NA
MARîiE (HAUTE-)
JJ Allemagne doit payer.
En Politique extérieure, nous sommes avec les gouvernemefTll qui se sont succédé depuis 1919 et notamment avec le Président actuel, M. Poincaré, pour affirmer l'intangibilité du droit de la France à des réparations. Nous considérons la Ruhr comme un gage indispensable tant qu'il ne lui aura pas été substitué d'autres garanties précises, formelles, concrètes, renferment un règlement des dettes interalliées, garanties qui, d'ailleurs, sont la conclusion de la Commission des Experts*
La Société des Nations,
Nous voulons aussi travailler au développement de la Société des Nations en qui nous voyons, par les services qirelle a déjà rendus, un instrument de paix pour l’avenir et la meilleure assurance contre le retour de la guerre.
La Réduction du Service Militaire,
Et dans ces conditions, patriotes et démocrates, nous souvenant des émouvantes leçons de la guerre, du tableau des réserves fondues dans les jeunes classes et formant, celles-là et celles-ci, l'admirable armée nationale qui a vaincu, nous demanderons la diminution de la durée du service militaire avec appels semestriels et, comme complément indispensable, des lois sur les engagements et les cadres*
Démocratie et I^aïcîté.
En politique intérieure, nous sommes des républicains de toujours. Nous faisons la plus large confiance à la démocratie pour qu'elle poursuive sa marche dans le cadre de l’ordre, de la tolérance et de la liberté.
Nous sommes des républicains laïques dans la véritable acception du mot.
Politique Économique et Sociale .
La solution du problème financier est étroitement liée à l'avènement d’une large politique économique et sociale*
Cette politique de reconstitution de notre économie nationale s'impose avec plus de force encore qu'en 1 9 1 9*
Tant de milliards ont été dilapidés depuis, notre situation financière a été si mal assise en ces quatre dernières années, que les difficultés extérieures se sont aggravées de toutes les conséquences d'une mauvaise gestion intérieure.
Les Assurances Sociales *
Nous considérons que4 l’un des premiers devoirs du législateur de demain sera de reprendre la loi sur les assurances sociales, dont l’ancienne Chambre n'a fait que de poser le principe, et encore, lé'' dernier jour de son existence, ajournant son application à plusieurs années. Nous nous efforcerons d’en faire le plus rapidement possible une réalité bien étudiée*
MAmü (ÏÏAÜÎÈ-)
Notre attention' se portera tout spécialement sur la situation des Mutilés du Travail et des familles nombreuses.
La Protection de la Famille.
La politique sociale devra être, d’ailleurs, une politique de la fàmillé, une politique de la natalité, et c'est pourquoi nous situons au même plan que F assurance sociale la nécessité de rendre plus pratique, plus agissante, la législation des habitations à bon marché et la lutte contre le taudis*
V Enseignement.
Nous mettrons au premier plan de nos préoccupations les questions relatives à T éditera tion. L'instruction primaire doit être développée eL l'instruction secondaire et supérieure rendue gratuite et, ainsi, accessible à tous ceux* quelle que soit leur condition, qui possèdent les dons nécessaires. pour en bénéficier utilement.
A côté de renseigne mont secondaire, de caractère plus général, nous nous efforcerons de développer renseignement technique et les cours professionnels, agricoles, industriels et commerciaux, comme nous l'avons fait déjà dans l'accomplissement de nos mandats plus modestes d’élus cantonaux et municipaux.
La. Législation du Travail.
Et nous pensons qu’en matière de travail, la mission du législateur est d’assurer aux travailleurs les garanties indispensables de liberté, d’indépendance ù l’égard de leurs employeurs tout en hissant, aux uns èt autres, la plus grande latitude pour régler les modalités m Contrât qui les lié*
En politique purement économique, nous sommes également partisans dè la plus grande liberté.
Une besogne délicate s’imposera à la nouvelle Chambre : celle de noire régime douanier*
Noire Régime Douanier.
Nôtre futur régime douanier devra être bien équilibré au double point de vue agricole cl industriel, et conçu dans 1 esprit le plus large avec les Nations qui nous paieront de réciprocité* S’il eêt légitime ;que nous protégions nos produits nationaux, nous ne devons pas oublier que tout excès dans cette voie entraînerait des représailles au grand dommage de la collectivité.
Il importe que l’agriculture et l’industrie produisent le plus possible et aux meilleures conditions. L’est là, en même temps que la restauration de nos finances, la stabilisation du franc, l’un des facteurs les plus sûrs d’im retour à la Vie moins chère*
Électrification.
Nous voudrions donc voit se multiplier, dans ce but, les entrepriseé d'électrification qui apporteront partout la force moLrice et l’éclairage à bon compte.
MA.IVNE {BAVTB-)
£Me Püfifûyue c/es Æmpaïs.
Nous poursuivrons, en outre, une politique des engrais afin que nos agriculteurs puissent obtenir de la vieille terre de France ie maximum de rendement après qu'ils y ont consacré 5 depuis longtemps, le maximum d’efforts*
Le Droit des Bouilleurs de cru ,
Et au nom de F équité, nous réclamerons pour les bouilleurs de cru le retour au régime de la loi républicaine de ï 906, c'est-à-dire le droit de pouvoir disposer librement pour eux des fruits de leurs propriétés.
Les Victimes de la Guerre .
Les mutilés de la guerre, les veuves et les orphelins de nos morts glorieux, leurs ascendants, les prisonniers de guerre, ont des droits imprescriptibles sur nous. Ces droits ont été souvent méconnus. Nous nous emploierons à les défendre. Toute notre sollicitude est également acquise aux Anciens Combattants,
Contre les Scandales ,
Pouvons-nous "taire aussi l'indignation du Pays en face des scandales qui ont marqué ces quatre années, du scandale des stocks américains, du scandale plus douloureux encore des dommages de guerre et des régions dévastées qui, tous, attendent encore une sanction? Une action énergique s’imposera pour donnera la. Conscience publique les apaisements qu’elle réclame. ^
Libertés Civiques et Droits Syndicaux.
Nous ne saurions oublier non plus que les fonctionnaires ont droit aux libertés civiques qui sont l’apanage de tout citoyen*
Nous voulons également le respect du droit des Syndicats et des Associations professionnelles régulièrement constitués*
Retour au Scrutin majoritaire.
Et, enfin, nous considérons comme une atteinte au suffrage universel tout mode de scrutin qui ne repose pas exclusivement sur le principe majoritaire.
Au moment où il dépose un bulletin dans l’urne, l’électeur doit être à même de déterminer la portée exacte de son vote. Il n’est pas admissible qu’il vote dan& îa nuit comme il arrive avec le système soi-disant proportionnel.
Majoritaires, nous réclamerons ie retour au scrutin majoritaire avec ballottage parce que, seul, il permet à tous les citoyens de revendiquer leur éligibilité et qiPii place' bien le candidat en face de l’électeur. *
Pour la France et pour la République,
Nous nous résumons* L’instant est solennel. Nous mesurons toute Té tendue de§ devoirs qui iocomborput aux législateurs de demain. Et qui dit devoirs dit respqnsabiïiiés.
MARNE (HAUTE-
Ces responsabilités, nous les assumerons avec îa gravité, avec la volonté résolue de citoyens qui obéissent eux-mêmes à l'impulsion du devoir.
Républicains de toujours, sollicités par les républicains du département d’être les portedrapeaux delà démocratie delà II au te-Marne, nous avons voulu répondre à leur confiance. Et nous aurons comme grande et seule ambition de mettre toutes nos forces, toute notre expérience, tout notre cœur au service de notre département, de la France et de la République.
Georges LÉVY-ALPH AN DËR Y, Maire de la Ville de Chaumont, Conseiller général de la Haute-Marne, Vice-Président de l'Association des Maires de France, Officier de la Légion d'honneur, — Victor VIENNGT, Industriel et Commerçant, Ancien Maire de là Ville de Langres, Vice- Président de la Caisse régionale de Crédit agricole de la. Haute -Marne, Trésorier de la Société d1 Agriculture de Langres, Officier de la Légion d’honneur, Croix * de guerre, — Léon GALLOIS, Cultivateur-Éleveur, Vice-Président de la Société d’Àgriculturc de l'arrondissement de Wassy, Vice- Président du Comice agricole de Saint-Dizier, Membre de njnion des Paysans de la Haute-Marne, Président de la Mutuelle Agricole, du Syndicat d' Echange et de Drainage d’Éclaron, Officier du Mérite agricole.
Liste du Parti Communiste (S. F; I. G ).
Aux Travailleurs de la Haute-Marne,
Citoyens (
Le Bloc Ouvrier et Paysan présente à vos suffrages les camarades ;
Chef Louis, ouvrier ciseleur syndiqué, à Nogenl ;
Duchène Gustave, ouvrier d'usine syndiqué, à Joinville ;
Mougeot Louis, artisan cordonnier, à GhaumonL
Ils ont été choisis, non pour leurs qualités oratoires, mais en raison de leur probité et de leur attachement à la défense des travailleurs*
En face d’eux sont des hommes rusés, ayant une plus grande facilité de parole, mais ne connaissant nullement les besoins des travailleurs ; en eux, les ouvriers et les paysans reconnaîtront les phraseurs, les arrivistes, les valets du capital, qui, toujours, ont berné la masse et qui, toujours, T asservissent un peu plus.
Au fond, peu leur importe que ce soit le Bloc National de droite ou le Bloc National de gauche qui triomphe, c’est toujours la bourgeoisie !
Rien ne les différencie ; en 1919, les radicaux ont fait liste avec le Bloc National ; üs