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PAS-DE-CALAIS
qhL droit, en qualité de créanciers privilégiés, les anciens combattants, réformés, ascendants, veuves, orphelins et anciens prisonniers de guerre.
Achever de consolider notre franc contre les offensives de r étranger; lutter contre la spéculation et contre la vie chère ;
Poursuivre courageusement la restauration de nos finances par des compressions impitoyables, par l’amortissement de notre dette, par un emprunt de consolidation, pari introduction dans nos impôts de plus de simplification et de plus de justice ; et, tout en respectant Le principe de l'Impôt personnel sur le revenu, faire appel aux signes extérieurs de la richesse pour bannir de nos lors !ns vexations de l'inquisition*
Hâter, par tous les moyens en notre pouvoir, le jour — que I on sent déjà proche — où il sera possible de décharger le contribuable du lourd fardeau que la carence de l'Allemagne et les dépenses de 3a guerre ont fait peser sur ses épaules.
Telles sont les principales mesures qui vont s’imposera la Chambre nouvelle*
Citoyens,
Vous avez devant vous dus hommes qui, depuis de longues années, ont servi de leur mieux le pays et votre département* ; '
Aux Agriculteurs, qui, après avoir participé si largement à la victoire, travaillent, fcar leur labeur obstiné, au relèvement de la prospérité du pays ;
Aux Marins, dont les vertus légendaires de courage et de patience ont porté jusqu’aux limites des mers le renom de la vieille race du Boulonnais j
Aux Ouvriers de nos cités et de nos campagnes, dont l’attitude et la raison méritent de servir d’exemple à tous les travailleurs,
N’eus savons ne pas adresser en vain notre appel de conliance*
Vive la République!
Vive la France !
Vive la Liberté !
Léon ABRAMI* — A* B13RQUET. — Narcisse BOULANGER* — E, LEFEBVRE dit PRET* — Victor MOREL. — Général de SAINT-J UST.
Liste de Concentration Républicaine.
Electeurs Républicains,
Nous avons V honneur de nous présenter à vos suffrages sur une liste commune,, bien que nos aspirations politiques personnelles soient légèrement différentes, mais unis fermement pour constituer un bloc de concentration républicaine intangible et irréprochable présentant toutes garanties au point de vue politique, économique et social.
Républicains de Gauche, Radicaux et Radicaux-Socialistes, Socialistes Indépendants, nous avons pensé que nous pouvions marcher ïa main dans la main et parvenir à élaborer
PAS-DE-CALAIS
un programme collectif donnant satisfaction aux citoyens véritablement épris des idées de Justice et de Liberté.
Notre but est de rapprocher et de réunir en vue d'une action concertée tous les citoyens résolus à maintenir les conquêtes de la République, les institutions laïques et sociales et de poursuivre dans le respect de toutes les convictions une œuvre de relèvement économique et d'action démocratique. *
Pour bien caractériser nos sentiments, nous affirmons que nous sommes résolument contre la politique du Bloc National principalement parce que cette politique a abouti ii l'instabilité financière, au déficit, à l’augmentation des impôts, à une inquisition fiscale vexa foire, â la vie chère, aux brimades contre les fonctionnaires, à la résurrection du délit d opinion, toute une orientation manifestement contraire à l’esprit et à la tradition de la République.
Politique intérieure :
Nous voulons ;
P La défense et le maintien des lois ouvrières existantes dans leur lettre et suivant le but qui les a dictées ;
‘2° Le respect de l'impôt sur le revenu et l’extension du système forfaitaire pour les bénéfices industriels et conimerc'aux, à l’exemple de ce qui se fait pour les bénéfices agricoles ;
3° Le vote rapide des mesures destinées à assurer l'exécution de la loi sur les Assurances sociales ;
4° La compression des dépenses t pas de dépenses nouvelles sans ressources cl économies co rre sp o a dan tes ;
5° Le maintien intégral de l'œuvre laïque, Je respect absolu des consciences, Légalité des enfants devant l'instruction, l'accession de tous, suivant les aptitudes reconnues à Pécolc primaire, aux autres degrés de l'Enseignement, l'opposition formelle à la Proportionnelle scolaire ; y
6° La réforme administrative par la simplification et la décentralisation ;
7° La réalisation des mesures de justice réclamées pour et par les anciens combattants, les mutiles, réformés, veuves et orphelins de guerre :
8° La protection des familles nombreuses ;
9° L'établissement d’un statut des fonctionnaires et droit syndical î
10" L'évolution du salariat vers l'accession à la propriété par l'association, la coopération des producteurs, l'artisanat et la participation aux bénéfices ;
11° 'La multiplication des habitations ouvrières formant un bien de famille inaliénable et insaisissable* pour les travailleurs des usines et des champs ;
12° La suppression de la vie chère par la protection de la production française contre les trusts, l'accaparement et la spéculation ;
13° L égalité fiscale, l'établissement non limité du forfait au chiffre d'affaires pour tous les commerçants, la suppression de la plus-value des fonds de commerce ;
14° L'établissement d'un régime définitif des loyers et de la propriété commerciale ;
15® Favoriser le . regroupement et la coopération agricole, développer l'emploi du machinisme, organiser le placement, intensifier l’usage de l'engrais gar l'abaissement de son prix, défendre les intérêts spéciaux des planteurs de tabac menacés par l’offensive contre les monopoles ;
1-6* La défense du syndicalisme qui doiL être indépendant de toute politique ;
1 7° La protection des petits rentiers et des petits propriétaires que Page empêche de travailler, ruinés par la vie cnère et la dévalorisation du franc ;
Nü 1 471
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18tt La, réduction du service militaire à un an, compatible avec la défense nationale ;
19° La défense des intérêts des travailleurs de la mer.
Politique extérieure :
Elle a été conditionnée depuis quatre ans par les difficultés que les Gouvernements ont
rencontrées pour f application du Traité de Versailles et le payement des réparations.
Nous rendons hommage à ce qu’ont fait les divers gouvernements pour parer aux conséquences de la carence allemande.
Nous estimons que notre politique extérieure doit se continuer dans 1 intérêt de la Paix en plein accord avec nos alliés, et dans le respect et rattachement à la Société des Nations d o ntl e roi e a é té jusqu1 à pr é sent *t r o p m éeo n n u ,
Ên tous cas, nous affirmons indéfectibles les droits de la France aux justes réparations de ses départements dévastés par les responsables de la (iuerre.
violence et l’abolition de la propriété individuelle.
Nous avons la prétention d’être aussi démocrates que ceux qui se disent plus avancés que nous en politique.
Aux illusions décevantes des moyens révolutionnaires, nous préférons i évolution raisonnée et féconde par l’amélioration du sort des humbles dans 1 ordre et la liberté.
Vive la République Démocratique et Sociale I
Docteur Léon ALEXANDRE, Maire d1 Arques, Vice- Président du > Comité des Habitations à Bon Marché, Conseiller Général du
Pas-de-Calais. — René DELOZIÈRE, Avoué à Boulogne-sur- Mer, Ancien, Conseiller Municipal de Boulogne-sur-Mer, Délégué Cantonal, — Henry DEROIDE,- Avocat au Barreau do Boulogne-sur-Mer, à Calais, Conseiller Général du Pas-de- Calais, — Docteur Paul PÀTOU, à F ruges, Mutilé de Guerre, Croix de Guerre. — Arthur PICOT, Brasseur-cultivateur, a Blendecques, Conseiller d’ Arrondissement. — Léon VINCENT, Agent Maritime à Calais, Chevalier de la Légion d’Honneur, Ancien premier adjoint au Maire et membre de Sa Chambre de Commerce de Calais,
f Liste du parti Socialiste S-. F. I. O.
Le parti Socialiste a publié une seule profession de foi pour les 2 circonscriptions
PA tV) E- C A LAI S
Celle liste n'a pas fait distribuer de profession de foi.
Liste de défense et d'action sociale.
4 Notre programme.
Notre programme est un drapeau. Pas de formules vaines, mais des réalisations de défense et d'action sociale.
Constitution, ~ Nous demandons la réforme de la constituti ou. Notre principale revendication est le Vote Familial.
Libertés. — Nous voulons toutes les libertés compatibles avec l'ordre public. Parmi ces libertés, la liberté de conscience est l'une des plus sacrées*
Service militaire. — Les réductions de service militaire accordées jusquNci aux Familles nombreuses sont une dérision : elles doivent être étendues dans une limite plus équitable.
Marins. — Nous demandons l'égalité devant l'impôt militaire. Nos marins, quel que soit le nombre de leurs frères et soeurs, font tous trois ans; c'est une injustice qui doit cesser.
Mutilés et Anciens Combattants. — En parlant des Mutilés et des Anciens Combattants, Clemenceau a dit à la Tribune française : « Ils ont des droits sur nous. >î Que ces droits leur soient donnés.
Pensions aux Parents dont les fils sont morts pour la France. — La loi actuelle accorde une pension de 400 francs aux père et mère dont un tils est mort pour la France, à condition : 1° que le père ait 60 ans d'âge et la mère 55 ans; 2° qu’ils ne soient pas sujets à l'impôt sur le revenu. Quelle' humiliation 1 Cette pension doit être accordée à tous sans qu'il soit question d'âge ou do fortune. C’est l'Allemagne qui a tué nos enfants. C'est elle qui doit payer.
Fonctionnaires. — L’Etat doit tenir compte aux fonctionnaires de leurs charges de famille en toutes circonstances et leur donner un statut qui les mette à l’abri de l’arbitraire.
Agriculture. — L'Agriculture doit être encouragée parce quelle est l'une des grandes réserves du pays; l'amélioration du sort de l'ouvrier agricole est une nécessité nationale.
Travailleurs* — Nous voulons la suppression de l’impôt sur les salaires et l'application rapide de 3a loi sur les assurances sociales.
— (jià ~
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pas-dbcalais
Commerçants, Nous demandons la ré t orme des mesures actuelles d 'Inquisition fiscale ; suppression de l’impôt sur le chiffre d1 affaires.
Politique extérieure. — 11 ne faut plus que les Pouvoirs Publies nous disent ; « L'A 11errngne paiera ». Qu ils nous disent enfin : « L'Allemagne paie ». La France a déjà avancé plus de cent milliards pour l'Allemagne sous la rubrique : « Dépenses recouvrables ». Le patriotisme ne consiste pas à payer parce que F Allemagne ne paie pas.
tl ne faut pas que le sang de nos fils ait été inutilement versé et que la guerre recommence* /
Electeurs des Arrondissements de Boulogne, Montreuil et Saint-Omer ! -
Si nous sommes élus, nous ne siégerons ni h droite, ni au centre, ni à gauche : nous resterons au-dessus des partis politiques, n'avant d’autre mission et d’autre but que de défendre notre programme social,. et particulièrement les revendications des Familles Nombreuses jusqu’ici méconnues* »
Vive la République l
Capitaine MAI REn Président-Fondateur de la Ligue, Chevalier de la Légion rTHonnetir. — Frédéric HARREWYN, Industriel, Juge au Tribunal de Commerce de Boulogne-sur-Mer, Président de la Section de îa Ligue (quartier de Capécure). — Vice-Amiral BESSON, Grand -Officier de la Légion d1 Honneur, Trésorier du Comité National de la Ligue. — RÉGNÎFR-VÀflE, Vice-Président du Comité départemental de la Ligue. — BUTQR-BLAjMONT, Négociant, Président du Comité cantonal de la Ligue (Hucqueliers). — Louis-Joseph ANNE, Conseiller municipal de Lumbres; Président du Comité cantonal de la Ligue (Lumbres),
Liste de Protestation contre les Abus, les Fraudes et Plnquisition' fiscale et de Protection des petits sinistrés des Anciens Combattants, des Mutilés, des Prisonniers et des Victimes de guerre ;
Electeurs,
Nous ne sommes inféodés à aucun groupement politique et c’est ce qui doit précisément faire la force de notre action.
Là lutte des Partis au sein du Parlement fut jusqu'à ce jour la cause de tous nos maux et la France, cinq ans avoir repoussé 1 invasion barbare et vaincu l’Allemagne se trouve abandonnée de ses alliés, menacée par ses ennemis de l’extérieur, en danger de faire faillite grâce à ses divisions intestines, à ces querelles vaines et stériles qui ne peuvent que précipiter sa course vers l’abîme* „ .
Plus de politique L . .
Quant à nous, qui sommes Français seulement et ne voulons point d’autre étiquette,
PAS- UE- CALAIS
nous prenons l’engagement tlo n’en pas faire. Mais, chaque fois que rela sera nécessaire, noos nous lèverons pour protester.
Inlassablement nous réclamerons la répression des abus et des fraudes. Aucune considération ne nous arrêtera. Nous dénoncerons les scandales au lieu de les étouffer.
Nous empêcherons que sur les ruines encore fumantes de nos régions dévastées et sur les tombes à peine refermées de nos dix-sept cent mille moris, puissent s’élever de scandaleuses fortunes disproportionnées au mérite et à l’effort, mais ducs uniquement à la spécula Lion ut h la fraude.
Toutefois» bien que poursuivant sans faiblesse spéculateurs, mcrcanlis et. fraudeurs, nous ne voulons pas que l'industriel ou le commerçant honnêtes soient victimes de la parL du fisc de mesures vexaloires, ni des honteux procédés d'inquisition qu'on a récemment instaurés et qui déshonorent un régime.
Pour les petits sinistrés qui n’ont pas encore obtenu .satisfaction, pour toutes lés victimes de 4a guerre, nous réclamerons justice, c’est dire que nous ferons nôtres, les revendications — , combien légitimes — des anciens combattants, des mutilés et réformés, des prisonniers de guerre, des veuves et des orphelins, do tous ceux qui ayant, versé leur sang ou souffert pour la Patrie sont en droit d'exiger que Ton acquitte enfin la dette contractée envers eux.
Les agriculteurs, qui sont également, dignes de toute la sollicitude des pouvoirs publics, trouveront aussi en nous de dévoués défenseurs.
Voilà tout notre programme.
Les représentants du Pas-de-Calais doivent s'atteler à cette besogne de réparation au Heu de suivre les vaines discussions du Monde Parlementaire*
Ce qui nous intéresse, ce sont tous les problèmes d'après -guerre ; la résurrection complète de la France, de ses villes et de ses campagnes martyres, le sort de tous les Français.
J an DARDY, journaliste, ancien combattant. — Docteur SAVOUR- NIN, ex -médecin des formations sanitaires aux armées. — Capitaine BELOT, blessé de guerrëj Légion dTIonncur, Croix de guerre, — Pierre PLESSIS, aviateur, évadé d Allemagne, médaille militaire, Croix do guerre, — Raoul VÏTERBO, journaliste, membre de l'Association des écrivains combattants, Croix de guerre. — Henri VALBEL, Publiciste, blessé de guerre, Croix de guerre*
"'Cette liste a obtenu deux voix*}
PUY-DE-DOME
7 députés,
Inscrits, * , T *...*,.. f 154* 32 5
Blancs et nulâ ., * . . fl, 234
Suffrages exprimés* *..«,.*,. 1 26.940
Majorité absol ue * * . . <33 r 47 J
Quotient électoral . * . 18,134
Liste d'Union républicaine, d'action sociale et de défense agricole.
MM. Trincart-Movat . * . 44,9*59
Courtiôl . . 43*870
Bardoux*,* . 45*252
Dubost (Jean Marie) . 43.841
L*toq. ■- . * . . 44.240
Python . *.., . . . 44*092
Total . . 310*230
Moyenne . . 44.318
Elus a la majorité absolue
Liste d'Union des gauches.
MM. Muguet..*. . 80.377
Mwrou . 79*672
Varenne. . . . 79* 471
Gaussai. ,,-*..* . . . 78.581
Chassa ing . * . . . . 79.179
Heynouard . 78*415
Pawlin . . . . - . ****.*..* 70.822
Total... . * 552*517
Moyenne...,.* . 78.931
Liste du Bloc ouvrier-paysan.
MM Chareÿras ........ * . . ^ 2 455
CouIgïï . . . 2*011
Courtois, . . 2.446
Lami nmd*,,..... . . . 2*478
Ratllt . . . . . 2*665
Moche. .,,*,*...,. . . 9 . '*83
Sudre . . , ... 2.427
Total . . . 17.565
Moyenne*. . . . 2*509
MM, Muguet, Marron, Vareone, Chassai n g, Claussat, Reynouardj Paulin*
Liste de l'Union des Gauches,
Depuis quatre ans, la réaction esL maîtresse de la République. Profitant de la division des républicains, les éternels adversaires de la démocratie ont mis la main sur le pouvoir en faisant élire une majorité parlementaire de réacteurs camouflés. Au lendemain des élections du 16 novembre 1919, le pays s’aperçut avec stupeur qu’il avait sans le vouloir remis ses destinées aux partis dont il n’avait; cessé de répudier les tendances, lit, depuis, chaque fois qu.il lui a été donné de manifester son opinion, dans toutes les consultations électorales, générales ou partielles, auxquelles il a été procédé, il a énergiquement démenti
PUY-DE-DOME
]e vo(e f]e surprise qui avait amené au Palais Bourbon la majorité du Bloc national. Voilà plnVde quatre, ans qu’il attend '■avec impatience l’heure de la délivrances Celle heure va sonner, enfin.
Mais, pour que la revanche soif complète, pour que le redressement républicain soit éclatant, le groupement de toutes les forces- républicaines était indispensable. L’union 'des républicains est la condition première de la victoire commune. Et c'est pourquoi, comme ceia s’esl produit à toutes les périodes critiques qu’a traversées la République, comme au Seize- Mai, comme h l’époque du boulangisme et du nationalisme, s'opère aujourd’hui dans presque tous les départements de France la concentration des partis de gauche pour le salut du régime républicain..
Les deux grands partis de démocratie qui, dans notre departement, ont, aux élections dernières, groupé sur leurs deux listes près îles deux tiers des suffrages ont décidé pour leur part d’unir leurs, forces afin d’abaüre le Bloc national. La suppression du second tour de scrutin leur imposait ce devoir. Ils p’ont pns hésité à le remplir.
Radicaux éï socialistes, en décidant de marcher ensemble au scrutin, n’ont pas eu à renier leurs doctrines ni à confondre leurs programmes. Us restent ce qu’ils étaient, et c'est dans la pleine indépendance de leur action, sans abdication d’aucune sorte, qu'ils se sont alliés pour atteindre l'objectif commun, qui est de remettre aux républicains la direction de la République, et cela dans L’intérêt supérieur de la Nation.
C'est qu’en effet la majorité sortante n’a pas seulement travaillé a détruire les institutions républicaines, en livrant peu à peu l’enseignement laïque à ses adversaires, en réintégrant les congrégations dissoutes, en combattant les libertés syndicales, en reprenant sourn Gisement aux travailleurs les avantages péniblement acquis. Elle a aussi dilapidé la fortune publique, ruiné l’Etat, retardé l’heure du relèvement national et de la paix.
Elle a en quatre ans doublé les impôts et doublé la dette publique, avili notre monnaie eL détruit notre crédit ; elle a grevé les contribuables de taxes iniques qui frappent lourdement les producteurs de tous ordres et écrasent tes familles nombreuses, tandis qu’elle épargnait les profiteurs, les spéculateurs, les gros fraudeurs de l’impôt.
Élue et protégée par les puissances d’argent., elle a fait naturellement les affaires d une poignée d’agioteurs et de parasites au détriment de la masse des travailleurs français, pour lesquels la vie est. devenue chaque jour plus difficile.
Elle a encouragé et couvert de l'impunité les scandaleuses pratiques de gaspillage et de vol qui ont eu pour théâtre les régions dévastées»
Elle a commencé la liquidation du domaine national en livrant aux financiers un premier monopole d'État, en attendant de pouvoir le dépouiller des autres.
Elle a sacrifié elle-même les prérogatives du Parlement républicain en renonçant à contrôler annuellement le budgeL et en remettant au pouvoir exécutif le droit de faire la loi aux lieu et place du législateur.
Cette œuvre de désordre, de dilapidation et de réaction à l'intérieur s’est accompagnée à 1 extérieur d’une politique de vaine parade qui a éloigné de nous nos meilleurs amis.
Après nous avoir engagés dans des expéditions criminelles ou inutiles, en Russie, en Syrie et ailleurs, elle a arrêté net les premiers effets, insuffisants encore mais déjà apparents, de- stipulations du traité de Versailles en abandonnant la méthode des accords interalliés auxquels on tend maintenant à revenir, non sans avoir retardé de plusieurs années la solution pratique du problème dës réparations.
Ainsi, dans tous les domaines, au dehors comme au dedans, la politique de cette Chambre réactionnaire a été néfaste aux intérêts essentiels de la Nation.
La succession sera lourde pour vos élus de demain.
Ils auront à remettre de l’ordre dans les finances publiques, à restaurer notre crédiL, à faire rendre gorge à ceux qui ont pillé le Trésor ou spéculé sur la détresse du peuple»
Ils auront à résoudre la question vitale des réparations, a obliger l'Allemagne à
PÜY-DE-ÜOVÏF!
s'acquitter de sa dele en opposant h sa mauvaise volonté l'accord’ étroit et résolu de la France et de ses Alliés,
G* est toute l'œuvre incohérente et luneste de cette législature stérile qu’il faudra remèll re s u r 1 e rn é t i e r
II faudra re viser le système fiscal inique élaboré par le Bloc national, trouver le moyen de faire payer l'impôt pur ceux qui y échappent et dégrever d'autant la masse des producteurs et des consommateurs surchargés de taxes indirectes qui pèsent d’un poids si lourd sur lés contribuables chargés de famille, et notamment supprimer cette taxe insensée sur le chiffre d'aiïaires dont les répercussions sont si sensibles sur le prix de ta vie.
Il faudra encourager énergiquement la production nationale, intensifier en particulier la production agricole, par une politique à larges vues, et d abord par la série de mesures dont la Fédération des Syndicats agricoles de notre département a très heureusement dressé la liste dans un programme de revendications que nous avons fait nôtre, accroître ies dotations du budget de l'Agriculture pour rendre viables les lois d'encouragement agricole, d'enseignement postscolaire et ménager, de coopération, de mutualité et de crédit qui ne peuvent fonctionner faute d’argent. Notre agriculture nationale, appliquant les progrès de la science et les procédés de la technique moderne, contribuera puissamment h nous .affranchir économiquemen t de l'étranger.
11 faudra réaliser les assurances sociales, dont la Chambre a bâclé la discussion en quelques heures à la veille des élections et donL elle a remisa ses successeurs la mise en pratique et le soin de trouver les ressources,
11 faudra réformer par une mise au point nécessaire nos lois d'enseignement, et d’abord créer enfin l’égalité de tous les enfants devant l'instruction, en ouvrant les portes des Lycées et des Facultés aux meilleurs élèves de PEcole primaire, de façon h assurer aux enfants des familles les plus humbles l'accès des plus hautes carrières,
La Chambre du Bloc national, incapable de réaliser par elle-même les économies indispensables, a résigné son mandat entre les mains du pouvoir exécutif. La Chambre prochaine devra procéder ‘ elle-même et sans retard a la refonte de nos administrations publiques, améliorer le rendement de nos industries d’ État en y introduisant les méthodes industrielles modernes, refréner les gaspillages dans les budgets militaires et, pour cela, réduire au minimum compatible avec les nécessités delà défense nationale la durée du service, en caserne.
Les économies permettront de tenir enfin comme ils auraient dû fétre les engagements sacrés contractés par la Nation envers les victimes de la guerre et d'aider les familles . nombreuses par des avantages réels.
Cette politique ne peut être pratiquée que par une majorité do vrais démocrates, libre de toute attache avec les puissances dé réaction, soucieuse avaht tout de l’intérêt national, mais imbue de l'idéal républicain, confiante dàiis les principes de liberté cl de justice qui sont l'honneur et la raison d'être de la République, résolue a maintenir ci â développer bs conquêtes de la démocratie.
Pour que cette majorité d’action et de réformes sorte des ornes le 1 i mai, il faut que les électeurs républicains aillent au scrutin avec une étroite discipline.
Pour abattre le Bloc national, nous avons fa ÎL Pmiioh de toutes les forces Vie ifté étatiques qui nous eut sauvés il y a quatre ans. G'èst à vous dé la réaliser à votre tour, en nous donnant les moyens d'en finir avec la politique de réaction, de ruine et de guerre qui fut celle de la Chambre du 16 novembre.
Dans l’intérêt de la paix, pour que la Société des Nations vienne enfin suJfclîl’Vér
frmctad des. pje.ugJ^jd^^ le respect, «mtyel des droits de.cfcaçnjrç, à la rty^lftc ^qidefle (tes
appétits internationaux.
^an % Vrinlérct du .pays,; pour q.uTïl soit e,nfju gafiper^ j%m ^é%4§ et Dans Pmtérêt de tous les humbles, de tous ceux qui travaillent, et produisentj ppmr qftty aoipnjt d çonfr □ Jpf | écumeurs gui vj^rçt Je d$? , y
, p^s^^nt^i :dfi!^,SWA*WW^ Të^^îft^ Mp* g|pRr?u,s,esk ^^0^9 #ï jns^lce^ d^flrpgrK ppqs ;vo;uj* çl^pdpn^ yo^ su%a^s.
. J?ay$£ffê; çj; o^v^iprs , , e^plq^q^ a^ti^p^, 0*\$ qoifl incqpapU,. mptfq^tes içffyiteurB dp l’État, c’est sur you^|tous/que noua çq^p^qps popr i’oquvj^ dp rÿgén&Mi^ nationale, de pfpgr.te dérftpc^tlgue et d c paijï.dfms , le Çmy^ij gui p&.t ia^no^e, pxpgrmm*
, ., A b^sJ^ ; réaction et vive la France repu hbGûiuol
•-i.v'f ! G. HUGLIÉT, Maire de Seychalie», Conseiller général, Député
ir : - ' sortant. — B. MARROL^ Maire de; Ceyrat, Député borlânL —
Alexandre VARENNE, Conseiller généràl, Député sortant. — Docteur J. CLÀÜS8AT, Maire de Châteldon , 'Conseiller général. Député sortant. — Docteur GH A-SSA1NG, Conseiller' général, ancien Député. — RE¥N0 U ARD, Conseiller général, ancien Député. -— Albert PAtJLtN, Membre du Conseil départemental de l'Enseignement technique, Vice-President de la Chambre de Métiers de la X VH* Région économique;.
Liste du Parti Républicain
et Social.
Électeurs, '
Les républicains gui sollicitent vos: suffrages nesontni des politUien^m des ambitieux. Us ne sont responsables ni de, la guerre,^ ni de la paix. La guerre ne leur a rien rapporté. Ils ont tous servi, La plupart ont souffert. Et c’est avec la pensée de servir, encore qu'ils vous offrent de défendre vos droits et vos libertés.
La paix.
Us ont, comme vous, soif de paix. Os savent ce qu’est un champ de bataille. Ils veulent tpus éviter ,à leurs enfants te spectacle de res horreurs.
Pour barrer la joute â In guerre, il faut que la France soit juste et soit forte.
Elle cherchera, dans l’extension de la Société des Nations, dans la signature de pactes ÿassisianc^ et dç traités d’arbitrage, les moyens d’assurer au monde le respect du droit. Mais, éclairée par une cruelle expérience, elle n’acceptera de réduire ses armements et de lâcher scs gages que si les militaristes allemands, auteurs responsables de la plus effroyable hes guerres, renoncept, d’abord, a restaurer les Tlohenzollern, à préparer la revanche et à violer les Traités.
Puisse un accord prochain nous permettre d’abréger encore la durée du service miütgire 3
PÛŸ-DE-DÔSiE
La République .
par la
peut eL ---- * - - — - i v ; m j ; j • j y -
Le pays ejgt excédé des paperasseries et des bavardages.
La France a soif de réformes.
L'action économique doit primer l'action politique.
silc se complète, à i intérieur, lest désormais intangible, liberté.
L’ action ftmint
Nous voulons, comme vous;, que la France retrouve sa stabilité financière.
La solution ne doit être cherchée, ni dans une confiscation de la propriété* ni dans une in (lotion de la monnaie, .dont .les petites fortunes ouvrières et paysannes feraient seules les frais.
Il faut que l'Allemagne paye. Le rapport des experts justifie h B&isie de la K uhr et
dresse un plan de payement, • *i *
L’Etat doit cesser d’emprunter, diminuer ses dépenses et équilibrer son budget, H liquidera toutes les industries monopolisées, quil gère mal ou qui rapportent peu. La eauversion et la consolidation de la Dette fourniront les ressources nécessaires pour achever avec moins de gaspillages les répartions.
11 faut sauver la petite propriété. — L’emprunt de consolidation permettra de créer, eu rentes sur l'Etat 'et fctt- bèrtis du TfcStir, ÿu profit des enfants, uil Li t ji i tâ 1 ; ti ui Estera, pen'dkni cmqttaiite •& l’abri deé! droits de sii'édfe'ssi'oii.
L’action économique.
1 n ministefe de la production remplacera les ministères dcVAgriouliurc, du Commerce et des Travaux publics. Assisté de représentants des groupements professionnels, il coordonnera la vie agricole, industrielle et commerciale du pays, assurera l’utilisation des ressources coloniales.
Au-dessus des cantons organisés et des départements modernisés, la région économique
.doit devenir une vivante réalité. . .
Le code civil interdira lé morcellement. excessif des terres et iacditera ;la hinn^inssion par héritage des^jôe'liïés Exploita (ions. Les Chambres ^grièiîfturé dirigeront Vés Offlcos agricoles, mtènsïfïéf o^ft Faction sy nd i cal e el encou Haïront relèctriïiçatiôVi’ fidrale. L Ecole
rurale a urâ son statut. „ i . k
Dans le cadre d on protectionnisme modéré, l’agriculLiire, le commerce et 1 industrie jouiront d’une intelligente liberté et de droits égaux. Le contact entre leurs représentants sera assuré.
Le Préfet ne sera plus le représentant immobile.de l'autorité politique, ü deviendra l'animateur ’dédià1 Vié^hoitdmikjuë-
’J .^moïlibrii r/nwù\ wpn ^ J f.Yxh .uiiun.îo i • r:
IJ action sociale.
Il nous plaît de rappeler que l’œuvre sociale de la République est celle de notre parti, La solution du problème ouvrier- Vési de,' poùr nous, dans la diffusion croissante de la Propriété, de l’Hvgilhe et de ITnsLruction. L’accession à la petite propriété mobilière et immobilière 8<*o encouragé par la Loi/ L’assiiraucé sbci^^étftC'MWÎsëe passivement, en eornmençan't :pàli'']^àÿriiràïiiéé éoiitfe la 'tb/ïâdie.
PÜXrDÈ-DOME
La lutte - plus active — - contre le taudis, la maladie et la dépopulation sera dirigée par le ministère de l'Hygiène nationale.
Les constructions nouvelles, dans les villages comme dans les villes, continueront à être dégrevées. Les impôts du propriétaire seront diminués lorsqu'il logera des familles nombreuses. La collaboration des femmes est nécessaire à cette croisade. Nous sommes partisans du vole féminin et du vote familial.
L instruction ne doit pas être un privilège. Les bourses seront, tontes données au concours. JI n'y aura pas de cloisons étanches entre les enseignements.
Les instituteurs cesseront d'être asservis à un régime périmé. Ils seront nommés par les recteurs cl formés dans les lycées et universités,
L1 université régionale groupera toutes les formes d'enseignement et les adaptera aux besoins locaux.
L’école publique à tous les degrés doit être a respectueuse de foutes les croyances », comme l’a dit M. Poincaré.
Noùs ferons voter les revendications des victimes de la guerre, telles qu’elles sont définies par leur Comité d’entente, avec le dévouement de camarades de combat. L'Office du Combattant complétera !• Office du Mutilé.
Mais pour réaliser efficacement et rapidement cette tâche économique et sociale, des réformes politiques sont indispensables.
. oficra 23 h 1 i j î aoLèetmd inob.ùj p
Un gouvernement qui (ravàiUe mieux.
Nous voulons un gouvernement qui écrive moins et travaille mieux;
Il faut que le Président de la République exerce tous les droits que lui donne la Constitution.
II faut désencombrer l'Etat et réorganiser le cabinet.
L tant modifier la répartition des Services et réduire le nombre des Ministères. Le Premier Ministre doit se consacrer, exclusivement, h cdnt^Ier ses collègues et diriger ïa majorité.
Un parlement qui travaille mieux .
Nous voulons des Chambres qui parlent moins et travaillent mieux,
II faut un programme annuel ct^une discipline rigoureuse,
11 faut limiter la durée des discours et réduire le nombre des orateurs.
H iauL organiser la collaboration du Conseil d’Etat et des organismes professionnels.
Le nombre des députés sera réduit. Le scrutin de liste avec R. P. sera conservé, mais simplifié,
U A uvergne*
Liés h la terre d Auvergne par des liens profonds, rien de ce qui touche à sa prospérité; Sports, tourisme, Arts, Routes, Universités, ne nous laissera indifférents. L’activité de son industrie hôtelière, de ses villes d'eaux et de ses stations de montagnes nous tiendra particulièrement à cœur. I
Un dernier mot ,
Nous formons un groupe homogène.
£?i vous nous laites confiance, nous travaillerons en équipe. .Nous nous répartirons la
PUY-DE-DOME
lâdie suivant nos aptitudes. Dès la renLrée nous saisirons la Chambre de motions et de propositions*
électeurs, choisissez ; Entre un Bloc des gauches hétéroclite et une majorité vraiment républicaine, entre la Chambre de 1914 et un Parlement renouvelé, entre un retour aux querelles stériles et un effort de réorganisation nationale, entre la Révolution et la Réforme, entre la Guerre et la Paix.
Vive la France! *
Vive la R é j> u b 1 iq u e I
TRINCART-MOYAT, cultivateur, conseiller général, adjoint au maire de Vertaizon, député sortant, — Georges COURT! AL, avoué, conseiller général, maire d'Ambert, ancien combatïant, député sortant* — Jacques BAR DOUX, professeur à l'Ecole des Sciences politiques, délégué de la France h la Société des Nations, président du Syndical agricole de Saint-Saturnin. Croix de guerre. — Marc B LATIN, conseiller général, conseiller municipal de Sainl-Âgoulin, Croix de guerre, — Pierre DUBOST, industrie! à Saint-Remy- sur-DurolI.e, président du Syndicat agricole de Saint-Rémy, mutilé de guerre, Légion d'honneur, — Félix LECOQ, ingénieur et propriétaire agriculteur à Menât, mutilé de guerre, Légion d'honneur. — Joseph PYTHON, avocat, ancien député d’Issoire, blessé de guerre, Légion d honneur, ,
Liste du Bloc Ouvrier et Paysan.
Voir programme du même parti dans Y Ariège.
PYRÉNÉES (BASSES-
, H députés.
Inscrits . . . .
Votants h * . . »
Blancs et nuis - - . .
S ù ffra ges es pri més
M aj orî té aba ol ue . tà , 530
Quotient Électoral. . . 15.179
Liste d’Union nationale républicaine.
MM . Ybarnégar&y . ..... — .■-*■■ « * 39 . 465
hampe lier de Rïbes . . . . » , . 39.701
Castagnet . . 30.513
Àmestoy . . . 34.9.4
Xamarfon-Betbeder. . . * . 36.K83
^ Legrand . . . 347692
Total.. . '222.234
Moyenne. ........... 37 . 039
Liste de Concentration républicaine.
MM. Bérard . , .
Disses. , . .
Dordeson .
Etchûts . .
MM. Hirigoyon . - :
Loaiîère . . * .
Total . 151.193
Moyenne ........... 25.19B
Liste d’Union des gauches.
. Serrât . . . . .
Roué . ... ... ......... . ........ . . . ■ -
Dotézac . h
Garât . . . . .
Mao au ton . . . .
Prl vat . . .
Total . .
Moyenne.. - - ...
L Perse <1.
Bière, .
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Mftîirhpt , . . . i . * . i « * * i « t
Vîffnfiâii . . . . , . . . i *
Total . , . . , . .
Moyenne . —
Elus.
au quotiont.. . . . MM. C hampe lier de Ribes^ Ybarnégaray, Bérarü,
Carat.
à plus forte moyenne . . MM. Lainasoudîetbede^ Ca^tagnet,
Liste dUnion Nationale Républicaine.
Au lendemain de r armistice, la France victorieuse, la France pacifique avait droit au repos. Elle demandait la sécurité et les réparations, elle ne les a pas obtenues.
Très vite elle s'est heurtée à la mauvaise foi de ses ennemis, à l'indifférence de certains
PYRÉNÉES (BASSES-
de ses Alliés. Pendant trois, longues années elle a négocié, consentant à toutes les conférences et à trop de concessions. Un jour elle a perdu patience et, d'accord avec ses amis Belges, elle s'est assuré des gages. La bataille de la Ruhr est. aujourd’hui, gagnée. Il semble que l’heure soit proche où nous allons pouvoir recueillir les fruits de notre action et procéder enfin à la liquidation diune guerre que nous avons subie et dont nous ne vou- Ions plus connaître les horreurs*
Plus que jamais 1 union scellée sur les champs clc bataille est nécessaire.
Nos chefs, les présidents Mi lier and et Poincaré, deux grands Français, auxquels le pays ïie témoignera jamais assez de reconnaissance* nous y convient* Nous avons répondu à leur appel et il n'a pas dépendu de nous qu'il ne fût entendu par tous.
Républicains, nous réadmettons pas que des politiciens* parasites du régime* nous excluent de la République nous qui avons contribué à son triomphe en participant à sa victoire.
Nous voulons une République vraiment fraternelle, ouverte à tous, qu ils soient républicains de gauche ou républicains catholiques, une République respectueuse de toutes les . libertés et déférente à l’égard de toutes les croyances.
tin grand pas a été fait pour ia pacification des esprits par le rétablissement des relations avec le Vatican et la reconnaissance du Statut légal de l’Eglise de France* Ces relations normales permettront! de régler* pour le mieux, toutes les questions en litige et d'assurer, dans le respect mutuel des deux pouvoirs* la paix religieuse et la liberté des consciences.
Aussi bien notre Lâche est-elle assez rude pour que nous écartions délibérément toutes les vieilles querelles.
Au cours des quatre années qui viennent de s'écouler, la France, par ses seules forces, a supporté tout le poids des réparations et reslauré la majeure partie des régions dévastées* Mais, pour suppléer à la défaillance de l'Allemagne, nous avons emprunté des sommes énormes ; nous avons dû nous grever d’impôts accablants et il en est résulté une augmentation démesurée du prix de la vie* Rétablir l'équilibre budgétaire, empêcher l'inflation monétaire, enrayer la vie chère, telle est la tâche qui nous incombe*
Nous F accomplirons, si nous savons pratiquer une politique d économies, une politique de production, une politique d’amortissement. ^
Économies,
La Chambre qui vient de se séparer a déjà notablement réduit les dépenses de l’Etat* EHe a donné au (rouvernement les moyens de procéder, d’une manière expéditive, à des économies profondes et durables* Qu’il en use,
Une politique d’économies comporte, nécessairement, la réforme administrative, notamment la création des régions, telles que les prévoit le projet de loi RelleL
Production * /
Nous devons avoir un programme d'ensemble de la production nationale* i Agriculture : f
La France doit être en mesure de pourvoir à ses besoins* Elle doit retirer de son sol assez de produits agricoles pour en exporter des quantités importantes. A cet effet, il convient d'organiser la profession agricole, notamment en accordant aux Chambres d’ Agriculture une autonomie complète* Il nous faut aussi diffuser l’enseignement agricole* dé-
PYRÉNÉES (BASSES-
velopper et simplifier les ouvertures de crédits aux agriculteurs, avoir une politique des engrais, ne pas compromettre, par une politique douanière maladroite, les débouchés que nos produits agricoles trouvent déjà au dehors.
Industrie :
L'amelioration de notre outillage, la mise en valeur de notre splendide domaine colonial, la conclusion de nouveaux accords économiques avec les nations étrangères et, en particulier, avec l’Espagne sont les conditions de la prospérité industrielle du. Pays. Il nous faut aussi développer le Tourisme et, à cet effet, protéger nos sites, nos forêts, nos rivières, améliorer nos routes, soutenir 1 industrie hôtelière.
L’agriculture et l’industrie ne sauraient d’ailleurs prospérer si nous ne nous appliquons pas à résoudre le problème de la désertion des campagnes et aussi celui de la main-d’œuvre industrielle qui n’est qu’un aspect de ]a crise de la natalité.
Aider utilementsles familles nombreuses, lutter contre la mortalité infantile et contre les nlaux sociaux, favoriser la construction des habitations à bon marché, encourager les sports qui font la race. saine et solide est une tâche nécessaire et urgente. Cette œuvre ne s'accomplira que si le législateur a le souci constant de donner a la famille, véritable cellule sociale, la place qui lui est due, en substituant le vote familial au vole individuel.
Commerce :
Pour favoriser les progrès du commerce, il faut que 1 Etal revienne, aussi vite que possible, au principe de la liberté économique, et mette fin au régime des prohibitions et des taxations multipliées qui risquent d'étouffer toute vie commerciale el de paralyser tout esprit d’initiative.
A cet égard notre système d’impôts exige de promptes corrections. Non pas que les Français refusent de se soumettre au devoir fiscal* mois ils se plaignent* avec raison* du mode de perception et de la complication de lois trop nombreuses, 11 faut simplifier et codifier les impôts et ne pas reculer devant remploi du forfait et le recours aux signes extérieurs,
La France* enfin, ne pourra travailler que dans Tordre social. Elle a donné, à cet égard, un admirable exemple de calme et de concorde. Raison de plus pour réaliser les reformes que rendent plus nécessaires les difficultés de la vie*
Il est inadmissible que les mutiles njnent pas encore obtenu toutes les réparations aux-
quelles ils ont droit.
Le respect absolu des libertés syndicales ; la conclusion de contrats collectifs, la collaboration loyale des employeurs et des employés dans les commissions mixtes, première étape vers réorganisation professionnelle* le développement de 1 enseignement technique, la généralisation des Gaisscs de Compensation* la prompte application de la loi* qui vient d’être volée, sur les Assurances sociales* donneront au travailleur la sécurité de sa vie familiale et sauvegarderont sa dignité*
Amortissement.
La condition nécessaire de tou te poli tique sociale est une situation financière saine* Mettre de Tordre dans nos finances* ce n'est pas seulement équilibrer le budget* c’est aussi amortir la dette. On peut espérer que* devant les résultats de l’opération de la Ruhr* 1 Allemagne commencera bientôt à nous payer. Ses versements devront être intégralement affectés a T amortissement de la dette publique* Pur ce moyen nos charges fiscales pourront être allégées* tout danger d'inflation sera écarté* le coût de la vie sera réduit*
PYRÉNÉES (BASSES-
Ce programme de bon sons et de sagesse no saurait être rempli par ces hommes qui s’appliquent d'autant plus énergiquement à diviser les Français que, les passions éteintes, leur médiocrité et leur incapacité apparaîtraient aux moins prévenus.
A ces politiciens qui n'ont pas compris les leçons de la guerre et qui veulent nous ramener au temps où les Français ne s’aimaïënt, pas, vous signifierez mi congé définitif en votant tous. pour Ja liste d’Union Nationale Républicaine,
Vive la France I Vive la République !
Jean YBARNÉGARAY, député sortant, Chevalier de la Légion d'honneur, Croix de güerre. — A. CH AM PET 1ER DE RIDES, Avocat à la Cour, Chevalier de la Lésion d’honneur, Mutilé de guerre. — Gabriel CaSTÀGNÈT, Ingénieur des Arts et Manufactures, Maire de Bayonne, membre de la Chambre de Commerce de Bayonne, Croix de guerre. — LieutenanLColoneî AM ESTO Y, Officier de la Légion d’honneur, Croix de guerre, Président de la Fédération Républicaine de Rayonne. — P. BAMAKO U -B El REDLR, Paysan, Réformé de guerre, — Robert LEGRAND, Agriculteur, Juge au Tribunal de Commerce tTÛloron, ancien combattant.
Liste d’Union des Gauches .
Jamais, dans I histoire de la République, la Nation n'eut à résoudre, en une heure aussi grave, le problème électoral : après avoir gagné la guerre, nous sommes en train de perdre la paix I
Vous connaissez l'œuvre de la dernière Chambre,
Vous connaissez les résultats de la politique du Bloc National :
4’20 milliards de Dette publique;
Des impôts écrasants et injustes;
La Vie chère accablant la masse des Consommateurs ;
L'isolement de la France dans le monde, au milieu de nations hostiles.
Voulez-vous que cela change?
Voulez- vous le rétablissement de la véritable Paix?
Voici 1 programme, loyal et précis, que nous vous proposons :
Financièrement :
Nous voulons, au plus tôt,, faire abroger le régime arbitraire du double décime et des décrets-lois. Nous exigeons 1 application honnête et ferme de l’impôt sur le revenu, la répres-
PYRÉNÉES (BASSES-
sion sévère des déferlions fiscales, l'organisation industrielle et commerciale des monopoles (l'Étal. Nous voulons, surtout, que les profiteurs de la Guerre et.de l'après-guerre soient enfin
amenés à rendre gorge. ^
Nous sommes convaincus que l’Etat pourra se procurer ainsi les ressources qui lut sont
indispensables pour équilibrer son budget. L’odieuse inquisition fiscale n’ayant, alors plus de raison d’être et chacun payant très peu sur le nécessaire, beaucoup sur le superflu, le contribuable supportera patiemment, sinon allègrement, le poids do l’impôt.
Ainsi', le pays pourra reconstituer ses forces dans l’ordre el dans la prospérité, sous l’égide de deux principes essentiels : économie, travail.
Socialement :
Nous considérons la loi de huit heures comme une précieuse conquête des travailleurs. Nous lutterons pour la réduction de l’impôt sur leurs salaires.
Nous demanderons, par contre, que les charges fiscales frappent ceux qui, pouvant Ira-
veiller, ne produisent pas. '
Établissant une harmonie nécessaire el fructueuse pour lous deux entre le capital et le travail nous voulons une légitime participation des bénéfices en faveur des ouvriers et employés, ainsi que toutes mesures tendant à ce que le capital travaille et que le travail, lm
aussi, puisse posséder. . / , ,
Nous estimons que les mutilés, les pupilles de la Nation, les réformés, les veuves de guerre, les ascendants de combattants tués à l’ennemi, et ceux qui ont particulièrement souffert dans leur personne ou dans leurs biens doivent obtenir de la collectivité les réparations équitables qui leur permettront d’adoucir leur sort.
Nous voulons que le re'spect des lois laïqu^ — lequel se concilie avec la paix religieuse et le libre exercice des cultes — ne soit pas uniquement un motif à beaux discours ; nous voulons qu'il se traduise en actes.
Nous voulons que les enfants du peuple cessent d’être éloignés de l’instruction supérieure, comme ils le sont par le mode d’enseignement récemment instauré.
Nous voulons que soit, enfin, entreprise une politique de 1 habitation saine et salubre qui mettra fin à la désas treuse. crise des logements. La protection des lamilles nombreuses par des mesures appropriées, la terrible crise de la natalité, qui risque de mener notre pays h une déchéance rapide, les problèmes d hygiène, la lutte contre la tuberculose sont autant de questions angoissantes qui nécessiteront des mesures efficaces.
Agriculteurs,
Nous voulons assurer votre bien-être matériel et moral, vous garantir contre les risques professionnels, vous soustraire aux tracasseries de la fiscalité, rendre, sous toutes ses formes, la vie à la campagne plus productive et plus attachante.
Commerçante,
Noos sommes les adversaires d'un protectionnisme excessif troublant 1 harmonie des rapports économiques et ne procurant que des avantages fictifs aux producteurs, des charges onéreuses aux consommateurs.
Nous sommes partisans des traités de commerce avec les nations étrangères. Nous remplacerons les relations précaires par des accords de longue durée, permettant 1 échange normal, entre les peuples, des produits de l'agriculture et de l'industrie. m
Fonctionnaires,
Vous avez droit à un traitement- proportionné à la cherté de la vie, vous permet tant d'assurer honorablement votre existence et celle de vos familles.
PYRÉNÉES (BASSES-
Nous nous opposerons à ce que P Étal fasse peser sur vous une tutelle asservissante et nous demanderons pour vous la liberté de défendre, en conservant vos opinions particulières, vos intérêts professionnels
Vous êtes des citoyens comme nous. Vous connaissez mieux que quiconque les professions que vous exerpez/On doit, au lieu de vous dédaigner, vous consulter pour moderniser l'administra tien de T État, pour la rendre profitable à la masse des citoyens de ce pays.
En politique extérieure ;
Sans provocation comme sans faiblesse, la France doit faire figure de grande nation pacifique. Elle doit sc montrer avide de remplir dans le monde sa noble mission de concorde internationale, de progrès social et de civilisation.
Notre pays, profondément meurtri;, ne peut pas sacrifier à son ardent désir de paix un droit incontestable à de légitimes réparations.
Autant que quiconque, nous estimons que ia France a un impérieux devoir d'assurer la iécurèté do son territoire, mais elle doit l'assurer en réduisant la durée du service militaire au strict minimum,
La directive principale de notre politique extérieure doit être l’ organisation démoera^ tique et effective de ia Société dos Nations,
Cet organisme international doit être pourvu de moyens d'action suffisants pour établir un statut définitif de la paix entre tous les (peuples et pour aboutir au désarmement général des puissances civilisées. Elle répondra ainsi au vœu des hommes de bonne volonté de tous les pays qui aspirent à la suppression des lu tes sanglantes.
De cette façon, la France demeurera fidèle à sa véritable tradition et remplira le glorieux destin de son histoire qui la place à I1 avant-garde des démocraties.
Electeurs,
Nous nous présenterons à vous, confiants en votre bon sens et en votre sens des réalisations pratiques.
Après le cataclysme de la guerre, après le désarroi financier et économique de ces dernières années, il est temps, si vous voulez que la France vive, de changer iez méthodes et de changer les hommes.
Faites-nous confiance. Vous nous jugerez à l'œuvre,
Camille SERVAT, Entrepreneur, Conseiller général, Chevalier de la Légion d'honneur* -~fj,-Ch. BOUTÉ, Ingénieur-Agronome, Conseiller général, Chevalier de la Légion d'honneur* — Émile DOTÉZÀC, DocLeur eu médecine, Conseiller général, — Joseph GARAT, Avocat, Ancien Député, Ancien Maire de Bayonne . — ? Jean MÀNaUTON, Chevalier de la Légion d'honneur, Croix de
guerre, Représentant de Commerce, — Étienne PRIVAT, Agriculteur, Maire de Salles-Mürigiscard.
PYRÉNÉES (BASSES
Liste de Concentration Républicaine.
Si vous voulez bien, comme nous avons l’honneur de vous le demander, nous accorder vos suffrages^ vous affirmerez par là- même votre fidélité au souvenir et à la doctrine du parti républicain dans les Basses- Pyrénées.
Les hommes de qui nous entendons suivre b exemple et continuer la tradition n'avaient pas conçu l’œuvre républicaine à la façon d’une orthodoxie inquiète, toujours occupée à définir quelque dogme et prompte à l'excommunication. Us s’étaient surtout proposé de fonder un gouvernement.
Ils avaient voulu que la République fut construite à la mesure et à l'image de la France, Nous voulons, pareillement, qu’assurant à tous les Français les mêmes garanties de liberté et d'ordre, elle leur apparaisse comme confondue avec le destin de la Patrie et solidaire de toutes les grandeurs de notre histoire.
Nous invitons à la servir avec nous Locs ceux qui l’acceptent sincèrement,
La laïcité de l’Etat, naguère sujet d’âpres controverses, a été adoptée par le bon sens public comme la traduction pratique et la condition nécessaire de 'a liberté des consciences. Le souci de la concorde nationale ne nous interdit pas moins que notre fidélité à l'esprit de la République de rouvrir les débats dont ce pricipe du Droit moderne avait fait l’objet .
Le rétablissement des relations diplomatiques avec le Vatican, volé par l’ unanimité des représentants béarnais et basques dans les deux Chambres, le statut légal récemment donné à l'Église de France, ont apporté des gages solide d'apaisement spirituel aux hommes de bonne volonté. Ce double événement doit marquer la fin des querelles religieuses. Fidèles au conseil de M. Poincaré — « la paix religieuse et l'observation des lois » — nous laisserons à d’autres la responsabilité de ranimer des conflits où se dépenseraient en vain des énergies morales que le patriotisme nous commande d'employer à des œuvres plus actuelles et à des soins plus pressants.
Le point capital de toute la politique, c’est le règlement de la paix. Il n'est pas une seule de nos difficultés financières et économiques qui ne trouve sa cau$e dans ce fait : que l’Allemagne refusant d'exécuter le traité de Versailles, nous avons du reconstruire à nos frais tout ce qu'elle s’était acharnée à détruire sur notre territoire pendant les quatre années de la guerre. Pour contraindre T Allemagne au payement de sa dette, le gouvernement de M. Poincaré a résolu, après avoh épuise les moyens de la négociation, de saisir dans le patrimoine du débiteur un gage réel, efficace et productif. Nous adhérons pleinement à la politique nationale des réparations et de la paix telle que le Président du Conseil l'a définie et pratiquée.
Nous sommes profondément convaincus que seule elle pouvait. nous permettre, tout en écartant de nouveaux risques de guerre, d'aborder le règlement définitif de façon à y obtenir la consécration des droits de la France,
Tout effort et tout projet, dans la vie publique, se subordonne aujourd'hui à cette Lâche essentielle.
L’intérêt français s'y confond étroitement avec l'intérêt humain. Les œuvres de justice sociale auxquelles nous sommes résolus à travailler supposent avant Lout la certitude donnée au pays, dans une Europe pacifiée, qu'il n’aura pas été frustré de la victoire de ses soldats.
Nous défendrons vos intérêts avec la connaissance directe et personnelle que nous nous flattons d'en avoir, sans établir entre eux un ordre de préférence qui deviendrait trop aisément une cause de rivalité.
PYftÉÎSÉES (BASSES )
Nous ne négli gérons rien pour mettre à la portée de l'Agriculture, en amicale collaboration avec les groupements agricoles, tous les moyens de travail et de progrès qui lui assurent le juste prix de son labeur et yn meilleur rendement de ses rudes efforts.
L’industrie et le commerce ont pu se plaindre d'avoir été livrés aux rigueurs d’une fiscal îté qu’aucun secret n’arrête. Des améliorations Lotîtes récentes y ont partiellement remédié. Nous sommes nettement d’avis que l’impôt cédulaire soit établi sur des bases et dans des conditions telles qu’elles excluent l'arbitraire et l’inquisition,
La politique d’ordre et de sfabilité que nous entendons suivre se propose beaucoup moins de suppléer aux libres initiatives, que de les stimuler et de garantir à chacun la sécurite et le fruit de son travail, G’est ce qu'attendent surtout de notre action l'ensemble des travailleurs et, entre Lous, ceux des classés moyennes, si durement éprouvées par les derniers, événements.
Nous ne saurions satisfaire h leurs vœux sans une bonne organisation des services publics où nous nous efforcerons de concilier avec la nécessité des économies T exacte justice que l’Etat doit à scs serviteurs.
Les économies, au surplus, ne se confondent pas, pour nous, avec une parcimonie brutale, qui ne discernerait pas le gaspillage et les dépenses productives.
Notre avenir est, en partie, lié au développement des œuvres sociales par lesquelles nous saurons encourager les familles nombreuses et améliorer la condition des plus malheureux et des plus pauvres. Les progrès du prolétariat dépendent pareillement, selon nous, du libre exercice de ses droits professionnels et du large accès qui lui sera donné à l'instruction et à la culture intellectuelle : nous professons que l’Etat doit y pourvoir par le concours le plus généreux et selon les règles de r égalité la plus stricte.
Et il y a des dettes sacrées : anciens combattants, mutilés et victimes de la guerre peuvent compter sur tout notre appui.
Veuillez être assurés, chers Compatriotes, de Tnotre en lier dévouement. Il procède de sentiments .aussi profonds et aussi forts que les liens mêmes qui nous attachent au pays que nous sollicitons l'honneur de représenter.
Vive la République 1
Léon GÉRARD, Ancien Ministre, Conseiller général, Député soi tant, — Léonce D1SSEZ, Conseiller général, Président du Syndicat des Agriculteurs des Basses-Pyrénées, Chevalier de la Légion d'honneur. — Henri DORDEZQN, Conseiller général, Mutilé de guerre, Chevalier de la Légion d’honneur, Croix de guerre. — Richard ETC H ATS, Conseiller d 'Arrondissement, Membre de l'Office Agricole Départemental. — Ferdinand HÏRIGOYFN, Industriel, Chevalier de la Légion d’honneur, Croix de guerre. — J.- B. LQUBIÊRE, Conseiller général, Industriel,
Liste du Bloc Ouvrier -Paysan.
Cette liste n’ pas fait distribuer de profession de foi.
PYRÉNÉES (HAUTES-
3 députés.
Inscrits .
Safirages exprimés.,*....
Majorité absolue, . . , .
Quotient électoral . . .
Liste républicaine d’ Action agricole économique et sociale.
MM. Fould ,
Alicot .
Lhe?. , ,
Total, Moyenne ,
Liste de défense sociale et paysanne de la Gauche républicaine démocratique.
MM, de Rothschild,
Sempë . .
Desbons .
Total .
Moyenne .
ïo 483
Liste d'Uaion des gauches.
MM. Boué...
Pîoguès.
IVogAl'O,
Total Moyenne .
MM. À lard . .
CaEaaboü . . .
Foula m lies .
Total.
Moyenne ,
Liste du Bloc ouvrier-paysan.
Elus.
C au quotient . MM. NbgtiÊSj Fould.
[ à la plus forte moyenne . M. rfogaro*
Liste d’Union des Gauches.
Chers Concitoyens,
Aucun des candidats de la liste d'Union des Gauches n'est un inconnu pour vous. Tous sont des fils du Pays ; tous trois ont déjà développé leur programme devant vous et reçu votre approbation.
PYRÉNÉES (HAUTES-
Profondément attachés, aux institutions démocratiques, dévoués aux travailleurs delà Ville eL des Champs, tout aussi respectueux de la propriété et de l'initiative individuelles que désireux de progrès social, ils sont résolument hostiles à toute dictature, de quelque point de l'horizon qu'elle puisse surgir.
Vous trouverez ci-dessous ^énoncé des principaux articles de leur programme, mais ils vçuîent d'abord appeler votre attention sur les problèmes les plus angoissants de l'heure présente*
Chers Concitoyens,
L'heure est peut-être encore plus grave qu’il y a quatre ans* Nous étions alors au lendemain d’une victoire douloureuse, mais la Paix, chèrement payée, nous paraissait acquise, Aujourd'hui, nous voyons le irai té de Versailles inexécuté la charge des réparations tout entière rejetée sur le contribuable français, une Allemagne qui sc dît insolvable et se montre rebelle, qui prépare ouvertement sa revanche et* enfin, nos alliances compromises* bans rîcn abdiquer des droits que nous confère 5 sur l’agresseur vaincu, la Justice offensé, nous entendons placer au premier rang de nos préoccupations la sécurité du Pays, la sauvegarde de la Paix. Nous voulons avant tout le désarmement effectif de l'Allemagne et le contrôle dès fabrications de guerre. Nous considérons, d'ailleurs, que notre garantie suprême ne doit pas être seulement dans notre force mais aussi dans la confiance mutuelle des peuples, qui, après avoir été associés dans la guerre, doivent s'unir pour maintenir la paix. Nous voulons que la France consacre tous ses efforts à faire surgir de la Société des Nations une force agissante pour protéger les peuples.
Mais pour cela, il faut d’abord écarter des malentendus tragiques, 11 faut que notre France, tout en sachant se faire respecter de tous, amis ou ennemis, sache aussi rester telle que Font connue ceux qui sont morts pour elIe.Et pour cela, il faut que la vérité vienne jusqu'à nous, 11 faut que nous fassions effort à la fois pour nous faire comprendre des autres peuples et pour les comprendre eux-mêmes* Il faut que nous puissons revenir à ce régime de libre discussion et de libre information sans lequel il n’est pas de démocratie possible.
0% depuis quatre ans, nous subissons une dictature occulte. Jamais on n’a ianL invoqué l'opinion publique et jamais on n’a autant laissé ignorer au public ce qu’il doit savoir pour se former une opinion. La paissance de l’argent dispose presque seule des ressources de la publicité moderne, et elle projette, à son gré, la lumière et F ombre*
Nous avons pu déjà mesurer les conséquences d'un tel régime* 11 n’a fallu rien moins que la terrible alerte du change pour obtenir, d'une majorité sans courage, l’équilibre budgétaire et pour imposer aux puissances financières une politique monétaire qu'elles avaient jusque là repoussée. Encore lés charges fiscales ombelles été reparties sans aucun souci de la J ustiee 1
Les Régions dévastées ont été le théâtre de scandales , que l’on soupçonne à peine dans noire pays, et dont f étranger se repaît. Les trafiquants s'y sont enrichis tandis que de nombreux petits sinistrés aLteiidenL encore leurs indemnités* Les réparations en nature ont été écartées, sous Lous tes prétextes, par des fournisseurs qui ne voulaient pas laisser livrer gratuitement à l’Elat ce qu’ils pouvaient lui vendre aux frais des contribuables*
Ainsi, le Gouvernement du Pays a été trahi dans sa tâche par ceux dont les représentants sc targuent le plus de lui avoir accordé un appui de tous les instants.
Citoyens, Anciens Combattants,
Si vous voulez que notre France héroïque reprenne son vrai visage, .si vous voulez qu'elle retrouve au dehors celte sympathie rayonnante sans laquelle il n’est pas pour nous de paix assurée, sachez Parracher à cette dictature de Fegoïsme et rendez la parole à ceux
PYRÉNÉES (HAUTES-
qui sont qualifiés pour représenter non pas des intérêts privés, mais les aspirations de notre
peuple* f
Ces principes posés, voici les articles essentiels de notre programma *
î. — Politique inférieure*
\o Révision de la Constitution dans un sens plus démocratique ;
2° Retour à un régime électoral simple, clair et loyal, basé sur le principe majoritaire ; 3. fttainlien des principes de la laïcité, seule capable Je réaliser la neutralité de l'Etat en matière religieuse et de concilier la liberté de penser et la liberté de croire ;
4" Accroissement des libertés communales et départementales ; simplification des rouages administratifs; constitution do services publics autonomes, capables d’adopter les méthodes rapides et modernes en usage dans les- entreprises privées ;■
S"1 Réorganisation des administrations centrales et locales ; création d un Conseil supcrieur des Finances ;
6° Respect de tous les droits civiques chez les fonctionnaires ; reconnaissance de leur droit syndical, limité par l'obligation d’assurer le bon fonctionnement des services publics et le respect de la liberté individuelle,
H* — Politique financière .
1° Stabilisation, puis redressement progressif du franc par l’application des méthodes
de convertibilité des billets ; J
2° Maintien d'un équilibre budgétaire rigoureux; consolidation delà dette, révision du régime fiscal dans un sens conforme à la J us Lice, en soumettant le problème a 1 étude de techniciens désintéressés; restitution aux familles nombreuses du trop-perçu résultant des impôts indirects ; répression vigoureuse de 1 évasion fiscale ;
3° Stricte application de l’impôt sur le revenu et prélèvement sur la fortune acquise
des ressources indispensables.
1ÏL — Politique économique.
i/> Respect de la liberté de F industrie, du commerce et de l’agriculture ;
2" .Gestion, selon les méthodes industrielles, des monopoles de l’Etat ;
3° Défense du Domaine public, des services et monopoles d’Etat contre les convoitises
de la grande finance ;
4° Développement énergique de Yè lectrifi cation : extension des réseaux téléphoniques ; amélioration des communications ;■
5° Encouragement donné a l1 apprentissage, à. renseignement professionnel et technique; 6° Recours aux mesures les plus énergiques contre la vie chère et le mercantilisme. *3