‹ Programmes, professions de foi et engagements électoraux de 1924Chapitre 63 sur 124 · HH! N (BAS · texte numérisé non relu

HH! N (BAS

élécteurs alors qu’il compte dans ses rangs des royalistes et des bonapartistes, qui se prétend démocrate alors qu’il abrite dé faux démocrates, qui se prétend partisan de la lib^Hé de conscience alors quhl présente aux électeurs les plus violents Adversaires de cette liberté*

Citoyens, *

Vous ne vous laisserez plus prendre, en 1024 aux manœuvres de 1019 ; vous donnerez cette fois cî votre confiance aux hommes qui se réclament de la politique de ceux qui, depuis quarante-cinq ans, ont gouverné la France, qui l’ont restaurée, qui ont créé la magnifique unité morale de 1914, qui ont rétabli ses finances compromises par le Second Empire et lavé et réparé les fautes de Napoléon ïll : à ceux, enfin, dont le Gouvernement a rendu l’Alsace et la Lorraine à la mère-patrie*

Ce sont eux qui sollicitent vos libres suffrages sous le titre de cette liste : « Liste du Parti radical ebd'Union républicaine », Seule, cette liste a l'investi Lime du Parti Radical ; seule elle représente la bougeoisie de* gauche*

Le Bloc national a exploité eL dénaturé la victoire républicaine de la France.

Le Bloc national, épargnant les riches et les profiteurs de guerre, a continuellement recours à l’emprunL

C’est grâce à lui que la France voit ses deLtes s’élever à environ 450 milliards, alors quelle aurait pu, en 1010, comme l’Angleterre, régler les 175 milliards qu’elle devait par une rigoureuse économie, par un impôt sur le capital et un juste impôt sur le revenu.

La situation financière que le bloc laisse derrière lui est grave.

Pour mieux la masquer, il a supprime lé budget de 1924 et il a créé ce qu’on avait jamais vu jusqu’ici : le budget biennal.

Les républicains rétabliront le budget annuel: ils arrêteront cette mauvaise gestion qui livre les finances de notre pays aux banquiers américains et. anglais et aux spéculateurs qui après avoir tant gagné pendant la guerre, désirent s’enrichir encore.

Électeurs républicains,

C'est votre devoir de Français de les soutenir dans leur Lâche,

Finances.

En matière financière : nous désirons l’assainissement de nos finances par une application saine d’un juste impôt sur le revenu, d’impôts directs, équitables, eL d'un impôt sur le capital que nous exigions déjà en 1919*

Eu Alsace, nous payons quatre fois autant d’impôts que Je reste de la France ; c esL une situation intolérable que le bloc a laissé subsister. Malgré cela, les impôts nouveaux et l’impopulaire double dccimejious seront appliques : nous protestons contre un tel état de choses.

Nous désirons une union économique entre tous les pays d’Europe car. ils sont solidaires les uns des autres, qu’on le veuille ou non. Seul le libre-échange rétablira l’équilibre aujourd’hui détruit.

Instruction publique et Liberté de conscience *

Nous exigeons pour tous, et dans tous les domaines, la liberté de conscience la plus absolue : à l’école, comme pour les fonctionnaires, nous demandons l’abrogation de la loi Fallonx et l’accès possible de tous à l'instruction intégrale. Nous ne voulons plus que cette

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instruction soit l'apanage des riches et qu’entre les favorisés et les malheureux se trouve élevée une barrière faîte de, sacs d’argent* ’JNous exigeons la laïcité dans le sens le plus élevé et le plus noble du root*

Nous voulons le maintien dé la loi de Séparation, à l’intéHeur, La séparation est une ïoî de progrès* une loi républicaine à la base de la liberté de conscience.

Nous voulons quelle soit introduite en Alsace, avec la reconnaissance toutefois du droit acquis des fonctionnaires des cultes.

Agriculture .

Nous demandons que les assurances agricoles adoptées au génie de la législation fraivr çaisc soient étendues au pays entier et nous désirons la réforme de loi de chasse et celle de la loi sur les bouilleurs de cru et, d'autre part, le développement des institutions de crédit agricole des facilités de transport, les créations de débouchées nouveaux, les engrais bon marché mis à la portée de tous.

Lois sociales i

Nous demandons f application immédiate et non différée* comme elle le. fut* de là lot Daniel Vincent sur les assurances sociales. Nous voulons que. le travailleur quel qu’il : soit trouve dans l’État un. ferme soutien. Nous désirons te maintien des lois, qui le protègent.. Nous entendons que la participation de la France a la rédaction des clauses de traités* internationaux, relatifs lut travail soit reprise, *Le bloc a. empêché la ratification des, conventions proposées.

Défense nationale. — Service mililaire.

Nous èstimons, avec feu le général de Maud'huy, député de la Moselle, et le généra} Taufiîeb* sénateur du Bas-Rhin, qu’un an de service militaire ësft suffisant pour assurer la défense nationale. On l’a vu pendant la guerre alors qifon envoyait les jeunes soldats au bout do trois mois au front. Les jeunes gens seraient beaucoup plus utiles à râtelier* aux champs ou au bureau, qu’à la caserne.

Polit tq ei e ex té rie n re ,

Nous désirons une politique extérieure ferme et digne* préparent l’apaisement nécessaire qui, seul, ouvrira une ère de paix. Nous souhaitons l aite rmissem en L de la République eu Allemagne * car seule une vraie République allemande nous payera \ République est toujours synonyme de bonne foi.

Nous demandons que la Société des Nations, espoir de tous les peuples* soit rcnlorcée et respectée* car die contient en germe la paix future eL la solution des cou Hits.

Des centaines. do millions ont été dépensées en armements 1 20 milliards font été par la B elg î cf u o , la Fru n c e , la G ra n d e- R r c ta gne > 1 ’ t tali e chaque année.

Le budget de là Société des Nations* qui a pour objet la Paix* s’est élevé eu 1923 pour 52 Fiais à 60 millions ; il a été réduit de 16 0/0 en 1924.

Des milliards, des millions de millions pour les armements! 60 pauvres m: liions pour la S. D. N.

Fidèle à la formule de la révolution : la France et la République sont indivisibles* nous désirons pour l’Alsace son assimilation avec lu France : nous exigeons la suppression d’un régime d’exception.

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Nû 1471

RHIN iHAS*)

Nous demandons F amélioration des moyens de communication et .-l'ouverture de voies nouvelles vers l’Ouest pour exploiter comme il doit l’être noire Port de Strasbourg,

La bourgeoisie, le fonctionnaire, le commerçant, P agriculteur, commettraient une erreur profonde et contraire à leurs intérêts s'ils oubliaient la solidarité qui les lie a la vraie démocratie puisqu’ils sont victimes des mêmes dominations et des mêmes emploi* tâtions.

À tous, nous tendons la main : aux fonctionnaires, aux petits commerçants que les impôts accablent, aux petits et moyens agriculteurs qui exploitent eux-mêmes leur terre et qui luttent contre le fisc et les intempéries ; aux petits patrons dont de l'industrie, dont les mains sont aussi calleuses que celles cle leurs ouvriers et dont les charges fiscales sont trop lourdes pour leurs épaules, 5 tous les employés de commerce, de Findustrie, des services publics, doubles maigres revenus n’échappent pas au fisc.

À tout ce monde laborieux, économe, rangé, qui forme les assises les plus résistantes de la République, à tons ceux qui veulent monter l’échelle sociale, nous disons : « Venez avec nous, vous pouvez compter sur toute notre sollicitude, »

Tous aux urnes, citoyens, pour la lista du Parti Radical et d’Lmon Républicaine, qui seule vous donnera satisfaction, et comme sous la Grande Révolution :

Vive 3a République française une et indivisible !

FiûLz CA RL, Agriculteur — Joseph BEI IA, Ingénieur^Gonstmcleur* Camille DAHLET, Rédacteur en chef de La Repub 1 Iq u e », — G u s ta v p DI ETZ , À g ricul t e u r . — J u les J A EG E R , Député sortant, Vice-Président de la Commission des spéculations, ancien proscrit. — - Lucien MINCK. Directeur de l'Imprimerie française et de la n Dépêche de Strasbourg », ancien proscrit, — Alfred MOÏSE, Industriel. — rAlfred MLIHLEISEN,

> ancien ^Député protestataire au Reichstag, Directeur de Bras¬

serie. — François OESINGER, Avocat, Adjoint au Maire de Strasbourg, Président de la Ligue des Droits de ITIommc et du Citoyen.

Liste du Comité républicain national.

■ Électeurs, .

Le Comité républicain national s’est donné à tâche de défendre sans faiblesse les intérêts et les principes üe la France républicaine. Répudiant toute compromission et toute alliance louche, libre de tonte âLtache avec des groupes financiers ou corporatifs, il ne présente à vos suffrage vq ue des candidats mettant au-dessus de toute autre considération les intérêts généraux et permanents de la République Française, intérêts qui -sont aussi ceux de Y Alsace, puisque son sort est indissolublement lié à celui de la grande Patrie enfin retrouvée.

RHIN (BAS-

En politique extérieure :

Le Comité Républicain national demande r éxecution énergique du Traité de Versailles. N'ayant aucune confiance dans la parole d'un peuple qui a toujours considéré les traités comme des chiffons de papier, persuadé que l'Allemagne, dont la solvabilité est aujourd'hui démontrée, tentera quand même l'impossible pour 'se soustraire à sa dette, certain d’autre part qu’elle profiterait de toute faiblesse pour déchaîner do nouveau la guerre, il préconise à son égard, en union de pensée avec les anciens combattants, une politique de gages et de contrôle, autant que possible avec le concours des nations amies et alliées.

C'est dire qu’il approuve, dans cet ordre d’idées, la politique suivie jusqu’à ce jour par M. Poincaré, et. que sa confiance — non conditionnelle — est acquise d'avance à tout gouvernement qui poursuivra sans défaillance cette politique de fermeté. ;

En politique intérieure générale :

m Le Comité Républicain National, adversaire^de l'anarchie aussi bien que de la réaction, se déclare partisan de la famille et de la propriété individuelle, bases de l’ordre social, mais défendra avec non moins d’énergie les idées de Liberté, d'Égalité et de Fraternité, qui sont la devise dû la République, et dont l’Alsace, pays de la Marseillaise, a été trop longtemps sevrée.

Fai politique locale :

Le Comité Républicain National réclame F assimilation complète et rapide de l’Alsace à la Mère- Patrie, Dès la rentrée du Parlement, ses représentants réclameront la suppression immédiate du Commissariat général, suppression solennellement promise pour le 1er juillet 1924 par le gouvernement de M. Poincaré. Ils demanderont aussi la suppression immédiate du Conseil consultatif et de tout régime d’exception. Puis, abandonnant une méthode Funeste qui, dans ces dernières années, a doté l'Alsace d’une législation hybride, inextricable, et très préjudiciable aux relations d'affaires avec les autres provinces, ils demanderont l’introduction de toutes les lois françaises pour une date déterminée, sous la réserve de dispositions transitoires destinées à sauvegarder les droits personnels acquis. Sur un nombre très limité de points où il parait utile et possible de faire adopter dans toute la France certaines institutions existant aujourd’hui en Alsace, ils saisiront d'urgence la Chambre de propositions de loi tendant à modifier les lois françaises. Le Parlement se prononcera. Et l’Alsace, respectueuse de la volonté naLionale, ne voudra plus avoir d'autres lois que celles qui auront été admises pour toute la France.

Dans le domaine fiscal, l'oeuvre d’assimilation devra comprendre un réajustement des impôts locaux, de façon h égaliser les charges fiscales entre les habitants de l’Alsace et les contribuables domiciliés de l’autre côté des Vosges. Car, si l’Alsace contribue à supporter les lourdes charges du budget français, il ëst injuste et contraire à sa prospérité qu’elle continue à payer, par application de lois allemandes, des impôts focaux doubles et triples des charges correspondantes supportées par les autres contribuables français, et dont l’incidence sur le coût de la vie esL particulièrement onéreuse pour la classe ouvrière, les petits fonctionnaires et les retraités^

Enfin, sur le terrain religieux et scolaire, le Comité Républicain National, adversaire déterminé de tout sectarisme tant de droite que de gauche, revendique pour F Alsace le respect de la liberté de conscience, et la neutralité de l’État, qui seule peut assurer l’indépendance des cultes.

r rAu lendemain du jour où le Pape a reconnu l’orthodoxie des associations diocésaines, iî ne peut concevoir qu’une partie du clergé d’Alsace, plus ultramontain que le Vatican,

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s'insurge à la fois contre la loi nationale et contre léfe directives de son Chef spirituel. Il ne conçoit pas davantage que, sur une partie du territoire de la République, les écoles du Gouvernement soient des écoles confessionnelles, c'est-à-dire soumises à l1 influence des Ministres de trois cultbs officiels. Ses représentants proposeront donc l'introduction des lois françaises sur la séparation des Églises et de l'État eL sur l'organisation de renseignement. Ils admettront cependant que l'instruction religieuse soit donnée à l'école par les Ministres des Cultes,

Le Comité Républicain national défendra avec la plus grande vigueur les intérêts économiques de l'Alsace, Il meL au premier rang de ses préoccupations la percée des Vosges, ainsi que l1 utilisa lion du Rhin comme voie de navigation et comme force motrice. L’exécution de ces projets, aussi importants pour la France entière que pour l'Alsace elle-même, doit être poursuivie sans relâche et avec toute la diligence possible.

Tels sont les poinLs essentiels de notre programme. C’est pour le défendre devant le Parlement que nous proposons à vos suffrages une liste d’hommes dont le passé inattaquable vous garantit leur inébranlable attachement à la France eL à la République.

Electeurs,

Ceux qui veulent îa sécurité de la France à l’extérieur et la liberté à l'intérieur, tous ceux qui veulent être des Français complets, avec les mêmes droits et les mêmes devoirs que tous les autres Français, voteront pour nos candidats.

Vive la France 3 <-

Vive l'Alsace Française ! -

Pas d'abstention, pas de radiation !

Chaque nom enlevé de la liste profite à nos adversaires,

Daniel BLUMENTHAL, avocat, chevalier de la Légion d’honneur, ancien député de SI rasbourg-Campagne. — Georges HUGEL, docteur en médecine, Chargé de cours à l'Université de Strasbourg. — Marcel NA ST, professeur à la Faculté de Droit d® l1 Université de Strasbourg, croix de guerre, * — Edmond WEILL, avocat à Srasbourg, — Frédéric HA AG, agriculteur, maire de Furdenheïm, — Edouard DIETZ, industriel à Barr, — Georges BRONNER, cultivateur- négociant, maire de Harskirchen. — Georges-Léon BQLL, journaliste à Strasbourg — Alphonse KRUGELL, inspecteur d’assurances à Straèbourg-Kœnigshoffen, ancien proscrit.

RHIN (HAUT-

.7 députés.

Inscrite...*'.."..*.. 134. 986

Votants*." . 113. 830

Blancs et nul s. . *♦,.. 1.023

Suffrages exprimés 111 .907

Majorité absolue .... 55. 1154

Q u o tî en t électo ral ,* . 15,9 86

Liste des candidats

de TAUiance républicaine du Haut-Hbin.

MM.*? /léger ,

* Jour liai n *Bilger. .

*Scheer .

^•Brem. , lJ *Burger

* Silbermann

Total

Moyenne.

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