‹ Programmes, professions de foi et engagements électoraux de 1924Chapitre 93 sur 124 · IV · texte numérisé non relu

IV

SEïrSE

d’opinion* pour réaliser sur le dos de 1 électeur une opération politique* qui doit aboutir seulement à une cueillette de mandats parlementaires *

Devant une telle, situation, , . dans 1 incohérence qu elle crée, clans la confusion qu elle fait naître, nous pensons accomplir un impérieux devoir en jetant le cri d’alarme :

A bas les diviseurs de la classe ouvrière ! A bas les compromissions électorales I Place à la clarté! Place k l'unité ouvrière ! Il

C'est pour cette besogne hautement morale que notre liste d’Union socialiste et d’unité ouvrière voit le jour.

Sur le programme traditionnel du socialisme, en accord complet et profond avec la pensée du manifeste communiste de Marx et d'Engels, continuant la tradition d- uni té du grand Jaurès, des Guesde, des Vaillant, des Sembat/ de tous ceux qui avaient su donner au Socialisme en France la belle et noble figure vers laquelle se tournaient tous les déshérités, tous les opprimés, nous appelons les Électeurs à se prononcer.

En dépit des déviations présentes, nous affirmons que seule la Classe des Travailleurs français doit préparer ses destinées propres pour sa libération définitive, - et en cela toujours d’accord avec le grand principe : l'Émancipation des Travailleurs sera l’œuvre des travailleurs eux-mêmes.

SEINE-INFERIEURE

12 députés.

Inscnts . . "217,782

Vutants.. . . .. 178.163

Blancs et nuis. 4.477

Suffira ires exprimés . . 173.632

Majorité absolue,. . 86.817

Quotient éjecterai. , . 14 469

Liste d^Union républicaine.

MM. Bignon... . 68.621

Bureau . . . 68. 194

Ancel . . . . 67.084

^ Anquètil . 66 . 736

•* Çoty , . . . . . . 67 . 347

Péyroux . 66,594

Duhoac . . . . . . . . . . . . 66.575

Dubreuil . . — . . 67.177

Dufresne...... . 64.971

Godard. . . . 64.434

Halay . . . 63,000

Natid . . . 63.908

Total . . 795.541

Liste Républicaine de gauche.

MM, Thoumyve . . . . .... 29,976

Maillard.. . . . . . . . , ., 28.326

Arnaud-Tlzdn . . . 25.704

Aubert... . . 25.071

Blondel . . 25.025

Canu . , . . . 24.534

Gosset... . 26.290 :

James ... . . . ....... 24 .27 1

Le marchand .... . 24.351 j

Pruvot., . . ... . . 24.672 i

1 MM. Vai a SS en r. . . . . . 24.051

Vigné . 24.493

Total . . 306.824

Moyenne, 25.508

Liste de l'Union des gauches.

MM. Meyer . . . 58.166

Rimbert. 53,536

Tillciy . . . -, 52.973

Kerainbrun 1 ..... . 52,926

Poisson .......... . . . . 52,428

Devillera. 52 . 500

Lefebvre (Jules) .............. v ... . 52,OT4

Daïïtel. . . / . . . 52.367

Desc heerder. . . ... 5 J , 59 1

Lefebvre { Charles) . . . 51 -2G4

Pou py . . . . 51 . 549

Hyacinthe. . . . . 51 , 496

Total... . 632.867

Moyenne. 52.738

Liste du Bloo ouvrier-paysan. ,

MM. Gautier (Maurice) . 25,034

Gautier (Henri) . 25.329

Beaurain \ ■ . 24.980

Boisaey. . . . . 24.908

Chevallier . , * . . . ......... . 24.902

Delarue . . 24.843

Harlet . . . . 24.973

Houdart . , . . 24.848

Neveu . , . . - . . . 24,815

Patry,.. . . 24.778

Sènecal, . . 24.727

Stock..., . 24.618

Total . . 299.355

Moyenne, — ....... 24,946

( au quotient., . . . MM. Bignon, fîtireauj ÇgJyT Dubreuil , Meyer, Ri mhert,

Élus . . . . \ Ttlloy, Thoumyre, Maurice Gautier.

( p la plus forÉe moyenne... . MM, Ancel, Anqtietîl, Feyroui.

- sis

Nù T 471

SEliSB-mFÊEiEDRE

Liste d Union Républicaine,

Chers Concitoyens,

Jamais la Politique française n'a réclamé, comme aujourd’hui, avec la bonne foi et la clarté clos programmes, l'autorité dans les mandats et l'énergie dans leur exécution.

Il n’y a plus, autour des idées et des hommes, ces prestiges et celle émotion qui inspirèrent les Elections de 1919,

Les vérités et les faits n en paraissent que plus nets et plus. crus. Nous allons en aborder P examen avec décision.

En premier lieu, il importe de mobiliser les idées et les forces.

Nul système ne nous a paru, dans le temps présent, plus loyal et plus efficace que l'union que nous avions pratiquée déjà, en 1919, sur l’initiative du regretté Jules Siegfried.

Ce n’est point là, comme nous en voyons autour de nous, une formation d aventure, une alliance occasionnelle d’intérêts et de calculs, vouée aux querelles, aux ruptures et au gâchis du lendemain, mais le groupement logique et cohérent de volontés en accord, parce qu elles ont reconnu, sous les divergences de détail, les bases permanentes de la discipline française et l'intérêt suprême de la Patrie.

Notre contrat, ce pacte républicain, où l’obligation naît du. sentiment plus que de la lettre, nous l’avons déjà conclu en 1919 : il fut ratifié dans le Département par près de 100.000 suffrages. Il s’agissait alors d'assurer par tous moyens de droit l’exécution du Traité de Versailles ; il s’agissait de maintenir la Paix, conquise par la plus douloureuse et la plus noble des gloires; dans la sécurité et la dignité de la Patrie.

G est grâce, du reste, à cette unions dont l’exemple a été suivi dans la majeure partie du Pays, que dans nos dix Départements libérés, encore tout frémissants des atrocités de l’ennemi, les villes et les villages sont reconstruits, que partout renaît l'activité et que ces Département ont pu verser au Trésor plus.de trois milliards d’impôts en 1923.

Cette grande œuvre de reconstitution et d’affranchissement a été poursuivie en dépit de la carence de l’Allemagne. « Elle payera a, disait- on I Mais, soutenue par une fraction de nos anciens Alliés, elle s’est reira nchée dans une résistance obstinée.

La France n’est pas impérialiste. Elle reste la première Nation pacifique du monde. Aux Conférences de San Remo, de Spa, de Boulogne et de Londres, elle a discuté, patienté, cédé. Même après Garnies, elle s’est prêtée à l’expérience de Gênes. Aussi longtemps qu’une solution amiable a paru offrir une chance de succès, elle a fait confiance à la Diplomatie. Mais, écrasée d'impôts, elle n’avait pas le droit de consentir l’abandon de la créance dont le payement pouvait seul lui permettre d’alléger ses charges. Elle s’esL décidée, contrainte par la nécessité, à occuper la Ruhr.

Alors s’est produite une crise grave. Des banques étrangères, secondant l’œuvre de ceux qui voulaient nous contraindre à évaluer la Ruhr, s’efforcèrent de faire tomber la valeur du franc. La conséquence eût été de faire monter démesurément le prix de la vie, de lasser le sang-froid et la vaillance de notre Pays, et de provoquer chez nous des troubles populaires*

Cette manœuvre a échoué. Le franc a été victorieux et la perte reste au compte de ceux qui ont tenté l’entreprise.

SEINE-ISFÈRIBORB

Et nous sommes restés dans la Ruhr, où la reprisé des livraisons de charbon, les taxes douanières, les licences d’exportation et l’impôt sur les mines nous'mettent en mesure de récupérer déjà trois milliards par an. En présence de ces résultats, la Diplomatie envisage enfin des accords, que nous pourrons d’autant mieux discuter que nous avons des gages entre les moins,

SI tout cela o pu s'accomplir, c’est grâces al union et a la concorde de lu grande majorité des Français, à leur patriotisme clairvoyant, à leur esprit d abnégation.

C'est aussi parce que devant les événements, un chef s’est levé : 1 ancien Président de la République, H. Raymond Poincaré, qui a mis au service de la Patrie son courage, sa sincérité et sa prodigieuse intelligence ; c’est parce que la France tout entière 1 a investi d’une popularité sans égale ; parce que le Sénat et la Chambre, interprètes du ï ayâ, 1 ont soutenu de leur majorité.

Comparez 1

Dans l’Europe Bouleversée, voyez la Russie des Soviets entretenant la plus nombreuse armée du monde, l'armée rouge, pour protéger le tsarisme sanglant d’un Trotsky. L’Allemagne, secouée par la Commune,' dune part, et la folle du Nationalisme, d autre part* L’Angleterre, ébranlée par la révolte Irlandaise et obligée de laisser sans travail, depuis de longs mois, pljus d’un million de chômeurs. L’Italie, qui, après le déchirement des luttes civiles, a cherché son salut dans la dictature* L’Espagne, terrorisée par les attentats anarchistes, qui s’efit livrée à une poiçne militaire pour les réprimer.

Comparez cette situation avec celle de notre Pays; qui ne demande qu’à travailler en paix, qui réclame simplement, sur terre et sur mer, la sûreté et la sécurité absolues de ses frontières, et qui tient par-dessus tout au libre jeu de la vie publique sous l’autorité

de la loi ! * , .

Résumons maintenant, et rapidement, l’effort accompli au cours de la dermere Législature* et indiquons ensuite notre programme de demain

IJ œuvre d'hier.

Armée et Marine :

Réduction des Dépenses militaires et navales, qui ne s’élèvent qu à 4 milliards 59o millions pour IQüi, alors que le même budget s’élève pour l'Angleterre, sous un Gouvernement travailliste,- à 1 4 milliards 255 millions, eL pour les Etats-Unis, à 15 milliards 597 mdlîons. Réduction du Service militaire à dix-huit mois.

Organisation de l’Armée, qui compte 450*000 hommes au lieu de 820.000*

Réforme du Gode de jus Lice militaire.

Prune de 1*500 francs accordée aux Marins qui font plus de dix-huît mois de service*

Anciens Combattants et Pensions :

Amélioration de la loi de 1916 sur les Emplois réservés, étendus désormais aux Réformés temporaires et aux Veuves de guerre*

Majoration de pension portée de 300 francs à 500 francs par enfant.

Délais supplémentaires accordés aux Mutilés qui se trouvaient forclos dans leurs

réclamations.

Augmentation de la pension des grands invalides*

Rappelons, pour mémoire, que les pensions (mutilés, réformés, veuves de guerre, etc* J étaient inscrites en 1923 au budget de la Nation pour plus de 2 milliards 500 millions*

Ne 1471

SEIKE-ÏNFÉRÏEUFtE

Agriculture :

Création des Chambres d’ Agriculture.

Codification' des Lois sur le Crédit agricole*

Création d'un Office national de Crédit agricole.

Organisation de T Enseignement agricole-

Extension de la loi sûr les Accidents du travail en laveur des Ouvriers agricoles* Larges crédits votés pour la distribution Se l'Energie électrique dans les campagnes.

Commerce et Industrie ;

Révision de la taxe sur le Chiffre d'affaires et institution du forfait*

Organisation du Crédit pour les artisans.

Vote par la Chambre de là Loi sur la propriété commercial renvoyée par le Sénat après de profondes modifications, à la veille des Elections, ce qui a mis la Chambre dans Fini possibilité d’aboutir.

Familles nombreuses :

Encouragement aux Familles nombreuses.

Institution d’une prime annuelle par enfant, au delà du troisième.

Dégrèvement pour charges de famille. '

Majoration de classe dans la Réserve de l’Armée en faveur des pères cie famille. Réduction à un an de service des aï nés de cinq enfants.

Prolongement du temps de service dans ies fonctions publiques pour les fonctionnaires pères de famille.

Réduction des tarifs de Chemin de fer pour les Familles nombreuses.

Adoption par la Chambre seule du principe du Vote familial.

Agents des Services publics :

Réforme de la loi des pensions.

Relèvement du taux d'exemption à la base pour l’impôt sur les Traitements eLSalaires,

Indemnités de résidence et de Cherté de vie.

Relèvement des Traitements des membres de l'Enseignement.

Amélioration Lrès sensible de la situation des Facteurs ruraux.

Travail :

Capacité civile reconnue aux Syndicats et Unions de Syndicats qui. maîtres âe leurs ressources, pourront les affecter à la construction d' Habitations à bon marché et â FactfUïsiüon de terrains pour Jardins ouvriers.

Allocations supplémentaires pour les Accidentés du travail. Vote par la Chambre du principe du projet de loi sur les Assurances sociales.

S81NE- INFÉRIEURE

V Œuvre de demain.

Politique extérieure :

Nous voulons, à l'heure où nos gages commencent à produire, maintenir nos positions et nos mesures de vigilance en (ace d’une Allemagne qui rêve d’un suprême recours aux

*'m Nous voulons soutenir le Gouvernement actuel, interprète àë la résolution à la fois pacifique et ferme du pays : plus de guerre ; mais payement par l’Allemagne de ce que le

Traité lui impose, * /

Politique intérieure :

Nous voulons l’ordre absolu dans le Pays et le maintien intact de nos instilu tiens républicaines Nous ne voulons plus do querelles religieuses : le fait de la laïcité de : blat peu. eL doit se concilier avec les Droits et .les Libertés de tous ms citoyens a quelque croyance qu'ils appartiennent. Ainsi sera assurée et maintenue définitivement, en Fiance, .ai six

examinerons prudemment les projets de Réforme administrative et judiciaire. Nous demanderons à quel bilan d’économies Us aboutissent. Nous n acceptons pas que

nos intérêts soient lésés. . . ’ , ,

Nous demanderons la révision de la Constitution selon les idées directrices récemment

exposées à Evréux par le Président de la République.

Armée et Marine *

Réduction du service militaire à un an parle développement de l’Education physique et la Préparation militaire: La diffusion des Sports dans notre jeunesse doi t être W» du eoncojxrsïe plus cffeeUf des pouvoirs publics. 11 faut notamment multiplier les Stades et faire bénéficier nos Sociétés sportives de tarifs de chemin de 1er aussi, bas que possible.

' r Allocations joiirrtnlière. [.lus Varient accordée, aux

ont des fils sous les drapeaux cl non plus seulement dans la proportion de 10 0/0 du «m- ZZ? Nos Ecoles d’enseignement secondaire, supérieur ou professionnel devront etro mises à la portée clos enfants les mieux doues, quelle que soit leur condition..

Anciens Combattants :

Nous donnons notre adhésion la plus cordiale aux cahiers de revendications du cartel

des Anciens Combattant s, lAuiHn^

Nous voterons, notamment la Loi Indispensable qui assurera enfin une pension le tiime

aux Gazés n’ayant pu justifier de l’origine' de leur mal par une hospitalisation pendant «a guerre.

Agriculture : #

Nous voulons le développement du Crédit-agricole à long ieimeei la i.ad a i l

de i’ Electrification des oampa gués. , r aP-ricolc

Nous voulons aussi, une Législation pratique et urgente, assurai! a W b

rjiabî talion et lu coin de terre qui lin permettront une vie plus couvena e c p us

SEINB4NFÉBIEUBt.

1 Commerce e! lu luslne :

Nous voulons ralliement des charges excessives pesant sur le commerce et qui ont leur répercussion sur le consommateur et, entre autres, la suppression la plus- rapide de U taxe sur le chiffre d'affaires.

Familles nombreuses ;

Nous demanderons le cumul de l'assistance aux Familles nombreuses avec les primes par enfant, nouvellement instituées et accrues si possible*

Nous demanderons aussi rélargissement de l'assurance aux femmes eu couches et de la prime d 'allai tem en t.

Nous demanderons F adoption du vote familial.

Travail r

Nous demanderons, pour l’impôt sur les Salaires, un taux d’exonération plus élevé que îc taux actuel*

Nous demanderons le Vote définitif de la Loi sur les Assurances sociales, à ïa condition qu'on double les subventions des Sociétés de secours mutuels pour leur service de maladie et de natalité, et que l'Etat accorde aux dépôts qu’elles lui confient, un intérêt de 6 0/0.

Nous travaillerons à l'équitable mise au point de la Législation sur les Accidents du Travail, Nous rechercherons des garanties pour les Marins victimes du Risque professionnel.

Nous nous attacherons au développement de l'excellente institution du Crédit mari- * Lime* Nous envisagerons volontiers le relèvement des pensions pour les pensionnés de h Caisse des Invalides et de la Caisse de Prévoyance sans que des charges nouvelles soient imposées aux demi-soldiers.

Agents des Services publics ;

Nous demanderons que les années de guerre entrent dans le calcul du temps de service pour l'avancement. Nous demanderons aussi la' Révision des Traitements et Salaires en tenant compte de iïndice du coût de la vio. Nous demanderons enfin le Statut normal des receveurs buralistes réclamé légitimement par leurs Associations*

Réforme des Services publics :

Réorganisation administrative sans jamais léser les droits acquis des fonctionnaires*

Industrialisation des Monopoles*

Collaboration des Fonctionnaires et Agents avec les Commissions parlementaires chargées de rechercher les ■simplifications dans les services,

Bien-être familial : 0

Nous demanderons une large dotation pour les Offices d'habitations h bon marché et le développement des jardins ouvriers,

Nous exigerons aussi les facilités qui permettront le retour k la fabrication familiale du cidre.

a#lE*K-INFtolBUfiE

Vie chère ;

Notib voulons, par des mesures appropriées, rendre la vie moins coûteuse aux petits et aux humbles, oar cette diminution du prix de la vie est liée au problème capital de la repopulation et de la Santé publique. Une politique financière, agricole, industrielle, douanière, conduite dans un esprit sévère de réalisme, et d'humanité doit permettre d’arriver à ce résultat-

Equilibre financier

Nous voulons un régime fiscal sain, probe, établi dans un clair esprit d’égalité et de liberté, où le Citoyen, docile aux sacrifices nécessaires, garde cependant intacte son initiative efne se sent pas menacé chaque jour par l’inquisition fiscale»

■ Conclusion.

Chers Concitoyens,

Entre toutes les Nations européennes, la France apparaît comme le pays privilégié delà Paix et du Travail, et ses institutions républicaines, auxquelles noos sommes» inél^anteblement attachés, sont demeurées h l'abri de touLe atteinte.

Cependant* des hommes, qui, en 1919 s'étaient rencontres en un cartel historique, conclu entre Républicains, pour barrer la route à la Révolution menaçante, onL rompu le pacte sacré. Les uns aliènent leur liberté entre les mains dés socialistes-collectivistes; les ajiU'es ont la prétention de former un bloc étroit, fermé, dont on ne s’explique pas l’i sol eiiMsnC et qui place une question de Parti avant l'intérêt général .

Nous, nous avons voulu l'Union largo, loyale, sur la politique de M. Poincaré. Un Congrès de tous les Maires de notre beau Département a inspiré notre attitude parla presque unanimité de ses suffrages.

Nos adversaires, quels qu’ils soient, ont voulu, de propos délibéré, pour cette campagne électorale, réédifïer les petites chapelles, et, au nom de leurs Comités, excommunier des hommes avec lesquels, cependant, ils avaient lutté et voté au cours de la dernière Législature.

Brûlant ce qu'ils avaient adoré en 1919, ils ont voulu diviser le Parti Républicain, faisant le jeu, inconsciemment, nous voulons bien le croire, des partis de désordre.

Nous, nous ne repoussons aucun concours.

Ainsi que l'écrivait un des nôtres, en 1910, être Républicain, c est résister aux surenchères de la démagogie, aux grossiers mirages du collectivisme, aux théories de 1 étatisme, qui déguisent les. pires retours à l'absolutisme du passé ; c'est s opposer à tous les accaparements, s'insurger au nom du Génie National, dans 1 intérêt meme de la Démocratie, contre ioutl ce qui corrompt, abaisse, tyrannise et voudrait faire du Progrès, qui doit être liberté et harmonie, un empirisme sans horizon.

élrè Républicain, cTest réaliser la Civilisation par la bonne foi et le travail ; c est croire qqp rien ne se fonde sur la violence et la haine ; que toute la force rayonnante de la Révolution Française réside dans Fidce de Fraternité et de Solidarité.

^tre Républicain, c’est pratiquer le respect absolu de toutes les confessions, de toutes les idées dans te domaine sacré de la conscience, c'est avoir foi, en un mot, malgré les échecs d'un jour ou les défait lances isolées des hommes, en l'élan permanent de 1 fl umanité ▼ers la Justice.

* B EI S E-INFÉftlEQ i ; E

Noire devise, et nous n'en avons pas d'autre, c^st la Liberté pour tous par ^République. ,

Vivre la France î

Vive la Seine-Inférieure ! *

Vive la République !

Paul ffl GNON, Ancien Sous-Secrétaire d’Etat à la Marine marchande et aux Ports, Président du Conseil général de la Seine-Inférieure, Maire de la Ville d'Eu. Chevalier de la Légion (Y Honneur, Député sortant. — Georges BUREAU, Ancien Sous- Secrétaire d’Etat à ta Marine marchande. Conseiller général, Chevalier de la Légion d’Honneur, Croix de Guerre, Députe sortant, — Georges ANCEL, Vice -P résident de la Commission des Finances de la Chambre des Députés, Vice-Président du Conseil général delà Seine-Inférieure, Maire d'Harfleur, Député sortant* — Paul ANÛPFTlf . Seerélaire de la Commission de Ja Marine marchande, Conseiller d'arrondissement, ancien Adjoint au Maire de Rouen, Chevalier de la Légion cF Honneur, Croix de Guerre, Député sortant. — René COTAI Conseiller général, Croix de Guerre, Député sortant* — Dr Amédée PEYROUN, Vice -Président delà Commission d* Hygiène de la Chambre des Députés, Chevalier de la Légion d 'Honneur à titre militaire, Député sortant. - — Albert DUBOSC, Industriel Membre de la Chambre de Commerce du Havre, Conseiller généra], Maire de Saint-Adresse, Chevalier de la Légion d’Honneur, — Louis DUBREUÏL, Maire de Rouen, Conseiller général, Chevalier de la Légion d’Honneur, Médaille militaire, Croix de Guerre, —

* Augustin DUFRESNE, Président du Syndical des Armateurs de Dieppe et duéirépori. Vice -Président délégué de la Section des Pêches au Comité central des Armateurs de Franco, Agriculteur, Censeur de la Banque de France à Dieppe* — Marcel GODARD, Agriculteur, Président du Syndical betteravier de la Seine- Inférieure, Président de la Société des Anciens Combattants de R a fie tôt* — Maurice HALAY, Avocat à ia Cour d' Appel de Paris, Membre du Comité directeur et Secrétaire générai de la Fédération Républicaine de France. — Jean- Philippe N A U D , Ancien Sous- Préfet de Dieppe, Préfet honoraire, Ancien Directeur des Pêches maritimes, Chevalier de la Légion d1 Honneur, Médaillé militaire, Croix de Guerre.

SElNË-lNFÉRIEUjjJï

Liste cTUnion des Gauches, *

Elect urs î

Il y a prë i d’un an, par 56,000 suffrages, vous avez élu député : Léon Meyer, maire du Havre.

Par une majorité de plusieurs voix, eu face : d'une part, de candidats du Bloc National, et, d'autre part, de candidats communistes, vous avez assuré une éclatante victoire de la Démocratie dans la Seine-Inférieure.

("est pour renouveler cl confirmer cette victoire républicaine, en l1 étendant à toute la représentation départementale au Parlement, que sc présente, aux élections du 11 mai prochain, dans les mêmes conditions politiques, avec les mêmes concours, et sous les mêmes auspices, la « Liste de l'Union des Gauches ?>, réalisant ainsi la politique de Waldeck- Rousseau.

Cette liste est composée d’hommes qui représentent les diverses nuances des véritables partis républicains et qui, dans la libre indépendance de leurs conceptions démocratiques et sociales, veulent, comme l’année derrière ici, comme par tou l en France aujourd’hui, assurer le triomphe de la Démocratie,

Opposes à toute méthode de violence et de dicta Lure, "ils s’appuient sur le, suffrage universel et sur la démocratie gour^obténir la réalisation de leurs idées; mais ils s'unissent, tout d’abord, contre la politique de Réaction qui,, sous le masque de B]oc National, est, k l’heure actuelle, aussi dangereuse pour l'existence même de cette Démocratie que pour la vie et l’avenir du Pays.,

Républicains,

La politique du Bloc National a été ruineuse pour la France; elle a été néfaste aux intérêts des citoyens.

Ce son! nos adversaires eux-mêmes qui le proclament : Lisez ce qu’écrivait le Petit Havre ^ il y a peu de mois :

w Bos eau malaise sont profondes. Elles résident dans la politique financière suivie par un ministre qui vit au jour le jour, équilibrant un budget sur le papier,, en fait en plein déséquilibre, et tablant sur des plus-values probables pour justifier des dépenses certaines; elfes résident surtout dans les mensonges continus que constituent le budget fantôme des dépenses recouvrables et des emprunts à jet continu à court terme ou à long terme.

« Et cela 1 étranger ne I ignore pas. Finira-t-on par comprendre qu’il s'agit de l’avenir de notre pays !» *

Le H&vre-Eelair, de son côté, écrivait : *

« Nous u avons pas de politique économique d’après-guerre, ^improvisation commande et I empirisme est roi. O n* joue à la balle avec le commerce français, etc.

« Les erreurs économiques engendrent le désordre, etc. »

Voici enfin ce que disait le Temps, journal gouvernemental :

w Lorsque les Chambres décidèrent, à la demande du Gouvernement, de voter le budget pour deux années, elles eussent été bien surprises sir on leur avait annoncé les mesures dont elles sont actuellement saisies.

« Nou*s fîmes remarquer h ce moment que le Parlement ne pourrait pas se dispenser de dé iberations sérieuses; on ne proroge pas un budget comme on répète un tango. »

SEINE -INÊK [UE LilfE

Puis, parlant des dépenses recouvrables et des nouveaux impôts sur les successions, du carnet de coupons et de l'inquisition fiscale, le Temps ajoute : « Les plaintes montent chaque jour plus vives; le Parlement aurait grand tort, il serait singulièrement imprudent s'il se prêtait aux improvisations fiscales qu’on — le Gouvernement — l’invite à ratifier, »

Or, la majorité du Parlement et tous les députés de la Seine- Inférieure qui sc représentent aur les deux listes du Bloc National ont approuvé, d'un cœur léger, ces improvisations.

Le Bilan du Bloc J\al(onaL

Ils savent pourtant qu'un emprunt considérable est à l’élude; ils savent également que, chaque jour, il est tiré, à la place de billets de banque, des Bons du Trésor pour plusieurs millions et que, par la voie de la presse, le Gouvernement, sans fixer aucune limite à ses émissions, invite le public à souscrire, mettant ainsi sérieusement en péril le crédit national, aggravant ia crise de la vie chère et causant un renchérissement généra! qui frappe impitoyablement les travailleurs de la ville et des champs, les fonctionnaires et lés classes moyennes.

Ajoute?: à cela les scandales des dommages -de guerre 'dans les régions libérées (plus de ôq milliards ont été cédés en trop aux gros sinistrée; , le scandale do la liquidation des stocks livrés et vendus a *cs prix dérisoires, le scandale des profiteurs de guerre et de leurs marchés non re isés* Vous avez ainsi un iableau fidèle de la situation créée par le Bloc National.

Mais, lorsqu’il s est :gï, en présence de la hausse constante du coût de la vie, d'augmenter les traitements des fonetîôppaires, les représentants du Bloc dans Je département . aussi bien MM. Bignon, Bureau et teurs eo-lisliers, que MM. Thoumyre eL Maillard, se sont abstenus* Ils ont agi de même lorsque, d’accord avec Je Gouvernement. Ils refusaient de voter pour l’augmentation des retraites (séance de décembre 1923), Ils se sont prononces également . contre l'incorporation des employés municipaux et départementaux dans ta loi des retraites; contre les avantages, médiocres cependant, proposés en faveur des cantonniers,, des inscrits maritimes et. des ouvriers de l'Etat; de même ils ont refusé d’abolir la taxe sur le chiffre d'affaires.

Par contre, ils ont approuvé, d'accord avec l’extrême droite, les poursuites contre 1rs syndicats de nos instituteurs, auxquels ils n’avaient à reprocher que' de se réunir pour étudier les choses de leur profession. Ils ont approuvé les décrets-lois, qui retirent au Parlement tout contrôle.

Bien plus, ces prétendus démocrates ont, d’accord avec le « Comité des Forges et F Union des Intérêts économiques >i, soutenu avçc la Droite toutes les marri Test allons autirépubl ica in es, entravé ou restreint l’application des 1 eus laïques et sociales qui sont l’honneur de la République, En un mot, la politique des soutiens di^Bloc IN ational a été une menace constante pour nos institutions.

Citoyens, toute cette politique fétregrade, nous la condamnons avec vous.

Nome programme

Ce que nous voulons : c'est, non pas une politique au profit de quelques-uns, mais une Politique d 'Ordre, de Travail et de justice Sociale, qui assure Ja reconstitution éc onomique -T'de la France et la prospérité générale.

Nous considérons tout d'abord l’Ecole publique, laïque et obligatoire, comme la pierre angulaire de 1 édifice républicain, et notre premier soin sera de lui restituer les prérogatives auxquelles elle a droit parmi les autres institutions nationales. Nous estimons en outre que

SK E S È-INFÊRIEUR E

( . / Légalité politique des citoyens doit être complétée par la gratuité de l’enseignement et

l'attribution des fonctions publiques aux seuls citoyens qui s’eu sont rendus dignes.

La fraternité humaine nous apparaît enfin comme la condition essentielle à toute vie sociale - aussi nous efforcerons nous de multiplier les œuvres de solidarité, et, par le solidarisme organisé, de réaliser législativement unu plus juste répartition des charges.

Pour le développement des lois sociales, nous garantirons les tirailleurs contre la misère et l'invalidité, de même qu'en perfectionnant les lois relatives aux constructions à bon marché nous rendrons la propriété réellement accessible au plus grand nombre, tout en remédiant h la crise du logement.

Le souci de l'avenir do la France nous commandera cLéfciger du Gouvernement de déterminer enfin une politique rationnelle de la natalité et d'assurer aux familles nombreuses autre chose qu'une aumône dérisoire.

Mais i] est une réforme à la réalisation de laquelle nous nous attacherons d une façon toute spéciale; c'est celle des impôts et notamment fa suppression, de l'impôt sur les salaires. Cette réforme constituera la base de notre politique financière, qui sera une politique sincère d'impôts judicieusement ‘établis, équitablement répartis après des études apporfondies, et non pas bâclés comme les 6 milliards dont le principe fuL décidé en vingt-quatre heures.

Pour combattre la vie chère, nous entamerons une lutte sans merci et mettrons tout en oeuvre afin d'assurer le développement de la production ainsi qu'une amicale collaboration des éléments qui y concourent : Industrie, Commerce, Agriculture,

Favorables à toutes mesures susceptibles de développer la production agricole, nous nous attacherons à l'exécution des programmes tendant à faire bénéficier les campagnes des progrès de l'électricité* Notre concours sera également acquis au crédit agricole,

La marine qura également toute notre sollicitude et nous aurons a coeur de faire aboutir le vote par correspondance si souvent promis aux marins et jamais accordé.

jVous nous opposerons énergiquement à ce que la majeure partie de la production cidricolc soit détournée de sa destination naturelle pour servir-à la fabrication de PalcooL

Nous n'oublierons pas non plus la reconnnîssance+qui est duc aux anciens combattants; ils peuvent compter sur nous pour faire aboutir leurs justes revendications. Les mutilés, gazés, tuberculeux et orphelins de guerre sont assurés de tout nôtre dévouement. Nous nous associerons à toutes les propositions ayant pour objet de leur rendre justice. Prenant à notre compte une parole historique, nous considérons que tous les anciens combattants ont des droits sur nous.

Respectueux d,es opinions, nous voulons une 'poli tique de liberté pour tous, quelles que soient les idées politiques ou religieuses, une politique nettement républicaine et d'entente entre tous ceux qui, également hostiles aux méthodes de violence ou de dictature d'où qu'elles viennent, veulent s'opposer aux menées révolutionnaires ou réactionnaires et sont décidés à servir la nation en lui donnant réellement une armature d'institutions démocratiques, laïques et sociales.

Dans le domaine international, nous sommes pour là paix. Nous considérons la Victoire comme l'œuvre commune de tous les peuples libres dont la France doit tenir la tête en paix comme elle le fit en guerre.

La Société des NaLions nous apparaît comme l'organisme international le plus apte à éviter la guerre et les menaces de guerre. C'est ainsi que sera établie une politique extérieure de confiance et d'Union avec nos Alliés. Politique seule capable de faire payer L Allemagne, d'alléger nos charges militaires et d'assurer la sécurité des Nations,

Voilà, Citoyens, le programme de tous les candidats de la liste d'Union des GaucheS. Nous ne doutons pas qu’il réponde à vos aspirations.

En juin 1923, vous avez, avec Léon Meyer, ouvert ia brèche dSüis la forteresse du Bloc National et donné ainsi l'exemple au Pays, Le 11 mai prochain, vous achèverez votre oeuvre

SEINE-INFÉRtEURIS

de justice et de progrès, d'accord avec tous ceux qui ne séparent point dans leur cœur la République delà Patrie.

Vive la République. Démocratique, Laïque et Sociale!

/ MEYER. — RIMBERT. — TiLLOY.

Liste Républicaine de Gauche, Concentration Républicaine , Démocratique et Sociale.

Chers Electeurs,

Comme la plupart d'entre vous, nous souhaitons tous le prompt retour au scrutin d’arrondissement. Mais, la loi électorale compliquée et obscure en vigueur encore cette année, comporte le scrutin de liste. Votre embarras sera grand devant les listes qui comprennent des hommes appartenant ù des partis différents, eL beaucoup d'entre vous, sans doute, auraient été tentés de s abstenir si nous ne vous apportions pas, nous an moins, une liste homogène, nette et claire, sans compromission et sans équivoque.

La Normandie est terre de sagesse et de bon sens. Vous êtes Normands et vous êtes Français ; vous ne voulez suivre ni ceux qui songent à faire revivre les pouvoirs déchus ou a anéantir les progrès péniblement conquis par cinquante ans de République, Vous vous refusez aussi à écouter ceux qui fonl luire a vos yeux le mirage décevant du socialisme international.

Dans noire liste, vous ne trouverez ni ceux-ci, ni ceux-là. El, en votant pour notre liste, vous ne favoriserez ni la réaction, ni la révolution, également dangereuses. Nous sommes tous les douze des Républicains de Gauche ; tous les douze, nous appartenons au parti fondé en 1901 par M. Adolphe Carnot, et qui s’honore de compter parmi scs membres d’autrefois et à' 'aujourd’hui : Waldeck-Rousseàu, Deschanel et Siegfried, Rarthou et Raymond Poincaré. Tous les douze, nous avons les mêmes opinions et. le même programme, non seulement pour le jour des élections, mais pour toute la durée do la législature; c’est peut-être maladroit, nous diront quelques politiciens subtils : qu'importe, répondronsnous, c'est franc et c’est loyal, et cela nous suffît. *

On essaiera sans doute de comparer la situation actuelle à celle q i se présentait en 1919. Elles n’ont, rien de semblable. Lors des dernières élections, une liste composée de progressistes, républicains de gauche et radicaux s'était constituée, en tenant compte de l'importance respective de chaque parti, pour s’opposer aux iislcs des internationaux. Aujourd’hui, au contraire, deux cartels ou deux blocs se sont formés, l’un à droite, avec: une importante majorité de candidats libéraux, alors que le département ne comptait que trois députés progressistes dans la Chambre sortante ; l’autre à gauche, avec quatre unifiés, alors que ce parti constitue, sans aucun doute, dans la Seine-Inférieure, une minorité cxl reniement réduite.

Ainsi n’auriez- vous pu voter, si ces deux combinaisons niaient restées les seules e« présence, que pour des opinions extrêmes. Et toutes les classes moyennes, auxquelles nous nous adressons, nous sauront gré de leur olfrir une liste composée d’hommes raisonnables et de républicains fermes, qui entendent ne se laisse.' entraîner ni par te Ilot socialiste, ni par la vague libérale.

S ftSN E-M FÈ R I E U H E

Notre programme est simple, mais substantiel et pratique, car nous préférons les actes aux* grands motet et aux idées creuses.

Politique extérieure :

Nous voulons : ^

1. — A l’extérieur, obtenir enfin de l’Allemagne, sur la base du rapport des experts et sans rien abandonner de nos gages certains, les réparations qu elle nous doil; assurer définitivement notre sécurité contre son esprit de conquête; maintenir les ententes nées de la guerre ; fortifier l’action pacificatrice de la Société des Nations.

Mettre en valeur nos colonies, d’où nous pouvons tirer tant de matières premières dont l'abondance et le bas prix contribueront à la vie moins chère,

Politique financière :

■ % — . À ^intérieur, lutter contre le gaspillage ; économiser les deniers publics ; débarrasser IT^tat de ses charges inutiles ; nous opposer à tous monopoles nouveaux; codifîert simplifier et améliorer le système fiscal dont la complication déroute tous les contribuables; lui enlever tout caractère inquisitorial; supprimer 1 impôt cëdulaire sur les salaires et petits traitements et, dès que possible, la taxe sur le chiffre d’affaires ^.ramener le coût de I existence à un niveau modéré en consolidant les finances publiques, en stabilisant d abord notre change, en revalorisant notre monnaie et en permettant ainsi aux petits rentiers, aux petits retraités, aux petits revenus du travail de retrouver leurs pouvoirs d’achat d’avant-guerre, briser la spéculation et P accaparement.

Politique agricole ;

développer le production agricole en favorisant le maintien et le retour à la terre, notamment par la diffusion de Feau à la campagne et par la réalisation de 1 électrification rurale ; an établissant des prix de transport et un tarif douanier bien adaptés aux besoins des cultivateurs et des consommateurs, en développant la production et f usage des engrais à bon marché ; en améliorant Les institutions de crédit agricole et les cours d’enseignement agricole ; en poursuivant activement, pour les ouvriers de la terre, le programme tf habitations rurales ; en leur facilitant l'accession h la petite propriété; assimiler les Chambres d Agriculture aux Chambres de Commerce au point de vue de leur organisation et de leurs «pouvoirs. ,

Politique économique :

Favoriser, par tous les moyens, l’expansion du commerce et de l'industrie sur les marchés de F intérieur ol de l’extérieur, par une politique économique et fiscale mieux appropriée ; achever enfin la législation sur la propriété commerciale ; poursuivre le développement de la marine marchande et de l’outillage des ports fluviaux et maritimes, notamment pdiir accroître notre exportation si nécessaire au relèvement du Pays.

Paix religieuse :

Maintenir la paix religieuse dans lé respect des lois en vigueur.

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