SE IN K
L expérience est faite. L œuvre du Bloc National est juijéo.
II a compromis la paix du monde,
II a miné les fondements mêmes de la République.
II a conduit la France au bord de la ruine.
Unissons-nous pour le jeter à terre d'un même effort.
Nous faisons appel à vous.
Nous faisons appel à tous ceux >1 veulent fonder la Paix de l’Europe sur l’EntenLe et la Solidarité internationales. me et
Nous faisons appel à tous ceux qui se révoltent à l’idée que l’Union des Intérêts Économiques de M. Bdhei, 1 inventeur du « couteau entre les dents » et qui couvre. la France a allumes provocatrices et calomnieuses, puisse encore trafiquer de la France.
Nous faisons appel à tous ceux qui, dans ce pays, restent attachés aux institutions républicaines, aux libertés civiques el syndicales, à la laïcité ;
"°nl
rraudQeUi V6ulent Hbérer Ia France de la tynnme du favoritisme, de la corruption et de la
Nous faisons appel à tous ceux à qui le Bloc National a rendu la vie si dure et si chère* A tous ceux : Employés, Ouvriers, Fonctionnaires, Commerçants et Industriels, qu’il à accables d impôts iniques, mais qu’il n’a su ni loger, ni nourrir;
A tous ceux qu’il a menacés dans leurs intérêts ou dans leur existance meme par I instabilité de la monnaie, l'insécurité des transactions et le bouleversement des prix
Juslice°US falS°nS 3PP01 ^ l0US CCUX qUi veuIellt :*au dehors la Paix, au dedans J 'Ordre par la
A nous, tous les ennemis de la Guerre et Je la UéacLion !
Tous debouL! A bas le Bloc National!
Léon BLUM. - Théodore VALENSL - Louis JAURÈS. - Lucien Le FOYER. — Pierre DORMOY. — Georges MAURANGES — J.-lï. LENOIR— Jean BON. — Ph.'LOYAU. - Victor DEJBANTE, — Eugène GAILLARD.
Liste de Réconciliation et d’ Action Nationales.
Ru# Électeurs,
Nous voulons
. ,La “°n Par les cbiffoas de PaPleT mais par le maintien de la France sur le Rhin
allemand .* P désarmejnent de 1'Aüemagne, par l’aide apportée au séparatisme
SEINE
ÜGà pensions suffisantes aux Mutilés, aux Veuves et aux Orphelins de la guerre, la Part du Combattant*
La suppression des impôts Gaillaux ! impôts sur les salaires, sur le revenu, sur les bénéfices, sur le chiffre d'affaires — par le retour à 1 impôt sur les signes de la richesse avec exemption pour les produits de première nécessité*
Le relèvement de nos finances et du change par les payements de Y Allemagne, ja révision des prétendues dettes interalliées, la cession des monopoles, la remise aux organisations privées, sous le simple contrôle de i'Ktat, de l'Assistance et de 1 Enseignement ; la simplification des services administratifs.
La sécurité du commerçant, de 1 industriel, de 1 artisan, de 1 ouvrier par 1 entente directe entre les groupements qualifiés de propriétaires et de locataires, d employeurs et d1 employés* La paix sociale par la collaboration des classes pour leur interet commun.
. L’abrogation des lois laïques, la rentrée des Sœurs dans les hôpitaux, des Religieux dans leqrs écoles*
Le relèvement de la natalité par des avantages aux familles nombreuses, le vote familial, tes exonérations d’impôts, la suppression de 1 impôt sur les successions directes, la liberté de tester.
L'Etat séparé des financiers qui, depuis cinquante ans, ont fait tant de rafles fructueuses à nos dépens : Lin ion générale, Panama, Emissions ottomanes, Emprunts russes, et, plus près de nous : fournitures de guerre, cessions de dommages, krach, si bien étouffe, de la Banque dé -Chine et des Berthelot*
Une Police et une Justice non asservies aux politiciens pour la punition des coupables haut placés et le dégorgement des grands voleurs*
Nous voulons:
Une autorité stable et forte, délivrée des entraves du Parlement*
Un Parlement ramené à sa fonction normale : le vole des impôts et des lois nécessaires, mais après la consultation directe, par les organes corporatifs, des Professions et des Méliei s, des Communes eL des Provinces*.
Nous. voulons une France libre et puissante, attirant les amitiés et les alliances, a qui soient assurés la sécurité, la prospérité et V honneur*
Marie de ROUX. — Eugène ÀLTAZIN* — Georges ARNAUD. — Marcel AZAÏS. — Fi r min RACCONNIER. — Paul BOYER, — Edouard BROCHET. — Lieutenant-Colonel René CALTÉ.— André DELOYE. — Marcel MOREAU. — Jean T ÔfJ BÉE*
Liste cP Action Républicaine, Sociale et Nationale*
Citoyens,
parmi toutes les questions qui, ajuste Litre, préoccupent l’opinion publique, l'Action Républicaine, Sociale et Nationale donne la première place à celles de la sécurité et du payement des réparations* Ce que vous pouvez légitimement reprocher aux députés sortants du Bloc National c'est, malgré les promesses de leur programme, à ce sujet, de n’avoir
SKS?»E
pas tenq ia main à , exiger du gouvernement des; réalisât ions;., La majorité .de là Chambre a commis la faute de laisser se dérouler, sans intervenir efficacement, la comédie des conférences. Toutes, elles ont marqué une diminution de nos droits et de nos garanties
Il est plus que temps de réagir contre cette politique 'd’abdication, qui nous met en état de péril extérieur et .intérieur, Au Parlement, les serviteurs de cette politique ont été les partis de gauche et d’extrême gauche, La majorité , du Bloc ,a eu le tort de n.e pas. avoir su vouloir ce qu’elle avait promis; elle. a ou le tort, de subir l’influence d’hommes qui par suite de concessions constantes, vous mènent tout droit à la.guerèe et à la faillite. ■ ’
La poliLiquo « do la .sécurité et des réparations » doit ..être poursuivie avec les Alliés au ant que, possible. L’Angleterre et, l'Amérique, avec notre concoure, ont atteint leurs buts de guerre La flotte militaire allemande est au fond de l’eau, la flotte, commerciale allemande de a. etc incorporée, pour la plus grande part, à la flotte anglaise, les colonies allemandes sontdevsmues colonies anglaises. Nous, nous n’avons rien. Cette sitmüion.ncueut ( urcr. lauL persuadera nos Alliés, que nous ne demandons que ce qui est juste sUéaâtiniè. is commencent à s’en rendre compte. Les députés .sortants n’npt jamais fait le moindre etïort de propagande pour faire comprendre la vériLé à l'étranger. Ils n’ont commencé à se préoccuper de ces questions vitales pour la France qu a la veille des élections. Demain, s’ils étaient élus, ils s'endormiraient à nouveau. Pouvez- vlffié1 avoir tendance en eux GftoÇens?
1 our les partis qui ne placent pas la question nationale au premier rang/ notré programme, qui consiste à dire : « France avant tout », sera peut-être qualifié d’impérialiste, -a répliqué h leur faire est aisée : nous savons où mène’ le mauvais pacifisme. Les gouvernants qui ont en le pouvoir Jvant 1914, qui se refusaient à croire à la guerre, nous y ont conduits tout droit. C’est ce que nous vouions éviter, lions, et c’est ce à quoi nous nous emploierons de toutes nos forces. Il faut provenir le conflit. Si on nous avait crus quand des e printemps de 1921, nous signalions ce qu’on découvre aujourd’hui, la situation serait me! cure, la paix serait assurée. Pour l’instant, tant que l’Allemagne n’a pas effectivement desarme, nous devons rester sur le Rhih. C’est une précaution, c’est une garantie. Dès que le 1 1 eicli se sera exécuté, nous pourrons parler cTévacuation, avant, ndn.
A 1 intérieur, notre Constitution est à réviser, dans le sens de l’ordre, de l’autorité Toutes lès réformes de détail sont vouées, d’avancé, à dès résultats ridicules, tant que les grands rouages de la machine constitutionnelle n’auront pas été remis au point. La réforme de la Constitution doit être poursuivie au Parlement par tous les moyens. Promise depuis des années dans les programmes électoraux, notamment dans celui du Bloe-<Discours de Ba- Fa-Clan eu 1919), elle n’a jamais été abordé?,, La listé s’engage * mener, pour y parvenir rapidement, une action énergique au Parlement, et, si ce m'est, pas suffisant, à prendre la teto il un mouvement révisionniste dans le; pays, pour forcer, par une campagne de meetings, le i arlement à tenir ses cng’agemen.ts.
.Nous voulons mettre fin à la vie chère qui est, pour le pays, un véritable cauchemar.' C est une conséquence de l’intervention de la haute finance internationale ~de notre mau- " vatse organisation administrative, de ce que nous n’avons pas pris suffisamment à temps toutes les mesures que comportaient les circonstances. Nous voulons y mettre fin Nous voulons également diminuer les impôts. Celui du double décime qu’on vient de vous'imposer ne réussit qu’à faire monter, chaque jour, je prix de la vie. Au lieu de chercher les remedes efficaces — et il y en a, et nous en proposons dans notre programme détaillé — pour diminuer progressivement le prix, des deqrées alimentaires, des loyers, des vêtements etc., on a adopté, sans étude, la solution la plus enfantine, celle qui était à la portée de toutes les intelligences, et on l’a mise en application, sifns étude préalable.
Nous avons également 1 ardente volonté de réaliser les réformes sociales, tant promises et jamais appliquées. Les lois votés en fl n de la dernière législature sur les assurances sociales ne sont qu une comédie. Jusqu’ici, rien n’a été fait pour l’union des classes ; jusqu’ici rien n a etc fait pour arriver à l’association du capital et du travail, pour assurer plus de «
SEINE
justice aux travailleurs. Il faut, à tout prix, assurer aux ouvriers et employés de l'industrie et du commerce le pain de leurs vieux jours. C’est une obligation impérieuse à laquelle le
pays ne peut se soustraire. . . p
Voilà Citoyens, les grandes questions auxquelles, si vous nous faites confiance, nous vous promettons de consacrer nos efforts, alin de rendre moins pénible le sort des classes ouvrières et moyennes. Nous pouvons vous assurer quejnos promesses ne seront pas vaincs; nous ne sommes pas de; politiciens avides de nous constituer un fief électoral, de nous faire de ia politique une carrière. Nos sommes les (ils de nos œuvres.
Si n.p u s ne tenons pas nos engagements, vous n’aurez qu’à nous chasser à la prochaine législature, mais, pour l’instant, croyez en nous, qui voulons sincèrement agir, qui voulons sincèrement travailler, qui considérons comme une noble mission d’Êlre vos représentants au Parlement, alors que d’autres ne l’envisagent que comme un métier lucratif, croyez en nous, qui gommes des hommes nouveaux et qui ne voulons que le bien de la h rance et de
la République.
Accordez-nous vos suffrages, à nous qui lutterons :
Contre la vie chère.
Contre tous les tripotages politiques.
pour P amélioration du sort des classes ouvrières et moyennes.
Pour le maintien de la paix.
Pour le maintien d'un contact permanent entre le peuple souverain el ses représentants au Parlement.
Vive la France î Vive la République !
Notre programme.
Au point de vue extérieur .
Maintien de la paix el sécurité :
Exécution intégrale du Traité de Versailles,
Conservation du gage de la Kuhr jusqu’à parfait payement de f Allemagne. Désarmement efTecüf de T Allemagne.
Développement de nos relations avec la Pologne et la Petite Entente.
Reprise de notre politique traditionnelle d’équilibre européen.
napjéfechemenL de nos intérêts économiques et financiers avec ceux de nos Alliés,
Compensation des dettes interalliées.
Au point de vue intérieur.
Lut.e contre la vie chère :
Répression de Ja spéculation sur les denrées alimentaires (en no confondant pas les petits commerçants avec les mercantis).
Diminution de certains droits de douane, suppression progressive des octrois. Réduction des. frais de transport.
Interdiction des ventes clandestines en dehors des marchés réguliers.
Stabilisation de notre monnaie et soit amélioration dès qu elle sera compatible avec notre équilibre budgétaire.
SEINE
Contrôle do l'immigration au point de vue de la main-d'œuvre étrangère eide l'hygiène publique
Di mi mit ion des impôts :
Suppression de toute dépense d'Etat inutile.
Avantages de plus en plus grands accordés aux familles nombreuses.
Meilleure répartition entre la ville et les campagnes où les grands propriétaires ne payent presque rien.
Simplification des taxes. — Généralisation du ïdHait.
Taxes sur les étrangers.
Aucune augmentation nouvelle des impôts; toute augmentation fait monter le prix delà, vie.
Réformes sociales :
Réalisation pratique des assurances sociales en tenant compte des revendications légitimes des syndicats médicaux.
Maintien de la journée de huit heures avec perfectionnement de l'outillage national. Institution de la concilia Lioir et de l'arbitrage obligatoires.
Extension de renseignement professionnel gratuit à tous les degrés.
Reconnaissance et encouragement de renseignement professionnel donné par les syndicats.
Organisation de la représentation professionnelle.
Création de chambres de métier, renaissance cl extension de l'artisanat.
Organisation de l'apprentissage.
Politique du logis familial assurant à tous une habitation saine et suffisante.
Législation nouvelle de la loi sur les garnis.
Politique d’hygiène assurant la salubrité des habitations et des agglomérations, la protection de la maternité et de l'enfance, Tes soins rationnels des maladies contagieuses.
Encouragement au développement des allocations familiales et de la participation aux bénéfices.1
Protection effective du travail des femmes à domicile.
Réformes ouvrières immédiates :
Mise en service sur les chemins de fer de l'attelage automatique*
Organisation rationnelle de l' orientation professionnelle#
Multiplication y autour de Paris, des moyens de communication rapides.
Limitation du nombre d’employés étrangers à utiliser dans certaines industries, notamment dans l'industrie hôtelière et dans celle du meuble.
Mise en harmonie des pensions des accidentés du travail avec le taux des salaires et le coût de la vie.
Défense du petit commerce :
Propriété commerciale. N
Suppression de toute tracasserie fiscale.
Réforme de la magistrature, y compris celle des tribunaux de commerce.
Révision de la loi sur les faillites.
Développement du crédit mutuel et coopératif. — Banques populaires.
Réalisation du crédit à moyen et h long terme. — Encouragement aux sociétés de caution mutuelle et aux caisses de coopératives.
Réforme des conseils de prud’hommes.
ÏÉltiZ
Développement économique de la France et maintien de Tordre à l’intérieur :
Respect absolu de toutes les convictions religieuses ou philosophiques des citoyens.
Maintien de la liberté d'enseignement telle qu'elle existe.
Inauguration d'une politique économique nationale par le développement de nos relations avec nos colonies, le développement de TuLilisalkn de mos forces' naturelles (chute3 d'eau},
Électrification des campagnes : c’est Je seul moyen de lutter contre leur dépeuplement.
i - Réforme constitutionnelle et organisation du travail parlementaire :
Réforme de la îoi électorale par la suppression de la prime à la plus forte moyenne e^ l'institution de la proportionnelle.
Vote familial*
f-n^ütoiion de méthodes de travail parlementaire plus efficaces*
Payement des députés par jetons de présence.
Report siabiîHé effective des Ministres.
Mise au point de chaque loi; àv'ant son adoption définitive, parle Conseil d’État.
Fdtrr lé^ anciens corn battants et leur famille :
Reconnaissance aux ascendants d’un droit absolu à réparation.
Majoration des pensions, et attribution du droit de votejaux veuves non remariées.
Amélioration du sort des pupilles et leur surveillance plus effective par les anciens combattants,.
Pour tous les mutilés, pension en rapport avec le coû de la vie.
Æoms obligatoires à tous les gazés.
Préparation d’une retraite du combattant pour l’aider dès qu une invalidité précoce, C mqèqu&mè de la guerre, Tem péchera dâ'contfauer à gagner, sa vie
Rétablissement de la présomption d origine pour les gazés et tuberculeux de la guerre* front Tétât s’est révélé depuis Texpirafcion des délais et qui ne peuvent apporter aujourd’hui la preuve qu on exige d eux
î: ■ , : t ■ t'-vi f. - r " ’ : I , ‘ , -, r i- ‘
Ôlôc du Travail (Union Socialiste Communiste ©t Entente Ouvrière),
Citoyen I
Au-dessus de tous les tumultes de la bataille électorale, nous vous demandons d’écouter la voix de votre conscience.
Très simplement, causons un instant ensemble.
Vous savez ce que nous voulons — et cela nous le voulons ardemment et de toutes nos énergies — : reconstituer le Bloc du Travail,
Bans la Société Contemporaine, ce sont les Travailleurs qui constituent le rouage même de 3a vie.
Que sont-ils aujourd’hui?
Les malheureuses divisions intestines les laissent désemparés, quels qu'ils soient :
SËINE
Intellectuels ou Manuels, techniciens, fonctionnaires ou petits commerçants, employés, artisans ou petits fabricants*
Les forces du capitalisme — la dictature de qiœlques-uns — pèsent lourdement sur eux, sur leur foyer, sur leurs enfants.
Songeons bien à ceci ; la puissance des profiteurs du Travail n’est faite que de la faiblesse des Travailleurs, et la faiblesse des* Travailleurs n’est faite que de leurs divisions.
Si les Travailleurs sont désupis, isolés, désemparés, qu’adviendrait-il?.,.
Que faut-il clone faire?
Le devoir est simple et tout tracé : Vouloir obstinément cette reconstitution de l'Unité de tous les Travailleurs qui est la seule garantie de la sécurité de l’avenir.
Sommes-nous d’accord ?
Si oui, alors, votez pour notre liste, qui est l'image, même de cette Unité,
Et ce n’est qu’en votant pour notre liste tout entière que vous affirmerez votre volonté bien arrêtée de vous placer devant vos responsabilités à l'égard de vous-même, de votre classe, de vos enfants ; de vos enfants qui ne doivent pas être les parias de demain, comme vous l’avez été hier eL comme vous l’êtes encore, hélas, aujourd’hui.
Notre Programme.
A l’extérieur :
La Paix par la réconciliation de tous les Peuples qui sont tous des victimes de la guerre; la reconstitution d’une puissante et unique Internationale qui, seule, peut battre en brèche l’Internationale des Capitalistes et imposer la Paix au monde.
“intérieur :
La préparation méthodique de la Reoublique du Travail, c’est-à-dire de la prise ou pou
voir par des Travailleurs organisés ;
L’accès aux larges connaissances mimâmes de tous les enfants des Travailleurs oans les.
différents degrés de l’I nsi roc lion, et sans qu aucune charge pèse, de ce [fait, sur les parents
Maintien de la loi de huit heures, acquise péniblement par tant de sacrifices des Travailleurs ;
Extension de la capaciLé civile des Syndicats,;
Suppression de[ l'impôt inique sur les salaires et sur le chiffre d'affaires en Te qui con¬
cerne les petits commerçants et les petits fabricants;
Satisfaction immédiate aux réparations dues à toutes les victimes de la guerre qui n’ont
que trop attendu ; Amnistie totale et immédiate.
Telles sont, citoyen, les grandes lignes do l’action que nous entendons mener avec
ralliement de toutes les forces prolétariennes.
Réfléchissez donc, Citoyen 1
la voix de votre conscience vous dictera, nous en sommes sûrs, votre devoir.
Avec nous, au-dessus des coalitions factices et des isolements dangereux, la masse des
foyer par le Travail, sans distinction de sexe et de genre de labeur.
Encore un mot ; EsUce là une division des forces républicaines? Non* Nous sommes le
inlassable pour la reconstitution de l’Unité de tous ceux qui gagnent leur vie et celle de leur
Travailleurs doit affirmer sa volonté d’Unîté, C’est là toute la question. Elle est grave.
Ensemble, nous avoîis un grand rôle à jouer*
Dites au pays, dites à tous les Travailleurs que vous êtes avec nous, parce que nous sommes votre expression. Et affirmez cette solidarité en votant en. bloc pour notre liste tout entière, qui puise sa force en vous et par vous.
Sommes-nous d’accord, Citoyen"?. rT
Alors, étroitement unis, allons au scrutin dont le résultat doit signifier :
La Paix dans le monde par l’Union puissante de tous les Travailleurs réconciliés et solidaires.
Vive l' Unité ouvrière !
D' J AM A RT, U. S. G. — EMILE-PIGNOT, Homme de lettres, ancien Secrétaire général des Universités populaires. — René GUYON, Ebéniste, du Comité central de TU, S, G. — J BAN¬ DA LOI EZ, Candidat des Sportifs. — Anitiih RO U D ET, des Travailleurs du Livre, Typographe syndiqué. — Laurent GAMPO, Ouvrier Tonnelier syndiqué — Louis BETTENDORFF, Technicien (Ameublement). — J. -B. GRÏZARD, Ouvrier syndiqué du Bâtiment. — Charles GOUDRON, U. S. C., Alimentai ion* — -Alfred ROSCàGE, Répré sentant syndiqué. — Albert VIGNEAU, Artisan électricien.
Liste du Bloc ouvrier et paysan.
Voir profession de foi de la Marne,
Les Listes d’action française n’ont publié dans les 4 secteurs qu'une seule profession de foi.
SEIKE
Troisième circonscription (13 députés).
Inscrits....." . . . 220,785
Votan t8 ......... i .. . 201.612
Blanc* et nuis .
Suffrages exprimés .
Majorité ühsMuOi *,* 09 400 Quotient électoral... '15,307
Liste de Réconciliation et d* Action nationale j.
MM. Daudet . .. . . ,
Scïiwerer
Pujo,* * . . . .
Le Gotïic.,
Lumbe lin .. .. .
Plessis . . . . .
Gaztt’vo . * . . , .
Àusseur . . . . .
Chanot. . . .
Récauuer. . . .
lîagucnier-Dëâôrnreaux. . . ,
Legrand . . . *
Larour . , , .
Total .
Moyenne. ,
Liste d' Union républicaine démocratique.
Rfjllin . . . . .
Loboucq, ....", 13 vain
Diival-ÀrnouEd . .
Dupuv, - , .
Bard.\. .. .
Boucheron . .
Brocard. .
Uéraud - , .
Lerolie . ........
Mao? .
Won h . .
Hoh&gliü .
Total . . , .
Liste du Parti républicain socialiste.
Paiulevé .
Levasseur, .
Buisson. . . . .
ÀuhriQt, . . . . . .
Bougie
Bougrat . . . . . . .
Brandon . . . .
FI en rot . .
Sadi-Lecointe . . .
Lévy (Jérome) . .
Mabille. . . .
Merle dit Morlot,
Tony-Bévilion . , . . .
Toi al . . .
Moyenne. . . .
Liste dJ Unité socialiste et ouvrière
DesrousEeaux dit Braoko . ,
Mou ré t . . . .
Dondicpl. ...... . . * .
31 éric , . . . . . . . . . .......
ZyromskL . ....... .
’-ussene,, , , , .
F: (ri net
Goudron . . . ............ .v .
Coimnoîgnc?, dit Osmin.. . .
Lazuric, . . .
Grüüiunî * ., . . .
Tri moui i le . . . . . * . . .
HeckenmeyéT —
Total
Moyenne.
Liste du Bloc ouvrier-paysan.
Moyenne.
Ber thon . .
Anzalric . .
C&mpiglia . . . . ■
Coudy
Desusclade . .
Dleulle . . ■ ■ : ■ >
Gazeau . . * .. , .
Giron. . . . . . . . .
Lt houé,
SEINE
MM. Pïqueniat . . * 43 , 465
Qui ! lard 43,317
Vaquette . 43.252
Walter... . . . 43.198
Total . . 565.704
Moyen ne. ........... 43 . 515
La liste de PEnergïe nationale (Amiral Bienaîmé) a obtenu une moyenne do 1*755 voix.
La li^te iTUnicm républicaine pour la paix (Marc Saugnier), une moyenne de 8.285 voix*
La listé de Protestation des victimes de la guerre, une moyenne -de 431 voix*
Elus*. ,
au q^etiepL. . . . - MM. Rollipj Héraud, Leboucq, Dupuy, Lovaasenr,
Pamlevé, Àubriot, BerLhon, PîquemaL à lapins forte moyenne.,. . . ..v MM. Emu, D uval- Arnould, Robaglia, Brocard.
Liste d'Union Républicaine Démocratique.
Citoyens,
Par l1 union de ses fils dans le sacrifice, par Tin domptable volonté des soldats ei des chefs, 4a France a gagné la guerre.
C’est par la concorde des citoyens et la fermeté du Gouvernement de la République qu'elle doit gagner enfin la juste paix pour laquelle elle a combattu.
Républicains, unis par notre patriotisme, nous voulons, selon la forte parole du président Poincaré : a Garder un idéal au-dessus de nos divergences d’opinions et subordonner à l'intérêt du pays des questions que les partis sont parfois trop tentés de mettre au premier rang de leurs préoccupations. »
Nous nous présentons à vous, groupés autour de ceux de vos députés qui ont rempli exactement le mandat que vous leur aviez confié le 16 novembre 1919 et qui n’ont pas faibli devant les responsabilités et les rigueurs du devoir civique, — quand il s’esL agi de relever nos ruines, d’assurer la sécurité de notre territoire, de sauver notre crédit.
Citoyens,
Fidèles de cœur et de raison à la République, sortie grandie encore de l’épreuve de la guerre, nous voulons redresser et fortifier lé régime, sans rien abdiquer des libertés publiques, sans lancer le pays dans de folles aventures, sans le jeter d’avance aux pieds du dictateur inconnu. ^
Nous entendons concilier avec le régime parlementaire la stabilité du pouvoir et Pesercice de l’autorité.
Notre politique est celle qu’a définie le Président du Conseil* Avec Raymond Poincaré, nous voulons la Paix : une paix digne de la France a Tin teneur et à l'extérieur J
La Paix entre les Français :
Jamais elle n’a été plus nécessaire pour îa grande œuvre de la restauration nationale, en face de l’ennemi d’hier qui, hélas I n’a pas désarmé.
La paix religieuse, rendue plus facile par la reprise des relations diplomatiques avec le Saint-Siège.
La Paix Sociale ;
SEINE
Nous répudions la luLLc des classes, haineuse et stérile, et la sanglante dictature du prolétariat moscovite.
Nous voulons, par la collaboration confiante, par l'association du travail manuel, du travail intellectuel et du capital, par l'organisation professionnelle, par les syndicats qui ont enfin conquis leur pleine capacité civile, par l'accession à la propriété, par les assurances sociales, améliorer la condition matérielle et morale de tous les travailleurs*
Nous aurons également à cœur de défendre les classes moyennes qui, du fait de la guerre, sont si cruellement éprouvées.
Plus que jamais nous sommes résolus à assurer au commerce et à l'industrie, éléments essentiels de la prospérité nationale, la liberté et la sécurité, sans lesquelles la vie économique est paralysée et l'intérêt du consommateur méconnu*
Nous voulons, par une large politique de libre-échange et de production, abaisser le prix de la vie .
Nous voulons légalité fiscale et la compression des dépenses, et noua entendons réaliser les justes revendications formulées par les grandes associations d'anciens combattants, de veuves, de mutilés et de toutes les victimes de la guerre.
Soucieux d’élever, en même temps, les idées et les mœurs, de sauver les vertus et l’existence même de notre race, nous voulons assurer à la Famille sa place essentielle dans la Nation.
La Paix des Peuples :
Ni impérialisme, ni conquête, mais l’exécution du traité, le paiement de notre créance, indispensable au relèvement économique de notre pays et à F allégement des charges fiscales, beaucoup trop lourdes, que la carence allemande a imposées au contribuable français*
Des garanties essentielles pour notre sécurité eL pour la paix.
II ne saurait s'agir de négliger les facteurs moraux, et encore moins d'ignorer la Société des Nations, laquelle peut être, dans un avenir plus ou moins lointain, un puissant instrument de paix internationale* Mais il s'agit — étant dans le présent et en face d'un effroyable péril prêt à renaître — de n'être pas encore une fois dupes,
II ne faut pas que 1*500. 000 jeunes Français parmi les meilleurs se soient immolés en
vain.
La paix, à tout le moins, doit être le fruiL de la victoire, et nous serions criminels, ayant aujourd’hui le pouvoir de l'assurer, de ne pas le faire.
Ne 1 oublions pas, les hommes du bloc des gauches préconisent l’abandon des gages territoriaux*
Citoyens,
Le scrutin du l [ mai sera décisif. 1! réglera la question vitale de notre sécurité.
Avec la majorité républicaine qui soutient le président Poincaré, c’est la paix, la dignité! la sécurité.
Avec une majorité dont M. Painlevé, l'associé de M. Leon B! uni, serait le chef, avec une majorité de radicaux socialistes inféodés à Caillaux et à Malvy, c’est l'aventure, la discorde civile, c’est la guerre.
Au Peuple de décider*
Il est souverain.
li y va de son existence*
SEINE
Politique Extérieure et Défense Nationale :
Établissement définitif de la paix par l'exécution des traités, paiement par F Allemagne des réparations mises à sa charge par le Traité de Versailles et indispensables pour assurer les justes indemnités ducs aux victimes de la guerre; — - maintien de nos gages en Rhénanie et dans la Ruhr jusqu'à; ce que P Allemagne se soit exécutée, maintien de nos alliances et de nos amitiés pour défendre le nouvel ordre européen créé par la victoire des Alliés, mais sans rien abdiquer de l'indépendance et de la dignité nationales, règlement des dettes interalliées par imputation sur une partie de la dette allemande, collaboration avec la Société des Nations. En dehors de tout esprit d'impérialisme, maintien des forcés maritimes et militaires de la France, indispensables à son indépendance et a sa sécurit^.
Allégement des charges militaires, notamment par l'organisation progressive des contingents coloniaux, dans la mesure compatible avec les nécessités de ta défense nationale.
Développement de l'éducation physique et des sports.
Politique Intérieure :
Réforme immédiate du règlement de la Chambre pour réprimer l'obstrue lion et les abus de la parole et organiser la discipline du travail parlementaire, réforme constitutionnelle pour éviter la confusion des pouvoirs, assurer la stabilité gouvernementale et Fexercice de l'autorité, constitution d un conseil économique représentant les intérêts professionnels, collaboration entre les Chambres et le Conseil d’Etat pour la rédaction des lois.
Réforme administrative et décentralisation par la constitution de grandes régions. Vote familial et vote des femmes. Paix religieuse dans le respect de la liberté de conscience pour tous les citoyens. Développement de renseignement à tous les degrés; respect de la liberté de l'enseignement et collaboration de renseignement public et de reiiseignemenL privé pour l'éducation nationale, égalité des secours entre tous les enfants nécessiteux d'âge scolaire.
Liberté d’association et élargissement de la capacité civile des associations,
Politique Économique :
Lutte contre la vie chère par la répression de la spéculation, la suppression ou l'abaissement des droits de douane à l’entrée sur les matières premières ou les denrées que la France produit en quantité insuffisante, prohibition de sortie pour les denrées indispensables à la vie.
Inventaire et meilleure exploitation de nos richesses naturelles, perfectionnement de notre outillage économique, notamment de nos régimes des canaux et de nos ports, développement de l'énergie électrique par l'utilisation progressive de nos chutes d’eau et de nos rivières, et l'aménagement méthodique du réseau de distribution, mise en valeur progressive et rationnelle de notre domaine colonial et développement de notre marine mar^ chande.
Liberté du commerce, propriété commerciale ; organisation de l'artisanat, encouragements au petit commerce, égadté fiscale, suppression de tous les abus fiscaux, notamment de la taxe sur le chiffre d affaires, de la taxe de luxe, de l’impôt sur le revenu appliqué à la plus-value des fonds de commerce, etc , lesquels, par leur inévitable répercussion, atteignent surtout fe consommateur. Abandon par l'Etat des monopoles industriels déficitaire
SEINE
ou insuffisamment productifs, dont l’existence ne serait pas justifiée par un intérêt d’ordre public ou de sécurité nationale.
Politique Financière :
Allégement des charges que la carence de l’Allemagne fait peser sur le contribuable français : les nouveaux impôts ne doivent êlre que provisoires. Consolidation de la dette flotLante.
Remaniement de notre régime fiscal, pour supprimer les inquisitions vexatoires et établir une répartition équitable de 1 impôt entre les villes et les campagnes, actuellement inégalement taxées et entre les diverses catégories de contribuables. Lutte contre toute inflation de la circulation monétaire, cause essentielle de la vie chère. Remboursement rigoureux des avances de la Banque do France.
Allocations nationales aux familles nombreuses en compensation des impôts indirects qui pèsent si lourdement sur elles. ( amlinuatkmet accentuation de la politique d’économies dans la gestion des finances publiques.
Suppression des fonctions et des services inutiles et augmentation corrélative des traitements.
Politique Sociale :
Protection de leniancc, lutte contre la crise de la natalité cL la mortalité infantile, développement des allocations de naissance, diminution des taxes successorales en ligne directe.
Organisation professionnelle du travail par l entenLe entre les syndicats patronaux et ouvriers, application effective des lois sociales, maintien du régime des huit heures avec les modalités prévues par la toi pour adapter ce régime aux besoins divers des professions et des régions et aux nécessités de la production, extension de renseignement professionnel, organisation de 1 apprentissage, Chambres de Métiers, Loi sur le contrat d’emploi et statut légal de I employé, "V ote définitif de la loi sur les assurances. sociales. Encouragements à la mutualité. Construction d’habi talions à bon marché pour les travailleurs et les classes moyennes, avec droit, de préférence pour les familles nombreuses, par la collaboration de 1 Etat, des municipalités et des organisations économiques et sociales.
Lutte contre les fléaux sociabx : alcoolisme, tuberculose, insalubrité des logements démoralisation.
Etablissement du statut des fonctionnaires promis par la loi syndicale de 1020 garantissant, avec le bon fonctionnement des services publics, Fin dépendance des fonctionnaires contre les ingérences abusives de la politique et contre Tarbifraire,
Exécution des promesses faites aux combattants et réalisation des justes revendications formulées parles grandes associations qui les représentent.
Liste du Cartel Républicain et Socialiste.
La Politique extérieure de la France est au premier plan des préoccupations de tous les citoyens.
Pas de sécurité, en effet, ni de stabilité intérieure si une vraie paix n’est pas instituée entre les nations, et d abord entre la France et J Allemagne.
SEJWI5
C’esL pourquoi la solution du problème des Réparations est non seulement pour notre pays j mais pour le monde entier, d’une importance vitale*
Nous ne nous attarderons pas a des récriminations vaines* Nous ne comparerons pas les possibilités réduites d’aujourd’hui aux. possibilités plus larges qui Coffraient à nous dès 1919 et plus tard encore, si les méthodes préconisées à gauche avaient été adoptées*
Un fait nouveau domine tout désormais*:
Le Rapport des Experts.
A l’unanimîté, la Commission des Réparatioiis^que préside M* Barthou, a déclaré que ce rapport offrait, pour la première fois, la base d'une solution rapide du problème des Réparations*
A )' unanimité, des experts, dont la compétence et ! esprit de juslice sont indiscutés, ont annoncé que si la situation actuelle se prolongeait, ce serait 3 cAondrçmerït immédiat de V Allemagne^' bientôt suivi de celui de la France et du reste de l’Europe.
Fs ajoutent que la nation qui sc refuserait a appliquer leurs méthodes prendrait eu face du monde la plus lourde responsabilité.
Nous ne voulons pas que cette nation soit la France* i
Entre la paix stable, accompagnée du maximum possible de réparations, et une ère de catastrophes éco no iniques, préparant les plus dangereuses éventualités, vous choisirez. Citoyens, suivant que, le 1 ï Mai, vous voterez à gauche ou à droite.
Voilà la véritable alternative. Elle domine singulièrement les questions de personnes,
** dernière lesquel les s’abrite, pour esquiver toute précision, ce parti ambigu qu’est le Bloc National,
Nos déclarations, à nous, ne prêtent à aucune équivoque*
IL ne s’agit pas de sacrifier imprudemment les droits de la France ; il s’agit cie les transformer en réalités.
En Septembre dernier, quand la résistance passive de F Allemagne fut brisée, les prétentions de nos matamores de droite ont empêché le gouvernement français de prendre la tête de la renaissance européenne : par sa méfiance obstinée il a laissé passer cette occasion magnifique.
Politique toute négative, qu'un grand journal modéré comme le Temps ir hésite pas à condamner*
On a souvent accusé nos partis de s’en tenir à une opposition purement critique et stérile. Dans ce redoutable problème des relations franco-allemandes, c’est nous pourtant qui réclamons la solution positive : nous en acceptons la responsabilité,
Z ci Société des Nations, — La Russie,
La concorde étant rétablie entre les Alliés, nous voulons que J a France travaille à accroître le prestige et la force de la Société des Nations qui, débile encore et imparfaite, a été pourtant l’espoir des démocraties durant la guerre et doit rester leur espoir dans le désordre actuel du monde.
L’admission de l'Allemagne dans la Société des Nations, sous la condition évidente qu elle respecte les engagements que cette admission comporte, ne peut que contribuer à la consolidation de la paix*
Vis-à-vis de la Russie, nous voulons que la France, déjà devancée par les nations alliées, mette fin à une politique d’absence nettement contraire à nos intérêts nationaux, aux intérêts de nos compatriotes porteurs de titres russes, en même temps qu’au rétablissement de l'équilibre économique de l’Europe.
SEÏNE
Politique Intérieure.
La solution du problème des Rèp rations, le développement des prestations en nature, la consolidation de la paix européenne allégeront immédiatement notre situation financière et soulageront l’intolérable malaise (cherté croissante de la vie, crise du logement) dont souffrent nos populations laborieuses.
Elles permettront le rétablissement du n véritable équilibre du budget, sans lequel toute réforme sociale est impossible et sans lequel* notamment, toutes les promesses aux victimes de la guerre ne sont que leurres.
Problème Financier ,
L'accroissement continu de la Dette publique a créé, pour le budget français, une situation déficitaire, à laquelle il n’est possible de remédier que par une politique vigoureuse d'économies et par une réforme profonde de notre régime fiscal.
Les économies doivent être autre chose qu'une façade comme celle des décrets-lois, qui violent la légalité républicaine sans aucun résultat appréciable pour le Trésor, Elles seront la conséquence d’une politique, internationale de paix, qui permettra d’alléger, dans une proportion considérable, les charges militaires du pays, sans porter atteinte aux nécessites de la Défense nationale.
Lu réforme fiscale doit reposer sur rétablissement de la véritable justice fiscale, c’est-àdire sur la répartition progressive des charges, proportionnellement aux ressources de chacun et en faisant une juste distinction filtre les revenus du travail et les revenus de la richesse acquise. Elle suppose la suppression de la plupart des taxes de consommation et notamment de la taxe sur le chiffre d’affaires, inique, inquisitoriale et génératrice de vrè chère, et leur remplacement par un impôt général unique, ne comportant aucune autre exemption que celle du minimum nécessaire à Y existence*
Ce double effort d’économies vé ri La blesse L importantes d'égalisation des charges fiscales aboutira à rétablissement d’un budget équilibré, et, par là-même, à la stabilisation du franc, dont il deviendra possible de poursuivre dès lors la revalorisation progressive. A la faveur de ce redressement financier, on pourra entreprendre, sans porter tort auxdroiis des porteurs de titres, nies opérations de consolidation de la dette bottante, qui mettront en sécurité le Trésor public.
Cette sécurité réalisée préparera le moment où l’Etat pourra diminuer l’intérêt de sa dette par des conversions heureuses, dans la limite des engagements qu'il a pris.
Le redressement des finances de la France exige aussi que l’Etat demande une part supplémentaire d'impôts aux enrichissements sans cause on disproportionnés au capital engagé, et notamment aux fortunes qui se sont édifiées sur les malheurs publics, soit pendant la guerre* soit par le trafic des bons de cession et achats de dommages de guerre dans les régions dévastées.
Un développement vigoureux de la production industrielle et de l'activité des échanges accompagnera cette consolidation de notre équilibre économique et accroîtra la prospérité nationale*
Politique sociale,
La réduction du service militaire rendue possible par la pacification de l Europe et préparant le désarmement simultané des peuples, l’équilibre financier rétabli , la justice fiscale garantie, la réalisation des réformes sociales devient possible.
Jm-m,
SEIÎVE
Nous voulons, pour la classe ouvrière, le maintien sans réserves de la loi de huit heures* P application, avec les ressources suffisantes, de Ja loi sur les assurances sociales, l’organisation de la lutte contre le chômage, la révision et Y g x tension de la loi sur les accidents du travail, la révision et l’extension de la loi sur les maladies professionnelles.
Nous nous refusons à livrer aux convoitises privées les monopoles d'Etat* mais nous voulons leur industrialisation et leur administration tripartitc (Etat, personnel, usagers)*
Nous voulons le développement des associations ouvrières de production.
Nous voulons la création de Chambres de métiers, la défense de l’artisanat* l’organisation de l'apprentissage*
Nous voulons des garanties efficaces pour la propriété commerciale ainsi que pour la propriété artistique et littéraire.
Pour remédier à la cherté de la vie, nous voulons ■rabaissement des droits de douane, la suppression de l’octroi, la diminution de tous les tarifs de transports*
Nous voulons la réalisation des promesses faites aux anciens combattants, mutilés, prisonniers et victimes de la guerre, conformément à leur cahier de revendications*
Nous voulons :
La reconnaissance pleine et entière du droit syndical pour t optas les associations de travailleurs, sans en excepter ceux des services publics ;
Les droits du citoyen garantis au fonctionnaire, pourvu qu’il ne manque pas à ses devoirs professionnels ;
. L élaboration du statut des fonctionnaires, ajourné depuis tant d’années et remplacé par un arbitraire administratif que la République ne peut tolérer plus longtemps ;
Enfin, la révision des lois qui donnent aux diverses administrations une autorité disciplinaire sans contrôle.
Nous voulons :
Que notre pays reconnaisse enfin aux femmes1 le droit de vote municipal et politique dont ii serait étrange que, seule, bientôt, la femme française fûL privée*
Nous voulons :
Que les classes moyennes et ouvrières puissent se loger sans être a la merci des spéculateurs, et que des lois définitives sur les loyers garantissent les droits de tous.
Nous voulons surtout :
Que la construction redevienne normale, grâce aux prestations allemandes en nature, à la suppression des droits de douane sur les matériaux, etc*
Nous voulons :
L’amnistie pour les cheminots révoqués, pour lès soldats frappés par les conseils de guerre (les cas de trahison naturellement exceptés) * pour les ouvriers poursuivis cL condamnés sous prelexte de prétendus complots; pour tous les condamnés à qui l’on ne reproche que des délits d’opinion.
Nous voulons f
Que l'école publique française à tous les degrés garde son caractère nettement laïque, c est-à-dîre qu’au lieu de grouper les enfants de France par catégories confessionnelles, elle
SEIXE
les réunisse dans un esprit d'union fraternelle et les habitue au respect mutuel de la liberté de conscience ;
Que tout enfant soit assuré t quelle que soit la condition de fortune de ses parents t <f accéder aux degrés supérieurs de renseignement, s’il a fait preuve d’aptitudes spéciales* Nous voulons que toutes les Familles, notamment les familles nombreuses, puissent se développer dans des conditions d’hygiène satisfaisantes, où remploi rationnel des sporls assure la culture physique des jeunes générations.
Conclusion,
Alors que le lendemain de la guerre exigeait une action hardie et généreuse, le règne du Bloc National n’a été qu une morne demi nation d’égoïsmes apeurés, sans idéal, sans espoir.
Nous voulons que la législature prochaine, réparant le mal causé par ces cinq années de régression, prépare sur tous les terrains, par une politique .clairvoyante et humaine, l'épanouissement de la démocratie sociale.
Le Cartel Républicain et Socialiste.
Liste du Bloc Ouvrier -Paysan
Voir le programme du même parti dans la Marne .
Liste dJ Action française.
Voir: Seine , l1* circonscription.
Liste d’Unité Socialiste et Ouvrière.
CiLoyens,
Le 11 mai prochain, la loi vous met entre les mains, avec le bulletin de vote, le pouvoir de prononcer sur vos propres destinées.
Quel usage allez-vous en faire?
La législature qui finit a consommé la faillite d une politique — celle de la majorité du 16 novembre 1919, qui assure à jamais au nom du Bloc National une triste célébrité.
Slii.\ïi
Voulez-vous, sous ce nom ou sous un autre, voir se prolonger ou renaître cette politique ?
Alors, fermez les yeux sur ce qu elle a, chez vous et autour de vous, produit de misères et de dangers.
Oubliez que les conséquences d'un traité de paix où sont inclus de fa tais germes de guerre ont éLo aggravées par des entreprises de violence ;
Oubliez que l'occupation de la Ruhr, déjà condamnée par elle-même, a été doublement condamnée par la conscience universelle et par la preuve faite de son improductivité, l'encouragement apporté par elle au nationalisme pergermanîste, l'entrave nouvelle qu'elle constitue finalement à L'œuvre des justes réparations;
Oubliez que sur l'argent sué par vos travaux, on a pris de quoi entretenir des expéditions lointaines, comme si la grande guerre n'avait pas enlevé à la France assez d'intelligences et de bras;
Oubliez qu'au lieu d'acheminer, par une entente internationale, au désarmement de l’Europe, une nouvelle loi militaire fixe encore à dix-huit mois le service de caserne;
Oubliez qu'on a imposé à îa France dans Je monde la ligure d’un Etat réactionnaire et impérialiste, qui n'a même pas su, dans l'insuffisante et incomplète Société des Nations, travailler à faire place aux peuples absents ;
Oubliez que les intérêts de la Dette publique incompressible dépassent aujourd'hui treize milliards, pour Le ^service desquels il faut, en moyenne, tirer du labeur de chaque habitant plus de 325 francs par an ;
Oubliez que la valeur du franc, même remontée par des prçcécés qui grèvent encore l'avenir, oscille actuellement autour de 30 centimes eL qu'amsi quiconque n'a rien à vendre ou n'est plus en âge ou en élût d'augmenter son avoir subit une expropriation de 70 0/0;
Républicains, oubliez le retour du cléricalisme, contre lequel on refuse même de défendre l'école laïque, les attentats à la souveraineté nationale que furent le vote du budget biennal et l'abandon des droits du Parlement par l’autorisa Lion des décrets-lois;
Ouvriers, employés oubliez les répressions des grèves, les lois scélérates toujours en vigueur, les poursuites et condamnations contre les syndiqués, la dissolution prononcée de votre Confédération générale du travail ; oubliez les salaires constamment en retard sur la cherté de In vie, la loi sur les assurances sociales longtemps reculée, et rejetée enfin, par une parodie dérisoire de vote en dernière heure, aux retards d’une future -discussion au Sénat et des voyages successifs d'une Chambre à l’autre; oubliez l'entreprise continue contre la journée de huit heures, soi-disant conquise et sans cesse h disputer d e nouveau ;
Fonctionnaires, oubliez les violations réitérées de votre liberté d’opinion, l'assujettissement où l'on prétend vous tenir vis-à-vis des gouvernants, la négation de votre droit syndical, le refus des indemnités équitables si souvent promises;
intellectuels, artistes, qui constituez pour la nation l'apport le plus productif de ce qu'on appelle classe moyenne, oubliez la terrible fluctuation monétaire qui rogne vos moyens d'existence et menace de vous rejeter aux rangs les plus déshérités du prolétariat *
Contribuables, petits commerçants, petits industriels, oubliez et les renchérissements et les vexations eL les faillites que comporte l’absurde taxe sur le chiffre d'affaires et le double décime ajouté à toutes les contributions existantes, rendant plus lourde encore l'iniquité des impôts indirects de consommation, qui frappent surtout les catégories les plus pauvres et les plus laborieuses ;
Combattants, mutilés, veuves, victimes de la guerre, oubliez que les droits qu'on vous a reconnus en paroles sont encore à reconnaître : en fait, et qu’après tant de belles promesses, vous en êtes encore à en revendiquer, sans l’obtenir, la moindre réalisation ;
Locataires^ oubliez qu'en dépit des engagements, on vous a livrés à la rapacité privilégiée qui vous place entre la perspective de l’expulsion ou d’un surcroît de difficultés d'existence ;
SEINE
Oubliez tous qu’en revanche les spéculations illicites ont été épargnées, que les proti Leurs de la guerre n’onL nullement rendu gorge, que c’est avec toutes les peines du monde qu’on a consenti à ouvrir les yeux sur le pillage éhonté des fonds de* réparations, véritable Panama des régions libérées ;
Oubliez qu accordée largement aux détrousseurs et aux voleurs, l'Amnistie n'a été concédée que lentement, « au compte-gouttes », à un petit nombre, refusée obstinément à beaucoup des condamnés d une odieuse justice militaire ou des puissances capitalistes, puisqu’elle n’est pas obtenue encore, même sous la forme de la simple réintégration' des cheminots.
Mais vous ne pouvez pas, vous ne voulez pas oublier tout cela.
Rendez-vous compte alors que non seulement il faut abattre le Bloc National, mais l’empêcher à jamais de se reformer. L'arbre coupé repousse, si n’en sont pas arrachées les racines.
Réfléchissez donc qu'iniquité des impôts, folle politique d'emprunts, cherté croissante de la vie, encouragements a la réaction, persécutions contre les fonctionnaires, entraves à Faction syndicale, répressions à l’intérieur, conflits à l'extérieur, expéditions coloniales, etc,, tout cela n’est que le renouvellement intensifié de ce qui =e produisit auparavant, quand le nom de « Bloc » ou ne s'appliquait pas, ou s'appliquait à autre chose.
Vous ne trouverez, pour vous en garantir, chez aucun des partis bourgeois qui se disputent vos suffrages, le moyen d'action dont vous avez -besoin Cela ne veut pas dire que vous confondiez sans raison leurs responsabilités proches ou lointaines ni leurs intentions diversement orientées, selon qu’ils représentent la réaction monarchiste pure ou les divers morceaux du Bloc National de 1919 aujourd’hui séparés, ou les nuances mouvantes d’un radicalisme qui prétend arriver aux lins sans adopter les moyens. Cela veut dire simplement que vous constaterez où est l'élément qui, en fait, assure à l'avenir votre victoire sur le privilège oppressif d'une minorité* il n’est qu'eu vous-mêmes.
Vous reconnaîtrez que c’est la constitution même de la société capitaliste qui crée les chaiices perpétuelles de guerre entre nations, en même temps qu’elle maintient entre les hommes d'une meme nation l'inégalité eL l'exploitation.
Vous n'aurez pas de peine à vous convaincre que, pour eu finir avec toutes les possibilités de « Bloc national a à nu ou déguisé, ce qui s’impose est, non pas un changement de personnel entre partis conservateurs du système capitaliste,. mais un changement de classe à la direction des destinées du pays.
Vous vérifierez que, depuis lé traité de Versailles eL F occupation de la Ruhr jusqu'à la taxe sur le chiffre d’affaires, les seuls qui aient, dès le premier jour, fait une opposition nette, sans hésitations ni détours, constamment renforcée, ce sont les représentants du socialisme.
Vous remonterez ainsi à l’antagonisme économique qui domine toutes les distinctions politiques eL qui doit donc aussi dominer l'usage fait du suffrage universel par les citoyens <( souverains ^ .
Vous" vous direz que ceux du moins qui ne sont pas des profiteurs de l'ordre économique qui fait plus que permettre, qui fomente et les guerres de l'homme à l’homme et l'exploitation de l'homme par F homme, doivent tenir à n'en être pas non plus les complices.
Vous en concilierez qu'autour du prolétariat doivent se grouper tous ceux qui sc sentent, dans une société où l’insécurité du lendemain devient de plus en plus la règle, des candidats à la prolétarisation, el que leur accord seul peut féconder la République, en faisant d’elle un outil d'émancipation sociale,
G est a cet effort de clarté comme de résolution que nous vous convions. Soit divisé ce qui doit être divisé, uni ce qui doit être uni,
La classe ouvrière, dentre de Faction efficace, ne sera forte que si elfe refait son unité
ft
SliLNE
brisée sur tous les terrains. Nous y voulons travailler, les uns*et les autres, et c’est pourquoi nous nous sommes rapprochés, ayant tous en commun le but à poursuivre :
« Entente et action internationales des travailleurs; organisation politique et économique du prolétariat en parti de classe pour la conquête du pouvoir et la socialisation des moyens de production et d’échange, en vue de la transformation do la société capitaliste en une société collectiviste ou communiste. »
I! n’a pas tenu à nous que ceux qui se réclament du « Parti Communiste » ne fussent avec nous clans cotte union- nécessaire. Ils ont repoussé l’invitation que nous leur avions adressée sans conditions-
Aux travailleurs de juger qui veut sincèrement l’unité et qui ne la veut pas.
Nous comptons sur leui bon sens, sur le vôtre à tous, citoyens, sur le sens de vos intérêts, liés à la victoire du prolétariat en travail d^èmancipatîon, pont* refuser vos voix à toutes les candidatures qui, Il des degrés divers, conservent la condition même de toutes les ici justices, la propriété des moyens de production monopolisée aux mains d’un petit nombre et qui ne voient pas, ou ne veulent pas voir, que parler alors de « progrès social », de ff liberté », de « démocratie », c’est se payer de mots sans chercher h réaliser les choses.
Vous ne voudrez* pas davantage, quelles que soient leurs paroles, aller h ceux qui prétendent un hier le prolétariat en commençant par diviser système tiquetnent ses organisations, ou qui oublient, par ■ l'imposition de mots d’ordre extérieurs, que le prolétariat, pour so’ libérer, doit en tout temps décider de son action et que « 1 ’ éman o î patio n des travailleurs ne peut être l’œuvre que des travailleurs eux-mêmes h.
Four cette œuvre, il ne suffît pas de crier : dévolution ! Il faut créer les possibilités de la transformation sociale libératrice, qui est la Révolution même.
Vous y travaillerez, vous tous qui, sous n’importe quelle forme, ne vivez que de votre travail, en vous raliant autour du drapeau socialiste, en vous joignant à nous et, pour commcncer, en donnant vos voix à toute laxiste des citoyens donL nous présentons les noms h vos suffrages.
Eu les lui assurant dans la proportion véritable du nombre que vous comptez dans ce secteur, vous êLes garantis d’avance contre les primes iniques qui ont pu ailleurs fausser la re présen ta tio n proportionnelle.
Que pas un de vous ne manque à Faction [contre le Bloc national, conLre la guerre, pour l’Amnistie, pour l’Unité de la classe ouvrière !
Vive F Intimation ale !
Vi ve le sociajismo î
Liste d’XJnion Républicaine pour la Paix.
Dans le désarroi et l’éclatement des partis, nous nous plaçons sur le large et solide terrain d’une République hardiment démocratique et respectueuse des forces morales et religieuses.
Nous réclamons les réparations et les sécurités auxquelles la France a droit mais nous
SETNE
savons que nous ne pouvons obtenir satisfaclion que par un effort sincère de collaboration internationale. Il ne suffit pas d'exiger notre dû et de proclamer les manquements de J 'Allemagne, il faut encore pratiquement trouver le moyen cb obtenir satisfaction.
Cette politique de bon sens est bien celle qui groupe aujourd'hui les vêlements non seulement les plus généreux mais aussi les plus raisonnables des anciens partis : aussi bien1 les électeurs qui) ayant voté en 1919 pour le cartel du Bloc national, aujourd'hui brisé, refusent de se laisser entraîner vers 'la réaction et le nationalisme, que les électeurs republieains convaincus quj, en face de T émiettement des partis de gauche, savent bien que c'est nous, dans une action courageuse pour la Paix totale à la fois intérieure et extérieure, qu'ils serviront le plus efficacement la cause meme de la République et de la Démocratie. .
Notre liste n'est, pas composée de politiciens usés aux luttes des coteries, mais d hommes libres de toutes compromissions dont la force provient seulement de fin fluence qu*ils ont acquise par leur valeur professionnelle et des services qu'ils ont rendus h l'intérêt général.
Si vous voulez vraiment organiser la paix, qui seul résoudra les angoissants problèmes financiers, combattra victorieusement la vie chère, en meme temps que, par le développement démocratique d'une Société des Peuples dans le désarmement matériel et moral, elle éloignera l'horreur des guerres futures, votez pour la liste d' Union Républicaine pour la Paix I
» Programmée*
L'Union Républicaine pour la Paix, voulant réaliser la paix véritable dans le pays et dans le monde, entend travailler à établir la République démocratique. Elle veut que la démocratie devienne enfin une réalité sur le terrain politique, social, international.
Nous pensons qu'une société est démocratique quand elle permet aux individus qui la composent de prendre part, dans la mesure de leurs capacités civiques et morales, à la direction des intérêts communs ; intérêts généraux de la société au point de vue politique ; de l' usine et des entreprises industrielles, commerciales et agricoles au point de vue social ; de la Société des Nations au point de vue international.
Politique intérieure :
Fermement attachés à la République, forme politique de la Démocratie, nous condamnons la dictature, qu’il s'agisse de la dictature césarienne d'un seul ou de la dictature anonyme d'une classe.
Il nous paraît nécessaire d’organiser :
1° Un suffrage politique de tous les citoyens par l'adoption d’une véritable et complète représentation proportionnelle, la reconnaissance du droit de vote aux femmes, l’établissement d'institutions, telles que le referendum } grâce auxquelles d'acceptation des projets de loi sera subordonnée a la ratification du corps électoral ;
- Un suffrage social, de façon à assurer aux grands intérêts économiques, professionnel, sociaux, familiaux une représentation dans une assemblée élue sur la base régionale.
Une réforme administrative s’impose. Elle implique à la fois, une refonte des adminis^ trations régionales, locales et coloniales et une organisation des services publics sur des bases démocratiques*
Les fonctionnaires ne doivent pas seulement être assurés du libre exercice de leurs droits
SEINE
de citoyens et être protégés contre les abus et l'arbitraire. II convient, en outre, de les appeler, de plus en plus à la gestion des services et cl 'assurer , dans , ce but, une place, dans les conseils de direction, à une représentation du personnel.
Politique sociale ;
Âu point de vue économique, la Démocratie exige que les travailleurs puissent prendre une part de plus en f plus grande à la direction des aflaires industrielles, commerciales et agricoles- La démocratie économique, au rebours du régime actuel qui met le travail au service du capital, doit tendre, de plus en plus, h mettre le capital au service du travail.
Tout en maintenant la propriété individuelle, indispensable garantie de la liberté individuelle, il convient de développer de pins en plus les applications de la propriété collective et le remplacement du salariat par des régimes plus démocratiques.
Nous réclamons le respect des lois protectrices des travailleurs et spécialement de la loi sur la journée de huit heures ; rétablissement d’un système complet d'assurances sociales ; la généralisation des contrats collectifs élaborés après discussion entre syndicats patronaux et ouvriers représentant bien, en fait, ceux au nom de qui iis traitent ; le développement de la coopération, ainsi que de la participation aux bénéfices et à la gestion industrielle.
Nous voulons que toutes les puissances économiques de la France soient mises en valeur.
Au point dé vue agricole, la politique agraire favorable à la production terrienne doit s'accompagner d’un eflorl d’organisation démocratie] uè.
Au point de- vue commercial, îa loi de protection de la propriété commerciale doit garantir le droit au renouvellement du bail ou à une indemnité basée sur la valeur du fonds en cas de refus de renouvellement par le propriétaire. Le régime douanier doit être aménagé d une façon favorable au développement des échanges internationaux.
Notre régime fiscal doit être, dans son ensemble, confondu et simplifié. Nous voulons des impôts largement démocratiques, équitablement répartis et exactement perçus, frappant d’une façon plus juste la fortune et ses revenus, et permettant la suppression de taxes mal établies commê celle sur le chiffre d’affaires.
Nous demandons des dégrèvements d’impôts pour les familles nombreuses sans préjudice des mesures legislatives à élaborer en faveur de la repopulation.
Politique extérieure :
Nous affirmons le droit de la France à obtenir des réparations pour les dommages aux personnes et aux biens que la guenc lui a fait subir. Notre pays doit obtenir des garanties contre le retour d’agressions comme celle de 1914,
Four la paix du monde, les systèmes actuels d’alliance et d’armement nous paraissent dangereux et les accords de garantie radicalement insuffisants.
La paix internationale, en même temps que l'organisation démocratique du monde, ne peuvent être assurés que par une Société groupant toutes les nations et constituant un organisme supérieur à elles.
Cette Société doit être dirigée par les représentants élus des Peuples ou des Parlements et non par les délègues des gouvernements.
File doit cire armée d’une force de police internationale,
beu le, une organisation de ce genre et, en particulier, la constitution dune force de police internationale, mise au service dcTla Société,' permettront de commencer le désarmememenl général et simultané,
La véritable Société des Nations ne saurait être réalisée sans un vigoureux effort d'édu-
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SEINE
cation de l'esprit public international, un énergique mouvement en faveur du désarmement des haines eL de la fraternité des peuples dans la paix et la justice. A cette œuvre doivent être conviés J es démocrates sincères de tous les pays.
Education et Enseignement ;
Politiques, sociales ou internationales toutes ces réformes seront impossibles, eutout cas elles manqueront de leur pleine signification, ou même elles seront tout à .fait vaines, si la formation civique et l'éducation populaire scolaire et postscolaire ne sont pas développées.
Nous demandons que la liberté d’enseignement soit rigoureusement respectée.
Nous réclamons l’égalité devant l'instruction.
Nous voulons que tous les enfants, quelles que soient 3a situation sociale, la lortune de leurs parents, et l'école qu’ils fréquentent, soient mis è même par l’Etat et sans préjudice du légitime contrôle de celui-ci, de poursuivre leurs études aussi loin que le leur permettent leurs capacités.
Nous demandons le respect des forces morales et de la conscience religieuse où tant d'hommes puisent l'énergie de se mieux dévouer à l’intérêt général. Il est nécessaire que la législation des associations, remaniée dans un sens de liberté, soit appliquée k tous les
Nous demandons enfin qu’on ait le courage de lutter énergiquement contre l’alcoolisme, la débauche sous toutes ses formes, le jeu, ces trois fléaux qui tuent dans l'individu, avec la conscience morale, toute conscience civique.
Les disciplines sociales sont nécessaires, surtout en démocratie. Non moins nécessaire sont 1 ordre et 1 autorité fortement constitués sous le contrôle de la nation. Au nom même de la justice et de la paix, nous réclamons les profondes transforme Lions que nous venons de dire dans nos institutions politiques, sociales et internationales.
Marc SANGNIÉR, ancien élève de l'Ecole polytechnique, chevalier de la Légion d'honneur, croix de guerre, député sortant, viceprésident et rapporteur de la Commission du Suffrage universel. — Lucien BAR DONNE A U, ouvrier typographe syndiqué. — Joseph R ET AI A LE, docteur en droit, membre du Comité de lu Confédération des travailleurs intellectuels. — Joannès CHRIS¬ TOPHE, instituteur public syndiqué, croix de guerre. Olivier D’ETCHJEGQA EN, officier de la Légion d'honneur, croix de guerre^ ancien membre de la Mission française en Pologne. — Louis OR ANDIN, brocheur. — Georges HÜOG, rédacteur en chef de la Jeune-République , secrétaire général des Congrès démocratiques internationaux* — Jules JEZEQUE L.v chevalier de la Légion d’honneur, publiciste. — Maurice LACROIX, ancien élève de V Ecole normale supérieure, professeur agrégé de l1 Université. — René MOREUX, chevalier de la Légion d honneur, directeur du Journal f/e la - Marine Marchande, membre de la Commission extra parlementaire de la Marine Marchande. — Jacques RO DEL, industriel, conseiller du commerce extérieur. — Louis ROLLAND, professeur à la Faculté de droit de Paris. — Gustave SAUMON, employé syndiqué.
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Liste de l'Énergie nationale.
Nettement placés sur le terrain républicain, mais mécontents, noua avons attendu jusqu'à la dernière heure un programme qui réponde à la situation grave où se trouve notré
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Nous n avons trouvé nulle part celui que nous cherchions. *
Voilà pourquoi nous nous présentons.
La Chambre qui vient de mourir a déçu toutes les espérances. Ainsi l'avait fait celle qui Pavait précédée. Ainsi fera celle qui la suivra, si nous n’osons pas toucher à nos institutions en déliquescence*
. Il faut d’abord améliorer les mœurs et les méthodes de travail du Parlement, autant qu'on le 'peut.
Mais le seul remède efficace au gâchis actuel est de reviser notre Constitution.
Le Gouvernement à sa place, le Parlement à la sienne : le Gouvernement gouvernant dans le plein exercice de son autorité et de sa responsabilité, le Parlement réduit en nombre et limité dans ses initiatives, dans celles qui sont d'ordre financier surtout, concentrant ses efforts sur ses devoirs de contrôle, légiférant avec le concours technique du Conseil d'Etat et n1 empiétant sur les droits du pouvoir exécutif en aucun point*
I .Usons-nous bien qu'il .n'y a pas de grande amelioration possible avant que ces réformes essentielles ne soient accomplies.
Ce n’est que par une révision, de la Constitution, séparant les pouvoirs, qu'on peut mettre fin au règne des politiciens de métier qui dressent les français les uns contre les autres sur le terrain de T opposition des croyances ou des classes.
Quand nous aurons obtenu la séparation des pouvoirs, il sera facile de résoudre le problème de la paix religieuse dans le droit commun et la liberté (car aucune loi n’est intangible), et d’arriver au redressement de nos finances au moyen d’une juste répartition des impôts et de la mise en valeur de nos richesses naturelles.
Seul un Etat fort, appuyé sur des techniciens et des gens compétents, doué d’autorité, assuré de durer, peut provoquer un essor de la production qui transformerait la condition des classes pauvres et rendrait possible leur élévation matérielle, intellectuelle et morale qui ne saurait résulter d'aucune des lois de discorde qu’on a votées jusqu'ici.
Seul un Etat fort, défenseur de l’ordre et respectueux des forces morales, peut donner à la famille la protection qui lui est due. * a
Mais qu’on se dise aussi que si cet Etat fort egt le seul qui puisse tenir en échec la démagogie politicienne, il est en même temps le seul qui puisse barrer la route aux oligarchies ploutocra tiques.
Si nous voulons un Etat fort, ce n’est pas pour soutenir des privilèges, mais pour servir la nation et pour faire en sorte que le mérite puisse s'élever à la fonction la plus haute, en partant de la plus humble.
Si nous payons pour les Allemands, c’est la ruine en perspective ! S’il y a des Français qui s'y résignent, nous, jamais !
Nous ne voyons dans les listes que. nous avons sous les yeux, sans exception, que des déclamations en faveur de la paix, qui relèvent de l'esprit défaitiste, alors que l’Allemagne n’a encore presque*1 rien payé, cinq ans après notre victoire, et qu elle arme contre nous impudemment, pendant que les politiciens la laissent faire, en protestant à peine.
Certes, nous aussi voulons la paix — quel Français ne la veut pas 3 ’N ollâ le point de départ d’une politique ferme qui tienne compte de toutes les possibilités.
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Mais pas de méthodes alternées : une méthode permanente, continue, digne de la grandeur el des traditions de la France,
Sachons ce que nous voulons et que nos paroles soient des actes: des actes pour la paix. du monde.
Il y a tou L un programme de relève nient qui sort de noire victoire,, qui comprend la modernisation de nos institutions, la réforme de notre administration, l ‘abandon de notre creuse idéologie, F expansion de notre industrie, de notre commerce et de notre agriculture, de notre marine-ef de nos colonies, en un mot l'élévation delà Franco au rôle de grand Etat qui lui revient et qu'elle a eu si longtemps dans l’histoire, ' “
\Poïlà 1 idéal que nous représentons eL que nul n’exprime, à part nous. Vous direz, en votant pour nous, qu’il est le vôtre. —
Amiral BIEN AIMÉ, “Grand Officier- de la Légion d Honneur, ancien Député de Pans. - — Maurice d 'AND IGNÉ, Propriétaire. - — Joseph de CASTELNAU, Avocat, ancien Député, — Ilippolyle COMBY, Contrôleur de la Marine en retraite, Officier de la Légion dTIormtrur (père de 13 enfants). — Henri GARAT, Avocat, Licencié de Philosophie, Directeur des Equipes Nouvelles — Henri HILAIRE, Professeur agrégé de F Université (ancien comhaltan% ^ LYSÏS, Directeur de La Démocratie Nouvelle . — Georges MÉVIL, Publiciste. — Eugène MITTLER, Journaliste, Mutilé de guerre, Chevalier de la Légion dTionncur. — Henri. MYLES, Journaliste, Croix de guerre et blessure. Ernest RENAL LD, ancien Directeur du journal Le Soleil r — Max-Laurent RO DEL, Chevalier de la Légion ePHonneur (ancien combattant) . — Félix de ROSNAY, Homme de lettres.
Quatrième Circonscription (19 députés:).
Inscrit» . * . 406.547
Votants, . . . 342.584
Blancs et nuis . . . 7.967
Suffrages cigrimés, .......... 334 . 61,7
Majori | é absolue, . ... 167 .309
Quotient électoral .. . 17.61 J
Liste d'Union nationale révisionniste d’action française.
MM. G res sent dit Valois 13 270
Latzarus... . . . . 13.553
Héticourt . . . 15., 52|
Déblai* . , . . . 11.664
Là Moite (de) . . . . IL 638
MM. Vstn deu Broeks* übremvn. . . 10.870
Dumas . 10,571
De Serre de Saînt-Roman j.û 937
Gaÿfet. . « . * . 10.588
Batardy, , * . . . H. 576
Bitterlîn. . . , . . ,,, 10,262
Corbière . ....*. . 10.382
Renauld, ......... . 10.230
Vallet. , . 10.869
RonnardeUe . 10.735
Gaulons . * . . . 10,186
Bottard . * . . . . 10.231
Chevalier, . . 10.051
BancoL . . 10 ,077
Total . 209.501
Moyenne.. . 11.029
SEINE
SOO —
Liste du Cartel d’union républicaine et sociale de la banlieue*
JW >1 Bertrand . .»*,*■■■*■*«, . * ■ 1 0 1 . 886
Bokanow&kL . » ■ * * <
Bour . . . ..............
Carpentier, •
Car joie - 09 -866
Chéron , , . . , Clauâels, , , .
Cornilleau. , Boüseftîp*. .
Dubûifl. » . . ,
Goy .
JacomeL . , Larmoroux .