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TBHRI'fOifiE BE BELFORT tjUiAiJ'iVflHlN)
destinées, arraché au salariat, aura pris en mains l’administration des choses. L’abolition .du régime capitaliste -et , l'institution d’une société communiste sont les objectifs suprêmes
auxquels nous tendons.
Mais cette victoire ne sera assurée que par l’Union des Travailleurs rassemblés iautour d’un programme révolutionnaire.
C’est k division ouvrière -au lendemain de la guerre mondiale, c’est la substitution des sectes à uif parti de classe unique, qui ont engendré l’impuissance des .masses, retardé l’heure de l’ émancipation et armé la contre-révolution sous ses formes multiples.
L'Unité ouvrière dans tous les .domaines est la condition nécessaire de toute action efficace. ( lest au nom de T Unité ouvrière, et pour la préparer maintenant, pour la réaliser demain, que nous convions les travailleurs : ouvriers, employés, paysans, petits fonctionnaires, intellectuels, à nous -apporter leur appui.
Si, -dans tous les pays du monde, de l'Allemagne à l’Angleterre et .à l'iLalie, la bourgeoisie’ se dresse avCC violence contre le prolétariat .pour briser son élan, elle a dans chaque contrée adapté aux conditions du milieu son effort de réaction.
Au fascisme italien, correspond le Bloc National français.
Si c’est le régime capitaliste et les institutions bourgeoises que nous combattons, sous tous leurs aspedts et' dans tous leurs défenseurs, le Bloc national, en est pour l’heure, la forme la plus repoussante. La vainere, l 'abatte* c’est hâter l’échéance révolutionnaire. Nous vaincrons et abattrons ensuite toutes les autres barrières, les autres formations qui se drosseront sur notre passage.
Citoyens,
Le Bloc National, en renforçant le militarisme et rimpérialismc-, a multiplié les chances
de guerre. . .
Vous voterez contre la Guerre, contre le militarisme, contre 1 impérialisme. L Union
Socialiste Communiste vous apporte la paix par l’entente internationale des prolétaires
rassemblés en une seule organisation. -
I e Bloc National vous écrase d’impôts pour subvenir h ses dépenses d armements , pour couvrir les continents de soldats, de la Sarre à la Ruhr, à la Syrie et au Maroc. Vous vous insurgerez avec nous contre cette violation permanente du droit dos Peuples. G est seulement par l’accord des Nations libérées du joug capitaliste que se liquideront les effets désastreux
du conflit mondial. .
Le Bloc National a exonéré la classe dirigeante des charges publiques pour les rejeter
sur les travailleurs. . ■ c i i
L1 impôt des salaires repose sur te même principe que les énormes taxes qui frappent la
consommation. Tout de suite il faut que des impôts progressifs sur le capital et sur es successions et les nouveaux monopoles fiscaux viennent remplacer la fiscalité de classe qui a prévalu, et qui arrache à chacun de nous le meilleur de son salaire.
Le Bloc National est' responsable de 1 aggravation prodigieuse de la dette publique qui a presque vingtuplé en dix ans, il est responsable de là ruine financière de ce pays, mais a . ploutocratie s’est enrichie dans la misère publique par l’aggravation continue du coût de la
vie , ,
' Vos salaires et appointements se sont multipliés par 2 1/2, le prix des denrées mdispen-
Les grands cartels se ruent à l’assffut des monopoles publics qu'ils veulent transformer n monopoles privés. Ils ont déjà pris les allumettes,. en attendant mieux. Us hxent les cours te tontes choses et vous rançonnent. Us représentent le capitalisme à 1 apogee, au aite de
a puissance dévorante. Aidez-nous a les détruire . , ,
La propriété immobilière vous épuise en suçant votre travail. Apres avoir dicte ces
Tl RR1TG1RE DE BELFORT '(HAI3T-HHIR) ^
lois dérisoires el qui assurent sa domination, elle viole encore ces lois en surélevant vos loyers. Si !e Bloc National restait au pouvoir, c’est C et 7 fois le loyer d'avant guerre que vous devriez payer. "
Ainsi le régime bourgeois vous eiïserre, vous étouffe de toutes parts. ;V; >.!> <
Pour lutter contre lui, qu* aviez-vous ? L’organisation, la force concertée.
11 s’attache à vous les retirer. Jamais la police et l’armée ne sont intervenues plus impudemment dans les grèves, jamais le patronat n’a été mieux servi par FEtal; jamais le droit syndical des fonctionnaires n’a été plus outrageusement foulé aux pieds.
L’Union Socialiste Communiste meL au-dessus de tout Faction syndicale autonome
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et intégrale, Elle est à côté de tous ceux qui combattent FElat oppresseur et la Bourgeoisie spoliatrice.
Le Bloc National a pratiquement annulé la journée de huit heures. Il a fait du débat sur les Assurances sociales une parodie honteuse. Il a renvoyé à une date indéterminée l’application d’une loi qui vous avait été promise. Pas d’argent pour les ouvriers vieux, malades, invalides ou en chômage, mais des milliards pour la Syrie, le Maroc, la Ruhr, les cuirassés, les prêts aux Etats Balkaniques.
Voilà ce qui symbolise notre Etat social.
Combattre le Bloc National* c'est combattre le régime capitaliste, FEtat militaire, les trusts financiers et industriels, toutes les institutions bourgeoises dans leur expression la plus sinistre.
Citoyens,
Vous chasserez du pouvoir la bande infâme qui s’y est installée, pour préparer des guerres nouvelles, j iller votre travail, affamer les masses, prélever sur vos salaires les milliards d’un budget qu’elle se partage, pour vous refuser à la fois le droit de manger et celui de vivre heureux sous un toit.
Vous préparerez la révolution finale en vous serrant autour de l’Union Socialiste Communiste, le parti de FUnité ouvrière, le parti des Travailleurs conscients, libres de leurs actes, qui ne connaissent d’autre discipline que la discipline consentie et qui tendent fraternellement la main aux travailleurs de tous les pays.
Vive la paix prolétarienne !
Place à la classe ouvrière !
Salariés de toutes catégories, rejoignez nos rangs 1
/ j ’ Un i o n Soc la l is te Co m m unis le.
Liste du Parti Communiste (S. F. I. C ).
Aux Travailleurs de Belfort !
Électeurs du Haut-Rhin,
Dans le département du Haut- Rhin {Belfort}, comme dans le reste de la France, les élus sortants ouïes candidats qui se réclament de la politique, dite « de gauche », ne valent pas mieux v ue ceux du Bloc National.
TERRITOIRE DE BELFORT (HAUT-RHIN
En dernière analyse, et malgré certaines différences de surface, ils sont les uns comme les autres les serviteurs du capital et de la bourgeoisie*
Nous les avons vus, depuis quatre ans, mélanger leurs votes dans toutes les circonstances importantes et chaque fois qu’il s’est agi de brimer la classe ouvrière des villes et des champs.
Ils se sont pareillement associés^ à part quelques vagues réserves verbales des radicaux, , pour approuver la ruineuse et dangereuse politique extérieure de Poincaré*
Pas plus les uns que les autres, ces gens-là n ont de programme ou de personnel politique capable de résoudre le plus modeste parmi les formidables problèmes posés par les conséquences de la guerre.
Sur ce plan-là, lïerriot vauL Poincaré,
La liste dite « SoeiaLGommuniâte v de Bengy et Hassinicr ne s’appuie sur aucun parti organisé nationalement ou internationalement. hile ne peut avoir pour résultat de diviser les forces ouvrières à 'd'instigation du triste renégat Frossard, tombé aujourd’hui en plein marais bourgeois du Bloc des gauches*
Les listes Miellet et Bourquin sont à mettre dans le meme sac et relèvent de l'espoir politique faiL au début de la présente circulaire.
Avant meme que la politique funeste de ces quatre dernières années n'ait eu le temps de se déroule:', le scandale de 1919 consistait déjà, au lendemain des élections, d£ns le fait d'envoyer à la Chambre plus de 500 bourgeois, dont 127 millionnaires, et seulement 46 ouvriers et paysans.
Les riches de la majorité ont naturellement fait les affaires de leur classe sur le dos des travailleurs et des gens de la classe moyenne.
11 faut retourner bout par bout cette situation au mois de mai 1924. Le plus sur moyen pour la classe qui produit de défendre ses interets au Parlement, de faire supporter aux gros riches le poids des impôts de toutes sortes dont ou accable les petites gens, de résister aux forces de guerre, c’est d’y envoyer des délégués qu'elle choisira dans son propre sein* Le Parti Communiste veut designer, pour la Chambre, des ouvriers et des paysans. Ceux qu’il vous présente, sur la plate-forme politique et logique inattaquable du Bloc Ouvrier et Paysan, sont pleinement dignes de votre confiance.
Hs iront au Parlement pour y combattre avec acharnement la classe capitaliste exploiteuse elle régime Inj-même*
Àujouid hui où, en France, tous les politiciens, même ceux a de gaucho », ont honte de la Révolution française, le Parti Communiste se réclame des magnifiques traditions de notre histoire populaire pour lever haut l’étendard de la Révolution sociale*
Ouvriers, paysans, employés, fonctionnaires, petits artisans du Haut-Rhin, vous signifierez votre volonté d’en finir avec un régime de faillite et de catastrophe, à l’intérieur comme à F extérieur, en votant unanimement pour les candidats du Bloc Ouvrier et Paysan*
A bas les Blocs bourgeois de droite ou dé gauche î A bas la guerre ! *
Vive la Révolution sociale!
Vive l'Internationale Communiste 1
Les Candidats,
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13 députés.
Inscrits. « . . 225,472
Votants. 191.910
Bhncs et muls, . 1 ,*376
Suffrages opprimés 193.540
Majorité absolue .... 96,771
Quotient électoral. , . 14,887
Liste d'Utïion des comités républicains.
MM, Isaaç ...... f . ........ . 59 . 540
Regarni . . . , . . ......... 60.146
Gourd . ........ . . * » , . ........ . 59 . 834
Leoail. ... : . . , . .. .» . . . * 65.213
Pays . . . 59 890
Balloffy . ............ 59.018
Coste-Labaume ... ............. s 59 , 659
Buïtand.,... . . . . . 59.202
Fougère . . . . . . 60.181
Frjndlloïi . . . . . . v * * . 5EL2S2
Giraud . . . . . . 59 .088
Hu vélin. . . 59.632
Itiboud . . . . . . 59.008
Total . . 774,691)
Moyenne . ..... 59.591
Comité de Concentration républicaine de gauche.
MM. Apple ton. . , ... 7.911
Valetiüio. . . ;. . . . . . , . , 7.695
Brally . . . , 6,244
rGrumei. . , , . 6.223
Vallin . . . . . 6 246
Pu Lier . 6,130
Àroud . . .. . . 6.117
llofflier. . . * G . 746
Cheval lard . . . 6 ,475
Faure (Jean) 6,469
Duboît?,,. . 6.174
Eitis à la majorité absolue
MM. Bernascon . . . . 6.096
Sabot . . . . 6. 064
Total. . . . . 82.620
Moyenne. 6 .35b
Liste du Bloc dea gauches,
MM. fferriot . . . . 112.793
Moutet.. . 111:323
Goda ri . „ * - 111.897
Regnon. . . 111.365
Bender . . . . . . . . 111, 439
Darme 110 .220
Lambert. . . . . . . . U 0 673
Breton . . 110.807
Ver mare . . . . . . . . . . . 110. 759
Février . . . . . . . . 110 . 373
Chazelte. . . . . 1 10.966
Gerboud....... . ..... 110.114
Fillon. . . ’ . . 110,509
Total. . 1.443.249
Moyenne . 110.019
Liste du Bloc ouvrier-paysan.
MM. Lévy 16:307
Àvoiid. . . . . 15.363
Boyer . 15.341
Brun . . 15.351
Chavasaieujc . * .1 . 15.350
Debiol . . . 15.321
Doguin . . , . . 15.323
Duroure . .......... 15,316
Faure (Joseph) . . . , . . . 15.305
Faure (Jean) , 15. 330
Marchand. .... 15, 315
Pernet . 15.294
Romand., . 15.287
Total . . 200.203
Moyenne . . 15.400
MM. H n ïot , Godard , Bender , Rognon , Moutet, Chazette, Breton , Ver mare, Lambert, Fillon, Février, Darme, Gerboud.
Liste du Bloc des Gauches,
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Citoyens,
Les républicains radicaux, radicaux-socialistes et socialistes unifiés du Rhône se sont groupés pour présenter à vos suffrages une liste df union des gauches.
En procédant, ainsi, fis n’ont abdiqué, ni les uns ni les autres, leurs programmes propres, les doctrines de leur parti. Mais les uns et les autres, instruits par les résultats de 1919, se conformant au^tiécessiiés imposées par la loi électorale, ont pensé quf avant de faire prévaloir leurs conceptions particulière^, Us avaient le devoir d’assurer le rétablissement de ïa République démocratique et sociale, compromise par quatre années de politique réacti on naire, I1a s'associent do meme pour défendre contre les dangers du nationalisme, au nom d’un, patriotisme républicain les intérêts de notre pays et la paix.
On a dénoncé devant vous celte alliance. On la combat par une propagande «outcuse qui puise la plus grande partie de ses ressources dans la caisse de corruption instituée et gérée par 1 Union des Intérêts Economiques. Seuls, les profiteurs de la guerre, Jesspêeulateurs, les fraudeurs de l’impôt pouvaient fournir les dizaines de millions nécessaires à ces manœuvres blessantes pour la dignité du corps électoral
A ces attaques votre bon sens a déjà: répondu. De quel droiL critiqueraient-ils l'alliance d’hommes décidés à placer au-dessus de tout la défense de la vraie République, ceux qui ont coalisé contre noos de prétendus radicaux traîtres à leurs origines ou à leurs doctrines, dès modérés pour qui la République n’est, qu’un nom, des cléricaux pour qui la religion n'est qu'un prétexte et ce qui subsiste des partis: royaliste, bonapartiste ou plébiscitaire.
Lorsque nos adversaires critiqueront devant vous le bloc des gauches, demandez-! eu r doue, Citoyens, où est la liste do droite, la liste réactionnaire, et si elle n’est pas représentée par eux*
Le Bloc National, c’est, le Bloc des Droites*
Mais il ne nous suffit pas, Citoyens, de nous unir contre ceux qui ont renié l’œuvre et les principes de la Troisième République, contre ceux qui calomnient sans cesse ses meilleurs serviteurs et jusqu’à ses plus grands hommes d’Etat.
Il est nécessaire de dire pour quelles raisons, pour quelles réformes, pour la défense de quels principes nous nous sommes unis*
D'une façon générale, nous entendons aider ceux qui travaillent et produisent contre ceux qui exploitent et profitent. Comment se détournerait-il de l'idéal républicain, Je paysan qui a été libéré par la Révolution jadis et, depuis, par la République, le paysan que l’ Union des Intérêts Économiques a combattu jusqu'au jour où elle a compris le danger de cette attitude? Tandis que là grosse industrie se faisait protéger par des tarifs représentant jusqu'à cinq fois ceux d’avant-guerre, le paysan, producteur essenBel, était livré Là ses moyens; l'on faisait campagne pour rejeter sur lui la responsabilité de Ja vie chère. Le fabricant de sucre s'est enrichi; le planteur d,e betteraves vit avec peine. Au producteur le travail, au spécula-0 leur les gros profits*
Nous répudions la démagogie, constamment associée à la réaction, mais nous pensons qu’une République n'csL pas digne de ce nom si elle n’aide efficacement l'ouvrier qui n'a d’autres ressources pour les siens ou pour lui-même que le salaire quotidien; l’artisan et remployé durement frappés par une politique fiscale qui a traité le consommateur en ennemi ; le commerçant honnête étroitement subordonné aux accapareurs*
Dans sa forme, l’Etat républicain doit cire, selon nous, si rudement laïque* Ceux qui voudraient constamment lier l’action publique et l'institution scolaire à leurs croyances professionnelles nous accusent d'être des sectaires» Accusation ridicule* Fidèles à la Déclaration des Droits de L Homme, nous respectons sans réserve la liberté de conscience, la
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liberté des cultes. Mais, fidèles aussi à la loi de Séparation qui a, dans ce pays si long-temps troublé pa^ les luttes religieuses, définitivement fixé les limites entre le temporel et le spirituel, nous exigeons l’absolue indépendance deTÉtaL Nous n’admettons pas qu’une puissance religieuse intervienne dans la direction des affaires intérieures ou extérieures du pays. Dans l'école surtout, nous voulons l’intégrale laïcité, c’est-à-dire le respect de toutes les croyances et, par la neutralité de l’État, le maintien de l’unité et delà fraternité nationales.
Nos conceptions fiscales s’opposent résolument à celles de nos adversaires. Ils ont longuement attaque l’impôt sur le revenu, indispensable instrument de tout Ælgime démocratique, Au cours de ces quatre dernières années, ils ont, malgré les avis de la minorité qui leur signalait le péril, laissé subsister le déficit et recouru, pour équilibrer le budget, aux emprunts à long ou à court terme. Us nous ont ainsi opposé tour à tour l’amendement Isaac et l’amendement Brousse. Lorsque le danger s’est aggravé, ils demandèrent de toute urgence aux consomma Leurs les ressources indispensables. Ils ont profité de ceLLe circonstance pour livrera l’industrie privée une industrie d’Etat. Ils substituent à l’autorité de la loi le régime des décrets que les républicains ont toujours combattu.
Nous voulons l'équilibre budgétaire permanent, mais aussi l’égalité fiscale. Nous voulons l’énergique répression des fraudes; nous voulons que les valeurs mobilières dissimulées supportent leur part de 1 impôt. Nous voulons que les bénéfices de guerre soient enfin versés au Trésor. Nous protestons contre une majorité qui, dans les régions dévastées, a satisfait aux réclamations des puissants et qui écarle aujourd’hui la juste revendication des petits.
Dans l’ordre social, nous lutterons pour la reprise et le développement de l’œuvre commencée par la Troisième République, pour la défense et l’application de la loi de 8 heures, pour le respect des droits syndicaux, instrument nécessaire â la libération économique du travail, pour les libertés civiques des fonctionnaires, pour la protection des victimes de la guerre, pour l'amnistie. La démocratie attend une discussion sérieuse et un vote efficace de la loi sur les assurances sociales, La Chambre qui vient de se séparer a donné sa mesure en subordonnant l’application de ce projeta la création de ressources spéciales. Pour la seule loi sociale qui lui ait été présentée, elle instituait donc un régime d’exception. Le jour même où elle procédait ainsi, elle volait softs condition des dépenses navales.
Au centre de toute réforme sociale se place, pour nous, la transformation profonde du régime de l’enseignement, la substitution à un enseignement de classe d’un enseignement fondé sur le mérite des Infants : l’École unique.
Sincèrement attachés à la défense nationale, qui doit être assurée par la nation armée et non par des armées de caserne ou de métier, nous rejetons avec mépris les accusations calomnieuses dirigées ■ contre nous par des adversaires de mauvaise foi qui ont isolé notre pays sans faire payer f Allemagne. Nous sommes profondément1 dévoués à |a France, mais nous entendons qu’au lieu de conserver l’aspect de puissance réactionnaire qu’on veut lui donner, elle reprenne sa tradition de grande nation démocratique et pacifique, p Nous vous rappelons, Citoyens, que c’est la Troisième République, tant décriée par nos adversaires, qui a relevé ce pays des hontes de l’ancien régime et qui lui a valu les sympathies et les alliances dont elle fut entourée pendant la guerre . Réactionnaire ou simplement conservatrice, la France demeurera isolée. Revenant à son idéal, elle verra de nouveau se grouper autour d’elle les nations libres du monde.
Nous affirmons solennellement et une fois de plus le droit de la France à des répara- / lions. Le capitalisme allemand doit compenser les ruines qu’il a créées.
Mais nous avons toujours dit ét le rapport, des experts vient de prouver que la solution de ce problème devait être recherchée dans l’ordre économique et en accord avec nos alliés.
De même, la sécurité de la France, en face d’un pays à population rapidement croissante, ne pourra être assurée, selon nous, que par des institutions internationales d’arbitrage dont la Société -des Nations offre un premier exemple. Nous voulons que cette insti-
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tution soit peu à peu élargie. Elle a montré son efficacité dans le règlement, pacifique du problème de Haute-Silésie. La Fiance doit la soutenir et l'encourager.
C'est notre pays qui doit prendre l'initiative de l'organisation pacifique du monde.
Citoyens,
Nous sommes attaqués de deux côtés à la fois. Dune part, le parti communiste s’acharne contre nous, sur des ordres venus de Moscou , de ceux-là mêmes à qui nous avions fraternellement tendu la main et avec qui nous désirons reprendre un jour des relations pacifiques. La France, instruite, habituée à f usage des institutions libres depuis qu’elle a fait ellc-méme sa Révolution,, ne saurait subir une dictature de violence* En Russie même le communisme n’a supprimé ni TargenL ni le salariat, ni l'armée. En France, il ne peut que favoriser les e (loris de la r éaction. ^ -
D’autre pa*fc, Tancien Bloc National, le Bloc des Droites, pour l'appeler de son vrai nom, ligue contre nous toutes les ressources que lui donnent l’argent abondant et la calomnie. S'il triomphait, nous glisserions de plus en plus vers la réaction. Les profiteurs triomphants nous ont ramenés au temps du Directoire, et déjà presque au temps du Consulat. L’heure e rt venue de leur barrer résolument la route.
Citoyens, *
Contre tous les adversaires de la démocratie, vous défendrez l’union des gauches qui demande le retour aux méthodes de la République d'avau t-guerre,
De cette République à laquelle nous avons dû quarante ans de paix et, iiux jours d'épreuves, le salut;
De cette République dont nous voulons compléter l'action politique par une large action réformatrice.
Vous voterez en faveur de la République démocratique et sociale!
Vous voterez contre la dictature de k violence et contre la dictature de l’argent !
Vous voterez pour le Bloc des Gauches, sur les noms des Citoyens
Vive la République Démocratique et Sociale !
Edouard IIERRIOT, Maire de Lyon, 6<msciller général, Député sortant, Ancien Ministre. — Marins MOUTET, Conseiller général, Député sortant. — Justin GOl) ART, Ancien Sous-Secrétaire d'Etat, Ancien Vice- Président de la Chambre des Députés, Député sortant. — Etienne ROGNON, Conseiller municipal de Lyon, Député sortant, — Emile B ENDER, Président du Conseil général, Maire d'Qdenas, Ancien Député* — Victor DARME, Commerçant, Conseiller général, Membre de la Commission Départementale. — Charles LAMBERT, Avocat à- la Cour d' Appel* — Jean BRETON, Agriculteur, Vice-Président du Conseil général, Maire de Pommiers. — François VERMARE, Directeur d'Ecole, Yfce-Présidènl du Conseil général, — André FÉVRIER, Employé des P. T* T,, Conseiller municipal de Lyon.
- — Louis GHÀZËTTE, Président du Conseil d' Arrondissement de Lyon, Adjoint au Maire de Lyon* — François GERBOUD, Directeur de Coopérative Ouvrière, Adjoint au Maire de Grigny, Ancien Cheminot* — Jean-Marie FILLON* Agriculteur, Conseiller générai. Maire de Chassagny.
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Liste d'Union des Comités Républicains.
Electeurs,
Par près de 60,000 suffrages, en 1910, vous avez élu sept candidats que nous présentions a vos suffrages. Ils ont clignement rempli leur mandat, M, Bonne vay est devenu sénateur. M. Ravarin vient de mourir. Nous présentons de nouveau à vos suffrages les cinq autres . Isaac, Regaud, Gourd , Lenail, Pays, en leur adjoignant huit candidats nouveaux également dignes de votre confiance : MM. Ralloffy, Coste-Labaume, Dunand, Fougère, Francillon, Giroud, Huvelin, Riboud, qui s'appliqueront, avec eux, à faire prévaloir le pro* gramme que nous vous soumettons.
Défense nationale :
Rigoureuse exécution du traité de Versailles, sécurité, payement des réparations.
Tant que des garanties meilleures n’auront pas été obtenues, occupation de la Ruhr. Consolidation et extension de nos alliances. *
Meilleure organisation de la Société des Nations.
Dès qu’elle sera possible, réduction de la durée du service militaire.
Encouragement aux Sociétés d éducation physique eL de préparation militaire. Conditions sévères à la naturalisation, même au séjour permanent des sujets des nations ex-ennemies de la France.
Commerce et industrie ;
Lutte contre lit vie chère.
Propriété commerciale.
Opposition à tout monopole nouveau : meilleure exploitation des monopoles, qui seraient maintenus.
Institution de conseils mixtes de conciliation et d'arbitrage.
Développement de 1 enseignement industriel et commercial*
Agriculture :
Nouveaux encouragements au perfectionnement de l'outillage agricole.
Obligation de 1 enseignement agricole dans les écoles rurales.
Développement des Coopératives de production.
Amélioration des conditions de transport et de livraison des engrais.
Accroissement des facilités données aux travailleurs agricoles pour l'acquisition de la propriété foncière.
Protection de la viticulture.
Stricte application de la loi sur les marques de fabrique et les appellations d'origine. Réfection du cadastre.
Questions sociales :
Propriété individuelle.
Liberté du travail.
Nouveaux encouragements à la natalité et aux familles nombreuses,
RHONE
Conciliation, par tous les moyens appropriés, des droits respectifs des locataires et dos propriétaires.
Assurances sociales.
Extension des lois sociales aux employés de commerce.
Encouragements nouveaux à Tapprèn tissage, à l’artisanal; organisation des chambres de métiers.
Développement de la construction des habitations à bon marché; création des jardins et de cités-jarains pour les ouvriers.
Loyale application de la loi de huit heures.
Lutte énergique contre les fléaux sociaux : alcoolisme, syphilis, tuberculose, cancer, pornographie, licence des rues.
Finances :
Simplification [les impôts qui frappent le commerce, l’industrie et l’agriculture.
Rejet de l’impôt sur le [capital.
Large application du système du forfait à l’impôt sur le chiffre d 'affaires du moyen et petit commerce, aux impôts cédulaires et à l’impôt général sur le revenu ; utilisation des signes extérieurs pour ce dernier.
Limitation de l'initiative parlementaire en matière de dépenses.
Contrôle sévère des dépenses et rigoureuses économies.
Réduction de la circulation fiduciaire.
Equilibre budgétaire.
Consolidation de la dette flottante.
Rigoureuse révision des bénéfices des profiteurs de la guerre et des dossiers des dommages de guerre.
B éf b r ni ë * a dm in is t ra t ive s et co n si il u Ho n ne lies.
Sévère révision pour la suppression des emplois publics inutiles.
Large décentralisation ; en particulier, révision de loi municipale pour donner plus de liberté aux municipalités.
Séparation et responsabilité des pouvoirs.
Stabilité ministérielle.
Réduction du nombre des députés et des sénateurs.
Amélioration des méthodes du travail parlementaire par des modifications des règlements des Chambres, comme par la participation du Conseil d’Etat à la préparation des lois ci par . la consultation des groupements professionnels sur celles qui concernent leurs professions respectives.
R. P. intégrale*
Nous nous tenons sur le terrain de la liberté de conscience loyalement pratiquée. L'Etal restant laïque et neutre, nous entendons qu’il accorde le même traitement à tous les cultes, à toutes les croyances, à toutes les opinions, et que les mots de neutralité et do laïcité ne servent point h masquer une politique d’intolérance et d’oppression.
Respect des libertés de la presse, de réunion, d’association, d'enseignement*
Victimes de la guerre :
Protection constante, d accord avec les associations qui les représentent, des intérêts et des droits des victimes de la guerre.
Dans ses parties essentielles, particulièrement dans celle qui concerne la défense nationale, notre programme est la politique même des hommes d’Etat éminents qui, à cette heure, président aux destinées de la Nation : les Présidents Millerand et Poincaré, Notre
RHONE
parti a toujours soutenu, sans hésitation ni faiblesse, leur polique, tandis que les Radicaux- Socialistes, les Unifiés et lés Communistes ne cessaient de la combattre.
A vous, Electeurs, d’en assurer la continuation !
Vive la République !
Auguste 1SÂAC* député sortant, ancien ministre, membre des Commissions des finances et du commerce, président de la Fédération républicaine de France, président honoraire de la Chambre de commerce de Lyon, président de la Caisse d’ Epargne du Rhône, président de la « Plus Grande Famille », officier de la Légion d’honneur. — Francisque REGAUD, député sortant,
, ' membre des Commissions de l'armée et du suffrage universel,
conseiller municipal de Lyon, administrateur de la Caisse d’ Epargne de Lyon, blessé de guerre, officier de la Légion d'honneur, Croix de guerre. — Alphonse GOURD; député sortant, membre des Commissions des affaires étrangères et de la marine militaire, vice président du groupe de l’Entente répu- *bli L'aine démocratique de là Chambre, membre du Comité directeur de la Fédération républicaine de France, conseiller général, ancien vice-président du Conseil général, membre du Comité local des habitat ions à bon mâché et. du Conseil d’administration de l’Ecole Normale des instituteurs, mobilisé pendant la grande guerre quoique dégagé, par son âge, de tonte obligation militaire, chevalier de la Légion d’honneur au titre militaire. — Pierre LENA IL, député sortant, mutilé de guerre, chevalier de la Légion d’honneur, Croix de guerre, questeur de la Chambre, secrétaire de la Commission des affaires étrangères, membre de îa Commission des colonies, président de la Sous- Commission d’Orient, — Pierre PAYS, député sortant, membre des Commissions des mines et des travaux publics, maire de Cûllonges- ■ * au-Mont-d'Gr, conseiller général du Rhône, délégué cantonal, —
Jean RALLOFFY, agriculteur, maire de Draca, .chevalier du Mérite agricole. — Stanislas CQSTE-LÀBAUMB, docteur eh médecine, conseiller municipal de Lyon, délégué cantonal, administrateur des Hospices Civils de Lyon. — Jacques DUNAND, délégué cantonal, chevalier du Mérite agricole, maire dTrigny, président du Comice agricole de Givors. — Etienne FOUGÈRE, chevalier de la Légion d’honneur, conseiller général du Rhône, conseiller municipal de Lÿcm , délégué cantonal, membre .de la Chambre de Commerce de Lyon, membre de la Chambre de Commerce internationale. — Docteur FRANCÏLLfTN, ex-interne des hôpitaux de Lyon, Croix de guerre. — Joanny GIROUD, maire de Sa int-Marcel-T Eclairé, president du Syndicat d’élevage du canton de Tarare. — Paul HUVEL1N, chevalier de la Légion d’honneur, président de la Fédération républicaine du Rhône, professeur et vice-doyen à la Faculté de droit, chargé de missions par le Gouvernent de la République. — Julien RIBOUD, propriétaire agriculteur, conseiller municipal de Sainb Christophe-la Montagne, président du Comice agricole du haut Beaujolais.
RHONE
Cette liste n’a pas fait distribuer de profession de foi.
Liste du Comité de Concentration Républicaine de Gauche de Lyon et du Rhône.
Chers concitoyens r
. Les partis de droite essayent habilement d'exploiter leur succès partiel aux élections de 1019 et de capter vos suffrages au profit des idées et des hommes delà réaction.
Le parti radical-socialiste de la rue de Valois s'est uni aux socialistes révolutionnaires ennemis delà propriété individuelle eî prétend, au profit de quelques personnalités avides du pouvoir, exclure tyranniquement tous les républicains, tous les radicaux et tous les socialisas qui se refusent à courber le front sous leurs formules intangibles.’
Les militants les plus anciens et les plus dévoués du parti républicain* unis à la Fédération des Anciens Combattants de la Grande Guerre, proposent à vos suffrages une liste de candidats fermement républicains, amis de toutes les réformes démocratiques, représentant toutes les classes sociales, décidés à faire triompher une politique de progrès, d’assainissement financier, de réorganisation économique, de paix et de concorde.
Leur union, ou toutes les nuances de Y opinion républicaine et socialiste sont représentées, n’est pas, comme d'autres listes, une coalition temporaire d'hommes préconisant des programmes opposés ; c’est une alliance durable, qui survivra à la période électorale et poursuivra la réalisation de son programme, pour le bien de la démocratie et déjà paix.
Aussi indépendants que nous sommes républicains, nous faisons appel à tous les citoyens libres qui veulent se décider par eux-mêmes d’après la justice et la raison.
P O L III Q Uü LN T b R I BJUH U .
Défense des droits de l'homme et du citoyen ,
Défense et affermissement cl «s institutions républicaines : lois laïques et scolaires, loi de huit heures, lois sociales.
Restauration des finances*
Restauration des finances par une politique d’ordre et d'économie qui demandera les ressources nécessaires plus à la poursuite de l’évasion fiscale et aux justes reprises sur les profiteurs et les mercantis, qu’au produit toujours incertain d! impôts nouveaux et superposés.
RHONE
Défense du frêne.
Défense du franc, en proscrivant avec rigueur Loute inflation fiduciaire, en dépistant résolument la spéculation bancaire anlinaLionale, et en consolidant ou réglant le plus vite possible toute la partie excessive de la dette flottant^
Lui te contre la vie chère.
Lutte contre la vie chère, par une organisation raisonnée et moderne du ravitaillement national et par la répression rigoureuse de la spéculation illicite*
Sollicitude envers les vie tintes de la -guerre,
A ce point de vue, nos candidats promettent Je soutenir, dans leur ensemble, les justes revendications des Fédérations d’anciens combattants*
Solution du problème du logement-.
Solution du problème du logement, en encourageant de toutes façons la créaLion d'immeubles nouveaux, eL notamment en développant l’action des offices publics et des inslitu lions privées d'habitations à bon marché .
Garantie de la sécurité et de la santé des travailleurs.
Garantir la sécurité et la santé des travailleurs : par le vote immédiat et l’application rapide des lois sur les assurances sociales; par le développement des institutions d’hygiène eide salubrité , par 1 institution d un arbitrage équitable et obligatoire en vue de résoudre les conflits entre le capital et le travail*
Encouragement de l'industrie^ du commerce cl de V agriculture.
Lncomager 1 industrie, le commerce et l'agriculture, notamment par la multiplication et le perfectionnement des voies publiques, des moyens de transport, par la négociation de nouveaux traités de commerce, par les simplifications fiscales à appliquer surtout au petit commerce et par la large diffusion de Fénôrgle électrique, mise à la disposition des plus petites localités et des plus petites bourses.
Réforme de l* administration el de la justice.
Reformer l’administration ot la justice dans le sens de la simplification dès formalités, de la rapidité des solutions et de la diminution des frais*
Protection de la famille.
„ Encourager le mariage et la famille en mettant en vigueur le programme arrêté par le Conseil supérieur de la natalité et en venant largement en aide aux familles nombreuses.
hho.ne
Politique estébieube.
pnr 'S solution, conta,,, m d„il( „ „ des dettes interalliée.. t”* * '* «***, de. réparation» «
ce.
Paire collaborer à la sécurité de la France :
par tons leurs moye^, tou» ÏerloytrrlaM^” Parl’ ^ %dement cIue P°^ible, et
3" La%orte^^^^ T ftériei"'es !
de la paix entre les peuples et qui devi- nh festinee à devenir 1 organe essentiel
toujours accrue par une propagande incessante et p0LJrvtle cl“ [ouLe Pautorifé nécessaire,
peuples. "" et par la collabora Lion effective de tous les
Répara (ions.
lienclie le droit de la France ^ #„. ^ .
et dans le monde la conviction raisonnée que la^tiSTr " 1 1i“8*bl?nent dans P^urope sans pitié, rançonnée et ruinée par un 1 ,L e d f,'ança,se’ attaquée par un ennemi
demande que ce qui lui est dû sans iur ' i C.P'OIC’ restc profondément pacifique et ne Intéresser lûtes Ts natns iT ” , T T T ^
décidant à prendre part à un grand emprunt" i I ^ du r6gnÔ de Ja Paix ^ les
payement des réparations. " ° ernational qui faciliterait et hâterait le
Det( es in tera i liées,
4K "le! mlrall““ H* l” "» -“i- -« U France d„,
Charges militaires.
Aussitôt que la nation aura obtenu les mesures de séenrii -■ -
gerle service militaire, pour soulager les finmi*. f ? ^cessâmes, réduire et allé-
v:e économique, à l’usine, à l’agriculture et à‘la fanîide efd ? p0S‘sibIe à !a
plus de l’esprit pacifique du peuple français. 5 °nner au ni0IlcIe une preuve de
Electeurs,
Républicains do gauche, radicaux et socialistes'
a5"i0!,,to™’ P0Ül' -PM, ouvrier., ;
VoUz’^po^t ^ de cS TT Tl U RéPubli<Iue- Ja P«* 1
I de Concentration Républicaine de Gauche, Républicains de
RHONE
cauche Républicains radicaux, Républicains socialistes, Fédération républicaine des ! . - 1 *1* . i .. .1 .. f 4.. IHAha
Anciens Combattants et mobilisés de Lyon et du Rhône.
Vive la République Déni ocrai que et Sociale !
Jean APPLE TON, Professeur à la Faculté de Droit, membre honoraire du Comité central de la Ligue des Droits de F Homme, ancien administrateur du Bureau de bienfaisance de Lyon, membre du Comité de Patronage des Habitations à bon marché;
' membre du Comité juridique des Conseillers du Commerce extérieur, chevalier de la Légion d honneur, croix de guerre, médaillé de la Prévoyance sociale. — Claude VALËNSIO, Avocal à la Cour d'Appel, ancien conseiller municipal de Lyon. — Jean BRALLY, Ancien Directeur de la Compagnie de. navigation, ancien conseiller du Commerce extérieur, chevalier de la Légion d’honneur. - Louis G RL MET, Employé de commerce r Vil le franche, mutile de guerre, croix de guerre. — Claudius VALLIN, Négociant, Président de la Fédération des Petits Propriétaires (ruraux et urbains) du Rhône et du Sud-Est, Y1 ice- Présïdent des Groupements immobiliers de France. Pierre PUT1ER, Négociant en tissus à Tarare, ancien combattant, croix. dé' guerre. — Guy AROUD, Publiciste, ancien combattant, secrétaire général de la Fédération républicaine des Anciens Combattants et Mobilisés de Lyon et du Rhône. Charles HOFFHERR, Avocat à la Cour d’Appel, ancien premier adjoint au Maire de Lyon, Président du Denier des Leolcs de la Guillotière, chevalier de la Légion d’honneur. — Claudius CIIEVALLARD, Conseiller d’arrondissement d'Amplepuis, agriculteur, négociant, membre de la Commission administrative des Hospices d’Amplepuis, chevalier dur Mérite agricole. — Jean FAURE, Ancien négociant, ex-adjoint au Maire de Lyon, Administrateur des Cantines scolaires du l,r arrondissement, engagé volontaire à 58 ans, aviateur, deux blessures, quatre citations, médaille militaire, chevalier de la Légion d honneur. Albert DUBOIS, Docteur en Droit, conseiller municipal d’ Am puis, propriétaire-agriculteur, à Ampuis et à Trêves, — Fernand HERNASCON, Propriétaire-agriculteur, licencié en droit, président de Mutuelle agricole. — Joannès SABOT, Représentant de filature, croix de guerre.
SAONE (HAUTE-)
4 députés.
Inscrits . 69-106
Volants . . ,,, 58-772
Blancs et nuis, . 683
Suffrages exprimés 58.089
Majorité absolue. . * - , 29.045
Quotient électoral, , * 14.523
Liste d'Union nationale républicaine.
MM, About . ... . . . . 27.563
Causerût . 26.650
Ga y . 26.639
De MeaLhon . 26.660
Total . . 107,518
Moyenne . . 26.870
Liste d'Union des républicains démocrates
MM, Morel, . . . 18,243
i au quotient j.
{ à la plus forte moyena©
MM. Guy . . n.053
Ua^iiin . . * . . . 18.2*1
Totül . . . . . 72.633
Moyenne . 18.158
Liste du Cartel des gauches.
JIM. -Jacquot . . . * . . , . . . . 1 1 . 009
Lagelée. . . . 11,669
Jeunot . . . H, 316
Vieil le,., . . . t . . . 11.159
Total. . . „ . 46,053
Moyenne . ...... 11.513
Liste du Bloc ouvrier-paysan.
M M - BonaÿnL . . . J . Of 6
Cabaret . . . . 1.011
Iteloye . . . 1.003
Lallemand , . * , . . T . f J . 000
Total . . 4.030
Moyenne,.. . , . . 1.007
MM. About, Morel.
MM* de Ment bon, Causerez
Liste d'Union nationale républicaine.
Chers Concitoyens,
il y a quatre ans, vous avez donné ù notre liste une majorité imposante*
Ce témoignage de confiance dont' nous avons <eati toute la valeur au lendemain des épreuves subies en commun, nous a aide à accepter la très lourde charge qui dès lors nous incombait,
hn venant aujourd'hui vous demander le renouvellement de notre mandat, nous témoignons à notre tour que nous avons conscience de F avoir rempli honnêtement, loyalement, et, nous osons le dire, non sans quelque succès t — Comment, en efTet, oserions-nous nous
SAOftE (HAUTE-)
représenter devàttt vous, si l’on pouvait, de bonne foi, nous reprocher d’avoir 'trahi notre
mission? . , . , . -
Est-ce à dire que nous ayons pu réaliser tous les espoirs qui saluaient le -premier
anniversaire de l’Armistice? Mous ne. le prétendons pas; nous savons, aillant que quiconque, tout ce que la France attend encore pour réaliser les fruits légitimes de sa victoire.
Nous savons que notre tâche n’est pas. terminée ; nous savons aussi que personne n’osera sérieusement eL honnêtement, prétendre que pouvait être accomplie, dans un court espace de quatre ans, l’ rouvre immense de relèvement économique et de réorganisation mondiale qui. nous incombait, après les ruines et les bouleversements de cinq années de
guerre! . . „ „ (
Pour que celte œuvre s’achève, if faut de la ténacité, de la continuité dans effort, un
travail acharné et le souci constant du bien public- ,
Telle fut, depuis quatre ans? notre seule préoccupation, et nous avons confiance d avoir apporté toute notre activité, toute notre bonne volonté de justice et d’honnêteté, a tirer le meilleur parti possible, pour l’intérêt de chacun de voqs comme pour l’intérêt général du pays, d’une situation exceptionnellement difficile»
Pour continuer, pour améliorer, pour achever l’tfcuvre de reconstitution dont vous nous avez chargés; nous vous demandons de nous confirmer votre' confiance,.
Plus forte sera la majorité qui se groupera autour de nous, mieux nous serons armés pour triompher des obstacles qui sans cesse sc dressent sur notre route.
Fidèles au programme approuvé le 16 novembre 1919 par 27.000 électeurs, nous n’avons cessé de participer nu travail considérable accompli par la majorité vraiment républicaine et nationale qui, d’abord constituée par l’initiative généreuse de M. Mdlerand, l’illustre enfant de la Haute-Saône, s’elt solidement groupée depuis deux ans autour du grand patriote Poincaré, portant bien haut; sans provocation et sans faiblesse, le drapeau
de la France. .
Nous pouvons doue revendiquer notre part dans T'oeuvre réalisée et nous avons le droit
d’en éprouver quelque tierté. . .
La liquidation des services de guerre, le retour à une vie normale, la réorganisation des chemins de fer et de tous les moyens de communication, le maintien du calme, do l’ordre social favorable à la reprise du travail, sans grèves et sans chômage, malgré les essais de mouvements révolutionnaires si heureusement apaisés au printemps de 1920; î’arrét très net des tentatives de retour à la guerre religieuse ; la reprise, lente sans doute, mais progressive et solide de l’activité commerciale, au milieu du bouleversement économique qui atteint le monde entier : un redressement aussi important accompli en quaire années seulement, n’est-ce rien ?
Ajoutez à cela l’effort énorme qu’il' a fallu faire pour remettre dé 1 ordre dans nos finances, pour revenir à une situation budgétaire claire et équilibrée, pour faire lace enfin aux charges formidables que nous a léguées la guerre ; tenez compte du travail prodigieux, insuffisamment connu, accompli pour rendre la vie aux dix malheureux départements
dévastés 1 ^
Et songez que cet effort de reconstitution était sans cesse dominé et entrave par les angoissantes péripéties de la mise en application du Traité de Versailles, de la lutte à soutenir jour par jour, non seulement contre un adversaire déloyal résolu à user de tous les moyens dilatoires pour se dérober à obligations, mais aussi contre des Alliés dont les intérêts et les conceptions se sont révélés, au lendemain d’une collaboration infime sur les champs de bataille, en opposition de plus en plus marquée avec les nôtres. [
Aujourd’hui, vous savez où nous en .sommes :
Le gage de la Rnbr est solidement entre nos mains, garantissant à la fois nos réparations et notre sécurité; le bon sens et le sang-froid, la volonté de travail du pays tout
SAONE (HAUTE )
entier nous ont permis de prendre les mesures nécessaires pour aider le Gouvernement de M, Poincaré à gagner la grande bataille du ranc, par laquelle P Allemagne espérait bien nous arracher les fruits de notre victoire.
Ces graves préoccupations ne nous ont d’ailleurs pas empêché d’apporter toute notre attention à U œuvre plus modeste, mais non moins utile, des réformes et des progrès de chaque jour.
Reconnaissance des droits de propriété du cultivateur, par la législation sur les houilleurs de cru ; encouragement aux familles nombreuses, pour combattre le grave danger de la dépopulation; développement continu de la législation d’entr’aide sociale; organisation de la profession agricole par les Chambres d’agriculture; électrification des campagnes; lutte contre les excès de la vie chère par la poursuite des abus de la spéculation et des faiblesses des Administrations de l’Etat;.., il est impossible de tout citer ici en quelques mots.
Uniquement dévoués aux intérêts supérieurs du pays, tans aucune entrave d’intérêt perso nnel^ou du parti? nous sommes prêts à poursuivre lu tâche que nous avons commencée.
En face de nous, qui voyez- vous ?
Tout d’abord, les anciens partis, ces radicaux-socialistes honteux ]de leur étiquette et se proclamant, par une usurpation "aussi impudente que ridicule, les seuls vrais Républicains [
Ces hommes qui, ayant détenu le pouvoir pendant plus de vingt ans, nous ont laissé rhéritage terrible des ruines- de îa guerre, de 400 milliards de de Lté et de cet instrument débile et imparfait qu'est le Traité de Versailles; ces hommes qui ont partie liée avec Cailhiox et Malvy, tous deux condamnés en pleine guerre pour forfaiture, ces hommes osent se pVé tendre seuls capables de refaire la fortune de la France, eux qui font conduite aux bords de l’abimc, eux qui, de 1910 à 1914, ont augmenté les dépenses publiques de 24 0/0 en quatre ans, laissant tous leur s' budgets en déficit, eux qui ne savent quf entretenir entre les Français une atmosphère de rivalités intestines et de guerre civile ! !
A côté d’eux, vous apercevez les partisans de la Révolution, ceux qui rêvent d’accaparer à leur seul profit la propriété privée, sous les apparences d’un socialisme prêt h nous conduire jusqu’au communisme à là mode de Moscou.
Electeurs saônols !
Vous nous avez vu sur la brèche depuis quatre ans ! Nous voulons poursuivre l’œuvre du relèvement de la France, dans le travail, Tordre, TUmon fraternelle de tous les bons Français, sous Tégide de la République,
Nous voulons que le Boche paye; nous vouions que le gage de la Ruhr soit énergiquement tenu, jusqu’à, complète satisfaction.
A vous cl© dire si telle est votre volonté, ou si vous préférez confier les destinées de la France aux gaspilleurs et défaitistes que vous connaissez pour les avoir vu k l’oeuvre pendant vingt ans, ou bien encore a ceux qui ne cachent point leur désir de conduire la France aux bouleversements révolutionnaires.
C’est avec confiance que nous attendons votre verdict.
Le 11 mai, vous choisirez et vous proclamerez votre volonté que la France vive, en votant en masse, sans aucune défection, pour la liste d’union nationale républicaine :
Gaston About, docteur Càuserèt, Paul Gay, Henri de Menthol.