CARRÉ. — DÉGREMONT. — DÉZENGREMEL. — FORGET, — JUSTICE, — THE VET
Liste du Parti ouvrier et paysan, non communiste*
Programme du Parti,
Politique Extérieure :
Réconciliation officielle avec nos adversaires d’hier ; C’est le devoir d'une vraie République de favoriser par tous les moyens le développement de l'esprit démocratique en Allemagne. La Politique du Bloc National n’a servi depuis l'Armistice que les intérêts et les ambitions des Réactionnaires d’Gutre Rhin.
Création d'un Code et d’un Conseil économique internationaux, à l’effet de régler, conformément aux besoins de chaque Pays, la production mondiale, c’est le seul moyen
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d'éviter la surproduction, le chômage, la famine, la conquête sanglante du pétrole ou du
P 1111 Suppression des dettes interalliées qui sont en réalité plus élevées que nos créances et réduction du restant de l'indemnité Allemande pour la France, à J milliards de francs or ; ces deux opérations constitueraient pour notre Trésor un gain net de 200 milliards de francs
P"P' Evacuation de la Ruhr, dont le charbon ne sert qu’à entretenir le foyer des haines et
Évacuation de la Syrie, où nos soldats se meurent, soit assassines par les Indigènes, soit consumé? par le paludisme, Tour une nation aussi pauvre en hommes que la notre, ou * j., main-d'œuvre Nationale est insuffisante, les Colonies sont un luxe ridicule^ insensé et ruineux. Elles ne profitent qu’aux fonctionnaires qu’aux missionnaires et qu'aux Capitalistes
étrangers.
Reconnaissance de la République des Soviets. *
\baisscment graduel et rapide des barrières douanières qui n ont, jusqu a ce jour, fonctionné qu’au seul bénéfice des gros mercantis industriels et fonciers, au grand préjudice
des petits Consommateurs. . ,,
Union internationale effective de tous Prolétaires du monde, intellectuel et manuels. Il
importe que soient répandues dans tous les pays les vérités .suivantes :
x) En dépit de leurs gouvernements hargneux, les Nations d’Europe, sans qu’ Elles s’en doutent sont unies entr'Eiles comme des sœurs Siamoises; elles sont solidaires à tel point que la ruine de l une compromet plus ou moins gravement la prospérité de autre.
h) A la guerre, les Peuples, abrutis par une presse vénale, ne s entretuenL que pour le seul profit du porferaonriaie international des jiiÊÉiote^sanjJ^tne.
c) La Patrie, au lieu d’être nue Maison maternelle et confortable à tous ceux qui l'habitent, n’est encore qu’une façade au-devant de laquelle des héros et des dupes se lont inutilement tuer, derrière laquelle s’abritent pour trafiquer des Mercantis et des fripons.
* En conséquence, devant le matérialisme effectif et l’idéalisme hypocrite des Gouvernements bourgeois gouvernés eux-mêmes par des mains invisibles des ogres dores, le devoir incombe au Prolétariat intellectuel et manuel de se constituer le itdcle dépositaire de 1 idéalisme Européen et Mondial, et d’assumer la lâche sacrée de transformer en mères équitables les Patries qui ne sont encore que des Marâtres.
Politique Intérieure :
Cultes ' Tolérance envers tous les cultes : Manger du Curé, c’est un menu, ce n’est pas* un programme. Mais application stricte des lois laïques : lé Curé dans son Eglise, le Moine
parasite hors de France, ___
Finances : Réduction aux effectifs minimum de notre colossale, provocatrice et conteuse
A' '^Suppression de tout prêt aux Nations Etrangères. Le Gouvernemental Bloc National s'est couvert de discrédit en prêtant, lui, débiteur à demi ruiné, 1.500 millions aux peuples péo-Balkaniques insolvables et belliqueux.
plus d’emprunts intérieurs: on les remplacera par un prélèvement forcé sur les grosses fortunes; ni extérieurs ; ce sont des expédients, utiles, peut-être, pour prolonger ^ joui s d’une politique en péril, mais pernicieux pour la Collectivité Nationale. Apres le 11 ai, au fur et à mesure que nos dollars et que nos livres, récemment empruntes, retourneront d’où ils sont venus, ce sera la rechute du franc aux confins de zéro, ce sera la ruine de toutes les petites économies. De cette catastrophe, seuls, les gros Capitalistes ne seront pas victimes, car c’est dans les coffre-forts imprenables de l’Etranger qu’ils ont place leurs livres,
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leurs florins et leurs dollars. Et c’est eux qui nous traitent çle défaitistes, Eux qui embusquent leurs fils en temps de guerre et leur or en temps de Paix,
Indemnisation immédiate et intégrale des petits sinistrés qui n’ont pas encore été payes à l’aide des économies réalisées sur le budget de l’Armée et des Expéditions Coloniales.
* Il est tout de meme plus urgenL de réparer son pays que de s’amuser & conquérir celui des autres. . jj*r
Suppression do l’impôt sur tous salaires n'excédant pas 12.000 francs. Le Travailleur et sa famille ont non seulement le droit de végéter, mais aussi de .vivre et de vivre confortablement, ^
Vote et application avec effet rétroactif de ia loi sur les assurances sociales.
Industrie et Agriculture : Protection de la main-d’œuvre française dans la reconstruction de nos régions dévastées. Remise en vigueur de la loi limitant le nombre des ouvriers étrangers,
Aggravation des impôts qui frappent sL respectueusement ces seigneurs de la glèbe moderne : les gros propriétaires fonciers. Création et multiplication des coopératives de petits agriculteurs, car les coopératives mixtes où sont associés riches et pauvres ont pour conséquence l’asservissement financier et politique du petit cultivateur.
Logement et. vie chère :
a) Obligation peur les Municipalités de construire des Immeubles'* loyer bon marché.
h) Réquisition des locaux non occupés.
Enfin, pour lutter directement contre la vie chère :
a) Répression rigoureuse de la spéculation.
h) Contrôle des prix par des commissions syndicales et coopératives.
c) Suppression de l’ImpôL sur le chilTre d'affaires.
Enseignement ; Application sévère de la loi sur !a fréquentation scolaire. Toutes facL blés seront ^accordées aux. intelligonc.es. prolétariennes pour se révéler, pour se cultiver, pour devenir utiles à la Patrie et à l'Humanité, Faute d’une plus équitable distribution de 1 instruction, que de puissants cerveaux, que de savants vivent illettrés, insuffisamment instruits.
Le H mai prochain, groupez-vous sous le Drapeau rouge du Bloc cl’ Extrême Gauche pour faire triompher ce programme.
René PUNCH ET, licencié ès lettres, diplômé d’études supérieures, ancien élève de l’école d’archéologie de Crête, professeur de première au collège de Compiègne, révoqué pour motifs politiques par le Bloc National. — Pierre BOYER, maire de Sérifontaine, cultivateur. — Raoul BRODIN, géomètre, mutilé, petit sinistré* ~ Adolphe DU CHEMIN, licencié en droit, ancien élève de 1 école des Hautes Etudes Sociales, représentant de commerce. — Albert MO INET, ouvrier plâtiîer, fondateur du Syndicat des locataires de Creil, secrétaire du Syndicat des locataires de Compïègne, Blessé six fois* — Auguste VEN EL, manouvrier auxiliaire a la Compagnie du Chemin de fer du Nord,
ORNE
4 députés.
Inscrits. .*.,*.**.«* . 7013
Volants. ■ CG, 170
Blancs ci nuis . , . . . 1 ■ 745
Suffrages exprimas ..,*♦.**■■ 04.431
Majorité absolue, . . , 32.216 Quotient électoral .... 10.108
Liste dXTnion nationale républicaine démocratique.
MM. Dariac . 4o,my
Roulleaux-Dugage* . ***■■♦■-»♦■■ 40.522
De Ludre , . . , . . ■ . ■ , . 39 . 338
D'Âudîffret-Pasquier . , , . . - • . - - 39,093
Total . . 160,472
Moyenne . * - 40 A 18
Elus h la majorité absolue.
Liste de Concentration républicaine
de gauche j
MM Garn ior. . . * ■ * . * ■ ■ 2 1 ■ 093
Brunet 21,914
Lcmïère , , . **••**>* 19. 008
Voîze . ^ ^
Total . . ., 81.649
Moyenne . . . « * » . , 20.412
Liste du Bloc ouvrier-paysan,
MM, Mellier . . . ■ . 2,228
Lenmussu, . ♦ ■ ■ 2 . 090
Aurieux . . . . - . 2,037
Rouy . . — . . . 1.977
' * Total . 8 . 332
Moyenne...* . — 2.083
MM. DariaCj Ro ni Les u x-Du gage, de Ladre, d^udiffret- Pasquier.
Liste d* Union Nationale Républicaine Démocratique.
Aujourd’hui, comme au lendemain de la guerre, l’union de toutes les bonnes volontés et de tous les efforts est indispensable au succès de l’œuvre de reconstitution nationale qui * s’impose à nous après le bouleversement de l’Europe,
La lourde tâche qui reste à accomplir pour surmonter les difficultés économiques dont souffre notre pays, et pour rendre à celui-ci la sécurité de l’avenir, exige la direction vigilante et stable d’un gouvernement énergique et dort, fidèlement soutenu par la confiance des représentants de la nation.
Convaincus de cette nécessité vitale pour le pays, vos députés ont, d’un commun accord, constamment appuyé de leurs votes le gouvermeni républicain national qui, sous la haute direction de M, Poincaré, a défendu les intérêts et les droits de la France.
C’est pourquoi, forts de la confiance que vous leur avez témoignée vous-memes sur ce
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programme, en 1919, mettant toujours l'intérêt de la Patrie au-dessus de divergences de partis et certains de répondre ainsi aux vœux de l'immense majorité des électeurs du département vos quatre députés se représentent ensemble à vos suffrages.
Point n est besoin, pour eux, de vous exposer longuement leur programme, puisque depuis des années vous les connaissez pour les avoir vus à l'œuvre et que vous avez pu les juger par leurs actes mieux que par des oromesses, toujours plus aisées à faire qu’à réaliser» Cependant, et à nouveau, ils tiennent à résumer, en un bref exposé, les principes qui ont inspiré et qui inspireront leurs votes, et qui procèdent des mêmes vues politiques et sociales.
1° Âu point de vue politique ;
Définitivement consacrée pafr la victoire et par î 'adhésion successives des générations qu’elle a formées, la République ne saurait être ni contestée ni mise en cause, nouons que le régime parlementaire qui est la garantie des libertés publiques.
Mais, une meilleure organisation e?t devenue nécessaire afin de mieux assurer la séparation des pouvoirs, la stabilité, l'autorité du gouvernement et l'économie des charges publiques»
L’expérience, en effet, nous a prouvé que la révision de la Constitution doit être entreprise dans le but de réprimer l'abus des dépenses publiques par l'attribution exclusive au Gouvernement du droit de les proposer ét par la réglementation du droit d’amendement.
Le Parlement lui-même devra se donner de meilleures méthodes de travail en réformant son règlement et en confmnL à des techniciens la préparation des lois.
Enfin, dans un régime de liberté, l'État doit observer à l'égard de toutes les croyances la même neutralité bienveillante : la laïcité de l’État doiL assurer à tous les citoyens l’égalité de leurs droits et de leurs libertés dans le respect des lois de la République.
*2* Au point de vue économique et social
La première préoccupation du pays est, à juste titre, d’asseoir la paix définitive sur la base des traités exl tants avec le concours de îa Société des Nations, et de régler, enfin, comme il doit 1 être, le problème des réparations et de la sécurité par des négociations avec hqs alliés et avec f Allemagne, en utilisant énergiquement pour cela les gages que la France a dû prendre dans la Ruhr.
Cause initiale de nos difficultés économiques, celte incertitude de l'avenir une Fois disparue, nous pourrons victorieusement lutter contre îa cherté de la vie., et revaloriser notre franc. Héritière d'un passif créé par la mauvaise foi de l'Allemagne, la Chambre a entrepris, au milieu de difficultés innombrables,. une œuvre indispensable dé redressement finaruier, qui doit être continuée par la codification et la correction de notre régime fiscal, — particulièrement en matière commerciale par l'extension du système .forfaitaire supprimant toute inquisition, - — par la consolidation de notre dette flottante, par la compression rigoureuse dos dépenses, la disparition des charges inutiles et la transformation de certains monopoles.
Pour mettre en pleine valeur les richesses du pays, nous avons le devoir de développer et de perfectionner sans cesse notre outillage national, d’encourager toutes nos belles industries, et spécialement la première de toutes par son importance : l'agriculture, dont la prospérité conditionne celle de toutes les autres.
Nous devons soutenir et développer la production nationale, améliorer le bien-être dans les campagnes, faire reconnaître le droit incontestable du cultivateur à disposer de sa récolte, e mettre à même de bénéficier de tous les progrès de la science pratique,
Ges méthodes doivent s'étendre à notre magnifique domaine colonial, dont la mise en
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valeur progressive libérera l'industrie française des importations étrangères* cause actuelle d'une instabilité à laquelle nous avons le devoir cl la possibilité de la soustraire.
Nous nous associerons* comme nous Pavons toujours fait* à toutes propositions ayant pour objet l'amélioration du sort de tous les serviteurs de l’Etal et en particulier du sort dee mutilés, des anciens combattants et de toutes les victimes de la guerre, dans l'esprit des revendications formulées par leurs groupements nationaux.
La crise actuelle de la nalalîté expose notre pays au plus recî ou labié péril* et pour le conjurer il importe de favoriser la famille par tous les avantages qui peuvent compenser lés lourdes charges qu'elle supporte du fait des impôts, des taxes successorales et des lois militaires.
Pour assurer ces réformes indispensables à sa prospérité, son influence politique devra s’exercer par des droits électoraux qui tiennent compte de son importance sociale,
Enfin, cette œuvre de progrès et de perfectionnement de la démocratie française comporte le groupement et la représentation des intérêts professionnels, Ut mutualité, lü la coopération, l'association sous toutes scs formes, afin de faire bénôficier-chacun des avantages qu'il doiL en tirer, tant en ce qui concerne les habitations dans les villes, que les assurances sociales, rafpprétttisaage et les institutions de crédit pour les prêts agricoles et l1 accession à la petite propriété*
Mais, le progrès social et le bien-être ne se créent pas par le bouleversement des institutions et des lois. Iis résulteront, dans l’avenir, comme nous l’indique l’expérience de l'histoire, de la paix extérieure et delà concorde nationale, de ia sécurité assurée au travail, à l’épargne, à la propriété individuelle, sans laquelle la production et le labeur de chaque jour n offriraient plus aucun attrait aux industriels, aux commerçants, aux ouvriers, aux agriculteurs.
C’est dans l’ordre, la sécurité et la paix que, sous la protection des lois, le travail des hommes élabore la prospérité des nations' ce sont ces conditions de la grandeur de la France qu’en plein accord dhtre nous cl avec vos représentants au Sénat, nous voulons continuer à défendre en vous demandant, aujourd'hui, de nous renouveler votre confiance.
Vive la France 1 Vive la République t
Adrien DARIAC. — D'AUBIFFRETTASQUIER. — I>E LU DRE. — ROULLEÀUX-DUGAGE, Députés Sortants,
Liste de Concentration Républicaine de Gauche.
Chers Concitoyens,
La Fronce présente depuis cinq ans l’étonnant contraste d’une prodigieuse volonté individuelle et d'une mortelle impuissance politique. Le Pays a fait tout son devoir. Mais la force a manqué aux hommes df État parce qu'ils n'ont pas trouvé dans le Parlement 1 appui d'une majorité stable, sincère, compétente et laborieuse*
Alors que, dans son enthousiasme* la France républicaine était en droit dl’espérer que la fin de la guerre marquait aussi la-lrn de ses souffrances, la dernière 1 égalait ure n'a pas tenu les promesses failosiet n’a pas réalisé les réformes attendues. Une transformation fondamentale s’impose : place a u& hommes d’action.
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Dans no#ré département, !h réconciliation des députés soldants conduit à une confia sion politique. Ifese sont groupés pour essayer de tirer profit d'une loi électorale, systématiquement faussée,
La preuve est faite par lès résultats que la tâche confiée aux élus de Ï9I9 était au-dessus de leurs forces. Ils port ent surtout la responsahiïité d'avoir fail peser les charges matérielles sur les classes laborieuses et sur les classes moyennes de la société. Et c’est dans un but de tactique électoral qifils se sont associés sur la même liste.
Cet état de choses ne doit pas durer, M. Poincaré lui-même, dont ils se réclament constamment1, n'a pas voulu se solidariser avec eux* Dans son dernier discours, le Président du Conseil a diplomatiquement laissé la parole libre aux électeurs.
C'est parce qu’ils ont désorganisé la politique républicaine de gauche que, de tous les coins du département, nous avons été sollicités et encouragés à combattre le consortium des députés: sortants,
Contre des hommes qui se croient irremplaçables, qui masquent leurs opinions vérilatables — certains même se faisant une coquetterie de dénigrer leurs origines aristocratiques — pour amalgamer leurs principes vacillants sous une étiquette démocratique, contre de tels hommes, nous avons accepté d^opposer résolbment une liste de concentration républicaine de gauche.
Notre programme, basé sur les nécessités économiques du Pays est, sans aucune arrière-pensée, fidèle à l’idéal démocratique et social de la République.
En Politique extérieure :
La législature issuc.de la Victoire a laissé réduire la créance sur L’ Allemagne. Le Comité des. Experts constitué cinq années trop tard,, est maintenant 1? expédient auquel la France est dans l’obligation de se rallier. Il est cependant encore temps d'émettre un grand emprunt international gagé sur les richesses allemandes.
Aucune visée impérialiste ne saui ait être tolérée. Nous aimons trop la liberté absolue chez nous pour asservir up peuple quelconque, niais l’Allemagne doit être tenue d'exécuter le& engagements qu’elle a pris envers notre Pays, de réparer les dommages qu’elle a causés.
La solidarité tl plomatique et financière esL indispensable entre Alliés pour le maintien de la Paix à laquelle nous sommes passionnément attachés après les horreurs que la France a vécues.
Le gouvernement russe doit être reconnu, s’il accepte les .obligations contractées par ses prédécesseurs envers les petits épargnants,
La Société des Nations doit former un organisme puissant et respecté de tous. Elle doit arbitrer les conflits qui peuvent s’élever entre "deux peuples afin d’empêcher le renouvellement d'une guerre mondiale que le jeu des alliances déclanche automatiquement.
Une paix véritable: doit être établie, ou Orient pour permettre la réduction d une occupation militaire onéreuse en une simple police assurant l’ordre,
La propagande française doit être intensifiée dans le monde entier au moyen d’une organisation rationnelle. Tous nos traités commerciaux ayant été dénoncés, un nouveau, statut doit être élaboré avec toutes les puissances étrangères dans un esprit d’équité s'inspirant des intérêts réciproques, de chaque pays. Les accords proyisoi es obscurément conçus ne donnent satisfaction qu'à d'influents privilégiés, Des représailles coûteuses proclament l'urgenpe de nouvelles conventions.
En Politique intérieure :
Les lois fondamentales de la République sont# d'une in tangibilité absolue : les représentants deda Natâon , réunis au Parlement, ne doivent abdiquer aucun des pouvoirs que leur a délégués le suffrage universel,
ORNE
La laïcité de la République est maintenant un axiome auquel nous ne souffrirons aucune atteinte. Nous respectons sans réserve la liberté de conscience comme toutes les opinions philosophiques et religieuses.
Nous combattrons les partis de désordre aussi bien que ceux de réaction et plus vigou~ reusement encore ceux qui arborent des titres hypocrites.
Dans V élaboration de toute réforme, les organisations professionnelles patronales et ouvrières, intéressées directement et indirectement, doivent être' entendues contradictoirement.
Le service militaire doit se réduire à un an, au maximum, tout en assurant notre sécurité.
Le mode de scrutin actuel est injuste eL compliqué. Il prétend assurer ïa représentation des minorités, alors qu'il est une prime à la majorité relative. Nous estimons que la représentation proportionnelle intégrale dans le cadre du département est la. seule équitable.
Les trois pouvoirs : exécutif, législatif, judiciaire, doivent rester séparés les uns des autres par des cloisons étanches. Toute tentative de rapprochement entre eux esL, une menace de dictature.
Les représentants du pouvoir législatif doivent assister régulièrement aux séances de la Chambre et ne pas faire voter les huissiers, ce qui est un scandale intolérable. Ils doivent, chaque année, rendre compte publiquement de leur mandat à leurs électeurs.
En Politique économique et financière :
Nous réprouvons hautement le système empirique qui a présidé & l'élaboration des recettes du budget. S'il est juste de faire supporter aux générations futures une partie de nos charges, la politique d'emprunts les a grevées lourdement tout en précipitant la chute de no Lre crédit.
L'inflation fiduciaire en est une conséquence mathématique qui a entraîné une perte considérable du capital confié à l’Etat par l’épargne française.
Les dépenses ordinaires du budget ne peuvent être, ne doivent être couvertes que par des impôts répartis entre tous les citoyens, suivant les ressources réelles de chacun. Les dépenses extraordinaires doivent être réduites par une administration prévoyante,
La dernière législature n’a su créer que des impôts de consommation qui sont venus frapper inexorablement les classes moyennes et augmenter les difficultés d’existence en protégeant les puissantes Sociétés financières et industrielles.
Le commerçant, l'ouvrier, l’employé, le fonctionnaire, l'agriculteur, le retraité, ne peuvent plus faire face à la vie chère qui a été la résultante de tous ces errements. Ils se trouvent dans une situation pénible et sans précédent, qui doit cesser pour l’honneur de la République et de la démocratie, car le travail doit permettre de vivre.
Les inquisitions fiscales instituées par l’impôt sur le chiffre d’affaires, les perquisitions prescrites en vertu des taxes sur l’alcool, ont assimilé les Français à des dissimulateurs, des fraudeurs, en jetant la suspicion sur un pays dont l'honnêteté est cependant sans tache.
Et lorsque F iniquité de toutes ces mesures fut établie par un irrésistible courant d’opinion, une politique d’empirisme releva tous les impôts existants de 20 0/0, en exonérant toutefois les bénéfices de guerre, que seuls les gros profiteurs n’ont pas encore payés, ce qui constituera, plus scandaleux défi à un peuple, et en particulier aux Anciens Combattants et aux Mu! îles de guerre*
La restauration du crédit et de 1a fortune de la France ne peut s’obtenir que parla refonte complète des lois fiscales et la simplification de leur perception.
Les monopoles d’Etat doivent être maintenus, mais leur gestion est à améliorer.
Les dépenses publiques doivent être contrôlées en pleine lumière et avec toute la publi-
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cité désirable, les abus réprimés, les auteurs jugés et condamnés. Des économies considérables peuvent être réalisées sur les budgets de la Guerre et de la Marine sans compromettre la Défense nationale*^
L'industrie, le commerce, l'agriculture, doivent se développer en toute liberté. Nos richesses naturelles doivent être mises en valeur par F exécution des grands travaux néeespaires.
L’outillage agricole est à perfectionner par l'octroi de grandes facilités pour son renouvellement, Le rendement du sol doit s’améliorer en mettant à la portée de tous l1 application des progrès de la science : les engrais chimiques.
Les produits du sol appartiennent en toute propriété à celui qui sème et qui récolte. L'agriculteur doit donc en disposer comme il l'entend et ne saurait être taxé pour sa consommation personnelle. Les bouilleurs de cru doivent bénéficier au minimum d'une franchise de 5 litres d’alcool pur par personne faisant partie d’une même exploitation agricole.
En politique sociale ;
Les individus naissent égaux en droits, mais non*pas en fortune. L'idéal démocratique conduit a î application de toute mesure propre à améliorer le bien-être de chacun. Seule m e politique républicaine, sincère, généreuse, hardie, peut s'inspirer, dans Tordre de cet idéal .
I/hâbilaÜon est à la base de la vie. Il faut donc, pour la dignité de l'homme, qu'elle soit salubre et confortable. Un Gouvernement démocratique doit supprimer les taudis et encourager la construction des habitations à bon marché dans les villes et dans les campagnes.
La famille perpétue la race. Après la maison saine, nous voulons donner aux familles nombreuses un encouragement matériel, palpable, des allocations, qui Toidefont à vivre et à se multiplier pour la prospérité de la France, sans craindre que le pain manque aux petites bouches à nourrir.
Le travailleur est un collaborateur. Les lois sociales doivent être respectées. La loi sur les assurances sociales a été votée en toute hâte dans une précipitation qui ressemblait à une déroute, 11 reste à créer le principal : les ressources indispensables à son application.
La propriété s’acquiert et se conserve par le travail* Nous entendons augmenter les possibilités d'accession à la petite propriété en étendant îe Crédit agricole.
Il n'est 'pas possible de concevoir une politique sincèrement démocratique sans reconnaître aux fonctionnaires la liberté d’opinion et d’ association.
L'enseignement à tous les degrés doit être réorganisé par I allégement des programmes et l'incorporation de renseignement technique suivant les besoins de la vie moderne. Le Capital intellectuel du Pays doit être mis en valeur. Des bourses d’études doivent être largement attribuées pour subvenir aux frais de pension des enfants sans fortune*
Mutilés, anciens combattants, ascendants, veuves, orphelins et anciens prisonniers de la guerre, la présence sur notre liste de celui qui a, jusqu'à présent, dirigé vos services administratifs dans le département à votre entière satisfaction, est la garantie certaine que vos droits seront défendus, vos désirs exprimés, vos revendications sou ternies avec toute l'energie, la compétence et le désintéressement que vous souhaitez tous. Le Parlement de 1919 a protégé les profiteurs de la guerre ; ne l'oubliez pas !
Chers Concitoyens,
La liste de concentration républicaine de gauche se présente à vos suffrages dépouillée de tout artifice, en toute sincérité. Elle a la certitude de pouvoir, de vouloir travailler à la réalisation de son programme républicain, démocratique et social.
BHMSir
OllNE
Elle s’en rapporte à votre verdict du iî mai. Si voma lui faites Kh on neuf de fui accorder votre confiance, les hommes d’action qui composent notre liste sauront s?en montrer digues en faisant entendre à la tribune clu Parlement la voix des populations omaises dans tous les grands et graves problèmes que les députes sortants laissent pour compte à la prochaine législature P
Venez tous au scrutin en hommes libres que vous êtes.
Votez selon votre conscience.
Ne vous laissez pas influencer par oes titres sonores et vides.
Rendez-vous compte impartialement du malaise politique et économique que le Bloc National laisse derrière lui et vous penserez alors qu'il nous est facile de faire mieux, pour votre bien, pour .l'honneur du Pays.
Vive la France Démocratique I
Gustave GARNI ER, Conseiller général de l'Orne, — Louis REM 1ÈRE, Ancien Combattant, Instituteur (rn congé). — Marcel BRUNET, Ancien Combattant t Chevalier de la Légion d'honneur. — Georges VOIZE , Conseiller municipal de Domfront, Ancien Combattant.
Liste du Bloc Ouvrier- Paysan.
PAS-DE-CALAIS
Liste du parti socialiste (S. F. I. O:).
Citoyens,
Le Parti socialiste, aujourd’hui comme eu 1919, se présente à vous non pas avec des promesses — il n’en fil jamais — mais avec son programme, tout son programme de transformation totale du régime et de ré vérifications imnifdiates ■
Comme en 1919, il vous déclare que la solution complète et definitive des diflicn lés oui viennent de l’essence même du capitalisme ne sera trouvée que le jour on es travaillé- maîtres du pouvoir, mettront fin à la toute-puiSsanec du capital, aux luttes entre classes et aux rivalités entre nations, en instituant un régime qu, assurera a tous leur droit aux' richesses sociales et qui, par là meme, rendra enfin possibles la fraternité eulic 1(
hommes et l’amitié entre les nations, . , .
Mais le parti socialiste vous dit en même temps que les problèmes auxquels la poutique du Bloc National a donné tant d'acuité, et qui doivent être Iranobes sans delà, ne peuvent Être résolus qu’en faisant triompher les revendications jmraediates qu il a inscrites mv son programme »
Politique ext ■rleiifé :
Dana le domaine de la politique extérieure et des rapports do la France .avec les autres nations, le Parti socialiste sa prononcera, en toutes circonstances, pour les -solutions de
droit .
Cou Ire les solutions de force. . , u-.:moe
Pour les accords internationaux, seuls capables d assurer les réparations légitimés
ducs par i‘ Allemagne et proclamées par sa classe ouvrière. \
Contre l’occupation de la Ruhr qui, sans apporter le moindre soulagement au contribuable français et en augmentant au contraire ses chargea, a diminue, ainsi que le Comité des experts vient de l’établir, les capacités de payement de 1 Allemagne;
Pour une politique d’amitié avec les autres nations ; .
Contre la politique du Bloc National qui tend à isoler la France dans le monde et a lui donner figure de nation vindicative, impérialiste et haineuse ; .
Pour une politique de collaboration entre les peuples au sein dune véritable Société des Millions, ouverte à tous, dotée de pouvoirs étendus et devenue un organisme puissant
de paix et de justice ‘ , * .
Contre une' politique de combinaisons diplomatiques et d'alliances dressées les unes
contre les autres et qui conduit fatalement aux conflits cl à la guerre; ; / . ,
Pour des mesures militaires et navales qui — en attendant le desarmement general et iâ-Hané de tous les pays - réduiront à huit mois la durée du temps de serv.ee sous les drapeaux, permettant ainsi l'allégement sensible du budget de la guerre et rendant 200,600 travailleurs à la production agricole et industrielle ,
PAS-DE-CALAIS
Cor. Ire tous les progn mmcs tendant à maintenir une longue durée du service militaire
et à séparer l’armée d'avec lu nation.
Politique intérieure :
Dans le domaine de la politique intérieure et des ré fur* es sociales, le programme du Parti socialiste s’inspire à la fois du souci de bâter la réalisation du socialisme et de la volonté de consolider et d’élargir les coriquêtèa de la démocratie.
Il faut équilibrer le budget. Le Bloc National qui avait dit : a L Allemagne payera a, a été incapable, meme à coups de milliards d’impôts nouveaux, de sorti r^du déficit. Comme en 1910, le Parti socialiste veut prendre les ressources necessaires .
Dans la révision sévère des marchés et des profits de guerre, fût-ce au moyen de juridictions spéciales, et le retour a l'Étal des profils abusifs; .
Dans la conscription des fortunes, aussi légitime assurément que la conscription des hommes, et dans un prélèvent sur le capital avec large dégrèvement à la base ;
Dans une taxe sur l'enrichissement ;
Dans la perception stricte de l’impôt sur le revenu et des taxes d enregistrement, avec
progression fortement accentuée ; .■ . f
‘ Dans une entente internationale permettant d’éviter ou de réprimer la fraude, 1 évasion
ou la désertion des capitaux ; , - , .
Dans l'établissement de monopoles fiscaux, portant de préférence sur les obje-s de
luxe ou de consommation inutile, cL même dangereuse comme 1 alcool ï
Dans la participation financière de l’État à tous les commerces et md usines suffisais
Dans ta reprise de l’ exploitation, au compte de la nation, des chemins de 1er et de Lotis les grands moyens de transports maritimes, fluviaux et terrestres, des mines (houille, potasse, fer et autres minerais), des grandes usines métallurgiques, des forces hydrau iqucs, des carburants, des raffineries et de l’alcool, des banques et des compagnies d assurances, cette exploitation étanL organisée avec la collaboration des consommateurs, des ouvriers et des techniciens sous le régime do la nationalisation industrialisée.
Ainsi donc, tandis que sous l'action de l’organisation capitaliste l'Union des Intérêts économiques le Gouvernement a fait voter par la majorité de la Chambre ;* suppross.on
du monopole dss allumettes qui rapporte chaque année plus de 78 millions u i Uat, e art. socialiste réclame la reprise de tous les services publics, de toutes les richesses naUonales nui ont été livrés par l’État à la cupidité de Compagnies et de Sociétés capitalistes,
1 Nous voulons que la Nation, qui fut dépouillée, rentre en possession de ses biens et quelle mette la main sur les grands monopoles de fait en vue de es aire onc wnner. , r plus au profit d’une infime minorité de possédant, mais au bénéfices de 1. ensemble des
consommateurs, des citoyens, ,
Les partis de réaction prodiguèrent des promesses aux travailleurs des vil es et des ... mpagnes pour avoir leurs bulletins de vote en 1919. Aujourd’hui, les travailleurs savent çe que vaut cette fausse monnaie. Ils n’ont pas même obtenu l’ammstm pleine et entier» qu étaient en droit d'attendre et, que le Parti socialiste ne cessera pas de reclamer
Nous voulons aussi que ceux qui participent activement à la création des richesses soient protégés, eux etW famille, contre les risques qui les menacent. Dans ce but not réclamions :
L’institution de l'assurance sociale comprenant comprenant la maladie, I invalidité, la vieillesse, le décès, la maternités le chômage ;
PAS^DÉ CALAIS
La généralisation de la journée de travail de huit heures, ou de la semaine de quarantë-huit heures au maximum ;
La garantie d'un minimum de salaire fondé sur le^coûl réel de 3a vie ;
Le règlement de l'immigration de îa main-d' œuvre étrangère, avec égalité de salaire pour égalité de travail ;
La reconnaissance, sans aucune réserve, du droit syndical
L 5 ajuste nie ni automatique des traitements eL salaires des, employés de l'Etat a l’indice de cherté de la vie
La révision générale de la loi sur les accidents du travail pour la rendre plus prolec- . Iricc des travailleurs, plus juste à leur égard, plus sévère pour les fautes et négligences patronales ;
L application intégrale des conventions adoptées, par les Conférences internationales d*u travail, 1
Pour la mère el pour l’enfant : ■ % ^
Nous réclamons leur protection rigoureuse, le contrôle médical de tous les enfants, la Création de sanatoria scolaires, d'écoles et de colonies en plein air.
* Enseignement :
L'organisation de l'enseignement doiC être complètement modifiée. L’intérêt de la nation exige la mise en 1 aleurv de la richesse la *plus précieuse, l’intelligence des enfants, sans tenir compte de Lla classe sociale à laquelle ils appartiennent. 11 faut, comme disait Jules Guesde, « supprimer la barrière \ d’argent » qui interdit l’accès des enseignements secondaire el supérieur auxrenfants des ouvriers,
Àussf le Parti socialiste demande- t-il :
La fusion de|[toùs les enseignements, intellectuel et physique, classique, technique et agricole, et un service unique d'éducation nationale, gratuit et obligatoire 5 tous les degrés, permettant, par une suite de sélections et de spécialisations, d'utiliser au mieux désintérêts sociaux la variété des aptitudes individuelles.
La preuve décisive de l’incapacité des parLis de réaction de comprendre les besoins les plus pressants des classes ouvrière et moyenne Lious a éU donnée, sans contredit, par leur refu< "de voler les crédits indispensables .à résoudre le problème capital de l'habitation.
Ils n’ont pas compris qu’il n/y rien de plus urgent pour le bien-être de la famille, pour la main-d'œuvre nécessaire à la production, pour lutter efficacement contre la hausse des prix des loyers que la construction en grand cT habitations.
Puisque l’initiative privée a fait faillite, les. pouvoirs publics doivent intervenir. Or^ jusqu à maintenant le concours de l'État a été tout à fait insuffisant pour ne pas dire ridicuie, en ne votant que 34 millions par an pour encourager la construction d’habitations.
La solution du problème de l’habitation ne se trouve que dans les mesures suivantes que propose le Parti socialiste :
/ Expropriation générale des immeubles malsains >
' Création par les communes, avec le concours de l'État, du service public de 1 habitation ; ■ : '
Affectation immédiate de sommes importantes à la construction de logements salubres*
-"En attendant Inapplication de ces mesures :
PAS-DE-CALAIS
Interdiction d’expulser les locataires de bonne foi ■
Limitation rigoureuse de la hausse des prix des loyers de 1914.
Sinistrés,
La Fédératipn socialiste,* dont les élus ed les militants ont si vigoureusement défendu vos droits et combattu les injustices, ne cessera pas ses efforts tant qu’elle n’aura pas atteint son but.
Elle veut que les responsables de la gabegie et de l’in cohérence qui régnent dans r administration soient recherchés ci châtiés*
Elle veut que la loi sur la réparation des dommages de guerre soit complétée ut élargie ; que la détermination et le payement des indemnités soient rapidement effectués. Elle veut que les milliards ailectés au payement des avances ne soient pas une manne dont profilent suitout les gros propriétaires d’usines eide terres* Elle exigera que lés avances allouées aux petits propriétaires, artisans, ouvriers, cultivateurs, soient rapidement payées pour leur permettre d'acheter le mobilier, les matériaux, les instruments professionnels dont ils ont besoin et dont les prix ont quadruplé.
Aux travailleurs de la mine,
Depuis trente ans, vous poursuivez, par Faction syndicale et par Faction politique, l'amélioration de votre sort* Par vos élus au Parlement, vous avez exercé cette action politique et vous avez pu en mesurer la valeur par les résultats obtenus : toute la législation protectrice du travail dans les mines.
Dès 1890, vous obteniez la loi sur les délégués à la sécurité des ouvriers mineurs qu ont en mains la surveillance des conditions de sécurité et d’hygiène dans les chantiers, et de Inapplication de la loi de huit heures. En face des exploitants enclins à enfreindre les règlements, vos délégués son4 vos défenseurs forts de la confiance qus vous leur avez manifestée en les désignant vous-mêmes. Les bienfaits de cette loi nous voulons les étendre aux ouvriers du jour.
La loi de 1894 a réglé le statut de vos Caisses de secours et de retraites. Des lois successives Font complétée. C’est à la Caisse de secours d’améliorer les rouages administratifs de cette institution de façon à lui permettre de combattre plus efficacement læ misère que la maladie et le chômage apportent â votre foyer.
En ce qui nous concerne nous modifierons les imperfections que cette loi renferme encore.
Le pain de vos vieux jours est assuré, mais demain J1 -faudra que vos retraites soient encore améliorée^. Le coût toujours croissant de la vie en fait unqimpérieuse nécessité. Votre revendication la porte à 50 ans d’âge et 2a ans de services. Vous pouvez compter sue toute l’énergie des élus socialistes pour faire aboutir ce programme.
-Ouvriers mineurs et similaires,
Votre programme de revendications est encore vaste et, pour le réaliser, Faction politique parallèle à votre action syndicale est plus que jamais indispensable. Nous nous engageons à faire tous les efforts nécessaires pour sa réalisation.
Cultivateurs,
La remise en valeur de la richesse agricole du pays d’Artois, jadis si fertile ci que la guerre u si éprouvé, dépend de Faidé qui sera apportée au cultivateur.