‹ Programmes, professions de foi et engagements électoraux de 1924Chapitre 97 sur 124 · III. — Politique intérieure : · texte numérisé non relu

III. — Politique intérieure :

Dans la République incontestée que soutient l’immense majorité de îa nation aussi bien contre les défenseurs des régimes d’autrefois que contre les apôtres de la révolution, il n’v a pas de place pour des citoyens de première, de deuxième et do troisième zone. Egalité de droits totale, absolue, effective pour tons, telle est notre règle.

La question religieuse n’a rien à voir avec les IuLles politiques* Aucune croyance au service de buts politiques, aucun empiètement delà politique sur le droit commun de toutes les croyances, voilà notre programme qui se confond avec le respect de nos lois appliquées dans un esprit de liberté.

Ce programme de liberté s’oppose à toute tentative de dictature, aussi bien dicla^ dure de classe que dictature individuelle.

Nous sommes des républicains. (Lest à la République qui a refait Limité de notre sol, et à elle seule,, que nous faisons confiance pour réaliser les destinées de la France,

Nous sommes des républicains. C’est à la libre décision de tous les citoyens, et non h la tyrannie de quelques-uns, que nous entendons maintenir l’exercice de la souveraineté nationale. Nous ne regardons pas vers Moscou qui, par les violences dont sont déshonorées tant de nos réunions publiques, nous donné un aperçu de ses méthodes despotiques,

IV* — Pouvoirs publics :

Nous ne voulons pas permettre que nos institutions soient bouleversées. Mais nous croyons que leur fonctionnement pourrait être amélioré; que le travail parlementaire serait plus fécond si les séances étaient moins nombreuses, les discours moins longs, les textes législatifs préalablement soumis au Conseil d’ÉLat et le droit d’amendement limilé,

A cet égard, une réforme du règlement de l’Assemblée s’impose.

11 faudrait aussi reviser, pour la rendre plus la simple, la loi électorale de îa Chambre et, pour la rendre plus juste, la loi électorale du Sénat, qui ne donne au département de Seineet ‘Oise que quatre sénateurs, quand des départements cinq fois moins peuplés en ont trois.

Nous demandons, également, le vole familial et le droit de vote pour les veuves do guerre.

V, — - Défense nationale ;

La paix est le premier des biens et, dans l’état actuel du monde, elle n’est assurée qu’aux peuples forts.

La France a, d’ailleurs, le droit de rappeler qu’aucun pays n'a, autant qu'elle, réduit depuis la guerre ses dépenses militaires et navales. Notre programme comporte à det égard :

P La conservation rigoureuse des garanties de sécurité que nous tenons des traites de paix cl qui ont été rappelées ci- dessus;

*2° La création d’un ministère de la défense nationale;

SlîlJJlî-lïï-OtSE

'30 L'emploi intégral de! électifs par la suppression des employés;

4> Sous ces réserves, la réduction à un an de la durée du service, lorsque les conditions tant extérieures qu'intérieures de cette réforme seront réalisées.

■VI. — Réformes administratives :

La France est régie, en plein vingtième siècle, par un système administrai]! qui remonte à Louis XIV et à Napoléon RL Elle a plus de fonctionnaires que les -Etats-Unis qui onL 70 millions d'habitants de plus qu’elle. Nous voulons :

1» Que L’effectif des fonctionnaires soit réduit, la situation des fonctionnaires maintenus pouvant être, do ce fait, ‘améliorée en même temps que seraient allégées les charges du

h "-Up A cet effet, que les services publics soient regroupés en un nombre plus restreint de

départements ministériels; ■ , .

3- Que les autorités locales aient compétence pouu,réglcr en dernier ressort une grande

partie des affaires qui viennent actuellement à Paris encombrer les ministères d’une pape-

rasserie inutile ; t t , , ,,

4» Que l’0n se décide, enfin, & voter un statut des fonctionnaires précisant leurs droits

et leurs devoirs.

VIL — Finances :

L'assainissement des finances publiques sera la tâche capitale de la législature prochaine. Cette tâche comporte :

J° Une politique- d’économies dont il a été parlé ci-dessus,

.2* Une politique de consolidation s'appliquant, par tranches successives, à nos 60 mi liards de dette fiotfante qui pèsent sur notre change, et une politique d’amortissement,

3» Une politique de crédit, c’est-à-dire la sécurité rendue à l’épargne par le retour aussi large que possible aux principes financiers de la Révolution française et par 1 abandon, detf mesures d’inquisition ;

4® Une politique de change défendant activement notre monnaie contre la spéculation ;

5° Une politique fiscale utilisant, dans la plus large mesure, les signes extérieurs et le forfait et comportant, entre autres conséquences, le remplacement do l’impol sur les salaires par un impôt de caractère non personnel ;

6" Une politique do perception simplifiée par l’envoi à chaque contribuable d une seule

feuille d’impôts par an facile à comprendre ;

7” U ne. politique' de production et d’échange améliorant fou tillage national, préparant la réduction des tarifs de transports et négociant des traités Je commerce, -- ce qui est, avec les mesures précédentes, la seulo façon elficace de lutter contre la vie Uièie ,

8’ Une politique de liberté restituant à l’industrie privée les monopoles d Etat qui ne sont pas indispensables à la défense nationale et dont le fonctionnement est, en général, si mauvais,

VI ïL — Agriculture :

travail agricole absorbe la moitié de la population de notre département , il en iaitT pour une large part, la prospérité.

1 /agriculture, dont le but essentiel est d’intensifier la production, demande, pour atteindre ce but, et nous demandons pour elle :

1° La stabilité fiscale assurée par un impôt forfaitaire du type de celui qui ^ ient d être

SEÎME-ET-01SE

accordé su commerco et tenant compte *. «•*«» l"*- ‘P4™’68 de 1’«,‘P1”U*lic”'

rmTS^^ÉM iCt e“'D‘e m*m* pied k bctteraYe cb sucrcric etla

betterave de distillerie ; ^ de la redevance principale de la Baigne de

France S±|]K|^ <>"■ " P°Ur '* "4““°” ** "»

IX — Commerce

, ,e commerce s porté depuis , entre „ h P«ds priulpsS de VHW, W : » «• f*

H il lest Nécessaire de lui eu («ir compte. A cet «ilet, eecommaudoue ;

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forfait étant considéré comme uné solution prov.àcro « la perc.püou I

en une seule fois ; ^ . v* nllv coonéralives et, en ce cm

3» L’é-alité assurée aux commerçants par rapport aux coopmau

p i ' \ i „üfï x f e les autres contribuables ,

rmippnip 1rs dégrèvements a la base, a tous r r ,■ , <

'""TuIÏÏ^mS^dVélé dit plu. toi, de. monopoles „o. exiEée per U

“'“'“ûfXmumeéeouomipue s'inspirent des intérêt, de. oousommotenr. eu mem temps que des nécessités de la production.

X — Politique sociale :

.ou, ferons tout pour ,e. trevm.lours, tr 1. »ul« eouddto lions sc présentent sur le terrain profes.onnel et socal, non sur jVous voulons notamment .

. . :• V 1 • a* huit heures .pour les établissements industriels et commer-

ciaux,0 avôcTne adaptation des règlements d’application poursuivie d’accord entre groupe-

“^TÎS^Œw. des ressouroc, nouvo.les permettant P.ppl.e.lion de lu loi * î l^MUeur. » 1. propriété par 1, «

sssfp* do.

impôts directs et le vote financière ci-dessus définie, aussi

SEINE-ET-QISE

6° L’amélioration de l'hygiène publique, notamment par la pro Lee Lion de l’enfance, la multiplication des dispensaires antituberculeux, l'aide aux associations sportives et un meilleur outillage de nos recherches scientifiques;

7° Le développement de f instruction par une distribution plus large îles bourses et des prêts d'honneur,

XL — Victimes de la guerre :

En ce qui concerne les victimes de la guerre, — veuves, orphelins, mutilés, anciens eomballaïUs, — nous demandons :

1° Le maintien intangible de la loi de 11)19 ;

2° Le réajustement périodique des pensions au coût de la vie ;

Le vole de la loi sur les tuberculeux et les gazés ;

i° La mise à l'ordre du jour, en vue d'une décision de principe, du projet sur les anciens prisonniers de guerre ;

5° L'octroi de la priorité sur les lignes de la T. G. R. P. aux mutilés de notre département.

Les combattants de Seine-ct-Oise savent, par la composition même de notre liste, que ces revendications, qui sont les leurs, seront défendues, s’ils nous envoient à la Chambre, avec autant d'énergie que de compétence.

XI 1. — Politique départementale :

Le voisinage de Paris crée au département de Seine-eL-Oisè plus de charges que de profits. Une Lâche urgente s'impose, â cet égard, à vos élus ;

1* Pour les transports nous avons réussi, dans la dernière législature, à faire aboutir la proposition- Ai moud -Tardieu, qui a donné aux employés abonnés de chemins de fer la carte à la semaine précédemment réservée aux ouvris#. A la, demande de Golral et de Charles Réibel, le Gou vernement a décidé que les titulaires de cartes ne seraient pas soumis aux récén tes augmentations de tarifs. Nous veillerons, demain comme hier, à la défense de vos intérêts dans cette matière essentielle ;

2° Contre les inondations, nous préparons, en ce moment, la création d'une ligue des riverains puissamment outillée qui "pourra, nous l'espérons, faire aboutir les mesures de protection vainement attendues depuis quinze ans et peut-être en exécuter certaines directement.

Nous donnerons également toute notre attention à(ces quatre problèmes si aigus dans notre département : routes, lotissements, adduction d’eau, éclairage.

Des lois s’imposent qui concilient* dans ces quatre ordres d’idéès, les intérêts des. citoyens el ceux des municipalités.

Les électeurs savent que jamais ils ne.se sont adressés en vain aux députés sortants pour la défense de leurs droits soit collectifs, soit individuels.

Chers Concitoyens,

Telles sont les idées que nous nous appliquerons à défendre, si vous nous envoyez à la Chambre : ce sont celles que nous jugeons les plus propres à maintenir à la France le double bénéfice de la paix, extérieure et de la paix intérieure.

Vous nous connaissez tous, aussi bien les nouveaux que ltïs sortants. Nous croyons tjiie, tant au point de vue de la répartition géographique que de la répartition professionnelle, notre liste est bien constituée et répond à vos besoins.

SEIKE-ET-OISE

Notre but essentiel, qui est de barrer, dans notre département, l’accès de la Chambre des députés aux révolutionnaires et à ceux qui les ménagent-, est aussi celui de l’immense majorité d'entre vous : pour atteindre ce but, nous vous demandons de nous suivre.

Si chacun remplit sou devoir, si tout le monde vole, si l'on se conforme à l'esprit de la loi et au devoir politique en votant pour l’ensemble do la liste sans effacer aucun nom, c’est à la majorité absolue que peut et doit triompher la politique d'union républicaine dont nous sommes les serviteurs.

Vous nous avez demandé cette politique. Nous vous l’apportons. A vau s d’en assurer ]o triomphe l

Vive la République !

Vive la France !

Vive le Département du Seîne-et-Oise 1

D.octeur AM 0 DRU. — Georges LEREDU. — Edmond GAST. — André MOTTU. — Maurice COLRAT. - C'H ARLES-REIDEL. — Jean PÉRI NARD. — Henry ROSSIGNOL. — André TARDIEU. — Georges BONNEFOl’S, -Marcel BUCARD. Victor TISON.

Liste du Parti Communiste (S. F I. CL).

Travailleurs de Seine- et-Oise.

Quelle est la situation politique, il la veiiie de ce scrutin ! ...

Vous avez à choisir enLre trois listes essentielles. D'une part, le Bioc*National après î’être divisé pendant toute la dernière législature marche de nouveau uni aù scrutin sous a direction de M. Tardieu, demain chef du fascisme. D’autre part, sous la conduite ce M Franklin-Bouillon, la liste dite d’Union des Gauches qui ne cache nullement sa sympathie invers M. Poincaré et sa politique el enfin notre liste, celle du Parti Communiste, les

;andidâts du Bloc Ouvrier et Paysan, (

A l'heure où nous vous adressons cet appel, nous ignorons encore si ne se présentera pas à votre choix une 'liste dite de Cartel des Gauches, composée d’individualités diverses aux étiquettes politiques contradictoires, triste coalition d'appétits inassouvis et de reniements au socialisme libérateur. Le Parti Communiste est sans crainte, il sait que vous ne sere& pas dupes de hx confusion ainsi crées»

Aux élection, législatives du 16 novembre 1919, le Parti Socialiste, alors un. he, avec nue moyenne de U7.000 voix, arrivait en second rang mais, par suite d’une loi eleclora e inique, les ouvriers el les paysans de Seïne-ot-Oise étaient dépourvus de toute représentation. Aux élections cantonales de 1932, le nombre des suffrages communistes augmentait prodigieusement: enfin, aux élections législatives complémentaires de l’an passe, vous vous souvenez que MM. Franklin-Bouillon et Goust n’ont pu battre les candidats commuais es qu’avec l'aide décisive et les votes de la pire réaction politique et sociale.

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