BÉRET. — MÀZÀÜD. — SU RR Y
ÀltfÊGE
Liste d'Union Républicaine et Nationale.
PaOGRAHMRt
U usai a me at Républicains,
Acqpîs à l'esprit National,
Épris de paix et d'ordre,
Amis de la liberté de conscience.
Respectueux de la propriété privée,
nous exprimons nettement ici notre sentiment sur les principaux problèmes de 1 heure .
Sécurité il l’extérieur, garantie par une politique de ferme modération vis-à-vis de l'ennemi d’hier, par le maintien d’une armée défensive, et surtout par une politique d'avantages positifs aux familles nombreuses, le véritable gage de la paix résidant dans un relèvement du chiffre des naissances ;
Restauration financière, réalisée par une revalorisation progressive de la monnaie, par des économies sévères, des budgets où les recettes soient en excédent sur les dépenses, et F amortissement parallèle de la dette publique, amortissement auquel devront être affectés, les payements effectués par l1 Allemagne, et non par un prélèvement sur la fortune nationale;
Renaissance agricole, entreprise sur j es bases d une politique française du ble, et sur la mise en œuvre d’un ensemble de moyens capables de retenir l’agriculteur au village, en lui assurant une existence confortable cita juste rémunération de son dur labeur;
Assurances données à l’ouvrier contre la maladie, le chômage et la vieillesse ; encouragement à toutes les ententes, à toutes les collaborations du capital et du travail,
Protection des commerçants loyaux et honnêtes contre les exagérations fiscales;
Réorganisation administrative sur la base d’une large décentralisation permettant aux régions de régler elles-mêmes et sur place, par le moyen d’Assemblées professionnelles, les diverses questions d’intérêt local ; réduction du nombre des fonctionnaires sans toucher aux droits acquis par non-remplacement et en restreignant le recrutement aux strictes nécessités de services ;
Liberté absolue de conscience;
Adaptation au coût de k vie des pensions de guerre fondées en justice;
Enseignement secondaire gratuit pour tous les enfants capables de le recevoir ;
Tels sont les principaux articles d’un programme qui peut rallier tous les Français.
En somme : . . ; i *>
Des solutions nationales;
Un véritable esprit d’ordre et de paix;
* Un Etat décongestionné;
Le travail en commun de tous les Français au relèvement do la Patrie;
La justice pour les mutilés;
Des reprises impitoyables exercées sur les mercantis. et les profiteurs ;
Le billet de mille à mille francs et non pas à deux sous.
Voilà ce que nous proposons aux électeurs, de ..l’Ariègo.
ARIËGE
Tous ceux qui veulent vivre en paix et jouir tranquillement, sur leurs vieux jours du truit de leur travail, sans révolutions, sans famines, sans guerres, doivent voter pour
Jacques VI VENT-BK LESTA : - Charles DESPREZ - foseoïi AGEORGES. P
Liste du Bloc Ouvrier et Paysan.
Le Désordre capitaliste.
Le Parti Communiste constate que la tuerie mondiale et les traités de violence qui l'ont sume ont précipité le désordre, aggravé les maux de ,1a société capitaliste et créé partout une Situation intolérable aux travailleurs, exigeant sans délai une transformation complète du régime- , 1
Nous assistons aux convulsions suprêmes d?un ordre social frappé à mort.
La monopolisation croissante des capitaux, de la production et de l’échange par une oligarchie insatiable; une crise économique et linancière sans précédent; l’exploitation ehonlee du travail des prolétaires; la journée de huit heures en danger ; les salaires réels avili, s ; une spéculation eifrénée sur les denrées et les logements qui, s’ajoutant la baisse" lu ranc, inflige la misère aux petites gens, cependant que de louches trafiquants font des fortunes vertigineuses; le poids écrasant des impôts ; l’impossibilité, de jour en jour plus évidente de la « reconstitution européenne «dans le cadre du régime actuel; un nombreux renouveau du militarisme et des armements, de la diplomatie secrète et du jeu néfaste des alliances, annonçant de nouvelles catastrophes... Tout annonce 1 écroulement du capitalisme cl pose aux peuple l'impérieux dilemme.:
La révolution ou l 'esclavage !
Lü Futilité du Bloc National,
Depuis la fin de la guerre, la réaction française, au pouvoir, sous le nom de Bloc National, n a cesse de saboter la paix et d’exciter contre la France officielle la juste colère de tous les peuples du monde. Par la faute des Millerand, des Poincaré et d’une Chambre infâme de millionnaires et de mercantis, la France est entourée de l’hostilité générale. Elle n’a comme alliés que les gouvernants de petits ÉtaLs sans indépendance, achetés avec les millions des contribuables trançais, mais dont les peuplés désavouent la vassalité.
Sous le prétexte mensonger d-’exiger de l’Allemagne le payement des réparations, én » rea',le Pour satisfaire- aux appétits d’une clique d’induslri'els et de financiers qui fait la loi dans ce pays, le Bloc National a entrepris l’occupation de la Ruhr qui porte â son comble le désastre européen. Non seulement il a plongé ainsi le peuple allemand dans une misère atroce, crime inexpiable, non seulement il a augmenté le déficit du budget français au lieu de le réduire, mais il a irrémédiablement compromis toute chance de restauration écono mique de l’Europe,
Les capitalistes français et allemands s’entendent, aujourd’hui, comme larrons en foire.
àïviÉge
au détriment de la classe ouvrière de France et d’Allemagne, qui devra payer les frais de l’opération criminelle et pour assurer sa toute puissance établie sur la misère de multitudes exploitées ou opprimées, le Bloc National, gendarme de l'Europe* entretient une armée gigantesque et parasitaire.
Seule, la République ouvrière et paysanne des Soviets de Russie, malgré son isolement et les ruines causées par 11 guerre cl la contre-révolution, travaille à maintenir la paix et à porter des œuvres de vie, tandis que Bloc National poursuit son œuvre de mort.
A la veille d’êlrô'chassé du pouvoir, le Bloc National lègue au pays un triste héritage : augmentation de 20 0/0 de tous les impôts directs et indirects,, livraison des monopole, d’Élat à la voracité du capital privé, abandon de la réforme des pensions, retrait du projet des assurances sociales. Par contre, il ne parle nullement d’évacuer la Ruhr, de réduire les dépenses militaires et. de cesser scs jm vois d’argent aux États vassaux de P Europe centrale*
Le Parti Communiste- dénonce aux masses populaires l'irrémédiable banqueroute de la bourgeoisie; sou impuissance a sauver la civilisation, son incapacité d'enrayer la crise économique qui épuise reniement les peuples, de rétablir un minimum de paix, de sécurité et de bien-être pour les masses.
Ee Bloc National de Gauche.
Inquiète de la haine croissante que susciLe dans le pays le Bloc National, la bourgeoisie prend la précaution de consÜtuer un nouveau bloc de défense capitaliste qui, sous îe nom de Bloc des Gauches, continuera a duperies masses populaires, Le Bloc National de Gauche n’est pas une nouveauté. Quinze années de domination radicale avant la guerre ont p^onlré que les travailleurs avaient tort d’attendre do la bourgeoisie gouvernante, quelles que soient les étiquettes dont elle» se pare, autre chose qidoppression, exploitation et parfois même répression sanglante. Les fusillades du Havre n'ont' fait qu’éveiller 1 écho des fusillades de üraveil et de Narbonne. Sous le règne même du Bloc National, trois membres dp Parti Radical siègent aux côtés de Poincaré au Conseil des ministres. Les futurs chefs du Bloc National de Gauche, Aristide Briand, Herriot et Franklin-Bouillon, se sont associés à la politique impérialiste du Bloc National, dirigée contre la classe ouvrière ; impôts écrasants, révocation de 25,000 cheminots, crédits pour l’opération criminelle de la Ruhr.
Pour le Gouvernerfifyil ^Ouvrier et Paysan.
A bas la bourgeoisie! Place au prolétariat! Contre le gouvernement capitaliste incapable et sanguinaire, contre le despotisme d'une* oligarchie de métallurgistes, de banquiers et de mercantis, qui oppriment et dévalisent la France, le Parti Communiste lève le drapeau du « gouvernement ouvrier. et paysan », ^ 1
Seul, un gouvernement ouvrier et paysan, soutenu par les organisations de travailleurs, sauvera le pays de la tyranié de l’argent, de la barbarie de la guerre, des crimes du facisme et de la réaction.
Le gouvernement ouvrier et paysan, c’esL le salut pour F immense majorité du peuples pour tous ceux qui travaillent sans exploiter le travail d’aulrui.
Le gouvernement ouvrier et paysan ne sera pas une institution parlementaire, il sera appuyé sur les organes de classe du prolétariat, syndicats, conseils d'usines, etc. Son action favorable aux exploités lèvera contre lui l'opposition violente de la bourgeoisie, menacée dans ses privilèges, et qui ne reculera devant aucun moyen pour l’abattre.
Lie gouvernement ouvrier et paysan mobilisera toutes les forces ouvrières pour se défendre per tous les moyens et pour instaurer la dictature du prolétariat des villes et des campagnes, seule capable de vaincre définitivement la bourgeoisie.
ARIÈGE
Pour que le gouvernement ouvrier et paysan devienne une réalité, que faut-il? -
Il faut battre la bourgeoisie!
Tl faut constituer, aux élections comme en toutes circonstances favorables, le Bloc ouvrier et paysan, la coalition de toutes les forces des travailleurs s’opposant ’ au Bloc bourgeois, au Bloc de gauche comme au Bloc National,
Ni Bloc National de droite, ni Bloc National de gauche, tous deux instruments du capital I Bloc ouvrier eL paysan, instrument de libération du travail!
Le Bloc ouvrier et paysan, c’est l’union des travailleurs des villes et des campagnes, des ouvriers, paysans, employés, fonctionnaires, de tous ceux qui aspirent à un ordre social meilleur, de tous ceux fjui souffrent de la dictature insolente des rois çlc l’argent.
Le Parti Communiste. appelle les organisations prolétariennes à former avee lui le Bloc ouvrier et paysan et met en avant des candidatures ouvrières et paysannes comme seules susceptibles de grouper la majorité des travail leurs.
Le programme du Bloc Ouvrier et Paysan.
Gomme programme du Bloc ouvrier et paysan et du futur gouvernement ouvrier et paysan, le Parti Communiste propose :
t. \° Extinction de la dette publique par la saisie des grandes fortunes* Suppression de 1 impôt sur les salaires et des impôts indirects*
2' Socialisation des banques, des mines, des chemins de fer pi Iran: ports maritimes, des usines et fabriques des assurances, du commerce des pétroles et, d’une façon générale, de toute industrie employant plus de cinquante ouvriers*
'Établissement, dans toutes les industries socialisées ou non, du contrôle ouvrier (s’exerçant par les Comités d'usines), de la journée de huit heures (six heures dans' les industries insalubres) et du minimum de salaire, -Droit de coalition et de grève aux fonction^ naires et aux travailleurs étrangers.
Assurances sociales, sans cotisations ouvrières, contre tous les risques afférents à la vie et au travail des ouvriers, paysans, employés, fonctionnaires* Salaire minimum aux mutilés e[ retraites du travail et de 3a guerre. La maternité fonction sociale.
3 Abolition de- la constitution bourgeoise; substitution à la pseudo-démocratie bourgeoise d une démocratie purement ouvrière et paysanne associant les syndicats ouvriers à la gestion des services publics. Égalité de tous les droits pour tous les citoyens sans distinction de sexe.
L Réquisition des locaux d habitation, taxation des loyers, construction par les municipal i les d immeubles a loyers bon marché. ^
j Répression rigoureuse de la spéculation. Contrôle des prix par des commissions syndicales et coopératives; développement des coopératives avee l'appui financier du gouvernement ouvrier, et paysan.
fi Suppression de 1 armée permanente et de l’industrie privé des armements* Désar- * mement de la bourgeoisie et répression des menées fascistes. Armement du prolétariat. Fonction d une milice ouvrière et paysanne pour la défense des conquêtes du Bloc ouvrier et paysan* Abolition des conseils de guerre et des; bagnes militaires. Octroi de tous les droits de citoyens aux mobilisés* Formation de conseils de soldats et de- marins pour la défense de leurs droits» et de leurs intérêts*
7° Droit des colonies à disposer librement d’el les-même*
8 Instruction gratuite, laïque et obligatoire de tons les enfants de 6 à 16 ans* Enseignement supérieur à la portée de tous. Mise à la charge de l’État des frais d'entretien des jeunes , gens qui, appartenant h la classe ouvrière, auront fait preuve d'aptitudes particulières*
ARIÈGE
Réforme fies programmes, en vue d’associer intimement, à tous les degrés d'enseignement, l'instruction professionnelle et technique à Tins traction générale*
9° Suppression de la magistrature. Généralisation du jury. Amnistie générale aux victimes du capitalisme. / *
R> Expropriation des grands propriétaires fonciers. Remise des fermes et métairies expropriées soit a des coopératives agricoles, soit aux familles paysannes qui les cultivaient précédemment. Crédit agricole d'Etat pour le perfectionnement de l'outillage et de la technique. Électrification des campagnes.
Admission des ouvriers agricoles, journaliers, domestiques' de ferme au bénéfice des lois ouvrières et des assurances sociales. Les petits propriétaires exploitant eux-mêmes conserveront la jouissance de leur propriété.
11» Payement immédiat de leurs dommages de guerre restés en souffrance aux petits et moyens sinistrés. Révision des indemnités accordées aux sinistrés de la grande bourgeoisie. Répression du trafic des bons de cession.
1^° Constitution d*une Haute-Cour populaire qui aura adjuger :
Les responsabilités de la tuerie mondiale et de sa prolongation;
Les responsaBililés*encourues par les chefs militaires, grand# et petils, dans la conduite de la guerre ;
Les profiteurs de la guerre.
13° Annulation du traité de Versailles, qui n'est qu’une déclaration de guerre permanente. Conclusion d’une paix véritable, sans annexions, ni eon Libations de guerre. Mise en commun des dettes de guerre et des réparations. Evacuation de toutes les régions occupées; rappel de toutes les missions militaires.
Alliance avec V Union des Républiques soviétiques.
M° Substition des États-Unis d’Europe à la pseudo-Société des Nations,
Le Comité Directeur du Parti Communiste ,
— Sa --
iV 1471
AUBE
S députés.
Inscrits, . t , , . , , .
Votants (I),. ,
Liste socialiste indépendante,
MM. Lacotte. , . , . , . .
B fanes et nuis . . .
Suffrages exprimés
Coppols., , - . , Ma El lard . . L . .
Majorité absolue. . . . .
Quotient électoral . . .
Total
Moyenne.
Liste du Parti républicain et social.
démocratique
Liste du Parti socialiste.
MM, Lesaché. . .
MM. Croise ,
Théveny , , r . * . .
Lemasson
De Launay.
Val damai*. . . .
Total,, - -
Total . .
Moyenne. ....
Moyenne,
Liste de la Fédération républicaine - radicale et radio a le «socialiste.
Liste du
Bloc ou vrier-p ay e au ,
MM* Israël. .... . ,
4 (' fefiQ
MM. Philbois/.. , .
B dt th fil R mot
Thiriot .
Bayard ..... ,
Brouillard . „ .
Total. *
Total. . , * .
Moyenne.,,,,.
Moyenne .
£]us ■ j au quotient . . . . . m. Lesaché.
I à la plus forte moyenne . , . MM, de Launay, Théveny,
Parti républicain démocratique et social,
P om la politique Poincaré,
Chers Concitoyens t
Désignes par le Congres républicain, réuni à Troyes le 5 avril, pour défendre dans 1 Aube le programme politique de M,, Poincaré; agréés par le <t ParLi républicain démocratique et social », nous nous présentons ü vos suffrages.
Nous avons pleine conOmce en votre verdict.
(1) Le Ministère de l'Intérieur donnait j votants, 57,300-
AUBE
La fidélité» l’ardeur avec lesquelles deux d'entre nous ont soutenu à la Chambre l'éminent homme d’Etat qui, dans des circonstances exceptionnellement graves» a luüé pour obliger V Allemagne h satisfaire enfin à ses obligations, sont, croyons-nous, le meilleur titre dont nous puissions nous recommander auprès du corps électoral.
Quand la question de rdfccupalion de la Ruhr fut posée, nous n’avons pas hésité une seconde. Nous avons pris nos responsabilités. Nous avons, de toute notre conviction, appuyé la sanction contre r Allemagne récalcitrante, devenue indispensable.
Et tandis que d’autres continuaient à se tourner vers P Angle terre, oublieuse alors de ses devoirs de solidarité, notre pensée allait vers les quinze cent mille morts sacrifiés par le militarisme allemand.
Nous nous sommes ainsi associés à la politique de fermeté qui, seule, pouvait assurer l’exécution trop longtemps différée du traité de Versatiles el nous procurer la sécurité.
Nous nous sommes associés également — et nous nous eu réclamons hautement — aux mesures financières énergiques qui viennent d’assurer le redressement du crédit de la France, de sauver lavoir de chacun et d’abaisser le change, ce qui aura pour effet de diminuer le coût de la vie*
Sans ces mesures, c’était ht débâcle de nos finances, la ruine des millions de Français qui ont économisé et qui, sur leurs vieux jours, n’auraient même plus pu se procurer le pain quotidien.
Électeurs,
Vous aurez b dire, le 11 mai, si vous voulez que l’on continue celte politique de sagesse ou si vous voulez renverser M. Poincaré*
Avant de vous décider, réfléchissez à cette grave considération : tandis qu’avec Poincaré on sait où l’on va, avec ses adversaires on serait en plein inconnu*
Aucun d’eux — * sauf le ParLi communiste qui^rêve bolchevisme — n a de programme précis. Aucun ne dit catégoriquement quelle politique il suivrait vis-à-vis de 1 Allemagne* Aucun ne précise comment il ferait payer les Boches, comment il assurerait notre sécurité, comment, à l’intérieur, il aurait résolu la crise financière et procédé aux économies nationales, *
Ceux qui sont toujours prêts à voter les dépenses les plus lourdes, mais aussi à refuser au Gouvernement les ressources nécessaires, nous mèneraient rapidement à la ruine, à la débâcle.
Notre programme tient tout entier dans les précisions si nettes, si lucides qu a données M. Poincaré dans ses récents discours :
P o l iliq u e in té r le u r e *
« Union républicaine et concorde nationale » :
Cette devise, dont s’inspire M. Poincaré, est aussi la noire.
Nous faisons appd à tous les républicains sans distinction de nuances, qui désirent une politique de concorde nationale. Celte politique est; à nos yeux, la condition même de notre relèvement économique et du progrès social.
Paix religieuse par le respect des lois de laïcité qui, scion l’heureuse formulé de M. Poincaré, doivent être appliquées dans l’esprit libéral où elles ont été conçues. Faire en sorte que l’Ecole d’Etal ne devienne jamais l'instrument d’aucun parti ou d aucune secte et qu’elle continue d’appartenir à la France tout entière; protéger la liberté de conscience contre toutes les atteintes, d'ou quelles viennent, et accoutflUer l’ensemble des citoyens à la compréhension et au respect d’autrui ».
Paix sociale dans le respect des droits de chacun .
AUBE
Lutte contre la dépopulation :
Le problème de la dépopulation est l'un des plus angoissant# pour l’avenir de îa France. 1! faut t\ tout prix combattre la mortalité infantile et relever la natalité, lutter contre les maladies dites « sociales » ; tuberculose, avarie, etc,
À ces fins, nous adhérons entièrement à toutes les mesures d'encouragement et de protection morale et financière (vote familial, subvention pour charges de famille, développement du sursalaire familial, etc J*
La crise du logement ;
La crise du logement et la lutte contre le taudis appellent des remèdes urgents Nous nous y attacherons de tout cœur, notamment en encourageant et aidant la construction de maisons a bon marché,
La santé de la race. — Les sports :
Au point de vue physique aussi bien qu'au point de vue moral, le développement des sports de plein air doit être encouragé, Nous n’y faillirons pas,
La vie chère : - ■
Le plus grand mai de l’heure actuelle, c'est la vie chère. Elle ne peut être combattue que de trois manières :
1° L amélioration monétaire qui, en rapprochant graduellement le franc de sa valeur nominale, abaissera automatiquement le prix de toutes choses. Ce sera le résultat d'une
bonne et sévère gestion financière.
2° L'intensification de la production, 'industrielle aussi bien qu'agricole. 1
3° La lutte contre la spéculation, contre l'accaparement, par le renforcement des lois pénales et par la guerre aux memmtis qui faussent les cours et qui font ainsi le. plus grand tort au commerce honnête qui a besoin de stabilité. ^
Les victimes de la guerre. — Les anciens combattants. — Les anciens P. G. :
Nous ne poumons les oublier sans manquer à un devoir essentiel. Nous ferons droit à leurs légitimes revendications en nous eilbrçanL, pour y satisfaire, d’améliorer les finances publiques, C’est le seul moyen de s'acquitter envers ees « créanciers privilégiés de la nation », De grandioses promesses ne valent pas des crédits disponibles.
Les fonctionnaires et les cheminots ;
Nous n’admettons pas le droit de grève pour les fonctionnaires ni les cheminots, mais nous sommes “partisans d’un statut étudié d’un commun accord qui garantisse leurs droits et leurs libertés. Nous appuierons la révision des traitements devenue urgente, dans l’ intérêt même, bien compris, de l'Etat . Fonctionnaires convenablement rétribués et fournissant un travail équivalent dans toutes les Administrations; suppression progressive des emplois inutiles : tel est notre désir.
Retraités, petits rentiers, petits propriétaires :
La loi améliorant les retraites a pu enfin être votée. Nous ne perdons pas de vue non plus la pénible situation des petits renLiers et des peiîts propriétaires. Le remède à leur infortune ne peut être trouvé que par un abaissement du coût de la vie résultant surtout d une bonne gestion financière.
ÀUBR
P o lit iq ne économique.
Encourager la production :
Les quéjg Lions économiques ont toujours eu le meilleur de nos préoccupations. Nous continuerons a nous y instéresser passionnément.
Agriculteurs :
Nous entendons que l'Agriculture obtienne une protection égale à celle de l'industrie: sa décadence entraînerait inévitablement la décadence du pays tout entier. Nous aiderons à faciliter le développement de la production par la diffusion des engrais et le perfectionnement de l'outillage. Nous contribuerons, dans la mesure de nos moyens, à faciliter les transports et la vente des produits.
Les vignerons de l’Aube :
Est-il besoin de dire que la défense des vignerons de l’Aube sera l'objet de nos soins les plus vigilants. Sans nous lasser jamais, en pleine communauté de vues avec les vaillants Syndicats viticoles, nous déjouerons les traquenards de dernière heure jusqu'au jour, qui est proche, où le droit des vignerons sera définitivement reconnu et désormais incontesté.
Nous nous efforcerons d'obtenir l’acquit Champagne, qui ne saurait être plus longtemps refusé aux. vignerons sans une intolérable Iniquité,
Notre passé sans défaillance répond de notre dévouement dans l’avenir.
Commerce et industrie :
Le commerce et l'industrie sont aussi essentiels que l'agriculture à 3a prospérité du pays. Eux aussi ont droit à la protection de la loi, à l'allégement de leurs charges.
Partisans convaincus des doctrines de liberté et d’émulation qui stimulent les initiatives et engendrent le progrès, nous n'admettons pas la création fie nouveaux monopoles d'Etat.
Mais nous n’admettons pas davantage les grands monopoles de fait, tels que ces puissantes organisations qui, sous le nom de trusts et consortiums, ont pour but de ruiner la petite et la moyenne industrie et d'asservir le pays aux puissances financières.
Nous nous efforcerons d'obtenir la simplification du système fiscal — en voie d'amélioration — qui pèse sur le commerce et l'industrie.
Capital et travail :
Nous estimons que c'est dans l'entente amicale des patrons et dés ouvriers qu’est la clef du problème du travail. L'antagonisme de classes auquel poussent les partis révolutionnaires ne peut amener que désordre et (pie ruines.
Nous favoriserons toutes les mesures démocratiques qui auront pour but d'assurer le mieux-être des travailleurs et de permettre leur accession à la propriété.
Politique financière .
Des économies avant tout. — Sage gestion financière :
Nous attendons du Gouvernement, qui a reçu pleins pouvoirs a cet effet, de sérieuses économies par la réforme de L'organisation, souvent surannée, de notre administration.
Nous veillerons à ce que ces économies soient réalisées sans retard.
AUDE
Noua* nous imposerons comme règle immuable de ne voter aucune dépense qui ne soit couverte par une ressource normale.
Nous ne laisserons pas toucher à l'impôt général sur le revenu, sévèrement contrôlé, qui, à notre époque où des fortunes considérables s'élèvent en si peu de temps, est devenu indispensable pour faire supporter par les nouveaux riches la part d'impôts qui doit leur incomber dans les charges de l'Etat.
Les profiteurs de guerre :
Nous poursuivrons, jusqu'à sa réalisation complète, l'œuvre de restitution des profits scandaleux, de la guerre.
Politique extérieure.
Nous nous attacherons à faire payer les Allemands et h obLenir l'exécution des clauses du traité de Versailles propres h assurer notre sécurité.
Désireux de voir l'humanité se diriger de plus en plus vers l'arbitrage et par conséquent vers le recours h la Société des Nations; nous n’oublierons pas cependant que nos sentiments de concorde universelle sont loin d'être partagés partout et que l'Allemagne n'a point cessé de rêver de revanche.
Une armée forte, des alliances solides avec les peuples dont le sort est hé au nôtre, nous paraissent, sans préjudice des accords internationaux, les moyens les plias propres à maintenir la paix et à éviter le retour de la catastrophe horrible qui s'est abattue sur l'Europe en 1914,
Révision des méthodes parlementaires :
Nous sommes en plein accord avec M. Poincaré a sur la nécessité dé re viser, dès La rentrée de la Chambre, nos méthodes parlementaires et les règlements qui les ont faussées* Il y va du sort delà législature prochaine. Si la Chambre se met à la besogne avant d'avoir forgé un instrument nouveau, si elle laisse les groupes se former au hasard des fantaisies individuelles, si elle ne précise pas le mandat des commissions, si elle n’arme pas mieux son président, si elle admet le chevauchement des discussions et le recommencement indéfini des mêmes discours, elle se débattra misérablement dans le tumulte et dans l’impuissance. C'est dès les premiers jours de juin que tous ensemble, députés et gouvernement, auront le devoir d'entreprendre et de réaliser cotte réforme parlementaire. Toute heure de retard serait perdue pour le pays
Chers Concitoyens,
Tel est notre programme dans ses grandes lignes.
Dans le cadre étroit d'une profession de foi, nous n'avons pu nous arrêter aux détails, mais aucun d'eux ne sera négligé par nous. Il n'est si petite mesure d’ordre économique ou social qui n’ait son importance et ne contribue à la prospérité générale.
SI vous nous faites confiance, vous pouvez compter sur notre absolu dévouement*
Vive la République démocratique et sociale I
Vive l'Aube en Champagne!
LESA C HÉ, Député sortant. — THE VEN Y, Député sortant. — De LAUNAY, Conseiller général*
AUBE
Liste de la Fédération républicaine, radicale et radicale-socialiste.
Aux Électeurs,
Désignés par la Fédération républicaine, radicale et radicale-socialiste de 1 Aube et par un Congrès républicain, pour être candidats aux élections législatives du 11 ma, nous n’avons nas à vous dire longuement qui nous sommes. Deux de, lire nous, députés sortants, vous apportent, mieux que des paroles, leurs actes. Vous avez vu avec quelle anfcmr nous avons toujours défendu les inLérêls de notre département, du pays et de la République, dont vous nous aviez confié la garde et comment nous avons constamment lutte pour ne pas laisser porter atteinte à nos conquêtes laïques et sociales. Le troisième d entre nous, partageant entièrement les opinions politiques de ses deux co-l.st.era a oie désigne , par -U Fédération radicale parce que, fils d’ouvriers agricoles, étant demeuré tonte sa v,e un travailleur des champs, il pourra, mieux que tout autre, détendre les droits et les justes .evendations des ruraux, parce qu'il pourra crier bien haut, au Paiement, que le plus grave péril qui menace, à l’heure actuelle, le pays, c’est la désert, on des campagnes à laquelle ,1 faut, parer, sans plus tarder, par d’énergiques mesures de protection des terriens. .
Républicains, nous ne pouvons nous associer à la politique intérieure suivie depuis quatre ans et demi par une majorité marquant nettement ses tendances réactionnaires. Nous condamnons les agissements de cette majorité de droite qm, à 1 exteneur a permis qu’on dénaturât les véritables sentiments de la France républicaine, en ne la montrant pas sous son véritable visage qui est celui d’une Démocratie, fidèle à 1 esprit de la Révolution, résolue à travailler de toutes ses forces à assurer définitivement la Paix. •
Ce que nous voulons, c’est aider à reconstituer dans la Chambre prochaine, une majorité essentiellement républicaine, qui comprendrait tous les démocrates, d’esprit et de cœur laïques, tous les démocrates résolus à défendre en même temps quune politique -sauvegardai) t les droits de la Nation, une politique d'améliorations sociales .
Nous ne voulons pas laisser sacrifier les droits de la France. Nous ne voulons pas que le capitalisme allemand, responsable de là guerre, rebelle à son devoir, puisse échapper au au payement des justes réparations . qu’il doit à notre pays ; maie, devant la mauvaise foi persistante de l’Allemagne, nous avons la conviction que nous ne briserons sa mauvaise volonté que nous n’obtiendrons des résultats vraiment positifs que si elle voit se dresser a nouveau devant elle l’entente des Alliés. Nous voulons donc revenir à une politique d’accords internationaux. Noùs voulons poursuivre la réalisation de ces accords parce que, seuls, ils nous paraissent de nature à empêcher dans l’avenir une nouvelle offensive de l’Allemagne qui n’a pas encore su condamner. 1 impérialisme.
p01ir garantir la paix,. nous voulons étendre, renforcer les pouvoirs de la Société des
Nations.
Nous voulons que, dès la rentrée du Parlement, soit établi le programme financier de la prochaine législature qui devra, pour assainir les finances publiques, renoncer definitivement à la politique d’emprunts soutenue par la majorité de la Chambre dernière, réaliser, une politique d’économies véritables par une réorganisation de nos diverses administrations, particulièrement en comprimant les dépenses excessives du Ministère de la Guerre et de la Marine, en supprimant les emplois inutiles.
Nous voulons faire rendre gorge aux profiteurs . Nous voulons la révision des marches de la guerre : les fournisseurs qui ont trompé l’État et réalisé des bénéfices exagère», doivent être tenu de rendre les milliards qu’ils ont volés. Nous voulons mettre un terme aux scandales qui se sont produits dans les Régions dévastées, obtenir la restitution des
AUBE
milliards indûment versés à de gros sinistrés qui ont touché des indemnités en dehors de toute proportion avec les dommages subis.
Nous voulons la répression énergique de la fraude sur les valeurs mobilières, le fonctionnement régulier de h impôt sur le revenu. Nous voulons Je remplacement de la taxe sur le chiffre d'affaires par des taxes uniques à la production et à l7 importation
Résolus n obtenir, par leur adaptation aux méthodes industrielles, un meilleur rendement des monopoles d'État, nous rie voulons pas les livrer aux convoitises des plouLoerales et des gens d'affaires qui ré vent de leur substituer de véritables monopoles privés.
Nous voulons lutter énergiquement contre les agioteurs, les spéculateurs, les accapareurs responsables de îa vie chère.
Nous entendons alléger les charges militaires: la sécurité du pays peut être assurée par le service militaire réduit; les jeunes soldats, rendus après dix mois à la production nationale, au travail fécond, seraient plus utiles qu'en demeurant retenus dix-huit mois à la caserne,
La législation scolaire qui non* régît fait partie désormais, du patrimoine inaliénable de la France républicaine. Mais elle ne suffit pas. L'instruction secondaire et l'instruction supérieure constituent encore un privilège de l'argent. Nous voulons que F accès de ces études soit non plus garanti aux plus riches, mais aux plus aptes. Ainsi f exigent non seulement b droit de l’enfant, mais l'intérêt même de la Nation.
àlï point de vue agricole, nous voulons poursuivre Tel ec tri fica lion des campagnes, améliorer les réseaux de chemins de fer, développer les organisations professionnelles', étendre le crédit agricole; Nous disons que l'industrie agricole, doit, par des droits de douane, être défendue commie le sont les autres industries. Noua favoriserons les organisations syndicales; cooperatives, et mutualistes agricoles. Nous associerons l'agriculture à F exploitation de tous les produits qui lui sont nécessaires^ par Liculièi ement des engrais et de l’énergie électrique.
Nous défendrons les droits des bouilleurs de cru.
Nous continuerons à soutenir les façonniers et les artisans victimes de nos dernières lois fiscales. Nous voulons protéger l'atelier familial.
vNous défendrons les droits des- petits ciïm mer ça nts trop sauve ni sacrifiés. Nous les protégerons contre toutes mesures arbitraires ou vexatoires.
Nous voulons le maintien des lois ouvrières, des libertés syndicales, le respect des droits civiques des fonctionnaires. Nous voulons la collaboration confiante du capital et du travail .
Nous poursuivrons le vote et l’application des assurances sociales. Nous entendons protéger la femme et l'enfant, engager une lutte efficace contre le taudis cl les fléaux sociaux, améliorer les connditions de l'existence pour les ouvriers des ville- et des campagnes. Nous favoriserons l'accès des travailleurs à la propriété.
Nous voulons voir enfin entreprendre une politique de la natalité, de protection des familles nombreuses.
Nous ne laissererons pas sacrifier les intérêts des petits retraités, des petits rentiers, qui connaissent depuis bientôt dix ans les plus dures privations.
Nous considérons la créance des victimes de la guerre sur la Nation comme une créance^ privilégiée à laquelle aucune atteinte ne saurait être portée. Nous nous apposerons a la révision de la loi du 31 mars 19J9, en ce que cette révision pourrait diminuer les droits des mutilés o u porter atteinte à îa présomption d'origine. Noue ferons nôtres toutes les justes revendications des Vieil nés de la Guerre, en mettant au premier rang : la mise du taux des pensions en harmonie avec le coût de la vie, l'amélioration de la situation des tuberculeux, gazés et trépanés.
Nous voulons, ce que n'a pas su faire la majorité de la Ghambre dernière, mettre en valeur notre domaine colonial.
AUBE
Résolus à poursuivre une politique rie pacification sociale, nous nous associerons et
Dfendrons même l’initiative d’une large amnistie . .
Nous résumons ainsi nos tendances : paix sociale à l'intérieur, paix à 1 extérieur. Les programmes valent ce que valent les hommes qui les soutiennent. Ils dépendent de energ.e et d'e la ténacité qu’on apporte à les défendre, de la sincérité des convictions de ceux qui se recommandent à vos suffrages. Nous croyons, à cet égard, vous offrir toutes garanties
Notre département a été, en ces derniers mois, plus particulièrement menacé par le Gouvernement qui s’est associé à ceux qui lui contestent, en violation de ioute justice, son droit à l’appellation Champagne. Viticulteurs, nous nous dresserons contre 1 iniquité qu on veut commettre corn re vous. Nous ne laisserons pas voter une odieuse loi de dessaisissement qui constitue un nouveau défi porté à vos droits. Vons savez que vous pouvez enlierenient compter sur nous, /
Électeurs,
Notre républicanisme, noire foi démocratique vous sont connus. Vous nous avez vus à l’œuvre. Nous attendons votre verdict avec lapins entière confiance.
Vive la France î Vive la République !
Alexandre ISRAËL, Député sortant. — E. BERTHELEMOT, Député sortant. — Lucien BOYARD, Cultivateur, Maire de Fontaine-Mâcon, Président du Conseil d' Arrondissement de Nogent sur-Seine.
Liste du Bloc ouvrier et paysan.
Voir le programme présenté aux électeurs de f Ariège par le meme parti.
Liste du Parti sôcialiste (S. F. I. O.).
Citoyens,
La Fédération Socialiste de l'Aube, qui depuis 30 ans mène la bataille dans notre département, va participer, celte année, à la lutte électorale avec son propre drapeau, tout en regrettant qu’en face d’une coalition de droite la classe ouvrière disperse ses efforts.
Pour représenter le Parti dans l’Aube, la Fédération a désigné les citoyens Louis Croise, Conseiller général et adjoint au Maire de Troyes ; Lemasson, adjoint au Maire et ancien Conseiller général ; Valdemar, ancien Conseiller municipal de RomiUy*sur-Seine.
AUBE
Ces citoyens sont très connus pour la fermeté de leurs convictions, leur honorabilité et pour le dévouement qü*ils ont toujours apporté à !a défense des intérêts des producteurs.
Four chasser de la Chambre les hommes qui ne comprennent pas qu’en émettant des f
votes de complaisance pour le Gouvernement, ils compromettent la réputation, le crédit et l'influence de la France, en même temps qu'ils entretiennent au dehors l’esprit de revanche et de haine qui éloigne la Paix durable et universelle à laquelle tout le monde aspire après 4 ans de carnage, il faut que les producteurs de îa Ville et de la Campagne se rendent en masse au scrutin et déposent dans l’urne un bulletin portant les noms des candidats socialistes ; U faut que les uns et les autres se pénètrent de cette idée : que l'antagonisme qu on veut créer entre eux est voulu par les capitalistes représentés par l’Union des Intérêts Economiques qui, en 1919, s’est montrée si bienveillante pour MM. Israël, Lesaclié et O,
11 faut donc déjouer les calculs des capitalistes qui font la hausse et la baisse à leur guise, sans s'inquiéter s’ils affament le peuple ou ruinent les Sociétés Cooperatives et les Commerçants ; pour cela, il est indispensable que la classe ouvrière et ceux qui vivent par elle marchent, la main dans la main, bus aux incapables qui devaient travailler au relèvement économique de la France et qui, en se refusant à souscrire aux suggestions qui devaient réaliser l’équilibre budgétaire, ont provoqué l’anarchie et conduit la h rance au bord de l’abîme.
Qu'ont fait les députés blocards, quand ils furent surpris par la panique provoquée par ia baisse du franc au mois de janvier ? Comme des gens qui perdent 1 équilibre, ils ont tout sacrifié au Gouvernement présidé par M* Poincaré : décrets-lois, double-décime, dignité parlementaire, tout a été bazardé.
Tous les contribuables seront lourdement atteints par les votes du Bloc National, exception faite en faveur de ceux qui détiennent la fortune et auxquels on ne veut pas toucher.
Fidèle à son glorieux passé, la Fédération Socialiste de l’Aube n’abandonne rien des principes qui constituent la charte du Parti Socialiste (S. F. F O.)» En les rappelant, elle 'Vous adresse l’appel le plus pressant pourjes faire aboutir.
« Pour l'entente et l’action internationale des travailleurs ; pour l'organisation politique et économique du prolétariat en parti de classe pour la conquête du pouvoir et la socialisation des moyens de production et d'échange, c’est-à-dire la transformation de la société capitaliste en une société collectiviste ou communiste. » En avant I
Vive l’Union Internationale des Travailleurs [
Vive la République Sociale S
La Fédération Socialiste de UÀnbe.
Ce que nous sommes et avons toujours été.
Socialistes, c’est-à-dire partisans de l’Action révolutionnaire du Prolétariat, organisé politiquement et économiquement pour son afTranchissemrmt total, par la conquête des Pouvoirs publics et l’expropriation, pour cause d’utilité publique, des expropriateurs capitalistes enrichis de la dépouille de la petite propriété industrielle et commerciale ruinée par la concurrence des trusts et consortiums des Vautours du Capital.
Collectivistes, c’est-à-dire partisans de l'appropriation collective et sociale des moyens collectifs de production, d’échange et de transports, organisés et exploités au profit de tous par les producteurs et travailleurs eux-mêmes constitués en Compagnies ouvrières spéciales à chaque branche d’industrie travaillant pour le compte et sous le contrôle de la Société tout entière, supprimant ainsi l’odieux système de l’exploitation de l’Homme par l'Homme.
Communistes, c’est-à-tdire mise en commun de tous les produits delà richesse sociale