DECLARATION
En 1919, au lendemain de la guerre, lors des élections législatives dans la banlieue parisienne, la classe ouvrière, les socialistes, ont été à la bataille unis.
Seules, deux listes étaient en présence, la liste du. Bloc national, tout entière élue, qu recueillit 1 50.000 suffrages,, et en ün la liste Socialiste unifiée, qui groupa 112.000 voix et n’eut aucun élu.
Eu 1924, alors que la faillite du Bloc national est un fait éclatant qu’il n’est plus besoin de démontrer, l'occasion était unique,, pour toutes les forces prolétarien es socialistes, de se grouper en un seul faisceau, aiïn d'iniliger à la réaction une défaite retentissante.
Jl n’en est, hélas! rien» A o lieu de Punion, c’est la division qui règne !
Et si, aujourd’hui, le Bloc national renaît, groupant encore mie fois toutes les forces réactionnaires sur une liste unique, nous assistons, par. contre, à 1J émiettement de d'effort socialiste révolutionnaire.
La Banlieue parisienne réunit l’élément ouvrier et employé qui comprend le noyau prolétarien le plus enthousiaste, le plus vibrant et le plus prêt à l’action et un contingent très intéressant de commerçants et petits industriels, plus particulièrement victimes de la politique du Bloc national. Or, d’un côté, le Parti communiste, sectaire et intolérant, entend monopoliser la doctrine et la vérité révolutionnaires eL prétend être le seul à défendre la classe ouvrière. D’autre part, des cléments socialistes et dissidents qui se prétendent toujours révolutionnaires n’ont pas hésité, pour courir leurs chances électorales, à s’allier aux radicaux, ces bourgeois à faux-nez, qui, trop souvent, se sont avérés les pires ennemis de la classe laborieuse.
EL c’est ainsi que, sous l’étiquette du CarLel des gauches, une manoeuvre habite se déroule.
So couvrant du pavillon de La démocratie, des politiciens professionnels, dos ambitieux forcenés, reniant leur programme propre, s’unissent aujourd’hui malgré leurs différences