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Riche . 19î ?99
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Total . 9.629.507
Moyenne. . 109. .j66
Liste des Candidats du Groupe indépendant.
MM. Bons semait . . 6,®7S
Saviniat ............. . . ,t. ..... . ■
Soyez- Delahaye. . 6.35a.
Callame . 6*3U3
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Millon . ”•-*
Dcrœui . . . . 6 331
Maliar . 9-23"
Beulcns . 6.260
Manteyne . - . 6219
De baye . 6-271
Bocquillon . - . 0.264
Maillard . 6*f8
Flamand . 6‘"6*
Baron . 6221
Théyelin . 6-227
Ilannedouche . 0.251
Betremicui . 6-2i*
Barbe . 6-245
Debusachére . h. 264
Dcfretin . 6285
Mangez . . . . ■ 9-221
Moyenne. . 0-323
Parti socialiste (S, F, I. O )*
MMÀEfëlory . . ................ 161. Si2
* Couteaux . * . . , * * * I (H . 434
* Raconter* , , . , . . . *■ . ** 162.058
* Gaij mus, - * . . . ...... . . 1 60-.. 9.61)
Io*Jiete.. - — * ... . . . (SEL249;
« Lebns . . . . . 161 .822
*■ Lefebvre (Frauçute) *.,♦,*,... . . 1 60* 79b
*mi . . . * . i*6(>.iô5
* Sain I -Venant. . . . . . ÎGO 845
^Beauvillam . . . 150,578
Bîémant... . . . . . 154.272
■ Biiffaut. . . . . . . 160 . 166
j Cqppéaux . . . . !f>0 271
De Brabantfer. . . . . , . . . 150.933
Dëlànnoy . . . 15 1 .337
Dclcourt.,, . . 159.319
Heckd/ . . . . . 150.966
Lorfehioir . . . . . . * . . 151 ,423;
Louis (Louis) . . . . . . 151*187
Pars y . . . . 150-890
0 Saleugro . ....... . . . . ........ 151 . 768
Hâg heboom . . . . . 150:576
Staatae&lal .;. . . . . . 150. 704
Valentin . . . . . . . 150.227
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Moyenne. ,,.**,*.**, 150*219
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NORD
Liste du Bloc cuvj ier-paysan .
H ^ Delon rme, * . . * . . . „ . . . . 65 . £33
#^*rra . . . . . , . 65.229
Basse ville . . 04 399
Cap lie z . . . 64.836
Chomy . . . 64*381
Corbeaux. ... . . . . . . . . 61.463
Delarue*... . . . 65.038
De ho mit. , * . . . . . 64,349
Deemeti ro . . . 64.410
» Do^obJ in - ........ - ... ... . . G5„ 239
DubleJ . . . . . 64.949
Fréalle . . . ........ 64,734
Kimpe.*., . . . 64*364
Louvel ...... . . . . . . 64.956
Merda . 64.931
JîAiot . . . . 65.030
K ut Lin - * . . . . 645236
Pienpo^t . . . . . . . 64.354
Potier - - - - - ....... - 64», 295
BamoUe. . . . . 04.999
Baux . . . 64.888
Roussel,*, . . . 64.696
Vîctoor , * . . . . . A ... . - 65,020
Wautelei . . .......... 64.7701
Total . . . t .554.416 >
MM- Escoffkr, Delory, Lobas, Couteaux, Gonïmre, Sciint-venanC Lefebvre» Copp.*aux, Daniel- Vincent, abbé Lemire, Louche ur, Matarez, Ddesallc, des Rirtmirs, PU chou, Crespel, G tou se au, Nicolle, DelOurmot Desobiin,
Barra,
MAL Briffant, Plut, EeanvEUam,
Liste du Parti Socialiste (S. F, I. O.).
EIcc Leurs;
Aux élections de 1919, nous vous disions ; « Vous venez de faire la douloureuse expérience de la guerre » et nous vous montrions que la guerre avait prouvé la clairvoyance et l'efficacité des solutions du socialisme.
Aujourd hui nous vous disons' « Vous venez de faire f expérience d’une mauvaise paix ei c'est encore aux solutions du socialisme qu’il faut recourir* )>
Bilan de ruine :
fil au valse paix, puisqu'elle demeure incertaine et toujours menacée dans une Europe armée et haineuse, dans un monde où règne un tel désordre qu on y voiL sur la misère des travailleurs s’échafauder de scandaleuses fortunes ;
Mauvaise paix, puis qu’à l'intérieur de ce pays le Gouvernement, animé de l’unique volonté de consolider les privilèges des possédants, a fait une politique tellement réactionnaire quelle a paru justifier les espérances des Partis qui rêvent de fascisme ei de retour aux
NOIU)
régimes politiques déchus ; politique de provocation à l’égard de la classe ouvrière dont on remet en question les plus précieuses réformes ; politique de méfiance et de brimades à l'égard des salariés de l’État ; politique de^ienace pour les conquêtes de la démocratie; politique de vie chère et d’incertitude maLérielle pour la grande masse du peuple ;
Mauvaise paix, puisque, malgré les cinq milliards d’impôts nouveaux dont les contrit buables viennent d’être frappés, l’œuvre des Réparations marque aujourd’hui un temps d'ârrêi *
Mauvaise paix, puisqu’il l’heure même où la Reconstruction chôme, les petits sinistrés se plaignent justement de n’avoir rien ou presque rien reçu, cependant que nombre de gros sinistrés se sont tellement gavés que le moment vient de leur faire rendre gorge,
A noire gloire :
Le Parti Socialiste, aujourd’hui comme eu 1919, se présente à vous, non pas avec des promesses — 11 n’en fit jamais — mftis avec sou programme, tout sou programme de transformation totale.
Comme en 1919, il vous déclare que la solution complète et définitive des difficultés qui viennent de ressénee même du capitalisme ne sera trouvée que le jour où les travailleurs, maîtres du pouvoir, mettront fin à la toute-puissance du capital, aux luttes entre classes et aux rivalités entre nations, eu instituant un régime qui assurera à tous leur droit1 aux richesses sociales et par là même rendra enfin possible la fraternité entre les hommes et les peuples.
Pour la Paix entre les Peuples i
Dans le domaine de la politique extérieure, le Parti Socialiste se prononcera en toutes circonstances :
Contre l'occupation de la Ruhr qui, sans apporter le moindre soulagement au contribuable français, augmente au contraire ses charges de cinq milliards cl diminue, ainsi que le Comité des Exports vient de l’établir, la capacité de payment de l’ Allemagne ;
Contre la politique du Bloc National qui tend à isoler la France dans le monde et à lui donner figure de nation vindicative, impérialiste et haineuse ;
Contre une politique de combinaisons diplomatiques et d’alliances, source de conflits
et de guerres ; ,
Pour les accords internationaux, seuls capables d assurer les Réparations légitimes
dues par i Allemagne et proclamées par la classe ouvrière ,
Pour une politique de collaboration entre les peuples au sein d’une véritable Société des Nations, ouverte à tous, dotée de pouvoirs étendus et devenue un organisme puissant de paix et de justice \
Pour des mesures militaires et navales qui — eu a tt tendant le désarmement général et simultané de tous les pays — réduiront à huit mois la durée du temps de service sous les drapeaux, permettant ainsi l’allégement sensible du budget de la guerre et rendant deux cent mille travailleurs à la production agricole et industrielle.
Hors çà. pas de salut !
Dans le domaine de la politique intérieure et des réformes sociales, le programme du Parti Socialiste s'inspire à la fois du souci de hâter la réalisation du socialisme et de la voionte de consolider et d’éîargir les conquêtes de la démocratie.
11 faut équilibrer le budget. Le Bloc National qui avait dit : « L’Allemagne payera » a été incapable, même à coups de milliards d impôts nouveaux, de sortir du déficit. Comme en 1919, ie Parti Socialiste veut prendre les ressources nécessaires :
NOÏÏD
Dans la révision sévère des marchés eL des profits de guerre, fût-ce au moyen de juridictions spéciales, et le retour à F Etat des profits abusifs ;
Dans la conscription des fortunes, aussi légitime assurément que la conscription des hommes >
Dans un prélèvement sur le capital avec large dégrèvement à la base ;
Dans une taxe sur Y enrichisserhent ;
Dans la perception stricte de l'impôt sur le revenu et des taxes d'enregistrement, avec progression fortement accentuée ;
Dans une entente internationale permettant d'éviter ou de réprimer la fraude, l'évasion ou la désertion des capitaux ;
Dans rétablissement de monopoles fiscaux, portant de préférence sur les objets de luxe ou de consommation inutile et même dangereuse comme l'alcool ;
Dans la reprise de l’exploitation, au compte de la nation, des chemins de for et de tous les grands moyens de transports maritimes, fluviaux et terrestres, des mines — houille, potasse, fer et autres minerais — des grandes usines métallurgiques, des forces hydrauliques, des carburants j des raffineries cl de l'alcool, des banques et des^compagnies d'assurances, cette exploitation étant organisée avec la collaboration des consommateurs, des ouvriers et des techniciens sous le régime de la nationalisation industrialisée.
Ainsi donc, tandis que, sous faction de l'organisation capitaliste Y Union des Intérêts Économiques, le Gouvernement a fait voter par la majorité la Chambre la suppression du monopole des allumettes qui rapporte chaque année plus de soixante-dix millions à l'Etat, le Parti Socialiste réclame la reprise de tous les services publics, de toutes les richesses nationales qui ont été livrées par l'État à la cupidité des Compagnies et des sociétés capitalistes.
* Nous vouions que la Nation, qui fut dépouillée, rentre en possession de ses biens et qu'elle mette la main sur les grands monopoles de lait en vue de les faire fonctionner, non plus au profit d'une infime minorité de possédants, mais nu bénéfice de Y ensemble des consommateurs, des citoyens.]
Nous seuls î
Comprenez-vous pourquoi l'Union des Intérêts Économiques, qui groupe tous les profiteurs, tous les spéculateurs, tous ceux qui pillent la Nation — Banques, Chemins de Fer, Comités des Forges, Mines, Grands Magasins, gros agrariens — dépense aujourd'hui des centaines de millions pour diffamer le Parti Socialiste par des affiches placardées dans le Nord ?
Ces gens-là ont peur d’avoir à restituer des milliards et d être livrés aux gendarmes. Ils se défendent par l’argent, le mensonge, la diffamation.
Le Parti Socialiste s’honore d’être atLaqué par ces grandes firmes de la Finance. Ces attaques le désignent au peuple i
Comme le seul Parti; qui n'a pas eu peur de frapper aux gros coffres-forts, aux puissances d’argent et de corruption ;
Comme le seul Parti capable : Le d'accomplir la besogne d'assainissement financier et moral qui s'imposera demain ; 2° de préparer les grandes transformations économiques et politiques qui sauveront le monde et !a civilisation.
Ouvriers, Fonctionnaire!!; :
Les Partis de Réaction prodiguèrent des promesses aux travailleurs des villes et des campagnes pour avoir leurs bulletins de vote en 1919. Aujourd’hui, les travailleurs savent ce que vaut cette fausse monnaie. Ils n’ont pas même obtenu l'amnistie pleine et entière qu’ils étaient en droit d'attendre et que le Parti Socialiste ne cessera pas de réclamer.
NQRD
Nous voulons aussi que ceux qui * participent activement à la création des richessessoient protégés, eux et leur famille, contre les risques qui les menacent. Dans ce but nous réclamons :
L 'institution de l'assurance sociale comprenant la maladie, l'invalidité, la vieillesse, le décès, la maternité, le chômage ;
La généralisation de la journée de travail de huit heures, ou de îa semaine de quarante-huit heures au maximum ;
La garantie d’un minimum de salaire fondé sur le coût réel de la vie ;
Le règlement clé Tim migration, de îa main-d’œuvre étrangère, avec égalité de salaire pour égalité de travail ;
La reconnaissance, sans aucune réserve, du droit syndical;
L'ajustement automatique des traitements et salaires des employés de l'État à d’indice de cherté de la vie ;
La révision générale de la loi sur les accidents du travail pour la rendre plus protectrice des travailleurs, plus j-ùs té à leur egard, plus sévère pour les fautes et négligences patronales ;
La réintégration des cheminots révoqués ;
L’application intégrale des conventions adoptées par les Conférences internationales du Travail.
Locataires :
Puisque l'initiative privée, a fait faillite, les pouvoirs publics doivent intervenir. Or, jusqu'à maintenant, F Etat n’a apporté qu'un concours mesquin, pour ne pas dire ridicule, en ne votant pour encourager la cons Lr ne Lion d’habitation que 34 millions par an.
- La solution du problème de l’habitation ne se trouve que dans les mesures que propose le Parti Socialiste ;
Expropriation générale des immeubles malsains ;
Création par les communes, avec le concours de l'État, du service public de Thabitation ;
Affectation immédiate de sommes importantes à la construction de logements salubres.
En attendant l’application de ces mesures :
Interdiction d’expulser les locataires de bonne foi ;
Limitation rigoureuse de la hausse des prix des loyei's de 1914.
Travailleurs des Champs :
En ce qui concerne plus spécialement les travailleurs des champs, le Parti Socialiste réclame :
La tarification des fermages et l'allocation d’indemnités de plus-value à Le x pi ration des baux ;
L'organisation corporative des petits propriétaires, fermiers eL métayers, pour la production, la vente des produits, l'achat des semences, machines et engrais ; l’assurance contre la grêle et la mortalité du bétail ;
L’extension des lois qui protègent ou protégeront les ouvriers de l’industrie : accidents, salaires, durée moyenne du travail, hygiène, couchage, nourriture.
Au nom du Droit :
En ce qui concerne les invalides du travail, quels qu'ils soient, mutilés de la guerre, pensionnés militaires ou civils, titulaires de retraites ouvrières et paysannes, victimes
SOflD
d Accidents du travail, tous exposés, pour des causes diverses, aux mêmes misères, nous réclamons le relèvement des pensions, insuffisantes ou dérisoires, que leur alloue aujourd’hui une société ingrate.
Justice !
L'organisation de renseignement doit être complètement modifiée. L 'intérêt de la Nation exige la mise en valeur de la richesse la plus précieuse, rintelligence des enfants, sans tenir aucun compte de la classe sociale à laquelle ils appartiennent. Il faut, comme disait Jules Guesde, v supprimer la barrière d’argent », qui interdit l'accès des enseignements secondaire et supérieur aux enfants des ouvriers.
Votre devoir :
En votant pour le Parti Socialiste :
Vous voterez contre les hommes qui, plutôt que d atteindre les profiteurs, les financiers, les gros capitalistes, les malhonnêtes spéculateurs, ont écrasé le consommateur sous le poids de quinze milliards d'impôts indirects, onL créé la taxe sur ie chiffre d’affaires, viennent de vous taxer du double décime ;
Vous rendrez hommage au seul Parti qui ait vu clair et dont les solutions précises tendent à obtenir -le payement des Réparations, à refaire la vie économique de l'Europe, à organiser la Paix du Monde.
Aux Urnes I
A vous maintenant de rendre votre verdict.
ri n’est d’autre moyen d’abattre le Bloc National et de travailler efficacement à en rqparer les crimes que de vous prononcer pour îe seul Parti qui, mettant par-dessus tout le souci de la paix et des intérêts des travailleurs, n’a jamais cessé de combattre la majorité gouvernementale actuelle ; Le Parti Socialiste.
Si vous voulez que s’établisse dans le monde et en France, sur les ruines que le Bloc National a accumulées, la paix fondée sur la coopération des peuples, l’ordre fondé sur le respect de la justice, donnez lui vos suffrages, votez, faites voler, pour ses hommes !
A bas le Rfoc de la Vie Chère et des Impôts Nouveaux !
Vive à jamais le Socialisme J -
Gustave DELQRY. - Ernest COUTEAUX. — Léon ESGOFPIER, “ Charles GOXIÂUX. — Albert INGHELS. — Jean LEBÀS. — François LEFEBVRE. — Ernest PRET. — Ch. SAINT- VENANT. — Aug. BEAUVILLALN. - Louis B LÉ MA N T, — Henri BRÏFFAUT. — Ephrem COPPEAUX. — Ch. DE BRABANDER. — Alphéo DELANNOY. — Pierre DELCO U RT. — Maurice IIECKEL. — Ad. LORTHOIR. — Louis LOUIS. — Aug. PÂ’RSY- - Aug. RAGIIEBOOM, - Roger 'SALENGRO. — \ug. SUSTENDÀL. — Charles VALENTIN,
NORD
Liste de la Fédération Républicaine du Nord.
Chers Concitoyens,
Les vingt-quatre candidats de ia <* Fédération Républicaine du Nord » qui, dansl’unipn des partis républicains, se présentent k vos suffrages, veulent vous rendre compte de b œuvre accomplie par les députés sortants et vous exposer lé programme commun auquel ils sont tous attachés.
Lorsqu'on 1919 la liste de la « Fédération Républicaine du Nord » s'est présentée k vous, elle définissait. ainsi sa pensée essentielle :
« Tous décidés à maintenir, sans restriction, les conquêtes de la République, les institutions laïques et sociales acquises, nous entendons poursuivre, dans le respect de toutes les convictions, une œuvre de relèvement économique et d'action sociale. »
Cet engagement a clé fidèlement rempli.
11 est pris à nouveau par notre liste entière, dont le programme est laïque, social, national.
Vos représentants républicains ont défendu énergiquement à la Chambre les droits du département du Nord. Ils ont joué un rôle actif dans toutes les discussions où se débattaient les intérêts de T Agriculture, du Commerce, de l'Industrie, des Travailleurs, des Fonctionnaires, des Prisonniers militaires et civils, des Combattants et des Mutilés.
Deux d’entre eux, MM. Loucheur et Daniel-Vincent, comme membres du Gouvernement en 192 J , ont collaboré directement à 1’ oeuvre" de relèvement de nos Régions Dévastées et de renaissance économique du pays, dans la paix intérieure.
Le Cabinet auquel ils appartenaient a déposé le projet de loi sur les Assurances sociales, réclamées depuis si longtemps par la classe ouvrière.
Récemment appelés par la confiance du Président Poincaré k participer k son nouveau Gouvernement, ils ont Y honneur d'y représenter notre grande région trop longtemps écartée des conseils cie la Nation et d'y marquer la place k laquelle lui donnent droit son activité et ses épreuves, autant que le ro)e considérable qu'elle joue dans la vie de la France.
Dans les quelques jours qui se sont écoulés avant la clôture de la session législative, ils ont pu notamment faire voter par le Sénat la loi sur l’emploi obligatoire des Mutilés de la Guerre, la loi sur l'amélioration des allocations aux Mutilés du Travail, et par la Chambre la loi sur la Propriété Commerciale, impatiemment attendue par tant d’intérêts légitimes, faire voter, en plein accord avec les organisations mutualistes, la loi sur les Assurances Sociales, décisive étape sur la voie parcourue depuis cinquante années par la République pour l’ amélioration du sort des travailleurs, lis ont contribué à faire voter par le Parlement les premiers crédits nécessaires à la refonte complète du service des Téléphones en France et la loi si justement réclamée fixant les pensions des fonctionnaires de l’Etat.
L’abbé Lemire, par sa constante sollicitude pour les humbles, par son apostolat pour l’Œuvre des Jardins Ouvriers, du coin de terre et du foyer, par son inflexible attachement aux Droits de la Famille et à la Paix des consciences,
Charles Delesalle, par son dévouement à la cause des Combattants, par son attachement aux légitimes revendications des Fonctionnaires et son effort pratique pour le développement industriel de notre Région,
Ernest Macarez, par sa compétence en matière agricole, par son ardeur à résoudre le
NORD
problème des Engrais, des Alcools, de la Culture Relleravière, de la Reconstitution de notre Sol et de notre Cheptel,
René Lefebvre, par son souci d’améliorer sans cesse les conditions de vie du Petit Commerce et de la Petite Industrie,
Léon Pasqual; qui vient d'être élu au Sénat, dans sa longue défense des Prisonniers de Guerre, des Otages, des Hommes de colonne, n1 ont-ils pas, par leur labeur et leur activité réalisatrice, mérité l'estime de tous ceux qui, depuis quatre ans, ont vu se rétablir difficilement la vie de la France et celle de notre grand département ? *
C'est avec la fierté de ] œuvre accomplie qu'ils reviennent devant vous»
Los vingt-quatre candidats groupés aujourd'hui sous le Drapeau d’union de la « Fédération Républicaine du Nord » sont fermement décidés à continuer cette action»
Ils représentent les nuances diverses et confondues de la grande famille démocratique, et chacun des arrondissements de notre département»
Ils ont tous fait leurs preuves.
Certains se sont plus spécialement intéressés depuis longtemps au développement agricole de notre Région, ou à son activité industrielle et commerciale.
D’autres, administrateurs de grandes villes, ont participa à notre vie locale et à la gérance, toujours plus complexe et plus difficile, des intérêts de nos laborieuses Cités»
Certains ont puisé dans l’étude et la pratique du Droit les qualités et les 'connaissances nécessaires à l’accomplissement de l’œuvre législative»
Quelques-uns, sortis de la Grande Guerre avec de glorieuses blessures ou honorés de îa confiance de leurs camarades, ont maintenu entre tous les Mutilés, entre les Combattants, une solidarité qujls ont voulue complète, revendiquant pour leurs frères d'armes, pour les ascendants, pour les veuves et les orphelins, l’expression de la reconnaissance delà Nation, avec le noble dessein de mettre toujours à son service leur patriotique dévouement.
D’autres, enfin, se sont penchés sur les misères humaines et ont consacré leur vie à essayer de les faire disparaître on de les adoucir.
Tous sont unis non seulement par une même volonté de Réformes Economiques et Sociales, mais aussi par un profond amour de la Patrie. "
Et d’abord, dans notre Nord encore meurtri par la guerfe, ils entendent assurer rapidement aux sinistrés, en commençant par les petits, le règlement total des dommages subis par eux, restant ainsi fidèles à leur constante action.
Se souvenant des leçons récentes d’un passé douloureux, ils ne veulent pas laisser à nouveau la France pacifique exposée aux coups d’une Allemagne déjà agitée par des menées nationalistes.
Aussi placent-ils en tête de leurs préoccupation?, comme premier but de leur action future, le souci d’assurer la sécurité de notre Pays par le désarmement de l’Allemagne et par une série de garanties prévues aux traités, notamment par la neutralité militaire de la rive gauche du Rhin, garanties à organiser sous le contrôle d'une Société des Nations aux pouvoirs renforcés.
Ils sont résolus à appuyer, comme l’ont fait constamment les députés sortants de noire liste, la Politique Extérieure poursuivie avec continuité par les Gouvernements successifs delà France, politique exempte de toute pensée d’empiétement, d’annexions ou d’impérialisme, basée sur le respect des traités» ils ont la volonté formelle de maintenir entre nos mains les gages que la mauvaise de foi T Allemagne nous a obligés à saisir, jusqu’au jour où, conformément au rapport unanime des experts, des garanties nouvelles auront pu être effectivement constituées.
C est pour assurer îa paix dans le monde, pour éviLer à jamais les retours offensifs de la violence qu’ils entendent poursuivre la solution de ces questions vitales pour la France» Démocrates convaincus, c’est dans l’accord des démocraties, c’est dans l’appui cordial donné aux peuples qui se dirigent vers des organisations de liberté, que nous travaillerons
NORD
à la. réalisation de cette Paix nécessaire. D'un esprit dégagé de tout particularisme sectaire, nous opposerons aux méthodes de lutte des classes, au retour des querelles confessionnelles, notre ferme résolution de réaliser entre tous les Citoyens P Union basée sur le respect des convictions de chacun, sur le Devoir de solidarité nationale et sociale qui s impose à tous, et sur le souci de garder à la France, avec sa place légitime dans le Monde, son rôle de gardienne du Droit, do la Justice et de la Paix»
* Vive le Nord 1 Vive la République l
L'œuvre à réaliser*
Agriculture :
L'engrais 'abondant à bon marché. Amodiation définitive des mines de potasses d’Alsace,, Construction rapide des usines de production d’engrais azotés, récemment décidée par le Parlement.
Organisation de l’enseignement agricole»
Petit Commerce et moyenne Industrie :
Reconnaissance définitive de la propriété commerciale. Application et extension du forfait pour Limpôt sur le chiffre d'affaires.
Colonies :
Exécution du grand programme de travaux présentés au Parlement»
* Développement de la culture du coton au Sénégal et au Niger.
Développement de T élevage du mouton à Madagascar et au Maroc, afin de nous procurer sans recours à l1 étranger les matières premières nécessaires pour notre industrie textile*
Politique Financière :
Réajustement de tous les impôts pour en faciliter la perception*
Aucun recours à Lin lia lion.
Assainissement progressif de la situation monétaire.
Œuvres Sociales :
Vote par le Sénat de la proposition de loi adoptée unanimement par la Chambre (proposition Loucheur-Bomicvay) donnant les moyens financiers d’appliquer la loi Ri bot pour la construction en dix années de 500.000 logements sains pour autant de familles de travail1leurs! avec acquisition de ces logements par les travailleurs eux-mêmes, moyennant Laide de l’Etat*
Vote définitif déjà loi des assurances sociales avec création par le Parlement des ressources nécessaires a son application.
Maintien et pratique loyale de la loi de huit heures.
Respect des libertés syndicales*
Aide efficace et décisive aux familles nombreuses.
XORD
R esta ara Lion des Régions Dévastées :
Payement immédiat de tous les dommages inférieurs à 50.000 francs. Détermination de dates de payement précises pour le règlement des autres. Examen rapide des dossiers en suspens.
Anciens Combattants cL Mutités :
«Réalisation des revendications légitimes concernant les anciens combattants, les mutilés de guerre , les ascendants* les veuves el les orphelins.
Réorganisation administrative :
Décentralisation nécessaire.
Extension des pouvoirs des Assemblées régionales.
Garanties professionnelles pour les fonctionnaires; traitements en rapport avec les exigences de la vîe.
Modification des méthodes de travail parlementaire permettant la bonne préparation technique des textes et le vote rapide des lois reconnues nécessaires.
Education nationale :
Accession de renseignement gratuit à tous les degrés aux enfants qui en sont dignes* avec prime aux familles, au d di du deuxième enfant.
Enseignement professionnel adapté aux nécessités régionales.
Travailleurs intellectuels :
Nécessité d’organiser la collaboration de la science T de fart et de Faction dans le domaine régional ci national, en veillant aux moyens d’existence de la jeunesse universitaire, el en donnant aux travailleurs intellectuels des conditions de vie matérielle el morale en rapport avec l'importance de leur labeur.
Louis LODGHEUR. — DANIEL-VINCENT; — L’abbé LEMIRE. — Charles DELESA LLE. — Ernest MÀCAREZ. — René LE¬ FEBVRE. — Jules BAL AVOINE. — Isaïe BLONDE, — Jacques BRÉGrUET. — Charles CONEM. — Constant CRAPEZ. — Docteur Maurice Cl ISSET. — Jules DEHAENE, — Henri DELECRQIX. — Roger HAZARD. — Docteur François LEDUC. — Alfred LE ROY. — Henri MARTEL. — Isidore MONTE U DIS. —Fernand MOTTE. — -Maurice OLIVÏ ER.— Georges PARENTY. — Docteur Octave RICHE. — À. TAFF1N.
Liste de l'Entente Républicaine Démocratique
Chefs Concitoyens,
La politique que nous défendons, les idées dont nous nous inspirons, les noms des hommes qui, dans le Nord, se sont groupés sous le drapeau de F En tente Républicaine Démocratique, sont assez connus de vous pour nous dispenser d’un long programme.
NORD
Nous voulons cependant, dans les circonstances grades que traverse le pays, affirmer hautement que nous resterons fidèles à la politique suivie par M. Poincaré, quoceux d’entre nous qui ont déjà siégé à la Chambre ont soutenue sans abandon ni réserve, et qui se résume en ces points ; Paix entre tous les Français à l'intérieur, réparations à exiger des criminels auteurs de nos ruines, garanties b prendre contre la menace d’une guerre de revanche dont notre département serait encore la victime, répudiation de la lutte des classes, de toute dictature et de toute alliance ouverte ou dissimulée avec le socialisme.
Dans la prochaine législature, seul le Bloc National pourra être opposé au Bloc des Gauches. Sans nous attarder dans des formules ou des combinaisons équivoques, nous sommes résolument pour le Bloc National, et nous seuls osons le dire, parce que seuls nous serons capables' de conformer invariablement nos votes à cette affirmation. C’est ce qui distingue nettement la liste que nous avons constituée des antres listes qui sollicitent vos suffrages.
Vous attendez de nous des déclarations précises et claires sur les grands problèmes qui préoccupent les électeurs : les voici sous une formé courte, mais nette.
Dans le domaine social, la majorité de la Chambre a fait plus pour le pays que les précédentes législatures. Elle a notamment étendu la capacilé des syndicats professionnels par la loi du 12 mars 1920, facilité le fonctionnement des sociétés libres de secours mutuels par celle du 15 août 1923, reconnu et organisé la propriété commerciale, ‘étendu les bénéfices de la législation sur les accidents du travail aux ouvriers agricoles et aux serviteurs ? * . à gages, préparé et voté la grande réforme des assurances sociales dont les deux princi¬
paux artisans, MM, Jourdain et Crinda, sont des députés du Bloc National,
La loi de huit heures, qui a été votée à runanimité par le Parlement, ne pourrait jamais être menacée que si nos concurrents étrangers se refusaient à l’appliquer.
Nous nous préoccuperons particulièrement de l’ex tension de l’enseignement professionnel gratuit à tous les degrés, de la représenta U on des intérêts professionnels, d’une politique du logement ouvrier et agricole, assurant à la main-d’œuvre une habitation saine et suffisante par la collaboration de l’État, des municipalités et des organisations économiques et sociales.
Nous serions incomplets si nous n’affirmions notre sympathie à l’égard des petits commerçants et des classes moyennes, armature nécessaire de notre organisation sociale, dont il faut alléger les charges en diminuant et en simplifiant les impôts trop lourds ou vexaloires qui les frappent.
Nous combattrons la création de tout nouveau monopole, mais nous estimons qu’aux fonctionnaires serviteurs de la France il faut assurer un traitement honorable et une retraite digne. C’est dans la décentralisation et la simplification des services publics — mais en respectant les droits acquis — qu’il y a surtout lieu de rechercher les économies réclamées, a juste tiLre, par les contribuables.
L’agriculture reste aujourd’hui, comme à toute époque de notre histoire, la garantie de notre indépendance économique et la véritable source de la prospérité nationale, La France doit se suffire à elle-même et tout doit être fait pour obtenir ce résultat par l’augmentation du rendement agricole, par l’emploi intensif des engrais en vue de permettre la vente à des prix rémunérateurs, des produits du sol, par le maintien ou le retour aux champs de travailleurs robustes, qui comptent parmi les meilleurs défenseurs de la patrie, et auxquels ü fauL assurer des salaires, une hygiène et un confort analogues à ceux de leurs camarades des villes, et enfin par la mise en valeur des colonies.
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Tsous voulons une politique familiale, susceptible de lutter contre U effondrement de la natalité qui conduirait notre pays à l'anéantissement. Une seule phrase suffira □ marquer noLre ligne do conduite : nous acceptons entièrement les revendications de la Fédération des unions de familles nombreuses du nord de la France.
FL pour que ce programme ne reste pas une vaine promesse, nous réclamerons la réalisation du vote familial et, comme première étape, si nous ne pouvons l'obtenir desuile, le vote des femmes et surtout des veuves de guerre dont la voix doit remplacer celle des morts pour la patrie. * •
Dans le meme ordre d’idées, nous acceptons également pour les anciens combattants, lc^ cuves, les orphelins, les mutilés et les malades de guerre ; les revendica Lions sages, modérées et justes de leurs •fédérations départementales et surtout de l’Union Nationale des Combattants, dont beaucoup d’entre nous soûl membres soit au titre personnel, soit pour remplacer leur fils tué à l’ennemi.
Mais d ne s’agit pas seulement de rendre justice aux victimes de la guerre, il faut encore rendre toute guerre nouvelle impossible. Sans contester le rôle que la Société des Nations, est appelée a jouer, il nous faut, à l’heure actuelle, compter surLout sur notre action el sur celle de nos alliés pour empêcher l'Allemagne, notamment dans le domaine de 1 aviation et de l’emploi des gaz, de reprendre une préparation mililaire camouflée par tous les moyens que la fourberie peut inspirer à celle nation do proie, restée toujours une menace perpétuelle pour l'Europe et la civilisation. Notre armée doit donc être maintenue avec la diminution, par étape, du temps de présence sous les drapeaux.
En ces derniers temps, cette menace allemande, changeant d’aspect et do moyens, a préparé une offensive financière qui, par la ruine de notre monnaie, aurait abattu la France et provoqué une effroyable crise du travail, si le gouvernement de M. Poincaré, soutenu par nos amis, n avait pris courageusement des mesures énergiques, pénibles, mais nécessaires qui, malgré t'opposiLion aveugle des partis socialistes et radicaux, ont sauvé le pays et déjà exercé une heureuse influence par rabaissement du coût de ia vie.
iSos amis ont volé ces impôts, destinés à remplacer les versements que l'Allemagne se refuse à nous faire; mais ils entendent que cetle situation reste provisoire cl que l’on pourra, lorsque les paiements pour les réparations auront repris leur cours normal, réduire les charges qui incombent aux contribuables français.
Beaucoup de modifications sont à apporter dans noire régime financier, trop complexe et trop touffu. Tout en reconnaissant l’obligation de demander à la fortune acquise la plus large contribution, nous voudrions que le fisc s'immisçât le moins possible dans la vie privée des particuliers; nous voudrions aussi que les revenus proxenant du travail soient exonères dans la plus large mesure, car il y a lieu de ménager le travail manuel ou intellectuel dont le produit cosse lorsque la mort ou la maladie vient atteindre le travailleur ou le fonctionnaire- qui ne laisse rien- derrière lui, et auquel une politique vraiment nationale devrait faciliter l’épargne en n’épuisant pas ses ressources par une avide fiscalité.
Dans tous les domaines, nous voulons la justice entre les citoyens, la liberté pour tous, et nous repoussons tout ce qui tendrait h diminuer les droits d’une catégorie de Français ou a renouveler dos luttes que la passion politique ne peut ni justifier, ni expliquer.
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On cherche en ce moment à les faire renaître sur le terrain religieux et scolaire. Nous les réprouvons hautement. Le rôle des ministres du culte, lors de la dernière guerre, a montré quel puissant réconfort patriotique leur action morale pouvait exercer, et les poilus, qui ont vu l1 instituteur et îe curé servir côte à côte la pairie, ne sont plus disposes a ecouter les sectaires qui voudraient les dresser F un contre l'autre.
Le développement de l’enseignement sous toutes ses formes, et a tous les degrés, est désirable surtout dans une démocratie. Nous nous en déclarons les partisans convaincus, et nous pensons que pour que ce développement soit susceptible de produire ses effets les plus heureux et les plus larges, il faut que l’enseignement libre puisse vivre et prospérer à côlé de renseignement public qu’il complète- et stimule.
■ L'enseigftemcnt public lui-même, patrimoine de tous les Français, doit être ouvert à tous, dans le respect des croyances des ramilles, comme des. institutions du pays. Pour obtenir ce résultat, gage assuré de la pacification nationale, il suffit de s inspirer d un esprit de j usine et de libéralisme.
Le souci de çcs grandes questions qui sont d’ordre v national ne saurait nous fa re oublier la défense des intérêts spéciaux de la région du Nord.
Au premier rang de ces intérêts sont les réparations des dommages de guerre encore inachevées pour les petits sinistrés. Nous ne saurions admettre de compromission dans cette œuvre que la France LouL entière a pris l’engagement solennel dlnchever.
Mais en même temps, nos amis ont refusé énergiquement de s associer à 1 odieure campagne qui, sous le faux prétcxle de flétrir quelques rares fautes individuelles, que les tribunaux punissent d’ailleurs avec l'approbation unanime, a jetc la suspicion sur tous les sinistrés et n'a pas peu contribué aux retards eL à 1 insuffisance de notre reconstitution, en soulevant contre nous les représentants d'autres régions, qui n ont pas connu la guerre et qui ne peuvent se faire une idée de nos ruines et de nos souffrances.
Après notre reconstitution, nos efforts iront à la défense de nos industries régionales qui ont besoin de débouchés, et de nos cultures industrielles, notamment celles de la betterave, indispensable à la production du blé et qui, pour sa variété de distillerie, supporte un régime injuste qui la place, contrairement aux principes de 1 égalité Fiscale, en étal d infériorité vis-à-vis des producteurs du Midi,
J /extension de nos voies de communication, de nos chemins de fer d intérêt local, l'électrification de nos campagnes, le développement de notre grand porL de Dunkerque, qui ne doit pas être sacrifié par des tarifs différentiels au profit des ports belges et dont il faut achever Tou tillage, pour lui permettre de lutter contre ses rivaux, seront 1 objet de toutes nos préoccupations.
Si nous ne pouvons tout énumérer ici, nous donnons 1 assurance à nos concitoyens qu'ils nous trouveront toujours prêts à éLudier tous les problèmes multiples de leur vie économique eL à les défendre avec énergie dans l'intérêt des nombreux travailleurs de la ville et des champs, de la mer et de la ruine qui. tirent leur subsistance de la prospérité d’une région indispensable à l’équilibre rïational.
Du résultat des élections du 11 Mai dépendra le sort de la France, H n y aura à la prochaine Chambre que deux partis, celui qui s’appuiera sur les socialistes, capitulera devanL l'Allemagne, mènera le pays à la misère et peut-être à une révolution sanglante, et celui qui se réclame de l'union de toutes les classes pour pratiuuer une politique d ordre et
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de progrès : union qui est seule capable de nous donner les bienfaits de la paix, comme elle nous a permis de gagner la guerre.
Nous restons les bons ouvriers de.ee second parti et nous avons la ferme conviction que vous nous approuverez,
Jean PLIGHON, — C. GROUSSÀU. — Alexandre CRESPËL. — Guillaume DES ROTOORSp- Docteur BARROYER.— Auguste BERGËROT, — Casimir BOUCHA RT. Francisque
DAUBRESSE. — Fernand DELIGNE. — Victor DILIGENT, — Paul DUFOUR. — Alfred DUPONT- D ESC AT . — Edouard * DURIEZ. — René FAURE. — Octave D'HESPEL. — Henri
' L ANGLAIS; — Henri LEGRAND. ■- Albert LEPOIVRE. —
Louis NICOLLE. — Commandant G. POTIEZ* — Louis, SCHÀEPELYNGK. — S1ÜN-ARNOULD. — Maurice THELLÎER DE PONCHEVÏELE, — Georges VAN DAME fils.
Lista du Bloc Ouvrier et Paysan,
Voir le programme du meme parti dans la Marne*
Liste du Groupe Indépendant
A Messieurs les Electeurs, v
Nous avons l'honneur de présenter à vos suffrages les candidats a la députation dont les noms sont, ci-après.
Le Groupe indépendant n’a pas d’étiquette politique; il admet îa liberté la plus grande, pour tous, dans Tordre,
Il réclame des économies, un budget sain en équilibre; demande que Tes places de factionnaires soient réservées de préfencé aux mutilés de guerre; que là où cela est possible, on ne remplacé pas les fonctionnaires décédés; que les bénéfices ainsi. réalisés aillent pour partie à T Etat et partie aux agents les moins payés.
Son programme est restreint, parce qu’il a la volonté de le faire aboutir, car lorsqu'on promet de s'occuper de trop de choses à la lois, on n exécute généralement pas ses promesses.
Il consiste en ceci :
Défense impérieuse des sinistrés ;
Abolition des lois : Impôt sur les salaires ; Impôt sur le chiffre d'affaires; Impôt sur la taxe de luxe; Impôt sur les bénébees commerciaux; Impôt global sur le revenu,
Regard du fisc sur les bordereaux de coupons.
KQliD
Remplacement par des impôts où il n'y a pas de déclarations à souscrire, selon la méthode préconisée par la Chambre de Commerce d y Poitiers.
Nos députés actuels ne se sont guère occupés de la défense des sinistrés et ceux du departement du Nord se sont laisser distancer par leurs collègues des départements envahis; en effet, sur 80.000 dossiers restant à liquider, le département du Nord entre pour le chiffre respectable de 50.000 à lui seul, et tous les autres départements réunis pour 30.000 !
De plus, ils ont laissé voter une loi de circonstance quand le malheureux commerçant a été privé du droit d’impuLér l'impôt sur le chiffre d'affaires sur ses dommages de guerre.
J’entends bien qu’ils ont protesté, mais il eut fallu une démission générale et devant celte menace, le Gouvernement aurait cédé.
En tout état de cause, ils eussent été certains d'être réélus, mais ils ont préféré ne pas faire ce geste.
S’ils s étaient occupés des sinistrés, il n'y aurait pas 50 . 000 dossiers non examinés et Ton ne verrait pas toutes les manœuvres gouvernementales qui empêchent les règlements.
Une Commission législative pour examiner les trop perçus, c'est très bien, mais cela n'empêchait nullement d’en établir une pour hâter le règlement de ceux qui ont été échuechés; pourquoi n 'a-t-on pas vu à l’œuvre sur ce chapitre MM. les députés du Nord ; cela leur aurait-il demandé trop de temps?
Aux oü * 000 personnes qui attendent depuis dix ans, de ne pas accorder leurs voix à ceux qui sont élus pour défendre leurs intérêts cl qui ne le font pas.
Impôt sur les salaires.
Cet impôt n 'existait pas avant la guerre.
Ni les employés, ni les ouvriers ne le payaient.
11 est très impopulaire, parce que les assujettis estiment que le travail n’est pas un capital et ne doit pas ête frappé* , -t^> '
# Pour ces raisons, nous en demanderons l'abolition.
Impôt sur J.c chiffre d'affaires.
Impôt sur la taxe de luxe.
Impôt sur les bénéfices commerciaux.
Impôt global sur le revenu.
Ces impôts peuvent être facilement remplacés par ceux préconisés par la Chambre de Commerce de Poitiers eL qui ont été mentionnes dans le journal P Electeur Indépendant.
L on peut donc facilement, et c est prouvé, voter une base nouvelle de contributions ou il n y aurait aucune déclaration à souscrire, donc plus d'inquisition.
En ce qui concerne le regard du fisc sur les bordereaux de coupons, il est gros de conséquences, il suffira que des éléments de désordre arrivent au pouvoir pour, au moyen du tour de vis répété, confisquer les biens de chacun.
Que les contribuables songent qu'ils sont exposés, même étant de bonne foi, â des pénalités, amendes, procès.
Qu ils se souviennent que les agents du fisc ont des instructions précises et que ce n'est pas â eux qu'il faut eu vouloir, mais aux ordonnateurs.
Que ceux-ci sont les députés qui ont .voté ces lois néfastes dons nous demanderons F abolition.
Qu ils se souviennent que les députés sortants n’ont déposé aucun projet de loi tendant aux buis que nous poursuivons, qu’au contraire ils ont admis le regard du fisc dans les bordereaux de coupons.
Que sur notre groupe fassent bloc tous les mécontents, de façpn que nous puissions dire
NORD
à la Chambre : Nous avo.ns été élus par 'tant de voix, chiffre suffisamment imposant pour que vous preniez nos propositions en considération.
Les élus de notre groupe se feront un devoir d’êtœ fidèles à leurs promesses et do revenir à la charge autant de fois qu’il sera nécessaire, à la Chambre, pour faire aboutir les revendications exposées dans notre. programme, et cela admis, de demander l’entrée dans la
Commission qui serait chargée d’élaborer les lois de remplacement aux lois d’inquisition fiscale,
lis s’engagent aussi à demander la formation d’une Commission de sinistrés dans laquelle ils entreraient pour forcer les services delà Reconstitution à activer les examens
de dossiers et leur payement (sans extorsion), afin que les sinistrés soient réglés avant leur mort,
N’ayant pas à sa disposition la grande presse, notre- Groupe ne sera pas en mesure de répondre aux manœuvres de la dernière heure, mais le public étant fixé par le programme exposé ci-dessus, saura discerner la vérité.
Notre Groupe est véritablement indépendant, il ne reçoit pas de « subventions » de personne, il n est pas à vendre ; les fonds de roulement proviennent des dirigeants du groupe et des cotisations. ^
Am si donc, la campagne que nous menons est tou le de dévouement et nous avons
confiance que ce faisant, les électeurs voleront pour les candidats de notre Groupe ïndépendant, 1
- Pas d’alisteiiLion, il n’y aura quhm seul tour de scrutin ; il faut voter et faire voter pour la liste entière, 1
Les Candidats.
OISE
Liste du Cartel des Gauches.
Gh^ Concitoyens ,
Debout peur défendre la République et la Paix contre la coalition monstrueuse de ton* les partis de Droite, nous venons vous demander d'accomplir avec nous une œuvre dé salubrité morale et de salut démocratique.
îl faut abattre le Bloc National qui met la France en danger et la République en péril.
Le Cartel que nous avons conclu ne constitue pour chacun d’entre noms l'abdication d'aucune de nos idées, d'aucun de nos programmes. Nous ne cachons , ni les un b ni les autres, notre drapeau, et quand, par votre union, vous aurez cirasse delà France tout entière et do notre département eu particulier, la cohue qui a conduit notre pays à P abîme, nous .irons chacun reprendre notre rang à côté de nos amis dans nos partis respectifs.
Aux heures tragiques du passé, les républicains se sont toujours unis quand il s'est agi de barrer la route aux provocations d’un nationalisme belliqueux, aux prétentions d'un Cléricalisme fanatique, aux abus ruineux d'un capitalisme démoralisateur. Des républicains comme Waldek- Rousseau, des radicaux comme Combes et Pellotan, des socialistes comme le grand Jaurès se sont fraternellement rassemblés dans une même pensée de défense républicaine.
G' est ce noble exemple que nous nous efforcerons de suivre et que nous vous convions de suivre avec nous.
Citoyens, le Bloc National met la France en danger 1
Il la conduit à la ruine.
La dette qui, après la guerre, montait, le 31 décembre 14)18, à 176 milliards, — dépasse aujourd’hui 456 milliards 1 »
En cinq années de paix, la gestion du Bloc National est plus onéreuse qu'en quatre années de guerre.
Il n'a pas fait payer l'Allemagne.
Ce qu’il a dépensé au compte des réparations et des pensions, mis au compte du vaincu, atteint à peine 100 milliards; plus de 150 milliards ont été engloutis dans des expéditions en Russie, en Syrie, au Maroc, dans des prêts à ta Pologne, à h Roumanie, dans les gâchis et les gaspillages administratifs ; le désordre est dans nos comptes, les impôts sur les bénéfices de guerre et sur les profits de la haute banque ne rentrent pas, la fraude fiscale et la spéculation financière se développent, scandaleuses.
Des impôts écrasants frappent la classe ouvrière, la classe moyenne, les petits commerçants, les agriculteurs, les petits rentiers et les fonctionnaires. La vie est devenue particulièrement chère et les denrées de première nécessité, le café, le sucre, le pétrole, le vin, le pain, sans parler des vêtements, sans parler des loyers, tout cela est d'un prix si élevé que l’on se demande avec angoisse comment un chef de famille pou-rra j désormais, faire vivre convenablement tes siens.
On vous menace encore de nouveaux impôts, et la Chambre du Bloc National, en votant le double- décime, sans donner une compensation légitime par une augmentation de salaire à tous ceux qui travaillent, des petits fonctionnaires aux ouvriers d’usine et aux ouvriers agricoles, va rendre l’avenir encore plus sombre,
La crise clés changes que nous venons de traverser, et qui a* mis notre crédit en péril, est due également à la politique- financière du Bloc National'.
Fendant ce temps, les spéculateurs, les profiteurs de guerre, de rusés intermédiaires,, accourus de tous les points du pays, s’enrichissant, comme au temps du Directoire, des
OISE
malheurs de la Patrie et de l’appauvrissement du plus grand nombre, mènent une vie de luxe immorale et demeurent impunis. Les gros fraudeurs échappent à 1 impôt et bénéficient des indulgences refusées aux petits industriels et aux peLils commerçants. Les scandales des régions libérées, où les petits sinistrés sont rendus responsables des fautes commises par quelques-uns, s'étalent au grand jour.
Demain, la faillite peut être à nos portes.
D’autre part, une politique d’aventures et d’imprévoyances au point de Vue extérieur, faite par l'emploi inutile et vain de la force qui n’étaiL pas appuyée d’un accord entre tous les alliés et entre tous les peuples, est en train d’amener notre pays à l’éventualité redoutable d’une guerre. . . ^
Menace de faillite et menace de guerre, voilà le bilan de la politique suivie pendant ces quatre ans par le Bloc National. Et encore, les mesures non concertées ont amené notre pays h l'isolement.
Citoyens, la République est également en danger.
La politique des décrets-lois, la menace perpétuelle d’une dictature, les progrès du fascisme, les projets de révision de constitution, pour donner au Président de la République
un pouvoir exorbitant contre le Parlement, représentant légal de la Nation;
La défense faite aux fonctionnaires de penser librement, d’exercer leurs droits civiques et politiques eu dehors du contrôle des représentants officiels du Pouvoir, la suspension de la politique de laïcité, tout cela nous annonce le triomphe delà réaction pour reprendre les victoires et les libertés que nos pères ont conquises.
Ouvriers, Commerçants, Fonctionnaires, Agriculteurs, Petits Rentiers, Anciens Combattants-:
La Chambre prochaine devra être une Chambre de réalisation; elle devra, par les assurances sociales, donner la sécurité aux travailleurs et leur assurer leur part légitime dans la production qui est leur oeuvre.
Elle devra, par la propriété commerciale, organisée complètement, donner aux commerçants la garantie légitime de leur patient labeur. Elle devra, par une politique sérieuse des engrais, permettre à la culture de s'intensifier sans être la proie des intermédiaires qti b exploitent, elle devra accorder aux fonctionnaires ïa protection légitime contre les fantaisies et les caprices du Pouvoir.
Elle devra, par l'application loyale de l'impôt sur le revenu, en faisant payer ceux quir jusqu’ici, se sont dérobés au devoir fiscal, assurer les ressources qui désormais, permettront, par l'extinction de la dette flottante, d'équilibrer notre Budget en même .temps quer par l’accord de tous les alliés, elle donnera à la France dévastée La réparation intégrale de ses ruines et assurera sa sécurité.
Citoyens, .
Vous tous qui êtes pour la Paix cl pour la Justice dans 1 Ordre,
Vous qui ne voulez point d’une polit'que figée et honteuse d elle-menie, mais d une République d’action toujours de plus en plus réformatrice,
Unissez-vous I
N’allez point davantage vous égarer sur des listes fantaisistes.
N'allez point davantage donner votre adhésion à la doctrine communiste qui veut vous courber sous la dictature moscovite et qui n’a abouti qu'à la division des forces prolétariennes.
Ns 1 471
OISE
Groupez-vous au-dessus des personnalités sans rayer aucun nom — sans panachage — abattez avec nous le bloc national !
Pour la prospérité de la France, pour la montée du monde du travail vers les destinées meilleures, dans l’ordre supérieur qui ne s obtient, que par la réalisation toujours plus profonde de la justice, pour la Paix entre les peuples,
Républicains, unissez-vous 1
André FAISANT, Vice-Président du Conseil général. Député sortant. “ Jules UHRY, Secrétaire du Conseil général, Maire de Creil, Député sortant, — Jammy SCHMIDT, Rapporteur du budget départemental, Maire de Crèvecœur-le-Grand, Député sortant.— Edouard VA SS EUX, Vice- Président du Conseil général, Cultivateur, Vice-Président de la Société des Agriculteurs de l’Oise, — Albert HERÀUDE, Ouvrier des P. T. T., Secrétaire adjoint de la Fédération socialiste. - — Raoul AUBAUD, Publiciste, Ancien Combattant, Croix de Guerre, Président de la Fédération des Jeunesses Laïques et Républicaines de l’Oise,
Liste d'Union Républicaine et de Concorde Nationale.
Chers Concitoyens,
Le programme que les candidats de la liste d’Union Républicaine et de Concorde Nationale proposent à vos suffrages est celui-là même qu’en de nombreuses circonstances, au Parlement et devant le Pays, M. Raymond Poincaré, président du Conseil, a exposé avec une précision et une netteté qui n ont laissé place à aucune équivoque.
Sincèrement attachés à la République, que nous ne séparerons jamais de la France, tous unis dans un même sentiment, d’amour ardent de la Patrie, sous l’égide du grand Français qui l’a si magnifiquement servie, nous consacrerons tous nos efforts à maintenir ei à conserver dans notre pays Tordre, la paix et toutes les libertés.
Les questions essentielles auxquelles nous entendons nous attacher sont les suivantes :
Exécution du traité :
Le traité doit être exécuté dans tous ses termes.
Le payement de la dette de l’ÀHemagnc doit être énergiquement poursuivi, ainsi que son désarmement et le châtiment des criminels de guerre.
Politique extérieure :
La politique delà Ruhr doit être continuée : la prise de gages était conforme au traité; elle est aujourd’hui productive et le rapport des experts démontre que cette opération était indispensable. Nous ne devons abandonner la Ruhr qu’à mesure de l’exécution du traité par l’ Allemagne,
Toutes les mesures doivent être prises, en conformité et en exécution du traité, pour
DISK
assurer le maintien de k paix et lu sécurité de U France. Pour cela, les moyens d'action de la Société des Nations doivent être rendus plus sérieux et plus efficaces.
Reconstitution des régions dévastées ;
La reconstitution des régions dévastées doit être continuée et achevée sans retard ; le Pays a pris envers les malheureuses victimes de la guerre des engagements sacrés qu’il est de son honneur et de son devoir de tenir.
Une priorité dans le payement doit être accordée aux petits sinistrés.
Nous demandons que Ion sauvegarde les droits des sinistrés honnêtes et que l’on poursuive ceux qui se saint "rendus coupables de manoeuvres destinées à Loucher des gommes qui ne leur étaient point dues.
Politique financière :
Le redressement de nos ümmm doit être poursuivi s&ns relâche ; des éconononues im po riantes, dont les plus urgentes sont prévues dans le rapport de M. Louis Mann, doivent être réalisées,
L’iuSatîon monétaire devra être considérablement réduite, car elle contribue a 1 avilissement de notre monnaie et au reuchérisueiTieni de la vio.
Le système des taxes et des impôts existants doit être remanié dans le sens d une plus équitable répartition entre ceux qui supportent les charges nécessaires à la vie du pays.
Des dégrèvements à la base doivent être surtout envisagés pour épargner les petits salaires. Des égards particuliers sont dus aux mutilés, réformés et veuves de guerre, et aux familles nombreuses.
Nous sommes adversaires de l’impôt sùr le capital, proposé par MM, Herriol et Renard, chefs du parti radical* Cet impôt qui, d’après ses promoteurs, obligerait tout proprietaire, cultivateur, industriel, commerçant, à remettre une part de son bien à 1 État, constituerait une injuste spoliation que nous n’ accepterons jamais*
Adversaires déterminés de toute mesure d’inquisition fiscale et de toutes les tracasseries qu’elle entraîne, nous nous y opposerons avec la plus grande énergie.
Nous nous opposerons également à toute nouvelle augmentation des charges grevant le petit commerce.
Enfin, nous prenons rengagement de ne proposer au Parlement aucune dépense nouvelle sans proposer en même temps les ressources qui permettront d y -taire tace.
Politique intérieure :
Nous sommes partisans de la révision de la ^Constitution et des règlements intérieurs de la Chambre, de façon à éviter l'ingérence du pouvoir législatif dans le domaine des pouvoirs exécutif ou judiciaire, et à réduire le temps de parole à la tribune de la Chambre, ce qui permettra d’intensifier le travail des Commissions.
Nos services administratifs doivent être remaniés, les méthodes rajeunies et commercialisées; la paperasserie doit être considérablement diminuée*
Les budgets de rÉLat, des départements et des communes doivent' être établis plus clairement et â la façon d’une maison de commerce,
La loi de 1884 sur T organisation municipale doit être modifiée, et une plus grande liberté doit être donnée acrx communes pour leur administration. *
Nous demandons la réduction du nombre des fonctionnaires,, avec augmentation de leur responsabilité, mais, en même temps, augmentation de leurs traitements et de leurs retraites*
Nous demandons que la loi électorale soit modifiée et améliorée par la proportionnelle intégrale.
La Paix sociale :
■ Nous ne voulons ni réaction, ni révolution.
L'œuvre immense qui sollicite nos efforts ne peut être accomplie que dans la paix sociale et dans la paix des consciences; aussi nous combattrons toute tentative* d'où qu elle vienne, susceptible de troubler cette paix et de provoquer la lutte des classes.
Enseignement :
Le fait de la laïcité de l'État doit se concilier avec les droits ei les libertés de tous les citoyens, quelles que soient, leurs opinions philosophiques ou religieuses.
Nous voulons que renseignement h tous les degrés soit ouvert h tous les enfants suivant leurs aptitudes, FÉLaL devant subvenir aux frais de cet enseignement pour les enfants des familles pauvres.
Statut des fonctionnaires :
Nous hâterons le vote du projet de loi sur le statut des fonctionnaires dont la Chambre est saisie ; il est urgent de mettre fin. à la situation, instable des employés de 1 Liât.
La grève dans les services publics no doit pas être tolérée, car elle risquerait de compromettre la sécurité de l’Etat.
Relèvement économique :
Le relèvement économique de la France sera l'objet de nos premières préoccupations , notre outillage devra être modernisé et amélioré.
Les rapports de la Métropole avec notre magnifique domaine colonial doivent être resserrés ; nous devons mettre a profit les immenses ri ch esses qu il contient et nous demanderons que des concessions soient accordées de préférence aux anciens combattants*
Le relèvement et 3a prospérité de la France ne sont possibles qu’à la condition d intensifier, de protéger et d’encourager les initiatives privées ; â cet égard, nous sommes absolument opposes aux monopoles d'État, à l’exception de ceux intéressant les services publia ayant trait à la sûreté nationale.
Poli tiqué de la natalité :
li faut enrayer l'effroyable danger de la dépopulation ; des mesures énergiques doivent être prises, notamment par l'augmentation des allocations nationales pour charges de familles, des primes à la natalité, par des dégrèvements d’impôts en faveur des familles nombreuses, par la édification du régime successoral de façon à éviter le partage en nature du bien familial, par la construction de logements pour les familles nombreuses, par des avantages particuliers pour l’instruction et 1 éducation des enfants,
Nous sommes partisans du vote obligatoire, du vote familial et du vote des femmes.
Politique paysanne cl sociale :
Une politique paysanne doit être résolument abordée, afin d'enrayer l'cxode des populations rurales dans les grandes villes.
Nous demanderons :
1° La liberté commerciale pour les producteurs agricoles en même temps que la même protection dont, jouissent Findustrie et le commerce ;
OISE
2° Le vote rapide par le Parlement des lois intensifiant la fabrication des engrais azotés.
Nous nous inspirerons, pour cette politique et pour toutes les réformes sociales, des vœux émis par les groupements agricoles, industriels, commerciaux, par les syndicats ouvriers avec lesquels nous entendons demeurer en rapports constants.
Nous hâterons l'application de la loi sur les assurances sociales.
La vie chère :
Toutes les mesures que nous proposons auront pour effet d'enrayer le fléau de la vie chère, qui se trouvera vaincue par l’intensification de la production, une politique d'économies, h relèvement de la valeur de notre monnaie, le développement de notre commerce et de notre industrie, l’ allégement des charges qui pèsent sur les travailleurs et les familles nombreuses. .
Associations :
Nous ne cesserons d'encourager le développement des sociétés d'assistance, de secours mutuels, de sports athlétiques, les compagnies de sapeurs-pompiers, en un mot toutes les œuvres utiles qui contribuent à la concorde, à la bonne entente et au progrès.
Chers concitoyens,
Telles sont les questions à l'étude desquelles nous nous consacrerons et auxquelles nous nous efforcerons de faire donner les solutions nécessaires pendant la législature qui va s'ouvrir.
Nous sommes^ vous le voyez, pour une politique de réformes 'pratiques et tangibles et non pour une politique de stériles promesses.
Nous sommes pour une République unie, pacifiée, une République dans laquelle la justice et la liberté ne sont pas que des mots, une République démocratique, généreuse et véritablement sociale.
Vive la France I
Vive la République 1
FOURRIER- SÂRLOVÈZE, Député, .Chevalier de la - Légion d’honneur, Croix de Guerre, Maire de Compiègne, Conseiller général de F Oise. — Désiré BOUTEILLE, Député, Croix de Guerre, Conseiller municipal de Clermont. Conseiller général de l’Oise. ~ Maurice LECOMTE, Maire d'Hardivillers, Croix de Guerre, Industriel, Conseiller d'Arrondisseinent du canton de Froissy. — Louis ESGÂVY, Maire de Senlis, Chevalier de la Légion d’honneur, Avoué, Président de F Union des Coopératives des Sinistrés de F Oise. — Albert ÉMERY, Croix de Guerre j Cultiva Leur, Adjoint au Maire cle Liancourt-Saint- Pierre, — Robert de RÏLLY, Chevalier de la Légion d’honneur, Croix de Guerre, Avocat à la Cour d’Appol de Paris, Secrétaire général de l’Union Républicaine et Sociale de l’Oise,
OISE
Liste du Parti communiste (S, F. I. G ),
Travailleurs, v
Ouvriers, petits cultivateurs, petits fonctionnaires, petits commerçants, victimes du régime capitaliste et de ses soutiens de droite ou de gauche, al lez- vous encore une fois yous laisser berner?
Les hommes du Bloc National, les Fournier-Sarlovèze, les Bouteille se présentent maintenant sous l'étiquette d'Union Républicaine et sociale* Vous les connaissez trop pour qu'ils puissent vous tromper encore*
Mais ne soyez pas dupes non plus du Bloc des Gauches, L'avocat Faisant, ancien ministre du Bloc National, patronné, en 1019, par la fameuse Union des Intérêts Économiques J l1 avocat Uhry, qui n’a de socialiste que le nom puisqu'il préfère, pour avoir un siège, à l'Union des travailleurs, l’alliance avec les bourgeois, les journalistes Schmidt et. Àubaüd, etc, . sont les dignes représentants, dans l'Oise, de cette coalition d’appétits et d'intérêts à laquelle Poincaréda-Guerre pisse déjà la main. Si vous placez votre confiance en celte fraction du Capitalisme exploiteur, rien ne sera changé. Il y aura simplement un peu plus de confusion eL d'hypocrisie.
Contre les deux blocs bourgeois, le Parti Communiste dresse, dans toute la France, le Bloc ouvrier et paysan. Il vous présente des travailleurs, des victimes de la guerre qui souffrent comme vous de la Dictature capitaliste, des hommes qui comprennent vos revendications, puisqu’ils partagent vos peines et votre labeur. Seuls ils sont capables de défendre les intérêts communs de la classe ouvrière et paysanne contre les profiteurs de guerre, les anciens et les nouveaux riches et leurs serviteurs, les professionnels de la politique.
Vous ne pouvez voter pour ceux qui ignorent et votre vie et vos besoins, pour ceux qui ' vivent de votre exploitation, quelles que soient les étiquettes dont ils se par en L
Vous voterez pour vos camarades de travail, pour le Bloc ouvrier et paysan,