‹ Programmes, professions de foi et engagements électoraux de 1924Chapitre 9 sur 124 · AU B B · texte numérisé non relu

AU B B

au fur et à mesure du développement des moyens de production que crée la pléthore des marchandises et assurer ainsi la satisfaction des besoins de tous, alors qu’ aujourd'hui la surproduction n'engendre que des crises périodiques, la ruine générale et la destruction, des marchandises recollées et produites en trop grande quantité, le régime capitaliste n’étant que le système dé Tanarchie économique aboutissant à l’affreuse tyrannie impérialiste des rois modernes des industries fauteurs des guerres d’extermination des peuples pour trouver d c s s o i ~d i sa n t dé bouchés*

Révolutionnaires, c'est-à-dire partisans de la suppression légale ou violente — scion les circonstances et le degré de résistance de la bourgeoisie capitaliste — des privilèges de la nouvelle féodalité financière. Mais nous déclarons une fois de plus que pour nous, Socialistes, la violence ne saurait être élovee à la hauteur d’un principe, mais que cela peut devenir une nécessité devant laquelle nous ne saurions reculer, au même titre qne la levée des Fousscutc des vaillants vignerons champenois de TAubc est F ultime moyen à leur disposition pour défendre leurs droits méconnus.

Ce que nous voulons*

La représentation proportionnelle.

Notre Parti, qui a toujours réclamé la R. P*, proteste contre le mode de scrutin qui nous est imposé par la majorité du Bloc Ntational, aidée par M. Israël, et qui interdit aux minorités d’être représentées*

Dans l’Aube, ou le nombre des députés à élire est réduit à trois, il est Impossible de faire une part proportionnelle à chacun des Partis*

Nous sommes toujours pour la R. P. contre le scrutin de 1919, qu’on nous lègue avec tous ses vices .

4 Le maintien de In journée de 8 heures r

Les candidats présentés par la Fédération de l'Aube du Parti Socialiste sont partisans du maintien de la journée de S heures*

Cette loi, qui est conséquente à la guerre, a été votée par un Sénat composé d’hommes qui ne savent résister à M, Poincaré pas plus qu'ils ont su résister à Clemenceau ; les bourgeois mettent la vie chère sur le dos de la journée de 8 heures et, en employant ce procédé, ils veulent flatter les producteurs de la campagne ; mais ils savent bien qu'ils mentent en disant cela, et le courage leur manque pour essayer de la supprimer*

Le Désarmement.

Quoique la conférence *de Washington n'ait pas admis le principe du désarmement, nous en restons partisans, au Parti Socialiste, car si dfes embusqués de 19i4 à Î9I8 sont a Dîmes d’un esprit militariste et impérialiste, ceux qui ont passé 4 ans aux tranchées, diront avec nous : À bas la guerre [

VÀSSWtxnce aux familles nombreuses, aux vieillards, infirmes, incurables

et femmes en couches *

La classe ouvrière sait qu’elle peut compter sur le dévouement des candidats présentes* par le Parti Socialiste * 4

AUBE

En maintes circonstances, les élus du Parti ont produit des propositions destinées à venir en aide aux ouvriers chargés de famille, ainsi qu'aux vieillards.

Les familles nombreuses, groupées dans leur Ligue, ont vivement apprécié la position prise par le Conseil général de l’Aube, à l’instigation des élus ouvriers, à propos de la prise en charge, par l'Etat, de tous les enfants, jusqu’à l’âge de 13 ans.

tjue nos dirigeants demandent aux familles d’avoir beaucoup d’enfants, ça s’explique, mais pour éviter que la repopulation constitue une gêne qui, souvent, devient misère dans les foyers ouvriers, il est normal que la Nation fasse les sacrifices nécessaires.

IJ Amnistie .

I- idole à la promesse fade par la Fédération Socialiste de l’Aube, à l’inauguration du monument do Paul Meunier, celle-ci se déclare favorable à toute proposition d’amnistie en laveur des marins de la Mer Noire, qui n’ont pas encore bénéficié de la grâce amnistiante, et des malheureux qui subissent encore le martyre, au bagne, pour une minute d’égarement.

Les droits syndicaux pour les fonctionnaires, cheminots ^ instituteurs, postiers , canton nier s, etc., etc.

Quanti un gouvernement affolé fait procéder â des perquisitions au Siège de votre Orga nisalion ; quand il veut vous interdire le droiL que doit posséder tout citoyen, droit de penser, de parler, d’écrire et de vous réunir pour examiner les moyens propres à la défense de vos intérêts ; qu’il refuse de vous donner des moyens d’existence et que, par-dessus le marché, il vous menace des foudres de la justice, il n’y a là rien qui puisse vous surprendre, car d sait, qu il: peut s’appuyer sur une majorité servile qui a une dette à payer à l’Union des Intérêts Economiques qui est contre vous.

hn face de ceux-ci, le Parti Socialiste so dressera pour vous défendre.

Là révision du Traité de Versailles.

Nous avons subi la guerre et nous avons voulu la victoire pour notre pays, dans le but d’abattre le militarisme prussien et le triomphe du Droit des Peuples à disposer librement d’eux-mêmes selon les principes wilsoniens.

Le Fraité de Versailles* en mutilant les Nations, en laissant brimer des peuples entiers comme la Bessarabie, eu proclamant k nouveau que seul le droit de la Force doit régler les destinées des Peuples, laisse en suspens le danger de nouvelles guerres de revanche pour la plus grande joie des nationalistes- chauvins et militaristes de tous les pays.

C’est pourquoi nous demandons la Révision du Traité de Versais sur les bases tracées par feu Je Président Wilson et le respect de la Société des Nations, constituée pour la solution pacifique de tous les conflits internationaux et le respect absolu du Droit des peuples à disposer librement d’eux-mêmes.

Prélèvement sur le capital

Pour ramener la hausse du franc, il n’était point nécessaire de pressurer les consommateurs en votant :

L impôt sur le chiffre d’affaires et le double décime,

B fallait frapper le capital et désintéresser les prêteurs de l’extérieur *

AUBE

La reconnaissance de la République des Soviets de Russie.

Èft vertu de ce principe que « Les Peuples doivent avoir le droit de disposer librement d’eux-mêmes et de leur destinées », nous demandons la reconnaissance de jure t u g°uv nemenUlo la République des Soviets de Russie, pour la reprise de la vie économie internationale et normale d'avant-guerre.

Ce que nous condamnons*

L’impôt sur les salaires.

Notre Parti condamne l’impôt qui frappe les salaires insuffisants à l’ouvrier pour élever sa famille; il proteste contre cet impôt parce qu’il vient s ajouter a ceux ey oms an s e dont la classe ouvrière, chez qui se trouvent les familles nombreusse, supporte la plus

‘"“totaU cmsidta que ceux qui louchent des WM * 25. 30, 50, 100.000 francs et au-dessus peuvent être' astreints à pay^r un impôt,

La (axe sur le chiffre d'affaires*

La Chambre du Bloc National qui, en 1920, n’a pas hésité h voter la taxe sur le ^chiffre d’affaires s’est aperçu, dans le dernier semestre de son existence que cette loi éta.ttrea impopulaire. Commerçants et consommateurs sc plaignant, a juste titre des c ai g. s osionnêes par cet impôt, ébranlèrent nos députés, qui commencent à vouloir retouche! cette loi, quand la panique s’eiîipara du gouvernement à propos de la baisse du u .

Cette loi, conle laquelle nos amis Blum et Auriol ont tant bataille, est un chefd’œuvre auquel MM. Israël et Lesaché se sont associés.

ïîs ne s'en vantent pas 3

iMecupatioii de la Ruhr,

Considérant que l’occupation de la Ruhr n’a rien donné pour les réparations des* régions dévastées ; quelle a abouti, au contraire, à la paralysie économique e me i , -

de*!’ Allemagne et maintien de la crise mondiale dont souffrent cruellement nos alliés

Sai13 Q im'c etteTitu aüon” en' se'prolongeant plus longtemps, peut aboutir à la perreà nmiveau déchaînée sur le monde et contre notre pays cette fois dernier refuge du

Pour ces raisons majeures, le Parti Socialiste S. F I. O demande Ironie* Ruhr et l’ acceptation des prestations en nature que la République allemande a déjà offerte pour la reconstruction de nos régions détruites par la guerre.

Choses vraies et mots de la fin*

Le Bloc National tente de s’abriter derrière les paysans.

La réaction capitaliste, dont le. gens dn Bloc National sont gg^

plus agissante et la plus malfaisants, ayant peur d etre battus en m p d'ameuter le monde paysan contre le socialisme libérateur.

fi* ht:

AUBE

Il ne se passe pas mie journée sans qu’un des journaux ou des' commandites de M. Billict ne nous dénonce avec véhémence aux travailleurs de là terre comme voulant attenter à leur bien et partager leur propriété. '

Rien n’est jplus Inexact, plus faux, plus mensonger I

Le Parti Socialiste sait faire la différence entre îe propriétaire oisif et parasitaire qui ne travaille pas plus ses champs qu'il n'en dirige ‘l'exploitation, et le petit possédant qui peinej sans une minute de répit sur des terres qu'il féconde de son labeur inlassable, sans savoir -si la nature lui permettra d'en retirer quelques profits.

Aux trois millions et demi de paysans pauvres de notre pays qui, ne possédant rien, labourent et ensemencent un sol qui ne leur appartient pas, le socialisme apportera le bien., être et la liberté en leur assurant une pari de propriété.

.Au x- q ua tre m i ff 1 o n s c t d cm i dé petits et moy e ns pr o pri et aire s d © n t les; do ni a i n e s ne produisent pas ce que 1 „on est en droit d attendre d eux parce qu’ils ne. sont pas encore libérés des méthodes routinières et périmées et ne bénéficient pas de Remploi du nouvel instrument technique agricple, je socialisme triomphant confirmera le: droit de propriété et les soustraira aux intermédiaires du commerce, de. l'industrie et de la banque capitaliste qui les exploitent et les rançonnent.

Seuls, les cent cinquante mille nou veaux seigneurs de la. terre, dont lo droit absolu de propriété s'étend sur près de la moitié de ht superficie du territoire français, ont tout à craindre de la victoire du Parti socialiste qui leur fera rendre gorge et restituer à la collectivité des moyens de production qu‘ils sont incapables de. mettre en oeuvre et dont ils se servent t pou r détrousser J e u rs fermiers, le tirs , mé Layers ou* leurs salariés .

Que. les masses paysannes, dont les interets sont solidaires- de ceux des ouvriers de l'usine, de la mine et du rail, et subissent comme ceux-ci les néfastes. réaiHâU de la politique intérieure et extérieure de la majorité de la Chambre du 16 novembre 1919, fassent w bloc n, eux, contre le Bloc National

Qu'ils enlèvent ensemble le pouvoir aux représentants des puissants et des riches qui gouvernent pour le compte et au profit des riches et des puissants ; *

" Qu’ils dorment à ceux qui produisent intellectuellement et müscjuhurernent,,. qu'ils soient de la ville ou de lacampagne. . la direction des affaires puMïqàW eM’admmistration des richesses qu'ils ont créées ; ' - j ^

EL les milliers et les milliers de villages et de bourgs de notre A^rânce qui se vrdent peLit à petit et meurent lentement connaîtront une vie nouvelle !

Maître des destinées de la Société, non seulement le Socialisme maintiendra la propriété dans les mainsdles paysans qui en extraient eux-mêmes, par leurs propres efforts, le p aïn nourricier de l'humanité, .mais-ii -fera mieux !

Soucieux d'accroître la production, il leur viendra moralement* et matériellement en aide, afin de les entraîner b des ,/orm e s supérieur e^ de travail quiies élèyerôiit à un niveau supérieur de civilisation

Ei s'il porte le-for rouge .â& l'expropriation salvatrice dans, les 'grands domaine du capitalisme terrien, ce sera dans le but de les rendre à ceux qip les. Ira vaillent.' pour le compte d'autrui, afin de supprimer le salarié agricole, dans l'intérêt aussi Jj Len.de la prpduc^f

pour le eu Rivale lUY.guc de la justice, poyr son œav r e d c u i a u ci p a t i < oi : .

• Qui pourrait^'en plaindre et le rcgrellej1 hors des parasites sa lis fai U ? ■

Le Parti Socialiste et la Propriété.

Les grands journaux capitalistes, ali mentes parles fonds secrets, répètent à satiété que Iç Parti Socialiste veut la fin de la propriété.

Pour protester contre une telle mauvaise foi, qui ne "date’ pas cPaujourd’hui, voici ce que Jules Guesde répondait, le II juin IÔ09, à M. Aynard :

fv . -

AUBE

« J’ai\]éciaré partout et toujours que la petite propriété p aysanne cuLivee pa. pro oriclairc , ' i'èuii isr’ant dans U mûmes mains le A-jJ* lrava,;if riait une ,u-uprR.U

essentiellement sacrée, et qu’au' lendemain de la gvolnft0n s,s::rde, ,e fe ré^te , nous là

libérerions do toutes les charges qui l’écrasent aujourd hui- ; , , . :lit i, rv.’

« J’ai dit qu’il y avait place à. expropriation ^^ropriataon socialype

ît place à expropriation ou appropriation' sociale que fa où la propnkéct Ye travail avaient! clé divisés eL i^^’oîile drvôrcë ^àit’ihtervcnu cnfrêjcesjdcux facteurs 'de w

production .

Kl VH

i-jin

vu

vj ; î:inv

i M 1 Iirf :

'le Bloc NMoiiül, c'est la. fMUÏeoiïl* ÿü'érrk.

■limita. H,: •, /Jt».-|«l«W 'lie. m un U> lit iltcuimœ.liie

La dette publique intérieure était, au tB'novembre -101»i(Jiwtvée- du Jïloc -Naiional)^e 170 au 1<*. Mars i&tÇmrü ^départ du Bloc National), de 27Jnm.lhards

La dette publique eülériéùrC était* an' 115 novembre 1*19,' de 42 milliards r- au

1921', de 45 i milliards . . . ’ “ i.',. . .

Ainsi; pendant 4 ans,' la dite puldiqué est passée de 212 milliards *'427 m^liardBu ■

" l é liloc Nat'ioïi'aLa donc coûté ‘215 milliards frfla'Frafïee. I: 1

Les budgets n’ont pas cessé d’être en déficit de 20 à 25 milliards par an.

Le budget' ordinaire est lui-même oli' 'déficit avoué de phts de dmiM milliards! ■

..R es, malgré les lourds impôts de 1020 ■> les recettes exceptionnelles des stocks et.

bénéfices de guerre'; las plus-values- tl'impÔUi 'de' trois milliards dus à la hausse aes pris; malgré qu’on 'm'ait pas mdapLémm coûfrle la-vie' les pensiows des mut des de guerre, des

ascendants, des veuves et des viens servileurs-du pays. - 1 ■ ; r " '■ “

DaWè'fCes budgets, les dépenses »îlilaSm-iKbsorbedtmquateorimi)iardsr!«ti dernin (sans conipterdes frais d’ioccupalititrdu' Hliin et deda»Rubn):- min ' '« " -!i 1 '

■ Les intérêts dd'lr dette initéricurd'sOnt passés de :* un .s m- • ir.->- : =• ■ u r rail

. ;7 pùUiarçls 980 millions 5

soi L les deux tiers des impôts le peu pj,e * t:t. - •-■uxitr; o ni . ii ü ; :i

Si le Bloç, , N.atippal reyjent au pouvoir et continue a nous brom. er avec e.inon e

entier, il faudra ajouter les^jptf.r.fts do .la dqlte extérieure que les ne °"

réclamés : an cours du change, 9 à 10 milliards d impôts annuels. ....

Ce sera^lors la. Faillit^ ou. la. Guerre., j .. , .,-p; .„ . - - iüiri t-iiiin • ‘

mJ'^v uni or imi mr'iiimùur j uuflîîï J itô'-. '■«**« - ' -Hr * nuit

(imuminin on* rr-ref

A ux > hedls rkiiiie +$ * '

iai Jir- -::jn m im ;uj/-

Vous qui avez toujours été réfractaires atix’iâées sdciali^t es, ■Âlféÿcfe‘ où la ^olilitjue ùu

Bloc mttdM WM cônffiie- J?EJ^r' 1 ™î,avnr“; * , ^

:! Si vous avéz’éncoré la foittb dë ttavàillér,l3v6üs S5tes fcîKigê Ae chë^chèr uO émp oi: \

rentes ne vous permettant plus de vivre, même modestement, jn Sï^^'êto's'ëpùisô parade cifrtlfiré'de Wbèùif-'vifus-' êtes:réc!üit a Tà niiserc'.

Rappèlêii-^ôus qüè lè!,^ote''clu âotiM’é-tlééiftie^deHiiinBé ‘^hr Ml' Pdiilcdré et acttbrdé p«r M. 'Ebàsith^, ^ ticiïro^t^é^onsidêraijtëitieiïîVotrè ^ëhéV ” : ,“1 : ':i" 01 i!l ' ‘

A l’occasion dW^ kcîi'ü t iÜ 1 Fô cïi â iü , Voii^'aôf'éüi rôdeèisioiï déi v’iiis affiMer'êôrftre'le goWJvernement de M. Poiri'càrê Ün vôtiahï;’poïi^ le^‘ Candidats qùb noüd'Wù’s phbdiftôttS i dfe que vous ferez certainement.

tun

Aux Via lierons de P Aube, iinv* A tAi •• 1 . -M.;, in-;‘

::imru[n ujriis^

La journée parlementaire du 26 mars j^rmôt“à’es^i*ecr vBirê.i^ause ^ éii i ë. -ç & avünt^ëusëi^cn t car nos amis' de la Chambre, en votant] côfiij'c lô; ^ gon . °“j ,,

Pi0' 1471

AUBE

■v AU î ;njj-(frniî :■> ■ v- : » - ■ ■ . ■ ' ; rmcr;j .‘-nLuiijff mi r -n.n nuy n,v- j -

contribue au débarquement des Goïrat, Lasteyne et Ghéron. qui menaient P attaqué contre

' 1 • 1 ' * ■" 1 •- ' '::I • •: r 1 : H ni ur.u; ::jf, ÏV;ù[

vous.

fil! i . : I ? . ! 1 ' : - f 1 M ' v ‘ ' r I ! 1 O j I * f ' ( ? < * - 1 :J I s h J - ■ *nif * "* «i - > ij *'i. J J ff i l j I J. " ‘ L ' î î fl ■ *■* >

, M. Lesache, en votant ta confiance au gouvernement, a manque une LeJle occasion de

J t ■ : ! J - I - ’ - ■ I • I i I r-' Il .1 V ‘ ! F J • M r ' ) : X r | . ' 1 ■ ■ l.-jj. . j ! , , ■ | , ; .

prouver son dévouement à la cause, viticole,

1 ' i mnJîVVUîfrrfli" :fs :rnuî;;u mj • i l« , , - r a • ? • r -j ni*

ïiuiliii:."* •;rrJU!U-mi n n jV

Li love ns , Camarades,

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muiutn ^ niijnviinijJmf r.'.i Ües U if!J ***** fm.ljj|icrr i' rn !"0 :ui; UUr;0nî:JJfiJ ni s/ùli ijjj) J? — jf-oriiir-q ftuèrïïirr.* b mnuhu a ; [. . n nuu

LeS c£lftdîdaÉiiré^JtJue ttoùs'vbitë'ptés'éhttfns sigliifieWêR' 1 nr • -,jJujki r> :

u qiimmuu

• i ' Entente, iqXerjiational^.auvriçpq. et soc/a4ste pAwr,la Pai^ mondiale ei défj,n|'tivq^

R econs t i ,de l’uttitrç, d qctjpn, et j^'org^is^çin, dgs JVj^va j ! 1 çup^pcj qpf( 1$ ,lf i Qmpli e de la République sociale cl de la Société des Na.Liqps^ ..... . }>Jn iJf..r . lJ((|V

f ifu non /leifrejaïf»»"'?.-; ijikj t ,mt nu i ni .sur un r rnnu rrcvf ai*; u tnbn-.-.i.. ..L

qti'F- ;i n:4qfeaS jie Mii[liiflf-îpnic 'i*bîwa ;i , :-unuintjnijn:r n o.'iHt.; rmu il v‘-'v:x

■ iVasMa^rüWre î ^ : r ;1 •/'r,T mùliirun .non un nuo- ;su muni

jiuu ,::n; ;nvu( ■îJifr/j.av. »>; eéim no n! ni tiuuuii îiiii : iUiv i . jjAifbas 1© Bloc National h n : tu. : f lot -mou ■■■ ■ f o:nn. r noun .

n rcilüir tjBuuîi 'éïjr/en su nr-en mUït^ovu u j'/cunnuL uuniUîir'u a' ; ;te;oje 7jvf»v/fî? \n Citoyens, b ..vj- C';:/Tni- ■ n uj n ir. iiemoiIff^UNu:*'

Vous abstenir serait ur^^ayie; vote^.f|>our Jes candidats présentés par la Fédération ‘ Socialiste cTe l’Aube,

Louis CROISÉ^ Adjoint au Maire de Troyes, Conseiller Général, — Henri LKMASSON, Adjoint au Maire de Troyes, ancien Conseiller Général, — René VALDÊjMAR, ancien Conseiller Municipal de Romilly-sur-Seïnc,

Liste S ocialiste-iîiâé pendante.

Chers Concitoyens,

La rormadité d’envoi des bulletins sous enveloppe nous donne la faculté de vous faire parvenir en même temps une courte circulaire. Ce qui permet à notre liste de placer uii dernier mot dans le débat électoral.

Enfoncez-vous bien ceci dans la tête : qu’au cas où le poincarisme répondrait à la définition qu'en propage M. Lesaché, nous proclamons nous-mêmes que nous serions des criminels de n’y point souscrire.

L argument essentiel de M, Lesaché, c'est que M. Poincaré est le bienfaiteur qui nous donne : 1° La sécurité miliLaire par l'occupation de la Ruhr, où nos troupes a empêchent le bochj de passer »; 2° L'assurance du redressement financier par l’abondance de la houille, du coke métallurgique, des marks or, etc., etc. (n en jetez plus 1) qui nous viennent delà Ruhr occupée.

S’il en était ainsi, qui donc oserait n’èlre pas poincarisle?

Mais ça, c’est de la blague! Çà c’est l'opium qu’on vous verse depuis deux ans pour

A CBE

vous endormir dans une sécurité militaire trompeuse et pour gager les emprunts un Gouvernement aux abois sur des promesses de rentrées' illusoires !

Le rapport du Comité des experts, publié il y a quinze jours, rétablit sans contestation possible. En effet, les experts ont décidé : Que r occupa tiori militaire de U Ruhr allait être pratiquement annulée; 2'1 Que les centaine^ dé milliards promis se ramèneraient a dix (que nous ne toucherions encore qu'à condition que des prêteurs internationaux veuillent bien les souscrire à la banque d'émission projetée). - — Quant au surplus, c est reparti sur cinquante ans d’annuités, qu’il faudra aller toucher baïonnette au canon en cas de mauvaise volonté du Roche, . ,

Que reste- l-il après cela des arguments de M* Lesacho? Non pas rien, mais pis! C eslà-oire une menace perpétuelle de conflit arme entre le debiteur et le ereanciei*

Àh ! çà, voulez- vous que ça, recommence?

M, Lesaché et son Poincaré iront pas su, n’ont pas voulu sérieusement nous faire payer. Et pour continuer les rodomontades vaines à la faveur desquelles ils pipent la confiance des patriotes, les voici qui nous aiguillent vers la perspective d’une nouvelle guerre avec une Rochie qu’ils ont laissé se réarmer jusqu aux dents !

Votre député Lacotle et scs deux colistiers Coppois et Maillard font le serment, si vous les envoyez siéger ti la prochaine Chambre, de protester jusqu au dernier souffle contre le renouvellement du carnage et de la sauvagerie*

LAÇOTTE, — COPPOIS. — MAILLARD,

■ .. ‘ 4 dè pii Lés.

ÎEtecnis-x, . ji7 , 282

Votants..,,.,*, . 69,338

MM. Sire. , . . .

Raynaud,

Blancs . et. nuJs. ........ * . 728

Suffrages exprimés .. .J ...... . 68".,6!0

Quotient électoral ... 17. £53

Liste d'Union républicaine et sociale.

MM. Constant . ', . . . . . ; * . f 0.087

Georgin . . 10.575

Grzybowaki . lOvlOÇî

Pago . . . . i}.. rù 18,803

Total - - - 77,171

Total., J. 115,809 %

Moyenne . .■ / i . , i .4 V . *28 . 932

Liste républicaine socialiste (S. F, L O.)

MM, Ûabanties. . . H. 320

H u dd le . . . . . 18.065

Nonicr . ................. 17. 342

Pélissier. , * , * , * , * ,,-..****.*** , 18, 532

Total . . 7J.759

Moyenne. P ;.f . 17,940

Liste du Bloo ouvrier-paysan.

Moyenne 19.202

iJôiïi; J a eijspj&iiS ûouGbfieqohui tu s i

Liste républicaine radicale- socialiste.

MM, Castel . ^ <;j.: , r * , * *V>b - » -t mm-, S9*;W

MM7 Cartonne , J .

Marseron . * * . *.; . * . , . • , * ,

• • ^Lmteel me . . , ;M * . , , f . .

Teisseiro ...... ; .

f1|-|èi ( au quotient . . . . . MM, Castel, Constans, Pélissier.

'** . ) à la plus forte moyenne . . M. Milbct,

: -U elj*>î;ptJivaÎ9^ a< : luli^nov- rl \

Liste Républicaine Raàicate-Socialiste*

Chers Concitoyens,. .

Désigné^ par le G o n grès Radi eaLS ô ci a 1 1 s t e â u -30 Ma r s 1924, les citoyens Léon Caste1 Conseiller général, Député sortant; François Milhet, Député sortant; lierre Cire, 'Cb h soit 1er gé n é rai ; C 1 é m en t Ray nén d , A v oéat ; Sfcèré t aire gêner a 1 d o l a Fé cl éra ti on R a d i c al e -S o ci aliste de l’Aude, défendront à la Chambre le programme suivant qtdils soumettent aux électeurs: 7

eidfdr.r^ *tiL anoJ sb ai^dèf--.§f i.v? svêtèiq iup )o eugij-'sribui : rnc ilg^d^i II p

AUDE

Principes.

1° La République es L- placée au-dessus de taule discussion. R! le est la lorme essentielle de la Démocratie organisée sur la base du suffrage universel*

Défense énergique du régime, son développement excluant tout pouvoir personnel, toute dictature de classe;

2° Défense de la souveraineté nationale; de la liberté et de la sûreté des citoyens, du droit de propriété sacré et inviolable, bases essentielles de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen;

3” Révision de la Constitution en vue d’assurer un meilleur rendement, uu contrôle plus efficace du travail parlementaire et la stabilité gouvernementale indispensable aux efforts que la France doit faire’ pour se relever;

::4° Laïcité réelle de V&ial et der?;É côic dans le respé&l de la liberté de = cou scie nce, en commençant par celle de feulant1; L

5° Égalité de tous les enfants devant Y instruction; UJj( f

“^^Tfeo rga n i s a U o n, ^0,1 , # n s e i gn e me n ts ; primaire supérieur, technique, ^secondaire et, supépréüi par f accession de tous les enfants à f instruction intégrale, au concours;

' iVtOf.îrJlr iUMl.fiJM ;

\l '.w.Hfjf;uxiO >nï. J,

AÏ I 'Politique sociale.

* ■ mMrl mnonn :h. iciuitF'j

- d^-Respcct et développement des lois opvpières et sociales y compris^ la loi ^e

lïuii heures ; ’ “ J • * m;

'« 1 2° P a r ti eipati 0 a v a i 1 1 e u rs .aux bénéfltëptfî • lf' r " l’

^7" ■ 'S9 Evolution du salariat vers l'accession à 1 ’j a,J propriété ? par f association, la coopération des; produit cura; ParilsanaÎJ-pin- am- ?

,, 4° Vote de la loi sur les ass^$p:g.es ^Ofiale.s^ ;|

tn , 5° Protection de la femme ebdft^enfant, litM r r mitre les taudis eL des fléaux sociaux;

6° Statut des fonctionnairéS g'^ûtissant leur indépendance morale et matérielle ;

*,;t- 7° Révision des lois conceriiHt'ïes mutilés, rgi és ^ r nr ® ^Jiîf et «antres victimes de* In "'guerre pour remédier aux imperfections, insuffisances ou omissions ri 1 d é éo m pl é te r f^yU^çe de Justice de la NafeiJon?-èiivers ses défenseurs; -i-14

- ffi~ËnGQuragement aux familles nombreuse^ stm« forme d’augmentation des âîlBfetions

diverses et de dégrèvement d’impôt.

: r tiiurnit'*: J. IL iienoim m.

,üiiljiâ Jl tuiijgvaifl arm a ;

Po l il iq u e èco n o m ique.

1° Reconstitution économique de la France;

2fl Mise en valeur de ses Colonies et Protectorats ;

3° Modernisation ^aUonitl* -atitoajfoit tfo? - chutes d’eau, réfection

des routes ;

4° Refonte du système bancaire basé large crédit à l’Agriculture, au Commerce

et à l’Industrie ;

5* Contrôle sévère des opérations de la haute banque afirfcle la Ü4 tournée de la spéculation swnoiû* e:lMmo^aies:;é,ti^ng^e^ ftl ;d0. tôu^^g^meutg^poqvapi ;sur le

Gréd«f Natiônalyibe .coûLd^ Ui mmm. 1 ?u <?lî ëS't'é ùdssiftapi taux £ MnmL .inosixi ‘OtUomuC ,t ; 6° , Lull£ énergiq-uç-oonfre, U; Ligue tde£ Inter é U- -économiques d on t K) ■ q c t i o n, o j$1 e

acandaVft^e eRini^nil^kîi: nnmmqc'^r n ruurriuiC n ; iKrmmmm .‘Oir m tïVi':

7Ü Lutte vigoureuse contre la nouvelle féodalité financière, industrielle et comgiçyci/ile qui inspire et subventionne ladite Ligue et qui prélève sur le labeur de tous une véritable

AUDE

dîme hors de proportion avec les capitaux engagés et le travail fourni par les administra- { e u vs e t d i r e c te u rs des p u i n Le,s fi r ai p s fra u ç a i s es et é L r a 1 i g çr es ; h ,

rSù Mesures énergiques contre la vie chère et la crise du logement;

■ 9° Piotectiomde la prodnelîçm française :efi.de l'ensemble des consomma tem's oonlre les

trusts, l'accaparement et la spéculation; ; r*,fr^v. . .lrj

(0° Protection de la propriété commercial^; lj ’ j ■ t : ] : . -

I [° Indépendance; absolue de l'État et contrôle ;ol;ilcace «le, la "Nation sur les. grand &s compagnies et puissantes sociéi es anonymes ou autres1 s’occupant de transports y d 'assurances, de Navigation, d’importatiohç d’exportation,: de, négoce, de transformation industrielle* d'Cxploitaiion de mines, etc., e; 1,1 i h mm ; km , .

12°; Défense du Domaine public et des Monopoles d’ État contre led-convoîtisesi des

pl ou to craies d.affai?os et. dos finances.;..: ..r " r; : . . , , r ...

13° Réfection du Canal du Midi, aménagement du Canal de la R obi ne et du Port de La Nouvelle. Prôtéètiôn dë^Mtîtistriès locales notamment de la Chapellerie, dti' bois* "etc. . .

Polüiquè fiscale.

1* Adoptiô'n d'uhe poli'fiqüe financière s’inspirant d'une stidclO'économiD;

L2** Respect et application 'stricte de l'impôt sür ifPftëVënù ; ’i i cm 1 , é;:

3° Impôt sur la fortune acquise pour revaloriser le franc, consolider les fonds d’Rtat et amortir rapidement les 60 milliards de francs de Bons de la Défense. cause essentielle du malaise de nos finances, de l'instabilité de notre change et de l'avilissement de notre signe monétaire ;

" db Révision immédiate de la loi ^ur le chiffré d’affairés j- :

‘ ^ Préparati'dii1 dé la reforrte fiscale afin dTarriver à hi suppression de tous les impôts ibdi réels frappant’ les objets dé consommation în disp ensables h la vie;

6° ^ A d o p ti on de toutes ni esur es "p r opre s à ré a H s er 1 a j usl lèse fiscale;

7ÉJ Suppression de toutes mesures vexa to ires et inquisitoriales dii fisc à l’égard des contribuables, - —

. , , if 0 01 fiçvte ■ -v-„. ■

1° Défense vigilante de la production agricole et viticole ;

2° Protection douanière suffisante des vins, des céréales eL de tous les produits de* l'agriculture ;

on T> # • , • ri 1 ■ mil t,

ù lie pr e ss 1 o n e n ergiq u e, e t c o n$t an tgfde J a f Ira u de s ur ( 1 e sr y i n s les d en r é c s ali raen ta 1res, le,$ engrais.,, etc ri. fTt

- d?" ^ - } V fî,Ci:t,>2 nu ari;'Vi>îc mn muni ; muni y-m ■m m , •«,««.

1 Adoption du régime définitif de PalcooL Création d’un pf/i^ce National de lAlcool A i!i,(dri,iii)ii du Carburant National : .

, 5V, ■ Réduction, du droit, de circula lion .sur les vins, et des tarifs de transports;

GO a „ J. -i-. ‘ . :. .

.'Agriculture à l'exploitation de tous les produits qui saires, particulièrement des engrais et de l'énergie électrique ;

9° Amélioration des conditions d'hygiène et d'habitation tleS ouvriers agfricofès. Accèssion de ses travailleurs k la petite propriété;

1U° Organisations et créations permettant de rendre le séjour à la campagne de plus en pl üs ! ilgféa btè ét Confortable; ■ ■ - v-.r \ ■■■> ; m : i ; :

l'l° Réali sâtion rapide dè réleeËriOcàlwn des catnpdgn os; A:

; y -em .jxûin’cuîji: u. e onninvr.,.- ' Aj -mAmélï

AUDE

Poliliquij ëàÜêrHèûïèum Défense Waiibiiête.

t? Défoisode lu Sodété.des'Nat-ïcms^èUügèe' et fortifiée -par les moyens d-acticm qui lui

font actuellement défaut; : ;

Maintien des accords avec les Alliée rapprochement avec tes États-Unii; Appel ütiix Démocrates ali n> de lutter contre I a^ré^cÆ ion et toutes les formel dimpérklkmé ,

■$*. Affirmation -des droit» i mpre£er£pti*bles d e . la France aux -j atdns -ré|J#35ÿfi©ür» , de,- iSes région# qui ont été dévastées par les AJlem ah dsr re^ponsaDlbs de la, gâtent] ; rx;

i° Les revendications nationales ne doivent s’appuyer que. au r une forme ViotoulA de pacification internationale, condition indispensable :de moire sécurité ? le service obligatoire, base de la nation armée doit être réduit au strict minimum* une année au pitié;

Telles sont les idées directrices dont sî inspireront au .Parlement les, candidats radicaux-? socialistes.

Ces idées sont nettes et précises. Elles s1 inspirent du bien du pays, de l'Intérêt de la France, de la sauvegarde de la République, d oui dévolution sera ainsi basée sur 1 ordre et le progrès social dans la paix et Se travail.

Si elles correspondent & vos sentinient% nous vous ; demandons. de •• porter vos Tibres suffrages le 11 mai 1924 avec discipline, et surtout sans aucune rature, .sur, le npm des citoyens :

Vivo la République Démocratique et Sociale'

Léon CASTEL, D-^uté .sortant. — . Fiymçois Ml JL Député

. sorLyit,: — - .Pierre /.SIRE, C.piisei.Ucr général. — Clément

RÂYNADD, Avocat, Secrétaire général.. .de. la Fédération Radicale-SocialisLe, v.. , . „ : „ - m : I ; - .-,! i. )

Liste d'Üftion répttblkaiti© et sociale.

Le 1 1 mai prochain, vous allez décider du sort de la France.

Convaincus que jamais de plus pressants soucis f/dut ié 1 aceord de tdutes les énergies, nous faisons appel à Tunion des citoyens qui mettent délibérément àu-deffsus de tout lés intérêts généraux du Ray s. V ■ ' \ . "e * \

Fermement attachés aux principes républicains, ndùs'ori tendons ftiire^ uiiè politique .d*£ réalisations, Wuiè Suâceptibié île donlïor a la F mfee la sécurité de ses froiHlèrés et-clé permettre h la Ré publique, à la faveur de k rést au ration ^nancière et M^noliiiqnb du pp% de

poursuivre généreusement él hardiment' k solution des queîdaOits socklès. ; ,

h . u il h p - : - b ijfiiif îqze'l à sîirthmhgAI vb norlmno "d

Au point de vue. extérieur :

Nous voulons :

; . . Vi gîj j 9 y 1 r/vili 9 ëOU Jn^IO Vlê ï \ i J'j J FlftÇJ À'-1'1 • **

ï o on = \% v d ' b * n oui! ;■ rioo- ti o i J o ï 1 o rn A 1 D

Pratiquer une politique digne du passé de la France démocratique,, sans visées impéeia^j listes ni désirs d’annexions, m.ak\rés.olue .alinfllexiblc mr 1 exécutioiL d^s 1 raités^ ; le désarmement de l'Allemagne et le paiement des Réparations ;

lV H7t

t , AÜDE

Appuyer ces revendications sur uni solidarité resserrée entre Alliés, mais profiter ti*s succès obtenus dans la Ruhr et des conclusions du Rapport de IaNCommissiôn des Experts pour aboutir à un règlement général, saps échanger des garanties réelles contre' des prog messes sans valeur ;

Renforcer et développer, avec le concours de la grande démocratie^ américaine , k Société des Nations, pour le maintien de la paix dans le monde et la réduction des dépenses militaires pour tous les peuples ;

Développer, grâce à de nouvelles conventions, les relations commerciales avec les pays étrangers ;

Nous opposera la propagande révolutionnaire des Soviets, mais reconnaître unGoiivcr- % uement russe constitutionnel qui accepterait de remplir les obligations: ontractécs par les Gouvernements antérieurs ;

Nous voulons, enfin, que la France soit représentée partout où sont 'discutées les grandes questions internationales :

Au point de vue intérieur :

Nous voulons :

Une République vraiment nationale, faisant appel à l’union et à la collaboration de tous les Français pour la reconstitution du pays ;

La Justice égale pour tous, assurée par une Administration dévouée aux inléicts géi éraux et affranchie de la domination des partis ;

La paix religieuse dans le droit commun, la liberté de conscience et d’opinion, la neutralité de l’Etat;

Les fonctionnaires protégés contre l'arbitraire et le favoritisme, lems intérêts de carrière soustraits aux influences des politiciens, leur liberté civique [garantie et respectée, comme celle de tous les citoyens, mais leurs obligations professionnelles soigr.èuscmc rit déterminées él rigoureusement imposées par un statut légal ;

La décentralisation et la simplification des rouages administratifs par l'organisation de régions groupant les intérêts des départements ;

La limitation delà durée du service militaire au minimum strictement ind spénsab e à la sécurité de la France ;

L'extension progressive du "droit électoral par le suffrage des femmes et le v< te familial.

Au point de vue financier. :

Nous voulons : *

Le paiement des réparations qui nous sont dues par F Allemagne ;

La compression des dépensés afférentes aux services civils ci militaires, » I a s • s un esprit de jud icicuses réformes et de sévère économie ;

L’amortissement progressif des obligations de ridai et, en particulier, F urgente consolidation de la dette flottante;

Luc meilleure répartition gE un meilleur rendement des impôts existants par la ré a lis; üon de Légalité fiscale sans inquisition et par des mesures propres é conjurer la fraude x t l’évasion ;

Pas de système fiscal préconçu, mais, avant tout, la ferme volonté* de plier notre fiscalité aux leçons de l'expérience et d’éviter de tarir les ressources de k richesse publique en décourageant Fesprit d 'entreprise.

AUDE

Au point de vue économique :

Nous voulons : *

Favoriser de toutes nos forces la production nationale et ramener la confiance dans le

A cet effet, délivrer le Commerce, l’industrie et l'Agriculture des tracasseries, taxations et prohibitions qui entravent leur essor; rétablir un régime de liberté ;

Résister a Pétalisme ;

Repousser tout nouveau monopole,

Développer et réorganiser les moyens de transports et moderniser 1 outillage national 7 Réorganiser notre représentation consulaire dans un esprit commercial t pour favoriser les intérêts de nos nationaux, les renseigner et leur ouvrir des débouches ;

Perfectionner notre outillage agricole, notamment par la mise a exécution rapide du

prog-amme d'électrification des campagnes ,

Améliorer le rendement de notre sol par l’emploi plus large et plus rationnel des

engrais; , . .

Favoriser le développement des organisations professionnelles d Agriculteurs, assurer

une protection efficace des produits agricoles contre la spéculation et les accaparements ;

Défendre !c Vin et le Blé contre une poliLique douanière injuste et maladroite, qui les exposerait à des fluctuations de cours ruineuses, et contre des tarifications de transport excessives et prohibitives ;

Traiter les intérêts des Agriculteurs sur le même pied que ceux des Commerçants et des Industriels, et les protéger pareillement contre la concurrence étrangère.

Au point de vue social :

Nous voulons :

Défendre la propriété individuelle contre les tendances menaçantes du collectivisme et

du communisme ; (

Faire aboutir une législation protectrice de la liberté du .Travail, tendant a prévenir ou à résoudre pacifiquement les conflits du travail, à maintenir les syndicats sur le terrain professionnel dans la plénitude de leur capacité et do leur responsabilité civiles;

Développer hardiment les lois de protection ouvrike, par la réalisation des assurances sociales, l'encouragement au sursalaire familial et à la participation aux bénéfices, les faveurs aux familles nombreuses, la multiplication des habitations à bon marché, la lutte contre4 les logements insalubres, l’accession a la petite propriété, les œuvres d hygiène sociale, la. réorganisation de l’enseignement public ouvert à tous les degrés aux ‘enfants du peuple, . ■

Chers Concitoyens,

Notre programme ^inspire de trois préoccupations essentielles -

La consolidation de la paix ; **

La revendication sLricte de nos droits ;

Le relèvement du Pays.

En lui donnant votre adhésion, vous apporter au grand patriote républicain qui défend 'actuellement les destinées de la France l'approbation dont il a besoin pour achever son œuvre de salut national.

AUDE

Pour en assurer le triomphe, nous faisons appel à tous ceux que n’aveugle pas l'esprit de parti et qu'anime uniquement le sotici dos intérêts du pays.

Nous apporterons, à le réaliser, nos convie Lion s, nos énergies ei notre dévouement à la cause delà France el de la République,

Vive la France !

Vive la République !

Pierre CONSTÀNS. — Charles GEORGIN, — Joseph GRZYRG#SM,

Jules PAG O*

Liste du Parti sociaîistq (S. F, L O,),

Electeurs !

Lë Congrès socialiste de PAude nous a désignés comme candidats à l'élection legislative du 1 1 mai prochain.

Nous sollicitons vos suffrages.

Notre programme est celui du Parti socialiste, dont T idéal a été maintes foîs défini par notre presse et nos théoriciens ; et l'action positive de nos élus au Parlement révèle à la fois la hardiesse de nos vues, notre aptitude a' les réaliser, en* même temps que notre souci de protéger et d'améliorer le sort des travailleurs de toutes classes.

C'est une calomnie grossière de nous représenter comme des spoliateurs de la propriété individuelle. Tous ceux: qui travaillent sont l’objet d'une sollicitude égale de notre part, qu'ils soient ou non possesseurs de leur instrument de travail. S'ils ne le possèdent pas, nous voulons le leur donner; s'ils le possèdent, nous voulons non seulement le leur conserver ver mais encore le leur perfectionner.

C’est dire — et nous le démontrons chaque jour au cours de notre campagne orale — que nous sommes les véritables défenseurs des petits artisans, des petits boutiquiers, des petits propriétaires; que nous voulons alléger de leurs charges énormes actuelles en allant chercher P argent là où il est, chez les gros financiers, ,les mercantïs, les spéculateurs de toutes sortes qui, jusqu’ici, ont échappé à la griffe fiscale dont l1 étreinte étrangle les petits.

Cette précision de doctrine établie, qui ne voit que le Parti socialiste, depuis quatre ans, sans jamais perdre de vue son idéal de rénovation sociale, sans arrêter ni atténuer l’élan du prolétariat vers sa libération totale, s'est penché sur les problèmes financiers et internationaux dont la solution doit déterminer les destinées du pays. Ses méthodes se sont oppoi* sées à celles de la majorité. Les événements, en démontrant la faillite des procédés gouvernementaux, ont révélé du même coup îa clairvoyance de nos critiques et le bon sens de noa propositions.

En matière financière :

Le parti au pouvoir vient d'augmenter les impôts de 20 0/0 à deux mois des élections; ;l a refusé de voter une loi réprimant la spéculation et la hausse illicite ; il a gaspillé Par-

Ali DE

gent en scandaleuses indemnités^ pour dommages de guerre , il a refusé de reviser les gros marchés de guerre; il n'a cherché des ressources que dans la multiplication des impôts indirects sur la consommation qui frappent uniquement les petits ; il a établi un régime odieux d'iiiquisilion fiscale pour la perception de la désastreuse taxe sur le chiffre d affaires à laquelle échappent les gros fabricants; il a commencé à livrer aux requins les entreprises d'Etat, préférant livrer aux mercantis les millions que les monopoles rapportent au Trésor national.

Le Parti socialiste* au contraire, veut faire restituer au profit du Trésor les millions égiti moment acquis soit dans les marchés de guerre, soit par les indemnités de dommages ; guerre, soit par le mercantilisme et la spéculation. Il veut frapper surtout l’argent qui

dort et épargner le plus possible de charges au capital acLif qui produit. Plus d'impôt sur le

chiffre d’afïaires; plus d’impôts sournois sur la consommation; mais pour une restauration immédiate et certaine -des finances du pays, prélèvement sur le capital, selon les modalités

fixées dans le projet de loi déjà déposé à la Chambre par nos élus. Ce projet exempta de

tout impôl quiconque ne possède pas plus de 100.000 francs; il prélève une somme minime sur les capitaux de 100,000 à 500.000 francs; et ensuite institue une charge progressive sur les capitaux supérieurs, il veut enfin étendre les nationalisations des grandes entreprises ahn de faire profiter la Nation des bénéfices qu'une poignée d'oisifs sont en ce moment les seuls h encaisser.

En matière de politique intérieure :

Le parti au pouvoir a tenté une restauration du cléricalisme, la ruine des libertés ouvrières, fcfouffement de la voix des fonctionnaires contre lesquels d’intolérables brimades se sont exercées. Il a méprisé les droits des poilus, ne les exonérant d aucun impôt et

distribuant aux mutilés des pensions ridicules de plus en plus réduites et refusant d'établir un statut définitif des Pupilles de la Nation dont les droits iront jamais été exactement déterminés.

Le Parti socialiste, soucieux d’assurer à chacun' la liberté de pensée, ennemi des guerres

religieuse^, entend, pour assurer la paix de conscience, maintenir la laïcité et la stricte neutralité de fécoîc, comme il se propose de défendre tous les éducateurs de la jeunesse et de réaliser enfin sans délai l'admission gratuite aux plus hautes études, de toutes les jeunes intelligences ouvrières que la pauvreté de la famille arrête trop souvent dans leur essor. Il entend aussi, par une augmentation des libertés du travail, préparer la classe des travailleurs au rôle de premier plan que le socialisme lui réserve. Enfin, en se tenant — comme il l’a déjà fait dépuis quatre ans — en contact perpétuel avec les associations de poilus et les

familles des Pupilles, le Parti socialiste fera reconnaître tous leurs droits et aboutir ^eurs légitimes revendications.

En matière de politique internationale :

Le parti au pouvoir a brouillé la France avec tous ses anciens alliés; a excité au plus haut degré l'esprit de revanche des Allemands; a soutenu en argent et même par interventions militaires les nationalistes allemands par peur du socialisme ; nous a aliéné la Russie, immense pays avec lequel tout le reste du monde est en relations amicales et commerciales ; et enfin s*est montré impuissant à faire payer l’Allemagne, retardant ainsi la restauration des pays envahis où les gros usiniers seuls ont vu leurs châteaux reconstruits à grands frais pendant que la plèbe loge encore dans les baraques Ad ri an laissées par les poilus.

Le Parti socialiste prétend instaurer la paix universelle en substituant la fraternité à la haine ; en imposant le désarmement universel par la constitution d’une Société des Nations capable de faire observer ses jugements.

En favorisant faccès au pouvoir en Allemagne du parti socialiste, qui est numérique-

* ÀUDtf

menl te plus fort et, par surcroît, le seul qui veuille et cjui puisse prendre Parlent ou il se trouve ï en faisant contracter à T Allemagne un emprunt égal à la totalité de sa dette cl gage sur ses richesses industrielles, foncières et ferroviaires.

Ces mesures, préconisées jfar nous depuis quatre juis3 si elles avaient été prises dès 1920, auraient déjà donné des résultats immenses.

Elles auraient eu l'avantage de nous' conserver humilié de tous nos alliés que nous entendons, nous, reconquérir au plus vite, en même temps que rénover avec la Russie, libre de se. gouverner à sa guise, des relations officielles et commerciales commandées par le droit des gens autant que par notre propre intérêt économique,

En matière d'économie régionale :

Le parti au pouvoir s'est révélé impuissant à prévenir et à guérir les crises qui accablent la petite propriété. Le marché des vins livré à la spéculation; les marchés des divers produits culturaux jamais contrôlés; des taxes scandaleusement lourdes sur le vin, quel que soit le prix de ce* dernier; une mollesse inconcevable dans l’encouragement à l’essor du carburant national ; un régime de faveur pour les vins étrangers; en un mot, insouciance complète des intérêts de la viticulture, voilà son bilan indiscutable.

Le Parti socialiste préviendra les désastreuses fluctuations de prix par une surveillance sévère des marchés, interdisant ainsi spéculation, agiotage et accaparement

Il veut en outre faire obtenir les produits de culture à bien meilleur marché ; établir les taxes en rapport avec la valeur marchande du vin; enfin, par da suppression de la dette hypothécaire, de la patente, par Télcctrifiealibn des campagnes, par une mise Jen concordance des prix des produits de culture avec le prix des vins, par un contact permanent avec la G. G V., le Socialisme se sent capable d'alléger immédiatement la petite propriété et le petit commerce de ce pays.

Électeurs,

Tel est notre programme de réalisations immédiates.

Comparez -le au programme de nos adversaires. Il est à la fois plus hardi et plus sage.

En outre, rappelez-vous, pour le juger, que le Parti socialiste est le seul qui* ait osé pendant la législature qui s'achève, se dresser contré le pouvoir réactionnaire, en dépit de toutes les insultes.

, Un autre parti va se réclamer aussi des principes de la démocratie et solliciter la confiance de la classe moyenne et 'des travailleurs plus humbles. Cette confiance, il ne la mérite plus. Pendant quatre ans, il a louvoyé entre le Bloc national et le Socialisme, indécis, hésitant, n’ayant jamais le courage de prendre nettement parti contre un Gouvernement où il avait quelques-uns de ses membres.

Sans fierté, sans méthode, sans aucune vue d'avenir, sa faillite dans l'opposition est plus éclatante que sa faillite au Gouvernement.

Ses représentants dans l’Aude comptent parmi les plus serviles. Adversaires acharnés ries socialistes, derniers admirateurs d'un Ministre traître à la République, ils ont, par surcroît, pendant quatre ans, confondu leurs %roies avec ceux du Bloc national en matière- de politique internationale et de politique financière {en particulier pour la taxe sur le chiffre d’affaires, repousse par les seuls socialistes),

Radicaux sincères,

Devant cette attitude de vos chefs, devant L égoïsme de leurs calculs, devant le mépris qu'ils ont manifesté pour l'intérêt général, vos yeux s'ouvriront-ils ?

ÀüM

Ne croyez- vous pas que le moment est venu pour vous de faire un pas en avant, Quand donc le ferez-vous si vous ne le faites pas maintenant Notre républicanisme ne vaut-il .pas celui des chefs qui se solidarisent avec un Ministre du Bloc national ?

Nous sommes jeunes. Notre plan est clair. Notre activité vient de s'exercer dans Top- , , • -* position.

L'autre partî%épublicain est impuissant ou endormi;

Et Le parti au pouvoir vous a conduits à la ruine. Seuls, nous avons l’énergie et la volonté nécessaires aux grandes Lâches qui s’imposent dès demain.

Pour la paix entre les peuples.

Pour la restauration nationale.

Pour la libération du travail.

Votez tous pour les socialistes,

René CABAN N ES, Ancien Combattant, Membre du Comité central du Parti socialiste, Délégué permanent à la Propagande, Publiciste. — Léon ilUDELLE, Ancien Combattant, Chevalier de la Légion d1 honneur, Propriétaire- Viticulteur, Rédacteur en chef du Midi socialiste? Candidat du Parti en 1910 et 1919, — Adrien NON 1ER, Ancien Combattant, Secrétaire de la Fédération socialiste de l’Aude, Adjoint au Maire de Narbonne, Candidat du Parti en 1919, — Y van PELISSIER, Propriétaire- Viticulteur, Maire de Cuxac-d'Àude, Conseiller général de l'Aude <

Liste du Bloc Ouvrier et Paysan,

AVEYRON

5 députés.

Inscrits, . , . î 05 - 33 S

Volants . . 80.39S

Blancs et nuis » . . » » , ....... . 1.197

Suffrages exprimés ♦ . , * . . 85.201

Majorité absolue», . , . 12.601

Q u o 1 1 c u t élec ! o rai ... 17, 041

Liste républicaine de paix nationale et de progrès social

MM Général de Castelnau 41 .026

Coucoureui. . . . i 1,996

Molinié . . . -, 42.653

iloquës, . 40. OU

Roquette . . . . . . 41 .423

Total . 207,979

. Moyenne 41.596

Liste de déiense républicaine*

MM, Raynaldy . . . 43.533

Balîtr&nd (1) , . . , . . , . . 41.235

Corel . . . , ,,», 41.T76

Cambou mue. ,,.,»,.» f . 40 . 979

« Ramadier . — . . . 40.506

Total . ..... 208,029

Moyenne . . 41.606

Liste du Bloc tnivrier-paysan,

MM. Cayla . . %7

Farrus^enq . . 969

Gaillardia ....... ,v. » 944

Laborîe . . 94S

Touruomlre, . . 952

Total N. 4,780

Moyenne.*,»,. . 950

MM» Raynaldy, Molinié.

MM. Coucoureirtj Borel, Balîlrand.

^ à la majorité absolue.

? au quotient ........ .

Liste dé Défense républicaine.

A Messieurs les Electeurs du dépaJ'temenl de l’Aveyron *

Chers Concitoyens,

En 1809, a une heure où ha République était en péril, le plus éminent des républicains modérés, W a kl e c k-ROil s 5 e au , voulant rallier toutes les forces républicaines, prononçait ces paroles à jamais mémorables :

« S’agissant de maintenir intact le patrimoine commun, nous avons pense que les

(1) Le Ministère do l'Intérieur dormait : Balitraad, 41.225.

AVEYRON

divisions de parti devaient s’effacer , el que l’œuvre que nous allions entreprendre exigeait le concours de tous les Républicains,

« 11 est parfaitement vrai que sur un très grand nombre de points politiques, sur un très grand nombre de questions économiques, chacun de nous a des vues divergentes; mais chacun (le nous déclare aussi que, s’agissant d'un intérêt supérieur à toutes nos querelles, ' s'agissant de la 'défense de la République, nous n’avons qu'un seul sentiment et une même volonté. Notre but, c’est de réunir tous les Républicains pour faire Face à tous les réactionnaires, . ,

« j /'heure que nous traversons passera, les difficultés que nous avons rencontrées disparaîtront sans doute; ce jour-là, il sera temps d’opposer programme à programme, et chacun de nous retrouvera le sien. »

Nous ne saurions mieux définir notre but, ni placer sous un plus liant patronage la liste de Défense lléjmplicaine que nous avons l’honneur de présenter à vos suffrages.

Aujourd'hui, comme en 1899, nos institutions sont menacées par les mêmes hommes «qui, pour les abattre, emploient les mêmes procédés.

D'une part, ils dénoncent avec Fracas les méfaits du régime parlementaire^ al°i3 cependant que, par ailleurs, et par une singulière contradiction, ils él aient avec ostentation et magnifient les résultats de la Législature du Bloc National !

D’autre part, ils réclament « une poigne, un balai ». ils appellent ouvertement la Dictature, et nous offrent, comme modèle les pays voisins où elle a été instituée. Nous voyons, par leur exemple, ce que deviennent les libertés publiques el la souveraineté nationale elle-même, lorsque les démocraties s’abandonnent aux retours offensifs du pouvoir personnel.

C’est pour épargner les mêmes calamités a notre pays et pour barrer la rouLe a de semblables tentatives que nous avons formé le faisceau de toutes les forces républicaines.

Appartenant à des fractions différentes du parti républicain, nous ne pouvons vous présenter un programme commun détaillé, car aucun de nous ne répudie rien de ses conceptions; mais ce qui nous est commun, ce que nous voulons d’un meme cœur, c’est le maintien des institutions politiques, laïques, sociales de la République, que nous entendons mettre à l'abri de toutes les entreprises de Réaction et de toutes les tentatives de Dictature,

Nous savons, par ThisLoire de tous les temps, que la dictature aboutit infailliblement à la guerre; c’est elle, sans remonter au delà du siècle dernier, qui a conduit la France à Waterloo et à Sedan, Or, nous voulons, par-dessus tout, la paix internationale. La France victorieuse doit mettre à profit sa victoire pour éviter le retour de la guerre; elle do t pratiquer une politique d’accords internationaux et, en particulier, d accords avec ses alliés, sans renoncer en rien aux justes réparations auxquelles elle a droit. Il ne faut pas quelle puisse rester exposée aux coups d'impérialismes étrangers: elle a le devoir de sauvegarder sa liberté et celle des démocraties pacifiques comme elle. Mais le salut meme de son indépendance exîire qu elle ne reste pas isolée. Elle doit tendre a développer Société des Nations, qui est la meilleure garantie de la paix, et dont les pouvoirs accrus permettront d’envisager une réduction prochaine de la durée du service militaire.

Or, dans L’Aveyron plus qu ailleurs encore, les hommes que nous combattons incarnent aux yeux de la France et du monde la politique de dictature, de force et d’aventures. Us sont le symbole même du militarisme. La victoire de leur parti ouvrirait aux hasards belliqueux une ère nouvelle où la paix générale et l'indépendance nationale courraient Us plus graves périls.

C’est le sentiment profond de ces dangers redoutables qui a scellé l’union de tous Us républicafns et les a soudés en un bloc compact. Rattachement à l’idée républicaine, a ferme résolution de défendre les lois laïques et les réformes sociales, la volonté de faire u: e France prospère dans une Europe apaisée, le souci de développer sans violence une pol:-

AVEYRON

tique de progrès social et de relèvement financier, enfin et surtout le maintien des libertés publiques et -en particulier des libertés syndicales, telles sont les idées centrales autour desq h elles nous sommes étroitement groupés*

La situation financière de la France sera au premier plan de nos préoccupations: améliorer notre système fiscal, pour pouvoir efficacement réaliser les réformes sociales dues a la démocratie, le simplifier, le débarrasser des vexations inutiles, remettre sur le chantier l'impôt sur le chiffre d’affaires, faire rendre à l’impôt sur le -revenu tout ce qu’il doit donner et, grâce à scs plus-values, réduire les impôts indirects pour décharger J© plus possible les revenus du travail; surveiller étroitement les fi actuations des changes et mettre notre franc à l’abri de toutes les attaques, pratiquer une politique d'économies et faire rendre gorge à ceux qui ont profité de la guerre pour exploiter odieuse nient le pays, telles seront les tendances de nos eiïorLs.

Avec le même souci, nous défendrons les intérêts de l’Agriculture et de l’Industrie* Nous nous efforcerons de faire reconnaître et consacrer le principe de la propriété commerciale*

Dès te début de la législature, il sera procédé a la révision des traitements des fonctionnaires; nous suivrons celte question do très près. Il faut pour les traitements, comme pour les salaires elles pensions, chercher1 et trouver la formule qui opérera, automatiquement, leur adaptation au coût de la vie. Il faut aussi, par^a loi sur l’Assurance Sociale, garantir aux' travailleurs je pain de leurs vieux jours et améliorer dans la mesure compatible avec la situation financière les retraites ouvrières et minières.

‘ Nous"*. serons, en un mot, attentifs à tous les faits de la vie économique pour essayer de les prévenir, ou, tout au moins, d’en atténuer les conséquences*

Les graves préoccupations de la politique générale ne nous ferons pas perdre de vue les questions locales qui intéresse ni notre département* Les intérêts généraux et les intérêts locaux sont d’ailleurs solidaires, et la prospérité delà France est faite de la prospérité de chacun de ses départements.

C’est donc travailler au bien général que se consacrer à développer les richesses de notre petite patrie*

La question du Roquefort, par exemple, n’est pas encore réglée ; le problème depuis longtemps posé n’a pas fait un pas, parce que, comme Ta expressément déclaré la Fédération des Producteurs eje lait, une puissante opposition parlementaire a tenu la solution en suspens*

Nous sommés, nous, pleinement acquis à la cause des Producteurs de lait, et nous nous solidarisons étroitement avec leur Fédération. Leurs intérêts ont été jusqu’à ce jour méconnus et lésés. Nous nous emploierons de toutes nos forces à faire voter le' plus promptement possible la loi qui les protège et à laquelle ils ont donné leur adhésion.

L’Aveyron est déshérité au point de vue des voies de communications, et il n’a pas toutes les lignes de chemins de fer qui lui sont nécessaires.

Le projet des chemins- de fer dit « de la Montagne », notamment, esOunc question vitale pour le pays* La ligne d’Espalîon à Sàint-FIoor est déclarée (Futilité publique, mais le commencement des travaux est subordonné à faccord qui doit intervenir entré l’Etat et la Compagnie du Midi au sujet dés dépenses d’électrification de la ligne. Nous nous efforcerons de faire approuver cette convention et de faire hâter la mise à exécution des travaux. -

La ligne d’Espàîion à Aurillac, complétée par; les raccordements de Decazevîlle à Entraygues et de Mur-de Rarrez à la ligne de Saint- Flour peut, à très brève échéance, être soumise au Parlement, Nous sommes, avec le département du Cantal, en désaccord sur le tracé à suivre, mais cette divergence ne peut pas, ne doit pas faire obstacle à la décision.

Le Conseil Supérieur des Chemins de fer fera son choix, et nous nous emploierons à*

AVEYRON

faire voter la, loi déclarative d’utilité publique et à faire ensuite hâter rinrcription au programme, *

Le Conseil Général se préoccupera de la création d’autres liges qui desserviraient la vallée du Lot ou qui traverseraient les régions do Ségala et du Levézou : nous nous engageons à les faire mettre à l'étude.

Ces diverses lignes constitueraient un réseau complet qui assurerait le développement de la prospérité de notre petite patrie.

Electeurs,

L’heure est grave 1 .

La République est menacée.

Nous avons à sauvegarder son patrimoine, ses libertés, son idéal.

Nous devons aussi assurer îa sécurité du pays et nous bien garder de confier ses destinées à ceux qui ont toujours préconisé la politique de violence, qui en sont les prisonniers et qui nous conduiraient à nouveau à la guerre.

Ce double devoir vous incombe,

A vous de le remplir en toute indépendance, avec fierté, avec enthousiasme I

Tous aux urnes !

Sans aucune hésitation, safts aucune défaillance, sans aucune rature, vous voterez pour les candidats qui, sans renoncer à aucun des droits de la France, veulent assurer sa prospérité elsa sécurité par une politique de paix, a l’intérieur comme a l'extérieur.

Soyez-en bien c onvaincus ! C'est la seule politique qui puisse permettre h la France, à la fois de maintenir sa place dans le monde, en lui conservant ses amitiés et ses alliances, et de reprendre sa marche vers le progrès démocratique et social.

Eugène RÀYNÀLDY, André BAL1TRAND, Emile ROREL, Georges CAMRDURNAC, Paul RAMAD1ER.

Liste Républicaine de Paix nationale -et de Progrès social,

A ux Électeurs^ A ve yronnais •

Chers Compatriotes,

Nous sommes avec le Gouvernement et soutiendrons avec énergie sa politique de sauvegarde de la France,

Vous êtes appelés à désigner les Représentants à qui vous allez confier, dans les circonstances les plus graves, les intérêts vitaux du pays, votre avoir, vos libertés, l'avenir de vos enfants.

Après quatre ans d'héroïques efforts, les armées de la République et de ses Alliés ont vaincu l'agression allemande, mais l'horrible guerre qui a coûté tant de sang, accumulé tant de ruines, disloqué des empires, bouleversé le monde, laisse après elle une liquidation redoutable.

Nous sommes convaincus que nos représentants doivent d'abord affermir la paix que

— ns —

ÀVEYKO»

la France désire avant toute chose, poursuivre avec ténacité le recouvrement de la dette allemande et consolider ainsi les finances françaises et la fortune des citoyens.

Pour cette œuvre, nous resterons groupés autour du Président de la Républierue et du

L Gouvernement dont la politique d’énergie et de sagesse a su déjouer la mauvaise foi de

r Allemagne et rendre impuissant son rêve de revanche.

En occupant la Ruhr, ce sont les riches industries du charbon et de l’acier que la France a prises pour gage, c’esL Krupp et ses canons que nous avons immobilisés. En notre dépendance nous tenons la bourse et le bras de fer de l'ennemi.

Et tant il est vrai qu’une nation énergique est toujours respectée, il n’est plus de Puissance au monde qui ne reconnaisse nos droits, pas une de nos Alliances qui ne soit fortifiée ; et lorsque, il y a quelques semaines, le Gouvernement que nous soutenons a brisé 1 Oilensive allemande contre le franc, sauvé vos valeurs en péril, maintenu ainsi la prospérité intérieure du pays, c’est che£ nos alliés qu’il a trouvé les concours immédiats, qui lui étaient nécessaires.

^ous inscrivons donc au début de cet exposé ces trois mots qui éclairent et conditionneut notre programme ; Paix, Sécurité, Réparations. *

// finit conjurer t oui danger de faillite. — Pas d'impôts inquisitoriaux*

Pas d'impôts sur le capital.

Leur réalisation assurée, il sei'a facile de donner à la France les fruits de son effort et de ses sacrifices.

f- Et toul d’abord, ce sera la fortune des citoyens, la terre du paysan, Fafelier de l’artisan,

J industrie, le-commcrce, le bas de laine ou le portefeuille du rentier, je salaire de f ouvrier, 3a .pension des victimes de la guerre, le traitement du fonctionnaire qui seront consolidés. Iis n auront à redouter ni dépréciations, ni spoliations, ni chômages, ni crise financière, et le législateur poiirra réduire les charges fiscales qui pèsent sur le pays.

En attendant, nous voulons rayer de nos lois de perception toutes les mesures reexatoires, et, en ce qui concerne le chiffre d’affaires, généraliser le régime forfaitaire pour les commerçants et les industriels.

Si nous ne voulons pas de 1 impôt inquisitorial, plus catégoriquement encore nous sommes les adversaires de 1 impôt sur le capital qui est Je fondement du programme avoué ou occulte des partis avancés, et la préface du communisme dont au cours de cette campagne électorale nous avons vu se dresser contre f ordre établi les forces brutales et menaçantes.

Le jour où pareil impôt serait voté, où il faudrait que toute la terre de France, tout son cheptel, toutes les industries et leur outillages, tous les commerces et leurs marchandises, tou Les les propriétés bâties, toutes les entreprises, tous les capitaux, tous les meubles se mettent en mesure soit en vendant, soit en empruntant, de payer un quart ou un tiers de leur valeur, quel effondrement, quelle panique et quelle ruine !

Que les Français soucieux de l’avenir réfléchissent. Demain il serait trop tard,

fié forme administrative. — Économies

Tour taire de bonnes finances, il n y a pas que les modalités de l’impôt, il y a aussi la pratique judicieuse des économies.

Depuis deux ans, 65,000 fonctionnaires ont été supprimés là où ils apparaissaient en surnombre. La réforme administrative, surtout possible dans les pays favorisés pas les moyens de communication, permettra d’économiser au budget des charges considérables, —

— il fi

AVEYRON

Nous veillerons à l'emploi utile et honnête fies ressources publiques comme nous veillerons à ce que les lois répressives mettent fin aux abus et frappent les profiteurs*

Défense nationale*

L’impôt fiscal nous amène à parler de eet autre impôt plus lourd encore qu’est le service militaire. — Nous avons réduit a dix-huit mois la durée de présence sous les drapeaux et, en utilisant avec méthode ce contingent diminué, nous avons pu assurer la garde du Uhin et Inoccupation de la Ruhr sans faire appel à une seule classe libérée. — Dès que les circonstances 3e permettront, que nos alliances, que nous voulons fortifier et étendre, nous garantiront une sécurité suffisante, nous nous efforcerons de réduire encore les charges militaires de la nation.

Outillage national. — Grands travaux tV utilité' publique.

Bras et cerveaux rendus à l’activité sociale, 3a fortune de la France consolidée, il sera facile de parachever l'œuvre de progrès qfie nous avons entreprise et qu’ inlassablement nous allons continuer^ il faut à notre pays, à notre Aveyron surtout, un outillage plus moderne et plus complet des voies tic communication, des moyens de transport, de distribution d’énergie, de mise en valeur de ses terres et de ses richesses naturelles. À côté des chemins de fer de la Montagne, pour lesquels nous avons enfin obtenu des réalisations, nous voulons que les régions du Ségala et du Lévezou, et nos autres grandes régions agricoles, soient dotées des ligues qui leur sont indispensables,

Défense du travail et de la propriété rurale et urbaine.

Nos agriculteurs savent avec quel sentiment d’affection nous avons servi leur cause* « Vous êtes les députés des paysans », nous criaient dans nos réunions publiques les communistes et les radicaux conjurés* — Oui, comme nous le sommes de tous les gens d’ordre et de tous les intérêts citadins! et nous en sommes fiers. Nous savons que leur activité permet à la France de vivre et que la prospérité des campagnes, que nous voulons complète et à l'abri de tout aléa, fait la fortune de nos bourgs et de nos villes.

Avec d'autant plus d'énergie que le nombre des députés ruraux est diminué au bénéfice de ceux des grandes cités, nous protégerons le champ, l'atelier, l’activité commerciale, tous les fruits du travail, contre les convoitises révolutionnaires.

Politique sociale,

Fl les vaillants ouvriers de notre pays? Qui oserait prétendre que nous ne sommes pas leurs amis ? Ce que nous avons fait pour l’artisan et pour la retraite des mineurs, pour les accidentés du travail, pour l’amélioration du sort des classes laborieuses répond victorieusement aux critiques de ceux dont les programmes démagogiques n’ont d’autre but que d’exploiter la bonne foi des travailleurs et de s’élever en excitant leurs colères. Isolément ou collectivement, l’ouvrier trouvera toujours en nous des représentants, dévoués pour instituer dans la République le code de solidarité sociale, fondement de l’ordre et de la paix, qu’une politique de large protection de la famille affermira encore*

AVEYRON

Union de fous les hommes d'ordre dans une politique de liberté el de respect

des croyances,

lit sur celte Politique Républicaine de sagesse et de réalisations utiles, nous voulons que passe le souflle vivifiant de la liberté ; libertés religieuses, libertés des pères de famille liberté d'association pour toutes les catégories de Français, liberté et indépendance du citoyen.

Nous souhaitons surtout que, — comme toutes les autres nations civilisées, comme nos Amis et nos Alliés, comme P Angleterre, la Belgique., Fltalie, comme la République des Etats-Unis, — la République Française s’inspire — aucune loi humaine ne pouvant être intangible — du* respect dû à Dieu.

Vous le voyez, chers compatriotes, la Lâche est aussi complexe que l’heure est grave et votre vote est l’enjeu de la sécurité des lendemains.

Sans autre ambition que de servir la France, que de conjurer les périls et les désordres qui la menacent, que de vous donner, dans la paix confirmée, toutes les améliorations, tous les bienfaits sociaux que vous êtes en droit d’attendre, nous nous présentons à vos suffrages, surs d’être compris par votre clair bon sens.

Général de CASTELNAU. — J. COUGOUREUX. — Docteur J- -A. MOLINIÉ. — G. ROQUES. — II. lit) Q DETTE.

Liste du Bloc ouvrier et paysan.

Amnistie générale aux victimes du capitalisme : condamnés militaires, faits de grève et et délits politiques, réintégration de tous les révoqués des services publics.

Justice populaire : Généralisation du jury, suppression de la magistrature, abolition des conseils de guerre et des bagnes militaires, constitution d’une Haute Cour populaire pour juger les responsables de J a guerre.

Reconstruction : Payement immédiat des dommages de guerre restant dus aux petits sinistrés; révision tfes indemnités aîcordées aux sinistrés de la grande bourgeoisie; répression du trafic des bons de cession.

Expropriation du grand capital: socialisation des banques, mines, transports, usines, assurances, pétrole, sucre, établissement d’un contrôle ouvrier par les comités d’usine, journée de 8 heures; 6 heures pour les industries insalubres, minimum de salaire, droit de coalition et de grève aux fonctionnaires et aux travailleurs étrangers.

Finance : Extinction de la dette publique par îa saisie des grandes fortunes, suppression de 1 impôt sur les salaires et de Fimpôt indirect frappant la consommation.

Extérieur : Annulation du traité de Versailles*; alliance avec Funion des Républiques -soviétiques; organisation des États-Unis d’Europe*

Loyers : taxation des loyers, réquisition des locaux d’habitation, construction par les municipalités cl immeubles à loyer bon marché, organisation du logement en service public. Vie chère : Répression vigoureuse de la spéculation et tle l'accaparement, contrôle des

AVEYRON

prix par des commissions syndicales et coopératives; développement des coopératives avec l’appui financier du gouvernement ouvrier-paysan,

La femme : La maternité rétribuée comme fonction sociale. Pour la femme : égalité des droits civils ei politiques. Salaire vital garantissant 1 indépendance économique ; services collectifs pour l'organisation de la vie ménagère.

L’enfant : Instruction obligatoire laïque et vraiment gratuite de tous les enfants jusqu'à 1 âge de seize ans; mise à la charge de FEtat des frais d'entretien et d'éducation de la jeu* nesse ouvrière et paysanne faisant preuve d’aptitudes spéciales.

hygiène publique : La Société doit garantir à chaque être humain les meilleures conditions possibles de développement et d'hygiène ; un régime qui laisse mourir 140.000 enfants toiisdes ans, 200.000 tuberculeux et syphilitiques est un régime qui doit disparaître.

Solidarité : Assurances sociales sans cotisation ouvrière contre tous le s'risque s afférents à la vie, au travail des ouvriers, paysans, employés, fonctionnaires, salaires minimum aux mutilés et retraités du travail et de la guerre.

La terre appartient à ceux qui la cultivent : Expropriation des grands propriétaires fonciers; remise des fermes et métairies expropriées soit aux coopératives agricoles, soit aux familles de ceux qui les cultivaient précédemment, les petits propriétaires exploitant eux-mêmes conserveront la propriété perpétuelle de leurs biens; Crédit agricole d’Etat pour le perfectionnement de la technique et de 1 outillage; électrification des campagnes; admission des ouvriers agricoles, journaliers, domestiques de ferme, aux bénéfices des lois ouvrières et des assurances sociales.

Vers la conquête du pouvoir, — Formation d’un gouvernement ouvrier-paysan , abolition de la constitution bourgeoise, suppression de l’armée permanente et de l'industrie privée des armements, formation d’une milice ouvrière-paysanne pour la défense des conquêtes du Bloc ouvrier-paysan, organisation d’une véritable démocratie sur la base dès Soviets ouvriers et paysans associant les syndicats à la gestion des services publics,] .

Dictature du prolétariat,

Pour former le Bloc ouvrier-paysan, les travailleurs de France s'affirmeront partout sur la liste communiste.

Le Comité directeur du parti communiste (,S\ F , /. C,).

BOTCHES-DU-RHONE

10 députés.

Ce département est divisé en 2 circonscriptions : la première élit : 7 députés: la seconde : R députés.

PREMIÈRE CIRCONSCRIPTION (7 députés).

ïîisrrits . , . 136.985

Votants., . . lïj .150*

Blancs et nuis ..... . . 1J337

Suffrages- ex. rimes 130 :122

Majorité ubsolue . 55 . 06'2

Quotient électoral, . , 5,732

Liste dlJnion républicaine démocratique.

MM. Giraud . . . . . . 32,855

Régi? . . . . . 33, Ü8

Vidaî . ««■> . 33.517

Au si lia . . . .. . . . '. 33 DO I

Rlachère, . . . . . . 32.920

Eabre . 32.507

Thierry .. . 32.616

Total ........... 230.923

Moyenne . 32.089

Liste dJ Alliance républicaine,

MM. Bourdillon . . . 4.092

De Magallon (1) . . . 4 . J 63

Doutre. . . . 3 . 376

Mîramont. * 3.518

Fra^Bi . . . . 3 . 160

Sarronl, . . . , . . . . P .... , 3.260

Total . 24.886

Moyenne - - 3.555

C an quotient.».. . .

? à la plus forte moyenne . . .

Liste du Cartel des gauches.

MM. Bouisson . . . . . ....... 52.439

Canavclli - - - /, ‘ , t , , 52,379

Bon,,., . ; pt 49,271

Cadenal . . . . .u ........ . 52.219

Gavaudau. . . . 50.591

Rom . M.flU

Tasso . 53.478

Total . . ’ 3(31. 173

Moyen ne . 51.631

Liste d'Union socialiste.

MM. Torrès. , , . . 16.956

SamvelH . . 13,391

La veau . . . 12.467

MannU'" . . 13.851

Sabiarsi . . . 13.875

Roussy . ... . 13.892

Sansse . . . . 1 2 356

Total..... - 90.988

Liste duBIeo ouvrier-paysan.

MM. Morueci . . 7 gfjt)

Cermolacœ . 6.280

Ga3’ . . . 5. 825

Ghambon. . . . . . ........ 5 325

Mercîe r. . 5;804

SaUim . . . b. 9S3

Carme gn die . 5.733

Total . 43.421

Moyenne . 6,203

MM, Tasso, Bouiason, Canavelli, Vidal, Régis. MM. Cadena^ Roui.

(1) Le Ministère de Hntémur donnait : M. de Magallon ; 4.163 yoix.

BOUCHÉ S-DU -RHONE

Liste du Cartel des gauches .

A ux Électeurs.

En 1919, le Bloc National surprit la bonne foi du Suffrage Universel en divisant les républicains.

La campagne électorale est ouverte. Dans quelques jours on saura si le peuple de ce pays veut, plus longtemps^ tolérer au pouvoir cette coalition de réacteurs et d affairistes.

À l'intérieur ;

Le désastre économique eL iinancicr s’étend^ tous les jours sur les ruines mêmes de la guerre ;

Le déficit installé en permanence dans nos budgets, ce qui 11 a pas empêché de voter des centaines de millions de subvention aux armateurs^

La misère grandissante pour Lotis les retraités, pensionnés, fonctionnaires dont les revenus fixes ou les traitements ne peuvent s’adapter à la vie chère toujours croissante ;

L'impôt sur le chiffre d'affaires rendu plus vexatoire cl plus inquisitorial, sans qu il ait pu atteindre vraiment les sources de la richesse et les revenus des grands capitalistes;

Le scantl ale des gros mèrcanLis des régions libérées, dénoncés du haut de la tribune par le député socialiste Inghels et prouvant l’abus indécent et cynique fait de la générosité de la France cl du sang de ses fils :l

Les libertés* ouvrières et syndicales violentées et menacées jusque dans l’existence de la Confédération Générale du Travail ; /

Les droits des fonctionnaires k la liberté d’opinion contestés ;

La loi de huit heures supprimée brutalement, illégalement, par simple décret, aux marins du commerce, inscrits maritimes, par ordre des armateurs, et aux cheminots par ordre des compagnies de chemins de fer;

Les assurances sociales rejetées à une date indéterminée;

Le retour offensif d’un cléricalisme déjà assez fort pour reprendre contre ïa Nation sa mainmise extérieure internationale et pour vouloir détruire, à Tin teneur, les conquêtes de laïcité et de vraie liberté de concience à l’École;

L1 abandon du monopole des allumettes à des sociétés privées, première étape vers la suppression de tous les monopoles qu’exige l'Union des Intérêts Economiques;

Une loi militaire dont le poids reste écrasant par sa durée et par scs charges pécuniaires ;

Le régime des décrets-lois cl lé vote du double décime, qui nous mènera tout droit à la dictature et qui pèsera très lourdement encore sur le contribuable ;

Refus formel d'accorder l’amnistie entière que nous n’avons cessé de réclamer,

à l'extérieur : ,

La France isolée, perdant peu à peu son rayonnement de démocratie pacifique et d'idéalisme humain;

L'aventure de la Ruhr qui, loin de rapporter à la France, lui a coûté déjà des milliards; v

Tel est Je bilan du Bloc National.

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