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MÀRftE (HAUTE-)
ont toujours vote avec lui* et ce n'est pas leur « divorce >>, à deux mois des élections, qui eflacera le mal qu’ils ont fait aux travailleurs.
Ce qui prouve qu'a part des appétits personnels rien ne sépare les fractions dé la bourgeoisie, c'est que ces messieurs avaient projeté de ne faire qu'une seule liste sur laquelle les radicaux auraient eu seulement un siège, et il a fallu que des protestations énergiques se fassent entendre pour que les radicaux rompent avec le Bloc National, Mais cette rupture sera de courte durée — juste le temps de la campagne électorale - et les travailleurs s'apercevront qu'une fois de plus iis sont roules.
Qu'est-ce que ce maquignonnage écœurant qui a présidé à la confection de la liste mitigée lors des élections sénatoriales?
Les radicaux n'ont pas même osé affronter la lutte avec le Bloc National. S il nous avait manqué une preuve de leur collusion, ces messieurs se seraient bien charges de nous la fournir!
Qu’est-ce que cette subite volte-face do Petit ïlaut-Marnais, qui, depuis quatre ans, a suivi la même ligne politique que le Petit Champenois ? Cela signifie que la corde du Bloc National est usée et que le moment est venu de « lâcher » un compère embarrassant.
Hélas! c'est trop tard, et c'est trop vieux jeu; les électeurs ne s'y laisseront pas prendre ; quand on a pris place sur la même galère* on doit subir le même sort, et quand le Petit Ilaut-Marnais fait le procès du Bloc National, il fait en meme temps son propre procès.
Citoyens,
Contre lous les blocs bourgeois, contre tous ces politiciens en quête d’un mandat, le Parti Communiste va seul à la bataille ; il vous invite à former le Bloc Ouvrier et Paysan qui, au delà des élections, devra, tous les jours, se resserrer davantage jusqu'à la prise du pouvoir par les travailleurs, jusqu'à l'avènement d'une société d où seront exclus les parasites.
Le ll'mai, vous marquerez votre volonté de sceller le Bloc Ouvrièr e! Paysan en votant pour les candidats du Parti Communistes,
Les Candidats.
MAYENNE
4 députés.
Inscrits . 73-648
Votants . , . 5025
Blancs et nuis ........ * . , . . . 8. '235
Suffrages, exprimés . 5&f000
Majorité absolue . . . . 25,046
Quotient électoral , . , 12, 522
Liste du Cartel çFurrion natioaale et républicaine.
MM. Datreil — , . . . . 40.242
D üi) oy s-Erea ucy . ' . . * * 39 . 60 L
Elus à la majorité absolue . * . . , , .
MM. Gbabrun - * . . . . # 39.352
Do Montjou*. , . . . . . 39.Ü0Î
Total - 158.196
*— Moyenne*. . — 39.549
Liste du Bloc ouvrier -paysan.
MM* Devenu. 5,340
Boivent , . 5,19g
Pinochet- . . . ... 5,190
Seye*lr@... . . . 5.15g
Tota1 , 29. £54
Moyenne.. ......... 5.Ë13
MM, üulr&ü, PuhoysFreeney, Chabnw* dû Moutjûu*
Liste du Cartel d1 Un ion Nationale et Républicaine.
Chers Concitoyens,
Pour obéir aux prescriptions des lois électorales,* les quatre candidats soussignés ont décidé de se grouper en une liste complète formant cartel en vue des Elections législatives du 11 Mai prochain.
Les uns approuveront sans arrière-pensée les institutions que la France s est librement données, les autres, fei4htirtén1 attachés à la République et aux principes essentiels qui la conditionnent, tous les quatre plaçant, les interets sacrés de la Pairie au premier rang de leurs préoccupations, ils se sont nus d'accord sur le programme général suivant!
Réparations, sécurité de la France, relations extérieures, finances publiques, tels sont es principaux et grands problèmes qui doivent retenir toute notre attention.
De uis cinq ans F Allemagne s'efforce de se dérober à ses obligations et à ses engage-
MAYENNE
méats. Bien plus, elle se prépare secrètement à une guerro de revanche. L’occupation de la lluhr que noua avons tous sanctionnée de nos votes était devenue une nécessité ; cette occupation a manifesté à l'Allemagne et au monde entier notre indéfectible volonté de ne pas nous laisser indéfini ment berner par de vaines promesses, mais eu soi, elle n’est qu’un moyen et non pas une fin. Tous nos efforts tendront à en tirer le meiller parti possible en vue" de nos réparations et de notre sécurité nationales, mais il doit rester bien entendu que nous ne consentirons à l’évacuer que le jour où nous aurons sur ces doux poinLs essentiels les plus complets apaisements; nous sommes conscients de travailler ainsi pour la paix du monde et dans l’intérêt de tous les peuples. Nul n’a le droit de nous attribuer d’autre but et de voir par notre politique d’auLre cause que la juste revendication du droit méconnu ; tous nos ef loris d’ailleurs devront tendre A prodiguer au monde les preuves de cette volonté de paix qui nous anime. Les peuples ne peuvent plus vivre dans l’isolement et nous aurions tout à craindre de 1 hostilité justifiée ou non des nations qui pendant la guerre sont venues spontanément se ranger à' nos côtés.
Mais en attendant que nous puissions bénéficier des versements qu’il, faudra bien qu’un jour nous obtenions de l’Allemagne, nous devons à nous seuls faire face, non seulement à nos dépenses propres, parmi lesquelles vient se placer le service de la deLte publique qui, depuis. 1914, a plus que décuplé, maïs également aux frais de reconstitution de nos régions dévastées et au payement des pensions aux victimes de la guerre, dette sacrée s’il en fut,
, De ce lait, il n’a pas été possible d’équilibrer le budget de la France, meme approximaiïvçfberit, sans les plus lourds sacrifices.
Peut-être d’auLres solutions auraient-elles pii cire données à ce problème que celles qui ont été adoptées. Il n es! aujourd hui plus l'heure de récriminer et nul n'a le droit de so dérober au devoir impérieux qui lui incombe de contribuer au relèvement de la Patrie, Mais il appartiendra à la prochaine législation de procéder à une révision et a une mise au point de nos lois fiscales. Il faudra, en particulier, ^n elle s'efforce de trouver une formule permettant d’éviter ces vexations et de supprimer ces mesures d’inquisition qui sont indignes d un peuple libre et dont souffre et souffrira de plus ea plus s’il n’y est mis un terme l'universalité des citoyens français.
(Test avec la plus vive satisfaction que nous constatons les bienfaits de la pacification religieuse. Nous nous efforcerons de la maintenir. Le respect absolu de la liberté de conscience doit être à la base des institutions républicaines. Nous en avons la conviction.
Nos eflorts tendront également à favoriser la prospérité de nos campagnes et celle de
nos agriculteurs qui sont l’orgueil et la force du pays.
L’aide aux familles nombreuses et les mesures en faveur du développement de la natalité seront, dans l’avenir comme dans le passé, l’objet de nos sollicitudes.
Nous aurons le constant souci du progrès social et de la protection des travailleurs, désireux de maintenir l’équilibre exigé par la justice entre les droits des employeurs et les droits des employés.
Les œuvres d’assurances, de prévoyance, de crédits agricole et populaire, d’habitations à bon marché, etc,, trouveront en nous des auxiliaires dévoués.
Lnfm, pour atteindre les divers buts que nous nous proposons, nous chercherons à obtenir dès le début de la législature une meilleure organisation du travail parlementaire, et une. discipline plus stricte de l’Assemblée par une réadaptation de la Chambre.
Chers Amis,
Vous savez qu’en dehors des grands intérêts du pays vos représentants d’hier n’ont jamais cessé de s'occuper de yoa intérêts particuliers et se sont en tout temps efforcés de vous rendre service. Ils continueront dans l’avenir.- Vous trouverez en eux des amis et des conseillers dont le désir sera toujours de vous être utile, .
MAYENNE
Qu'il nous soit permis, avant île terminer, d'exprimer notre profond regret des circonstances qui ont amené notre distingué collègue Henri de Monti à retirer spontanément sa candidature. Nous désirons rendre hommage au désintéressement dont il a ainsi fait preuve en vue de l'intérêt général. Sans doute un jour voudrez- vous l'appeler a rendre au pays de nouveaux services dans le sein du Parlement où il a marqué sa place et où il s’était conquis l’estime et l'affection de ses collègues de tous les partis.
Maurice DUTREIL. — César CHABRUN, — J. DUBOYS- FRESNEY. — Guy de MON TJ OU,
Liste du Bloc Ouvrier Paysan.
Cette liste n'a pas fait distribuer de profession de foi.
MEURTHE-ET-MOSELLE
7 députés.
ïoscrilg . , , î 24. 490
Votants. . *.,..**. , . . 104. 31 S
Blancs et nuis 1. 851
Su|Tragres es pri més . , . 102. 467
Majorité absolue*. .. . 51.234
Quoüent électoral, . . 14.638
Liste d'Union républicaine et nationale.
MM. Marin . . . . . * . ... .* 71,508
Ferry . . „ »... t * * . , * 70.234
Fringant . , , . . * . . . 69,844
Mazerand. *.,,**.*.,* . ,.*.**„ 70 . 237
De Warren (Edouard) .*,...** . 08. 889
De Wendel { François) r 08.226 ,
Petitier . . 09.215
Total . 488.153
Moyenne . 09.736
Liste du Cartel des gauches
MM. Chaise* . . . . * . 2i , 704
Doley . . . . 21.283
Elus à la majorilê absolue.
MM, Marie . .,*..*****.,,,,* 21 . 456
Léonard . . 2Û .246
Blanc . . . . . 20.042
Juliot . , , . . . . . 10.452
Pilant*..,. - *«...,! 19.593
Total,..* . . 143.776
Moyenne*.,,,,.,,..* 20.539
Liste du Bloc ouvrier-paysan.
MM. Àncé . . . *., *,.*.. 10,664
Aubert.. . ..,**.,..* . J 0.557
Du broca. . . ,*,*.,,,, 10. 506
Ilerbst . . 10.407
Longamp . . . . , * * . 10.480
Mau rey , , . * . . . 10.508
Théveneau . . . . i . . 10 , 492
Total .. .... ’* 73.074
MM. Louis Marin, Mazeiaud, Ferry, Fringant, Petitler, de Warren, de Wendel (François)*
Liste d'Union Républicaine et Nationale.
Chers Compatriotes,
Il y a quatre ans, au lendemain de la Victoire, vous nous avez élus pour faire triompher une politique :
De respect des droits de la France,
D'union entre les citoyens,
De progrès social,
De reconstitution des régions dévastées.
Cette politique, nous l'avons, les uns et les autres, sans souci des vicissitudes parlementaires, loyalement pratiquée.
Fidèles à notre programme de politique extérieure, nous avons été dé celte minorité trop faible, hélas I qui de 1919 à 1922, a toujours défendu, sans fléchir et, parfois, en des
MEURT H E-ET- M0SELL E
ci rcorts tanins difficiles, le maintien intégral des droits de la France; nous revendiquons donc l'honneur d’avoir, par notre ferme attitude, permis le redressement de la politique nationale effectué par le Président Poincaré, que nous avons résolument soutenu.
En plein accord, nous avons travaillé à maintenir Punion sacrée au Parlement et dans notre région. Par notre politique de large tolérance et de liberté, nous avons consolidé dans notre pays la paix des esprits ; grâce a elle, la France, délivrée des luttes intestines, a donné au Monde le magnifique spectacle d’un état moral qu’aucune secousse n’a pu ébranler. Dans notre département, l'union profonde a augmenté l’oubli des luttes du passé, avec leurs corLôges de discordes et de divisions personnelles.
Républicains épris de progrès social, convaincus du rôle essentiel du travail, nous avons contribué au développement de la production et à l'organisation professionnelle de 1* Agriculture, du Commerce, de l'Industrie et des Travailleurs, notamment par i extension de la capacité civile des Syndicats.
Pour l'Agriculture, nous avons étendu le crédit, les assurances mutuelles et les coopératives agricoles, créé les Chambres d! Agriculture, fixé le statut des bouilleurs de cru, aidé h l’accession et à l'exploitation de la petite propriété, protégé l’ouvrier agricole par la loi sur les accidents du travail.
Pour le commerce, nous avons toujours adopté les mesures favorables au petit et au moyen commerce (Banques populaires, forfait, etc.).
Pour les travailleurs, nous avons préparé l'adoption par notre pays d'un système d’assurances sociales perfectionné; ifûua. avons travaillé à ^organisation de crédit aux Sociétés coopératives ouvrières de production, h la protection du travail des femmes et des enfants, à Pex tension et au relèvement des allocations mensuelles attribuées aux victimes du travail .
Dans notre département, nous avons donné notre concours actif aux Sociétés d'habitations à bon marché, aux groupements des familles nombreuses, aux Syndicats agricoles, a l’électrification des campagnes, à l'adduction des eaux potables, etc.
Notre premier souci, après les sanglantes héca Lombes, a été de venir en aide aux victimes de la guerre, par le relèvement des pensions, allocations et majorations accordées aux grands mutilés, aux veuves et aux orphelins, par la fixation d’une allocation,, encore insuffisante, aux ascendants ; nous avons fait étendre les memes avantages aux victimes civiles ; nous avons pris Une part importante à l'élaboration de toutes les mesures tendant > atténuer les maux cruels causés par l'agression de l'Allemagne.
Pour le relèvement des mines de la France, nous avons, par une lutte ininterrompue, maintenu les crédits nécessaires aux reconstitutions et amélioré la législation des dommages de guerre.
Plus que le département de Meurthe-et-Moselle, aucune autre région sinistrée n’a donné le spectacle d’initiatives plus fécondes et d'un labeur plus courageux et plus patient ; nous avons aidé aux efforts qui ont permis à notre département de se placer, par la rapidité de sa restauration, en tete des départements dévastés.
Aujourd’hui, l’union scellée le 4 août 1914, et maintenue fermement, demeure plus indispensable que jamais,
A 1 extérieur, comment, sans l’union, faire front aux menaces d’une Allemagne assoiffée de revanche, qui multiplie les préparatifs militaires ? Comment conjurer les périls qui peuvent naître d'une Europe troublée et d’un Orient toujours en armes, où grandissent les nationalismes exaspérés? Comment, sans l'union, hâter la liquidation de la guerre qui pèse encore si lourdement sur notre pays par la faute d'un ennemi dont la mauvaise foi s'obstine à éluder l’exécution du Traité? Seule, la concorde entre les citoyens, en montrant le fais^ ceau d'une Nation unie, nous apportera le concours des alliances nécessaires, ^découragera l'Allemagne de nouvelles aventures et brisera sa résistance obstinée.
A l’intérieur, comment, sans !' union, garder la paix sociale, permettant les réformes les
MEUHTHE-ET-MOSELLE
plus hardies, alors que la France, devenue le rempart de l'ordre et de la civilisation, coulis nue à se trouver en Imite aux attaques conjuguées de nations étrangères, envieuses de son état moral, et de révolutionnaires, alliés à une certaine finance cosmopolite, qui s’acharnent contre la résistance de notre peuple aux entreprises mortelles d’un bouleversement social?
Dans nos régions meurtries par la guorre, où une grande partie des ruines accumulées par la rage des Allemands jonchent encore notre aol, comment, sans l'Union, achever le dernier effort de restauration qui doit rendre à nos provinces dévastées leur prospérité d autrefois?
Ces préoccupations, qui nous avaient réunis, en 1919, sur une liste commune, restent les mêmes. Dans la Franco entière, à l’appel du Président du Conseil, se forment les listes d’union groupait les Républicains partisans d une politique extérieure énergique et de la concorde nationale.
En Meurthe-et-Moselle, ce programme d’union républicaine et. nationale, qui est eelui du Gouvernement de la République, est conforme au vœu profond de l’immense majorité de nos populations.
En le maintenant, aujourd’hui comme hier, nous avons conscience de satisfaire, Electeurs souverains, aux désirs que vous avez fréquemment exprimés et de traduire les volontés que, depuis 1911), vous avez signifiés aux élections législatives et sénatoriales.
C’est donc en toute confiance que nous vous demandons le renouvellement, de notre mandat pour l'œuvre capitale qui reste il accomplir.
H faut obtenir que soient garantis la Sécurité de nos frontières, d’abord, le Paiement des réparations par l’occupation de la Ruhr et la consolidation de notre situation sur le Rhin. Dés maintenant, la « politique des gages », la seule efficace, nous rend maîtres, dans la Ruhr, dfi grand centre de la richesse industrielle de l'Allemagne, en même Lcmps que de son arsenal de guerre. Sous la protection de la (larde au Rhin, nous pouvons travailler aurelèvement de noire Pays, exiger de l’Allemagne, par .une fermeté inlassable, le règlement toujours différé des répartition*, et ainsi apporter au contribuable français un Allégement des charges qu il a dû supporter à la placé du débiteur défaillant.
La Lorraine reconstituée reste, aux Marches de l’Est, la sentinelle avancée de la Patrie, loujouis exposee aux premiers coups d un ennemi implacable. Pour protéger son sol d’une nouvelle invasion, nous demandons avec instance que les troupes disséminées dans les provinces du Centre, de l'Ouest ou du Midi, soient placées en couverture dans nos garnisons frontières pour être en mesure de faire immédiatement face, s’il était nécessaire, aux e n tr epr î gueuses d e l 'Allemagne,
Une telle Politique de Vigllaricécoirimande, entre tous les citoyens, l1 uni on étroite qui cloiL reposer sur 1 Accord profond des Esprits et des Gœurs* Elle sera facilitée par le développement de 1 école publique nationale et renseignement postscolairc qui, en répandant les bienfaits de 1 instruction et en exaltant l'arDour du pays, doivent parachever î 'éducation de la démocratie*
J/ère des Réformes profondes s'ouvre à nos activités pour rajeunir enfin les organismes vieillis de T Etat*
Le pays attend tout d abord une Transformation administrative qui obtienne des institutions et des hommes un meilleur rendement.
La réalisation d un programme étendu d'Êçonomies s'impose pour l’assainissement de nos iinanees publiques et doit permettre lu Diminution progressive jd es impôts par l'amélioration de notre système fiscal que nous devons nous efforcer de rendre aussi peu vexatoire et traeassier que possible.
Contre la Vie chère, aggravée par la crise des changes, une lutte sans répit doit être menée.
Pour la sécurité des classes laborieuses, Famênagemont du régime nouveau des Assurances sociales doit être activement préparé et mis en œuvre.
MB URTHE-ET- MOSELLE
La prospérité matérielle qui doit procurer à tous le bien-être, ne saurait etre durable sans une forte natalité, résultant d'une Politique familiale qui exige, à l’égard des familles nombreuses, des mesures spéciales pour alléger leurs trop lourdes charges.
Notre-région, aux ressources considérablement accrues par le retour à la Patrie du département de la Moselle, doit connaître, dans nos frontières élargies, pour son commerce, son industrie et son agriculture, une prospérité nouvelle, due à l’activité persévérante de ses habitants.
Le Relèvement de la France, si durement atteinte par une lutte épuisante, ne sera définitif qu’après la disparition de toutes les souffrances subies par les victimes delà guerre; la Nation doit continuer de montrer sa reconnaissance, en améliorant leur sort, aux mutilés, aux orphelins, aux veuves, aux ascendants des morts, et à tous les anciens combattants. Elle maintiendra la parole solennelle donnée aux sinistrés et, malgré les difficultés du Trésor, bâtera la reconstitution des provinces dévastées.
Sur notre sol, effaçons, dans un délai très bref, les dernières traces de la guerre ; f achèvement de la reconstitution de notre département sera promptement assuré par une collaboration confiante des sinistres et de 1 Administration,
* afC
Cette grande œuvre de demain, nous la déclarons impossible si elle n’est poursuivie dans l’Union républicaine et la Concorde nationale.
De cette Concorde nationale se sont exclus d’eux-mêmes les partisans de l'Internationalisme et ceux qui pactisent avec eux. Dans l’Union républicaine ne peuvent compris ni ceux qui songent à l’avènement d’une dictature ou à bi restauration des régimes déchus, ni ceux qui veulent, par la lutte des classes, en appeler à la révolution ou à l'illégalité pour réformer la Société,
Républicains loyaux et Démocrates ardents, noos considérons comme intangibles la République et ses institutions fondamentales. Nous voyons, dans le respect des lois républi- -calnes, la garantie de la Liberté absolue de Conscience ; dans la laïcité de 1 Etat, la garantie de la Paix religieuse ; nous attendons déjà démocratie organisée le triomphe de la Justice et du Progrès.
Notre ambition sera de suivre toujours les exemples de travail et de vaillance qu en Lorraine ont donnés inlassablement à travers les siècles, nos populations d avant-garde, dans nos campagnes et dans nos villes, d’où sont sorties tant de fortes générations, que F Histoire a placées au premier rang peur la grandeur des services rendus a la Patrie.
Vive la République !
Vive la Lorraine !
Louis MARIN, Ministre des Régions libérées, Député sortant, — Désiré FERRY, Chevalier de la Légion dT Honneur, Croix de Guerre, Député sortant. — Charles FRINGANT, Vigneron, Député sortant. — Georges MAZERAND, Chevalier de la * Légion d’IIonneur, Croix de Guerre, Député sortant, — Edouard
de WARREN, Officier de la Légion d' Honneur, Croix de Guerre, Député sortant. — - François de WENDEL, Ingénieur civil des Mines, Député sortant. — Louis PETITIER, Croix de Guerre, Maire de Lon gwy.
MEURTHE-ET-MOSELLE
Liste du Cartel des Gauches.
Électeurs Républicains,
Cédant aux sollicitations de nombreux Républicains de Gauche, Radicaux et Socialistes qui veulent faire triompher le 11 Mai la République en Meurthe-et-Moselle, nous avons consenti de nous unir sur un programme minimum de défense et d action Republ i caine.
Voici notre programme :
Politique :
Nous voulons :
Une constitution démocratique;
Le scrutin d’arrondissement et à son défaut une R. P. intégrale , ^
Des garanties législatives contre toute imitative do dictature de quelque parti qu elle
vienne ;
Le maintien des îoi^ ISïques ;
La séparation absolue des pouvoirs Législatif, Exécutif et Judiciaire ;
La défense de l 'école laïque et l’accession gratuite de tous par ordre de mérite a tous les degrés de renseignement ;
Le respect des libertés syndicales pour tous; et notamment pour les Fonctionnaires,
La liberté de conscience pour tous, en un mot, défendre et continuer fOLuvre de la République.
Fiscal :
Nous voulons :
Le retour indispensable au vote annuel du budget;
La suppression des dépenses somptuaires ;
Le payement-immédiat eu espèces des dommages de» petits sinistrés, conformément à
la loi; - ,
La suppression de l’impôt sur le chiffre d’affaires et de tous les impôts de consomma ion,
qui sont des facteurs de vie chère ;
L’interdiction absolue de tous les expédients employés par le Bloc National pour assurer F équilibre du budget (Emprunts à court terme, in Ha Lion fiduciaire, bons du trésor, etc.);
La création de ressources budgétaires stables; extinction d’une partie de notre dette en faisant un large prélèvement sur les sommes volées au Trésor par les Profiteurs de
guerre ; a
L’application réelle de l'impôt sur le revenu qui doit devenir la seule et être la principale ressource budgétaire, pour le moment du moins, tanL pour l’Etat que pour les départements elles communes dont les centimes sont calculés sur la base injuste des quatre
vieilles; ... , , ,,
L1 amélioration des monopoles dvÉtat par leur industrialisa Lion permettant ainsi cl en
obtenir pour le Trésor des bénéfices réels. Transformation en' monopoles d’État des monopoles de fait actuellement entre les mains d’une minorité ploutocratique (sucre, carburant), Une politique fiscale qui, à rencontre de celle suivie par la Chambre sortante, soit
MEURTHE-ET-MOSELLE
moins dura pour les humbles et tienne compte de la situation de famille des contribuables, en un mot, la Justice fiscale.
Social :
Nous voulons :
La révision de la loi sur les accidents du travail qui n’est actuellement une garantie réelle que pour l’employeur ;
Le vote d’une loi des assurances sociales contre la vieillesse, la maladie et l’invalidité, applicable immédiatement ;
Des logements pour tous et la solution de la troublante question des loyers, l’extension de la loi Ribot sur les habitations à bon marché ;
Des mesures contre les taudis, la lutte contre la maladie- des mesures effectives d'hygiène ;
Favoriser ^accroissement de 3a natalité par des moyens efficaces et notamment par des lois protégeant la femme avant la naissance de son enfant et ldi assurant pendant cette période des ressources largement suffisantes ; accordant des avantages réels aux pères de familles nombreuses ;
Assurer à toutes les victimes de la guerre, civiles et militaires, sans oublier les prisonniers de guerre, toutes les réparations qui lu^sont dues;
Etablir ou perfectionner 1 enseignement postscolaire et l’enseignement professionnel notamment par la création des chambres de métiers, développer et encourager le mouvement sportif, en un mot la Défense des Humbles.
Économique :
Contrôle étroit par le Parlement de tons les traités commerciaux, de tous les tarifs douaniers; »
Répression de la spéculation, cause du renchérissement du prix de la vie;
Relèvement de notre crédit et de notre change par des mesures tendant à favoriser les exportations des objets fabriqués par notre industrie ;
\ o te Immédiat et application de la loi sur la propriété commerciale et son extension aux autres formes de l’ac fi vi té (industrielle et agricole) ;
Une politique des engrais qui nous permette de lutter contre les trust^actuels tje-krÇo jf à permettre aux cultivateurs de se procurer à un prix normal les matières fertilisantes qui leur sont indispensables ;
Une protection douanière équitable de l-ag^culture qui la mette en état d’égalité avec l’industrie; . 4
Enrayer l exode rural si funeste aux villages qui se dépeuplent comme aux villes qui se congestionnent;
Faciliter l’accession au patronat et à la petite propriété ; permettre la construction de logements de manœuvres agricoles: achever h électrification des campagnes ; chercher à créer des petites industries rurales susceptibles d'assurer aux petits cultivateurs, durant l’hiver, un travail permanent et rémunérateur ;
faciliter le recrutement de la main-d’œuvre étrangère indispensable et assurer le respect des contrats de travail librement consentis ;
Encourager les œuvres syndicales, mutualistes et coopératives, et donner à Fagricul- Lure 1 organisation professionnelle nécessaire à sa prospérité et à la défense de ses intérêts ;
Développer et doter largement le crédit agricole sous toutes ses formes, afin de mettre à la disposition de 1 exploitant les fonds qui lui sont indispensables pour améliorer ses méthodes de culture et produire économiquement ;
„ MI2UB î 1 1 K -ET -SÏOSE LLE
Organiser un régime d’asspraace facultatif contre les calamités agricoles (grêle, gelées, épizooties) ;
Faire aboutir enfin un système bien étudié des assurances sociales qui garantiront au cultivateur la sécurité de son foyer et la dignité de sa vieillesse, eu un mot, la Prospérité dans l 'Ordre et le Travail.
Politique extérieure :
Nous voulons :
La suppression absolue de la diplomatie secrète ;
L’application du traité de paix en collaboration avec tous nos alliés ;
Le payement de la dette contractée par l’Aile magne et l'emploi de tous les moyens susceptibles d’obtenir ce résultat sans compromettre la cause sacrée de la paix ;
Une Société des Nations élargie et munie de moyens de coercition permettant la solution pacifique de tous les conflits internationaux; P abandon de toute politique de conquête et d’annexion et F entente loyale entre tous les peuples ;
La reprise des relations avec la République Russe subordonnée k la reconnaissance de sa pari de sa dette vis-à-vis des porteurs de fonds russes qui sonL tous des humbles, en un mot, nous voulons nos Droits et la Paix.
C’est ce programme que nous vous demandons d'approuver et de soutenir par votre vote,
La République n'a jamais couru de dangers plus grands que ceux qui la menacent actuellement, tous les républicains doivent serrer les rangs pour la défendre.
Un mode de scrutin arraché par surprise au vote du Parlement a permis à la réaction, sous couleur d'union sacrée, de saper peu à peu, au cours de ces quatre dernières années, les bases mêmes du Régime républicain. Vous ne pouvez plus choisir librement celui à qui vous entendez confier l'honneur et la charge de vous représenter,
Sî vous nous faites l’honneur de nous confier le soin de défendre les principes qui vous sont chers, notre premier soin sera d’exiger le retour à un mode de scrutin qui, s'il avait des défauts de détail, n'en a pas moins assuré à la République quarante années d’une existence prospère entièrement consacrée à la marche vers le progrès social, et a permis la constitution de l'armée démocratique qui a rendu h la France l’Alsace et la Lorraine,
Cette réforme est à la base même de la défense des principes que tous les républicains sont d’accord__pQur faire triompher.
En approuvant notre programme vous indiquerez nettement voire volonté d’affranchir le suffrage universel de l'emprise des puissances d’argent et vous montrerez aux tout puissants seigneurs de la grande industrie que le peuple français n’est pas avec eux.
Vive la France républicaine I
Victor CHÀ1ZE, Conseiller Général de Meurthe-et-Moselle, Chevalier de la Légion d’honneur, — Charles-André DOLE Y, Avocat à la Cour, Décoré de la Croix de Guerre, — Paul MARIE, Conseiller Général de Meurthe-efrMoselïe, Maire de Longuyon, Vice-Président do l'Association des maires des Régions libérées. — Raymond LEONARD, Hommes de lettres, Avocat à la Cour, — Emile BLANC, Imprimeur, à Nancy, pensionné de guerre, — Henry JULLIOT, Agent industriel, engagé volontaire, croix de guerre. — Émile PILANT, Cheminot syndiqué, engagé volontaire.
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* il
MEURTHE-ET-MOSELLE
Liste du Parti Communiste (S. F. I. G.).
Aux Travailleurs de Meurthe-et-Moselle.
Lo Bloc National présente, en Meurthe-et-Moselle, la même liste qu’en 1919. Le chef de cette liste, M. de Wendel, est le gros manitou du Comité des Forges, qui a asservi pendant cinq ans la Chambre sortante; M. Marin, valet docile et ministre du sinistre Poincaré, s'allie très bien au premier; Mazerand, gros propriétaire terrien et industriel, ex-radical, et leurs acolytes Ferry, de Warren eL Fringant ont soutenu partout et toujours le ministère Poincaré. Tous ont été des pantins sur lesquels le gouvernement s’est appuyé pour brimer la classe ouvrière, pour l’écraser d'impôts, pour augmenter le coût de la vie et laisser une dette formidable. Ces hommes sont responsables de l'occupation de la Ruhr et des sacrifices de toutes sortes que cette occupation a coûtés, non aux gros industriels qui en bénéficient, mais au prolétariat ouvrier et paysan. Par le vote du double décime, ils ont préféré frapper la masse des consommateurs plutôt que d’amputer de quelques millions les profiteurs de la tuerie et ies grands capitalistes. Ils n'ont pas hésité à dessaisir le Parlement de ses droits de législation en votant les décrets-lois. Ils ont protégé les grosses firmes industrielles de notre région : De Wendd, Châtilion-CommenLry, la Marine Homécourt, la Providence, Cavalier, Fould Dreux, etc., au détriment des travailleurs. Dupé en I9l9, le corps électoral saura juger aujourd’hui leur œuvre néfaste.
Le Bloc des Gauches, lui, présente une liste singulière. Sous le fallacieux prétexte de défendre la République, nous voyons des républicains de gauche, des radicaux, -des socialistes ; mariage extraordinaire de ceux qui défendent la grosse propriété et des hommes qui prétendent l'attaquer. Côte à cote, se trouvent des candidats qui tentent de surexciter le chauvinisme par le culte du Souvenir, candidats qui sont de gros exploiteurs, comme M+ Chaize, et d'autres comme M. Dolcy qui, en 1919, combattaient âprement le Parti radical, ni chèvre ni choux, disait-il, et sur la liste duquel il se présente aujourd'hui. Arriviste ayant renié ses convictions d'an tan, Doley n’hésite pas, par ambition personnelle, à s allier avec ceux qui, demain (s'ils sont les maîtres du pouvoir), agiront en tout comme onLagHcs capitalistes du Bloc National qu'ils traitent d’adversaires. Comme eux, comme leur chef radical d’autrefois, Clemenceau, les hommes du Bloc des Gauches n’hésiteront pas à faire massacrer les ouvriers en grève et les paysans. Capitalistes de droite et Capitalistes de gauche se valent.
Le Parti Communiste dresse contre eux le Bloc Ouvrier et Paysan; il appelle à lui ceux qui sont les exploités de toujours; il pense que, dans 1 état actuel de la société, il n y a pas de possibilité d'accord entre la classe des exploiteurs (industriels et gros propriétaires terriens) et celle des exploités (ouvriers d’usine, des champs et des petits propriétaires agricoles). Depuis trop longtemps, les petits commerçants et les travailleurs ont subi l'influence de ceux dont ils sont aujourd’hui les victimes. Le ParLi Communiste les appelle a la lutte ; il estime que l’heure est venue, pour tout le prolétariat de ce departement si fortement industrialisé, de secouer le joug de ces parasites.
Le Parti Communiste présente une liste exclusivement ouvrière. En majorité fils de paysans, nos camarades connaissent le dur labeur du prolétariat des campagnes qui, comme celui des usines, doit lui faire confiance.
Contre les Blocs Bourgeois, Pour le Bloc Ouvrier et Paysan,
Les Candidats*
MEUSE
4 députés.
Inscrits,..;..,...**. 59*801
Votants (1). . * 5 K 210
Blancs et nuis* ♦ ♦ 073
Suffrages exprimés .......... 50,137
Majorité absolue * , . . -5.009 Quotient électoral - , . 12.534
Liste d'Union républicaine démocratique et libérale.
MM. ForreUe, . . 15.044
Didolot. . . . » R ■ 586
Goàmard . . . 10,972
H enrion ^ 0 . 685
Liste d’Union républicaine et nationale,
MM. Maginot . 31.720
Talon 'Vassal . . 28,007
Elus à la majorité absolue . . . ...»
MM, Schieiter . . . 26,960
Di dry . . . . 25,761
Total . . . 112.444
Moyenne. ......... * 28. H 1
Liste d’Union des gauches,
MM. Girod . 6, 056
Vallet . 3.339
Martinet . . 3.043
Pagnard .......... . 5.150
Total . . . 22.708
Moyenne . . 3.677
Liste du Bloc ouvrier-paysan.
MM* Bancel-Juillet 2.075
Dcsparjuis ............. . 2,083
Jean 2 . 092
Miller . 2.082
Total . 8-332
Moyenne.. 2.033
MM, Maginot, Talon-Vassal, Scïiloitcr, Didry.
Liste d" Union Républicaine et Nationale*
Chers Concitoyens,
Le 31 mars dernier, en se présentant devant les Chambres avec le Cabinet aclocl, M. Raymond Poincaré déclarait tfue le Gouvernement s’était formé dans un esprit d'union républicaine et de concorde nationale.
(1) Le Ministère de llntérietir donnait :
Volant*. . . 51 ,^33
MEUSE
C’est dans îc meme esprit qu’a été constituée la liste cjue nous présenterons à vos suffrages le 11 mai prochain.
Nous sommes des républicains fidèles à leur idéal démocratique en même temps qu'au régime qui, eu nous donnant la victoire, a permis à la France de recouvrer son unité nationale et de retrouver dans le monde .'son prestige et son rang.
Mais il ne suffit pas de se dire républicain : il faut avoir de la République une conception républicaine, une conception élevée et large à la fois, s’inspirant vraiment des idées de justice et de liberté. Après la rude épreuve de la guerre, qui doit tout de même nous avoir laissé quelque enseignement, certaines formules trop étroites ne répondent plus aux nécessités auxquelles nous avons à faire face.
La République victorieuse, grâce à l'effort et au sacrifice de tous les Français doit, selon nous; être ouverte à tous ceux qui adhèrent sincèrement aux lois républicaines; elle ne saurait constituer une petite chapelle où se réfugierait l’esprit de parti et qui serait réservée à une minorité intransigeante à laquelle il ne suffît pas do crier très haut son républicanisme pour s'assurer le monopole de la fidélité à nos intitulions; Nous pensons, nous, que la meilleure façon de servir la République et de la consolider, c’est de la faire aimer eu la montrant avec sa vraie figure, ses vrais principes, accueillante h tous les citoyens qui, répudiant les régimes déchus comme ils réprouvent les menées révolutionnaires, ne demandent qu’à vivre et à travaiJfar en paix, dans Tordre, le respect des croyances et la liberté.
Cette conception républicaine de la République nous paraît être seule compatible avec les grands devoirs qui, dans les circonstances présentes, s'imposent à tous les Français, Si nous avdns gagné la guerre, nous n’avons pas encore, en effet /gagné la paix et pour réaliser 'celle-ci, H est besoin de T entente, de l’effort concerté du plus grand nombre possible de citoyens de ce pays.
Nous devons à nos morts, nous devons à nos mutilés, nous devons à nos combattants, nous devons à tous ceux qui onîTlutté pour la victoire ou qui ont souffert pour elle, d’assurer a la Patrie, avec la paix et la sécurité dont elle a besoin, les réparations auxquelles elle a' droit. À cette tâche sacrée, qui domine toutes les autres, nous avons le devoir de consacrer toutes nos pensées, toutes nos forces, toutes nos énergies. L’oeuvre est aujourd’hui eu bonne • voie : nous vous demandons, par votre vote, à 'collaborer à sa continuation.
Nous faisons appel à votre patriotisme et à votre conscience de l’intérêt général au lieu, comme c’cst l’usage dans les programmes électoraux, de multiplier les promesses k l’adresse des différentes catégories d’intérêts particuliers.
Nous ne disons pas aux sinistrés, aux victimes de la guerre, aux agriculteurs aux commerçants, aux fonctionnaires, aux ouvriers que s’ils votent pour nous, nous ferons* aboutir telle ou telle de leurs lovendications. Notre concours le plus dévoué est acquis aux uns et aux autres, mais c'est par des actes et non ar* des déclarations ^q ne nous entendons- leur témoigner noire sollicitude. .
Tous, d’ailleurs, doivent comprendre qu’il n’est pas de meilleure façon de servir leurs intérêts particuliers ou collectifs que de poursuivre la politique nationale k laquelle, depuis plus de deux ans, la très grande majorité du pays n’a cessé de donner son adhésion. C’est en nous efforçant de sauvegarder les droits de la France et en nous employant à obtenir de T Allemagne les payements qui permettront de restaurer nos finances et d’achever l’œuvre de notre relèvement économique, que nous travaillerons le plus efficacement à l’amélioration du sort de chacun.
A tous ceux , qui pensent avec nous qu’il faut assurer avant tout la paix, la sécurité et Va venir du pays/qui entendent que nous restions vainqueurs, qui veulent la restauration complète de notre Meuse sinistrée, qui sont pour la patrie contre l'internationale et qui, ne séparant pas la France de la République, sonL prêts à s’unir et à collaborer ensemble pour le bien de la Nation, nous demandons leurs suffrages.
MEUSE
En votant pour nous, vous signifierez aux ennemis de la France votre volonté de ne renoncer à aucun de nos droits, votre résolution de ne rien sacrifier de notre victoire.
André MAGINOT, Ministre de la Guerre et des Pensions, Vice-President du Conseil Général.— -Louis TATON-VASSAl’ Conseiller Général, Maire de Saint-Mihiel, — Victor SCiîLElTER, Adjoint au Maire de Verdun, — Alfred DIDRY, Conseiller Général du. canton de Spincourt, Agriculteur.
Liste d’Union républicaine, démocratique et libérale.
Chers Concitoyens,
En- nous présentant a vos suffrages* nous avons le sentiment de répondre aux vœux de la majorité des électeurs de la Meuse, qui veulent être représentés par des hommes désireux avant tout de suivre une politique de défense nationale, de libéralisme politique et religieux* de stricte économie dans la gestion des finances publiques et de protection du travail national.
Politique extérieure : -
Depuis la guerre que nous avons gagnée grâce au dévouement et à l’esprit de sacrifice de toute la nation française, l’Allemagne a continué sa politique de duplicité et de mauvaise foi. Plus militariste que jamais, travaillée par le désir de la revanche, elle s’est toujours refusée systématiquement à exécuter les obligations qui lui avaient été imposées par le Traité de Paix*
Non seulement elle ne nous paye pas ce qu’elle nous doit, mais elle reconstitue scs armements.
Ceux qui, comme ncHSkj' ont connu les horreurs de la gu erre î sont décidés à faire tout, ce qui sera nécessaire pour en empêcher le retour.
Pour cela, nous devons conserver une armée forte, entretenir dans toutes les classes de la nation le sentiment patriotique* continuer à défendre les gages que nous donne notre occupation en Rhénanie, consolider nos alliances et surveiller de très près les agissements de T Allemagne.
Quels que soient les gouvernements qui détiendront le pouvoir, nous ne leur donnerons notre confiance que s ils ont une politique extérieure énergique, sans provocation, maintenant nos droits, exigeant le payement des réparations et garantissant la paix du monde.
Politique financière :
Les questions de politique extérieure se trouvent ainsi au premier plan des préoccupa-, lions du pays et de ses élus, mais il ne faut pas oublier que notre situation financière, conséquence de la guerre, doit être l objet d’un examen des plus sérieux*
Notre dette publique est énorme, et les impôts prélevés sut les diverses classes de la société sont écrasants*
Nous voulons qu’un peu plus de justice règne dans la répartition de ces impôts, qu’ils
MEUSE
cessent d'avoir un caractère vexatoire, qu’ils ne soient pas gaspillés en des besognes inutiles, que les profiteurs de guerre versent au Trésor les taxes dont ils sont trappes et que les bénéficiaires de marchés de guerre scandaleusement avantageux ^oi en l assujettis à des contributions exceptionnelles, auquelles des protections, si puissantes soient-elles, ne devront pas les soustraire.
Nos régions libérées ne sont qu'en partie reconstruites. Dans la Meuse, nous restons en arrière des progrès réalisés dans d'autres départements. Les gros dommages, payés en dehors de notre département, ont absorbé une grande partie des fonds réservés à la reconstruction, Nous vouions que notre reconstruction se termine et soit payée.
Nous exigerons que si la révision des dommages de guerre s effectue, elle se fasse contre les gros sinistrés qui, dans certains départements, ont bénéficié de coefficients excessifs et se sont enrichis pendant que nos petits sinistrés meusiens attendent encore Ta pu renient de leurs comptes et le payement de leur dû.
Nous sommes pour les économies administratives. Elles doivent se réaliser par la suppression de toute une armée de gros parasites qui s embusquent dans les hautes situations.
Mais à coté de ceux qui touchent des traitements excessifs, il y a de petits fonctionnaires, ceux qui travaillent le plus, ceux qui sont mêlés de très près à notre vie quotidienne, qui ne reçoivent pas toujours les salaires auxquels ils ont droit.
I l y a maintenant un prolétariat administratif duquel ib serait injuste de se désinté¬
resser.
L'ElaL doit exiger de ses fonctionnaires du zèle, du dévouement, un travail assidu, mais il doit leur donner un traitement qui leur permette de vivre et de faire vivre leur famille ;
il doit respecter leur liberté politique et religieuse, leur garantir le droit d'association : c’est ainsi qu'il en fera de fidèles et bons serviteurs de l'Etat.
La liberté politique ;
Notre pays est le pays cle la liberté, du droit eL de la justice. C est pour défendre ces grandes idées que la France s’est levée en masse en 1914 et que 1.500.000 de ses enfanta sont morLs au champ d'honneur.
Notre pays n’acceptera jamais que l'on restreigne ses libertés, ni qu’on les étouffe sous un régime d'absolutisme dont la simple tentative révolterait nos consciences.
La production nationale :
Nos cultivateurs et nos ouvriers me usions ont justement exprimé le désir d être représentés au Parlement. Tous quatre nous sommes des enfants de la terre meusienne. Nous avons vécu au milieu des cultivateurs et des ouvriers meusiens dont nous connaissons et dont nous soutiendrons les revendications.
La Meuse, qui est un pays de petite culture, n'a pas les mêmes intérêts, les mêmes catégories de revendications, -que les départements de grosse Culture, où le travail de la terre est une vaste industrie, formidablement outillée en machihes, en capitaux, en personnel ouvrier.
Nous voulons défendre les intérêts de la petite culture ; protection agricole sagement appliquée, avantages de transports pour les engrais, amélioration du sort de nos ouvriers des- champs, développement des syndicats et des coopératives d’achat et de vente, électrification des campagnes, disparition rapide de toutes les tracasseries et de toutes les brimades dont nos cultivateurs sont trop souvent l'objet de la part d’une administration maladroite ou mal éclairée.
Nos cultivateurs meusiens sont d'ailleurs les camarades de travail des ouvriers d usine et des petits artisans. Il est criminel de les opposer les uns aux autres comme il est criminel d opposer les consommateurs aux commerçants honnêtes. Le cultivateur désire trouver
MEUSE
dans îa vente do ses produits la légitime rémunération de son travail, l'ouvrier et le commerçant ont le même droit.
Chers Concitoyens,
La République, sortie victorieuse de la guerre, doit poursuivre, dans une sécurité paisible, sa marche vers le progrès, soutenue par la confiance de tous les Français désormais unis pour un idéal commun qui est la grandeur de la Patrie.
Elle doit être ouverte à tous, elle doit répudier l'esprit sectaire, elle ne doit pas Admettre que, dans un intérêt de personne, des pontifes prononcent des excommunications contre des hommes qui Font servie avec dévouement, lui sacrifiant ce qu'ils avaient de plus cher au monde.
Respectueuse de toutes les convictions, de toutes les croyances, de toutes les opinions qui ne tendent pas à la destruction systématique de la paix sociale, elle doit assurer la liberté
de tous les citoyens. *
Démocratique, la République s’est assigné la mission d'assurer le bien-être de tous les citoyen* et d'améliorer chaque jour davantage la condition materielle des travailleurs, de protéger les faibles contre ^exploitation des forts, d'encourager les familles nombreuses.
Notre liste, constituée par de sincères amis des libertés républicaines, sollicite avec confiance vos suffrages.
Vive la France I
Vive la République !
Henry FERRETTE. — Emile DI DO LOT. — Henri GODMARD. — Charles ÜENRïON.
Liste d’Union des Gauches.
Républicains,
Par un vote unanime, la Fédération des Gauches du Département de la Meuse nous a désignés pour porter, le 1 1 mai prochain, le drapeau de la République S Ge mandat nous a été confié dans les formes qui rappellent les belles traditions d’avant guerre. Alors les Républicains de chaque arrondissement, réunis en Congrès, acclamaient leurs Candidats. Ces traditions, volontairement oubliées ou dédaignées depuis par certains de ceux que le choix avaient honorés, et qui se contentent maintenant de vagues consultations, nous sommes heuçeux de les voir revivre et c'est en toute conscience, en pleine sérénité que nous répondons : Présents 3 à l'appel qui nous est adressé.
Fils du Peuple, nés d'ouvriers, d'artisans ou de petits commerçants, élevés dans le plus pur esprit républicain, n'ayant jamais varié, jamais abdiqué, c'est en toute confiance que nous nous présentons à vos suffrages.
Epris du plus pur idéalisme, mais hommes de réalisation avant tout, nous faisons nôtre