M ATNE-KT-LOI RE
Eu présence de l'Allemagne avide de revanche et trahissant! ses engagements , il faisait ainsi appel à fuûion de tous les bons citoyens qui veulent la paix dans «ne France forte et respectée*
C'est dans ce meme ordre d’idées que nous avons formé la liste que nous présentons ù vos su fïr a ges , sur- un pr ogrà m me d' Union o a L i o n ale c L d ’ U ni o n ré p n bà ica i ne ,
Unis en un cartel dans lequel chacun de nous conserve ses opinions, nous voulons la grandeur et la prospérité de la Patrie dans l’Ordre, le Travail et la Liberté. Nous sollicitons vos suffrages en nous plaçant sur le terrain où dans des appels au pays, applaudis par toute la France, se sont placés* les deux grands hommes cTEtat républicains, MM. Millérand et Poincaré, tant au point de vue de la politique intérieure que de la politique extérieure.
Nous voulons :
ln La liberté de conscience, la liberté de renseignement, la liberté du commerce et le retour au droit commun ;
2° Une France pacifique, mais forte, et prête à défendre son territoire et ses droits reconnus par les traités;
3° La reprise des relations avec la Russie, mais le jour seulement où cette Nation aura reconnu ses dettes envers F épargne française ; ' ■ ,
4° La suppression de la taxe sur le chiffre d'affaires et le retour aux anciens impôts réels, sans inquisition ni vexation, en leur faisant rendre, par des coefficients appropriés les ressources que réclame le pays ;
5° Une application intelligente de la loi de 8 heures, comportant toutes dérogations utiles, par accord réciproque* entre patrons et ouvriers, et nous permettant de lutter ainsi contre la concurrence étrangère en intensifiant la production;
Toutes mesurés propres à faire baisser le coûL de 3a vie par une production intensive des denrées agricoles, l'amélioration de l'outillage national et des moyens de transport ;
7° La diminution des frais de transports pour toutes marchandises et, en particulier, pour les produits de l'agriculture, les machines agricoles, les engrais, etc. ;
8° La réalisation Immédiate de nombreuses économies dans les services publics, surtout dans les administrations centrales ;
9° La suppression des monopoles improductifs et coûteux, ce qui épargnerait plusieurs milliards annuels au budget.
Chers Concitoyens,
Nous solliciterons et soutiendrons les réclamations justifiées des agriculteurs, commerçants, industriels!
Nous nous associerons, dans la mesure des ressources mises notre disposition par la Nation, à toutes les lois sociales concernant les travailleurs de la terre, de l'atelier et des bureaux*
Nous reconnaissons aux fonctionnaires, déjà armés du bulletin de vote, comme tous les citoyens, le droit de se grouper pour faire prévaloir leurs revendications professionnelles, mais aucun Gouvernement, dans aucun pays et sous aucun régime (la Russie actuelle le prouve) ne saurait admettre le droit, pour le personnel des services publics, de provoquer un arrêt dans la vie nationale 3
N ou 3 voterons toutes mesures favorables aux familles nombreuses, dont dépens l’avenir du pays.
Nous manifesterons toute sollicitude pour les œuvres de Mutualité, si florissantes en Anjou, et auxquelles l’État devra très largement faire appel pour la réalisation des grandes œuvres de prévoyance et, en particulier, pour la mise au point de la loi récente votée sur
MAIN^-ET-lOtRE
bs assurances sociales. Enfin, nous nous attacherons a favoriser les Sociétés sportives quit en préparant la jeunesse à remplir, le cas échéant, le devoir patriotique, faciliteront F allègement des charges militaires et, en particulier, la réduction de la durée du service.
Chers Electeurs,
C’esl*sur un programme, non de promesses, mais de réalisations, que nous nous présentons à vos suffrages ,
Français épris de la paix, cerLains vous diront que les Allemands ne demandent qu’à payer, et que nous avons eu tort d’être trop énergiques en occupant la Ruhr, centre de leur activité industrielle,
Mais ils ne vous diront pas ce qu’ils auraient fait pour contraindre l'Allemagne, seule responsable de la guerre, à faire honneur h sa signature.
Ils ne vous diront pas que FA lie magne n'attend que l’arrivée au pouvoir d’une Chambre dominée par les socialistes internationalistes pour exiger la renonciation aux gages que nous détenons ; prélude de la réduction, puis de ^abandon de sa dette envers nous.
Les pensions aux victimes de la guerre et les indemnités aux anciens prisonniers de guerre son! indiscutablement dues! Mais qui doit en supporter définitivement la charge? Le contribuable français ou le contribuable allemand ?
Votre bon sens répondra I
- Electeur.;,
Le 16 novembre 1919, vous accordiez 30 ♦000 suffrages, avec 1 '2.000 voix de majorité, à la liste Monprofit, De Grandmaison, Rabouîn 1 Nous vous demandons de témoigner la même confiance à la liste qui se présente le 11 mai à vos suffrages.
Aux Urnes !
Pas d’abstentions I Votez pour la liste entière!
Alfred BABOUIN, Dépuie sortant, Conseiller général, Licencié en droit, — G. DE GRANDMAISON, Député sortant, Propriétaire^ Viticulteur, — Adrien PLAN CH ENA U LT, Licencié en droit, Conseiller général* du canton S,-E,, Premier adjoint au maire d’Angers. — Edmond ROYER, Conseiller général du canton N,Æ1} Entrepreneur de Travaux publics, Propriétaire- Viticulteur,
Liste d’Union des Gauches.
Chers Concitoyens,
Désignés par nos partis respectifs régulièrement constitués en Congrès les 30 mars, 6 et 20 avril, nous avons l'honneur de nous présenter à vos suffrages.
Notre liste, d’Union des Gauches, s'oppose à la liste communiste d’une part, et, d’autre
MAINE- ET-L01RK
part, à la lisLequi, sous la double étiquette d' « Union Nationale et d'Union Républicaine », essaie, en réalité, de grouper en un seul faisceau toutes les forces de la réaction.
Notre but commun et immédiat est de substituer à la politique équivoque, ruineuse et périlleuse du Bloc National, une politique de paix extérieure et intérieure en meme temps qu’une politique de développement démocratique et social dans Tordre et la légalité.
Chers Concitoyens,
I. — La Chambre du Bloc National, élue le 19 novembre 1919, a trouvé une France victorieuse, étroitement unie h ses alliés et admirée du monde entier. Elle laisse la Francf incertaine du lendemain, suspectée par ses alliés et à peu près isolée.
Patriotes sincères, nous tenons tout autant que quiconque au respect absolu des droits reconnus à notre pays par le traité de Versailles ; niais nous voulons egalement qu’une paix stable et définitive soit établie entre tous les peuples. Aussi mettons-nous notre espoir dans la Société des Nations à laquelle sous voulons donner les moyens matériels et moraux de dire le droit aux peuples et de le faire respecter.
Soucieux d'assurer efficacement la sécurité nationale, tous nous estimons nécessaire l’existence d’une armée permanente. La guerre a montré que Tins traction *lu soldat peut être achevée en moins de dix-huit mois. Nous sommes partisans du service maximum d'un an préparé par un entraînement méthodique et rationnel dans les Sociétés sportives et de Préparation militaire, au développement desquelles nous consacrerons tous nos soing, La santé de la race, la défense du pays, les besoins de la production y trouveront .également leur compte*
Résolus à obtenir le paiement intégral des réparations, nous les voulons, non par une méthode de force, d’ailleurs improductive, mais par une méthode d'entente internationale basée sur les paiements en nature et sur l'Emprunt international, recommandés par nos partis voici près de quatre ans, et adopté ces jours derniers par le Comité des Experts,
IL — En 1919, au lendemain de la guerre, la dette de la France était de 200 milliards ; en 1924, elle est de 427 milliards, exigeant le paiement annuel d’un intérêt de plus de 20 milliards.
Pour équilibrer ce formidable budget, la Chambre qui disparaît n'a’ su trouver que l'accroissement des impôts de consommation, la taxe inique sur le chiffre d'affaires et Je système des emprunts constamment renouvelés,
Cette politique, inspirée et soutenue par TU ni on des Intérêts économiques, association de toutes les grosses puissances d'argent, a contribué au renchérissement formidable de la vie et à béera sein en t des classes moyennes ou laborieuses.
Nous sommes partisans résolus d'un système fiscal comportant: i° des économies réelles ; 2° l’application énergique et hardiment progressive de l'impôt sur le revenu ; 3° un prélèvement indispensable sur la fart une acquise au delà do 500.000 francs, faiL une fois pour toutes,
III, — Convaincus de la nécessité d’enrayer la Vie chère, nous voulons contribuer de toutes nos forces au développement économique du pays.
C'est par une production intensive, obtenue par Y amélioration de l'outillage national, par la diminution des frais de transport, par tout l’ensemble d'une politique tendant à l’améliora tiomdes changes que nous en viendrons à bout.
Nous mènerons une lutta sans merci contre les Spéculateurs et les Mercantis qui, grugeant à la fois le Producteur et le Consommateur, sont les principaux artisans de la Vie chère et les ennemis les plus dangereux des Commerçants honnêtes que par tous les moyens nous voulons protéger.
MALNK-EÏ-LOJKE
Nous entendons maintenir ou développer toutes les lois sociales qui ont pour effet d'améliorer le sprt du travailleur, notamment la. loi du .Huit heures et les lois de Solidarité
et d’ Assurances Sociales. * .
Partisans des Monopoles d Etal, nous voulons leur donner la lormc industrielle modei ne qui doit en accroître le rendement, mais nous ne ;p^«:Urons pas qu’ils soient remplacés par des Monopoles privés qui mettent la Nation à ia merci de quelques gros capitalistes.
IV, — En politique intérieure, nous resterons invariablement fidèles au principe de la' suprématie du pouvoir civil sur tous les autres pouvoirs.
Partisans résolus do la laïcité de l’Etat, respectueux des religions, nous nous interdisons toute, intrusion dans le domaine de la. uomeience, et noue rions élèverons avec énergie contré LouL empiétement d’une autorité mnih s dans la vie publique ou privée des citoyens.
Nous apporterons un soin jaloux au développement de l'Ecole Nationale, ,à k protection de son Enseignement et de ses Maîtres, -
Nous ne voulons pas que les l1 on ctiomn'Ètirés ‘soient des citoyens diminués. Nous 'leur reconnaissons le droif de se gi'ouper pour1 étudier et défendre leurs revendica tions professionnelles';" nous' leur reconnaissons aussi Ve droit d'avoir une opinion de leur choix et de
l'exprimer librement. ^
Nous demanderons la réintégration des Fonctionnaires frappés pour délit d opinion.
* Notre sollicitude est acquise aux humbles et aux déshérités, aux victimes du. sort injuste, et particulièrement aux victimes de la guerre : les Orphelins, les Veuves, les Mutilés, les Réformés, les anciens Prisonniers de guerre peuvent compter sur notre concours le
plus attentif pour la défense de leurs droits.
Nous entendons nous intéresser à ces autres malheureuses victimes du BlocNaüoiial que Sont les petits rentiers et lés petits retraités ; nous prêterons notre concours entier aux œuvre de mutualité si florissantes dans noire departement.
Enfin, nos populations agricoles, si méritantes, trouveront toujours près de nous un appui aussi actif que cordial* Nous favoriser :.s le remembrement de la propriété rurale, les œuvres de protection dn bétail, de développement de la culture et de coopération agricole.
Nous estimons que l’Etat, dont l’ interet évident cii d'assurer la -conservât ion et le déve loppement de la race, a le devoir strict d'cnc:uii£ : r ot4e pro Léger la natalité, d apporter aux familles nombreuses une aide effective et durable, et aussi de lutter contre ces fléaux redoutables que sont Finsalubritév l’exiguïté et la rareté du logeant et les maladies infectieuses, '
Chers Concitoyens,
Nous iv avons pas eu la pré Le ni ion de laire un exposé total des questions sur lesquelles notre attention pourra se porter; il vous suffira, nous l'espérons, d’être assurés que nous étudierons et que nous résoudrons tous les problèmes proposés à notre examen dans un esprit de liberté, de tolérance, de clarté et de fraternelle solidarité. Tous les quatre, fils du peuple, travailleurs, vivant exclusives : ut du produit de notre travail, nous ne connaissons ‘qu'une méthode : la libre discussion ; qu’ùue manière : le respect des idées et des croyances; qu'un but : k justice sociale dans une France républicaine et généreuse.
Ciloyens,
Le 1 i mai, vous aurez à choisir entre deux politiques : la Politique du Bloc National, qui a tristement fait ses preuves, qui a conduit la France au bord de l’abîme et menacé
MiUNK-ET-JLOIOE
l'existence meme de la République, et Ja politique que noua proposons, faite de paix extérieure et intérieure, de justice fiscale, de solidarité, d'équité et de progrès social.
Vous n’hésiterez pas I ^
Avec nous, vous affirmerez votre espoir d'une République résolument tournée vers l'avenir, et vous mettrez dans Fume la liste entière de l’Union des Gauches.
Vive notre Anjou républicain !
Vive la République laïque, démocratique, sociale et fraternelle l
Jean HÊRARD, Docteur en droit, Avocat à la Cour d’ Appel d’Angers, Secrétaire général de la Fédération départementale des » Comités républicains. — Edouard TARDIF, Docteur en méde¬
cine, Conseiller général du Canton de Longue^ Président de la Fédération départementale des Comités républicains, — > Louis CHEVÀLLEY, Représentant de Commerce à Angers, Secrétaire de la Fédération départementale du Parti Socialiste S' F/ltO, - — Emile LANDAIS, Négociant, Maire de Ghacé, Conseiller d’arrondissement de Saumur, Vice-Président de la Fédération départementale de£ Comités républicains.
Liste du Bloc OuvfdàF et Paysan.
Cette liste n’a pas fait distribuer de profusion de foi.-
lAlNE-liT-LOUÎÜ
Deuxième Uhgonscbiption (à députés).
liVuncs (ît nuis . *
Suffrages exprimés
Majorité abiolue , * Quotient électoral.
Liste d* Union nationale.
MM, Bougère...
D' And igné.
Blàchez . . -
Total .
Moyenne, .
Liste républicaine de Concorde nationale.
MM, Manceau - Bernier, . , Jourdiu . ,
Total . MAiS
Moyen ue . . * . * . » 21.372
Kl u s à ta majorité absolue.
Liste socialiste S, F. I* O.
MM. Greffier Gliïron .
Moreau.
MM. Dubresson* Leu tant , * , Gros nier. . .
Total.
Moyenne -
MM* Boit gère, Blachez, d’Andigtié
Liste d'union Nationale*
Total** Moyenne, * .
Liste du Bloc ouvrier-paysan.
Messieurs les Électeurs,
Vous êtes appelés à élire trois députés.
Nous nous présentons à vos suffrages,
Depuis nombre d’années défenseurs de vos intérêts dans les assemblées législative départementales, nous avons toujours été fidèles au programme que vous ave, sanctionne
de vos votes. , -
Il se résume ainsi :
Nous sommes contre :
Le t'aspiUage des finances qui conduit à T abus des impôts ;
La confiscation d'une grande partie des héritages par l’excès des droits sur les süc-
■ °CSS La confiscation des produits du travailler l’impôt sur les bénéfices agricoles et commerciaux, par l’impôt dit du chiffre d'affaires et l’impôt sur les salaires et, en particule , nous sommes contre l'impôt sur 1 impôt ;
M AIK E -ET-L0 IHE
Contre tous les im.iôLs personnels qui entraînent nécessairement l'inquisition fiscale, l'arbitrage et les tracasseries continuelles ;
Contre tout impôt sur le capital, porte ouverte à la confiscation des fortunes les plus petites comme les plus grandes ;
Contre l'Étatisme qui mène en Fait à la suppression de toutes les libertés individuelles, annihile les plus fructueuses initiatives et intervient abusivement jusque dans le contrat de travail entre patrons et ouvriers, employeurs et employés au plus grand détriment de la production nationale et de la valeur de notre franc.
Nous sommes contre les inutiles travaux de la Loire navigable qui prolongent la durée des crues, aggravent la menace aux levées, rendent plus dangereuses les inondations, déprécient les propriétés des riverains* Jet qui, en vingt années, n’ont abouti qu’à l'anéantissement de la navigation commerciale.
Nous sommes pour :
Le rétablissement des finances par des économies bien entendues, par la réforme des abus administratifs et celle des monopoles ruineux ;
Le respect absolu de la propriété privée ;
La liberté entière du travail ;
Le développement de la mutualité ;
L'encouragement à la natalité ; l'assistance aux familles nombreuses ;
La protection des commerçants, des éleveurs, des cultivateurs, des artisans, des ouvriers delà terre et de l'industrie, la protection des petits rentiers si éprouvés parles troubles économiques des dernières années ;
Pour la lutte énergique contre la vie chère et la crise du logement ;
Pour toutes les mesures propres h enrayer la désertion des campagnes; pour les libertés traditionnelles de 'leurs habitants, pour celle des bouilleurs de cru ; pour toutes les mesures propres à faire pénétrer partout, jusque dans les communes rurales, la lumière, h force électriques ; pour toutes les mesures propres è procurer les commodités de la. vie par les perfectionnements modernes ;
Pour l'amélioration des transports, pour celle des courriers postaux ;
Pour la simplification des impôts frappant la propriété, le commerce et la culture.
Nous ne voulons pas des tracasseries fiscales.
Nous sommes pour :
La réduction de l’indemnité parlementaire et l'obligation, pour chaque député, de voler lui-même ;
La consultation, avant élaboration des lois, des groupements professionnels intéressés ;
Nous ne voulons pas de tracasseries politiques.
Nous sommes pour :
Le maintien des libertés municipales et leur respect par tous les agents du pouvoir ;
Les droits intangibles de la famille ;
La liberté d'éducation des enfants ;
La répartition proportionnelle scolaire ;
Pour la liberté religieuse et la défense de nos convictions catholiques ;
Pour le maintien des relations avec le Saint-Siège. #
Notre sollicitude entière est acquise aux anciens combattants, à toutes les victimes de la guerre.
Nous avons approuvé la politique extérieure du Ministère Poincaré et nous accorderons noire appui au Gouvernement qui exigera des vaincus le désarmement promis et le payement des dettes, seuls moyens d'atténuer nos charges militaires et pécuniaires, au
MÀINE-ET^LOIKE
Gouvernement qui, tout en maintenant la paix, fera respecter par tous et partout le drapeau tricolore.
Union nationale, pour tous paix, liberté dans l'ordre, justice, égalité, voilà notre programme si souvent approuvé par vous, J
Le 1 1 mai, nous en avons confiance, vous ie sanctionnerez de nouveau en déposant dans i’urne le bulletin à nos trois noms.
Toujours à la disposition de chacun d’entre vous, nous vous assurons, Messieurs les Électeurs, de notre dévouement à vos intérêts, à l'Anjou, à la France,
Ferdinand BOÜGÈKE, Licencié en droit, Membre de la Société industrielle et agricole de Maine [et Loire, Député sortant. — Geoffroy d1 AND IGNÉ, Conseiller général et Président du Comice agricole de Sergé, Maire de Sainte-Gemmes aTAndigné, Vice-Président de la Société industrielle et agricole de Maine-
- et- Loire, — René RLACHEZ, Docteur en droit, Président du
Conseil général, Maire de Mon tj eau, Président du Comice agricole de Saint-Florent,
Liste Républicaine de Concorde Nationale et de Défense des Intérêts du Pays,
La grande majorité du Pays a donné son adhésion à la politique républicaine et nationale de MM, Millerand ci Raymond Poincaré.
Nous nous réclamons de cette politique, largement ouverte à tous les Français.
Elle est basée sur les droits sacrés de la France victorieuse, garantis par le traité de Versailles ;
Le libre développement de notre pays dans la paix et dans le travail, le rééquilibre de uos finances, la remise en valeur de nos provinces dévastées, l'exécution des engagements solennels pris à l'égard de nos glorieux combattants et mutilés exigent la politique extérieure forme et vigilante de ]VL Poincaré, politique à laquelle nous resterons fermement attachés.
Le même souci de l’intérêt général du, Pays doit inspirer la politique intérieure qui ne saurait plus être la lutte des différents partis mais F accord des bonnes volontés et de toutes * les énergies, accord nécessaire à la prospérité d'un grand peuple.
Cette politique ne peut être que Républicaine, et ceux qui oublieraient dans le regret d’un régime passé que la République a fait la France victorieuse, qu'elle lui a rendu FÀlsace et la Lorraine, fermeraient volontairement les yeux à la lumière des faits historiques qui associent définitivement la France et la République.
Maie précisément parce que la France est devenue pour le monde entier la République Française, notre politique intérieurs ne peut être que nationale.
La République doit donc à son essence même d'être un régime cie large liberté, ouvert aux idées de progrès et de justice sociale, bienveillant et favorable à toute initiative qui sert l'intérêt générai de la Nation.
Entièrement indépendants, repoussant toute compromission avec les extrémistes, nous
ftLUiX Ïi-ET-LOIRE
faisons appel à tous les bons Français qui, à l’abri des luttes stériles de la politique, veulent, dans la paix et la concorde' nationale, travailler au relèvement de la Patrie* Partisans de la plus absolue liberté de conscience, nous combattrons tous ceux qui chercheraient à faire renaître les querelles religieuses. La religion n’est le monopole d'aucun parti, .et c’est en méconnaître les nobles préceptes que vouloir l'accaparer au prolH d’une politique*
Appliquées aux différentes formes de 1T activité et de la richesse du pays, les idées dont nous nous réclamons sont principalement :
* Au point de vue social : Fc n cou rarement à la natalité, la protection de Fenfance, Fassîstance aux familles nombreuses; la solution de la crise du logement; F atténua fi on de la cherté de la vie, le développement cle I instruction à tous les degrés cl art s la liberté de renseignement, Faide efficace aux Sociétés de secours mutuels et aux Sociétés sportives. Une législation du travail, conciliant les nécessités de la production avec le bien-être des ' travailleurs* garantissant un juste équilibre des droits et des devoirs respectifs du capital et du travail.
En un mot* une politique sociale de progrès dans Tordre.
Dans le domaine économique : le respect de la propriété individuelle jet le développement de Lotit en qui peut la consolider, sont les bases de notre société moderne*
La propriété est la légitime récompense du travail et de l'économie, il faut faciliter a l’agriculteur la conservation du bien de famille, Facquisition de la terre qu'il cultive, notamment eu développant la crédit agricole. Donner au travailleur toutes facilités pour faire construire ou acheter sa maison, en développant le Crédit Immobilier, est non seulement la meilleure solution de la crise du logement, mais encore une œuvre sociale de haute moralité.
Partisans de la liberté, nous ta voulons dégagée de toute entrave et. de tout contrôle que n’exige pas l'intérêt supérieur de la Nation. de façon que par le travail libre la production encouragée rétablisse l’équilibre de l’offre et de la demande qui stabilisera les cours et diminuera le coût de la vie.
Le relèvement du franc, facteur indispensable de notre richesse, seul remède à la gène des petits rentiers et retraités, devra être poursuivi par :
!<’ intensification de la production ;
Plus de souplesse dans notre régime douanier ;
La liberté des exportations ;
Une meilleure mise en valeur de nos colonies ; #
* La suppression des monopoles improductifs ;
L’équilibre de nos budgets*
Le rétablissement de nos finances doit être en effet J’œuvre essentielle de la prochaine législature qui devra desserrer Pélreintc fiscale qui étouffé le contribuable français ; politique rigoureuse d’économies, ajournement de tout projet de loi engageant des dépenses sans recettes correspondantes, consolidation de notre dette flottante, stabilisation de notre devise nationale : ce sont là les premières conditions de notre relèvement économique. Les impôts doivent cadrer avec le tempérament français Ajuî ne veut ni vexation, ni inquisition. mais la justice. Ils doivent être forfaitaires de façon que chacun, au début de F année, sache exactement la somme précise qu’il aura à payer*
La taxe sur le chiffre d’affaires, injuste parce qu impôt de consommation, frappe plus le pauvre que le riche, la famille nombre que le célibataire. Elle doit être supprimée le plus tôt possible* Les commerçants doivent être défendus énergiquement contre une tracasserie abusive et injurieuse, ils 11e doivent pas être confondus avec les accapareurs sans scrupules que Fon doit poursuivre impitoyablement .
L’ agriculture doit être particulièrement encouragée ; toutes les améliorations réclamées
MUNE-Er-LOIRE
par nos associations agricoles seront l’objet de notre examen le plus attentif ainsi que tous les propres capables de donner à la vie rurale plus de bien-être et plus d’activité : facilite de main-d’œuvre, moyens de communication et de transports, électrification des campagnes, développement du Crédit Agricole qui doit être rigoureusement réservé aux agriculteurs, mise en vigueur de la loi du 3 janvier 1924 sur les Chambres d’Agricullurc. Arrêt définitif des travaux de la Loire navigable, consolidation des levées, etc.
C’est dans la prospérité du commerce et de l'agriculture que nous trouverons 1 amélioration du sort de tons les travailleurs : agriculteurs, commerçants, employés et ouvriers, c'est de la prospérité du Commerce et de l’Agriculture ,que dépend le relèvement delà
France.
Telles sonL les directives générales de notrF programme,
La nouvelle Chambre aura une belle mission à remplir. Cette mission exigera du pays et de ses représentants un effort qui ne peut s’accomplir que par des hommes rompus aux affaires commerciales, agricoles et administratives.
Électeurs*
Nous somïhcs des travailleurs comme vous, mêlés à vos„]nbeurs et à. vos soucis quotidiens. C’est un gage que nous connaissons vos besoins et saurons efficacement les défendre près des pouvoirs publics.
De toute notre conscience et de toute notre énergie, nous servirons les intérêts si chers de notre Anjou, n’ayant d’autre ambition que la grandeur et la sécurité de la Patrie.
Vos entièrement dévoués :
Anatole MANCEAU, Licencié en droit, Député soldant, Vice-Président fie la Commission du Commerce et de l’Industrie, Membre des Groupes de défense paysanne et de défense viticole, Vice- Président de la Caisse régionale de Crédit agricole de Maine-et- Loire. Victor BERNIER, Maire d’Angers, Conseiller général, Chevalier du Mérite Agricole, Médaillé d’or de la Mutualité, Chevalier de la Légion d’honneur, — Gustave JOURD1N, Conseiller municipal, Administrateur de l’Hôpital et du Bureau de Bienfaisance de Pouancé, décoré de. la Croix de Guerre et de la Médaille des Épidémies.
Liste Socialiste S. F. I. O.
Celle liste n’a pas fait distribuer de profession de foi.
Liste du Bloc Ouvrier-Paysan.
Cette liste n’a pas fait distribuer de profession de foi.
fv0 i 47 1
MANCHE
6 députés.
Inscrits. .
Votants . . T . . .
Liste de la Ligue des républicains de la Manche.
MM M&hieu * , ,
Blancs et unis
Pou ta s -La rue. » ,
KdifTrftffpît {*% nri ithW
BàUJt ..........
J clic u n e
Majorité absolue ....
Quotient électoral . . .
Pcrgeaus
Laquère ......
Toial . .
Moyenne. . . . . .
Liste d' Union nationale républicaine.
Liste du Bloc ouvrier-paysan.
Dior. . ■
MM- Beaugcndre. ► ,
Lemoigiic. . . . . .
ViUault'Ducheanoîs
Foulqùier. , , . , Juliel . . . , .
De la Groudièrc. ...........
B o i s y e 1“ Do (ii b re va 1
Le Men. .......
Lefèvre .* . .
r.nérin . .
Trehet .......
* Total,.,
Total ...........
Moyenne...
Moyenne. . . .
Elus à Ix majorité absolue . * . t , MM. Boissel - Doit, Grevai, Dior, Villault^DuchesapU,
Leni oigne, Guérin, de la Groutlière.
Liste d’Union Nationale Républicaine.
Chers Concitoyens,
Le IG novembre 1919, vous avez manifesté votre volonté de maintenir l’ordre, la liberté et la fraternité dans la République, en nous envoyant siéger à la Chambre par, une majorité écrasante. Nous avons conscience d'avoir été fidèles au mandat que vous nous avez donné et nous nous représentons tous ensemble à vos suffrages.
La France victorieuse, mais épuisée par une guerre telle que ^histoire n'en connut jamais, a toujours besoin de 1- union de tous ses enfants pour achever le rétablissement des ^orces productives du pays. C'est de vos suffrages que nous attendons, une fois de plus, l'autorité nécessaire pour continuer notre oeuvre de sécurité nationale, d’apaisement et de concorde sociale ainsi que de prospérité agricole, commerciale et industrielle.
MANCHE
Nos détracteurs, les défaitistes de la paix, qui sont les mêmes que les défaitistes de Pavant-gucrre et de la guerre, ont vainement tenté de semer dans le monde le mensonge et les mauvais présages. A leurs calomnies, nous pouvons opposer les faits et les résultats de nos efforts : au chômage qui continue de désoler les pays voisins et à la crise de notre production nationale qui suivit la guerre a fait place, en France, une renaissance d’activité agricole et industrielle, résultat de la politique que nous avons soutenue de nos voles et de notre col 1 a b o r a t i on pa.lri o ti qu e
Les Allemands, vaincus militairement, vaincus commercialement, se refusant à payer leurs dettes et è exécuter leurs engagements, ont essayé, sur le terrain financier, sur le marché des changes, une offensive formidable qui vient d'échouer en leur causant des pertes énormes* Dans un sursaut d’énergie, notre pays, pour boucler son budget, en attendant le? jour que nous voulons prochain où l'Allemagne devra enfin s'acquitter, a accepté les charges fiscales temporaires indispensables. Cette démonstration de notre* vitalité, au moment même où les experts de la Commission des Réparations reconnaissent noire bon droit, a entraîné la déroule des spéculateurs internationaux qüi, finalement, ri ont pu entamer notre crédit, *
Malgré une obstruction acharnée de P opposition socialiste et rad ica .le-socialiste, la Chambre qui vient de se séparer, dépouillant tout esprit sectaire ou de parti, u su, aussi bien dans les questions religieuses que dans les questions sociales, apaiser les querelles d-’a#t*#fois*
Elle a développé notre législation de prévoyance et d'assistance. Elle est venue en aide aux familles nombreuses. Elle a, autant que les circonstanceade permettaient, fait droiL aux justes revendications des pensionnés, des retraités et des inscrits maritimes; elle a réparé dans toute la mesure possible les dommages causés par la guerre, aux personnes et aux biens*.
L’œuvre, certes, n’est pas finie*
Nous la continuerons.
Nous n'aurons garde de jamais oubliée ceux qui tiennent la première place dans l'affection du pays et auxquels ses représentants ont le devoir de témoigner non seulement par dos paroles, maïs par des actes, ['éternelle, reconnaissance de la Nation : les anciens combattants, les mutilés, les réformés, les veuves, les prisonniers et toutes "les victimes de la guerre. Nous faisons nôtres les paroles que notre collègue et ami Maginot leur adressait au dernier Congrès de, Cherbourg.
Nous persévérerons dans fa politique d’apaisement et de justice pour tous qui fut toujours celle des Républicains que nous sommes et que les Présidents Millerand et Poincaré ont si magistralement exposée et appliquée.
L’Agriculture est la principale source de richesse du Pays, Ses intérêts, en particulier ceux de notre élevage Normand, seront, dans La venir comme dans le passé, lobjet de nos constantes préoccupations et de nos persévérants efforts* La récente création des Chambres d’Àgrîculture marque un progrès dans ce sens. Nous n’oublions pas toutefois que c’est 1 union intime de V agriculture, du commerce et de l’industrie qui peut seule assurer le relèvement et la prospérité de la Nation*
Nous continuerons donc à travailler à leur développement, à celui de notre outillage 'national, de nos chemins de fer, de nos routes, de nos ports, de nos pêches et de nps colonies. Nous continuerons à sauvegarder l'inviolabilité du domicile des citoyens et notamment des Bouilleurs de cru dont nous défendrons les droits imprescriptibles. Nous nous opposerons à l'impôt sur le capital qui aboutirait à la confiscation violente de la propriété individuelle. Partisans de l’entière liberté du Commerce, nous considérons Pétalisme comme contraire aux véritables intérêts du Pays, de même que Tahus des monopoles qui en est la manifestation. Ainsi que Pont très justement dit nos amis les Sénateurs triomphalement réélus .en janvier dernier : « Certaines réformes s'imposent visant la révision de
MARCHE
l’impôt des successions en ligne directe, notamment sur les immeubles ruraux, afin d’assurer la continuité de la propriété terrienne et la protection des familles agricoles ».
Partisans plus que jamais des économies indispensables, nous avons donné au Gouvernement le pouvoir de les réaliser par une procédure rapide. Nous travaillerons à alléger notre régime d impôLs, à lui enlever son caractère inquisitorial et vexatoire par le jeu des signes extérieurs cl le forfait, 1 '
Un premier pas vient d’Ôtre fait par les modiiïcalions^pportées à la loi sur le chiffre □ affaires, dans ^intérêt du petit et du moyen commerce,
Chers amis*
Nous souhaitons autant que personne, que la Société des Nations, en réussissant un jour à assurer la paix, allège les charges militaires, bien lourdes encore, qui pèsent sur nous malgré la réduction à 18 mois déjà opérée dans la durée du service.
Mais en présence de l’esprit de revanche de l’Allemagne, le' Pays ne peut confier à personne le soin de sa sécurité. Nous estimons donc, que c’est encore dans une France forte et maîtresse de ses destinées que réside la plus sûre garantie du maintien de la paix du monde.
Au même litre que les problèmes de natalité et de protection de l’enfance, qui sont des questions vitales pour notre pays, nous estimons que l’éducation physique présente une impoï tance capitale pour assurer les qualités d’énergie et de vigueur de notre race, aussi entendons-nous apporter à nos sociétés sportives, les encouragements et l’appui nécessaires, ous savez ce que nous avons fait, soit à la Chambre, soit dons les Conseils du Gouvernement. Notre passé vous garantit de l’avenir et nous sommes trop soucieux de votre dignité comme de la nôtre pour vous faire des promesses qui! ne serait au pouvoir de personne de tenir, * 1
Ce que, aujourd’hui, comme hier, nous vous promettons de tout cœur, c'est d’employer toutes nos forces, toute notre énergie à la défense de vos intérêts .et à ceux de notre cher département,
1 ne lois de plus, nous venons vous demander de consacrer sur notre nom cette politique de Concorde et d’Uuion qui est celle de Monsieur Pomçayé èt qui incarne Vidéo nationale et le sentiment patriotique.
Croyez, chers Concitoyens, à notre bien affectueux attachement;
Vive la France !
Vive la République !
Lucien DIOR, Ancien Ministre du Commerce et de l'Industrie, Député sortant. LE MOIGNE Président du Conseil Général, Médaillé de 1870, Députe sortant. — VILLA ULT-DUCHESNOIS, Conseiller Général, Président de la Société d 'Agriculture de l 'arrondissement de Valognes, Député sortant. — Bernard QU EN AU LT DE LA GROUD1ÈRE, Chevalier de la Légion d’IIonneur,
Croix de Guerre, Conseiller Général, Député sortant.
BOtSSEL-DGMBR EVAL, Vice-Président du Conseil Général, Président de la Société d’Agriculture de l’Arrondissement de Coutances, Député sortant. — Gustave GUÉRIN, Conseiller Général, Vice- President de la Société d’Agriculture de l’Arrondissement de Mortain, Ancien Combattant, Député sortant.
manche
Liste de la Ligue des républicains de la Manche.
Electeurs,
IJ 2 g :°É g t P»-» ls uire d° ■
cndiJ.l républicaii,^ |a de. électeurs, désorientée, trompée par d’hvpo-
Au ; élé , d aw «au» immorale d» réaction™,™, h»
S2 IT^mSil. et de La «roodiére et de répétai», déhiltaU dee.ro», avant tout d’aàïurer leur réélection sans coup fenr.
MaÏdeHs! voTvous Êtes ressaisis : on ne vous trompera plus.
“u& raa narciuois f sénuLjT
r J? 1 V Haine des hommes dont la conscience devrait hurler en se voyant accouples,
ind-jnr;^
Avec eut, citoyen,, pa. d. *»*«.>» *
do, réaclionnaire,ot do. Ocelots du noy^ao, noms pouvant
Aussi, avôns-nou l ■ d e tous les Républicains sincères, quelle que soit
« .«*• — “ d° p^“me i*J* Li6“;
, Veulent défendre l'œuvr. de, Assemblées qni « .ont ,«ecédé depuis 1880 ».
11 faut, toutefois, qu’on sache bien ceci :
•“à - il y a de celé quelque* moi. » peine - * <•* > «■$* d* ï'"ir "P**4” A ans s es'ranfïs leur place dans le parti républicain. . .
Non, escomptions de leur part un bon mouvement, un revc.l de consc.e
Ce, 'gen,,^ décidément, Août plus ni convictions, ni principe,. - P!“ 1" de!
«“j l—S >e, eût libéré, delà réaction, il. ont préféré persévérer dans leur reniement du passé.
Que leur trahison leur soit légère P ^ ^ encense une presse à leur
p“r Ven A.ÛS «“ai— P»
Nc H71 ,
MANCÏIE
l'inconscience de s’enorgueillir publiquement des résultats de la politique de leur parti!
Le bilan en est suggestif! , , 1T, '
A l’ extérieur, nos alliances compromises, nos amitiés chancelantes, la France suspectée d’impérialisme, menacée d’isolement dans le concert mondial, son crédit ébranle, niai défendu à coups d’expédients, sa dette grossissante et pis encore, ta paix à la merci du
moindre incident* * 1 , , r«
A l’ intérieur, le modeste contribuable écrasé sous des milliards et des milliards d impôts sur lesquels on n’a pas même voulu prélever la part légitime des victimes de la grande Lrre des veuves et des orphelins; - la misère s’installant. au foyer des petits retraites, des petits rentiers, des petits propriétaires - le travailleur obligé de lutter pied a pied pour assurer le pain des siens — le petit fonctionnaire en proie aux affreâ de la vie cherc, tant îs qu’auprès de M le producteur des campagnes, désorienté par. l’incohérence des decisions et des décrets ministériels, ne sait plus auquel entendre et perd courage. . -
Partout récriminations, plaintes, malédictions même : le mécontentement est general . Et ce ne sont pas les quelques lois votées in $Btremtey hâtivement, au moment de partir, sous la poussée de l’opinion et dans la sainte terreur de l’électeur, qui peuvent racheter la politique d’égoïsme, d 'aveuglement volontaire de toute une législature qui, par com > e,
s’achève lamentablement dans le scandale des régions libérées. .
Les députés de la Manche ont leur part de responsabilité dans l’œuvre malfaisante de ce malfaisant « Bloc National » , protecteur né des ; moreaiilis de- tout ordre de la guerre e
de Taprès guerre. . « .. .
Ils ont tout su, et pas un mol de blâme n est sorti de leurs bouches, pas un bulletin de
protestation iVest tombé de leurs mains dans Purne !
Cette attitude est. leur condamnation ! *
Le « silence du témoin n’en fait-il pas en effet, le complice do malfaiteur .
Nos candidatures, citoyens, sont,, tout d'abord, une protestation contre ce sabotage de République, mais elles ont aussi une autre signification :
Défenseurs convaincus de l’école laïque, nous entendons faire cesser la guerre sourde que l’on mène dans les milieux réactionnaires et cléricaux contre ses maîtres et son enseignement, lui rendre le terrain- que la pusillanimité de ses: défenseurs officiels lui a ai
perdre depuis plusieurs années déjà*
Partisan^ résolus de la justice en matière d’impôts, nous réclamons des mesures qui ne permettent pas aux Valeurs mobilières dose soustraire, pat fraude ou par dissimulation aux charges que les Valeurs apparentes et,, en particulier,, les terres et les immeubles sont
appelés à supporter. ,
La la xe sur le chiffre d’affaires, avec son cortège drinquisillons vexatmres, doit disparaître et cesser d’aggraver encore, grâce à son, absurde mécanisme, !e coût de la vie.
Nous voulons le maintien intégrales des lois sociales" avec toutes les gara lies qu’elles donnent au monde du travail.
Nos fonctionnaires doivent avoir le droit de faire entendre librement leurs voix et fi ne faut pas que les petits retraités soient sans eesse obligés de rappeler aux pouvoirs publics que le morceau de pain que l’Etat leur octroya jadis ne leur permet plus aujourd’hui que de mourir lentement de faim/
Il ne faut pas non plus que les représentants du pays o iblient — et on a trop tendance à oublier déjà — ce que nous devons,, nous, à ceux qui après nous viendront, aux poilus de grande, guerre * la France ne saurait être une marâtre m pour ceux qui se sont retirés sanglants et mutilés du champ de bataille, ni pour les veuves et les orphelins d hommes qui ont sacrifié leur vie, non seulement à la libération de la Mère Patrie, mais aq^si à la Paix et à la Liberté du monde.
Enfin, nous n’admettons pas qu’on s’efforce, comme le font nos adversaires, de dresser î’une contre l’autre la démocratie des Villes et celle des Campagnes, Entre -Hme et 1 autre
MANCHE
la solidarité doit être complète, de même que les intérêts sont communs. La prospérité du> pays est à ce prix : il est criminel d'aller à rencontre d'une telle vérité.
Et puis, nous sommes les partisans irréductibles de ïa Paix des peuples , nous aspirons après la disparition des b aines inter nationales : plus de tueries, plus de massacres.
Et c’est en préparant la Paix qu'on aura la Paix.
Or, il la faut cette Paix, car toute guerre future, guerre de l'air, guerre chimique, monstrueuse et hideuse qui appellerait, hélas I la science à son secours pour fournir des moyens de destruction jusque là inédits, ce ne seraient plus comme jusqu'ici des armées combattantes, ce seraient des populations inoffensives, de nos campagnes et de nos villes, vieillards, femmes et enfants qui en seraient les premières et innocentes \rictimes.
Et c’est pourquoi nous réclamons avant ^ouLes choses le règlement définitif du passé en accord parfait avec nos alliés d'hîer, prélude de l'apaisement nécessaire des passions violentes qui secouent encore en ce moment l'Europe tout entière, c'est pourquoi nous aspirons à une Société des Nations, élargie et consolidée, arbitre entre les peuples étendant, enfin, sur le monde sa bienveillante tutelle !
Et maintenant que nous avons fait connaître le fond de i\os cœurs et de nos pensées, lisez, comparez et jugez.
Le 1 1 Mai prochain, le pays républicain purifiera la République en jetant aux quatre vents ïes débris de l’Assemblée néfasLe qu'il a subie durant ja dernière législature.
Electeurs* c’est à vous qu’il appartient de dire si le département de la Manche doit faire tache dans l’ensemble du pays et rester triste, débris de ce passe récent, en marge de République purifiée.
Républicains, aux Urnes !
A bas la réaction et vive la République !
Albert MÂH1EU, Maire de Cherbourg, Ancien Député. — Auguste P OUT AS -L A R U E , Maire de Valognes, Président du Gomice Agricole, Avocat. — Frédéric BAUX, Conseiller Général, Ancien Vétérinaire — Jules J EH EN NE, Agriculteur, Conseiller Général, Maire de SaïnLMalo-de-la-Lande. — Albert PER- GÈAÜXj Négociant, Ancien Maire de Granville, Conseiller
d* Arrondissement. — Edmond
LAQUÈRE, Vétérinaire
fl* 177)
MARNE
7 députés.
Inscrits - , »
Votants.
Majorité absolue .
Quotient électoral.,.
Liste des candidats de T Alliance républicaine.
MM, Do Mun . . 30-018
Jacquy ............................ 29 . 467
Coulant.. . . 29.523
Lecoq . . . 28 . 549
Mail let-S aileron . . . . . . 28.928
Pezet . . . . . . 28.899
MM
Total. ..........
Moyenne . .
Liste de TUnion des ^uchss.
Lcnoir (Camille) .......... — . .
Margaine. .......... i .
Poitievln ......... . . . .
Haudos .......... , , , .
Lapie. . . . . ...
Lenoir (Louis) . . . . .
Marchandea.il
Total . .
Moyenne .
S au quotient . .
f à la plus fortp moyenne . . *
Liste du Parti socialiste (S. F. I O.).
MM. Lobet .
Beat
Chez le mas .
Bacheïet-. * Mathieu , , .
Macquart. .
Laurent . . .
Total.
Moyenne, .
Liste du Blbo ouvrier-paysan.
MM. Saînt-Omer . . . , 6.092
, Blanchard. . . . 6.018
Câlinât, . * . . . . G.ÔÛ9
Guichard , . . . . . . 6.019
Obin. . . . . — . . . . 6.008
Pluot. ....... * . , . 5.978
Houillère . . . . 5.983
Moyenne. .
La liste communiste indépendante moyenne de 776 voix.
MM. PoiUevin, Haudoa, de Mun, Jacquy.
MM. Lenoir, Margainc.
obtenu une
Liste d’Union des Gauches,
Citoyens ,
Vous avez à choisir, le 11 mai, vos représentants à la Chambre des Députés, en faisant usage d'une loi électorale que nous condamnons et à laquelle nous entendons substituer le scrutin d'arrondissement majoritaire.
MARNE
En attendant, la clairvoyance des républicains doit les éloigner de la dangereuse abstention, motivée par les complications et l'obscurité de la loi en vigueur.
Déjà, le lb Novembre 1919, le Departement de la Marne r’a pas cédé au mouvement qui a entraîné notre Démocratie vers la Réaction néfaste, habilement camouflée sous la duperie du Bloc National.
Alors, comme aujourd'hui, les partis de gauche que nous représentons ont cru devoir affronter 3a lutte avec leurs seules forces, en adoptant une attitude claire et franche. Ainsi, n’ayant rien à renier de leur passe, ils peuvent prendre, en toute liberté, pour l'avenir, des engagements précis sur un programme sage et fécond.
il n y a pas de la faute de vos élus républicains si, cinq ans après la fin de l’horrible guerre, nous retrouvons la France dans un état chaotique. Le Bloc National — majorité composée d éléments disparates, sq débattant dans la confusion nécessaire au maintien d'une union scellée en l'absence de tout programme avouable — n'a pas permis la reconstitution équitable de nos régions, 1 assainissement de nos finances, rétablissement de budgets en équilibre, la réalisation d'accords internationaux, le maintien et l’extension des libertés, le développement du travail, le relèvement économique de k Nation, fa réforme de nos rouages administrofils, le respect des conquêtes de l'esprit démocratique et laïque sur le clérical i s ïit é et la ploutocratie.
D expédients en expédients, de contradictions en contradictions, d’abdications en abdications, le Bloc National a abouti à ruiner le crédit de notre France pourtant si riche en admirables énergies et en ressources matérielles de toutes sortes; -à aliéner à notre pays les sympathies de 1 Etranger sans lesquelles il n’est pas possible à une nation de revendiquer utilement sca droits et de garantir sa sécurité ; à replacer la France sous la domination à peine déguisée du cléricalisme, ennemi du progrès, et de 1 oligarchie financière insatiable et brutale.
Les gommes qui avaient promis en 1919 de garantir la sécurité de ce pays, d'alléger les charges qui pèsent sur les travailleurs des villes et de la campagne, revienne ni devant vous avec les mêmes promesses, sans prendre garde que, s’il n'était mis un terme à leurs impré* voyances et à leurs fautes, l'écrasement du contribuable français, rinsécimté des affaires, la menace de nouveaux conflits étoufferaient bîentoL jusqu’à la vitalité même de la Nation k mieux douée pour prospérer dans le travail et dans k Paix.
Mais il n est pas possible que la France sorte, en définitive^ diminuée, d’une lutte vieloi ieuse dont elle a stoïquement supporté tout le poids. Nous pensons, dès loré, qu'il ne suffft pas à celte heure de récriminer. En en appelant de la Nation trompée à la démocratie républicaine mieux avertie, il est possible de réparer le mal fait en quatre, années de réaction.
Dans ce but il nous paraît tout d abord, nécessaire de prendre deyant vous rengagement formel de ne rien abdiquer des droits que vous aurez placés en nos mains.
-.Plus de Budget biennal, plus de Décretsdois ; la souveraineté populaire s’exerçant par 1 intermédiaire de ses élus, d’üné façon constante et absolue; le gouvcrhemeiit n’ayant d autre droit que celui d exécuter fidèlement et à la lettre les decisions prises par le Parlement.
lies improvisations ruineuses faisant place à des mesures de prévoyance, des réformes sérieusement étudiées, une législation stable. Pour cela un programme. Voici le notre : %
1° Politique extérieure et défense nationale :
■ maintien de la paix par le respect de la justice que la Société des Nations, fortifiée
et élargie, selon les projets de notre éminent représentant Léon Bourgeois, doit assurer entre loue les peuples. ...
b) L’exécution dos réparations poursuivie sans faiblesse, mais attendue de la conclusion d’accords entre Alliés devant, en même temps, garantir la sécurité nationale.
MARNE
e) L’abandon de tout esprit d’aventure, de toute expédition inutile et ruineuse, de tout concours donné h racornisse ment de l'armement de l’étranger, permettant de réduire au strict minimum les obligations militaires. ,
2* Politique intérieure :
a) La reconnaissance .des droits de toutes les victimes de la guerre et le paiement de la dette de solidarité que la Nation tout entière a contractée envers elles. Aux orphelins, aux veuves, aux ascendants, aux mutilés, aux prisonniers, aux anciens combattants l'acquittement intégral, au Litre de créance privilégiée, de toutes les obligations matérielles et morales contractées envers eux.
Aux sinistrés : leur dû, sans qu’il soit possible de prendre prétexte des fautes isolées, dont la répression ne saurait être trop énergiquement poursuivie, pour remettre en question les droits solennellement reconnus à la niasse de malheureux qui, après avoir erré durant toute la guerre, ont péniblement reconstitué ou n'ont pu reconstituer encore leurs □ foyers cl leurs biens détruits»
h) Le rétablissement de nos finances, par l’abandon des expédients qui écrasent le contribuable sans profit durable pour l’État, la stabilisation delà valeur du franc, l’équilibre budgétaire obtenu par la sLricLe application de l’impôt sur le revenu, f industrialisation de cerLains services publics, Je maintien et le meilleur rendement des monopoles productifs, la réalisation de larges économies, la lutte sans merci centre l’évasion fiscale qui laisse peser aujourd'hui les plus lourdes charges sur je travailleur et les familles nombreuses.
c) L’accroissement et la protection de la production française agricole et industrielle par la lutte contre les trusts, l’accaparement et la spéculation qui, joints à ^instabilité de la valeur de notre monnaie nationale, constituent les causes réelles de la vie chère a laquelle il convient de remédier sans retard.
Au moment où plus que jamais la France a besoin de produire, les merveilleux efforts de nos agriculteurs et de nos viticulteurs doivent être soutenus — en accord avec les intéressés, grâce au fonctionnement des Ghamhres consultatives d’agriculture — par le développement du crédit des assurances et des coopératives agricoles, par l’application à Tagriculturelles découvertes scientifiques, susceptibles de lui procurer les engrais aux meilleures, conditions, pur l'amélioration des conditions d’hygiène et d’habitation des ouvriers agricoles, par l’ électrification des campagnes, par la protection efficace et réelle de T appellation d’origine de notre grand vin « Le Champagne », et par toutes mesures destinées à favoriser sa vente aux conditions assurant' la sécurité a nos courageux vignerons,
d) Le respect et l’extension des lois ouvrières et sociales, permettant de plus en plus au salarié l’accession à la propriété individuelle, au principe do laquelle nous restons fermement attachés.
Les libertés syndicales sont pour nous intangibles et nous nous proposons de les étendre, sans porter atteinte aux droits de l’État, à tous les citoyens, fonctionnaires ou autres, qui ont des intérêts corporatifs à défendre.
Une juste rémunération du travail, quel qu’il soit, en concordance aussi bien avec l1 effort produit qu’avec les besoins actuels de la vie, nous apparaît comme la. première condition de f intensification nécessaire de la production.
Les assurances sociales ne doivent pas rester à Tétât de bluff électoral» Une bonne gestion financière permettra d'en assurer le fonctionnement en accord avec la mutualité, 'précieux réservoir de prévoyance et de dévouement.
Kpfin, la protection de la femme et de l’enfant, la lutte contre le taudis et îes fléaux sociaux, les mesures efficaces pour aider les familles nombreuses nous apparaissent comme indispensables au relèvement national.
MARNE
e) L'Enseignement clans une Démocratie comporte, à notre avis, l'égalité de tous les enfants devant rinslruction, réalisée par l'accession des jeunes gens suivant leurs aptitudes, et non d’après leur fortune, à tous les degrés de l’enseignement secondaire, supérieur, technique ou professionnel.
f) Laïcité* — Nous restons persuadés enfin que l'esprit laïque est une des conditions du progrès politique et social. Nous' ne voulons, des lors, ni de l’ambassade au Vatican, ni du retour des Congrégations, ni de la R. P. scolaire.
Ici, comme en tout autre domaine, nous entendons laisser à chacun sa liberté, liberté de Croire ou de ne pas croire, de pratiquer un culte ou de s’abstenir de toute démonstration confessionnelle; el? avant tout, le respect absolu des consciences, à commencer par celle de l’enfant* \
Citoyens,
Tel est notre programme. Il est inspiré par le désir de mettre fin à la gabegie financière, h l'isolement de 3a France, h la dépréciation de notre monnaie, à la crise de vie chère, à fiétoulTement de nos libertés, qui constituent les résultats les plus saillants de l’oeuvre néfaste du Bloc national.
Si nous avons l’honneur d être choisis par vous pour représenter au Parlement le Département de la Marne, nous nous montrerons aursi attentifs que quiconque à garantir la sécurité de notre pays, à lui conserver la paix, aussi bien à l’extérieur qu’à l’intérieur, à servir sa prospérité, h exiger la reconnaissance de ses droits. Mais nous agirons toujours aussi en républicains qui pensent que la France ne peid, cire aimée, forte et grande qu’en restant le pays de la Liberté et de la Justice.
Sans équivoque, sans arrière-pensée, de tout notre cœur, nous nous mettrons au service de la Démocratie et du Département de la Marne,
Vive la République Laïque, Démocratique et Sociale!
Camille LENGÏR, Conseiller Général, Députe sortant. — Ernest HÀUDOS, Président de la Commission des Douanes et des Conventions Commerciales, Vice-Président du Conseil Général, Député sortant. — Louis LENOIR, Vétérinaire, Agriculteur, Maire de Vertus, Vice-Président du Conseil Général, Officier de la Légion d’Honneur. — Alfred MARGAINE, Ingénieur en Chef des Ponts et Chaussées, Conseiller Général, Chevalier de la Légion d’Honneur, Député sortant. — - Paul LAPÏE, Docteur ès-lettres, Directeur de l’Enseignement Primaire au Ministère de l'Instruction Publique, Commandeur de la Légion d’Hônneur, — Gaston POITTEVIN, Vigneron, Conseiller Général, Croix de Guerre, Députe sortant.— Paul MARCHANDEAU, Docteur en droit, Avocat, Conseiller Municipal de Reims, Directeur de F Eclaireur de F Est, Chevalier de la Légion d’Honneur, Croix de Guerre.
tS° 147 f
MARNE
Liste de l’Alliance Républicaine.
Chers Concitoyens,
Depuis plus de deux ans, le Gouvernement do la France est aux mains du- grand citoyen qui, le premier, aux jours de l'invasion, donna au pays le mot d’ordre d’union nationale, qui fut un facteur important de notre victoire. Aujourd’hui, avec tous les Français qui acceplenL les lois de la République, il s’eilbrce d’affermir la Paix chancelante et d’assurer h la France, victorieuse par l’héroïsme de ses combattants, dans- un haut esprit de Vie Loire et de Paix, les réparations, condition indispensable du. rétablissement financier et par là même rabaissement du cou L de la vie.
Cet homme d’E La t au prestige mondial demande aux -Français d-’évifon les querelles intestines ppur que puisse être continuée l’œuvre magnifique de, redressement nationaldont nous commençons à connaître les bienfaits. ■
„ A cet appel de M. Poincaré, nous répondons : Présents !
Union républicaine et concorde nationale.
La guerre a consacré l’union profonde de la République et de la Nation. Républicains de-cœur et de conviction, d’autant plus attachés à la République qu’elle est auréolée par la Victoire- qui l’a consacrée, nous vouions maintenir et développer l’union républicaine eHa concordé nationale, estimant que la République doit être vraiment la «-maison commune » de tous les bons citoyens.
Nous entendons, avec M. Poincaré et l'immense majorité du Pays, « protéger la liberté de conscience contre- toutes les atteintes d’où quelles viennent». G’est par qette méthode, si conforme à t’union sortie de là guerre, que 'la Chambre.de ltR9 et lé' Gouvernement ont’ depuis quatre ans, assure « la- paix civile, sociale et religieuse ».
Nous nous inspirerons du même esprit très large dans l’élaboration du statut que réclament à juste titre les PoncLïonnaircs. Eux aussi doivent pouvoir se servir légalement du droit d’association pour défendre les intérêts professionnels.
Avec M. Poincaré, nous estimons indispensable de reviser dès la-rentrée de la Chambre nos méthodes parlementaires et les règlements qui les ont faussées; H y va dû’ soft de la législature prochaine- qui, sans cetfe-réforme, se débattra dans le tumulte, l’impuissance et la stérilité.
Politique extérieure : Paix, Sécurité, Réparât ions.
La Paix extérieure! sera affermie et développée par Je respect dés traits; par la solidarité interalliée et par la mise en œuvre des principes du droit et de la justice, dans les relations entre les peuples unis au sein d’une Société des nations pourvue enfin de là force nécessaire pour se faire obéir,
A nous aussi, certes, le désarme ment paraît extrêmement souhaitable' dans le double but de diminuer nos charges financières et de rendue des bras à Iniduetr^, au commerce et à 1 agriculture ; mais tant que la Société des nations ne pourra pas’ se faire obéir, ce serait fbliej en- face d’une Allemagne dont le militarisme et 1 esprit de revanche sont à peiae camouflas,, .de désarmer seuls, ou de désarmer sans les garan ties promises par Ips AÜiéër
Avec le Bloc des Gauches au pouvoir* nous retomberions dons cet état lamentable d impréparation dont nos ; et Poilus a onè été victimes.
Noué serions a k- merci de T Allemagne, ety quand l'Allemagne croît la Br anee a sa merci, îa guerre uest pas loin !
umm
Souvenes-vous des élections de 19141 Qui donc avait raison ? Ceux qui dénonçaient le péril allemand, ou leurs adversaires qui disaient alors : « La guerre est impossible « ?
Les réparations sont sacrées et indispensables ; pour en obtenir le payement, comme aussi pour garantir sa sécurité présente, la France doit conserver les gages qu'elles a dû saisir, s’en servir comme d'un moyen de négociation et, en particulier, n évacuer la Ruhr qu’au fur et à mesure des payements de l'Allemagne,
, Re s l a u ni do n fi rtâ n c ière .
Nos adversaires comparent avec malignité nos charges financières de 1914 et de 1924. Ils feignent d’oublier qu'il y a eu la guerre I Elle eût été moins longue, elle nous eut coûté moins d’hommes et d'argent si les majorités radicales d’avant guerre avaient demandé au Pays qui, éclairé et alors en pleine prospérité, les eût consentis, les' sacrifices nécessaires. Ce sera devant l’histoire impartiale l’honneur de la majorité quia, jusqu'au dernier jour, fidèlement soutenu M. Poincaré, lorsque les radicaux-socialistes lui marchandaient ou lu i retiraient leur confiance, d'avoir voté — M. Herriot l'a fait — 8 milliards d'impôts nouveaux en 1920, et — sans M. Herrïot — 6 milliards de charges nouvelles en 1924, bravant ainsi courageusement l’impopularité.
La guerre a laissé à la Chambre de 1919 un héritage écrasant ; elle Fa courageusement accepté.
Grâce à son effort méritoire, le budget de la France était équilibré dès 1923 et présentait même un excédent de recettes. Du fait des nouvelles mesures financières et de U loi sur les décrets d'économies, votées meme par le Sénat, à la demande pressante de M. Poincaré, le budget spécial des Régions Libérées et des Pensions — dont V Allemagne devait faire les frais — sera aussi en équilibre.
La prochaine législature devra: Restaurer et conserver le crédit, par une politique qui maintienne la confiance à l’intérieur et à l'extérieur, par la lutte contre les entreprises malfaisantes de la finance internationale ; par 1 arrêt de toute inflation; par la consolidation de la dette flottante et par un équitable règlement des> dettes interalliées.
Augmenter les recettes : par la rentrée des créances sur l'Allemagne, par un meilleur rendement des impôts mieux ajustés aux besoins du commerce et de 1 industrie, mieux répartis, mieux perçus, sans V inquisition de la fiche fiscale, sans impôt sur le capital.
Diminuer les dépenses, économiser : en particulier en supprimant les monopoles inutiles et en donnant à nos administrations modernisées le souci du prix de revient et du rendement. Le retour au pouvoir des politiciens du Bloc des Gauches aurait toi fait de substituer la dilapidation de nos finances à l'économie. Noire devise à nous sera : pas de dépenses nouvelles sans recel tes correspondantes.
Exploiter notre patrimoine en mettant en valeur les ressources de la métropole et des colonies et en développant la production agricole et industrielle et les échanges commerciaux.
Pour les familles nombreuses.
Nous n’ignorons pas que la première richesse d’un Pays est dans sa population. Il faut donc favoriser F accroissement de la natalité, par une politique favorable a la famille et surtout à la famille nombreuse, puis conserver les vies humaines. Pour cela, il faut lutter contre V immoralité, organiser le vote et le sursalaire familial, lutter contre la vie chère qui accable plus que les autres les familles nombreuses ; restaurer une politique immobilière et spécialement une politique du logement populaire ; en matière cf impôts, d’enseignement, d'assurance et de prévoyance sociales, appliquer des mesures de compensation pour les familles nombreuses ; d'autre part, réaliser une large politique, méthodique et suivie d'hygiène sociale, pour lutter contre les fléaux sociaux, tels que la tuberculose et le cancer.
Nû 1471
MARNE
Politique sociale et économique.
Les travailleurs français ont prouvé, aux jours criLiques de la guerre, la profondeur et la sincérité de leur patriotisme, La façon dont ils ont, depuis la paix, résisté à tous les entraînements révolutionnaires donne du poids à leurs revendications*
Notre premier soin sera de rendre applicable et viable, grâce à des ressources à trouver, la loi sur les assurances sociales votée par la Chambre*
Fidèles au principe supérieur qui inspire la politique de M. Poincaré — Je respect des lois existantes — nous maintenons la loi de huit heures avec les dérogations qu'elle comporte, nous veillerons à ce qu’elle soit appliquée fidèlement dans sa lettre et dans son esprit souple, libéral et réaliste,
La vie chère jette les travailleurs, les petits fonctionnaires, les petits retraités dans une gêne çt une insécurité que la démagogie exploite trop aisément pour des fins révolutionnaires et électorales* Nous sommes trop soucieux de conserver la paix sociale, trop convaincus du rôle énorme des classes moyennes et laborieuses dans la Société pour ne pas être prêts h lutter contre la vie chère par tous les moyens, et notamment par la répression des fraudes et de la spéculation illicite, ces ennemis du commerce honnête, par la perception des bénéfices de guerre non encore rentrés dans les caisses du Trésor, et par une politique douanière soucieuse des répercussions qu’elle exerce sur les diverses branches de l’économie nationale et sur les consommateurs.
Le petit commerce va être affranchi par le forfait des tracasseries inhérentes à la taxe sur le chiffre d’affaires et le vote de la loi sur la propriété commerciale lui donnera la sécurité du lendemain*
L artisanat trouvera dans les chambres de métiers les moyens de se recruter en techniciens et en petits patrons,
L’Agriculture est la grande nourricière de la France; elle a été la principale réserve des défenseurs de la Patrie ; la guerre ne l’a que trop prouvé*]
Nous présentons trois agriculteurs aux suffrages de la Marne rurale: cela seul indique notre préoccupation d’une politique agraire qui assurera des rapports côrdiaux entre la ville et les campagnes, elle se préoccupera du problème capital des engrais — potasses et engrais azotés — des intérêts des ouvriers agricoles, en particulier de l’aménagement du logement agricole, de rélectrifîcalïon des campagnes, de la multiplication des moyens de transports, du développement de Sa production du blé pour faciliter le rélablissemement de notre change*
Pour les anciens combattants , les mutilé^ et toutes les victimes de la ÿ lierre.
Nous soutiendrons les revendications proposées par le Comité d’Entente des Grandes Associations de Victimes de la Guerre* - . f
Loin do nous îa pensée de vouloir asservir les associations à la politique, fut-ce à notre politique ; L action civique, sociale et corporative des Victimes de la guerre doit être indépendante de la politique des partis, quels qu’ils soient. ^ >
Les « hommes de la guerre » peuvent légitimement prétendre jouer un grand rôle da»a la Nation par eux sauvée. Ils peuvent être assurés que nous défendrons contre toute atteinte, et améliorerons même, dans toute la mesure compatible avec l’équilibre du budget, la loi des pensions,
La loi des dommages de guerre ne noos sera pas moins sacrée, pour assurer ïa Reconstruction, nous nous opposerons de toutes nos forces à tout ce qui pourrait ressembler à un manquement quelconque aux engagements pris envers les sinistrés/
Chers Concitoyens,
Au mois de janvier dernier, nos sénateurs: MM. béon Bourgeois, Merlin et Mont feuillarL, dans .une profession de foi que nous aurions pu reprendre aujourd'hui, vous diraient en .p&rknld 'eux-mêmes : « Tous trois conscients du devoir immédiat qui s'impose à eux, ont tenu k soutenir, sans hésitation, la politique cle M. Poincaré, président du Conseil qui, s’est donné comme tâche nécessaire et primordiale de poursuivre avec ténacité l'exécution des traités, fondement du droit delà France, et* d’assurer la sécurité de son territoire, »
Cette politique de M, Poincaré, que MM. les Sénateurs de la Marne approuvaient solennellement, les Députés sortants, membres de la liste « d'Union des Gauches y> font reniée à la Chambre et continuent à la renier,
Ge.lt e politique forme un tout ; n’en accepter que la politique extérieure et rejeter le re^te, c'est être contre ta politique générale du Gouvernement de la République, c est vouloir, hypocritement renverser Poincaré.
Nous nous engageons, quant à noua, à rester fidèles à nous mêmes en continuant à défendre celte politique générale, si vous nous faites l'honneur de, nous élire.
Nous mettons au service de la République, de la 'Patrie et de notre beau département toutes les ressources de noire intelligence et de notre cœur,
Vive laTtépublîque I Vive la France 1 Vive la Paix 1
Bertrand DE MUN* — Jean JACQUY, — Gaston GOUTANT- — Octave LECQQ. — MÀILLET-SALLE^N. — Ernest PEZET, — Charles PRIN, .
Liste du Parti Socialiste (S. F. I. O.),
Citoyens,
Le Parti socialiste, aujourd’hui comme on 1919, se présente à vous non pas avec des promesses il n’en fil jamais — mais avec son programme, tout son programme de transformation totale du régime et de revendications immédiates.
Gomme en 1919, il vous déclare que îa solution complète et définitive des difficultés qui viennent de l'essence même du capitalisme ne sera trouvée que le jour ou les travailleurs, maîtres du pouvoir, — et sans reculer devant des mesures dicta tonales que les cireons- Aanees peuvent rendre nécessaires — mettront fin k la toute- puissance du capital, aux luttes entre classes et aux rivalités entre nations, en instituant un régime qui assurera à tous leur droit -aux richesses sociales* et qui,; par là niême, rendra enfin possibles la fraternité entre le#>hommcrs et. familîé entre les nations.
'Mais' le Parti socialiste vous dit- en même temps que les- problèmes auxquels1 kt Poli tique du Bloc national a donne tant d'acuité et qui doivent être tranchés sans délai, ne peuvent être résolus qu'en Taisant triompher -les revendications immédiates qu’il a inscrites sur son
Dans le domaine de fa politique extérieure et des rapports-dé la France avec les aalrea
t MARNE
nations, le Parti socialité se prononcera, en toutes circonstances, pour les solutions de droi t ;
Contre les -solations de farce ;
Po h r' 1 e s a ccord s i n t erri a fionaux, se ni s ca pabl e s d 1 ass lire ries répa ra t ion s lé g1 1 ü ni e s d ne s par l’Allemagne et proclamées par sa classe ouvrière;
Contre l'occupation de- la Kuhr qui, sains apporter le moindre soulagement au contribuable français et en augmentant au contraire ses charges, a diminué, ainsi que le Comité des experts Tient de rétablir, les capacités de payement de l’Allemagne;
Pour une politique d’amitié avec les autres nations ;
Contre la politique du Bloc ‘National qui tend a isoler la France dans le monde et -à lui donner lig u re d e n al ion v i n d i c ati ve } i m pé fia 1 i s te et h a in e us e ;
Pour une politique de collaboration entre les peuples au sein d'une véritable Société des Nations, ouverte à tous, dotée de pouvoirs étendus et devenue un organisme puissant de paix et de justice.
Contre une politique de combinaisons diplomatiques et d'alliances dressées les unes contre les autres et qui conduira fatalement aux conflits eL à la guerre ;
Pour des mesures militaires et navales qui — en attendant le désarmement général et .simultané de tous les pays — réduiront à huit mois 3a durée du temps de service sous les drapeaux, permettant ainsi l'allégement sensible du budget do la guerre et rendant 200 1 000 travailleurs à la production agricole et industrielle ;
Contre tous programmes tendant à maintenir une longue durée du service militaire et à séparer l'armée d'avec la nation.
Dans le domaine de la politique intérieure et des réformes sociales, le programme du Parti socialiste s’inspire à la fois du souci de hâter la réalisation, du socialisme et de la volonté de consolider et d’élargir les conquêtes de la démocratie.
Il faut équilibrer le budget. Le Bloc National qui avait dit L’Allemagne paiera », a été incapable, même h coups de milliards d’impôts nouveaux, de sortir du déficit. Comme en 1919, le Parti socialiste veut prendre les ressources nécessaires :
Dans la révision sévère des marchés et des profits de guerre, fubce au moyen de juridictions spéciales et le retour à FEtat des profits abusifs ;
Dans la conscription des fortunes, aussi légitime assurément que la conscription des hommes, et dans un prélèvement sur ïe capital avec large dégrèvement à la base;
Dans .une taxe sur l’enrichisse ment ;
Dans la perception stricte de l’impôt sur le revenu et des taxes d1 enregistrement, av ec pr o g ress i o n loriçm c n t a c c e n t uëe ;
Dans une entente internationale permettant d’éviter ou de réprimer la fraude, l’évasion ou la désertion des capitaux ;
Dans la participation financière de l’Etat à tous les commerces et industries suffisamment. concentrés ;
Dans la reprise de F exploitation, au compte de la nation; des chemins de fer et de tous les : grands moyens de transport maritimes, fluviaux et terrestres, des mines (houille, potasse, fer et autres minerais^, des grandes usines métallurgistes, des forces hydrauliques, oes carburants, des raffineries et de l'alcool, des banques et des compagnies d assurances, — cette exploitation étant organisée avec la collaboration des consommateurs, des .ouvrions et des techniciens sous le régime de la nationalisation industrialisée.
Ainsi donc, tandis qirasous' "Faction de l'organisation capitaliste, F Union des Intérêts économiques, le gouvernement a fait voter par la majorité delà Chambre la suppression du monopole des allumettes qui rapporte chaque année plus de 70 mi H ions- à1 l’Etat, le Parti socialiste réclame la reprise de tous les service» publies, de toutes les richesses nationales qui ont été livrés par l’Etat bourgeois à la cupidité de Compagnies et !de Sociétés capitalistes.
MARNE
Nous voulons que la Nation^ qui fut dépouillée, rentre en possession de ses biens et qu'elle mette la main sur les grands monopoles de fait, en vue de les faire fonctionner, non plus au profit d’une infime minorité de possédants, mais au bénéfice de l1 ensemble des consommateurs, des citoyens.
Les partis de réaction prodiguèrent des promesses aux travailleurs des villes et des campagnes pour avoir leurs bulletins de vole en 1919. Aujourd’hui les travailleurs savent ce que vaut celte fausse monnaie, ils n’ont pas meme obtenu l’amnistie pleine et entière qu'ils étaient en droit d’attendre et que le parti socialiste ne cessera pas de réclamer.]
Nous voulons aussi que ceux qui participent activement à 3a création des richesses soient protégés, eux et leur famille, contre les risques qui les menacent. Dans ce but nous réclamons :
L’institution de l'assurance sociale comprenant la maladie, l'invalidité, la vieillesse, le décès, la maternité, le chômage;
La généralisation de la journée de travail de huit heures partout où elle peut être appliquée, ou de la semaine de quarante -huit heures au maximum;
La garantie d’un minimum de salaire fondé sur le coût réel de la vie;
Le feglement de l'immigration, de la main-d’œuvre étrangère avec égalité de salaire p o u r uga 1 i té d e tra v a i 1 ; *
La reconnaissance, sans aucune réserve, du droit syndical;
L’ajustement automatique des traitements et salaires des employés de l’Etat à l’indice de cherté de la vie;
La révision générale de la loi sur les accidents du travail pour ia rendre plus protectrice des travailleurs, plus juste à leur égard, plus sévère pour les fautes et négligences patronales ;
La réintégration des cheminots révoqués;
L'application intégrale des conventions adoptées par les Conférences internationales du travail.
En ce qui concerne plus spécialement les travailleurs agricoles :
L’extension des lois qui protègent ou protégeront les ouvriers de l’industrie : accidents, salaires, durée moyenne du travail, hygiène, couchage, nourriture;
La tarification des fermages et f allocation d'indemnités de plus-value à l’expiration des baux ;
L'organisation coopérative des petits propriétaires, fermiers et métayers, pour la production, la vente des produits, fâchât des semences, machines eL engrais ; l'assurance contre la grêle et la mortalité du bétail;
En ce qui concerne tous les invalides du travail, quels qu'ils soient, mutilés de guerre, pensionnés militaires ou civils, titulaires de retraites ouvrières et paysannes, victimes d accidents du travail, tous exposés, pour des causes diverses, aux mêmes misères, le reîèment des pensions insuffisantes ou dérisoires que leur alloue aujourd'hui une société ingrate.
Pour la mère et pour l’enfant :
Nous réclamons leur protection rigoureuse, le contrôle medical de tous les enfants, la création de sanatoria scolaires, d’écoles ei de colonies de plein air*
L’organisation de l'enseignement doit être complètement modifiée. L’intérêt de la nation exige la mise en valeur de la richesse 3a plus précieuse, l’intelligence des enfants, sans tenir aucun compte de la classe sociale à laquelle ils appartiennent. 1) faut, comme disait Jules Guesde, « supprimer la barrière d'argent » qui interdit l'accès des enseignements secondaire et supérieur aux enfants des ouvriers*
MARNE
Aussi le Parti socialiste demande-t-il :
La fusion de tous les enseignements, intellectuel et physique, classique, technique et agricole, en un service unique d’éducation nationale, gratuit et obligatoire à tous les degrés, permettant, par une suite de sélections et de spécialisations, d'utiliser au mieux des intérêts sociaux la variété des aptitudes individuelles,
La preuve décisive de l’incapacité des partis de réaction de comprendre les besoins les plus pressants des classes ouvrière et moyenne, nous a élé donné, sans contredit, par leur refus de voter les crédits indispensables à résoudre le problème capital de rhabitaLioü.
TIs n ont pas compris qu’il n y a rien de plus urgent pour le bien-être de la famille, peur la main-d’œuvre nécessaire à la production, pour lutter efficacement contre la hausse des prix des loyers que la construction en grand d'habitations.
Puisque l'initiative privée a fait faillite, les pouvoirs publics doivent intervenir. Or, jusqu'à maintenant, le concours do T Etat a été tout à fait insuffisant pour ne pas dire ridicule en ne votant que 34 millions par an pour encourager la construction d’habiLations.
La solution du problème de l’habitation ne se trouve que dans les mesures suivantes que propose le parti socialiste :
Expropriation générale des immeubles malsains ;
Création par les communes, avec le concours de l’Etat, du service public de l’ habitation ;
Affectation immédiate de sommes importantes à la construction de logements salubres *
En attendant l'application de ces mesures :
Interdiction d'expulser les loclaires de bonne foi ;
Limitation rigoureuse de la hausse des prix des loyers de 1914.
Tel est, citoyens, le programme du Parti socialiste. Eu votant pour les candidats qui se réclament de lui, non seulement vous choisirez le plus sûr moyen d'abattre le Bloc National et d'en finir avec une politique gouvernementale de réaction et de ruine, mais encore :
Vous hâterez l’heure du régime socialiste d'émancipation totale des travailleurs ;
Vous mettrez un peu plus de justice entre les hommes ;
Vous travaillerez enfin à la paix du monde*
J. LOBET, Député sortant, Vice-Président de la section sparnacienne de la Ligue des Droits de l'Homme, Conseiller municipal d'Ây* — MareeF DÉ AT, Chevalier de la Légion d’honneur, Croix de guerre, Professeur de Philosophie au Lycée de Reims. — Désiré CHEZLEMAS, Officier d’ Académie; Instituteur honoraire, Co.nî scîller municipal d’Esternay, Président de la section de la Ligue des Droits de P Homme. ~ François BAG II EL ET, Commerçantdétaillant à Châlons-sur-Marne, Président de la Section de la Ligue des Droits de l'Homme. — Léon MATHIEU, Adjoint au Maire de Reims, Administrateur des Hospices, — Fernand MACQUART, Propriétaire -Agriculteur- Eleveur. Conseiller municipal de Pourcy, — LAURENT, Employé d 'Alimentation, Ex-Secrétaîrc du Syndicat de l'Alimentation,
MdUlNE
Liste du Bloc Ouvrier-Paysan.
Travailleurs de la Ville et des Champs, nous assistons aux convulsions suprêmes d’un ordre social frappe à mort : concentration grandissante des capitaux entre les mains d'une oligarchie insatiable, maîtresse de tous les moyens de production et. d échangé; crise économique sans précédent ; exploitation éhontée du travail ; spéculation effrénée des denrées et du logement ; baisse du francs salaires réels avilis ; impôts écrasants*
La misère des classes laborieuses s'accentue, cependant que de louches trafiquants réalisent des fortunes insolentes et rapides*
Militarisme v Armements, Diplomatie secrète, Jeu néfaste des alliances, annoncent de nouvelles catastrophes*
En face du désordre capitaliste se .pose devan t les peuples l'impérieux dilemme :
La Revalu tion ou r Esclavage .
Le Bloc national de droite a fait faillite, L'occupa fi on de la Ruhr a porté h son comble le désastre européen Loul en aggravant îe déficit du budget français* Capitalistes français et allemands s’entendent comme larrons en foire, au détriment de la classe ouvrière et paysanne de France et d'Allemagne.
Seule la République Ouvrière et Paysanne des Soviets de Russie travaille à maintenir k paix et à créer des œuvres de vie ; tandis que le Bloc national, à la tète do la réaction mondiale, poursuit son œuvre de mort*
A la veille d'être chassé du pouvoir, le Bloc national vient d'achever sa funeste besogne i augmentation de 20 0/0 des impôts frappant les classes pauvres et les classes moyennes ; livraison des grands services publics à la voracité du Capital; sabotage de la réforme dés pensions ; retrait du projet des assurances sociales ; établissement d'un régime dictatorial de décrets-lois.
Le Parti Communiste dénonce Irrémédiable banqueroute du gouvernement capitaliste.
Inquiète, la bourgeoisicTa pris la précaution de constituer un nouveau Bloc de défense capitaliste qui maintiendra ses» privilèges tout en continuant à duper les travailleurs.
Le Bloc national de gauche n'est pas une nouveauté. Pendant quinze années avant guerre, îe pays a subi la domination radicale, et les travailleurs n’ont connu qu' oppression, exploitation et parfois même, répression sanglante.
Les fusillades du Havre n’ont fait qu'éveiller Técho des fusillades* de Draveil, Raonl'Étape, Narbonne*
Le Ministère Poincaré, retapé avec des éléments de gauche, ^proclame qu'il poursuivra la même politique ruineuse et criminelle des dernières années* Nouvelle preuve que tous les chefs de gauche ont été et seronL toujours solidaires et complices des méfaits du Bloc national. Complices également les chefs socialistes de toutes dissidences, qui par ambition ou par bas intérêt électoral, renient leurs principes, désertent leur classent, trahissent le prolétariat, pour sauver la bourgeoisie et partager avec elle les honneurs et les profits du Pouvoir,
A bas h a Bourgeoisie ! Place an Prolétariat î
Contre le gouvernement capitaliste, ie Parti Communiste lève le drapeau du gouvernemen t ou v r i e r-p ay s an.
marne
Le gouvernement ouvrier paysan, c'est le premier pas vers le salut pour tous ceux qui travaillent sans exploiter le travail d'autrui.
Le Bloc ouvrier-paysan, c'est l’union clés travailleurs des villes et des campagnes : ouvriers, paysans, employés, fonctionnaires, artisans, qui aspirent à un ordre social meilleur et qui souffrent de la dictature insolente des rois de l1 argent.
Ni Bloc national de droite,
Ni Bioe national de gauche.
Tous les deux, instruments du Capital*
Programme du Bloc ouvrier-paysan.
Amnistie générale aux victimes du capitalisme : condamnés militaires, faits de grève et délits politiques. Réintégration de tous les révoqués des services publies.
Justice populaire :
Généralisation du jury* Suppression de la magistrature. Abolition des conseils* de guerre et des bagnes militaires. Constitution d’une Haute Cour populaire pour juger les responsables de la guerre.
Reconstruction :
Payement immédiat des dommages de guerre restant dus aux petits sinistrés* Révision des indemnités accordées aux sinistrés de la grande bourgeoisie. Répression du trafic des bons de cession.
Expropriation du grand capital ;
Socialisation des banques, mines, transports, usines, assurances, pétrole, sucre* Etablissement d’un contrôle ouvrier par les comités d'usine. Journée de huit heures, six heures pour les industries insalubres. Minimum de salaire. Droit de coalition et de grève aux fonctionnaires et aux travailleurs étrangers.
Finances :
Extinction de la dette publique par la saisie des grandes fortunes* Suppression de Pimpôt sur les salaires et de l’impôt indirect frappant 3a consommation.
Extérieur :
Annulation du Traité de Versailles. Alliance avec l’Union des Républiques Sovîéf tqiïes. Organisation des Etats-Unis d'Europe*
La terre appartient à ceux qui la cultivent :
Expropriation des grands propriétaires fonciers. Remise des fermes eL métairies expropriées soit aux coopératives agricoles, soit aux familles de ceux qui les cultivaient précédemment* Les petits propriétaires exploitant eux-mêmes conserveront la propriété perpétuelle de leur bien. Crédit agricole d’Etal pour le perfectionnement de la technique et de Tou tillage. Electrification des campagnes* Admission des ouvriers agricoles, journaliers, domestiques de ferme au bénéfice des lois ouvrières et des assurances sociales.
MARNE
Vers la conquête du pouvoir :
FfJhnaliôn d’un gouvernement ouvrier^paysan, Abolition de la Constitution bourgeoise, Suppression de l’armée permanente eide l’indiïfctrie privée des armements* Formation d’une milice ouvrière-paysanne pour la défense des conquêtes du Bloc ouvrier-paysan. Organisation d’une véritable démocratie sur la base des Soviets ouvriers et paysans associant les syndicats à la gestion des services publics. Dictature du prolétariat.
Loyers :
Taxation des loyers. Réquisition des locaux d’habitation. Construction par les municipalités d’immeubles à loyer bon marché. Organisation du logement en service public.
Vie chère :
Répression rigoureuse de îa spéculation et de l’accaparement. Contrôle des prix par des commissions syndicales et coopératives. Développement des coopératives avec l’appui financier du gouvernement ouvrier-paysan*
La femme :
La maternité rétribuée comme fonction sociale. Four la femme, égalité des droits civils eL politiques. Salaire vital garantissant l’indépendance économique. Services collectifs pour l'organisation de la vio ménagère.
L’enfant :
Instruction obligatoire laïque et vraiment gratuite de tous les enfants jusqu’à 1 âge de Ifï ans. Mise à la charge de l’État des frais d’entretien et d’éducation de la jeunesse ouvrière et paysanne faisant preuve d’aptitude spéciale*
Hygiène publique :
La société doit garantir à chaque être humain les meilleures conditions possibles de développement et d’hygiène. Un régime qui laisse mourir 140.000 enfants tous les ans, 200,000 tuberculeux et syphilitiques est un régime qui doit disparaître.
Solidarité :
Assurances sociales sans cotisation ouvrière contre les risques afférents à la vie, au . travail des ouvriers, paysans* employés, fonctionnaires. Salaire minimum aux mutiles et retraités du travail et de la guerre,
Vu les Candidats.
un
nmm
Liste du Parti Communiste Indépendant*
Camarades Ouvriers !
Dans quelques jours, tous les saltimbanques avides de pouvoir, tous les requins de la politique et du business,, tous les louvoyeurs parlementaires, tous ceux enfin dont les appétits insatiables tournent à la boulimie vermineuse, cérébrale ou hystérique, vont devenir des rédempteurs portant dans leurs flancs le bonheur universel.
Chacun d'eux, sans scrupule, profitera de la naïveté, de la crédulité populaire pour prétendre que son Ours est meilleur que celui du voisin, vy.
Du Bloc National, représentant le passé plein d’horreur en passant par les radicaux et les socialistes d’union sacrée, jusqu'au Parti Communiste Etatiste* dictateur et plus politicien que ses devanciers, sortiront les formules démagogiques qui hypnotisent la fouie, torturent sa conscience, émasculent son énergie.
Les grands principes sacrés ! « Liberté, Egalité, Fraternité, Justice », seront déversés à jet continu dans les réunions publiques, et bon^Popul o choisira le flibustier le plus adroit dans l'art de faire des lois et cracher l'impôt.
fis s'attaqueront, ils se diffameront tous, faisant retomber sur l'adversaire les crimes et les fautes commis pendant et après la guprfe et dont toi seul, producteur, supportes les conséquences*
Méfie-toi ! Camarade ouvrier, leurs querelles ne sont que façade; ils se réconcilieront une fois que ta naïveté les aura hissés sur le pavois ; ils seront unis comme des frères pour te faire suer les milliards nécessaires à la préservation des privilèges qu ils ont cimentés à travers les Ages par le fer, le feu et dans le sang des déshérités* Ta miser©. ton chômage, tes incertitudes du .lendemain , cela ne les émeut pas: ils sauront, en 1 occurrence, s unir pour organiser la répression si tu voulais un jour montrer les dents avec la ferme volonté d’en finir.
Certains politiciens « fin de siècle », « modem style », feront miroiter à ton esprit les nécessités d'une révolution calquée sur la Russie des soi-dîsants Soviets, cette malheureuse Russie dont l'élan révolutionnaire fut arreté, figé, dans son mouvement d affranchissement intégral par des tyrans, des dictateurs bolchcvîsfces, qui s'emparèrent du pouvoir politique et économique au détriment de la grande masse prolétarienne, assujettie désormais à un pouvoir central qui, tout comme dans les autres gouvernements capitalistes, légifère^ codifie, réglemente, courbe et sacrifie la vie des travailleurs.
Ce grand pays sur lequel, en 1917, nous avions fondé de si grandes espérances, et dont l'exempte pouvait être suivi, le Communisme, aspiration des foules, doux règne de ta. liberté, de la fraternité, a été étouffé par les dictateurs bolchevistes.
Pourquoi ?
Parce qu'au lieu de transformer l'Etat politique et économique à la base, c eSt-a-dir© remettre les richesses accumulées sur le territoire, en propriété commune, accessible à tous, et les faire gérer par les producteurs organisés eorporativement et économiquement, le pouvoir bolcheviste, devenu par un coup d’audace maître absolu des hommes*©! des choses, décréta :
Être le seul propriétaire et le seul patron réglementant toutes les manifestations économiques et administratives sur le territoire de îa Révolution.
MAKNE
Depuis* ce système de Gouvernement dictatorial persiste : la révolution était vaincue, La doctrine communiste était galvaudée, arrangée à toutes les sauces* La propagande révolutionnaire et syndicale était clouée au pilori.
Le pouvoir étant accaparé par les dictateurs, la Russie révolutionnaire était replongée clans l'absolutisme le plus complet.
Ses prisons regorgent encore de révolutionnaires, de syndicalistes n ayant pas voulu plier réchine devant le nouveau despotisme.
Conclusion logique l Le Bolchevisme dictaLeur a remplace le tsarisme autocrate des RomànofL II n'y a de changé que l'étiquette: le mal persiste*
Devant cet escamotage de la Révolution Russe, devant tous les politiciens avides de pouvoir, se sont dressés les Communistes Indépendants*
Propagateurs volontaires d'un idéal, d'une doctrine, qu ils savent etro juste, équitable et renfermant toutes les aspirations populaires ; bien décidés à batailler contre les ennemis communs de la classe ouvrière, ils restent vos seuls défenseurs, parce qu ils sont ouvriers comme vous, et ils espèrent que le courage des foules se réveillera, leur lera confiance, détachés qu'ils sonL de toute dictature, de toute discipline néfaste à 1 entente pour la vie, qui doit être le seul but à envisager*.
Ils vous criont :
Peuple S ta misère croîtra au fur et à mesure de ta déchéance et de ta confiance aux flibustiers de la politique ; par contre, ton bien-être dépend de ton relèvement et grandira proportionnellement à ton action.
La Révolution qui doit Le libérer du joug de toutes les dictatures ne dépendra ni des élus, ni des groupes, pas plus que des noyaux léninistes, socialistes ou communistes de Gouvernement*
Ta libérai ion sera l’œuvre de ton action incessante et variée. Si tu n’as pas encore entrevu un mieux-être relatif, c'est que ton inaction rend tes vrais militants impuissants*
Prends conscience de toi-même, et à l’œuvre !
Le Parti Communiste Indépendant.
MARNE (HAUTE-
3 députés.
Inscrits . 57.378
Votants . 48.773
Blancs et nuis . 855
Suffrages exprimes ■ 47.918
MtyûrHd absolue . 23.960
Quotient électoral . . . 15.073
Liste d Union républicaine.
MM. DôSB6În\ . * .
Marcello! .
Marin-Quiilartl , ,
'Votai .
Moyenne, .
liste de concentration républicaine.
MM. Lévy-Aîphaodéry , Viennot Gallois
Total.,.
Moyenne. . . >
Liste du Bloc ouvrier-paysan,
MM, Chef...,, . . . .
Duchene. . . * , .
Mou geo t, * . , . . , . .
Tolal . . . . . 13,043
Moyenne,.
au quotient
à la pins forte moyenne.
MM, Dca sein, Lévy-Âlphanddry, M. Marin Quillard.
Liste cPUnion Républicaine,
Chers Concitoyens,
Avons-nous besoin de nous présenter à vous?
Au cours des quatre années qui viennent de s’éeouî-er, vos députés ont visité (ensemble des communes du département. Ils sont allés à vous, fidèles à la promesse qu’ils %!,ous avaient faite de se tenir en contact continuel avec ceux qui leur avaient accordé une si belle confiance. Chacun de vous les connaît, a pu les questionner, leur soumettre ses idées, ses désirs-, ses doléances.
Avons-nous besoin de vous présenter une profession de foi?
Vous savez ce que vos députés ont fait. Tous, vous avez reçu la petite brochure contenant le compte rendu résumé de leur mandat. Ils seront demain ce qu’ils furent hier, préoccupés avant tout des intérêts généraux dtT Pays, comme aussi toujours prêts à vous rendre service .
La politique intérieure et extérieure de M. Poincaré, voilà en huit mots notre programme.
Vos députés sortants l’ont défendue de tout leur cœur
Si nous sommes élus, nous continuerons à la soutenir de tohtes nos forces.
MARNE (ÏLU3TE-)
Nous ne croyons pas qu'il soit nécessaire d’y rien ajouter.
Pourtant, nous demanderons au Gouvernement qu'il fasse définitivement disparaître de notre législation fiscale les vestiges d'un passé radical, tels que les mesures d’inquisition qui se trouvent encore dans certaines taxes, comme celles sur les bénéfices commerciaux et sur le chiffre d’affaires, dans la réglementation du droit des bouilleurs de cru, et qui sont l'objet légitime des réclamations actuelles de la classe commerçante ou rurale.
En ce qui concerne la réglementation des bouilleurs de cru, ce sont vos représentants à la Chambre qui ont réussi déjà à en adoucir les dispositions les plus lourdes. Ce n'est pas encore suffisant. U faut aller jusqu'à l'entière liberté.
Pour le chiffre d affaires, le Parlement vient d’accorder le forfait aux commerçants ne faisant pas plus de 200.000 francs d’affaires par an, avec dispense de tenir le registre spécial, de communiquer ses factures et ses livres.
Quant a l’impôt sur les bénéfices commerciaux et industriels, vous savez que vos députés sortants ont déposé, avec leur collègue Victor Constant, un projet de loi lui substituant F impôt de quotité qui supprimerait toute inquisition fiscale. C'est dans ce sens que la solution devra être cherchée et trouvée.
Enfin, nous avons pensé que pour représenter ce Département, en grande parLie agricole, il fallait un agriculteur-exploitant, un fils des champs comme la plupart d'entre vous, et qui n'a quitté la Terre que pour aller la défendre au péril de sa vie. Il 'Saura soutenir, avec toute son ardeur d’ancien combattant, les revendications paysannes et, en particulier, les mesures nécessaires à l’intensification de la production agricole (tarifs douaniers, semences, engrais, transports, main-d'œuvre, etc*), qui est, avec le commerce et l’industrie, la base essentielle de la prospérité du pays.
Chers Concitoyens,
Nous comptons sur vous comme vous avez compté sur nous. Vous ne tromperez pas notre confiance pas plus que nous n'avons trompé la vôtre.
Vive la Haute-Marne !
Vive la République!
Édouard DESSEIN, Député sortent, Conseiller général, Chevalier de la Légion d'honneur, Croix de guerre. — Jacques MARCEL- LOT, Députe sortant, Maître de Forges, Maire d'Eurville. — MARIN-QUILLIÀRD, Agriculteur- Éleveur, Membre du Conseil d'Administration de T Union des Paysans et du a Syndicat Central Agricole et Viticole de la Haute-Marne v Médaillé militaire, Chevalier de la Légion d'honneur, Croix de guerre.
Liste de Çoncentration Républicaine,
Messieurs et Chers Compatriotes,
La grande consultation nationale du 11 Mai, qui appelle tous les électeurs aux urnes revêtira cette année une importance exceptionnelle.
Au premier plan des soucis du pays, nous placerons :
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MARNE (HAUTE-
La Situation Financière
Notre grande préoccupa thm portera donc sur la situation budgétaire de la France, sur 1 état de sa Trésorerie* Le problème financier tient en suspens la vie économique du pays et. meme son existence ainsi que la reconnu M, Poincaré dans sa seconde déclaration ministérielle.
Les Responsabilités de L Allemagne.
Sans doute, la défaillance de l' Allemagne, ses atermoiements sont-ils la cause initiale dos difficultés au milieu desquelles se débat le Pays*
Aussi bien tenons-nous à proclamer immédiatement, avec toute la France, avec tous les gouvernements qui se sont succédé depuis 191 B, que l’ÀHemangne devra payer.
Les Responsabilités de l'ancienne Chambre.
Mais si nous, nous gardons de faire grief à la Chambre de 1919-1924 des difficultés qui sont le fait de 1 Allemagne, nous lui reprochons, à cette Chambre, d'avoir vécu et fait vivre trop longtemps le Pays dans un optimisme injustifié, alors, qu’en réalité, elle allait de déficit en déficit, qu’elle irmHiplimt les emprunts à -court terme à des! eonditîohs de plus en plus onéreuses, qu'elle laissait la dette s'enfler constamment, qu’elle nous conduisait à l’abîme.
Les Rééditais de sa Politique *
Les résultats de cette politique, vous les connaissez*
Ce fut la crise du Change avec son cortège de maux ; Vie chère, impôts improvisés, double décime, procédure des décrets-loi*
Ce fut la crise du Change entraînant une baisse de nos Rentes qui a coûté quelque vingt milliards à l’Épargne Publique*
Ce fut l'ajournement de l’emprunt de consolidation si désirable, cependant, pour la stabilisation des affaires*
Nous Vivons en Pleine Obscurité ,
Ce fut, ce qui est plus grave, l'ignorance dans laquelle on a tenu le Pays de la situation financière de la France.
Car qui peut dire à combien s’élèvent nos dettes, dettes intérieures et dettes extérieures, dettes de guerre, achat des stocks américains, bons du Trésor, bons de la Défense, emprunts à court terme ?
Quel en est le chiffre ?
Vous admettrez bien qu’il importerait qu’on le connût avant de faire le premier pas dans l’entreprise de rénovation.
Nul ne sait. Aucun tableau d’ensemble n'a jamais été fourni au public, aucun compte des dépenses effectuées, des mouvements réels de la dette n’a été dressé depuis 1915*
Nous sommes obligés d’accepter une sorte de chiffre forfaitaire : 350 milliards selon les uns, plus de 400 milliards disent les autres.
Comment, nos Alliés qui sont des hommes d’esprit précis, auraient-ils pu, devant ce laisser-aller, devant cette situation financière déplorable, faire confiance à la France ?
Et faut-il s'étonner que notre franc qui, au lendemain de la guerre, valait encore 90 centimes, soit, à un moment donné, tombé à 3 sous ?
MARNE (HAUTE-
// faut que la France fasse son Inventaire •
Cette absence de sincérité dans la gestion de nos finances nous trace un premier devoir; si nous sommes vos élus, nqus réclamerons avec une inlassable m énergie 1 inventaire exaef, complet, loyal de notre Passif.
Une nation ne vit pas autrement qu’un individu. Pour demeurer maître de la situation 7 il faut voir clair dans se» affaires.
En même temps, car ce sera une tâche également urgente, la nouvelle Chambre devra poursuivre la stabilisation de notre monnaie, ce qui permettra à chacun de faire sou propre inventaire et de savoir exactement ce qu’il possède.
On ne saurait remédier, comme par un coup de baguette magique, à quatre ans d optimisme aveugle et réfractaire aux leçons de chaque jour, de négligence et d incapacité.
Des Economies,
Pour rétablir la situation compromise, des économies s’imposent.
Nous les réaliserons par un contrôle sévère de l'emploi des crédits budgétaires, par la simplificalion des rouages administratifs, sous le contrôle du Parlement et avec la collaboration des intéressés (Associations des Fonctionnaires et Usagers), par la répression impitoyable du gaspillage des deniers publics.
Justice Fiscale.
Et si des charges nouvelles se révèlent indispensables, nous les voudrons équitables et ménageant les droits de la famille trop souvent méconnus 5 nous exigerons que 1 on renoncé à l’aggravation des taxes indirectes qui frappent les denrées de consommation, grèvent lourdement les charges des travailleurs et aggravent la vie chère*
Un Plan JP Ensemble de l'Œuvre de Restauration Financière.
Mais tout cela exige un plan d'ensemble. La France a trop vécu d artifices et d expédients depuis quatre ans, II est indispensable que notre politique financière s appuie sur la recherche des conditions économiques favorables, nous le répétons, k ia stabilisation, puis ii la revalorisation de notre monnaie ,
Nous voudrions à ce sujet, revenir â une idee qu avaient conçue plusieurs députés de gauche, dès 1920, et que la majorité de 1919 a rejetée.
Pourquoi ne pas constituer une grande Commission qui serait chargée de recueillir tous les éléments de notre rénovation financière, de les étudier, de les mettre au point, d en extraire les grandes lignes d'un programme général ?
Une Commission qui réunirait des Parlementaires et des personnalités compétentes du monde économique et du monde du travail ? Une Commission qui, dans un grand geste d’union, en face des difficultés à surmonter, appellerait à l'œuvre de restauration toutes les bonnes volontés et toutes les initiatives ?
El maintenant que nous avons donné au grand problème financier qui étreint noire Pays toute F ampleur qu’il méritait, il nous sera plus facile de tracer notre programme politique et économique.