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avec d’autant plus de force qu'ils seront sanctionnés et consacrés par des accords interna^ tionaux qui garantiraient aussi sa sécurité.
Nous voulons rechercher, à la fois, la sécurité et la paix, non dans une course folle et ruineuse aux armements, mais par l'organisa tioo du droit entre les peuples et par des ententes entre les démocraties.
Nous voulons fortifier et élargir cette Société des Nations qui doit être l’axe d'une Europe nouvelle, d'un monde nouveau et qui substituera aux solutions de force des solutions d arbitrage et de paix.
Agriculteurs :
Il faut tout faire, tout tenter, pour intensifier la production agricole.
Le salut de la France est dans la terre de France,
D où la nécessité d’une politique agricole qu’il est possible de résumer en quelques formules :
Combattre par tous les moyens ta dépopulation des campagnes et favoriser l’accroissement de. la main-d'œuvre ;
Améliorer les conditions de vie morale et matérielle faites aux habitants ries campagnes ;
Développer l'esprit d’association et de coopération ;
Favoriser les assurances contre tous tas risques qui menacent fagri culture ;
Exercer un sévère contrôle sur ta composition et sur la vente des engrais industriels, dont les prix de transports dohrenl être abaissés ta plus possible ;
Organiser et vulgariser renseignement agricole ;
Simplifier la procédure des prêts agricoles ;
Multiplier les voyages d'études dans les régions réputées pour les progrès agricoles qu’elles ont réalisés ;
Modifier le régime des bouilleurs de cru pour rendre aux agriculteurs toutes les facilités nécessaires, en leur évitant les tracasseries et les pertes de temps ;
Obtenir des Compagnies de transport les plus grandes commodités et tas tarifs les plus favorables ;
Obtenir des négociateurs des traités de commerce les conditions les meilleures pour nos produits agricoles ;
Capter et distribuer dans tas campagnes les forces hydrauliques transformées en électricité ;
Augmenter les voies de communication et améliorer les moyens de transports ;
Développer, selon les régions, soit l’irrigation, soit le drainage ;
Hâter 1a mise en application de la loi sur les Chambres d'AgricuIture,
Planteurs de tabac :
Nous prendrons résolument en mains votre cause :
Pour encourager ta culture du tabac et modifier le fonctionnement des commissions paritaires de façon à vous mettre à l'abri de toute surprise et de toute injustice dans la fixation des prix ;
Pour défendre énergiquement le maintien du monopole des Tabacs en demandant la collaboration des planteurs k la gestion de ce service dEtkt et son rattachement au Ministère de l’Agriculture ;
Pour réclamer surtout le relèvement immédiat des prix d’achat.
Commerçants : ■*
Le régime des taxes multiples qui vous expose à des contestations continuelles avec le fisc doit être profondément modifié.
Il est indispensable de codifier et de réduire le nombre des impôts avec un minimum de formalités.
Le commerce ne doit être ni entravé, ni gêné, mais au "contraire- aidé et encouragé par les Pouvoirs publics.
Victime^ de la Guerre : ^
Mutilés, ascendants, nous défendrons les droits que vous tenez de la loi du 31 mars L919 et des autres dispositions législatives qui vous concernent.
Nous veillerons h l'amélioration de votre sort.
Anciens combattants, nous voulons la modification de la loi sur les assurances sociales, afin que vous soyez efficacement protégés lorsque, frappés par la maladie et diminués dans voire capacité de travail, vous ne pouvez présenter de billets d’hôpitaux qui établissent 1* origine de votre maladie*
Prisonniers de guerre, nous nous efforcerons de faire aboutir vos justes revendications.
Et maintenant, Républicains, allons à la bataille le cœur fort et Lame ardente*
1 Allous-y, en rangs serrés, sans nous laisser surprendre ou intimider par les outrages, les calomnies et les campagnes d’argent.
L’heure est grave, les puissances de réaction et d "oppression menacent nos libertés, elles vont tenter l’assaut de vos consciences* Contre elles, dressons la front unique des Républicains.
Marchons hardiment contre cette féodalité mercantile qui, depuis quatre ans, a assis sa domination sur le pays.
Marchons contre ce Bloc d’égoïsmes et d’appétits, contre ce Bloc qui a créé le désarroi* le déséquilibre, l1 isolement, contre ce Bloc qui a donné une figure d’impérialisme et de militarisme à cette France qui a été et qui sera toujours le suprême espoir de toutes les démocraties et de tous les peuples opprimés*
En avant, donc, forces de l’avenir, contre les forces du passé î
En avant tous les démocrates, pour une France plus noble, pour une République plus généreuse !
En avant les yeux tournés vers un idéal de~ Justice, de Fraternité, d Humanité- et de Paix !
Louis- Jean MALVY, ancien Députe du Lot, ancien Ministre* Armand ROUAT, Conseiller Général du Lot, Président de l'Office Agricole départemental. — Ëlîe- Pierre CALMON, Avocat à Cahors, Maire de Larrôque-des-Arcs.
Liste Républicaine de Défense Agricole et Économique.
En 1919 nous avons défendu devant vous un programme* Le 16 novembre, les votes d’une majorité républicaine l’ont fait triompher* b idèle à nos promesses, fermes dans nos principes, c’est le même programme que nous vous présentons aujourd hui*
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Notre labeur, les votes émis par nous sont les meilleurs témoins de notre sincérité.
En 1919 l’heure était grave, en 1924 le danger n'est pas écarté, le sort de la Patrie est de nouveau enjeu* L’Allemagne, en effet, suit avec attention la lutte électorale en France. Si la victoire du Bloc des Gauches amenait la chute de Poincaré on illuminerait à Berlin,
Électeurs patriotes du Querey, agriculteurs, anciens combattants, victimes de la guerre, vous ne le permettrez pas. •
Certains noms sont tout un programme, et c'est pourquoi tout en parlant des idées et des principes nous devons mettre nos adversaires en cause,
Malvy a été condamné par le Sénat pour avoir pendant ia guerre « méconnu, violé et trahi les devoirs de sa clnjrge » dans des conditions le constituant en état de forfaiture,
La victoire vint à nous rapide, foudroyante, complète, le jour où Clemenceau balaya sans pitié Gaillaux, Malvy et leurs complices.
Leurs erreurs furent payées du sang de nos enfants. Laissant nos adversaires à leur .rage impuissante, méprisant leurs attentats, nous continuerons à dire bien haut la vérité, confiants dans le jugement du peuple le 11 mai prochain.
Une fois déjà le Bloc des Gauches nous a jetés dans l’abîme de la guerre son triomphe aux élections serait le prélude d'une nouvelle guerre.
c< Votez contré le Bloc des Gauches. »
« Votez avec Millerand et Poincaré. »
« Vous voterez contre la guerre qui vient. »
Organisation économique^ politique et sociale .
La France de 1924 est aussi différente de celle de 1914 que celle sortie de Notre Grande Révolution l’était de l’Ancien Régime.
Aux temps nouveaux des méthodes nouvelles.
Fidèles au programme dicté par M. Millerand, Président de la République, dans son immortel discours d’Évreux, nous vous répétons comme en 19 1 9 : « Il faut reviser la Constitution de 1875. » Avant nous, Gambetta et Floquet en ont signalé les vices et les lacunes, elle est à l’origine de fout le gâchis.
Dans un État bien ordonné, le Gouvernement, l'Administration, les fonctionnaires doi~ venL être au service de la Nation. Pour satisfaire aux appétits d'une clientèle de camarades, les politiciens ont multiplié pendant trente ans les sinécures inutiles qu’ils ont peuplées de budgétivores. Nous avons, en quatre années, supprimé plus de 60.000 fonctionnaires. Confiants dans Poincaré, nous avons voté les décrets demandés par lui pour assurer de plus larges économies.
Nous ne sommes pas les ennemis des fonctionnaires, nous poursuivons la suppression des emplois inutiles, surtout parmi ceux qui louchent de gros traitements pour ne rien faire. Nous voulons améliorer le sort de ceux qui font un travail uLiïe et qui ne sont pas toujours les mieux payés.
« Que chacun soit payé selon son travail », tout ira mieux en France.
Pour assurer une plus juste répartition de l'impôt, pour que ce ne soit pas toujours le petit qui paie, il faut préparer, d'accord avec la Société des Nations, la répression de V évasion des capitaux.
A ce sujet, nous tournant vers le Bloc des Gauches, nous lui disons : que vos chefs donnant l'exemple; que Gaillaux ferme son cofïre-fori à Florence; que Malvy n'engloutisse plus l'argent du - Gouvernement et de ses compatriotes dans des affaires véreuses en Espagne.
Nous sommes opposés à tout impôt nouveau frappant l’agriculture. Nos adversaires ne
,Va 147!
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peuvent en dire autant. Ils ont fait alliance avec les socialistes, et le groupe socialiste de la Chambre* à la demande de Vincent Aurioî, a déposé un projpt de loi dont nous reproduisons les arLicles 26 et 27 :
A ht. 26. — Les propriétaires agriculteurs exploitant eux-mêmes, loa propriétaires faisant exploiter leurs terres par des ouvriers, journaliers, rr\o lires- valets, métayers, les fermiers et les colons, sont tenus do faire annuellement la mairie do la commune où se trouve leur propriété, ta déclaration, des terres exploitées avec leur superficie et la nature des cultures,
Los conditions et la forme de la déclaration seront précisées par un décret d'administration publique,
àht. 27. — * Les personnes risées a l'article 26 sont tenues eu outre d'inscrire régulièrement &ur tm carnet spécial les achats et ventes d'animaux, de denrées ou de fruits de toutes sortes pour le compte de la propriété, lorsque ces achats et ventes dépassent la somme de ùO francs. Ce carnet devra être communiqué, sur leur demande, aux agents de l’office des contributions et de l'enregistrement .
Kn ce qui nous concerne, nous vous disons : pas de charges nouvelles pour T agriculture.
Agriculture.
Défenseurs de Y Agriculture, nous restons fidèles à notre programme de 1910, Rolisezle. Nous vous disons que les questions agricoles doivent être traitées par les paysans, qu'il faut créer partout, suivant r exemple des pi an leurs de tabac, des syndicats agricoles, qu'il faut faciliter aux paysans Tacha L des machines et des engrais, qu’il faut lui donner les facilités nouvelles : amélioration des moyens de transport, électrification, adduelions d'eau, etc.
Méfiez-vous des théoriciens comme M. Bouat, qui font de l1 agriculture devant leur cotTre-fort ; paysans, vous devez être défendus par un des vôtres.
Planteurs de tabac :
Défenseurs résolus du monopole, nous voulons l'extension de la culture pour réserver aux planteurs l’argent que les achats de TAdministralion font partir à l'étranger.
Le Congrès de Cahors, à T unanimité, avait décidé de faire arbitrer. M, Del port avait mis les planteurs en garde contre les dangers de l'arbitrage par un gros fonctionnaire. Les événements lui ont donné raison. C’est donc la bataille. Depuis dix-huit ans, le Président de la C. G. P. n’a jamais hésité à prendre ses responsabilités ; il a consulté les planteurs par un referendum sur la question de la grève. Le bureau de la G. G. P. et son président prendront toutes les mesures pour obtenir satisfaction.
Une proposition de loi déposée par les trois députés sortants : Delporf, Delmas, Prince Joachim Murat, tend à modifier la composition de la Commission paritaire. Si vous leur donnez votre confiance le 11 mai, ils la feront triompher au Parlement, et nous espérons que de nouveaux prix seront fixés pour la récolte de cette année.
Viticulteurs :
Les trois députés sortants, au Groupe vilicole de la Chambre, le Prince Joachim Murat à la Commission des douanes dont il est membre, ont lutté pour vous et ont fait interdire l’importation des vins espagnols, grecs et portugais. Nous nous efforcerons par tous les moyens d'alléger la charge trop lourde qui pèse sur le vigneron en demandant la réduction des frais de régie, de transport et du prix de toutes les matières premières indispensables b l'agriculture.
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Comme pat’ le passé* nous serons derrière les hommes dévoués et courageux qui* dans la vallée du Lot* ont commencé la croisade syndicale. Ils nous ont vus à l'œuvre, ils savent qu'ils peuvent compter sur nous dans l'avenir.
Retraités :
Si nous avons commencé si tard notre campagne* si nous nous excusons de ife pouvoir visiter toutes les communes, c'est parce qu'au mépris de nos intérêts électoraux, iidèles à notre devoir, nous sommes restés à notre poste pour voter la loi sur les assurances sociales* J *
La Chambre du Bloc National a donné une retraite aux paysans.
La parole est maintenant au Sénat,
Electeurs du Lot, obligez vos sénateurs à faire leur devoir.
Agriculteurs et Commerçants :
On a voulu vous opposer l’un à l'autre. Le paysan et le pelit détaillant ne sont ni l'un ni Ta u Ire responsables de la vie chère . Avec le consommateur* ils sont les victimes des gros courtiers, des intermédiaires, des mandataires aux halles qui gagnent dés millions à leurs dépens,. Nous nous étonnons qu'un de ces mandataires aux halles, M. Rouât, ait l'audace de solliciter les suffrages de ceux aux dépens desquels il fait fortune.
Nous voulons que tout Je monde vive et, en particulier, adversaires de l'inquisition fiscale, nous poursuivrons la suppression de l'impôt sur 3e chiffre d'affaires et son remplacement par des taxes équitables et progressives qui ne lèsent les intérêts de personne* Comme les agriculteurs, les petits commerçants doivent être protégés contre les gros intermédiaires, les spéculateurs et les accapareurs*
Le mot accapareur nous fait songer à Vilgrain l’af fumeur* M* Rouai étaiL comme lui au ravitaillement pendant la guerre* Ses compatriotes du Qucrcy manquaient àe pain. 13 les a oubliés quand il pouvait leur rendre service* 11 pense a eux maintenant pour solliciter leur suffrage.
Vous jugerez.
Nos victimes de la guerre.
Une grande partie des pensions aux victimes de la guerre (veuves, orphelins, ascendants, mutilés) a déjà été liquidée. Nous n'en voulons pour preuve que les articles que nous avons fait voter : voyez les nombreuses lois élaborées par nos soins et votées par la Chambre en faveur des victimes de la guerre :
Lois du 23 mars 1920* — ST avril 1029, — 30 avril 1920, —8 juin 1920, — 31‘ juiL 1920,
5 août 1920, — 9 août 1920, — 16 août 1920, — 30 déc* 1920, — 28 fév: 1921, — 12 mars 1921, — 20 avril 1921, — 21 avril 1921,
Vous jugerez parla l'œuvre importante que nous avons su réaliser*
Nous voulons plus particulièrement la transformation des allocations en pensions viagères dans les cas spéciaux que le projel de loi prévoit. Nous voulons que les prisonniers de guerre jouissent de Lous les avantages accordés à leurs camarades et qu'ils puissent toucher les soldés quhlé auraient dû percevoir s’ ife n 'avaient pas été en captivité, ainsi que le remboursement des colis postaux.
Nous voulons que la sollicitude de hx Chambre s’étende aussi aux ascendants. Aux vieux parents en deuil privés' par la guerre du soutien de Iéurs vieux jours, nous demandons la transformation de leurs allocations cm pensions. Nous vouions qu’à tous ces points de vue on soit plus généreux et moins formalistes à leur égard. Ce sera justice. *
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Notre sollicitude sera également acquise aux veuves de guerre, aux pupilles de la Nation, Ils ont perdu leur appui, la Patrie reconnaissante ne saurait les oublier.
L’heure est grave. Nos adversaires l'avouent cl c’est leur œuvre. Ils n'ont su ni éviter ni préparer la guerre. Ils sont responsables de la gabegie éhontée qui a marqué leur pas* sage au pouvoir. Ils ont mal administre la France pendant trente ans. Depuis quatre ans seulement nous avons commencé à réparer leurs fautes.
Nous sommes les liquidateurs d'une faillite; et ce sont les auteurs de cetle faillite qui ont l’audace de nous critiquer.
Ils ont parlé de réaction, nous ne relèverons pas ces formules d’une politique périmée.
Avec Poincaré, avec Millerand, nous vous disons :
Ni réaction, ni révolution.
Nous voulons la Paix, non seulement la Paix entre les peuples, mais encore la Paix dans les villes, dans les campagnes*
La Paix religieuse!
La Paix sociale!
La Paix tout court !
Louis DELPORT. — Émile DELMAS. — Prince Joachim MURAT,
Liste du Bloc Ouvrier- Pays a a.
Cette liste n’a pas fait distribuer de profession de foi.
LOT-ET-GARONNE
4 députés.
Inscrits
Votants,, * . . * .
Blancs et nuis * * . * . , ,
Suffrages exprimés
Major Lié absolue , . . .
Quotient électoral. , .
Liste d Unioà des républicains,
MM/Leygues (Georges), . . 23,852
Ce U. . , * , * . * , , . 22 . 806
*Fallière? . 23 .544
Sarouillo .
Total,
Moyenne ,
Liste de lJUnion radioale et radioale-sooialiste.
MM, Brcsson , , ' Chaumié , C ouïrent .
Lacoste. . .
Total.
Liste du Eloo ouvrier-paysan.
MM/ Jean , . . , .
Borderit s, Delbos , . .
Philippot .
Total,
Moyenne,.,, — . 20.836
Elus,
C au quotient . . . . , . . MM, Georges Leygues, Jean, Chaumié,
. la plus forte moyenne M, Failières,
Liste d’Union d en Républicains,
Chers Concitoyens,
La grande consultation du il mai va décider de l’avenir de la France et du sort de chacun de nous,
La France est sortie victorieuse de îa plus injuste des guerres par l'héroïsme de ses com ha liants et par la ténacité de ceux de l'arrière.
L’oeuvre de libération est accomplie. Il s'agit maintenant de réaliser l'œuvre de reconstitution cL de paix. Comme nous vous l’avions annoncé en 1919, la tâche est âpre et dure. La résistance de Y Allemagne à remplir ses obligations et l'appui insuffisant de nos alliés en ont aggravé les difficultés.
Trois problèmes dominent notre vie politique et notre vie économique : les réparations, ia sécurité, le crédit.
Voulez-vous les résoudre ? Si oui, nous franchirons sans dommage le défilé où nous
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LOT-ET-GARONNE
sommes engagés. Si non, nous irons à la pire des aventures et nous subirons une crise dont !e danger n'échappe à personne.
Pour les régler, il faut :
1° Exiger de l'Allemagne les paiements qu’elle doit en exécution du traité de Versailles ;
2° Garder le gage de la Ruhr jusqu’à ce que nous ayons touché la part des dom~ mage qui nous revient ;
3° Imposer le désarmement de P Allemagne.
Le rapport des experts prouve que l'Allemagne a volontairement préparé sa banqueroute, qu’elle a dissimulé son capital, qu'elle jouit d’une prospérité économique réelle, et qu elle peut payer. Le relèvement de nos financés est lie aux paiements de l'Allemagne.
L'expert américain, le général Dawes, a déclaré que l'occupation de la Ruhr constituait une mesure conservatoire précieuse pour les alliés*
• Irréductiblement hostiles à toute politique impérialiste, nous ne sommes pas moins opposés à- une politique de faiblesse ou d'abandon,
Nous ne voulons pas que le plus beau sang de France ait été répandu en vain. Nous voulons des garanties de sécurité solides pour ne plus être exposés à l'invasion et pour que le peuple de France puisse travailler en paix* à l'abri de sa frontière inviolable*
Nous voulons fortifier, au lieu de les affaiblir, les principes sur lesquels reposent la famille, la société et la nation.
En conséquence, résumant en quelques déclarations catégoriques les directives essentielles de notre programme, nous disons :
Développement du progrès démocratique dans l'esprit de dignité, de fierté nationale, de fraternité française et de liberté affirmé par la Révolution,
Défense énergique de tous les droits et intérêts de la France au dehors. Maintien des alliances. Développement de la Société des Nations, fjui a déjà rendu d’importants services et qui, lorsqu'elle sera pourvue des moyens d'action que la France a demandés pour elle, sera dans le monde un élément puissant de pacification.
Retour à un système électoral de clarté et de justice*
Paix sociale et paix religieuse dans le respect des lois républicaines.
Opposition aux doctrines communistes, qui sont partout une cause de désordre, d’impuissance et de ruine*
Maintien et développement de la propriété individuelle. Liberté pour chaque citoyen de disposer comme il le veut des fruits de son travail*
Opposition à la guerre de clisses qui apporte à la ville et aux champs, dans l'atelier, dans l'usine, dans la ferme, la haine et le conflit, qui ferait succéder la guerre civile à la guerre étrangère, et qui, par ses excès, provoque toujours des réactions violentes, mortelles pour la liberté*’
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Organisation de l'arbitrage pour prévenir ou apaiser Pan lagon! sme et les heurts entre le capital et le travail.
Accroissement de la production industrielle et de l'activité commerciale par les encou-