‹ Programmes, professions de foi et engagements électoraux de 1924Chapitre 80 sur 124 · X.a Grise de P Apprentissage · texte numérisé non relu

X.a Grise de P Apprentissage

Par nos temps de vie chère, le désir de voir les enfants apporter à îentrefièn de la maison une part de pins en plus grande est, de la part des t ami 11 es, parfaitement justifié* Malheureusement, il .en résulte une crise profonde de l'apprentissage et nombre d’esprits éclairés ne dissimulent pas les craintes que leur inspire, pour un avenir presque immédiat, cette pénurie d'adolescents désireux de connaître .réellement en métier lucratif* Lè, comme ailleurs, une collabora tioïi étroite des associations patronales, des syndicats ouvriers,, de tous les organismes économiques s’impose sans larder si nous ne voulons pas courir à un désastre* Nous ne manquerons pas d’en signaler l'urgence au gouvernement et au pays*

Le Vote des Femmes :

La participation des femmes aux consultations électorales ne saurait être plus. longtemps différée. On ne peut plus présenler d'arguments sérieux en faveur de leur éloignement des affaires publiques* Tous les pays qui ont organisé le suffrage des femmes s'en sont parfaitement bien trouvés* Elles apportent dans F accomplisse ment de leur mandat, comme dans l'cxercice de leur droit de vole, mm ponctualité, une clairvoyance, une droiture sur lesquelles certains politiciens ne pourraient que gagner à prendre exemple,

La Grise des Logements :

Elle est loin d’être conjurée ; des lois pratiques devront s'efforcer dTy mettre un terme tout en réservant les droits des propriétaires. Rien n’a été fait de sérieux par la Chambre 'sortante dans cette voie, et il est grand temps de se mettre à l’œuvre.

On!’ pourrait poursuivre parallèlement la lutte systématique contre les logements et locaux insalubres en veillant à ce que les constructions nouvellement édifiées réunissent pour pouvoir avoir droit aux avantages prévus par la législation toutes les caractéristiques de maisons modèles, selon les plus récentes théories de Thygiène et de l'urbanisme*

La place nous est mesurée et nous ne voulons pas abuser de l’attention bienveillante du

SAVOIE

lecteur ; force nous est donc de laisser dans l'ombre de nombreuses questions dont nous entendons nous préoccuper, mais dont la nomenclature pourrait, h la longue, sembler fastidieuse dans un exposé comme celui-ci. Aussi bien, par ce qu'on vient de lire, est-on désormais fixé sur l1 esprit dans lequel nous nous appliquerons à les résoudre.

Po 1 1 ( iq u e Sa v 01/ a rd e .

La Maison des Agriculteurs :

Nous l'avons dit, au début de la campagne que la Démocratie Savoyarde a menée contre les agissements de M. Gadoret : îa Maison des Agriculteurs est une excellente institution en soi, U est regrettable qu'elle ait été transformée par M, Borrel en agence éleelo raie. D'importants crédits y ont été alïectés, Si nous en reconnaissions futilité, nous considérerions comme un impérieux devoir de les faire augmenter. Mais pour cela, il faut qu'il soit possible d'en contrôler l’emploi, Ü n’est pas admissible que les frais généraux du ect'ei organisme, qui atteignent un taux inimaginable, profitent exclusivement au courtier électoral de M. Girard-Madoux, qui, non content de loger gratuitement dans un édifice somptueux, se fait payer une auto de 35.000 francs et y promène ses amis en voyage de noces.

Réorganisée et fonctionnant honnêtement au grand jour, la Maison des Agriculteurs ' aura tout notre appui et toute notre sympathie ; nous saurons la leur montrer dès l’abord en en chassant M. Gadoret dont les agriculteurs soucieux de leurs intérêts ne veulent plus entendre parler.

Privilège des Bouilleurs de cru :

M. Borrel n’ayant pas voulu soutenir à la Chambre leff intérêts des bouilleurs savoyards cependant si intéressants, nous nous efforcerons ,de réparer, dans la mesure du possible, le mal qu'a fait sa carence, en ceLte occasion, aux viticulteurs du pays. Il est pénible de penser que le mgueron ne peut, sans risquer de graves poursuites, préparer sa bonne « gnole » comme il le faisait autrefois.

G est une faveur qui doit lui etre rendue, n’en déplaise a M. Borrel et à ses amis.

Nous saurons agir dans ce sens.

La Houille blanche :

Nous entendons certes que la France entière soit appelée à profiter des trésors inestimables que constituent au triple point de vue industriel, commercial et économique les nombreuses et belles chutes d'eau de notre Savoie, Mais nous ne saurions tolérer que des sociétés, même constituées à l’aide de capitaux français, s'installent à leur gré dans nos régions et s'approprient ces richesses hydrauliques sans que riverains ot habitants soient admis à bénéficier de celles-ci. Que M. Borrel, que ses secrétaires aient pour la S, T. E. D. A. et pour les autres sociétés d'utilisation des chutes d’eau des complaisances.., justifiées, nous le regrettons vivement. Mais ce 11'est pas une raison pour que de pareils errements continuent et que le secrétaire général de la Chambre syndicale des sociétés de forces hydrauliques fasse bon marché des intérêts des habitants de la Savoie qui ont bien un peu le droit, tout de même, de profiter des richesses de leur province

Les Planteurs de Tabac :

Nous sommes absolument opposés a la cession de nos monopoles. La légende de l'Etat mauvais commerçant, mauvais industriel^ mauvais patron, a été surtout répandue et

SAVOIE

exploitée par ceux que faisaient loucher les solides bénéfices qu’on réalise sur leur exploitatîônT'Â [l'heure actuelle moins qu'à n'importe quel moment, nous ne devons aliéner de richesses de l'Etat. Los intérêts des planteurs de tabac ne doivent point être sacrifiés à de malpropres combinaisons politico-financières. Jusqu’aujourd’hui, nos pianteursv parfois si durement éprouvés, ont trouvé une rémunération satisfaisante de leur effort en vendant leurs tabacs à l’État. Ne les livrons pas aux entreprises des profiteurs étrangers, en abandonnant un monopole donL le rendement est des plus lucratifs.

Au sujet des Économies :

Les décrets-lois permettent, au nom des économies, de perpétrer contre la Savoie toutes sortes de manœuvres dangereuses. On a voulu supprimer la Cour d’appel de Chambéry, on tentera demain de supprimer tel tribunal, telle justice de paix, tel poste d'instituteur. Nous demanderons, dès notre arrivée au pouvoir, l’abrogation de la iunesLe loi que les réactionnaires ont arrachée au Parlement : plus de décrets-lois. Nous ferons des économies, c’est entendu, mais nous nous opposerons résolument à ce qu’elles soienl laites aux dépens de la Savoie envers qui la France a des engagements qu’elle saura respecter et dont la configuration géographique nécessite des cadres admi nislrati! s renforcés, eu égard à la difficulté des communicatiois (le vallée à vallée.

Voies de Communication :

Nous concevons fort bien qttfe M. Borrel, tout a sa politique alimentaire, aiL complètement négligé le problème si important pour la Savoie des voies de communication : on ne peut pas faire plusieurs choses à la fois. Nous entendons traiter la question des roules et des tramways autrement que par des articles de journaux insipides six semaines avant es élections. Nous devrons eonsSumnent étendre et améliorer noire réseau routier, veiller à ce que les moindres hameaux, soient desservis et Iréquentés, à ce que, partout où faiie se pourra, des tramways ou des chemins de fer à vole étroite soient construits.. Nous ne saurions énumérer ici tous tes projet» que nous nous efforcerons de faire aboutir rapidement si nous sommes élus* mais les populations peuvent être assurées que nous u’ignorous rien de leurs besoins et que nous mettrons toute notre volonté et toute notre énergie à les satisfaire.

Parallèlement, nous veillerons au développement des transports en commun : autobus, électrobus, cars devront être mis, grâce à des subventions suffisantes, dans la possibilité de relier aux grands centres les plus petites communes,

U Union nécessaire.

Notre politique savoyarde consistera aussi et surtout à rétablir. L’union que le secta^ risme étroit des uns, les appétits démesurés des autres ont si malheureusement rompue depuis quelques années» Nous: savons: pertinemment que M. Borrel, décide, de complicité avec quelques amis, à mettre la Savoie en coupe réglée, a créé un noyau d'arrivistes sans scrupules habiles à jouer des coudes et à éloigner des affaires les hommes intègres susceptibles de les empêcher de: se repaitre à. leur aise* Ce noyau, nous l’avons main Le s fois détaillé et stigmatisé dans ce journal : F opinion publique, la grande majorité des Savoyards’ est désormais fixée et est bien déterminée à ce que ces syco phanies disparaissent de la scène politique.

En portant à la tribune de la Chambre les scandales que nous avons dévoilés, nous ivnbéirons à aucun mobile de vengeance personnelle ; nous n’aurons à tache que de nettoyer la maison, que de parachever notre œuvre de salubrité publique.

iV ! 471

SAVOIE

Celle-ci défi Hivernent accomplie, nous poursuivrons notre rouie, tout .dévoués à la grandeur de la Franco, au bonheur, à la prospérité, à Fesser de la Savoie.

Philippe NAVÀRRO, Maire d’Aix-les-Bains, Conseiller Général de la Savoie, Grand Invalide de Guerre. — René FODÉRÉ, de Saint- Jean-de-Maurienne. Publiciste, Mutilé de la GueiTe, — Jacques GIROUD, Âgriculteur-Ex} loitant, Président du Syndicat des Producteurs de F arrondis s cm eut de Ghambéi'y.

Liste du Bloc Ouvrier Paysan.

Amnistie générale aux victimes du capitalisme : condamnés militaires, faits de grève el délits politiques. — Réintégration de tous les révoqués des services publics.

Justice populaire. — Généralisation du Jury, suppression de la magistrature, abolition des Conseils de guerre et des bagnes militaires, constitution d’une haute-cour populaire pour juger les responsables de ia guerre.

Reconstruction. — Payement immédiat clés dommages de guerre restant dus aux petits sinistrés. Révisions des indemnités accordées aux sinistrés de la grande bourgeoisie. Répression du trafic des bons de cession .

Expropriation du grand capital, — Socialisation des banques, mines, transports, usines, assurances, pétrole, sucre. Etablissement d’un contrôle ouvrier par les comités d usine. Journée de huit heures, six heures pour les industries insalubres. Minimum de salaire, droit de coalition et -de grève aux fonctionna air es vat aux travailleurs étrangers.

Finance, — Extinction de la dette publique par la saisie des grandes fortunes, suppression de Fiinpôt sur les salaires et de Fimpôt Indirect frappant la consommation.

Extérieur. — Annulation du Traité de Versailles, Alliance avec FUriion des Républiques Soviétiques, Organisation des États-Unis d’Europe.

La terre appartient k ceux qui la cultivent. — Expropriation des grands propriétaires fonciers. Remise des fermes et métairies expropriées soit aux coopératives agricoles, soit aux familles de ceux qui les cultivaient précédemment. Les petits propriétaires exploitant eux-mêmes conserveront la propriété perpétuelle cle leur bien. Crédit agricole d’Ëtat pour le perfectionnement de la technique et de l'outillage. Électrification des campagnes. Admission des ouvriers agricoles, journaliers, domestiques de ferme, au bénéfice des lois ouvrières et des assurances sociales.

Loyers. — Taxation des loyers, réquisition des locaux d'habitation, construction par les municipalités d’immeubles à loyer à bon marché. Organisation du logement en service public.

Vie chère. — Répression vigoureuse de la spéculation et de F accaparement. Contrôle des prix par des commissions syndicales coopératives, développement des coopératives, avec Fappui financier du Gouvernement ouvrier-paysan, h .

SAVOIE

La Comme. — La maternité rétribuée comme fonction sociale. Pour la femme, égalité des droits civils et politiques. Salaire vital garantissant l’indépendance économique, Services collectifs pour l’organisation de la vie ménagère.

L’enfant. — Instruction obligatoire laïque et vraiment gratuite de tous les enfants jusqu’il l’âge de 16 ans. Mise à la charge de 1 État des frais d’entretien et d’éducation de la jeunesse ouvrière et paysanne faisant preuve d’aptitudes spéciales.

Hygiène publique. — La Société doit garantir à chaque être humain les meilleures conditions possibles de développement eL d’hygiène. Un régime qui laisse mourir I 10.003 enfants tous les ans, 200.000 tuberculeux et syphilitiques est un régime qui doit disparaître.

Solidarité. — Assurances sociales sans cotisation ouvrière contre tous les risques afférents à la vie, au travail des ouvriers, paysans, employés, fonctionnaires , salaire minimum aux mutilés et retraités du travail et de la guerre. -

Vers la conquête du pouvoir :

Formation d’un Gouvernement Ouvrier-Paysan ;

Abolition de la constitution bourgeoise;

Suppression de l'Armée permanente et de Pi nd us trie privée des armements ;

Formation d’une milice Ouvrière-Paysanne,- pour la défense des conquêtes du Bloc Ouvrier -Paysan ;

Organisation d'une véritable démocratie sur la base des Soviets Ouvriers et Paysans, associant les syndicats à la gestion des services publies.

Dictature du prolétariat.

Pour former le Bloc Ouvrier-Paysan, les travailleurs de b rance s affirmeront partout sur la liste communiste.

Le Comité Directeur du Parti Communiste (S. F, I. G.).

SAVOIE (HAUTE-

3 députés.

Inscrits . **.... * 76.725

Votants* ..***«**.-.- 61 * 483

Blancs et nuis . 688

Suffrages exprimée* *.*.**.■■* 66.795

Quotient électoral , . . 26.265

Liste républicaine d’Union nationale*

MM. Crolard . . * . . . * . . 27*327

Bartlioloni . * 27.215

Tapponnîer . , . * ... * . * 27.616

V TotaJ . S2.158

Moyenne . . 27 .389

Elue à la majorité absolue. * * *

Liste du Cartel des gauches*

M M. Dnboin . * *. . . 3 f * 07 î

Jacquier ....**.**.**.. . . 30 . 969

Anlonollî . * * . * . 30.379

Total . 9£.il9

Moyenne . 30.8Û6

Liste du Bloc ouvrier-paysan.

MM* Duchono *. . . . - . -■ 2 .178

Gaillard . . * , . . . 1 <868

Ganim * . * . . * . * 2*243

Moyenne .,,*....*.. 2*029

MM. Duboi», Jacquier, Antonclli.

Liste du Cartel des Gauches*

Républicains et Socialistes, nous avons contracté une alliance loyale pour abattre le Bloc National*

Nous n’avons pas confondu nos programmes. Chacun de nous reste fidèle, sans aucune concession, ni aucune restriction à la doctrine politique et sociale de son parti*

Mais nous sommes d’accord pour penser qu’il faut débarrasser la brance 5 tout prix, de ceux qui :

Par leur politique étrangère nous mènent à la guerre ;

Par leur politique financière nous mènent à la ruine ;

Parleur politique sociale nous mènent à la réaction ;

Par leur politique economique nous mènent, dans le désordre des changes, a la vie toujours plus chère.

SAVOIE (HAUTE-

Voter pour le Cartel, des Gauches, c’est voter :

Pour la paix assurée par des solutions internationales et non par une action isolée dans h rupture de* nos alliances.

Pour une politique fiscale réalisant des économies véritables, par la suppression de tous les gaspillages et créant des ressources sures par des impôts justes frappant les revenus et les grosses fortunes et non la consommation ou -le chiffre d'affaires.

Pour une politique sociale respectueuse de toutes les libertés de pensé et d’association, pour tous les citoyens sans exception.

Pour une politique économique d’ordre et de prospérité dans la stabilité de la monnaie, et le développement de la production nationale.

Electeurs Savoyards !

Souvenez-vous que les élus du Bloc National n'ont tenu aucune de leurs promesses.

Les interets de notre belle Savoie ne peuvent plus leur être conliés.

Citoyens,

11 n’y aura qu’un tour de scrutin.

Ne rayez aucun nom sur 3a liste pour ne pas compromettre le succès de vos candidats.

Electeurs Savoyards !

Choisissez entre la Paix ou la Guerre,

Entre la République et la Réaction I

Jacques DUBGIN, Député sortant, Conseiller général de la Hautes Savoie. — Paul JACQUIER, Maire de Thonon-les-Bains, , Conseiller général de la Haute-Savoie, Ancien Sous-Secrétaire d’État. - — Etienne ÂNTONELLI, Professeur d’Economie Politique à la Faculté de Droit de Lyon*

Liste Républicaine d Union Nationale.

Chers Concitoyens,

Huit cents délégués des Républicains indépendants, réunis en Congrès. Jë .23 mars dernier, à La Roche-sur-Foron^ après avoir approuvé notre compte rendu de mandat, nous ont demandé de nous présenter a nouveau à vos suffrages, avec un programme d'. Union républicaine et de concorde nationale.

Nous avons accepté, conscients Savoir rempli notre tâche depuis le 16 novembre 1919 au mieux des intérêts de la France et du département*

Convaincus qu’il est toujours nécessaire que tous les Français s’unissent pour travailler au relèvement économique el financier du pays, nous faisons J’ appel le plus large à tous ceux qui veulent le réaliser dans l'ordre et la liberté.

SAVOIE (HAUTE-

Nous vous proposons donc le programme suivant, essentiellement conforme à celui de J 919 et aux déclarations de M. Miilerand, Président de la République, et de M. Poincaré, PrésidenT du Conseil

Politique intérieure :

Sauvegarde de la paix sociale par le respect des libertés essentielles, au premier rang desquelles nous plaçons la liberLé de conscience, et par le ^complet développement des associations dans le cadre des lois.

Aide aux familles nombreuses et iuLte contre la dépopulation (.allocations familiales, prime à la natalité, sursalaire familial, vote familial).

Modification de la loi électorale dans le sens de la vraie représentation proportionnelles. Vote des femmes.

Protection delà santé publique; lutte contre la tuberculose (dispensaires, sanatoriums),

Poli V que extérieure :

Pour consolider la paix, il faul assurer PcxéçuLion des traités, le payement des Réparations dues par 1 Allemagne el les garanties de notre sécurité.

Maintien de 1 occupation de la Ruhr, reconnue indispensable, soit comme gage prod actif,. soit comme moyen de pression, jusqu'au complet recouvrement de notre créance.

Maintien d’un contrôle sévère du désarmement de T Allemagne, ce qui, en diminuant le péril de la guerre, permettrait une nouvelle réduction de nos charges militaires.

Accord désirable avec les Alliés pour le règlement définitif des problèmes nés de la guerre. ^

Collaboration à l’œuvre pacilicatrice de la Société des Nations.

Revendications des victimes de la guerre :

Toutes les victimes de la guerre. Veuves, Mutilés, Ascendants, Pupilles de la Nation, et les Anciens combattants peuvenL compter sur notre dévouement pour améliorer leur situation conformément au « Cahier des revendications » établi par le tt Comité d’entente des Groupements nationaux des victimes de la guerre et anciens combattants ».

Polilique Financière :

Équilibre permanent du budget ei relèvement de notre monnaie nationale, conditions nécessaires du crédit de la France et de la réduction du prix de la vie ; compression rigou~ reuse dans les dépenses publiques ; stricte application de l'impôt sur le revenu ; consolidation de la dette flottante et amortissement régulier des emprunts ; révision des marchés de guerre conformément à la proposition votée par la Chambre le 30 juillet 1920 et restée en suspens au Sénat. Simplification du système fiscal par la méthode généralisée du forfait.

Réformes administratives :

Simplification des services administratifs et décentralisation permettant aux organismes régionaux de résoudre le plus grand nombre de questions locales*

Etablissement d’un statut des fonctionnaires.

SAVOIR (HAUTE-

Poliüqiie Economique :

Achèvement de la reconstitution des régions dévastées; développement de la production agricole par la d illusion des engrais à bas prix et des moyens de culture perfectionnés , encouragement aux Associations agricoles de mutualité ; accession à la propriété par le Crédit agricole; organisation de renseignement agricole et ménager postscolaire ; réalisation du progamme d’électrification des campagnes; application dans les délais prescrits de la loi du 3 janvier 1924 qui a créé les Chambres d1 Agriculture.

Facilités données au petit commerce, particulièrement par 4 extension du Crédit; Restauration de l’artisanat par 3a création des Chambres de métier. Liberté du commerce ; développement des exportations eL des moyens de communication (voies ferrées d’intérêts général et local.) Application de la loi sur les services automobiles subventionnés. Réduction des tarifs de transports pour les matières premières.

Colonies :

Mise en valeur des Colonies qui doivent assurer le rétablissement de notre balance commerciale en nous fournissant les matières premières, actuellement importées à prix d'or de l’étranger*

Questions sociales ;

Lutte conLrela vie chère et les spéculateurs.

Contrat de travail faisant de l’ouvrier et de l'employé les collaborateurs intéressés du patron.

Développement des sociétés d’habitations à bon marché et du crédit immobilier.

Encouragement §aux sociétés de secours mutuels qui devront constituer l’instrument d’application de la loi sur les assurances sociales.

Enseignement public et sports :

Coordination des diverses branches de l’Instruction publique, permettant la libre accession de renseignement primaire à l’enseignement secondaire et supérieur.

Encouragement aux sociétés sportives et d'éducation physique de la jeunesse.

Développement intense de l’ industrie hôtelière et touristique, grâce à la coordination des efforts de toutes les associations intéressées et des Pouvoirs publics, et l’extension du Crédit hôtelier*

Convention commerciale à intervenir d'urgence, sur la base de la réciprocité, entre la * France et la Suisse pour les facilités de communication et les échanges, commerciaux ne part et d’autre de la frontière, garantissant particulièrement la libre exportation des produits de notre sol, x‘

Modification nécessaire des méthodes. de travail parlementaire pour l'aboutissement de ce programme.

Electeurs de la Haute- Savoie,

Tous les trois Savoyards, nous ne croyons pas avoir été indignes de vous. Fiers de vos suffrages, connaissant vos inférés et vos légitimes revendications, nous avons de tout cœur servi notre petite patrie comme la grande, heureux aussf, toutes les fois ou 1 occasion s'en présentait, d’être utiles à tous nos concitoyens, sans distinction de parti.

— Vin —

N° mi

SAVOIE (HAUTE-

Si vous nous maintenez votre confiance, nous ferons tous nos efforts pour continuer, mieux encore sr possible, de la mériter.

Vive la Savoie 1

Vive la France renaissante et pacifique !

Vive la République î

Albert CROLARD, Ingénieur des Arts et Manufactures, Président de la Commission des Mines et de la Force motrice, Vice-Président de la Commission, des Travaux publics, — «René BARTHO-* LO N R Délégué régional de la Confédération générale agricole, Chevalier de îa Légion d'honneur, Croix de Guerre, Membre du groupe des Députés mutilés. — Paul TÀPPONNIER, Secrétaire de la Chambre des Députés, Membre du Conseil Supérieur des Pupilles de la Nation, Chevalier de la Légion cl* Honneur, Croix de Guerre,

Liste du Parti Communiste (B. F- I. GO.

Electeurs de la Haute-Savoie.

Paysans, Ouvriers, Employés, Fonctionnaires savoyards,

Nos militants communistes ont été par la bourgeoisie de droile et de gauche calomniés, perquisitionnés, condamnés. Pour les uns et les autres, nous sommes « le vol, PassassinaR l'incendie » 1

Notre journal Le Travailleur est condamné à des milliers de francs d amende pour avoir^dit et répété : « Guerre à la Guerre I »

L'ordre est de le tuer et de nous faire taire,

Nous sommés, pour la bourgeoisie au pouvoir, les seuls adversaires dangereux.

Les quelques centaines de militants sympathisants ouvriers-paysans de nos vingt-cinq groupes savoyards continueront à défendre et renforcer le Bloc Ouvrier et Paysan, jusqu'aux hameaux les plus reculés.

— Nos ennemis sont les vôtres !

Hors nous, pas de partis organisés ! Où sont les groupes républicains, libéraux, radi* eaux, radicaux-socialistes, socialistes? Qu’ont été, qu5 sont leurs programmes, leurs chefs, leurs adhérents, leur discipline, leurs actes ?

Mais voici la foire électorale ! Voici que, tels des hannetons, tous les quatre ans, sortent de terre des hommes : une cohue d’intérêts, d’appéüts ! Ils ont de nouveau besoin de vos voix pour sauver leurs intérêts, leur République. Ils vous gouverneront en votre nom.

Ce sont ceux du Bloc National de droite : millionnaires ou leurs valets, à la Barlholoni, h la Crolard, à la Tapponnier ; Bloc de la vie plus chère, des impôts plus écrasants, des salaires plus bas ; Bloc de la ruine d’aujourd’hui, de la guerre de demain.

SAVOIE (HAUTE

Ce sont ceux, du Bloc National dit de gauche, plus dangereux parce que plus hypocrites, Leurs frères de droite sont menacés; ils s'agitent pour prendre leur place au râtelier du pouvoir et continuer leur politique* 11 n on peuvent faire d’autre. Qu'ont-ils fait jusqu'ici ? Les David, Gallet, Goy, Duboin ont toujours ou presque toujours soutenu la politique Poincaré. Ils ne Font jamais combattu. Ils ne sont venus nous voir qu'en compagnie des autres pour inaugurer des monuments aux morts; ils se moquent des besoins ües vivants*

Barons du gruyère, gros industriels, gros épiciers, minotiers, mercantis, spéculateurs, gros terriens, banquiers, honores, décorés par le Bloc de Droite, peuvent-ils faire autre que de défendre leurs intérêts, leur classe contre la votre ?

Ils osent balbutier : « Vous faites le jeu de la réaction I » Ils sont eux-mêmes la réaction, Ils prétendent sauver au moins la' République laïque. Mots creux, mensonges S Une douzaine fie gros élus « républicains » défendent la laïque en envoyant leurs enfants aux congréganistes.

Demain, contre la vague montante des ouvriers et paysans qui les menacera tous, ils feront de nouveau Bloc pour défendre leur régime bourgeois.

A ces deux Blocs de droite ou de gauche, nous opposons le Bloc ouvrier et Paysan.

A votre appel, une douzaine de prétendus socialistes, au nom d’une Fédération qui n existe pas, qui n’a ni section, ni adhérents, ni programme, qui n’a pas un acte de défense ouvrière et paysanne h son actif depuis 1021, trahissent, passent au camp de îa bourgeoisie, défendent ceux qiFÜs ont combattus, s attellent au Bloc National Bourgeois de gauche.

Sans marchandage, sans compromission, nous dressons "notre Bloc Ouvrier et Paysan, Ce régime d'expropriation du travail, nous voulons l’abattre, non le sauver, non l'étayer. Les travailleurs ne peuvent compter que sur eux-mêmes. En volant pour trois travailleurs ouvriers et paysans, vous direz que vous voulez vous libérer vous-mêmes. Le salul n’est que dans votre organisation.

Voter, pour nos candidats communistes.

Lisez Le Travailleur , Y Humanité.

Adhérez à vos coopératives, à vos syndicats.

Adhérez à notre Fédération communiste.

Les Candidate.

56 députés,.

(Ce département est divisé en 4 circonscriptions : lti première élit 13 députés, la seconde Il dépotés, la troisième 13 députés, la quatrième 19 députés,)

Première circonscription (13 députés) (I)

Inscrits. ...... * . 220.852

Votants 196 . 986

Blancs et nuis, . 3 . 340

S n tirage s expri mé£, . . , . 1 9 3 , 63 7

Maj ori té ab so 1 u e. , , . ♦ 90.819

Quotient électoral , , . I 4.893

Liste d’ Action française.

MM. Bernard de Vesins. ...... ........ 9.526

Réal ci et Sarte . * * 8 , 006

Olagnier . . * . . 7,961

Delesi . 7.924

Le Feu n terni . . 7.862

Dicyer-Dufer, . . . . . 7 . 763

Goaet . . . 7. 070

Pitrau.. . . 7.515

Robin . . . . 7.841

Saint-Aubin . . . . 7. 702

Sémichon . 7 . 638

Vodabïe . . . 7 . 537

Galli... . . . 7 .461

Total, . . . . 102.996

Moyenne, 7,922

Liste d'Urion républicaine et de concorde nationale.

MM. Fabiy (lieut, colonel), . . 71 .541

Ciiassaigoe-Goy on . , ................. 70.170

- Payer. . . 67.487

Binder . 66.110

Bu ssat . . . . 69 . 537

Renais, . . . . . . 65 . 434

■**- Escudier . 69-688

~ Poucet 68.3*8

Gaillard . 65.742

Missoffe . 67,323

Prévost... . . . 05.815

Pugliesî-Conü. - . ......... 05.931

^ Soulier . . , k 66,809

Total.... . . . 879,405

(1) Dans ce secteur, il y a eu 19 listes en présence. ISous noua bornerons, pour ce secteur et les suivants, à citer les noms des candidats figurant sur les listes susceptibles d'obtenir le qu. i tient ou appartenant à des groupements qui ont présenté des candidats dans d'autres circonscriptions.

SEINE

Liste du Cartel des gauches*

Liste du Bloc ouvrier-paysan.

MM* Croup 1er. * * . . ■ * . * . . ■

®*MM. Cacbio . . . * .

il i 1 0

u , A 7 flftl

Afi Q1Ü

1\riéail .'V ft ClfLfi

WçüLBaynal - * . * .

ïtrtn* . . * . 40.924

il 696

il. 441

D u co s de lu Haille* ....... . - ■

Tôt il. . , *i

Total . . 612.290

Moyenne. . . * ■

Moyenne. . . . 47.090

La liste d’Union républicaine de salut public économique et social (Charles Boa) a obtenu une moyenne de 1,364 voix,

La liste du Cartel des indépendants. Union des républicains et des socialistes (Charles Bernard), une moyenne de 3.082 voix.

La liste de Concentration républicaine et sociale (J. Nouions), nne moyenne de 6.647 voix*

La liste de Revendications sociales et républicaines, une moyenne de 480 voix*

La liste des Réformateurs, une moyenne de 99 voix, La liste du Comité républicain socialiste indépendant, une moyenne de 559 voix,

MM* Fubry, Chassaigne-Goyon, Buss&i, lüscudier, Cachin, Auffray, Baranlon, Brunet, Pinard, MM. A -F* Poucet, Payer, Mssoffe, Soulier.

Liste d’Union Républicaine et de Concorde Nationale*

Lista républicaine socialiste i les Hommes nouveaux).

jonas , , A . . .

Le Q ri arrêt {dit Yves M Iran dé) ....

Fff'îrhftl * . . « ■

y i trac ..*,,.*.*, . . .

Oudin. ...... * . . . .... .+

Te ut «ch , . . .

Higail . , . . . . * - . .

Piétri . . . . . . .

Manfroy . . * . * .

G hirard i.*< . . * * .

B àpn n i, H , ^ . .

Bouju *,.*...**■ ...p..*.

ThÂrannt . . . .

Total .

Moyenne*.

au quotient à la plus forte moyenne

Electeur^

Les élections du 1 1 mai décideront de l'avenir de la France.

Voulez-vous, avec les communistes, pousser la France sur les chemins de la Russie boicheviste, à la suite de Lénine et de Trotsky ?

Voulez- vous, avec le Bloc des Gauches, la ramener à l'époque des mares stagnantes,

SHiiNK

des fiches, du cambisme, des luttes religieuses et de fiantimiliiansme, sous les auspices d’uu Caillaux ou d'un Malvy?

Ou préférez-vous la confier, cette fois encore, à des patriotes, à des hommes d'ordre, de volonté et de bon sens, qui défendront demain, comme ils ont défendu hier, la politique des grands Français qui s’appellent Alexandre MilLerand et Raymond* Poincafé?

Si vous ne voulez ni des çmules de Lénine, ni des disciples de Caillaux, vous donnerez en masse vos suffrages à notre liste.

Quelles que soient les nuances politiques de ceux qui la composent, cette liste ue comprend que des hommes pour qui le régime républicain est hors de discussion. Ses membres, qui groupent les compétences les plus diverses et. associent a des noms depuis longtemps connus et estimés de vous des noms nouveaux et des forces jeunes, sont unis entre eux par une même foi dans les destinées du pays, par une même volonté de conduire vïetopieusement la France au port, après les orages de la guerre et ded’après-guerre.

Us ne renient pas le travail effectué hier. Us considèrent, au contraire, qu en relevant aux trois quarts, et par ses seules forces, ses régions dévastées, en ramenant, maigre une crise longue et douloureuse, son activité économique au niveau de 1913, le peuple français a accompli une véritable prouesse qui défie la comparaison et qu admirera FHistoïre î

Aussi, notre -premier, soin sera-t-il de conserver à la. France le bénéfice des résultats déjà acquis. Nous nous efforcerons ensuite de les développer et de mener jusqu’au bout F œuvre entreprise.

Deux problèmes essentiels restent en suspens :

A l'extérieur '

Il s’agit d’asseoir définitivement la^uix — non une paix de lassitude et de capitulation, mais une paix virile et honnête — sur la base du respect des traités et de 1 ordre européen consacré par eux ; il s’agit d'obliger l’Allemagne a nous payer* L occupation de la Ruhr, dont F utilité est aujourd'hui démontrée par les faits, nous a mis dans une situation excellente pour discuter un règlement auquel les rapports des experts doivent servir de point de départ et pour recueillir enfin, avec les fruits d une patience qui n a rien abandonne, les avantages d’une énergie qui n'a rien compromis*

L’Allemagne nationaliste eL réactionnaire y regardera à deux fois avant d’exécuter ses projets de revanche, et elle a en face d’elle une France généreuse, appuyée sur des amitiés solides, fidèle au Pacte de la Société des Nations, niais en même temps forte, coherente, vigilante, acceptant les sacrifices militaires indispensables à sa sauvegarde et prête à toutes les éventualités.

Divisée, désarmée, livrée aux mains d'une majorité à tendances socialistes et internationalistes, la France, après des humiliations et des capitulations sans profit, connaîtrait fatalement l’horreur d’une guerre prochaine,

A l’intérieur ;

11 s’agit de consolider nos finances, de remédier à la fragilité du franc, c est-à-dire à la cause principale de la vie chère, de rendre impossibles les offensives du genre de celle k laquelle nous avons récemment tenu tête,

La défense et le redressement de nos finances, la lutte contre la vie chère, qui constituent notre préoccupation dominante, exigent :

1° Une politique de production encourageant méthodiquement, en vertu d un plan d ensemble, et p^£ une législation appropriée qui n’est encore qu ébauchée, le développe-

SEINE

ment dé l'agriculture, de l’industrie et du commerce, le progrès de nos exportations, la mise en valeur de notre domaine colonial,

supprimant les taxations et les inquisitions abusives,

corrigeant, par l’extension de la méthode du forfait, le système d'impôts actuels, dont la répartition est inégale et la perception inutilement traça s si ère ;

2° Une politique de remboursement progressif des emprunts qui diminue, le plus tôt possible, la niasse des emprunts à court terme, réduise les avances de la Banque de France h l’Etat et revalorise ainsi, peu à peu, le franc)

Une politique d’économie allégeant les charges de l’Etal, le débarrassant de ses fardeaux inutiles, proportionnant rigoureusement les dépenses aux recettes, récupérant les profits indûment acquis, barrant la route implacablement à toute nouvelle inflation.

Une politique d’économie entraînera des réformes administratives profondes. Il est temps de revoir et de mettre au point un organisme vieux de cent ans et qui n’est plus h la hauteur des besoins modernes.

Afin d assurer d une laçon plus complète la séparation des pouvoirs et leur exercice normal, nous voulons joindre i\ ces réformes administratives des réformes poHliques et d’abord la réforme du travail parlementaire, soumis à „des règles ou a des usages qui ne valent plus pour la multiplicité et la complexité des affaires d’aujourd’hui ;

4’ Une politique de progès et de perfectionnement social, La 12® législature a fait beaucoup pour remédier à la crise de la natalité, pour encourager et soulager les familles nombreuses. Nous entendons poursuivre et accentuer cet effort, faute duquel la Franco serait vouée au déclin. Nous voulons donner Unis nos soins au problème, urgent entre tous, de 1 habitation, à ia réalisation des assurances sociales, à la réorganisation de l’apprentissage, a i . ex tension, jîes institutions de crédit pour les travailleurs, Nous comptons non pas tant sur 1 intervention de 1 Etat que sur le recours if l’initiative privée, à l'association sous ^ toutes ses formes, a l’activité des syndicats patronaux et ouvriers, revenus de leur hostilité et comprenant que leur collaboration sera bien autrement féconde que leur opposition.

Résolus à acquitter la dette de reconnaissance que le pays a contractée â F égara des victimes de la guerre, des inutiles et des anciens combattants, soucieux, aussi, du sort des vieux serviteurs du pays, des retraités et des pensionnés, nous travaillerons à fai rïf aboutir celles de leurs justes revendications auxquelles, faute de ressources correspondantes, il rr a pu être encore donné satisfaction.

f elles sont les grandes lignes de notre programme d’action* Programme positif et constructi] , tout de modération et de sagesse, an bout duquel se trouvent Je salut eL la grandeur dû la France. Encore faut-il, pour qu il soit réalisé, que Tordre, la paix sociale, la paix religieuse soient assurés, que Fautogité soit respectée, que l'innombrable foule de ceux qui travaillent, qui se privent pour épargner, pour ai&éïlor&r leur sort et celui de leurs enfants, aient confiance, se sentent défendus et encouragés, dans une atmosphère de calme et de sécurité*

C'est h quoi nous tendrons de toutes nos forces.

Nous laissons a d autres 1 invective, la haine, îe déchaînement des passions mauvaises. Nous faisons appel à la collaboration et à 1 union des braves gens cl des bons Français.

La République, telle que nous la concevons, n’est pas la République des Camarades*

Ce n'est pas un régime sectaire et tyrannique, qui réserve ses faveurs a un petit Ambre de privilégiés. G est le régime dans lequel tous les Français doivent se trouver à Taise pour courir leur chance individuelle, en contribuant à la grandeur et à la prospérité de la patrie* Electeurs du \ l Secteur, vous avez d un côté la démagogie révolutionnaire, de l’autre la République du progrès dans F ordre.

Vous n hésiterez pas I

SEÏiNE

Vous ne vous abstiendrez pas ! Vous viendrez à nous et vous ferez triompher, le 11 mai

La liste d'Union Républicaine et de Concorde Nationale !

Jean FABRY, Ministre des Colonies, Mutile de guerre, Officier de la Légion d'honneur, Croix de guerre, Député 'sortant- — CHASSAIGNE-GOYON, ancien Président du Conseil municipal de Pavas, ancien Vice-Président de la Chambre des Députés, Chevalier de la Légion d'honneur, Député sortant. -- André PAYER, Industriel, ancien membre du Bureau de la Chambre des Députés, ancien Conseiller municipal de Paris, Blessé de guerre, Chevalier de la Légion d’honneur, Croix de guerre, Député sortant. — Maurice BINDER, Lieutenant-Colonel’ Officier de la Légion d’honneur, Croix de guerre, Député sortant! — Edouard BUSSAT, Industriel, ancien Vice-Président du Conseil municipal de Paris, Chevalier de la Légion d’honneur, Croix de guerre, Député sortant. — Joseph DENAIS, ancien Député, Conseiller municipal de Çaris. — Paul ESCUDIER ancien Président du Conseil municipal de Paris, Vice- Président

de la Commission des Affaires Etrangères, Député sortant

André FRANÇOIS-PONCET, Agrégé de l’Université, Officier ■de la Légion d'honneur, Croix de guerre. — Georges GAILLIÀRD, Industriel, membre de la Chambre de Commerce, Chevalier de la Légion d’honneur. - Michel MISSOFFE, Vice- Président du Conseil municipal de Paris, Officier de la ^Légion d'honneur, Blessé de guerre, Croix de guerre. — Lucien PREVOST, Industriel, ancien juge au Tribunal de Commerce, Officier de la Légion d’honneur. — PUGLIESI-CONTI, ancien Conseiller municipal, ancien DépuLé. — Edouard SOULIER, membre de 1 Union dos Pères et Mères dont les Fils sont morts pour la Patrie, Député sortant.

Liste du Bloc Ouvrier et Paysan.

Voir le programme du même parti dans la Marne.

Liste du Cartel des Gauches.

Citoyens,

La politique du Bloc National a mis nos libertés et nos droits en péril. Devant ce danger, toutes les forces démocratiques doivent se dresser unies.

Le Cartel des Gauches appelle à lui tous les citoyens qui entendent mettre les institutions laïques eL les conquêtes sociales à l'abri de la réaction et de toutes les dictatures.

La loi électorale absurde et immorale qui attribue une énorme prime à la liste comportant la plus forte moyenne rend le Cartel dos Gauches indispensable. C’est en effet à la multiplicité des listes républicaines que le Bloc National a dû, en 1919, son succès éphémère. La coalition des Républicains sur une liste unique permettra seule, au 11 mai prochain, de F abattre.

SK1NR

I e Cartel des Gaucties n’implique aucun abandon de programme. Nos partis n’abdiquent ni leurs conceptions propres, ni leur idéal particulier, mais ils sont d'accord pour un certain nombre de réalisations communes qu’i’s veulent précises et prochaines.

Nous voulons la paix durable par la Société des Nations, l’allégement des charges mil.-

taire s par Inorganisation de la Nul ion armée.

Nous voulons le payement des réparations dues par l'Allemagne, mais en substituant aux ^stériles méthodes de violence l’action commune avec nos Alliés et le concours de

Popinion universelle. . . , T

Nous voulons h l'intérieur b respect intégral des libertés syndicales, 1 amnistie généra e

en faveur des combattants condamnés et des cheminots révoqués.

Nous voulons l’assainissement des finances, la justice fiscale par la prédominance de l'impôt direct frappant la richesse acquise, la répression impitoyable des fraudes et des spéculations illicites.

Nous voulons le respect des lois de laïcité, l’école unique et gratuite qui permettra l’épanouissement de toutes les intelligences françaises, le rétablissement de 1 enseignement

moderne. .. 4 3 , *

Nous réclamons le relèvement de la natalité en nombre et en qualité et nous nous dacla-

rons en conséquence partisans de l’extension du suffrage h celles qui sont le plus intéressées au bien-être de l'enfant, aux Femmes.

Tous, nous voulons, pour les familles nombreuses et pour la masse des laborieux et des humbles, la stabilité du foyer eL la sécurité du lendemain. C'est pourquoi nous préconisons le développement d’une politique du logement et de la santé publique, un système équitable de pensions, des assurances sociales réelles et efficaces.

Tous, nous voulons la juste réparation des dommages causés aux victimes de la guerre et aux anciens combattants.

Tous, nous voulons garantir les commerçants contre les abus du droit de propriété.

Tous, en un mot, nous voulons protéger les travailleurs manuels et intellectuels contie l'oppression, le commerce et l'industrie honnêtes contre les mercantis, les fonctionnaires contre les abus de l’adlorité, les classes moyennes contre les entreprises d’une ploutocratie sans vergogne et les manœuvres dJune spéculation sans trein.

Citoyens, le il mai, vous écarterez toutes les listes dissidentes et vous voterez sans panachage et sans ratures, pour la liste intégrale du Cartel des Gauches, car vous ete^ avec nous contre le Bloc National, pour la République, par le Cartel des Gauches.

Arthur GROUSStER, ancien Vice-Président de la Chambre des Députés, Député sortant, — Gustave KO U AN ET* ancien Député. — E. WEILL-RÀYNAL, Agrégé de F Université. — Léon GG U D UN, Cheminot Syndiqué. — Eugène GHAÏLLÉ, Inspecteur Départemental du Travail. — Professeur Adolphe PINARD, de P Académie de Médecine, Député sortant. — Émile DESVAUX, Conseiller municipal de Paris. — Edmond BESNARD, Professeur au Collège Chaptal, Secrétaire général de la Mission Laïque Française. — Georges G AH EN - SALVADOR, Maître des Requêtes au Conseil d’État, ancien Directeur des Retraites et des Assurances Sociales au Ministère du Travail. — - Frédéric BRUNET, Président du Conseil général de la Seine, ancien Députe. — Maurice COPIGNEAUX.* Employé municipal Syndique. — Paul BOURGET, Artisan.

G. DUCOS de la H AILLE, Licencié es lettres. Avocat a la Cour d' Appel de Pari?,

Liste Républicaine-Socialiste

Citoyens*,

Depuis Cinq ans le pays se débat dans une crise effroyable, qu’aucun des gouvernements successifs n’a su ni prévoir, ni résoudre, ni même atténuer. Aucun des problèmes posés par le cataclysme de la guerre n’a été définitivement réglé.

Vous ave/, souffert dans vos personnes, dans vos familles, vos biens, vos ressources ou dans voire travail.

Vous ave* été les victimes de la vie chère, de la crise des logements, de la dévalorisa- Lion du franc.

Les discours n ont pas manqué, mais aucun acte décisif n'en a été la suite logique.

ht vous n avez pas encore la Paix, %

Aujourd hui, électeurs, vous avez la parole. Votre souveraineté va s’exercer par le bulletin de vote. A vous de bien choisir vos représentants. Vous serez les artisans de votre propre destinée.

Instruits par l’expérience, vous ne vous laisserez plus prendre aux intimidations du L.oc National et aux spectres qu'il n’évoque que pour justifier son existence.

Ce bloc réactionnaire, né des troubles de la guerre, ne continue à Taire appel à l’union sacree, seulement nécessaire l'ace à l’ennemi, que pour entraver, par une application arbitraire des lois, les progrès de la Démocratie et les nécessaires efforts vers plus de Justice sociale ,

Vous le rejetterez parce qu'il est, pour la plus grande part, l’auteur de vos difficultés et de votre misère

U a couvert tous les scandales, laissé impunis tous les gros profiteurs,

il est le protecteur des grands trusts et des grands mereantis au détriment de la classe moyenne, des commerçants, des travailleurs intellectuels ou manu élit des consomnu tours.

Citoyens,

\ ous refuserez de même votre confiance à- tous les politiciens de métier groupés momentanément dans un Càgtel spécialement organisé pour conquérir Je pouvoir, qui n’est pour eux que l’assiette au beurre,

L intérêt personnel leur a seul fait conclure une alliance dans laquelle une soi-disant discipline no masque pas les divergences profondes qui divisent les conjurés,

Que deviendraient, au lendemain d'une élection, ces touchantes accolades de parade lorsque Couvrirait une discussion sur la propriété et le budget national par exemple, qui meüra en opposition les principes politiques de ces associés d’occasion?-

Si le Cartel des Gauches l’emportait, Herriot a défini à l'avance cc que serait la Chambre prochaine : une Pagaie.

Le Pays a assez de toutes ces combinaisons élaborées dans de louches officines politiciennes,

Aucun de ccs blocs ne lui dit rien qui vaille.

H est, depuis trop longtemps, trompé par cc personnel politique qui a pendant vingt ans détenu le Pouvoir et qui n a jamais su s'en servir pour l'amélioration du sort du Peuple : qui n a su qu instituer la République des G a nia rades.

Le Pays entent] se libérer du joug de ccs profiteurs qui n’ont jamais montré le moindre souci de ses intérêts supérieurs.

La b rance veut que des Hommes nouveaux, courageux, probes, et qui n’aient d'autre

mm

but que l’intérêt public, travaillent désormais à lui assurer les grandes destinées auxquelles elle a droit.

La France veut vivre.

Citoyens,

Nous nous présentons h vos suffrages. Nous vous offrons k garantie de travailleurs qui ont su se créer par eux-mêmes des situations honorables et indépendantes d’hommes expérimentés, soucieux de mettre au service du bien public leurs connaissances, leur dévouement et leur bonne volonté.

Fermement Républicains et sincèrement Socialistes, nous voulons nous attacher à L énergique défense, de la véritable République généreuse et fraternelle et nous consacrer à la réalisation de tous Les progrès sociaux dans l’Ordre et dans la Paix.

Commerçants et Industriels, vous trouverez parmi nous, pour défendre plus particulièrement vos intérêts' 'qu’ils connaissent bien, les citoyens Edouard Jonas, Pierre Andin et Camille Pic tri.

Intellectuels, Hommes de Lettres, Artistes, Professeurs et Travailleurs du spectacle, nos candidats Yves Mirande et Maurice Vilrac sont des vôtres cl vous les connaissez.

Anciens combattants, mutilés et victimes de la guerre, vous ne sauriez avoir de défenseur plus dévoué et plus autorisé que le grand mutilé Jacques Teutsck.

Fonctionnaires et Retraités, qui avez tant de justes revendications à faire valoir, vous pouvez confier à Jules Manfroy, à Paul Riga il et a Maurice Vitrac, le soin d’obtenir de justes satisfactions, notamment en ce qui concerne les libertés syndicales.

Artisans, vous pouvez compter sur Paul Thevenot,

Cheminots, Employés, Ouvriers, et vous tous Membres des Syndicats professionnels, Louis Ghirardi, Jules Régnault et Alphonse Bouju ont vécu votre existence et savent quelles améliorations il faut y apporter

Enfin, sportifs, si nombreux dans tous les milieux, vous connaissez Franfz Reiehel, dont le nom seul est tout un programme.

Vous écarterez les épaves de la Politique pour "envoyer au Parlement des Hommes.

Vous comprendrez qu’îi faut a des Temps Nouveaux des Hommes Nouveaux.

Vous voterez tous pour la liste entière : Édouard Jonas.

Vive la République Sociale !

Édouard JONAS. — Yves MIRANDE. — Frantz REICH EL, — Maurice VITRAC. — Pierre AUBIN, — Jacques TEÜTSCIL — Paul RIGA If,. — Camille PIETRE — Jules MANFROY. — Louis GH1RARDJ. — Jules REGNAULT. — Alphonse BOUJU. — Paul THÉVENOT.

Notre programme.

Politique générale ;

Défense de la République et de T Esprit démocratique. Neutralité religieuse de l’Etat.

Maintien rigoureux de toutes les lois laïques.

Retour au scrutin d’arrondissement.

sei m

Obligation du vote personnel pour les parlementaires.

Accession des femmes au droit électoral,

Révision de tous les jugements de conseils de guerre rendus sur juridiction uniqug. Réhabilitation*

Punition des chefs coupables de l'exécution des soldats innocents*

Amnistie pour délits politiques et faits de grève ; réintégration.

Affirmation de la volonté française de restaurer enfin la Paix :

1° Parle renforcement de la Société des Nations;

2° Par une collaboration étroite avec les Alliés;

3° Par le rétablissement des relations avec la Russie;

4° Par un règlement avec l’Allemagne sous la garantie de gages économiques fixes d’accord avec les Alliés,

Emprunt international facilitant à l’Allemagne Le paiement de scs délies résultant des réparations et mettant des recources immédiates à la disposition de la France.

Politique financière:

Etablissement d'un impôt unique sur le revenu, frappant également la matière imposable* Large dégrèvement à la base*

Suppression de l'impôt sur les salaires.

Au-dessus d’un] certain revenu, taxe spéciale gageant la réalisation des assurances sociales et oeuvres sociales.

Suppression des impôts vexatoires tels que la taxe sur le chiffre d affaires.

Mise en application de toutes mesures propres à empêcher les fraudes et évasion fiscales.

- Contrôle des banques et protection de Pépargne publique.

Recouvrement des taxes encore dues sur les bénéfices de guerre. Révision des dommages

et des marchés de guerre.

Économies rigoureuses dans l'administration par la réduction du nombre des ministères et leur réorganisation avec le concours des conseils techniques du personnel.

Création de ressources nouvelles, par une taxe sur les passeports et la création de cartes de séjour pour les étrangers*

Mise à l'étude des moyens propres à amortir la dette flottante (Bons de la Défense, Emprunts de l'État).

Application du régime commun aux titres d'Etat.

Politique économique :

Création d’un Secrétariat général permanent de F Économie nationale, rattaché à la Présidence du Conseil,

Réorganisation des monopoles d Etat et responsabilité des chefs d’exploitation.

Contrôle des grands services publics*

Abaissement des droits de douane en vue de diminuer le prix de la vie*

Mesures très sévères contre toute tentative des trusts de raréfier les denrées de première

nécessité.

Institution de la propriété commerciale.

Réduction des tarifs de transport*

Tarif spécial pour les voyageurs de commerce* \

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