politique extérieure de Poincaré qu’ils déforment d’ailleurs singulièrement. Le 29 mai 1923, MM. Bouyssou, Deyris et Lalanne, les trois radicaux, ont vote avec M. Delos du Rau, du Bloc National, les crédits nécessaires à l’occupation de la Ruhr. Mais, comme cette occupation a été désastreuse et qu’il est nécessaire de s opposer au Bloc National, les radicaux renient aujourd’hui leur complicité passée.

Tous ces Messieurs ont approuvé, le 21 mai 1920, la répression gouvernementale de la grève des cheminots et la révocation, par milliers, de ces travailleurs qui, pourtant, ne voulaient pas autre chose que la nationalisation de* chemins de fer, demandée de tout temps par les radicaux. Les cheminots landais s’en souviendront,

Tous ces Messieurs ont voté, en 1920, les 8 milliards d’impôts nouveaux- qu’ils désavouent aujourd’hui pour ne pas déplaire à leurs électeurs qui eu sont écrasés Mais, comme il ne fallait pas mécontenter ces mêmes électeurs, ils se sont ravisés en votant tous contre le double décime, cette œuvre impopulaire de Poincaré.

Les radicaux, qui se disent si volontiers les hommes de demain, n’apportent aucune solution sérieuse. Ils ont abandonné les métayers landais en 1920, comme leurs adversaires. Lt M. Deyris, qui atLaque 1 Union des Intérêts Economiques, serait particulièrement aimable de nous dire combien il a touché de cette Union pour préparer son élection de 1919.

Où ces Messieurs se mangent le ne*!

MdiSj comme à Ja foire, il en faut pour-tous les goûts; ces Messieurs prennent soin de varier leur langage et de pimenter leurs débats.

Groupes autour de l'important M. Bouyssou, les radicaux sont si confiants qu'i^ne daignent même pas signaler l'existence de notre liste communiste et la contradiction quelle leur apporte. Ils sont tellement srûrs de la victoire, qu'ils traitent de haut leurs adversaires, tant celui qu'ils appellent le député « caméléon » que la liste Damour qu'ils qualifient de «dissidente », M. Deyris^fui bien, en 1919, élu contre M. Bouyssçu et, depuis, leurs votes n ont pas toujours coïncidé, mais le désir de vaincre ensemble les aide à surmonter d'anciennes répugnances.

Certes, la victoire leur aurait été plus facile sans îa formation de la liste Damour, liste len gênante qui s est glissée entre eux et la liste Defosdu Rau. L’homme d’affaires Milliès-

LANDES

Lacroix, Lun des grands capitalistes de Dax, s'y est embarqué potir prêcher le salut social par la disparition de Ja lutte des classes et veut faire tout le monde propriétaire par les habitations à bon marché. Mais nous ne doutons pas que ce grand homme persuade tous ses employés que ses intérêts sont les leurs et nous espérons que les ouvriers se rappelleront que* en 1920, M. Milliès fut l'un des briseurs de grève de Dax,

Voilà, citoyens, dans quelle obscurité et parmi quelles petitesses vous allez choisir* Les radicaux sont largement responsables, par leur abdication, du triste bilan que nous apporte le Bloc National et’ ces Messieurs ne sont plus que des bourgeois.

Vous voterez pour le Bloc Ouvrier- Paysan I

Ne pouvant choisir entre eux, nous vous présentons une liste purement ouvrière qui défend, sans compromission et sans ambiguité, le programme communiste» Les divers appels que vous adresse notre Parti vous feront entendre un langage hardi et sévère qu’on n’étouffera pas. Vous l1 opposerez au bavardage des concurrents de ces trois listes où le mot Démocratie panache de couleurs diverses et vous approuverez, par votre voie, la propagande du Bloc Ouvrier et Paysan, qui n’est pas pour nous une course aux mandats, mais une simple phase de la grande campagne pour ]a Révolution.

Contre la guerre ! Pour l’amnistie I Contre les Blocs bourgeois de droite et de gauche!

Pour la Révolution sociale et la souveraineté totale du prolétariat des villes et des champs !

Vive le Bloc Ouvrier- Paysan I Vive T Internationale Communiste 1

Les Candidats <

LOIR-ET-CHER

4 députés.

Inscrits.* , * . 75.880

Votants . . 63*701

Blancs et nuis . . 1.300

Suffrages exprimas 02, 114

Majorité absolue .... 31 .058

Q tint i eut ét ec t o rai ... 1 5 .*52#

Liste d’Unioii national© républicaine.

MM. Barillet . . . . . 19.525

Chéron . ... . . . 17.340

Lereddo . . , . . . . . \ 7 \qq

Fïouvelïon . . . . . 17.340

Moyenne 17 .903

Liste de Concentration républicaine et sociale.

MM. Legros . . . , . . f 16,129

Per^l . 15.9 19

mm. p*y*ü t ■ . . ■ p + : . . ■ ■ 15.857

Mdlecœur , ,11 + ;; . ,. .,7 14,055

Total 01.960

Moyenne, . . . . 15.490

List© du Bloc des gauobes,

MM. Georges Richard „ T . , „ 27 . 036

Chavagnes . 20,632

Manger- Vieil eau . . 26,745

Andrieu.ï 26 . C03

Total . . 107,076

Moyenne, . . 20,709

List© du Bloc ouvrier- paysan .

MM. Tessier . . . [ , 298

Chevalier, , , . . . . . * . . 1 . 292

Aubert . 1.289

Coudière . . . L 283

Total.., . . . 5,102

Moyenne . 1.290

Elus, . . .

{ au quotient. . . . .

( à la plus forte moyenne, . . . . . . .

MM. Georges Richard, Banllet.

MM, MaUgër- Viollèau , Chavagnes,

Liste du Bloc des Gauches,

' Notre Programme.

Les problèmes extérieurs.

Nous voulons la paix par le désarmement de l’Allemagne et de l'Europe, par l’expansion des principes démocratiques et par 1 action d'une Société des Nations élargie et fortifiée.

Nous voulons les justes réparations par la fixation définitive du montant de la dette allemande et par rétablissement d’un plan de reconstruction pour nos régions dévastées,

LOIIï-EÎ-CïtKR

avec la plus large coopération internationale et grâce à l'action commune de tous les Al lias.

Nous voulons la sécurité non point par l'augmentation continuelle des effectifs militaires permanents, mais par la préparation de la mobilisation industrielle du pays et l'organisation de la nation armée, qui permetlront de réduire la durée du service militaire.

Nous voulons la reprise des relations avec tous les pays qüe îa France, seule, ignore encore et en particulier la Russie, en y subordonnant; dans toute la mesure du possible, îa défense des intérêts de nos petits porteurs de fonds russes.

Les problèmes intérieurs

Notre politique financière aura pour but de commencer l'amortissement de notre dette intérieure par la récupération' des milliards que nous obtiendrons grâce à la révision des marches de guerre et des dommages de guerre, de réaliser des économies par la diminution des dépenses excessives ou inutiles, notamment dans le domaine militai ne, d'assurer une plus grande justice fiscale par le maintien, le développement et une meilleure perception de l'impôt sur le revenu, faisant payer les contribuables suivant leurs ressources et se substituant progressivement aux impôts indirects ou impôts de consommation, qui font payer les citoyens suivant leurs besoins, et pèsent lourdement sur les familles nombreuses, rendant ainsi inefficaces toutes les mesures destinées à les soulager.

Notre politique sociale doit assurer la réaffisalion pratique et immédiate des assurances sociales par le vote des crédits nécessaires, bapplrcatjbn méthodique delà loi de Imit heures., la liberté du travail par le respect du droit syndical de touslès travailleurs, la liberté ci vique des fonctionnaires ci l'amélioration de leur situation matérielle, la protection du travail des mutilés de guerre, le maintien des droits qu’ils ont acquis, et b adaptation de leurs pensions aux conditions de vie.

Notre politique économique et commerciale aura poux but de favoriser la production et les échanges par la suppression, des impôts indirects (taxe sur le chiffre d'affaires en particulier) qui les entravent, par des garanties apportées à la propriété commerciale, par l'amélioration des moyens de transport, grâce à I1 électrification des chemins de fer. et à leur organisation en servi.cn publics, où les usagers seront représentés ; par la surveillance des grands cartels qui, jouissant d un monopole de fait, sacrifient à leurs intérêts 1 intérêt du pays; par la réduction des tarifs douaniers excessifs et le dévcloppenient de nos relations commerciales avec tous les pays étrangers — Allemagne cl Russie comprises, - enfin par une politique coloniale capable d’assurer la mise en valeur économique et humaine de nos colonies.

Notre politique agricole exige le développement de F électrification des campagnes, la création et b organisation pratique de V Office national des Engrais qui libérera l'agriculteur des trusts qui lui font payer* les engrais au triple de leur valeur, le maintien intégral de la propriété agricole là où l'exploitation et la propriété sont réunies dans les mêmes mains, la création de Sociétés foncières permettant aux ouvriers agricoles d’accéder plus facilement à la propriété en achetant les grandes propriétés mises en vente et en les leur répartissent avec facilité de crédit, b amélioration de bhygiène au village, et le développement des Services des P. T. T. et colis postaux à la campagne., pour permettre à bagriculteur de jouir des mêmes avantages que le citadin.

Notre politique scolaire comportera nécessairement le développement de b école laïque et béducation démocratique des enfants par un enseignement commun au 1er degré et b ad mission de tous ceux qui font prouve des aptitudes voulues, sans privilège de classe, aux enseignements secondaire et supérieur.

Notre politique religieuse sera essentiellement laïque, assurant la liberté de pensée par le maintien des lois laïques, et notamment de la loi de séparation, laissant le maire à la mairie, l 'instituteur à bécole ei le prêtre à J 'église.

LQiR-ET-ClIEll

Notre politique est donc une politique essentiellement démocratique et républicaine, une politique de paix intérieure et extérieure, de justice sociale et fiscale, de liberté absolue. 0

Electeurs Républicains,

C’est là-dessus que vous nous jugerez sans vous soucier des. calomnies infâmes que l’on porte contre nous.

Et c'est en votant pour le Rico des Gauches que vous assurerez le triomphe de la République.

Richard GEORGES. — René C FIA Y AG NES: — MA CG ER- VIOL LE A U, — Claude ANDR1EÜX.

Liste d Union Nationale Républicaine.

Chers Concitoyens,

Dans presque tous les départements, Fanion s’èst faite entre les républicains patriotes qui se recommandent de la politique des grands Français qui sont MM. Mille, 'and et Rmuearé.

Par la faute de quelques hommes, elle rra pu se faire en Loir-et-Cher. Je le regrette et laisse aux électeurs le soin de juger les auteurs responsables de cette division qui favorise les révolutionnaires.

Je reviens devant vous, en toute confiance, après quatre années de travail au Parlemairt, certain de n’avoir, à aucun moment, trahi ceux qui, en r9l 9, m'avaient accordé leurs suffrages.

Pour Tp/accompagner dans la lutte, nos amis ni ont adjoint des hommes dont la profession, la vie passée, l'expérience, l'honorabilité incontestables sont des garanties de ce qu'ils pourraient faire pour vous, si vous en faites vos élus.

Eux, comme moi, sont prêts à mettre au service de votre cause leur bonne volonté, leur labeur, leur énergie.

Plus et mieux que d’autres; ils peuvent barrer la route au Bloc radical-socialiste qui menace F existence même de la France et de la République.

C'est pour la France et la République que vous voterez, le 1 1 Mai prochain, en votant pour nous.

R. Barillet, député sortant.

Chers Concitoyens,

Notre profession do foi sera courte, mais nette et sans ambiguïté, car nous sommes unis par des convictions identiques, n'ayant pas eu besoin, pour former noire liste, de faire appel au concours de candidats qui ne sont pas de notre parti.

Républicains convaincus, puisque nous appartenons à cette Fédération Républicaine dont M.. Poincaré clôturait il y a quelques jours le Congrès par un discours dont nous approuvons tous les points, nous voulons une République largement ouverte à tous et véritablement démocratique, où chacun pourra bénéficier de l'appui de la loi et suivant la Déclaration des Droits de F Homme, aspirer aux emplois publics, s'il en a les capacités et les talents.

LOIR-ET-CHER

Notre programme se résume ainsi ;

Dans le domaine politique :

Défense de toutes les libertés: liberté de concienee, liberté de toutes les religions, liberté d'enseignement (opposition au monopole), liberté du travail.

Réduction du nombre des Députés et Sénateurs,

Meilleure organisation du travail parlementaire, modification du règlement de la Chambre pour éviter l'obstruction systématique.

Obligation pour les pouvoirs publics de consulter les Chambres de Commerce et Syndicats professionnels, agricoles, commerciaux et industriels, ouvriers et patronaux, et les Groupements autorisés, au sujet des lois les intéressant et avant leur examen par les Chambres.

Diminution cl regroupement des Ministères,

Réforme administrative, décentralisation.

Réduction du nombre des fonctionnaires par une meilleure utilisation du personnel.

Dans le domaine financier :

Réalisation d'économies : aucune dépense nouvelle sans recelLe correspondante* Simplification des impôts ; opposition à toutes mesures fiscales, vexatoires et inquisitoriales* y

Extension du forfait pour la taxe sur le chiffre d'affaires (en attendant sa suppression) et pour l'impôt sur les bénéfices commerciaux et industriels.

Opposition b tout impôt sur le capital, qui écraserait les fortunes immobilières du pays, urbaines ou rurales, et favoriserait l'évasion des capitaux à l’étranger.

Dans le domaine économique :

Défense et protection des interets agricoles, viticoles, commerciaux et industriels. Opposition formelle à tout établissement de monopole et a toute tentative de socialij sation par l'Etat, les Départements et les Communes,

Vote de toutes mesures permettant d'augmenter la production agricole oi* industrielle. Electrification des campagnes. Politique du blé, "faisant naître la confiance che?, les agriculteurs. Politique des engrais en vue d’une production plus grande et a meilleur marché, ■

Organisation méthodique de l'enseignement agricole, ménager, scolaire et postscolaire.

Réduction des tarifs de transports afin de faciliter l'écoulement de nos produits viticoles et agricoles,

Application pins large des droits des bouilleurs de cru.

Lutte énergique contre la vie chère,

Dans le domaine social :

Amélioration de la situation morale et matérielle des travailleurs par la mise en pratique de U solidarité entre patrons ci ouvriers, entente nécessaire et féconde du Capital et du Travail.

Vote de toutes mesures permettant l’accession de tous à la propriété.

Développement de toutes les mesures favorisant les familles nombreuses, vote familial, création d une caisse autonome de îa natalité destinée à verser des allocations aux familles nombreuses.

Vote de lotis moyens permiüant la construction de logements sains et à bon marché, À droit égal, préférence accordée en toutes circonstances aux Victimes de la guerre et Anciens Com battants.

LOIR-ET-CHER

Création de l’Office National du Combattant. Organisation de la retraite du Combattant et, en général et dans les domaines, adoption des mesures propres h compenser les sacrifices consentis parles Anciens Combattants et Prisonniers de Guerre. Amélioration des textes de lois concernant les Mutilés et les Victimes de la guerre.

L’enjeu de la bataille électorale actuelle, c’est la grandeur de notre France, Y existence même de la R publique; la Paix du Monde entier.

Pour atteindre ces buts, il faut le triomphe des hommes d'ordre afin que soit continuée la politique de sécurité et de fermeté que la majorité de la Chambre de 1919 a soutenue de ses votes.

L’Allemagne attend et espère la victoire de nos adversaires radicaux-socialistes, défai ■ listes et communistes.

Votez le 11 Mai en Français, en Républicains, en Patriotes I

C’est avec confiance que nous attendons votre verdict 1

R, BARILLET. — E. CHÉRON. — A. LEREDDE. — A, NOUVELLON.

Liste de concentration Républicaine et Sociale.

Chers Compatriotes, *

Nous noos présentons devanL vous avec le meme programme républicain que vous avez fait triompher en 1919 sur les noms de MM, Pichery, Pierre Berger et Legros, programme que vous avez confirmé en 1920 par près de 23.000 voix, en envoyant MM, Persil et Payen à la Chambre.

Un compte rendu de mandat des trois députés sortants que chacun de vous recevra complétera les déclarations que nous avons faites dans toutes les communes,

A deux reprises, le Parlement a dû demander à votre patriotisme de lourds sacrifices.

Vous aviez gagné la guerre.

Il s’agissait de gagner la paix.

La France a ainsi assuré son relèvement. Elle travaille en paix. Elle produit. Elle n a pas un million de chômeurs comme* en Angleterre.

Son budget se solde par des excédents formidables : 900 millions depuis le Pr janvier.

Son commerce est prospère. Elle exporte plus qu’elle n’achète à l’étranger.

Dans trois ans, la reconstitution des régions dévastées sera terminée.

Nous avons gagné la bataille de la Ruhr.

L’Allemagne a cédé.

Nous avons, depuis, gagné la bataille du franc.

La livre, qui avait atteint 123 francs le 11 mars, est redescendue au-dessous de 70 francs.

Si nous n’avions pas arrêté cette baisse du franc, les petits épargnants auraient vu les titres des emprunts qu’ils ont achetés ne pas avoir plus de valeur qu’un simple morceau de papier imprimé.

Le prix de la vie aurait augmenté dans des proportions considérables.

Voila le résultat d'une politique courageuse, confiante dans votre patriotisme et votre bons sens.

Um-ET-CttER

- * Nous sommes révolus à soutenir tout gouvernement qui persévérera dans cette voie* Nous avons pu emprunter, malgré nos dix -départements saccagés, 100 milliards pour réparer les régions dévastées et payer les pensions des Mutilés, des Orphelins et des Veuves de guerre.

Nous nous sommes ainsi faits les banquiers de l'Allemagne, dont les mines, les usines* toutes. les richesses étaient cependant intactes*

Maintenante il faut qiPëilë p^iye.

Une Cnmnmidüu d'experts alliés, se basant sur les résu lisais de l'exploitation de la Ruhr, vient de déclarer qu’elle peut le faire» C'est la confirmation éclatante de notre politique extérieure. Les interviews de l'expert américain D&wes et les déclarations de M. Mac Donald, le Premier britannique, ont justifié hautement- no tre occupation delà Ruhr,

lût au fur et y mesure des versements que fera l’Allemagne, les impôts tels que le double décime que nous avons dû créer, il y a un mois, seront enlevés des épaules des contribuables français.

Les impôts établis présentent des défectuosités. Nous nous proposons d'y remédier» Déjà deux lois ont été votées dans ce but par la Chambre ; la première qui substitue le forfait pour deux ans à la déclaration mensuelle du chîffie d'affaires qui était imposée aux commerçants.

fifest ri/u/uUition dn fisc écarté,

La deuxième, qui classe dans la catégorie des ouvriers les artisans et les façonniers, les exonère de la taxe sur le Chiffre d'affaires et de l'impôt sur les bénéfices commerciaux et industriels*

Les organisations comme relaies, avec lesquelles nous nous sommes toujours tenus en contact, nous aideront de leurs conseils et de leur expérience pour continuer notre œuvre*

C’est également d'accord avec les Agriculteurs* les Viticulteurs et les Associations qlii les représentent, que nous continuerons de défendre les intérêts de nos paysans si laboriemx eL si économes.

La question cle l'aide aux familles nombreuses ne- nous a pas échappé. Malgré les avantages qui ont été accordés, cela n'est pas suffisant. Toutes les mesures que l'on proposera pour encourager la natalité auront notre approbation enthousiaste* Il faut que les petits êtres qui naissent soient conservés à la famille eL à ja Nation. On ne fera jamais assez pour eux.

Nous avons voté k diminution du nombre des députés a 530* La Chambre ne nous à pas suivis* Nous continuerons à réclamer la réduction à ce chiffre.

Une politique des engrais à meilleur marché doit être poursuivie* Il ne faut pas que nous continuions à être tributaires de l'étranger. Si le sulfate d'ammoniaque et le nitrate ont atteint 135 francs, c'est qu'il a fallu les payer au taux de la livre et du dollar* Nous stimulerons les gouvernements pour réaliser, dans l'intérêt aussi bien des producteurs que des consommateurs, cette politique d'engrais à bon marché*

Mais, pour accompli^ -rapidement des réformes, il est nécessaire que la Chambre se discipline. Assez de discours. Des actes. Et surtout que l’opposition n’ait plus la possibilité de pratiquer une obstruction préjudiciable à la bonne marche des affaires publiques*

La réforme du Règlement do la Chambre est la première qui s'imposera à la rentrée» C'est le seul moyen d'éviter ce scandale de votes truqués quant le sort d'un ministère est en jeu.

LOIBÆT-CHER

Nous sommes partisans résolus demain tien des lois laïques de la République. Ennemi du Sectarisme de quelque côté qu il s’exerce, nous réclamons la tolérance et le respect de liberté de conscience* #

La loi des assurances sociales a éLë votée par la Chambre* Elle est au Sénat. Nous ferons tous nos efforts afin que Ja législation prochaine réalise défini ti rement cette réforme* Nous mettrons ainsi sur le meme pied que ceux des, grandes villes les travailleurs des champs au point de vue des avantagés justjtfici réservés aux premiers.

La politique pure dotf, faire place à une politique économique et sociale. Le sort de notre pays est entièrement lié h la composition de la prochaine Chambre des Réputés.

À l'heure où, dans un but électoral, des républicains aveugles n’hésitent pas à faire cause commune avec Je collectivisme révolutionnaire ennemi de tontes les propriétés et notamment de la propriété terrienne — grande et petite — à laquelle veut substituer r exploitation collective “ennemi du Commerce auquel il veut substituer des Offices de ravitaillement et des coopératives communales subventionnées — ennemi de la liberté individuelle et de toutes les libertés, nous faisons appel à ta clairvoyance de tous les bons citoyens pour défendre l’ordre dans la République,

Bu résumé, notre politique peut se traduire ainsi ;

Payement par l'Allemagne des dommages qu’elle a causés;

Recherche constante des économies réalisables;

Meilleure répartition des Impôts et atténuation de l'inquisition fiscale;

Discipline et orxtre à l'intérieur ; *

Maintien des lois laïques dans la tolérance ;

Respect de Ta propriété individuelle*

Electeurs,

L enjeu qui se joue est gros de conséquences.

De votre vote dépendra la prospérité et la tranquillité du pays*

Ou l1 Allemagne pourra demain compter sur la bienveillance des députés socialistes qui font partie du Cartel des Gauches pour voir alléger sa dette.

Ou la puissance qui nous a attaqués sera obligée de payer ce qu elle nous doit si la majorité qui se réclame de MM Milîerahd et Poincaré est continuée*

Vous direz si vous consentez à payer les impôts qui chargent vos épaules pour régler les emprunts contractés au lieu et place de FAI! e magne*

A vous de choisir entre les deux politiques.

Nous avons confiance dans votre clair bon sens pour discerner l'intérêt général et prendre l’altitude qui s’impose à tous les bons Français*

Si vous affirmez le 11 mai prochain votre volonté absolue de persévérer dans la politique que nous avons pratiquée depuis quatre ans, en nous envoyant siéger au Palais- Bourbon, vous pouvez compter, comme par te passé, sur notre entier dévouement*

Vive la France !

Vive la République !

Docteur LEGROS, Député sortant, Conseiller générai, — Raoul PERSIL, Député sortant,' Maire de Ghouzy-sur-Cisse, — Ed, PA YEN, Député sortant, Maire de Montrieux. — L* MELLECQEUR, Ancien Maire de Vendôme.

LOIE-ET-CHER

Appel aux Électeurs.

Le 1 1 mai, vous aurez, à vous prononcer sur deux politiques bien distinctes*

, Celle du gouvernement de M. Poincaré quif pour faire payer les Boches, ne veut se dessaisir qu’à bon escient des gages productifs et de sécurité que nous détenons, •

Et celle du Cartel des Gauches qui, dans le même esprit que les dupés de la réunion de Berne; avant la guerre, prétendent qu'on pUut attendre des paiements de leur bonne \olonté.

Or, les élections allemandes de dimanche dernier témoignent que c'est là une illusion*

Le gouvernement de M. Poincaré ne veut pas se laisser leurrer, parce que, si l'Allemagne ne payait pas, ce serait la banqueroute de la France, la ruine de tous les épargnants qui détiennent les centaines de milliards de fonds publics, Rente, Bons du Trésor, de la Défense nationale, obligations du Crédit national, eLc*

I! ne le veut pas encore parce quil sait que les idées de revanche de F Allemagne pourraient se traduire par une guerre, dès que nous lui aurions laissé la possibilité de reconstituer ses armements.

N oubliez pas que, pour soutenir la résistance passive dans la Ruhr, alors qu’elle prétendait ne plus pouvoir payer 2 milliards de marks or par an, T Allemagne a trouvé 20 milliards de marks or qui ont servi à subventionner les industriels et les ouvriers chômeurs*

N’oubliez pas non plus que, grâce à l'énergique et prompte riposte du gouvernement de M* Poincaré, soutenue par la majorité de la Chambre et du Sénat, la crise du franc qui avait causé une si juste et si profonde émotion a pu être conjurée*

Donc, voter pour les députés sortants qui sont résolus h soutenir le gouvernement de *M. Poincaré, c’est voter pour que les Boches paient et éviter une nouvelle et prochaine guerre.

Voter pour le Gâte! des Gauches, c'est compromettre le recouvrement de notre créance, encourager la résistance des Boches, leur faciliter le moyen de recommencer la guerre/ et préparer à notre Crédit de nouvelles épreuves*

Si vous avez conscience des vrais intérêts de la France et dé vos intérêts,

Votez pour : *

Le Docteur LEGROS* — Raoul PERSIL* — Édouard PA YEN* — * MELLEGQEUR.

Liste du Bloc ouvrier-paysan*

Celte liste n'a pas fait distribuer de profession de foi*

LOIRE

9 députés.

inscrits.. . 188 ► 508

Volants.....,.,*..,, -164 . 76S

Blancs et nuis. . . 1 .378

Suffrages cxpri més. , , . , . . 153 ,380

Majorité absolue. . , . * 76.G91

Quotien t électoral, . . . 17 ,042

Liste de 1* Un ion républicaine.

MM, Taurines. .......... . . . . . . 60.330

Düpi n ......... . . . . . * , . . . 50 . 395

Bonnau4 . . 53.800

Peu vergue . 58.432

Bouchut . . . . 58.051

Chaland . . 58.309

Gény-Mollon . . 58 . Î5Û

Metton,. , . . . . , . . 58.278

TliioJIiùi o . . . . . 53 . 30 1

Liste du Cartel des forces républicaines et socialistes.

MAL Yintty . . . 3. 023

Flcurier .L ............ . 2 . 735

RioUe... . 2.586

MasEoullier . . . ...... . 2 .512

Paret.. . . . 2.737

üumazôrt . ............... 2.536

TaSobre. . . . 2.035

Elus à la majorité absolue.

1 MM, Coi tou êo . . 2 !?> 1 4

Verdier ...... . 2 . 495

Total... . . 24.507

Moyenne.,...,* . 2.723

Liste du Cartel des forces de gauche.

D urafour . . .

Lafont. , , . , * . . . . . .

Robert . * . . . . . . .

Sérol . . . .

Faure (Ferdinand)

Derniichon . . . .

Reynaud. . . . .

Mandnllon . . . . .

Jouhannet . . .

Total . .

Moyen ne. 80.103

Liste du Bloc ouvrier-paysan,

MM. Faure (Pëtrus) . 4.584

Cern ize . , . 4 . 338

Martin. 4.281

Masson . . . . * 4.335

Perrjne . . . 'i .292

Rouchousè, . . . 4.282

Servel ,**.,*' . . 4 . 292

Traclot, . , , . . . . 4.463

Valour . . 4,272

Total.,,, . 39.119 '

Moyenne . . 4,340

MM. Durafours Robert, Sérol, Muiidnllon, Bcrnachon Lafont, Jouhannet, Raynaud, Ferdinand Faure.

Liste du Cartel des Forces de Gauche .

Citoyens,

Le Cartel des Forces des Gauches vous convie, dans un intérêt de salut public, à voter contre le Bloc National,

Votre affirmation sur nos noms ne signifiera nullement adhésion de votre part à telle ou telle doctrine particulière,

File manifestera, et c’est tout de sens du scrutin, votre volonté d’en finir avec une politique désastreuse pour les intérêts généraux du pays et le sort des classes laborieuses.

Pouvez- vous tolérer que la domination du Bloc National, qui serait encore aggravée demain, continue pendant quatre nouvelles années ?

Voilà, non seulement dans la Loire, mais dans tout le pays, la question vitale qui se trouve posée le 11 mai devant les citoyens français.

Pour vous décider, vous n’avez qu’à vous rappeler quelle lut pendant ces quatre années f œuvre du Bloc Réactionnaire, ce que vous avez supporté, ce que vous avez souffert.

Que reste- 1- il des promesses de 1919?

Quels ont été les résultats de la gestion de cette majorité qui a, pendant toute une législature, disposé du pouvoir le plus absolu qu’ait jamais connu une assemblée parlementaire?

En 19! 9, ceux qui nous gouvernent devaient, à l’aide d’un mauvais traité signé par eux, glorifié par eux, mais contre lequel nos élus clairvoyants avaient vote dès la première heure :

1° Assurer les satisfactions qu’il était permis à la France d’espérer dans la solution du problème des réparations;

■2* EloulTer définitivement en Europe tous les germes de guerre, pour faire enfin de la paix une réalité, et une réalité durable.

Leur échec est plus complet encore qu’il était permis de le redouter.

Malgré tous leurs discours et tout leur bluff, ils n ont pas fait payer l’Allemagne.

Us avaient promis des centaines de milliards, ils n’ont rien obtenu 1

N’ayant confiance que dans les méthodes de force, ils ont répoussé toutes les solutions amiables.

Sous la pression des grandes Sociétés d’entreprise et des spéculateurs, ils ont refusé les réparations eu nature.

Plutôt que de priver certains amis de bénéfices scandaleux, ils ont préféré laisser sans abri, plus de cinq ans après Tamnistice, de trop nombreuses familles des régions dévastées.

De 1919 à 1922, dans le même intérêt de protection d’intérêts particuliers trop puissants, ils ont négligé de commander à P Allemagne les quantités de produits promises par le traité.

En 1922, nos alliés Italie, Angleterre, Belgique, Serbie, etc.) qui, d’après le traité de paix, pouvaient demander à f Allemagne 500 millions de marks or, passaient des commandes pour 577 millions et recevaient des livraisons pour 486 millions.

La France du Bloc National, au contraire, ayant droit à 950 millions de marchandises, n’en commandait que pour 273 millions.

Et les livraisons si réduites, au lieu de servir à l’ensemble des consommateurs et de permettre de lutter contre la vie chère, étaient remises à des consorlrhims d accapareurs qui

LOIRE

ven latent ces produits. sauvent au double de leur valeur (charbon, produits chimiques r bois engrais, etc.)

L’occupation de la Ruhr a été le couronnement de celte politique.

Ï1 n’esL plus possible de cacher au pays, maintenant, les résultats réels de cette entreprise malheureuse et ruineuse.

Elle nous a coûté dos milliards, qui risquent de rester à la charge exclusive de la France, et n’a pas permis de faire une seule recette que la France ait le droit de s’attribuer.

Les. chiffres sont accablants pour le Gouvernement et la majorité du Bloc National.

En 1022, nous avions reçu de FAllemagne près de 9 millions de tonnes de charbon.

En 1923, pendant F occupation de la Ruhr, malgré toples les menaces et une armée de 100.000 hommes, nous n’avons pu obtenir que moins de 1 millions, d’après les chiffres officiels les plus optimismes.

Premier résultat de P occupation de la Ruhr: il a fallu acheter h F Angleterre 6 millions de tonnes de charbon de plus eu 1923 qu’en 1922 et décaisser (plus de 3 milliards de francs, en exportant notre or.

Alors que nous perdions tant et presque tout, les alliés, qui avaient adopté d’autres méthodes, recevaient dans les premiers neuf mois de 1923 plus encore qu’en toute Fanrfée

Le rapport unanime des experts internationaux, que M. Poincaré sera bien obligé d’accepter, impose l’évacuation de la Ruhr, comme condition préalable nécessaire de toute entente internationale et de toute solution raisonnable de la question des réparations.

Demain donc la Ruhr sera évacuée.

La France ne peut plus espérer qu’une indemnité totale très notablement inférieure à celle qu’on pouvait envisager il y a deux ou trois ans, et elle restera débitrice des dettes interalliées, soit 100 milliards environ.

Plusieurs années ont été ainsi perdues, la situation financière s’est aggravée singulièrement, la situation internationale est devenue de plus en plus inquiétante.

Et, pour en arriver là, AL Poincaré a même sacrifié le contrôle militaire interallié, supprimé au début de 1923.

La politique militariste eL chauvine du Bloc National a brisé F accord des alliés, réduit la France à l’isolement le plus complet qu’elle ait jamais connu, et encouragé les espérances des pan germanistes et de tous les réactionnaires d’Europe qui rêvent de nouveaux conflits.

La paix si fragile de 1919 est devenue plus instable et plus incertaine encore :

™ par Fhostilité du Bloc National à toutes les conférences internationales,

— par son refus de donner une adhésion loyale cl effective h une Société des .Nations, ouverte k tous les peuples, berceau d'un droit international nouveau, et seule capable, dans FalTaiblissemenL des forces pacitisf.es du monde, au milieu de l’Europe désemparée, de constituer la sauvegarde immédiate de la paix, en attendant la réalisation d’un idéal plus vaste et la constitution de ces Etats Unis d’Europe appelés par tous les hommes fie progrès.

Le Bloc National, qui risque de conduire le pays à la guerre, l’a déjà conduit h la faillite, sinon à la banqueroute.

Ici encore, les chiffres jugent et condam lient ces hommes.

Du IC novembre 1922 au 1er mars 1924, la dette publique est passée de 2r2 milliards k 427 milliards.

Le Bloc National a donc coûté 215 milliards à la France.

Et de nouveaux milliards ont été récemment empruntés à la Banguc Morgan et. à la Banque Rolsr hüd.

On ne peut même pas, k 10 milliards près, évaluer la dette flottante, la plus menaçante pour notre crédit.

La planche à billets a fonctionné sans arrêt. Du 28 février an 7 mars 1924, le Bloc

National a frappé un nouveau milliard de billets de banque, y 1

LOIRE

En même temps qu'il vidait les caisses de l'Etat, le Bloc National appauvrissait tous les particuliers, à l’exception des spéculateurs et des profiteurs de guerre et d’après guerre.

Le franc, qui valait 0 fr. 70 au 16 novembre 1010, ne valait plus, le 15 mars 1924, que quatre sous*

Du 16 novembre 1919 au 27 décembre 1923, les citoyens qui ont placé leurs économies

en rentes sur l’Etat ont perdu : 19 milliards*

Les épargnants et les petits rentiers n'ont plus qu'à peine les quatre cinquièmes du

capital qu’ils possédaient en 1914*

Jamais pays n'a connu gestion financière aussi désatreuse*

Jamais non plus on ne vit de tels gaspillages et de si éhontés.

Les budgets de la Guerre et de la Marine sont restes formidables.

Le service de dix-huit' mois impose une charge écrassan te à la nation épuisée par la 'guerre*

Sans parler du Maroc, de la Ruhr, ni de la rive gauche du Rhin, les <4 théâtres d’opérations extérieurs « Constantinople, Syrie, etc.) ont coûté plus de 11 milliards en quatre ans.

On a prêté plus Je deux milliards et demi aux petites nations de 1 Europe centrale et orientale, sous la condition expresse de consacrer tout cet argent à des achats de materiel de guerre chez nos grands métallurgistes*

Les subventions ont été libéralement accordées aux Grandes Compagnies et anx Grandes Banques*

Mais il 11 V avait pas d’argent pour les mutilés de guerre, les tuberculeux, les veuves, les orphelins, les ascendants, réduits à la portion congrue malgré la vie chère*

Pas d'argent pour les prisonniers de guerre.

Pas d'argent pour les fonctionnaires et. les retraités.

Pas d argent pour les lois sociales (Assurances sociales, accidents du travail, allocations aux vieillards, aux femmes eu couches, aux familles nombreuses, etc.)*

Pas d argent pour les paysans* Toutes les subventions destinées a 1 agriculture ont été rognées ou supprimées par le Bloc National (Ofhces agricoles, motoculture, syndicats d’élevage, etc*)*

Pas d'argent pour i êlectrili cation des campagnes.

Pas d'argent pour améliorer le taudis du paysan, de 1 ouvrier ou du petit commerçant. Plus d'argent pour payer les petits sinistrés^ alors que 20 milliards ont- été escroqués par les gros bénéficiaires des régions dévastées.

Huit milliards d’impôts nouveaux en 1920, près de six milliards en 1924* G est 1 écrasement des contribuables les plus modestes et les plus malheureux*

Soucieux de ménager les grosses fortunes, le Bloc National a demandé aux impôts indirects et aux taxes de monopoles 17 milliards sur 25 milliards de recettes*

Î1 a appliqué impitoyablement l'impôt inique sur les salaires et dix fois refusé de P abroger ou de ! alléger.

Il a inventé lé pire de tous les impôts indirects : l’impôt sur le chiffre d’affaires, aussi intolérable aux consommateurs qu’aux commerçants, et cause capitale de vie chère*

Enfin, en 1924, il a voté la loi du double décime (20 0/0 supplémentaire sur tous les impôts) si justement qualifiée, par dos hommes du Bloc National même, de loi d affolement* Le Bloc de Mi Àrago a pressuré tous les petits, et ouvertement ménage les plus gros contribuables, protégé les fraudeurs.

I! a refusé de faire rentrer 10 milliards d'impôts arriérés, dont 5 milliards et demi de bénéfices de guerre* ,

11 a refusé de reviser les scandaleux marchés de la guerre.

Dans tous les pays, après la guerre, le coût de la vie a baisse. En France, le Bloc National a organisé la vis de plus en plus chère,

w un

LOIRE

par politique douanière de protection renforcée, uniquement destinée à favoriser les accapareurs ;

— par les augmentations répétées des tarifs des chemins de fer;

— par l'impuni lé accordée à Lotis les puissants mercantis {scandales des riiistelles; des sucres, dos pétroles, des rhums, %es blés, des engrais, des ïers de k Ruhr, des grands magasins, etc*, etc,)*

par une politique générale qui a creuse le déficit et avili la valeur de notre monnaie*

Le Bloc National, qui est prêt à livrer^ l’école laïque a ses ennemis déclarés, n’a cessé de manifester en toutes choses l’esprit de réali on le plus féroce*

Défense aux fonctionnaires, de s’organiser, de parler, cl même de penser, comme aux plus beaux jours de V Empire

Poursuites ridicules et odieuses contre les militants d'avant-garde*

Persécution contre les organisations ouvrières*

Refus de réintégrer les révoqués et notamment les cheminots*

Acharnement à repousser l'amnistie générale et toutes les mesures de clémence et d'équité destinées à effacer ou atténuer les effroyables conséquences des excès de la justice militaire.

Indulgence scandaleuse pour les chefs coupables, couverts de décorations et de faveurs {martyrs de Vin grc, fusillés de Flirey, lieutenant Chapelan, etc., etc,)*

En résumé, le peuple asservi cl la République livrée chaque jour à la féodalité financière et industrielle.

En face de cette politique de réaction morale, économique et sociale, nous dressons les principes de la démocratie et de socialisme que ceux qui sc présentent aujourd hui sur la liste du Cartel ont toujours défendus.

Vous connaissez l’ action de nos élus d hier, en toutes occasions* luttant pour ceux qui travaillent et qui produisent et combattant saris relâche tous les abus.

Il y aura demain à panser les blessures innombrables faîtes an pays, par 1a guerre d'abord, par le Bloc National ensuite. -

Après avoir établi le bilan exacL de cette effroyable situation, il faudrait travailler aux œuvres fie paix et de civilisation, au développement de 1 instruction et du bien-etre, au redressement des impôts iniques {suppression immédiate de 1 impôt sur le chiffre d affaires et de l’impôt sur les salaires, application rigoureuse de Fimpôt progressif sur le revenu avec de larges abattements k îa base), à la reprise au grand capitalisme des richesses qu'il a usurpées, enfin à la consolidation de la paix et au rétablissement de la prospérité économique d’une Europe ou toutes les nations sont solidaires.

Electeurs,

Pour atteindre, dans noire département, le résultat que vous désirez tous, pour abattis le Bloc National sous te régime de la loi électorale actuelle, les partis ne peuvent pas aller à la bataille avec leurs programmes particuliers.

Il faut nécessairement s’unir et vouloir les moyens indispensables au succès.

Eu 1919, il y avait dans la Loire 75.000 voix républicaines de gauche contre 52.000 voix réactionnaires. C’était une majorité écrasante.

Elle se retrouvera demain, encore accrue, sur les noms des candidats du Cartel, qui représentent toutes les forces de travail, toutes les forces de la démocratie.

Vous voterez avec nous contre le déficit et le pillage du budget*

Contre les impôts écrasants, lourds seulement aux petits .

Contre le Bloc delà vie chère et de k fraude*

Contre ceux qui ont voté hier les décrets-lois et voudraient instaurer demain en France le fascisme démolisseur et oppresseurs.

Contre le Bloc de la guerre.

LOIRE

Vous voterez, sans restrictio n et sans rature, pour les candidats du Cartel des Forces de Gauche,

Electeurs, attention ! D'autres listes, pour piper quelques suffrages, essayeront de créer une confusion en prenant aussi le titre de Cartel, Ne votez que pour la LisLe Durafour-Lafont !

Antoine DURA FOUR, Député sortant, Président du Conseil Général, — Ernest LÀFGNT, Député sortant, Conseiller Général, — Pierre ROBERT, Député sortant, Conseiller Général, Rapporteur du Budget des Postes et Télégraphe, — Albert 3ÉRQL, Maire de Roanne, Conseiller Général. — Ferdinand FAURE, Conseiller Général, Membre de îa Commission départementale, — BERN ACTION, Maire de La Paeaudière, Président du Conseil d1 Arrondissement de Roanne, — Simon REYNÀUD, Adjoint au Maire de Saint-Etienne, — MÀNDRILLON, Maire de B o ën-snr-Li gnon , Conseiller Général. — JO UH ANN ET, Adjoint au Maire cle Roanne.

Liste d Union Républicaine.

Chers Concitoyens,

En nous présentant à vus suffrages, nous nous inspirons des pensées d'Union Républicaine et de Concorde Nationale exprimées par M. le Président de la République, et de la politique de M. Poincaré, Président du Conseil.

Notre programme-peut se résumer ainsi :

Faire payer l’Allemagne, afin de décharger le Contribuable français;

Assurer la sécurité de la France et éviter une nouvelle guerre ;

Pratiquer une rigoureuse pol^ique d’économie;

Consolider nos finances, remédier à la fragilité du franc, c’est-à-dire combattre la vie * chère.

Certes, la France généreuse n abandonne pas son idéal de fraternité des Peuples et nous désirons ardemment que la Société des Nations réalise la Paix universelle. Mais la justice veut que les dommages causés soient réparés, et nous voulons' garder des gages de notre créance sur un débiteur de mauvaise foi. Et si certains essayenL encore de nous bercer de mortelles chimères, la France, trop instruite par F expérience de 1914, veut des garanties qui empêchent de revoir une nouvelle et sauvage agression. *

Pour ces buts suprêmes, nous demandons aux bons citoyens de s'unir dans le respect des institutions voulues parle pays. Quant à nous, sincèrement dévoués à la République, nous ne voulons pas de la dictature d'où quelle vienne.

Nous voulons, comme Ta dît M, Poincaré, que la France jouissu, du bienfait de la paix religieuse, que la neutralité de 1 école ne soit pas de 1 hostilité et que l’ceolc publique nâj devienne jamais l'instrument d'un parti, mais appartienne k la France tout entière.

Nous sommes pour la Paix sociale et îa solidarité do tous dans la Nation, mais nous

V Hîl

LQliïE

sommes aussi des hommes de progrès et nous affirmons que les républicains dont parlait hier M. Poincaré ont réalisé et réaliseront, dans l'avenir, plus de réformes et d’améliorations sociales que ceux qui promettent à leurs éternelles dupes le paradis bolcheviaie*

Le problème capital de la natalité aura toute notre attention et les familles nombreuses nos sympathies agissantes.

Nous sommes fermement résolus à acquitter la dette de reconnaissance que le pays a contractée à l'égard des victimes de la guerre, des mutilés, des anciens combattants ef des prisonniers de guerre, et nous soutiendronsj comme par le passé, leurs légitimes revendications.

Electeurs de la Loire, l’heure est très grave !

Si vous envoyez à la Chambre une majorité composée comme l’est la liste du Bloc des Gauches, qui comprend trois communistes, un socialiste internationaliste et cinq amis de Caillaux et Malvy, l’avenir du pays est à tout jamais compromis.

Votez contre ceux qui veulent la suppression de la propriété individuelle!

Votez contre les Communistes !

Votez contre ceux qui s'allient avec eux!

Votez contre les Fauteurs de Révolution et de Guerre civile!

Votez pour TUnion Républicaine. '

Vive la République !

Jean TAURINES, Député sortant, Vice-Président du Groupe des Députés mutilés, Membre des Commissions des Finances, des Mines et du Commerce, Légion d’honnaur, Croix de guerre. — - Louis DO PIN, Député sortant, Maire de Montbrison, Vice-Président de là Commission d1 Administration générale, départementale et communale. — Pierre BONN AUD, Ancien Maire de Roanne, Conseiller municipal de Roanne, Ancien Combattant, Légion d'honneur, Croix de guerre. — René PEUVERGNE, Avocat, Ancien Bâtonnier, Ancien Adjoint au Maire de Saint- Etienne. — Léon BOUCHOT, Ancien Ingénieur aux Mines de Mont ram b e r t . — Lu ci en C 1 1 A LAND, Me m br e d e la C h a m bre de Commerce de Saint-Etienne, Ancien Combattant. — GENY- MOLLON, Industriel à Leurs, Ancien Combattant, Croix de guerre.- — Claude METTON, Agriculteur à Neulise. — Alphonse THIOLLIERE, Maire de* Saint-Médard, Conseiller d’arrondissement de Saint-Galmier, Ancien Combattant, Légion d’honneur, Croix de guerre.

PrcAtRammb.

Voici, au surplus, le programme national, financier et fiscal, économique et commercial, agricole, social et familial que nous entendons défendre ;

1° Au point de vue national ;

Nous voulons des Garanties pour le Pays. Adversaires résolus de la guerre - civile ou étrangère — nous entendons garder I s gages que nous avons, obtenir les indemnités qui nous sont dues, assurer notre définitive sécurité;

LOIRE

La France envahie déjà en 1870 a paye l'Allemagne. 11 faut que la France, brutalement attaquée et si cruellement meurtrie en 1014-1018, soit payée. De toutes nos forces, nous voulons éviter àdout jamais le retour de telles calamités;

Respect des droits des victimes de la guerre (ascendants, orphelins, veuves, mutilés, poilus et prisonniers de guerre) ;

2° Au point de vue financier et fiscal :

Nous vouions : une politique de remboursement progressif des emprunts qui diminuera la masse du papier en circulation, et rendra peu à peu au franc son ancienne valeur;

La suppression de l'inquisition fiscale;

L'amélioration de l'assiette de l'impôt et la simplification des méthodes de perception. L’impôt doit être clair et précis, et il doit être perçu sans vexations pour le contribuable, il faut un système d impôts adapté à nos mœurs et à notre mentalité, U faut le réformer dans un sens familial ;

La compression des dépenses dans un esprit de sévère économie;

Un contrôle plus rapide et plus effectif des dépenses:

3° Au point île vue économique et commercial :

Nous voulons : limiter rigoureusement l'intervention de FEtat en matière économique ;

Réorganiser et développer l’outillage national (ports, canaux, chemins de fer, etc,);

Diminuer le prix des transports;

* Encourager nos exportations ;

Mettre en valeur, d une façon rationnelle et intensive, les ressources de nos Colonies ;

Les candidats s’engagent à soutenir les revendications formulées par la Fédération des moyens et petits commerçants de la Loire, notamment en ce qui concerne la suppression ou le remplacement des impôts à forme inquisitoriale;

Amélioration des lois, — Diverses lois faites pour répondre à dis difficultés immédiates et consécutives à la guerre doivent être améliorées; nous y travaillerons dans l’esprit le plus large, au fur et à mesure que redeviendront normales les conditions économiques du pays ;

4e Au point de vue agricole ;

Nous voulons. : la mise en vigueur, dans les délais légaux, de la loi sur les Chambres d’agriculture;

La liberté commerciale pour les producteurs comme pour le commerce et l’industrie : ni vexations, ni taxations ;

Le vote desdois favorables au syndicalisme et à lu mutualité rurale;

Le développement des prêts agricoles pour les ouvriers de la terre;

L'électrification des campagnes et des petites cités rurales;

Une lutte énergique contre l’exode rural par la protection de la petite propriété agricole ;

Défendre énergiquement les intérêts de la viticulture;

Au point de vue social ;

Nous voulons : protéger le petit atelier familial;

Etendre les bienfaits des institutions de crédit;

Réorganiser l'apprentissage ;

Combattre la crise du logement en facilitant la construction d'habitations nouvelles;

LOIRE

Donner des encouragements et des subventions à toutes les institutions mutualistes et de prévoyance ;

Fa i r e appliiq uer la rge m en 1 1 a îégi si a Li on s o ci a le exista a te ]

Lutter contre Te chômage et organiser le placement ;

6° Au point, de vue familial :

Nous sommes partisans du vote familial, des primes à la natalité, de l1 augmentât ion des allocations aux familles nombreuses, du sursalaire familial Basé sur les caisses de compensation, des réductions de la durée du service militaire des fils de familles nombreuses et de la modification du régime successoral.

Electeurs, afin de réaliser ce programme,

Votez tousj-sans rature, pour la liste de P Union Républicaine I

Liste c lu Parti Communiste (S.F.I.G.),

4 Électeurs de la Loire t

Aux ouvriers et aux paysans,

Diverses listes sollicitent vos suffrages.

Les candidats de la liste Taurines représentent le parti de la vie chère, des impôts écrasants. C'est le parti de l'expédition de Syrie, de Pavent arc de la Ruhr, de la faillite économique, de la crise du franc.

C'est le parti du désordre et du déséquilibre. C'est le parti de la guerre,

M, Durafour et scs colistiers se réclament du Bloc des Gauches,

M, Durafour répète bien qu’il vote toujours avec les communistes, leur rendant ainsi un hommage remarquable ; il reste cependant un radical, c'est-à-dire l'homme d'un parti sans programme défini dont se  réclament tout à la fois des hommes comme certains ministres de Poincaré, et des hommes comme ilerriot ou Painïevé. #

Ce n'esL pas parce que les radicaux de la Loire ont ouvert leurs rang à quelques poli ti- T ciens socialistes, traîtres à leur parti et oublieux de tout leur passé, que la combinaison arriviste du Rloe des Gauches pourra acquérir quelque prestige.

Contre les réactionnaires cyniquement entêtés dans l'erreur capitaliste.

Contre les radicaux impuissants et bassement politiciens, les travailleurs devaient a voir leu rs c a nd i da ta,

ÏJLsi les ont :

Ce sont des ouvriers e£ des paysans. Ce sont leurs1 frères de misère, î^mr cette élection, le Parti; maître de ses militants, n a pas confié son drapeau aux avoeâtëy aux médecins, aux professeurs ^ aux petits patrons, aux petits commerçants, qu’il compte cependant chaque jour pins nombreux dans ses rangs.

Pour l'exemple j r! a voulu que ses neuf candidats soient neuf exploités1*

LOIRE

Il y en a cependant un parmi eux qui., au moment de votre vote, ne sera pas à râtelier : c'est Pétrus Faure, qui, pour avoir participé à la grève des métallurgistes de Saint- Étienne, est pour quatre mois dans les prisons de la République bourgeoise, au régime des malfaiteurs et des bandits*

' Si pon vous dit : & Ces gens sont des bolehevistes », vous répondrez : a Quel mal y a-t-il à cela, puisque les communistes russes ont donne au monde le premier ÉLat prolétarien et socialiste ! »

Si Ton vous dit : « Ils refusèrent F entente électorales avec les républicains », vous répondrez : « Le socialisme a toujours eu un but élevé et précis: réaliser la révolution sociale* Celle-ci ne se fait pas avec des bourgeois radicaux ou autres, elle ne se fait pas avec les Simon Raynaud ou les Mandrill on. »

C'est ainsi qu'ont toujours peçsé les vrais révolutionnaires, surtout dans la Loire, où le citoyen Ferdinand Faure, avant de devenir radical pour assurer sa propre élection, enseignait et faisait pratiquer la fidélité aux principes et le mépris des succès électoraux équivoques.

Camarades !

Pour vous libérer politiquement et économiquement, vous voterez contres les listes bourgeoises opposées à la liste du Bloc Ouvrier et Paysan. Mais vous n'oublierez pas que bien voter n’est pas votre seul devoir.

Jamais des Députés, môme Communistes, n’assureront votre Emancipation.

Celle-ci ne sera l’oeuvre que de la Révolution Prolétarienne.

Après avoir volé pour les candidats de votre classe, vous rejoindrez vos organisations syndicales et le Parti Communiste ; vous formerez votre Bloc Ouvrier et Paysan.

Vive l’Internationale communiste !

Vive la révolution prolétarienne E T

* La Fédération Communiste de la Loire»

Liste du Cartel des Forces républicaines et socialistes*

La France, tenue en défiance par ses alliés et non payée ;de ses créances, le déséquL libre financier aggravé, l’injustice fiscale accrue, les brimades et les violences multipliées à l'égard des travailleurs et des fonctionnaires, la vie chère entraînant la misère des foyers ouvriers et la gêne du petit commerce et de la petite bourgeoisie, la classe ouvrière e§ les classes moyennes surchargées d'impôts de consommation, la crise du logement sans solution T les lois sociales et les lois laïques menacées, les assurances sociales et Les retraites en souffrance, le domaine de l’État mis à l'encan, les Fonds publics dilapidés dans le scandale des Régions libérées, l'augmentation sans mesure des tarifs de transports, tel est, dans ses

NQ 1471

LOIRE

méfaits principaux^ le bilan de la politique du Bloc National qui doit dresser contre elle dans un effort commun, tous les républicains et tous les socialistes.

Pour remédier aux effets désastreux de cette politique, le Cartel des Forces républicaines et socialistes estime qu’il est nécessaire, pour les difïérents partis de gauche, de faire abstraction de leurs doctrines particularises et de faire ratifier par le Corps électoral un programme de réalisations dans Tordre et ta légalité.

Décidé a obtenir pour la France la réparation des dommages causés par l'ennemi, il constate que T opéra tien de la Ruhr, accomplie en désaccord avec une partie des alliés, n’a pas donné pour cette réparation les résultats promis, 11 reste convaincu que les difficultés internationales nées de la guerre : règlement des réparations et des dettes interalliées, consolidation de la paix par la limitation simultanée des armements, ne peuvent trouver de solution que dans le recours à la Société des Nations, élargie et renforcée,

Ï1 met au premier plan des préoccupations de T heure présente la lutte contre la vie chère par :

1° L’abaissement général des droits de douane sur les produits nécessaires à la vie et h la production ;

2° La répression sévère des spéculations capitalistes, aussi néfastes pour le petit cornmerce que pour les consommateurs;

3Û La suppression des taxes et impôts multiples (chiffre d’affaire, impôt sur les salaires, doublé décime, etc.), créant une armée considérable de fonctionnaires et leur remplacement par un impôt unique et fortement progressif sur le revenu, sans inquisition fiscale ;

4° Payement du déficit par la conscription des fortunes ;

5° La recherche et la suppression des sinécures coûteuses et inutiles ;

6° La limita Lion immédiate h un an de la durée du service de caserne et Inapplication du principe de la nation année, préconisée par Jaurès, la réduction progressive des armements, sans Loutefois mettre la sécurité de la France en péril, en attendant que des garanties définitives de paix assurées par le développement de la Société des Nations permettent le désarmement total;

7° Une politique du logemenL assurant une protection efficace du foyer des locataires et des familles nombreuses.

Pour assurer le relèvement économique de la France dans la Paix sociale, le Cartel des forces républicaines et socialistes demande l’amnistie la plus large pour tes faits de grève, faits politiques et militaires, le respect de la liberté individuelle et T extension du droit syndical, le maintien intégral des lois laïques, la défense des libertés et des lois ouvrières, le vote immédiat des réformes, telles que les assurances sociales et rajustement des pensions au coût de la vie.

U demande également que soient prises en considération les revendications formulées par les différentes associations de mutilés, réformés, orphelins et veuves de la guerre.

Soucieux aussi de l 'avenir moral du pays, le Cartel des forces républicaines et socialistes affirme nécessaire la réforme de renseignement par Taccession de tous les enfants des deux sexes aux différents degrés d’instruction, selon leurs aptitudes et la possibilité pour eux de s’élever par concours, à l’aide de subventions de TElat, jusqu’au plus haut développement intellectuel et scientifique-

Le domaine de l’État doit être mis à l’abri des convoitises capitalistes, étant entendu qu’une réforme nécessaire assurera Industrialisation des monopole^ et des services publics avec la collaboration organisée du personne), des consommateurs et des représentants de la Nation,

Eniin, le Cartel ne sauvait oublier ni la défense de la propriété commerciale et de la propriété inLclIectuelîe, ni la défense des intérêts de nos populations agricoles qui se confondent souvent avec l’intérêt général.

LOIRE

Pour cette action immédiate en faveur d’une politique de paix internationale et progrès social, le Cartel des forces républicaines et socialistes fait appel b tous les démocrates qui yeuleni arracher la France à la Sommation d’une coali tion oligarchique et ploutucruLique, rendre J a République aux républicains, et laisser ainsi aux travailleurs le moyen de poursuivre, dans révolution de la loi, leur émancipation,

Pierre VIN A Y, Conseiller municipal, Ancien Maire de Rivc-de-Gier, Ancien Conseiller général, Administrateur de la Verrerie ouvrière de Rive de-Gier, Membre du Conseil supérieur des Associations ouvrières dé production., Chevalier de la Légi on d’honneur., — Robert KLEURIER, Secrétaire administratif du Parti Soc iaiisie Français,, Ancien Rédacteur k l .d’où il démissionna

en 1920 pour protester contre la main-mise du bolchevisme sur le Socialisme Français. II collabore depuis cette date aux cotés des citoyens Frédéric ÏSrunet, Président du Conseil général de la Seine, Arthur Levasseur et Paul Aubriot, députés de là Seine. Sa connaissance parfaite de l'action ouvrière Ta fait désigner comme secrétaire du Syndicat des journalistes professionnels du * mouvement social* — L Félix RI UTTE, Cheminot militant, Fonda-

leur de là Ligue pour la défense des droits acquis, Administrateur d'une Société d"nelrals en commim groupant HL 000 sociétaires cheminots, dont le bilan a été de 7.000,000 pour Tannée écoulée, Délégué syndical lors de rétablissement du statut et. des échelles de traitement* — DUMAZERT, Conseiller municipal de Roanne, Représentant de commerce, Mil Haut iTimc activité reconnue par tous ; ïl n’a que des amis. — MASSOUIAER, À débuté dans le journalisme à Saint-Étienne, où il a appartenu aux rédactions du Stéphanois et de la Loire Républicaine jusqu'en 191 G. Après avoir été secrétaire de rédaction,, de la Lanterne ^ il est actuellement rédacteur au Matin. — Docteur COITÔLFX, Médecin à V arsenal de Roanne, Ex-interne des hôpitaux de Saint-Etienne. — PAR ET, Balancier, Ancien directeur de la Caisse d’ Epargne, Adepte et défendeur ardent de tout ce qui peut renforcer la grandeur de la République vraiment démocratique. Le citoyen Paret a Loujo.urs memé le bon combat contre la réaction* Dans le département, il ne compte que des amis. — Florimont TALOBRE, Ancien Cheminot, Fils du citoyen Talobre, ancien adjoint au Maire dans la municipalité Jules-Lcdin. Est particulièrement intéressé aux questions d’enseigEemeot professionnel. Membre du Conseil de Perfectionnement de TEcolc Pratique d’industrie de Saint-Etienne, Secrétaire général de la Fédération d'arrondissement des Sociétés d'anciens Elèves des Ecoles Pratiques, — VERDIER, Chel d’atelier à Tarsenal de Roanne.

LOIRE (HAUTE-

4 députés.

IlHàCMi S.L . . 82 . 2rSQ

Votants.» . . . h ». » 68,087

DIanas Utntfls 763 irra gfôs trç primés»..,...*.,. 6 7 . 3 J 2

Majorité absolue ...» 33.657

•Qunttént électoral . * =16.828

Jjiete'd'Uniqn répablicame at de Goïicorde

rLatioBaie.

Entier. . , . .

Constant. , .

Féutby Michel*

28 itm .28.438 27.816

Total .

Moyenne, . » , .

Listfe de l'Uïiion des irépubiioainfe.

MM, , Laurent- Fynac . .

Boyer . .

Roux . . . * . *

Chauvin . . . . .

Total . ». 147.852

Moy en ne . .36; 963

La liste du Bloc ouviiei'-pa}rsan a obtenu une moyenne cle G35 vjoiît.

asafiso

Élus à la majorité absolue . . . . . . . MM. Laure ntÆynac, Boyer, Chauvin, Rous,

Liste de FUmon des Républicains,

Chers Concitoyens,

Au tendeanam des élections de 1919, notre chef do liste, Laurent Eynac, vous écrivait :

« Méditons, la leçon ; pour, servir bien la France par la République, il nous faut réaliser Tunîon des forces républicaines ; à cette œuvre indispensable de cohésion toutes les bonnes volontés doivent s’attacher. .Fy fais appel. »

Cette volonté d’union est notre mot d’ordre. Jamais consultation populaire nVempnunlé aux circonstances une signification politique plus grave et n'exigera du parti républicain plus de discipline.

Au point de vue de la politique extérieure, le rapport des experts est venu donner raison aux légitimes revendications de la Patrie mutilée ; selon les termes mêmes du Président du Conseil, M. Raymond Poincaré, il va maintenant appartenir à la Commission des llépa-

LOIRE (HAUTE-

lions de dresssr un plan définitif, d’obtenir de l’Allemagne quelle vote promptement les lois nécessaires eL d’organiser avec précision les contrôles recommandés par les experts/

Nous affirmons le droit de la France défini et consacré par le Traité de Versailles à la sécurité et aux réparations. Nous serons pour la mise en œuvre des meilleurs moyens permettant d’obtenir pratiquement les réparations dues par l'Allemagne ; pour îe règlement équitable des dettes interalliées; pour rétablissement d’une paix durable; pour TorientaLion sincère des peuples vers l’idéal de la Société des Nations dont il faut faire une réalité.

Nous serons pour une réduction progressive du service militaire dans toute la mesure compatible avec la sécurité du pays, qui devra être recherchée dans une meilleure organisation de toutes les ressources de la Nation.

Au point do vue intérieur, nous sommes des démocrates, fidèles à une politique nationale, résolus à barrer la route aux ennemis avoués ou non de la Tradition Républicaine, dressés contre les coalitions publiques ou secrètes des puissances d’argent, complices des accapareurs et fauteurs de vie chère.

Hommes de liberté, nous nous prononçons pour les libertés ouvrières et professionnelles, pour la liberté de l’Enseignement, pour le respect de la laïcité de l’État et de l’école, pour Taccession gratuite à tous les degrés de l’Enseignement.

Au point de vue social, nous ne sommes effrayés par aucun progrès, il la condition qu’il soit étudié, mis à l’abri des improvisations fâcheuses et réalisé dans l’ordre et la paix intérieure : Assurances sociales; institutions de prévoyance, de bienfaisance et de mutualité pour toutes les catégories de travailleurs; lutte contre la dépopulation; lois de justice et de protection pour les familles nombreuses, notamment service militaire familial réduit selon le nombre d’enfants, allégement des impôts et charges de tontes sortes.

Nous adhérons formellement au cahier de revendications formulé par le Comité d’entente des groupement^ nationaux des victimes de la guerre et d’anciens combattants : droit à réparation corporelle, droit au travail et au reclassement social, droiLs spéciaux en mattère de prévoyance sociale, droits civiques et moraux. La Nation doit exécuter entières ses obligations envers toutes les victimes de la guerre; nous y Veillerons.

Au point de vue financier, nous voulons la restauration de nos budgets par les justes réparations de l’ Allemagne, par le rendement des detLes interalliées et l’organisation du Crédit international, par la réduction de la dette Ilot tante et de la circulation fiduciaire, par la pratique d’économies effectives et rigoureuses, par le respect de l’impôt sur le revenu, par une politique d’équité fiscale qui frappera en haut pour dégager en bas la foule des petits contribuables *: commerçants, professions libérales, artisans,' paysans, ouvriers, employés, trop lourdement chargés.

Au point de vue économique, nous défendrons énergiquement? la propriété individuelle, parce qu elle est a la base de tout effort et qu’elle garantit l’indépendance de la personnalité humaine.

C’est par l’ordre et la méthode que nous rendrons confiance au Travail et h l’Épargne. Nous entendons servir la prospérité générale du pays par la mise en valeur de nos richesses naturelles, par ï accroissement des matières premières nécessaires à l’alimentation comme k 1 industrie, par lé développement intense de nos moyens de communication et d’échange, par 1 abaissement des tarifs de transport, par les organisations de crédit multipliées et assouplies, par la liberté du commerce, par la guerre aux profiteurs et aux spéculateurs qui ont organisé la vie chère, en grugeant a la fois producteur, petit commerçant et consommateur,

Nous poursuivrons la révision des marchés de guerre, nous nous battrons pour l’abaissement du prix de la vie, nous défendrons le franc contre les offensives de la finance internationale.

Au point de vue agricole : Lutte contre la crise de la main-d’œuvre agricole, protection de la petite propriété rurale, accession â la propriété ou au patronat pour les fermiers,

LOIRE (HAUTE-

métayers ef ouvriers agricoles; électrification des campagnes, réforme delà loi sur h Tuberculose bovine, mise à la disposition des cultivateurs d instruments de culture perfectionnes et d engrais à meilleur prix, organismes de mutualité et de coopération, diffusion du Ci édit agricole, constitution des Chambres d’ Agriculture, introduction dans les écoles publiques d’un enseignement agricole approprié à notre région, extension des attributions du service des améliorations agricoles, adductions d'eau, chemins ruraux.

Juste rémunération des efforts des agriculteurs, afin d’encourager la production agricole et d’assurer ainsi la prospérité de nos campagnes et la vie du pays. Nous faisons notre le programme de la Défense Paysanne.

Au point de vue départemental, nous voulons T aménagement de nos forces hydrauliques, F organisation rationnelle des transports par voies ferrées d’intérêt local ou par services d’autobus, l’amélioration indispensable des horaires de trains, la mise en service de la ligne du Puy k Nieiglcs Prades et Inachèvement du Grand Transversal passant par Brioude, la construction rapide du canal latéral de l’Ailier avec Brioude comme point de départ, l'extension des réseaux téléphoniques, la protection de nos commerces et de nos industries (dentelles, passementerie, ruban, etc.), la sauvegarde de notre vie locale.

Chers Compatriotes*

Fidèles à nos origines, de tout cœur, nous nous emploierons à la défense des intérêts de notre petite patrie; fidèles à nos principes, de toutes nos forces nous travaillerons par la République, par la Démocratie, par la Paix, au grand destin de la Prospérité française.

LAURENT EYNAC, Député sortant, Ancien Sous-Secrétaire d’Ètat à l’Aéronautique, chargé de Mission au Ministère des Travaux publics, — André ROUX, Maire de Langea c, Conseiller général de Pmolsr Président de la Chambre de commerce de Brioude,— Jules ROYER, Mutilé de guerre, Chevalier de la Légion d’honneur, Conseiller municipal du' Puy, Président du Conseil d'arrondissement dn Puy, — Auguste CHAUVIN, Agriculteur, Président de la Société agricole d’Yssingeaux, Directeur de la Caisse régionale de Crédit agricole de la Haute-Loire.

Liste d’Union Républicaine et de Concorde Nationale.

Chers Concitoyens,

Le titre de notre liste est, à lui seul, un programme.

Nous Favoris choisi pour affirmer notre fidélité aux saines traditions républicaines et marquer notre confiance au Chef du Gouvernement, M, Raymond Poincaré,

Après le Président de la République, au cours de son voyage à travers notre beau pays, le Président du Conseil a fait appel à l’union républicaine et à la concorde nationale. Nous répondons à cet appel en présentant à vos suffrages des noms d’hommes dont l’unique ambition est de servir l’Intérêt National,

Trois d’entre nous ont défendu, soit au Sénat, soit à la Chambre, les grandes causes

LOmK' (H VU PÎÏ-J

de lit P.ilirîe-, de la Famille-, de; loiïte* les Victimes de la guerre. Celui qui se joini: à eux, anwûm combattant, père, lui aussi, de l'a mi-Me nombreuse, le secondera d’un labeur cl d’un dtë cône ment égaux,

Phrtbans résolus de toutes les libertés publiques, no us voulons une République ouverte il toiiev tolérante et respectueuse de toutes les croyances;

Au point de vue social, nous défendrons la propriété individuelle, fruit de labeur et df é e o il q prïie*1, et nous* nons opposerons a ceux dont les> principes chimériques conduiraient le pays aux pl lis sanglants désordres, à h ruine et à Feselavage,

Nous assùrerons, au contraire, par de sages réformes, le progrès dans la fraternité,

♦C'est ainsi que nous entendons nous associer à toutes les initiatives qui auraient pour objet de développer et diffuser Fmsüruct ion à Cous les degrés, et surtout renseignement professionnel, agricole et commercial.

Notre sollicitude l'a plus attentive ira aux ouvriers, mutilés du travail et, en général1, à tous les^ déshérités dè ta vie, alm que leur condition soit améliorée 3e pl'ns largement possible- par la prévoyance, la bienfaisance et la solidarité.

Pour les Familles* nombreuses, dont nous croyons être lès représentants autorisés (*20 enfants à nous quatre), nous continuerons inlassablement notre effort afin d obtenir pour elles, qui sont la sécurité et l'avenir de la France, les avantages pécuniaires, moraux et politiques qui sont leurs droits.

Pour les Poilus, Blessés. Mutilés, Prisonniers, anciens Combattants, Veuves, Orphelins et Ascendants. nous continuerons à les servir fidèlement et activement. Ils sont les: créanciers privilégiés de la Nation ; la Nation leur doit non point des promesses faciles à des candidats, mais la justice la plus immédiate et la plus généreuse.

Nous voulbus fa diminution- des charges du Pays en abaissant encore la durée du serv te©* mi lit ai re , d es q u e ï e s n écessit ë s dé lu- dé f c lise u a t i o nale ïe pe rm c ttro n L .

Au* point de vue fiscal, si nous avons approuvé le Gouvernement dans sa demande d; impôt pour lutter contre Te renchérissement de fa vie et nous préserver des dangers que nous1 faisaient courir les financiers intern ali anaux, nous entendons faire respecter le caractère provisoire de ces impôts et exiger que les économies qui en sont la contre-partie soient immédiatement et s cru [Hideusement réalisées. Nous ferons, en tout cas, tous nos efforts pour que la surcharge imposée au Pbys ne soit que passagère.

Au point de vue économique, nous avons la conviction que, protégés par une législation libérale dToù soient bannies toutes les mesures de taxation et d inquisition, le Commerce et l'Industrie, sous l'égide de la concurrence dans la liberté, et F Agriculture, soutenue et encouragée par des mesures de sage prévoyance, sauront, dans l'entente et l'harmonie des efforts, triompher du problème de la vie chère.

Nous proclamons bien haut notre admiration pour les paysans.

Ils sont l'armature du pays. Ce sont eux qui, plus que quiconque, ont fait la victoire, et, maintenant, ils continuent de nourrir la France en donnant 1 exemple du labeur courageusement accepté.

Aussi méritent-ils toute la sollicitude des pouvoirs publics : développement des syndicats ; extension du crédit agricole ; diffusion rapide de l'électricité sagement tarifés ; refonte de la loi sur les chemins vicinaux et exécution d'un réseau de chemins ruraux ; amélioration des services postaux et téléphoniques ; perfectionnement et régularisation des moyens de transport et de- circulation ; enfin, et surtout, abrogation de la loi néfaste sur la tuberculose, a remplacer par mie autre vraiment efficace ;- tiefe sont, en • raccourci', les traits principaux d’un programme que nous entendons poursuivre avec énergie et obstination.

S v ^agriculteur gagne largement sa vie ; sr’IF trouve dans son village les avantages et les agréments au^qwefë R a droit ;■ si Partisan, passementier favorisé; par le développement de l'outillage familial, et la dentellière protégée dans son travail, reçoivent la légili me rémunération de leur labeur, ils resteront Èl1 leur terre etJ 3 leur foyer. Et ainsi1 seraient solu-

LOIRE (HAUTE-

tionnés le problème du dépeuplement des campagnes et* celui de la natalité, desquels dépend noire avenir.

Telles sont, chers concitoyens, les idées générales qui nous guideront dans l'accomplissement du mandat que nous sollicitons de vos suffrages.

Nous sommes des hommes sans ambition et de bonne volonté.

Considérez que nous sommes attachés a notre pays par les multiples liens de nos familles nombreuses, des sacrifices douloureux à la Pairie, de nos situations laborieuses qui font de nous les défenseurs plus désignés de Tordre et de la paix.

Dégagés de toutes préoccupations d’intérêts particuliers pour ne songer quau bien public, aimant passionnément la France, que, nous voulons grande et prospère, nous consacrerons à la défense de vos intérêts toutes nos forces et tout notre cœur.

Vive la France 1 Vive la République I i

Joseph ANTLER, Docteur en droit, Ancien Èâtonmer, Député sortant, Conseiller Général de Tay-sur-Lignon, 'Vice-Président de T Union des Pères et Mères dont les Fils sont morts pour la Patrie. — Victor CONSTANT, Député sortant, Maire, Conseiller Général du Puy, Président adjoint de la Confédération des Groupements commerciaux et industriels de France, Membre du * Comité directeur de la Fédération Républicaine, — Auguste

FOULHXi Agriculteur, Ancien Sénateur, Maire de Ohauteuges, Conseiller Général de Langeac, Chevalier du Mérite Agricole, — Augustin MICHEL, Docteur en droit, Bâtonnier de Tordre des avocats d’Yssingeaux, Ancien combattant, Président de la Ligue des familles nombreuses de l'arrondissement.

Liste du Bloc Ouvrier Paysan,

Cette liste n’a pas fait distribuer de profession de foi.

atjr

LOIRE-INFÉRIEURE

9 députée.

(Divisé en deux circonscriptions : la première circonscription élit 5 députes. La seconde : 4 députés.)

Première circonscription (8 députés).

lusérîta, \ ot&u te .

Blancs et nuis. .

Suffrage» exprimés ,

Majorité absolue.. , Quotient électoral.

Liste d’Unioii nationale et républicaine,

MM. Merlant . . . * . 23.083

Liuyer . . . . »! ?»

De la Tullaye . . . 20.941

Du Plessis do Grénedan - . - - - 20 . 856

Durand . - . ^3.310.

Total. . .

Moyenne!. ......... . 21.818

Liste Républioaine.

M>I. Aristide Briand.. .

Sibille .

DelarocUe-Vernet .

MM. Bellamy . . . * . . 30.127

Total . ■ 153.521

Moyenne — . «

Liste du Parti socialiste (S. F, I. O.).

MM, Gautier.. . . 15*-6Ü?

Pageot . . . 14.184

D&lby . . * .

Le Roux - - - . - . . 13.919

Blancho . * - - 13,942

Total. . . ;^7LS65

Moyenne*. ......... 14.313

Liste du Bloc ouvrier-paysan.

MM. Grand jouan - . * . . »-S3î

Raraillo. . • . - . 2,711

Legoff . . —

Chanteiiax-Pïciien . . . 2.70n

Total, , .

Moyenne

Élus

an quotient

à la plu* forte moyenne

MM. Aristide Briand , Si bille. Merlan L MM. Bellamy, Delarocho-VerneL

LOIRE-ÏNFÉMEURE

Liste Républicaine.

Chers Concitoyens,

An moment, où la Fédération Républicaine de la Loire-Inl'érieure nous fait l’honneur de nous présenter à vos suffrages, nous considérons comme un devoir de vous faite Ta déclaration suivante :

Nous plaçons l'intérêt national au premier rang de nos préoccupa Lions. Tons nos efforts, si nous sommes élus, tendront vers les solutions interalliéee qui seronL de nature à soulager la France du lourd fardeau qu’une guerre injuste a fail peser sur elle et qui nous paraîtront le plus propre à assurer sa sécurité en môme temps que la paix du monde.

Quelque opinion que Ton puisse avoir sur les moyens d’atteindre ce but, nous pensons qu il est du devoir de tous les bons citoyens de se serrer autour du drapeau de la France des qu’il est engagé.

Quand il s'agit de solidarité nationale, l’union est des plus i-acilési Le jeu qui consiste h opposer les tins aux autres tous les hommes qui ont eu les responsabilités du pouvoir est une manœuvre perfrde qui tend, sous le couvert du patriotisme, à troubler les esprits et à diviser les citoyens afin de capter leurs suffrages.

Le patriotisme n'est le monopole de personne, L exploiter électorale mont est taire injure à la mémoire des glorieux morts de la grande Guerre, porter un défi; à tous les combattants, car c’est de leur héroïsme à tous, sans distinction de parti, qua été faite la victoire.

Si Ton examine les actes des hommes qui ont occupé le pouvoir pendant la guerre et depuis l'armistice, on est obligé, si Ton est juste, de reconnaître qm'ils procèdent d'une commune bonne volonté, se complètent les uns les autres, tous dirigés vers le même but : l'intérêt de la Patrie,

Suivant l'exemple des grands Républicains de la Révolution à qui leurs adversaires jetaient comme une injure le qualificatif de « Patriotes w, nous aimons la France d un amour désintéressé. Nous la voulons grande, respectée, capable de défendre énergiquement ses droits. Nous la voulons fière, mais non agressive. Nous la voulons travaillant de toutes ses ■ forces avec nos alliés à consolider, avec son Droit, la Paix dans le monde.

Mais si nous sommes de bons Français, noos sommes aussi de bons, sincères et fermes républicains, A nos yeux, la République se confond avec la France quelle a reconstituée dans son intégrité territoriale.

C'est la Franêe de ïa Révolution, la France de la Liberté et du Progrès humain, que tous les peuples civilisés sont venus rejoindre sur les champs de bataille. C est en elle qu ils ont confiance pour réaliser la poix dans le monde, de même que c'est dans la République et par elle que nous envisageons l'avenir du pays.

Mais nous voulons la République défendue et maintenue par les républicains qui l'ont faite. Si elle doit être largement ou ver Le a toutes les bonnes volontés, ce n est pas à scs adversaires d'hier et de loujdurs qu’il convient de confier sa destinée. Elle n’est par seulement, un mot : elle est une réalité vivante, un ensemble de réformes et de lois de liberté ef de progrès social.

Conçue et réalisée en vue d’assurer la pleine et entière liberté de croyances, elle doit mettre son patrimoine de tolérance et de garantie laïque hors des atteintes de quiconque voudrait se servir de son étiquette pour contre Taire ses principes.

La République n'est pas seulement un passé immobile et consolidé : elle e$t une espérance et une promesse de mieux être pour les travailleurs de la ville et de la campagne*

LOIRE INFÉRIEURE

Elle n'est pas figée dans une formule. 4CP principes eux-mêmes sont perfectibles ; toutes les énergiques aspirations de la jeunes^ hardie, généreuse, sont les nôtres dès lors qu elles tendent au bien du peuple dans îa liberté.

Sur la route du progrès social, il n'est point de repos ; à 1 effort civique, il n est point de trêve. La réforme d’hier appelle ja réforme de demain et prépare, la reforme qui suivra. C'est d’un esprit hardi et d’un cœur résolu que nous travaillerons au vaste programme d’améliorations qui restent à réaliser dans l’ordre politique, économique et social. Nous ne concevons pas de telles 'réalisations en dehors de l’ordre et de la légalité, sans lesquels il ifest pas de progrès possible.

Nous ne pouvons non plus les envisager en dehors d’une rigoureuse politique de sagesse économique et financière tendant, par un outillage plus pertectiomié, par une meilleure utilisation de nos ressources nationales et colonialesrà 1 abaissement du coût de la v le et à r allégement fiscal dea familles nonibreuscs et des petits contribuables.

À plusieurs d’entre nous, vous avez déjà accordé votre confiance : ils ont conscience de n'avoir pas démérité et d'avoir servi fidèlement vos intérêts légitimes.

Les uns et les autres, nous avons pas d’autre ambition. Nous continuerons à contribuer largement à la réalisation d-œuVres locales d’intérêt public : le développement de nos grands ports de Nantes et de Saint-Nazaire les intérêts agricoles et industriels qu ils commandent continueront à faire l'objet de nos soins les plus assidus. «

Unis [par un idéal politique que rapproche un commun amour de la b rance et de la République, nous mettrons toutes nos énergies à les servir l’une et l’autre et à faire de notre belle région, dont nous somrqes tous les fils, une des provinces les plus actives, les plus prospères, les plus belles de notre grand pays.

Chers Concitoyens, Républicains de nuances diverses, notre passé attestera sincérité de nps convictions, explique et justifie notre union. Dresses en lace de la Réaction, avouée ou dissimulée, nous comptons sur vous pour la vaincre et faire triompher sur nos noms la cause de la Liberté et du Progrès social.

Vive la République !

ARISTIDE BRIAND, ancien Président du Conseil, Député sortant, — Maurice SIB1LLE, Député sortant, Conseiller général. — Ph. DELAROCHE-VERNET, ancien Député, Conseiller général. — Ptaui- BELLAMY, Maire de Nantes, Conseiller général. — Roger DRUON, Bâtonnier de l’Ordre des Avocats du Barreau de Saint-Nazaire.

Liste df Union Nationale et Républicaine.

Electeurs,

Les Candidats réunis sur cette liste ne sont pas des politiciens de profession.

Simples citoyens, ils ignorent les dangereux égarements auxquels f ambition du pouvoir expose parfois les hommes qui en ont déjà connu les honneurs et les responsabilités + <

En leur accordant vos sulirages, vous donnerez votre adhésion a la politique claire et

LOJRE-ES'FÉRILDRE

vigoureuse dont le maintien pour !e salut du pays est l’enjeu direct des élections du 11 mai,

A celle politique, éminemment représentée par le grand homme d’Etat qui est à la tête du Gouvernement, M. Raymond Poincaré, nous apporterons, sv vous nous choisissez pour vos mandataires, une collaboration loyale.

Nous en faisons ici la déclaration unanime, sans équivoque et sans réticence.

La politique générale du pays Èst dominée, à l'heure présente, avec plus de rigueur que jamais, par la politique extérieure*

Politique extérieure :

riu

Nous voulons une politique extérieure qui maintienne sans défaillance devant nos ennemis d’hier, et rappelle; s'il le faut, à nos alliés, jve.e une cordiale fermeté, les droits que la France lient des traités.

Les conclusions des experts sont la justification de la politique française d énergie et de persévérance poursuivie depuis deux années. «

En face d’une Allemagne qui, dressée dans un sursaut de résistance orgueilleuse et menaçante, n’aspire qu’à la guerre de revanche, la France, résolue à lui imposer la paix et consciente du péril des équivoques et des abandons, n’entend consentir à aucun fléchis^ se ni eut de la volonté nationale.

L’opinion de cet Le circonscription a sévèrement condamné l'imprudent appel aux forces démocratiques internationales, adressé de Carcassonne, par M* Aristide Briand pour l1 instaura tien d’une politique nouvelle, nébuleuse et inquiétante qu’il offrait comme un gage d’alliance aux partis d1 extrême-gauche dans un geste déjà révélateur de troublantes compromissions : notre liste est née de ce mouvement de réprobation.

Politique intérieure :

Parce que, pour sa politique extérieure, et pour la paix du monde, la France la besoin d’être forte, elle réclame à T in teneur une politique qui unit et non qui divise, une politique qui inspire la confiance.

Plaçant la République au-dessus des partis et des contestations, nous la concevons comme une maison où Ton travaille ; elle ne doit pas être un champ clos, où les citoyens dépensent en luttes intestines les forces vives qu’ils doivent d’abord à la Nation.

Nous voulons la paix religieuse par la liberté de conscience loyalement pratiquée et par la proscription de tout sectarisme honteux.

Nous voulons la paix sociale assurée, dans un espril de haute justice, par un large développement de la prévoyance sociale. *

Nous voulons l’ordre dans les pouvoirs publics eux-mêmes :

— Une rigoureuse séparation des pouvoirs qui exclue l immixtion du Parlement dans l’exercice des attributions incombant au Gouvernement.

— - Une représentation plus exacte des opinions et des intérêts par la représentation proportionnelle intégrale et le vote familial.

— Une réforme profonde des méthodes parlementaires et l'introduction d une discipline mettant fin à des abus qui déconsidèrent le régime parlementaire et troublent le tra^ vail législatif.

S’il est nécessaire, la réforme de la constitution elle-meme pour en faire un nstrument plus souple et plus sûr d’une politique républicaine^ nationale et sociale, pour donner au Gouvernement plus de stabilité et aux intérêts économiques plus de garantie.

- La réforme administrative opérée par une 'large décentralisation, la suppression des

LOIRE* INFÉRIEURE

paperasseries, formalités et rouages inutiles, en respectant les droits légitimes des fonctionnaires que nous voulons protéger par rétablissement d'un statut légal*

En matière financière et économique :

L’assainissement des Finances publiques est la condition essentielle de la stabilité de P équilibre économique et l’élément primordial de la lutte contre la vie chère.

Le pays a accepté les charges qu’impose cette œuvre de salut national.

Nous en avons déjà été récompensés par le redressement du franc*

Mais nous entendons avec le pays que P un des premiers devoirs de la prochaine législature sera d’entreprendre la codification et la simplification de noire régime fiscal, complexe et incohérent, en assurant une plus équitable répartition des charges et en écartant les inquisitions inutilement vexatoires.

Economies sévères avec répressfon de tout gaspillage.

Réorganisation et réduction progressive et raisonnée du régime des monopoles*

Libération de l’Agriculture, du Commerce et de l’Industrie des tutelles administratives* *

Nous nous associons sans réserve h ces revendications de Fimmense majorité des commerçants, des industriels et des agriculteurs.

Développement de là production nationale sous toutes ses formes.

Mise en valeur complèLe de notre domaine colonial.

Ce programme de travail, qui a pour objectif la prospérité nécessaire à l’amélioration des conditions de l'existence des Français de toute catégorie, doit avoir définitivement le pas sur les querelles stériles qui absorbent les préoccupations parlementaires dans une proportion excessive au détriment du labeur utile.

En matière sociale :

Organisation sociale du pays par T introduction progressive des assurances sociales et ! le développement de la Mutualité*

Protection de l'Enfance : lutte contre Ta mortalité infantile et les fléaux sociaux.

Aide aux familles nombreuses conformément aux vceüx des Congrès nationaux de la Natalité, notamment par des exemptions fiscales et le développement des allocations familiales.

Organisation de l'apprentissage et développement de l'enseignement professionnel, industriel, commercial et agricole.

Ce programme est notre : notre passé eL nos actes témoignent de notre dévouement passionné à sa réalisation.

Les Combattants, les Veuves et les Orphelins de la Guerre, les Anciens prisonniers de guerre sont assurés, par la composition meme de noLre liste, que leurs intérêts trouveront en nous des défenseurs conscients de leurs titres à la l'econnaîssance nationale.1

Nous soutiendrons les revendications des cahiers de fa France combattante*

Enfin, nous professons que la prochaine législature aura l'impérieux devoir de prendre les mesures nécessaires pour éteindre progressivement la crise de l’habitation, lutte contre le taudis, le pire des fléaux sociaux, encouragement et aide efficace h la construction, seul moyen de rétablir les rapports normaux entre locataires et propriétaires et de mettre fin *■ au malaise qui atteint* si, péniblement les classes moyennes et les travailleurs de tous ordres.

Programme régional :

La réforme administrative, dont la nécessité est un fait incontesté» devra. Être basée aur le renforcement des pouvoirs et des services régionaux, organisés méthodiquement en vue du développement de l'activité économique régionale*

Pr 1471

LQIRE4NFÉB1RURE

Les deux ports de Nantes et de Saint-Nazaire, unis dans une étroite solidarité, sont les assises de la prospérité de la Basse-Loire.

L amélioration de leurs accès et de leurs installa Lions, leur expansion à r extérieur par le développement des ligues régulières et spécialement tes services maritimes subventionnés,

A l’intérieur, l'aménagement des voies navigables et la solution enfin donnée à la question do l’organisation du réseau de chemins de fer qui dessert nos ports feront l'objet de nos préoccupations constantes.

Nous sommes résolus à entra tenir avec les représentants patrons el ouvriers de nos industries et de nos commerces, les marins, les pécheurs, les paludiers, un contact permanent pour leur apporter, en toute occasion, l’appui qu’ils sont en droit d’exiger de leurs représentants au Parlement.

Nous réclamerons l' extension du Crédit maritime, aide commune à l'armement commercial, aux industries de la , pèche et à nos chantiers navals.

Les agriculteurs, maraîchers, éleveurs, exploitants des prairies de la Basse- Le ire peuvent compter sur notre particulier dévouement ; étroitement mêlés nous-mêmes à leurs i utérê U, nous les connaissons et les défendrons.

Electeurs,

En acceptant de présenter notre candidature, réunis dans un esprit de concorde national, nous avons cru accomplir un devoir civique.

C'est à votre propre sentiment du devoir que nous nous adressons nous-mêmes; vous êtes responsables envers îe Pays du vote que vous allez émettre, #

Nous vous adjurons de remplir votre devoir électoral en pleine indépendance et pleine loyauté; n’ayant en vue que les intérêts supérieurs delà France.

Francis MER LAN T, Industriel, ancien Adjoint au Maire de Nantes, ÜfBcier de la Légion d’honneur. Membre de la Chambre de Commerce. — Louis L1NYER, Docteur en droit, Avocat au Barreau de Nantes, Conseiller général, Chevalier de la Légion d honneur, Croix de guerre. — H. de la TULLAYE, Négociant, Capitaine au long cours, Adjoint au Maire de Nantes, Croix de guerre. — L‘-C> du PLESSIS DE GRKNÉDAN, Docteur en droil, Conseiller d arrondissement Officier de la Légion d'honneur, Croix de Guerre. — Abel DUR AND, Docteur en droit, Avocat au Barreau de Nantes.

Liste du Parti Socialiste S. F, I. O.

Citoyens,

En opposition aux listes libérale, républicaine et communiste, la Fédération Socialiste de la Loire-Inférieure afTronte la bataille, son drapeau largement déployé.

Elle déclare que ses candidats n’ont rien de commun avec ceux des listes royaliste, républicaine et communiste. *

LOItUMNFÉRIKUftE

Jamais une Chambre des Députés n’avait jdsqu’ici donné, malgré les efforts des élus socialistes, un tel spectacle d'incompétence et de servilité.!

Jamais le Pays n’avait été témoin d’autant de scandales : scandales des blés, dos farines, des mistelles, des rhums, des sucres, des bénéfices de guerre, des régions dévastées,

etc. v

C’est donc un véritable verdict de salubrité politique que le collège électoral est appelé

à rendre, et qu’il rendra, nous en sommes convaincus, car c’est à leur ce u vre qu'il jugera les partis de réaction cléricale et républicaine auxquels le scrutin de 1919 a livré la France. .

Le bilan esL clair î

Le Bloc National, composé de royalistes, de liberaux et de républicains, tous conservateurs, a tenté d’arracher à la classe ouvrière les avantages et les droits si chèrement acquis : journée de H heures aux cheminots et rmirins, droit syndical aux fonctionnaires.

Les travailleurs des campagiles ont été complètement délaissés ;

Les mutilés de guerre, les pensionnés de l'Etat attendent toujours la réalisation des promesses faites en 19 19. Us ont été sacrifiés !

Le Bloc National a assuré l'impunité aux mercantU et aux profiteurs de guerre qui alimentent sa caisse électorale : mai il a refusé l'amnistie aux cheminots, fonctionnaires (instituteurs, postiers, etc'.), ainsi qu'à toutes les victimes des Cousins de guerre et aux condamnés pour délit d'opinion ;

Il s’est soigneusement abstenu de frapper le capital ; maïs il a par contre accablé d’impôts iniques et absurdes le petit commerce, la consommation et jusqu aux salaires indispensables a l'existence de la famille ouvrière ;

Il est responsable de la vie chère ;

Il n'a pu ni résoudre, ni même aborder certains problèmes capitaux poses ou aggravés par la guerre : enseignement, hygiène, logement, etc.

La loi sur les Assurances sociales a été escamotée*

Enfin, sa politique extérieure a abouti h prolonger le déso-dre économique de l'Europe ; à renforcer le Militarisme et le Nationalisme dans le monde entier; a éloigner La Paix Universelle, qu'appellent tous les hommes de cœur.

Artisans, Commerçants, Travailleurs !

Cette politique de réaction brutale a eu pour conséquence d accroître le coût de 1 existence et de paralyser la vie économique du pays.

Elle a reçu l'appui de tous les élus de notre Département : Briand, de la Ferronnays, Sîbillc, de Juigoé, Ginoux-Defermon, Le Cour-Grandmaison.

Tous sans exception sont responsable de la politique néfaste du Bloc National.

M. Briand, qui tente en dernière heure une habile diversion pour se créer une nouvelle virginité parlementaire, n’a jamais osé affronter la tribune de la Chambre pour combattre la politique de M, Poincaré.

Et nous avons la certitude que les nouveaux candidats cléricaux et républicains bourgeois, qu’ils s’appellent Bellamy ou Linyer, Bruon ou de La Tu Haye, Merlan t. ou Delaroche- Vernet, Albert Durand ou Du Plessis de Gréuédan, s’inspireront de celte politique.

MM. Bellamy et Linyer n’ont-ils pas, au Conseil Général, voté tous les ordres du jour de confiance et de félicitations au Gouvernement du Bloc National, présidé par M. Poincaré ?

Citoyens 1 ^

Vous notifierez au Bloc National sa condamnation 1

Tous : petits Commerçants cl petits Industriels; Travailleurs manuels et intellectuels ;

LOÏRE-I NFÉBlIE C RE

Fonctionnaires de toutes catégories; Inscrits maritimes du commerce, de la pêche fluviale^ côtière; Cultivateurs; petits Propriétaires; Fermiers ou Journaliers, qui êtes écrasés d’impôts,

Vous voterez le II mai pour la Liste Socialiste tout entière, car seul le Socialisme contient la Démocratie et la République 3

Vive le Socialisme !

Vive la République Sociale!

Henri GAUTIER, Conseiller Général du canton de Saint-Nazaire* ~ Auguste PAC EÛT, Commis des Postes, Conseilcr Municipal de Nantes* — Ernest DALBY, Employé de Commerce, Conseiller Municipal de Nantes* — Eugène LE ROUX, Voyageur de Commerce, Président du Conseil des Prud'hommes, Conseiller d'Àrrondissement du 7e canton de Nantes* — François BLANCHO, Ouvrier Métallurgiste, Conseiller Municipal de Saint-Nazaire*

Liste du Bloc Ouvrier et Paysan.

Cette liste n’a pas fait distribuer de profession de foi.

LOIRE-INFÉRIEURE

Deoxièms g lf. conscription ('i députés).

Inscrits. ............ 95.002

Volant*. . , . . ► . . * 78.300

MM. F leu -y . . . 23.513

Lelord , . . . . * ■ ■ ■ ♦ ■ * 23 , 3? 8

Total . . 9 j - 052

Moyenne . 23.753

Biancs et nuis. ..... - - * •

Suffrages espriinos * -

M ijomé absolue. ....

Quotient électoral . . .

Lmte d’TJnion nationale et catholique-

MM. De la Farranuya . — ■* * ■

Gînoux Dcformon .

. 47.8JW

Le Gour-Grartd maison ......

Total . .

Moyenne, . .

Liste Républioaiiie,

MM. Malécot. . . . . 23.670

Le doux . . . . */**•« 23.471

Elu? à la majorité absolue,

List s dti Parti socialité s.

Page 1