DM
Liste de l'Entente du Parti radical et des républicains de gauche.
MM Sengel . , ... . 7,732
FrilsrJi . . . . . , 7.017
Greiner.. . 7,492
ITelly . . . . . 6.494
Kayacr (Robert). 7.241
Mltf . . tVéi «gerbe r . .. . . . . 6.483
Zurbach,. . . . . . G. 9 47
Total.....,"*,. 49.406
Moyenne 7.058
Liste du Parti socialiste.
MM* Gro^buch . * , . . 37.739
W'icky . . 38.079
Ejsenrmg . . . . * ...... 36.063
Fouilleron. . 36.112
Sittler . . . 36.456
Kot frat h 35 . 521
Gsell". . . 35.934
Total.*.,....*., 255-904
Moyenu.» 36.557
Liste du Bloc ouvrier-paysan.
MM. Àflcbbacljer . , , 8 . 486
Wejbel . . . * . . ; 8.273
Fischer . ; . . 8,242
Gerum . . . . . . 8.173
Kay se r (Charles) . . . 8.300
Viol.* . ......Z. 8.222
Hngler . . . . J 8,230
Totol . 57.926
Moyenne . 8.275
Elus à la majorité absolue. * , MM- Pfléger, Rrom, ScheerT Burger, Jourdain, Bilger,
Siümrmann.
Liste du Parti de l’Alliance républicaine.
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Messieurs les Électeurs et chers Concitoyens !
Les élections du 11 mai 1924, pour la Chambre des Députés, ont une importance capitale pour la France et son avenir*
RHI a (HAUT*)
Le. 16 novembre 19,19, la f grande majorité de la population alsacienne s’ est prononcée pour une politique d’U&iatijftaÜQft&ta.-.
Tous les représentant** de nos régi on s * h la Chambre des Députés, soiitr restée fidèles à celte politique
L'élection prochaine doit décider si cette politique de concorde nationale doit êlreconv liüuce telle qu'elle a été, pratiquée, depuis plus de deux ans , par le Président M. Poincaré, qui, par son honorabilité, par mm attitude logique et par sa puissance de travail admirable, force l'estime do scs adversaires eux-mêmes,
La grande majorité de la Chambre a approuvé et appuyé sa politique par une série de vote significatifs.
Le but de cette politique est de reconstituer la France, d’obtenir les réparations dues par l’Allemagne par le Traité de Versailles et d'arriver à un accord définitif avec elle sur ces payements.
Il s’agit, en surplus, d’assurer la paix au monde et de procurer à là France les garanties nécessaires a là sécurité dé son avenir : un solide appui dans la Société des Nations et dans la fidélité et la sympathie de ses Alliés.
Celte politique d Union nationale a obtenu des résultats indiscutables. Elle a protégé la France contre des -mouvements révolutionnaires et contre des perturbations sociales, elle a laissé prendre au pays un nouvel ..essor; -dans la paix et dans Tordre. L’opération de la Ruhr ai donné à la France des gages surs et productifs; elle a amené la participation de l’Angleterre et des Etats-Unis a un règlement définitif des différends internationaux.
Les rapports de la Commission des experts ont constaté la capacité de payement de l’Allemagne. L’Allemagne ne peut pas refuser la reconnaissance de cette constatation et se déclare prête à une entente,
La France a des. exigences modérées1. Elle ne demande à l'Allemagne que le rembourse^ ment des frais pour la réparation des régions dévastées dans le Nord et.dans l’Est, en Alsace et en Lorraine; elle demande le payement des pensions pour les invalides de guerre, les veuves de guerre et les orphelins.
Il faut que la France reçoive ce qui lui est dû, La justice la plus élémentaire le demande ^ et, avec elle, les Lraîtës qui ont été signés par Lentes- les naLions belligérantes* La France ne peut réaliser ce but que par la concorde à l’intérieur, si une nmjoritê parlementaire sure rond possible, à un gouvernement ferme, l'exécution d’une politique nationale.
Le maintien de cette politique d’Union nationale, c'est cela que nous voulons. Des querelles mesquines de partis ne doivent plus diviser la Fiance et l'affaiblir à un moment où il faut qu’elle soit unie et forte. Une France rongée par les divisions de partisans serait forcée à une abdication dangereuse envers les adversaires, a un abandon d’intérêts vitaux*
La situation de la France est favorable. La reconstitution avance et sera terminée dans trois ans. Les finances de la France sont équilibrées, son crédit es L affermi, La production dans toutes les branches de l'économie nationale augmente. Les plus grandes difficultés dans la politique internationale sont vaincues. La résistance Opiniâtre de l'Allemagne touche à sa fin . T
Il s’agit de continuer cette politique réalisée par M. Poincaré, avec énergie, mais aussi avec prudence et modération, en combinant la fermeté dans .les questions vitales avec la volonté d’accéder à tout arrangement compatible avec l’honneur et les intérêts de la France.
, Electeurs,
Ne donnez aucune voix aux radicaux qui, depuis quatre ans, n’ont pas cessé de créer des difficultés à la politique française envers l'Allemagne, qui ont toujours donné tort à nos chefs de gouvernement devant l’étranger, qui ont essayé de saboter la grande œuvre de La reconstitution et l'assainissement de nos finances.
RHIN (HAUT-
Ne donnez aucune voix aux socialistes eL aux communistes, qui ont inventé le cri de haine : « Poincaré-la-Guerre »; qui, dans un aveuglement incroyable, ont voulu charger Je Président de la République et, avec lui, la Nation française de la culpabilité de la guerre mondiale, qui ont commis par là un crime épouvantable contre l'honneur et les intérêts de la France et un abominable mensonge historique.
L’agitation de nos adversaires encourage l1 Allemagne à ne pas payer ses dettes et nourrit en Allemagne le nationalisme et son esprit guerrier. Cette agitation porte une grande part de responsabilité de la résistance opiniâtre de l'Allemagne, qui dure depuis tant d’années*
Electeurs,
Le moment est venu de prendre votre revanche E
Votez contre les partis du Bloc des gauches E
Donnez vos voix aux candidats de la liste de l'Alliance Républicaine, qui soutiennent la politique d'Union nationale de M. Poincaré.
Docteur Joseph Pb LEGER, Médecin, ancien Député. — Paul JOUR¬ DAIN, Maire d’AHkirch, ancien Député et Ministre duTravaiL— Camille BILGER, Secrétaire de Syndicats ouvriers, ancien Député. — Charles SGHEER, Pasteur, ancien Député. — Joseph BRGM, Conseiller General, Adjoint au Maire de Mulhouse. — Gustave BURGER, Viticulteur, Directeur de l'Association des Viticulteurs d'Alsace. — Joseph SILBERMANN, Agriculteur, Conseiller Général, Maire d'Oberspechbaeh.
Liste du Parti socialiste.
Aux électeurs du département du Haut- Rhin !
Le 11 mai 1924, les électeurs du Haut Rhin auront à décider si les intérêts du peuple français doivent continuer à être gérés comme ils Font été de 1919-1924 sous ia domination réactionnaire, antidémocratique du Bloc national, ce mandataire égoïste des gros intérêts capitalistes.
Le 11 mai, les électeurs auront aussi à décider si les représentants de l’Alsace au Par- ■ le me nt français ont, pendant celle même période, défendu, conformément à la justice et à nos vœux, les intérêts de toute notre population.
Lorsqu’au mois de novembre 1919 le peuple français fuL appelé subitement à voter, régnait aussi bien dans les faits que dans les, cerveaux une confusion qui n’était que la conséquence inévitable de la guerre.
C'est surtout en Alsace, par suite des circonstances, que cette confusion se trouvait être très grande.
C'est seulement un an à peine avant les élections que nos trois départements furent rattachés à la France conformément aux revendications jamais abandonnées des Alsaciens. Mais, précisément, la réalisation de ces vœux fut indignement exploitée par ceux qui, for-
BH1N (HAUT-
mani le Bloc National, s’en servaient non clans l’intérêt national, mais pour combattre les adversaires politiques, les socialistes, en les Calomniant de l'a façon la plus odieuse et en essayant de les représenter comme ennemis des intérêts dû pays. Notre population alors qu’elle se rendit aux urnes, n’avait eu ni le temps ni l’occasion de se renseigner ’et de s’éclairer sur le caractère des partis français, sur la portée des différents problèmes qui se posaient après la conclusion de la paix. Il en était do même des électeurs français venus de l’intérieur qui n’avaient pu se faire une idée exacte de la composition de nos partis alsaciens, de leurs positions respectives, si bien qu’un grand nombre parmi eux, en' 1919 n’eurent pas conscience qu’en donnant leurs voix au Bloc National, c’était surtout le parti clérical qu’ils soutenaient, ce meme parti qui, sans, doute, fait le plus de déclarations bruyantes « patriotiques », mais qui, en réalité, par sa politique régipnallste et de calomnies contre I école et la France laïques, contribue à la méconnaissance1 réciproque de l’Alsace et de la Franco, et cela dans une mesure qui devient dangereuse pour l’assimilation rapide et le développeraient futur de nos trois départements.
La confusion qui régnait en 1919 permet de comprendre pourquoi les mensonges1 les plus formidables qui lurent lancés à cette époque contre nous autres socialistes trouvèrent crédit parmi des milliers et des milliers d’électeurs qui, aujourd’hui, après les dures expériences décès quatre dernières années et demie, ont percé à jour le bluff du Bloc clérical qui se cachait1 sous le manteau du « Bloc national »,
Pour la France, la victoire du Bloc National signifia l’arrivée au pouvoir d’une majorité la plus réactionnaire que la République ait connue depuis sa fondation en 1870.
La position morale dp la France, si forte dans le monde, a été terriblement ébranlée par la politique du Bloc National.
Les finances françaises furent dangereusement compromises, et la France conduite près de Tabîme. 1
Un bilan . . ,
La dette de la France, passée de; 177 milliards en 1919' à 400 milliards en 1924 et par suite l’accroissement'des intérêts que l’Etal - c’est-à-dire nous tous, vous tous, les’contri-
buables - a à payer chaque année et qui se montent, pour la dette intérieure seulement à 12 milliards ! ’
Les impôts indirects triplés et quadruplés, si bien qu’une famille' de quaire personnes paye annuellement de 1.500 à 1.600 francs d'impôts indirects!
Les très gros revenais, se chiffrant par millions, des classes possédantes insuffisamment imposes; des 22 milliards de revenus annuels provenant de la fortune mobilière privée française qui se monte à 400 milliards, seulement un septième, environ 3 milliards se trouvent soumis à l’impôt sur le revenu. ’
Une fiscalité conforme à la justice, une efficace reprise des milliards des profiteurs de guerre, reprise que les socialistes n’ont cessé de réclamer, toujours repoussée par le Bloc National - un contrôle sévère des dépenses se chiffrant par des dizaines de milliards et necessaires a la reconstruction de nos régions dévastées, toujours ajournée par la majorité du Bloc National — le déficit croissant rapidement — la situation économique, financière politique et diplomatique de la France d’année en année plus compromise ; voilà le résultat du régné de quatre ans et demi du Bloc National, dont l’aveuglement néfaste a facilité aux grands industriels allemands leur politique de sabotage sur le terrain des réparations.
Pour nous, en Alsace, la victoire du Bloc anLinational, du Bloc Noir, signifia la prédominance du parti clérical qui, autrefois, dans nos trois départements, ne posséda jamais la majorité absolue et qui, le 16 novembre 1919, sous le masque du Bloc National, sut s emparer de la majorité de la représentation parlementaire de l’Alsace et de la Lorraine, A
RHIN (ilAUT-j
l’intérieur du pirti clérical, domina bientôt la politique de l’aile droite, sectaire, ^'géepar M l’abbé Haegy (qui a su éliminer M. l’abbé Wetterlé de la liste des caudidaLs en 924), même qui, eu 1920, en parlant des instituteurs français de [ intérieur, s eenai « U on les jette à la porte de l’Alsace, ces étrangers! », et qui, renonçant à être candidat, prcfcie garder bien en main la direction du parti et envoyer au Parlement des hommes qui, comme Te docteur Brom, ont toujours suivi cette politique et sont, par suite, ses hommes de con-
Ran Aujourd’hui, éprouvant quelque honte à reprendre, le nom de Bloc National- qui Jour assura h victoire en 1919, Bloc qu’ils savent tombé en discrédit parce que trop chargé fautes ccs Messieurs se présentent sous l’étiquette .trompeuse d « Alliance républicaine» il forment une liste commune, les uns ayant pour devise : « Borne d abord France en- ^Ue » les autres, comme M. Jourdain ou M. le pasteur Seheer, en désaccord absolu avec les Plle'ger les Brom, les Bilger, les Silbermann, sur les questions de la, cite, de 1 ecole, de séparation de PÏSgtise et de l’Etat et qui, cependant, parce gu ils esperent ainsi rcconquenr ' leurs tnandats menacés, ne craignent pas de trahir leurs idées et leurs principes et renouer
11116 lîes niêné Js m«i songes et calomnies contre nous, socialistes et particulièrement contre auelques-uns de nos candidats, comme Crumbacb, Wicky, Fouilleron et Lisenrmg, -ont fc nouveau lancés dans le débat. Mais ces mensonges et ces calomnies n auront plus le succès
mi 'ils ont nu avoir il y a quatre ans et demi. , .
Le sentiment de la justice sera assez' puissant pour faire sentir aux électeurs a sa i combien, meme du point de vue national, est dangereux un état de choses qui evmce de , iz, i-onrpsenlation parlementaire un Liers de la population.
On n’oubliera pas qu’au 16 novembre 1919, les. listes du Bloc National obtinrent en tout en Alsace et en Lorraine, 172.000 yoix et 24 sièges à la Chambre pendant que les socialistes, qui réunirent 112,000 voix, furent complètement privés de représentants.
Cela ne peut se reproduire au il mai 1924. .
Le parti Socialiste est un parti fort, qui a toujours défendu le droit de la France aux réoaratidns à l’aide de la solidarité internationale et qui s’efforce de faire aboutir une politique de conciliation, sauvegardant nos droits et faisant de la 1- rance un mo ® e démocratique, républicain et pacifique, afin de la protéger contre la mauvaise volonté des gros industriels allemands et de nouvelles guerres, de nouvelles attaques de la reac ion
na tionaliste militariste allemande. , , (
Fnir„ je l'Alsaec un département laïque et démocratique dont les représentants combattront pour les droits des , travailleurs, des ouvriers manuels et intellectuels, des employés
et fonctionnaires, des petits et moyens cultivateurs ;
Ne pas tolérer que l’Alsace porte à nouveau le masque au Bloc réactionnaire et clérical
(hste/Pfiegei Jo^ fJont p assimilation ne soit pas artificiellement retardée, comme 1 a
obtenu jusqu’ici la politique à double face du parti clérical :
Vouloir une Alsace qui ne forme pas un îlot clérical dans la 1- rance républicaine , Vouloir une Alsace économiquement florissante et délivrée de 1 esprit confessionne ,
cpmeur de hiütiss et de discordes. . ., , ^ , *
Voilà ce qne nous vous demandons, électeurs du Haut-Rhin, d établir le 11 ma,, en votant — sans ne rayer aucun nom - pour la liste socialiste qui commence par Grumbach- Wicky et qui se termine par Gsell.
La Fédération socialiste du Haut-Rhin.
RHIN (HAUT-
Liste du Bloc Ouvrier- Paysan.
Voir programme du même parti dans le Bas-Rhin.
Liste du Parti Radical et Républicain de Gauche.
Aux Électeurs du Haut- Rhin !
La Chambre du Bloc National, élue clans la confusion des élections do 1919, a terminé ses travaux. On peut la juger à son œuvre.
Dans la politique extérieure, le problème des réparations non résolu, les Alliés divisés, l'Europe inquiète, la paix mal assurée.
A l’intérieur, le déficit grandissant; des emprunts répétés qui dégagent le présent mais pèsent lourdement sur V avenir.
Une politique financière qui ménage les grosses fortunes, qui favorise l’évasion fiscale, mais qui frappe durement, par ses impôts indirects, les petites gens et surtout les familles nombreuses.
Le double décime pour aggraver l'injustice de ces charges. La vie chère. Les assurances sociales différées. Les monopoles d’Étal en danger ou déjà cédés aux capitalistes. Les décrets-lois, arme dangereuse, l’arme des coups d’Etat.
Dans notre pays même, nous sommes redevables au Bloc National de cette situation extraordinaire d’une province française que Vtm tient à f écart du statut national, comme si elle n’était pas digne de lui ou comme s’il n1 était pas cligne d’elle.
La frontière politique disparue, on maintient entre l’Alsace et la France une barrière morale. Cette barrière, il faut l’abattre. Les Alsaciens ne doivent pas être des citoyens diminués. «
L’Alsace doit être française sans réserve et sans condition.
Les Radicaux et les Républicains de Gauche demandent l'introduction des lois françaises à la réserve de quelques lois qui sont un progrès sur ia législation de l’intérieur (lois sociales, loi communale), la dissolution du Commissariat général et la suppression du Conseil consultatif.