SE1NE-ET-0ISE
Aujourd'hui, l’heure est venue d assurer le triomphe des candidats communistes, des
candidats des travailleurs. x
Jamais le corps électoral de ce pays no s’est prononcé dans des circonstances aussi
graves dans des conjonctures aussi tragiques. Les hommes qui, jusqu’à ce jour, ont représenté notre département, ouL donné la mesure de leur servilité à 1 égard du captai, des grandes puissances économiques et financières, dont le joug pèse lourdement sur les populations de nos cités et de nos campagnes,
' Camarades de l’usine et des champs, des ateliers et du bureau, vous n avez rien a attendre de ces gens, sinon un accroissement de votre servitude smon des charges plus accablantes pour vd* personnes et vos foyers, demain la misère et la ruine, 1 effondrement de vos espérances et sans. doute aussi la guerre. .. la guerre à nouveau
Leur politique d hier nous montre ce que sera celle de demain. Mais vous proclamerez avec nous que c’en est assez, que cela ne peut plus durer.
Vous vous rappelez que nos adversaires politiques, homme* de droite ou hommes de gauche ont eu à maintes reprises les responsabilités du pouvoir, et la situation difficile des travailleurs de ce pays, situation créée par le désordre économique, financier et extérieur,
tout cela est leur œuvre.
Vous allez vous prononcer.
Le département de Seine-et-Oise a eu le triste privilège de comprendre, parmi sa députation, des hommes qui, par leurs fondions, ont exercé dans la politique de notre pays
l'influence néfaste que vous savez.
Vous frapperez juste, vous frapperez fort.
Contre le Bloc National, vous serez sans pitié. .
Contre les candidats de « gauche », vous serez sans ménagement.
S’ils ont l’audace de se présenter, vous mépriserez les combinaisons du Cartel des Gauches et vous abandonnerez ses candidats à leurs tristes manœuvres.
Vous ferez un vote de clarté. ■ ‘ „ .
En masses compactes,' vous donnerez ' votre approbation unanime à la liste du Parti Communiste. Vous affirmerez ainsi que vous êtes solidaires de sa politique, que vous aimez sa franchise et sa loyauté, et qu’avec lui, vous lutterez pour l’émancipation de, tous les peuples, aujourd’hui asservis.
Pour !’ amnistie. Contre la guerre. *
Contre les blocs bourgeois de droite et de gauche.
Vive le bloc ouvrier-paysan.
André MARTY, ex-officier mécanicien de la marine, forçat libéré par ]a volonté populaire. — Félix BAKBEGOT, représentant de commerce syndiqué à NéüiLy-sur-Marne. — Emile BENOIT, céramiste, conseiller municipal à l'Isle-Adam. — lernand * B IARD, cultivateur à la Ville-aux-Bois. — Ernest BIZET, cheminot révoqué, maire de SainL-Cyr-l’Ecole. — Georges CADUDAL, ajusteur-mécanicien syndiqué à Alhis-Mons. — Félix BESENFANT, cheminot révoqué à Etampes. -- Léon LACHANT, polisseur sur métaux syndiqué, conseiller municipal d’Argenteuii. - Alfred PELUCHON, forgeron en voitures syndiqué à VilleneùveàSaint-Geprges. — Maurice N ILES, travailleur municipal syndiqué à Aulnay-sous-Bois. — Roger TIR AND, typographe syndiqué, maire des M obères. — Emile TR IV 1ER, piqueur en grès syndiqué à Sèvres. '
ftEl\E-ET-0ÏSE
Liste d'Union des Gauches,
Chers Concitoyens,
Il V a dis mois, grâce à un effort admirable d’énergie et d’union, notre département envoyait au Parlement, par plus de 77.000 suffrages, les citoyens franklin-BouiUon et GousU il infligeait ainsi au Woe National triomphant depuis 1919, la plus grave de ses défaites. Vous allez la compléter demain.
En face de nous, nous trouvons comme en 1919 et en 1923 les forces de droite dirigée* par l'homme dont l'ambition sans scrupules et la légèreté ont taillant de mal a la France. M. Tardieu, par le néfaste traité de Versailles, a condamné notre pays à cinquante années de difficultés politiques et économiques, comme l’ont constaté tous les chels de Gouverne-
meut sans exception, dans la législature qui finit,
À l'intérieur, il s’est affirmé comme le chef de la réaction militante; il le déclaré hautement. Fort de son audace, il vient d’absorber les chefs effacés du Bloc National qui, hier 'encore, ministres de M. Poincaré et suivant l’exemple de leur chef, représentaient partout M. Tardieu comme « un péril national ». Dés leur chute ministérielle ils se sont rapproches sous prétexte de lutter contre le communisme; en réalité pour sauver leurs sièges coinpromis. Hier ils répétaient partout, notamment au banquet d’Knghien, qu une telle union serait « un déshonneur » ; ils l’ont faite. Jamais notre département, où la droiture politique est de tradition, n'a vu pareil reniement.
Nous voici donc devant le Bloe National de 1919. plus que jamais prisonnier et serviteur de la droite. R appelez- vous combien vous en avez souffert.
Te Bloc National, c’est d’abord la Vie chère et l'Insécurité générale, en raison même de
sa politique.
Politique douanière incohérente, aussi néfaste au producteur qu au consommateur. Politique financière qui frappe surtout les petits sans rien faire contre les fraudeurs de l’impôt ou les profiteurs de la guerre ; hausse ‘de* changes, mal combattue ou Lrop tard cirrèté^i *
Politique générale qui — reconnais sons- le pour être justes — est paralysée par les fautes du passé, mais qui cependant n’a pas fait tout le nécessaire pour en détruire les effets
et .pour assurer l’avenir du pays. .
Politique intérieure, où s’atcusenL chaque jour les rancunes inintelligentes de la Droite, persécutant tout ce qui est républicain au profit de tout ce qui est réactionnaire,
Voilà, l'œuvre du Bloc National. Comment réparer le mal qu’il a fait ?
Ce n’est pas notre pays de bon sens et de raison qui ira jamais au communisme révolutionnaire, Nous venons de souffrir par le Bloc National, qu’il faut détruire à tout prix, de U Dictature des Intérêts égoïstes et réactionnaires; nous nous dresserons avec une égalé énergie contre une Dictature du Prolétariat, manœuvré et exploité par une poignée de fanatiques. Le Communisme conduirait la France à la ruine comme il a ruiné la Russie. Précisément parce que nous voulons la République toujours plus humaine et plus généreuse
SEHE-ET-0Î3B
pour les masses qui peinent, nous sommes résolument contre la violence; ce n’est que dans r ordre ét par la loi qu’on peut mettre plus de justice dans le monde ,
Quel est donc notre programme?
La politique extérieure domine la vie de notre pays. Partisans résolus de la paix, nous savons quelle ne peut Être basée que sur le respect absolu des droits de la nats on, établis par les traités. Le rétablissement de nos alliances ; la reprise des relations économiques avec la Russie — seul espoir des porteurs de fonds russes — la réorganisation de l’Orient en collaboration étroite avec le monde musulman sont les conditions essentielles de cette paix, comme aussi le développement de là Société des Nations, dont la force sérieusement organisée permettrait d’espérer la fin du régime de paix armée qui ruine l’humanité et arrête la civilisation*
En matière financière :
Avant tout lutte énergique contre la vie chère, et pour cela économie rigide dans les dépenses publiques, répression sérieuse de la fraude ; aucun impôt nouveau avant que les « déserteurs fiscaux » aient payé ; suppression de toutes les mesures vexa tomes, notamment contre le petit commerce et la petite industrie ; égalité absolue de tous devant l’impôt; éta blissement d’un « minimum de vie » qui réglera la question de l'impôt sur les salaires; réalisation définitive de la loi sur la propriété commerciale; extension du crédit au petit commerce, à la petite industrie et à la petite propriété paysanne ; révision des marchés scandaleux et des grosses indemnités des Régions libérées*
^-Négociations immédiates sur nos dettes aux alliés, pour faire baisser les changes et par là le coût de la vie.
Politique résolue, d’accord avec nos alliés, pour obtenir enfin les réparations qui nous sont dues par T Allemagne.
Mise en valeur systématique de notre domaine colonial avec la collaboration indi* gène.
A l'intérieur, défense énergique des institutions républicaines. Retour au scrutin d arrondissement, seul moyen de lutter contre l’argent en politique. Rétablissement du contrôle parlementaire : suppression des décrets-lois* Maintien des lois de laïcité ; rejet de la proportionnelle scolaire ; éducation intégrale* de l’enfant sans autre distinction que l’intelligence ; organisation nouvelle des oeuvres post-scolaires ; développement de renseignement technique, Pour la pacification sociale, amnistie généreuse comme la France P a toujours accordée après la victoire ; oubli des conflits passés (cheminots, etc.) Droit syndical reconnu cl collaboration des administrateurs, des techniciens et des usagers. Réduction graduelle du service militaire par l’organisation véritable de la nation armée, défense résolue de toutes les victimes de la guerre; adoption du Cahier Commun de revendications rédigé par le Comité d’entente des diverses associations.
Au point de vue social, organisation méthodique et complète de l’hygiène nationale; lutte méthodique -contre les fléaux sociaux (taudis, tuberculose) ; politique généralisée de natalité ; défense des droits de la femme et de Pendant. Développement intensif de Cous les sports pour la défense de la race*
Extension et coordination du réseau nécessaire d’assurances sociales (vieillesse, maladie, accîdènts, chômage) ; assistance proportionnelle au coût de la vie. Maintien des lois ouvrières ; fête nationale du travail.
Facilité d’accès à la propriété rurale ; législation contre les trusts, les monopoles privés et les accapareurs ; développement des organisations syndicales de coopération pour
S FJ 'vE-BT-DïSE
empêcher la hausse des matières premières (engrais, etc. : péréquation du prix de la bettera^a et du sucre. Electrification des communes rurales.
En ce qui concerne spécialement Seine et-Oise, développement dès tramways de péné¬
tration ; réorganisation des Halles ; défense contre les dégâts résultant des grandes chasses.
Construction généralisée ri 'habitations â bon marché ; organisation rationnelle des lotissements-; réduction des tarifs de chemins de fer: assimilation à la banlieue pour les avantages divers (indemnités, etc.).
Pour réaliser ce programme nous faisons afTpel au concours de tous les hommes pour qui la République n’est pas un mot mais une foi. Jamais leur union n'a été plus nécessaire.
Nous avons repoussé toutes les offres de la droite,, qui mous garantissait qu aire sièges sans bataille ; nous ne devrons jamais nos sièges à un marché. A l'extrême- gauche, les Socialistes S . F. I. O. de Seine-el-Oisc, ayant tenté de s’unir avec les communistes , que nous avons le devoir de combattre, il nous était impossible de faire cartel avec eux. Ils n’ont trouvé pour un soi-disant cartel des gauches; dont tout' Je monde verra la duperie, que trois pitoyables renégats, désavoués officiellement par notre parti, candidats évincés qui ne représentent rien que leur déception. Là encore nous n’avons pas voulu que la moindre équivoque pût se produire dans fcsprit des électeurs.
Nous sommes et nous resterons non s- mêmes.
Contre la Réaction et contre la Révolution communiste nous voulons une politique de clarté et de droiture, une politique hardie de réformes qui réalise chaque jour davantage la Justice sociale, seule garantie de la prospérité générale dans un régime libre.
Au-dessus des personnes et des partis, nous luttons d’abord pour la moralité- politique.
Vous connaissez notre idéal, aidez-nous a le faire prévaloir*
En assurant le triomphe de la République, laïque, démocratique et sociale, vous remettrez la France au rang qui lui appartient à là tête des Démocratie- du monde.
FRANKLIN - BOUILLON, député sortant, ancien ministre. — GO EST, député sortant, maire de Mantes, — \ iAN^ ancien député , vice- président du conseil général de Sein e-ct- Oise , maire de Saint-Chéron. — BO UGËÂTRE , directeur d’école publique, h Cha ville, Président d’honneur de F Association amicale des instituteurs de Seine-eCOise. — CATÏTALA, i vocal à la cour d’appel. Croix, de guerre. — CLIÎMENT , conseiller d arrondissement, maire d’Ermont, industriel. Cheminot retraité du Nord, — DORM ANN, mutilé de guerre. Croix de guerre. Officier de la Légion d’honneur. Imprimeur. — GÀÜ'l HERIN, conseiller général d’ArgenteuiL — GENTIL, président de F Union des syndicats agricoles de Seine ci Seine-et-Oise ; maire de Franco n ville. Chevalier de la Légion d’honneur. — L. HIRSCH, maire de Sèvres, négociant. Médaillé de la Reconnaissance Nationale. Chevalier de la Légion d: honneur, Conseiller du commerce extérieur. — MONJALLON, conseiller d’arrondissement, maire de ChampcueiL ■— S ARRET, avocat à la cour d’appel. Croix de guerre.
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SEmK-BT-OlSE
Liste du Cartel des Gauches.
Ci Loyen s
Après quatre années de pouvoir à peu près absolu, le groupement hétéroclite qui s'était constitué en 1919 sous le nom de Bloc National est appelé à rendra des comptes. Il a pu réaliser librement ce qu’on peut appeler son programme.
Voyoïfs-cn les résultats:
Notre dette publique portée à 400 milliards ;
Le f ratio à 30 centimes ;
Les valeurs cl1 Etat effondrées entraînant la ruine des petits rentiers;
8 milliards d'impôts nouveaux au début de la législature ;
7 autres milliards d'impôts nouveaux à la fui de la législature ;
Le nrix de ïa vie plus que doublé;
Les" transports : chemins de fer, métro; etc., considérablement augmentés;
Les spéculateurs protégés .s'enrichissant au milieu de la misère generale (les grandes banques avouent, en 19^3, 500. millions de bénéfices nets) ,
Le sucre, le lait, le blé, monopolisés au profit dTnnc vingtaine de capitalistes qui mettent le pays en coupe réglée et exigent encore qu'on leur livre les monopoles d Etat. (Le kilogramme de sucre a dépassé le prix de 5 francs, mais Ics raffinerîes Say ont réalisé plus de 55 millions de bénéfices nets.)
La misère grandissante des petits retraités, des mutiles dont on rogne les pensions;
Le Panama des Régions libérées , sous la haute direction de M. Reibel y
Pour toutes les œuvres de vie : enseignement, hygiène, maisons à bon marché, etc., presque rien ;
Pour tou Les les œuvres de mort: guerre, marine, expediLiops militaires, eLc*, des milliards* (Des milliards pour la Syriç, des milliards à la Pologne, à la Icfiéco- Slovaquie, pour acheter canons, munitions; des milliards aux Wrangel et Denikine, pour écraser la République russe) ;
Liberté de pensée contestée, libertés des tonctionnaires annihilées, libertés ouvrières
violées; ' ^ ^
^ Le cléricalisme développé contre l’école laïque, les pupilles de la Nation livrés de plus
en plus aux cléricaux;
L'occupation de la Ruhr ne rapportant pas un sou, mais entraînant au contraire ïa suppression des sources possibles de paiement de 1 Allemagne;
La France isolée, accusée d'impérialisme, privée des réparations qui lui sont dues, ses droits contestés, son prestige amoindri.
Voilà F œuvre du Bloc National !
Le Bloc National en Seine-ci- Oise
Notre département a eu le fâcheux honneur de compter parmi ses représentants les chefs du Bloc National, qui supportent les plus lourdes responsabilités dans le désastre actuel : Messieurs Tardieu, Golrat et ReibeL
Hier encore divisés profondément par suite d’ambitions personnelles — M. îaraieu rêvant de prendre la place de M. Poincaré et l'attaquant violemment en toutes circonstances, ainsi que ses ministres Golrat et Reibel, — - hier encore se traitant mutuellement de danger national, et déclarant que tout rapprochement constituerait peur eux un déshonneur, ds se
SEINE-ET-OISB
sont cependant réconciliés-, obéissant aux ordres du sénateur Billiet, dispensateur des millions de r Union des Intérêts Économiques, et craignant d'élre rejetés par les électeurs [îi’us *
Cette coalition immorale aura le sort qu'elle mérite et elle l’aura irrémédiablement malgré l’appui que lui apporte M. Franklin-Bouillon. L’attitude de ce dernier ne peut surprendre quand on se rappelle qu’il reprochait au traité de Versailles de ne pas être assez impérialiste; que, le 17 octobre 1919, il sollicitait une place sur la liste Tardieu ; qu’il a accepté une mission officielle de M. Poincaré, démontrant ainsi qu’il approuvait entièrement sa politique; qu’il avait préconisé et jusqu’en ces tout derniers temps espcré conclure une alliance avec MM. Colrat et Reibel,
M. Franklin-Bouillon, s’il semble être l’ennemi personnel de M. Tardieu, apparaît bien, sans conteste, comme un allié du Bloc National, qui le soutint, du reste, dans la coulisse, aux élections complémentaires de 1923.
On peut, en Seine-et-Oïse, abattre le Bloc National.
Devant le danger que fait courir au pays un retour au pouvoir des hommes néfastes du Bloc National, en présence d une loi électorale abominable oui ne laisse pas le choix nos moyens, une seule tactique s’e'st imposée avec force dans le pays : l’alliance de tous les gartis de gauche contre les partis de réaction. Radicaux et Socialistes de tontes. nuances: se sont réunis et groupés dans un cartel.
’ Plus qu 'ailleurs peut-être, la nécessité de ce Cartel s’imposait en Seine-et-Uise, et plus son succès ne faisait aucun doute. Il faut à M. Franklin-Bouillon une audacieuse mauvaise foi pour déclarer qu’un Cartel n’avait aucune utilité ni aucupe chance de succès -dans ce département ; il gênait ses combinaisons personnelles, voilà tout. .
Et d’ailleurs, M. Franklin-Bouillon défendant la politique même dû -Bloc National — avec d’autres hommes — et faisant appel aux mêmes électeurs, on comprend qu’un Cartel des gauches ne lui ait pas souri et qu’il ait employé pour le faire échouer des moyens tels qu’il s’est irrémédiablement perdu dans l’esprft de la grosse majorité des radicaux qui l’avaient suivi jusque-là. >
Mais, malgré tout', par la Force même des choses, le Cartel s’est constitué.
Certes, si du coté Socialiste S. F. L 0., Indépendant et Socialiste-communiste, les. représentants de ces groupements ont été régulièrement désignés par leurs organisations, du côté radical, les manœuvres de M. Franklin-Bouillon, truquant le premier Confias, faussant!» second par une mise en scène inqualifiable, n’ont pas permis, en raison des retards ainsi provoqués,- que les comités radicaux, se refusant à suivre M. Franklin-Bouillon, se réunissent en Congrès. Mais les représentants du parti radical figurant sur notre liste sont ceux qui , 0lli affirmé les premiers la nécessité d un Cartel et qui, au surplus, avaient déjà été choisis par leurs comités locaux.
Les communistes; dans leur intransigeance sectaire, et' fidèles en cela, du reste, a la politique- divisioimiste qu’ils n'ont cessé de pratiquer partout et en tous temps, ont repoussé tout cartel, et mettaient, à un accord avec les socialistes (accord insuffisant, en la circonstance), cette condition que les socialistes abandonnent et renient leur Parti.
Ces hommes qui se réclament simplement des bolchevicks russes et de leurs méthodes, se prétendant les défenseurs des travailleurs, font à la causer ouvrière le plus grand tort, en essayant de lui donner, parleurs exagérations verbales, par leurs injures, parleurs violences systématiques, une figure qui n’est pas la sienne. Us ne groupent que des mécontentements stériles, sans programme positif et sans ce sens profond de la démocratie qui peut seule, par des réalisations immédiates, amener rapidement l’heure de l’émancipation totale des travailleurs de Lolü ordre.
SKINE-ET-Ôl&E
La situation est donc eLdre, eL les électeurs qui veulent, à tout prix, chasser le Bloc National ne peuvent égarer leurs su ti rages sur Ja liste équivoque de M. Frauldm-BouiHonj pas plus que sur la liste des communistes qui, par Jems violences, font le jeu de M. Tardieu* Sans compromission, sans marchandage, sans abandonner quoi que ce soit de leur programme ou de leur idéal, chaque Parti restant lui-même, déV hommes de bonne volonté se sont unis ef font appel à vos sufïrages pour
Abattre le Bloc National
Ces hommes veulent d'abord et définitivement la Paix par un accord loyal entre les alliés d'hier, et par l'arbitrage de la Société des nations qui doit devenir le Tribunal autorisé et incontesté des conflits enLre les nations.
Ils veulent aussi assurer à la France les réparations légitimes auxquelles elle a droit, réparations reconnues et acceptées par les démocrates de tous les pays du monde*
Ils veulent nos finances restaurées et assainies par des économies réalisées sur tous les services inutiles et sur toutes les œuvres de mort; par une application loyale de l’impôt sur le revenu, par la répression impitoyable des fraudes fiscales, et en faisant rendre gorge aux indignes profiteurs de la guerre,
La défense des victimes de la guerre, depuis trop longtemps bernées et sacrifiés*
Le maintien de la loi de huit heures et des libertés syndicales ; le vote de la loi sur les assurances sociales qui libérera les travailleurs de la maladie et de la misère.
La neutralité absolue de ILUït en matière confessionnelle; la défense de l’école laïque, et Renseignement mis a la portée de toutes les intelligences sans distinction de fortune.
La na tionalisation industrialisée des grands services publics se substituant à l'organisation trop administrative des monopoles actuels, et permettant enfin leur fonctionnement rationnel à la satisfaction de tous.
Au point de vue rural, l'installation de réseaux ruraux d'électricité permettant do suppléer eL d'économiser la main-d'œuvre, la production développée permettant progressivement la su pression des droits sur les denrées agricoles, la lutte contre la spéculation et l'accaparement des gros intermédiaires qui étranglent les cultivateurs.
La défense de la Nation assurée par une organisation démocratique de l'armée en attendant que le Droit international appliqué par la Société des nations rende inutile toute organisation militaire.
La démocratie enfin Réalisée et solidement assise, permettant aux travailleurs de défendre leurs libertés et leurs droits et de préparer leur émancipation totale dans Tordre économique par l'accession à la direction des grandes entreprises.
Pour la besogne d'assainissement qui consiste à débarrasser la France àte la bande réactionnaire oui la pille, pour chasser le Bloc national, pour la réalisation d'un programme minimum do Démocratie, de Jussice et de Paix,
Votez tous pour la liste du Cartel des Gauchps.
Liste d’Union National©.
Llecteurs,
Le Comité d’Union Nationale estime que l'heure n’est plus aux ambitions personnelles, aux querelles stériles,, aux concessions sans cesse renouvelées, aux marchandages élgç-
mi
SEIXE*ET-QISE
toraux. Il fait donc appel à tous les Français, quelles que soient leurs opinions politiques particulières.
Pensons à la France, à nos intérêts à tous, menacés.
Par le péril allemand ;
Voulez-vous le retour au pouvoir des amis de CaîHaux et de Malvy?
Voulez- vous l’oubli de notre sécurité, l’abandon de nos gages?
Voulez-vous abandonner les Rhénans au joug prussien?
Voulez- Vous exposer nos régiments au massacre?
Voulez-vous ou non éviter la guerre? J
Par le péril communiste :
Voulez- vous F armée rouge j la dictature sanglante des Soviets, la confiscation de la propriété privée et de l'épargne ouvrière et paysanne ?
Vouiez-vous la destruction de la France remplacée par F Internationale?
Vouiez -vous le régime russe de terreur et de famine ?
Par le péril financier :
Voulez-vous PécraâemenFdu contribuable ?
Voulez-vous le développement de l’inquisition fiscale?
Voulez- vous l'an prochain de nouveaux décimes ?
Voulez-vous conserver l'impôt Cailla ux sur les salaires ?
Voulez-vous que l'épargne et la propriété françaises deviennent la proie de k üÉance internationale ?
Voulez-vous l'inflation et l’effondrement du franc?
Voulez-vous la vje chère?
Voulez-vous à bref délai la misère et la ruine ?
Pour éviter ces périls, nous proposons une politique d’ordre, d’autorité, de securité nationale, de prix sociale, de relèvement du pays assurée par les mesures suivantes:
Ordre clans l’Etat :
Un pouvoir exécutif fbrt, une réforme complète des méthodes parlementaires.
Ordre à l'intérieur :
Mesures énergiques contre la propagande révolutionnaire et défaitiste, payée par 1 or
de Moscou et de Berlin,
Lu lie contre l’accroissement de la cherté delà vie.
Répression de F accaparement des denrées alimentaires et de première nécessité. Encouragement à la production agricole, base de notre richesse nationale.
Ordre à l'extérieur
Pleine- approbation de faction engagée dans la Ruhr par le ministère 1 oincare poiir contraindre l'Allemagne au respect de ses engagements, au désarmement, à la réparation de nos dommages.
SÏÏLNE-E'DOlSE
Maintien jusqu'à complet paiement des gagçs qui garantissent notre créance, assurent notre sécurité* préviennent une nouvelle attaque armée.
Révision des dettes interalliées, comme Ta indiqué M. Poincaré.
-j Sauvegarde de nos intérêts et de notre indépendance» -La France maîtresse de ses destinées.
O 'dre dans nos finances ■
Politique de rigoureuse économie* s’inspirant du rapport Louis Marin,
Suppression des postes inutiles* de tout rang.
Fonctionnaires moins nombreux* mieux payés.
Réduction du nombre des députés.
Suppression des monopoles (chemins de fer de 1-Etat * tabacs, téléphones) et de tout étatisme industriel cm commercial*
Révision des marchés de la guerre par un jury composé de délégués dissociations de
combattants. ‘ *
Stabilisation des changes. L'Etat doit, prévenir les crises et non pas tenter de les résoudre en recourant à des expédients qui ruinent les honnêtes gens ci font la fortune de quelques spéculateurs.
Responsabilité administrative* pouvoir de coercition donné à la Cour des Comptes en matière d’emploi des deniers publics.
Paix religieuse :
Liberté religieuse avec ses conséquences : liberté d'association, liberté d'enseignjemeul.
Les lois de laïcité lie sont pas intangibles : Je Gouvernement de la République luimême les considère comme inapplicables dans les départements du Haut-Rhin* du Bas- Rhin et de la Moselle.
Paix sociale :
Création d’un Office National du Coin battant en vue de donner satisfaction aux. légitimes revendications des anciens combattants.
Facilités d'accession à la propriété, tant pour les travailleurs des villes que pour ceux des campagnes: ,
Développement des associations professionnelles, consultation obligatoire de ces groupements par Y Etat sur tousses projets de loi les concernant;.
Suppression des impôts véxatdires du commerce et de 1 industrie. Retour à la patente.
Allégement des taxes qui pèsent si lourdement sur ief petits rentiers.
Avantages d’ordre militaire et fiscal accordés aux familles nombreuses.
Suppression des droits de succession en ligne directe.
Vote familial. Extension du droit de tester.
Pour appliquer ce programme de salut public, il ne faut pas de politiciens. Il faut* indépendants des puissances * d'argent* des hommes nouveaux, qui s'imposent par leur # valeur professionnelle et par les services rendus au Pays.
Liste Libertaire.
SBISE-Eï-OïSE
Électeurs en durcis j
Plus de cinquante années de suffrage universel pendant lesquelles le benêt populo a élé eon^tammeut berné avec les mêmes boniments ne vous ont pas encore démontré i inanité, la nocivité même du bulletin de vote comme moyen de combat pour la défense de votre
existence. ¥
Nous le regrettons, nous vous plaignons fort, mais nous ne désespérons pas d être un
jour entendus de vous.
Eu attendant, faites-nous le plaisir de nous lire jusqu’au boni, et si vous êtes des gens normaux, bien doués, nous vous mettons au défi de terminer celle lecture sans que votre cœur s’émeuve à la pensée des malheureux qui, celLc année encore, ne sentiront qu’à travers les vitres opaques, les grillages ténus el les barreaux solides d’une prison le renouveau qu'amène le printemps,
Ils en appellent à vous désespérément.
Us sont près de cent miile, dans les bagnes civils et militaires, qui ont mis en vous, Peuple français, toute leur espérance. Ils n’ont plus confiance dans les Parlements et ils ne comptent que sur vous et votre action énergique — ouvriers et hommes de cœur de tous les partis — pour les tirer de leur gehenne.
Qu’ont-ils fait ?
Beaucoup d’entre eux n'ont pas fait la guerre sans en éprouver une nausée profonde et, à la fin, leur conscience l’a emporté sur tout : sur les préjugés patriotiques, sur les conseils intéressés des diplomates et des soudards, sur la crainte de l’avenir, et bravement, ils ont d c rté.
Beaucoup d autres ont. commis une ou plusieurs do ..ces mille infractions que le Code
militaire napoléonien réprime si implacablement.
D’autres encore ont chapardé par ci, par là de quoi ne pas mourir tout à fait de faim. Tous ont très bien agi puisqu’ils n’ont fait aucun tort à leurs pareils en misère et en
esclavage.
Nous, qui portons sur eux et leurs actes ce jugement approbatif, nous sommes des anarchistes. C’est dire que nous sommes disposés par nos conceptions à approuver tout ce
qui sape cette soeiéLé faîte d’arbitraire sans nom.
Vous qui êtes encore des électeurs, vous admettez la soumission aux lois et vous ne ‘comprenez pas toujours et approuvez encore moins ceux qui se rebellent contre clics. Mais si vous etes francs et honnêtes - et vous l'êtes — vous ne pouvez consentir à ce que ces « fautifs » demeurent en prison alors que les grands voleurs des régions dévastées et les généraux assassins sont couverts d’honneurs,
Ceux-là ont réhabilité l'humanité.
Parmi les cent mille emprisonnés privés, depuis des années, des tendresses (lune maman, des caresses d'une compagne, des baisers si doux des tout 'petits, il se trouve des individus d’élite qui méritent, outre votre fraternelle pitié, toute votre admiration.
Emile Cottin, Gaston Rolland, Jeanne Morand sont de ceux-là. L’opinion publique s’est déjà prononcée en leur faveur sans que leurs- bourreaux lâchent prise. Il faut que la pression populaire se renouvelle et vainque cette fois.
Émile Cottin voulut venger les morts de la guerre eL blessa légèrement le sinistre
Giemeifceau.
Voyez ce qu’il écrit à son frère : « Après cinq années d’emprisonnement, je ma trouve
Sin.NE-ET-OtSE
dans le même état d’esprit qu’aux premiers jours de mon incarcération. Je ne regrette point ma jeunesse perdue et je donnerais de grand cœur ce qui me resLe vie pour que les hommes n’aient plus cle raisons, de soritretuer jamais, »
Gaston Rolland s’est refuse à porter les armes, Enteridez-lé déclarer au Conseil de guerre :
v Je ne me repens de rien* Ce n'est pas par couardise ni par intérêt personnel que je suis insoumis. Si je l’avais voulu, ma connaissance de l’acier m'aurait ouvert les portes d’une usine. Mais je me refuse à fabriquer des instruments d’assassinat aussi énergiquement que d’assassiner moi-même. Je suis insoumis par principe, *>
Jeanne Morand fit du pacifisme durant la guerre et vit la patte de la « Justice » s’abattre sur ses faibles épaules. Tout récemment, il lui fut refusé de se rendre au chevet de sa mère mourante.
Voici la lettre qu’elle adressait alors au Garde des Sceaux : « Voilà près d’un mois que je fais vainement appel à votre esprit de justice et à vos sentiments d’humanité — que je vous implore pour ma mère, non pour moi — c’est à croire que votre cœur est de pierre et que, la Justice à laquelle vous présidez est tout simplement l’Injustice, »
Vous ne voterez pour 119 us ni pour personne.
Nous ne quémandons pas vos suffrages. Nous serions heureux d’avoir réussi à attirer votre attention attendrie sur le sort des embastillés qui ne sont pas plus coupables que nous et vous et beaucoup moins que ceux qui nous gouvernent. Ne pensez pas les libérer en votant Blanc, Tricolore ou Rouge,
Pour les libérer, il faut être prêts k vous libérer vous- mêmes, et ce n’est pas votre cas, puisque vous vous apprêtez a voter, à vous donner des maîtres, des lois et des prisons.
Hélas! par*votre faute, les cent mille emprisonnés risquent fort de voir durer leur supplice. Mais il se peut que cet appel vous louche ; alors, soyez des nôtres, apprenez à mieux nous connaître, approfondissez nos doctrines et joignez-vous k nous dans les manifestations pour l'Amnistie intégrale, x
Commencez par lire chaque jour le Quotidien Anarchiste le Liber' taire : ce sera déjà entre nous et vous le commencement du lien de solidarité qui deviendra de plus en plus indestructible.
\ i ve 1 ’ A m 11 i s U e et V An ar chie!
SÈVRES (DEUX-
5 députés.
Inscri ts. « 09 . t G9*
Votants 87 .433
Blancs et, d*is., . ■
Suffrages exprimé* . ....♦,■ é » 85*944
Majorité absolue. . . . . 4073 Quotient électoral . * ♦ 17 J 89
Liate dJ Union nationale républicaine.
MM. Mercier, . . . . 3b. 996
De Pnineuf 34.734
Marot , 94, 51 7
De Talhouët- Roy . . . . , . 34,774
Deechamps - - - - - 35,443
Moyenne ...... 35.092
Elus à la majorité absolue
Liste d’Union^den gauches.
MM. Démet lier. . . . . 49.275
Goiraud . . , . . . . 48.869
JouflrauU. , * . . . . . 49, 077
* Chacun . . . 47 . Gt I
Richard . 48,523
Total,., . . 243 ; 355
Moyenne:..., . 48,671
Liste du Bloc ouvrier-paysan.
MM. Boisson . . . . . .. . . 1 -374
Bénard . . ..**.♦»■ I . 350
Sitaud . ................. . * ■ . 1 ■ 343
Tricochû . . . . . 1-321
Violleau . . * ■ ■ > L 350
Total . . 6.743
MM. D emel li or, Jo u ffra-i lt } Goï rand , R 1 eli ard , C h acu n .
Liste d’Union des Gauches.
Chers Concitoyens,
En remettant en nos mains îe drapeau de la République pour les élections du 11 Mai, les Congrès des partis de gauche nous ont fait un grand honneur mais nous ont imposé une lourde tâche.
A cette tâche nous ne faillirons pas.
Unis tous les cinq par un aident amour de la Patrie et de la Republique que nous ne pouvons séparer, nous voulons donner à la France glorieuse, mais meurtrie, la place qu elle doit occuper à la tête du monde civilisé, par une politique extérieure plus habile et plus prudente, par une politique intérieure plus démocratique et plus juste.
Elections de 1019.
Les élections du 16 Novembre I9l0 oui été faussées par un système électoral mal compris, par le panachage, par les abstentions, par cette union sacrée, enfin, que nous avons
SÈVRES DEUX
toujours fidèlement observée pendant que nos adversaires continuaient inlassablement leur campagne tle dénigrement contre les institutions républicaines,
G’cst ainsi qu'a triomphé cette coalition d'intérêts privés qu'on a appelée le Bloc National,
Œuvre du Bloc National.
 l’extérieur ;
Qu'ont fait vos députés depuis quatre ans?
Ils ont laissé saboter odieusement le Traité de Versailles : le Kaiser, le Kronprinz et les autres brigands allemands, qui avaient saccagé nos plus riches provinces, ont échappé au châtiment mérité,
À plusieurs reprises la créance do la France a été' réduite.
Non seulement ils n’ont pas su faire payer l'Allemagne, mais ils Font laissée se rendre insolvable, en même temps que, par une politique néfaste, ils nous aliénaient les amitiés de F Amérique, de l’Angleterre, de l’ Italie, de l’Espagne et même de la Suisse,
En 1914, la République Française n’avait que des amis; en 1924, la France est isolée. Si demain elle était attaquée, 'elle serait seule pour faire face au danger*
A rinténeur :
Les profiteurs de guerre ont joui d’une protection manifeste.
Tous les scandales ont été étouffés : scandales* de la liquidation des stocks, des régions libérées, des rhums, des sucres, de la Banque Industrielle de Chine et des autres Banques qui ont drainé et gaspillé impunément l’épargne de nos campagnes*
Au lieu de demander les ressources nécessaires au superflu et aux grosses fortunes, souvent mal acquises pendant la guerre, le Bloc National n'a connu que l'emprunt, le double décime et les impôts indirects, venant Frapper e monde du travail et entraver, par les mesures les plus vexatoires, la liberté du commerce et de l’industrie.
Les lois laïques et sociales, qui sont l’honneur de la Troisième République, ont été volontairement méconnues ou manifestement violées.
Les régions dévastées non restaurées ;
Le déficit installé en permanence dans nos budgets ;
La dette de 200 milliards en 1919 passée à plus de 400 milliards en 1924, quatre années de Bloc National ayant coûté plus cher que quatre années de guerre;
La baisse du franc; la baisse des valeurs d’Etat venant cruellement frapper les petits possesseurs d’épargne qui comptaient sur leurs modestes ressources péniblement acquises pour assurer F aisance des vieux jours ;
La misère grandissante pour tous les retraités, pensionnés, fonctionnaires, aux revenus fixes devant la vie chère toujours croissante.
Tel e^t îe bilan du Bloc National*
' - Nôtee Programme.
Politique économique et fiscale :
Nous entendons combattre énergiquement la vie chère et rompre avec? la politique financière du Bloc National, qui, en s’appuyant exclusivement sur l’emprunt et Fimpôt indirect, ne peut conduire le pays quTà une catastrophe.
SÈVRES (DEUX
La Chambre du' Bloc National n’a même pas été capable de mettre le budget debout
Ce n est pas par dos moyens de fortune : doubles décimes, augmentation des tarifs dfr transport, des tarifs postaux et autres taxes que s’équilibre un budget et peut se rétablir le crédit d un grand pays, crédit perdu par quatre années de gaspillages.
Nous voulons la réduction des impôts indirects et de consommation qui frappent si lourdement la classe des travailleurs-et les familles nombreuses dont le Bloc National parle toujours et pour lesquelles il a si peu fait.
Nous voulons libérer le commerce et l'industrie de la taxe sur le chiffre d'affaires, impôt odieux dont nous demanderons la suppression immédiate.
L’impôt progressif sur le revenu, avec uu large dégrèvement à la base et justement appliqué comme en Angleterre, doit fournir à l’Etat la plus grande partie des ressources tlonL il a besoin.
Nous sommes partisans de la réorganisation, sur le type industriel, de tous lés services publics et des grands monopoles qui doivent être exploités au bénéfice de la Nation.
Politique sociale :
La fatoille et 1 enfance doivent être protégées. La classe ouvrière ne doit plus être constamment menacée de perdre les avantages qu’elle a si difficilement acquis*
Nous voulons la réalisation et le développement des assurances sociales trop longtemps ajournées par la Chambre du Bloc National.
Défenseurs de la propriété individuelle, nous voulons faciliter à tous les travailleurs l’accession à la propriété.
Les grands problèmes sociaux, hygiène publique, habitation, 'assistance, etc., seront l'objet de toute noire attention.
Politique agricole :
La production agricole du pays doit être développée par la diffusion de renseignement agricole, par I encouragement aux sociétés, syndicats et comices, par la diminution du prix des engrais, résultant de la réduction des tarifs de transport de ces engrais et des matières premières qui les composent.
Les cultiva Leurs doivent être protégés contre toutes les manœuvres d'accaparement eL de spéculation sur les engrais.
Nous voulons l'amélioration du sort de l'agriculteur par P électrification des campagnes, aménagement confortable' de son logement, en donnant au besoin des primes aux propriétaires qui font des efforts dans ce sens, enfin, en accordant une juste indemnité au fermier qui5 par son labeur, aura réussi à augmenter sensiblement la valeur de la ferme.
Nous voulons enfin étudier et réaliser toutes les mesures qui pourront retenir à la campagne la jeunesse française,
Enseignement :
Tous les enfants de la Nation doivent pouvoir accéder à tous les degrés de l’instruction, non selon leur fortune, mais selon leurs aptitudes {enseignements secondaire, supérieur, technique ou professionnel).
Laïcité :
Profondément respectueux de la liberté de conscience, nous ne pouvons admettre qu une puissance spirituelle se transforme en puissance temporelle pouvant mettre en échec la souveraineté de L’Etat.
SÈVRIîS (DHUX-)
Fonctionnaires :
La liberté d’opinion de tous les fonctionnaires doit Être scrupuleusement respectée. Anciens combattants et. mutilés :
Ceux qui, pendant près de cinq années, ont combattu pour la liberté du monde qui sont revenus dans leurs foyers, diminués dans leur capacité de travail, doivent être de la part de la Nation l’objet d’une constante sollicitude. Le pays doit leur assurer, ainsi qu aux veuves, aux orphelins et ascendants do nos morts glorieux, une vie digne et décente. Toutes les pensions doivent correspondre aux nécessités de la vie.
Le titre d'ancien combat tan tjloit assurer de justes prérogatives*
Politique extérieure et défense nationale :
Résolument attachés à la paix, nous voulons ;
1» Le maintien désaccords avec nos alliés, le rapprochement avec la grande Répu-
bliaue des Etats-Unis; ,
‘20 Le développement de la Société des Nations, fortifiée par les moyens d organisation
et d’action, qui lui font actuellement défaut, et qui doivent permettre le désarmement
rapide et simultané de'tous les peuples;
3o Le respect’ des' droiLs imprescriptibles de la France aux réparations de ses régions dévastées et desHoiîftnagês causés par les responsables de la guerre ;
■1° Le service militaire, basé sur la Nation armée, doit être réduit au strict minimum, une année au plus. Quatre années de guerre ont démontré que le service d’un an était p us que suffisant pour faire d’un Français un bon soldat. Les Conseils de guerre doivent etre
supprimés*
Ciloyeus, voilà notre programme. Si, comme nous, vous pensez qu’une grande Démocratie ne peut s’arrêter dans sa marche vers le progrès, c’est-à-dire vers plus de bien-etre, de liberté et de justice, vous nous accorderez vos suffrages le 1 1 mai prochain.
Tous aux urnes! Pas d’abstentions! Pas de ratures 1 Pas de panachage
À bas la Guerre 1 Vive là Paix!
Vive la République!
Louis DEMELLÏÈR, Ancien Député, Vice -Président du Conseil Général. — André GOIRAND, Docteur en Droit, Croix de Guerre. - André JOUFFRAULT, Docteur en Médecine, .Conseiller 'Général, Chevalier de la Légion d’ Honneur, Croix de Guerre. — Joseph CHACUN, Maire de Thouars. — René RICHARD, Conseiller d’Arrondissement, Avocat à Niort.
8tSt —
SÈVRES (DEUX-
Liste d'Union nationale Républicaine.
Cher Concitoyens,
nôtres ces déclarations de M. le Président Poincaré.
. U ,* internationale^ n’a
Ï^P.” « économique, du pr.grfc inlellcciuel et monrt. •
^U^TuîTJr r .OU., surtout do cous qui pouvaient compromettre notre popularité ras décisions patriotiques. Nous
entraînées la déroute du franc ^ fran(! est sauvé grâce aux énergiques
J^Î S^tluSoii; le. économies de no. bas d, i.ine u’ironi p,s reioiudc
p» ^ de. charges ercepllon-
nettes qui pèsent sur eux. „ * -i -y w régions dévastées sont
A celle heure, le budget total de 1. France, e.l en eJ„tUl,OM
•ÿsiÆS *?£ s±? bud8a*iros;
k “t^sîtss: .‘Œr * r» -» <•*« * «
fiscalité normale. * ,nn .P l’économie du pays. Pour faire
U politique «.genre dom.uc et corner .e. m,„,.e-
payer 1 Allemagne, i e • "« 1 experts alliés, réunis pour évaluer les capacités de
îiJ ^ «* 4 •••«“ * ,'°““'»u<,n de •* K“1,r
»■»<““ - 1“*“ *• ,,rési,icn' p',inc,r?'
" “** * “s * sans porter atteinte aux gages qui garantissent nos creances.
Électeurs,
Notre tâche u’est pas terminée. Quatre ans de paix ne peuvent suffi) <- a '.«pare ruines de quatre ans de guerre.
SÈVRES (DEUX-
Si vous nous faites 1 honneur de nous renouveler votre confiance, nous poursuivrons 1 accomplissement de notre programme de restauration et de concorde.
Ions, nous voulons perfectionner sans cesse, dans le sens d’une légalité toujours plus tolérante et plus généreuse, les institutions républicaines, ' F
Nous voulons la paix.
Lu paix extérieure.
Partisans résolus de la Société des Nations, nous désirons qu’elle assure Imdépendance de toutes les pairies, sans favoriser aucun impérialisme,
: Nous avons réduit vos charges militaires, nous espérons les alléger encore. Mais en
attendant que 1 Allemagne cesse d’être menaçante, nous avons le devoir de sauvegarder la sécurité de notre sol. toute imprudence qui pourrait provoquer le renouvellement d’un conflit atroce doit être sévèrement, prohibée.
La Paix sociale.
Nous voulons garantir par la tolérance mutuelle et le respect des croyances, par le d™l°.PS“ l, ÎZ” l0“ avons '-olées, l’union eUe travail
Faveuir^u rae£ures ^orables aux familles nombreuses dont dépend
asSuréro^nmeSHd?,la, SUerrû* Veuves’ Orphelins, Mutilés, Anciens Combattants, sont assures que nous défendrons Loutes leurs justes revendications.
nrud^nt lé N,atl°n Cr”lt!nufa’ dans la Concorde, son labeur pour le rétablissement piudent et sur de sa prospérité.
llrUk|nt k Proc!uJ=Lioia industrielle et agricole, en mettant en valeur notre
f-anc I °»a ’ ~n co"so!iriant la deUe flottante, nous poursuivrons le redressement du Iranc, et, par là -meme, la diminution du coût de la vie.
«I*- P”Wiq»«
Nous entendons remanier notre régime fiscal en vue de le simplifier et d’en proscrire
si Iwurou-emoV-'r ' fou,s. vou1om ^én<5rüIiser le système du forfait appliqué déjà si heureusement à 1 impôt sur le chiffre d’affaires. rt j j
La reconstitution des régions dévastées sera activement poursuivie.
œ“vre aencoIe que nous avons accomplie garantit aux habitants des campagnes la continuation de notre efïort. Ils savent qu’ils peuvent compter sur nous. P *
Electeurs des Deux -Sèvres,
Lne expérience déjà longue nous a renseignés sur vos besoins.
{ ommes de ')0nne volonté, nous représentons chacun un arrondissement de ce déparlVJ ' ,10us sonimes spécialisés chacun dans une branche de l’activité nationale. Aujour- ■ hul comme hier, nous sommes à votre service. J
Nous avons foi en votre verdict d’électeurs réfléchis et libres.
'écouterez^ les politiciens qui se manifestent à vous par des critiques visi-
démasoffie^8'63 ° ^ 1“8eeB» par li”e révoltànte obstruction, par le renouvellement d’une tfm nous a valu tant de ruines.
Vous garderez votre confiance aux cinq Députes qui ne vous ont jamais menti. Plus
SÈYflES (DEÜX-^
que jamais, ils s'unissent, pour vous défendre contre un socialisme menaçant, autour de Poincaré et du drapeau tricolore î
Vive k France î Vive la République !
Paul MERCIER, Député, Conseiller général, Président de l'Association Centrale des Laiteries coopératives des Charentes et du Poitou, — Émile MA ROT, Députe, Conseiller général, Maire de Niort, Président de la Chambre de Commerce de Niort et des Deux-Sèvres. — De PUINEUF, Député, Maire d'ÉLusson, Membre de la Commission de l'Armée, Croix de guerre. — De T A LU QU ET- RG Y, Député, Conseiller général, Maire de Thénezay, Président du Syndicat Agricole des Deux- Sèvres, — Gaston DESCHAMPS, Député, Président de la Commission de T Enseignement, Rapporteur de la Commission des Affaires extérieures.
Liste du Parti Communiste (S. F. I. C )
A ux 2 ra va ille u rs des D e u x- Sèvres .
Electeurs des Deux Sèvresv
Dans le département des Deux-Sèvres, comme dans le reste de la France, les élus sortants ou les candidats qui se réclament de la politique dite de « gauche a ne valent pas mieux que ceux du Bloc national.
En dernière analyse, et malgré certaines différences de surface, ils sont, les uns comme les autres, les serviteurs du capital et dé la bourgeoisie.
Nous les avons vus depuis quatre ans mélanger leurs votes dans toutes les circonstances importantes et chaque fois qu’il s'est agi de brimer la classe ouvrière des villes et des champs.
Us se sont pareillement associés, à part quelques vagues réserves verbales des radicaux, pour approuver la ruineuse et dangereuse politique extérieure de Poincaré.
Pas plus les uns que les autres, ces geos-Ià n'ont de programme ou de personnel politique capables de résoudre le plus modeste parmi les formidables problèmes posés par les conséquences de la guerre ;
Sur ce plan-là, Herriot vaut Poincaré,
Avant même que ia politique funeste de ces quatre dernières années n'ait eu le temps de 3e dérouler, le scandale de 1910 consistait déjà, au lendemain des élections, dans le fait d'envoyer à la Chambre plus de cinq cents bourgeois, dont 127 millionnaires, et seulement 46 ouvriers et paysans.
Les riches de la majorité ont naturellement fait les affaires de leur classe sur le dos des travailleurs et des gens de la classe moyenne.
SfcVRES (DEUX-)
J] faut retourner bout par bout cette situation au mois de mai 1924. Le plus sûr moyen pour lu classo qui produit de défendre ses interets au Parlements, de Faire supporter aux gros riches le poids des impôts de toutes sortes dont on accable les petites gens, de résister aux forces de guerre, c’est d’y envoyer des délégués qu’elle choisira dans son propre sein.
Le Parti Communiste veut désigner, pour la Chambre, des ouvriers et des paysans. Ceux qu’il vous présente, sur la plaLe-forme politique et logique inattaquable du Bloc Ouvrier el Paysan, sont pleinement dignes de votre confiance.
Ils iront au Parlement pour y combattre avec acharnement la classe capitaliste exploiteuee et le régime lui-même.
Aujourd'hui , où, en France, tous les politiciens, même ceux « de gauche », ont honte *le la Révolution française, le Parti Communiste se réclame des magnifiques traditions de notre histoire populaire pour lever haut l'étendard de la Révolution sociale.
Ouvriers, paysans, employés, fonctionnaires, petits artisans des Deux-Sèvres, vous signifierez votre volonté d'en finir avec un régime de faillite et de catastrophe, à Pin té rieur comme à l'extérieur, en votant unaniment pour les candidats du , Bloc Ouvrier et Paysan.
A bas les Blocs bourgeois de droite ou de gauche 1
A bas la guerre !
Vive la Révolution sociale 1
Vive l'Internationale communiste !
Les Candidats»
SOMME
Liste d'Action Républicaine.
Chers Concitoyens,
Les souvenirs douloureux de- la grande guerre restent dans notre cher département assez vivaces pour que nous ayons celte certitude que vous ne confierez pas à des indignes l’honneur de défendre vos droits sacrés, A l’heure où le suffrage universel doit rendre son verdict, il ne saura se laisser surprendre, où que ce soit en France, par des hommes qui oublient les leçons d'hier et dont le succès est souhaité avec une impatience mal dissimulée par les nationalistes allemands qui attendent celte éventualité poür dénoncer le T raîté de Versailles eL, comme autrefois déjà, pour chercher par tous les moyens de la force une revanche contre les prescriptions du DroiL Le triomphe des hommes de sens international, c’est la déchéance avec toutes ses humiliations et ses ruines, c’est la guerre avec toutes ses catastrophes renouvelées.
La paix ne peut régner entre tes hommes qu’a près le triomphe de la justice, basée sur le respect des engagements solennellement échangés.
LJcst ce que la France saura dire avec éloquence le U mai prochain; c'est ce que la Picardie proclamera sans hésitation en exprimant- la volonté que ses ruines soient definitivement réparées, aussi que son territoire, trois fois îoulé aux pieds en moins d’un siècle, ne soit plus exposé à l’injure de l'envahisseur, responsable de la guerre, seul responsable de la guerre, quoi qu’fti aient voulu prétendre certains impies qui n’ont pas hésité également à jeter la suspicion sur la reconstitution de nos terres dévastées.
Si des abus ont été commis, qu’on les réprime avec une exemplaire sévérité, en s'appuyant sur les justes lois; mais qu’on réprime également les autres scandales, accomplis ailleurs que chez nous, de V accaparement, des fraudes fiscales et des marchés de la défense nationale ; qu’également on ne nous laisse pas la physionomie injustement déformée de profiteurs de la guerre, alors que nous en restons les vicLimes.
Nous plaçons donc, en première ligne de notre programme, la réparation intégrale des dommages aux frais de celui qui en est l’auteur volontaire.
Nous continuerons de voter les mesures susceptibles d’assurer cette revendication, comme nous avons approuvé la politique de ML Poincaré dans la Ruhr, en regrettant qu'elle n’ait pas été adoptée dès les premiers manquements de l'Allemagne; nous continuerons de voter les crédits de la Défense nationale, grâce auxquels notre sécurité se trouvera mieux assurée que par des palabres sentimentaux.
Vous nous connaissez d'ailleurs : dans l’ordre économique et politique, nous avons la fierté de croire que nous avons les uns et les antres, au cours de longues années d'efforts communs, bien mérité de notre grande et de notre petite patrie. Nom ne craignons la comparaison avec aucun de ceux qui se réclament d une autre politique.
Gomme le disait encore récemment Léon Bourgeois, président d’honneur du Parti Radical et Radical-Socialiste, aux délégués sénatoriaux de la Marne :
« Nous ne pouvons admettre ni révolution, ni réaction ; aucune alliance n'est possible ni avec les collectivistes, ni avec les communistes, ni avec aucun de ceux qui suppriment la propriété individuelle, ou veulent placer les intérêts de classe et de groupemement organise au-dessus de la Patrie elle- même.
Nous avons le souci légitime de tous les progrès sociaux; maie ils ne peuvent s’accomplir dans l'anarchie ou le désordre.
Nous avons le respect des convictions religieuses et la volonté de laisser à chacun ïa liberté entière Nie son culte : mais la religion doit rester séparée de la politique.
SOMME
Nous a Rendons de la Société des Nations, dans l’avenir, des bienfaits dont l'humanité trouvera enfin le profit j mais nous n'entendons pas sacrifier à cette belle espérance les nécessités de notre immédiate sécurité.
Nous avons le goût de la discipline républicaine ; mais nous entendons, subissant quelquefois ses légitimes exigences, ne pas renoncer aux avantages de la décision qu’a prise récemment, en notre faveur, le grand parti Radical et Radical-Socialiste.
Nous ne voulons être les dupes de personne, ni les complices de qui que ce soit, à notre gauche ou à notre droite*
Notre drapeau est assez’ large pour qu’il puisse abriter tous les républicains sincères, las des querelles d'école, des polémiques de clocher, qui voudront* bien proclamer sur notre nom leur confiance dans les destinées désormais inséparables de la République et de la
Patrie* .à
Nous avons accepté îe programme du Comité d’action Républicaine, dontlè but est de : Grouper tous les citoyens sincères, Républicains, Radicaux, Radicaux-Socialistes, Socialistes du Parti Socialiste français; qui placent la République au-dessus de toute discussion; qui sont fermement attachés à l’idée de Patrie; qui veulent le respect de la propriété individuelle, sauf à en réprimer, au besoin, la puissance abusive ; qui répudient la lutte des classes; qui désirent, en un mot, assurer l’évolution pacifique de la démocratie vers un idéal de liberté, de solidarité et de justice sociale.
Nous croyons correct de reproduire ce programme dont nous comptons assurer le succès :
1° Défense du patrimoine Républicain.
a) In tangibilité et application ferme des Lois Laïques, qui sont le complément naturel des libertés civiques, la garantie de la liberté de conscience et la condition de la paix intérieure ;
/;) Maintien et perfectionnement de toutes les lois dites « Lois ouvrières »; c) Application équitable de l’impôt- sur le revenu, mais sévère pour les déserteurs de l’impôt*
k2° Les Question# de première urgence .
a) La vie chère :
Le problème est complexe ; mais faction du législateur doit d’abord s’exercer par la répression de la spéculation sur les produits alimentaires de première nécessité.
Tous ses efforts doivent tendre à favoriser, par l’adoption d’une politique agricole agissante, l'intensification de la production agricole, condition nécessaire de vie à bon marché et de sécurité nationale;
h) Les problèmes de la guerre :
Respect des engagements officiels h l’égard des sinistrés et de toutes les victimes de la guerre.
Pas de révision de la loi du 31 mars 1919 sur les pensions en vue de diminuer les droits des mutilés*
Fortifier l’autorité de la Société des Nations par « l’institution d'un organisme permanent sous Lau tonté d’un Conseil exécutif destiné à prévoir et à préparer, en temps utile, les mesures militaires, navales et autres, propres à assurer 1 exécution* des obligations imposées aux Nations »C
SOMME
Développement des sports en vue de l'amelioration des aptitudes physiques de la jeunesse et de réduire au minimum la durée du service militaire.
c) Dans l'ordre administratif :
Réforme profonde du régime administratif, suppression des rouages inutiles, disparition complète de toutes les sinécures ;
Responsabilité des chefs de service ayant le pouvoir de décision ;
Garantie des intérêts civiques et des droits professionnels des fonctionnaires ;
Équitable et suffisante amélioration de leurs retraites et de leurs pensions;
Extension rationnelle de leurs libertés syndicales ;
Substitution d'un régin* fiscal clair au régime Iracassier dont se plaignent les com¬
merçants.
3° Les Questions de demain.
de leurs aptitudes, dans tous les ordres d'enseignement.
Collaboration étroite et loyale du capital, de l'intelligence et du travail.
Recrutement démocratique des chambres de Commerce et des chambres d'Agricul Lure ,
Justice rapide et moins onéreuse.
Protection plus efficace de la liberté individuelle*
Réforme de la justice militaire.
Meilleure organisation des monopoles d’Etat et reprise par la Nation des monopoles de fa il où l'intérêt public l'exige.
Retour au scrutin majoritaire.
Mais noire vigilance restera surtout en éveil contre toutes les agressions du dedans ou du dehors qui pourraient ou troubler l’ordre public ou menacer la sécurité nationale.
Lun et 1 autre seront d’ailleurs d'autant mieux assurés que, par la solufion des problèmes si graves de la natalité dans un pays où elle est si faible, de l’habitation digne enfin des travailleurs et du développement de la production, nous aurons assuré une existence plus douce à ceux qui Font méritée par un labeur acharné,
Nou.i avons cette confiance de mériter la vôtre demain et de la toujours justifier.
Vive fa France !
Vive la République démocratique et sociale !
L 'P- KLÏ5TZ. — Émile TERNOIS. — Gontrand SONNET. - Paul DUBOIS. — Lucien LECOINTE — Étienne DÜSEVÉL. — Georges JOURDAIN.
Liste Républicaine d Union Nationale et Sociale
SOMtfE
Cli ers Concitoyens,
Malgré la multiplicité des listes qui sollicitent vos suffrages, vous n’avez le choix qu entre deux politiques.
D’un côté, Communistes, Socialistes et Radicaux-Socialistes, qu’ils soient coalises, comme en certains départements, ou qu’ils marchent en ordre dispersé, comme dans la Somme, ont le même désir, de ressusciter les vieilles querelles d’avant-guerre, la même volonté de renverser le gouvernement de M. Poincaré. Unis seulement pour détruire, s ils obtiennent la victoire, ce sera le gâchis. Le mot est de leur chef, M. Herriot lui-même.
De l’autre, qu'ils se nomment Libéraux, Progressistes ou Républicains de gauche, se rangent tous ceux qui ont été et qui restent les loyaux soutiens de la politique d'union nationale définie à Evreux par le Président Miilerand, appliquée par M, Poincaré. Cette politique est la nôtre. C’est elle que, tous, dépuLés sortants et candidats nouveaux, signataires de cet appel, nous vous invitons â faire triompher.
Lorsqu en 1919, nous nous présentions à vous, nous ne pouvions vous offrir que des promesses. Nous vous demandons aujourd’hui de nous juger d’après, nos actes. Nous résumions notre programme en trois grandes idées directrices ; sécurité de nos frontières, rétablissement de nos finances, travail dans l’ordre.
La Sécurité de nos Frontières, souci d’hier, reste la préoccupation de demain. Le refus par nos alliés de ratifier le pacte de garantie nous mettrait à la merci d’un coup de folie de f Allemagne impérialiste si nous ne conservions une année forte. Avant tout, il faut assurer le maintien de la paix.
Le Rétablissement de nos Finances est une œuvre de longue haleine. Nos prédécesseurs nous léguaient une caricature de budget, comportant 54 milliards de dépenses contre 12 seulement de recettes. Nous avons progressivement réduit les dépenses à 24 milliards (compris les intérêts des emprunts) et accru les ressources pour y faire face. Par deux fois, en .1920 et en 1924, ü nous a fallu augmenter les impôts. Les charges nouvelles qui pèsent sur nous ont été jugées indispensables par le gouvernement pour sauver le crédit de la France. Confiants en son clairvoyant patriotisme, confiants aus^i en votre courage civique, nous avons répondu « Présent ! » à l'appel de M. Poincaré.
Les résultats prouvent que nous avons eu raison. Notre Iranc s’est relevé, La hausse du prix de la vie qui devenait un cauchemar pour les famillef de travailleurs a été enrayée et certains produits commencent à baisser.
Mais le contribuable français porte son maximum cl impôts. Il faut qu il soit allégé bientôt. Or il ne pourra l’être que si l'Allemagne paie enfin sa dette. G est pour 1 y contraindre que nous avons approuvé l’occupation de la Ruhr. Nous resterons, tous, les soutiens de la politique de fermeté à l’égard de ceux qui ont envahi et dévaste nos villages, tant qu’ils n’auront pas payé leur dette. ^
Par le Travail dans l’Ordre, la République a accompli des prodiges. L’Industrie, le Commerce, ^Agriculture si durement éprouvés par la guerre se relèvent *Le gouvernement à triomphé dès tentatives révolutionnaires des agitateurs moscovites. Jamais la classe ouvrière n’n^ait preuve de plus de bon sens et de calme dignité.
^Citoyens,
C’est à la continuation de cette politique républicaine de défense nationale, d économies, de travail et de Concorde que nous vous convions.
Sinistrés, nous avons défendu vos intérêts. Nous nous sommes opposés, dans la mesure de nos forces, aux réductions de crédits et à l’in juste révision des indemnités qui
SOMME
vous ont été allouées. Notre dévouement restera à votre service jusqu'à la réparation intégrale de vos dommages.
Anciens Combattants, Mutiles et Victimes de la Guerre, nous n’oublions pas que, selon la forte expression de M* Clemenceau, vous avez des droits sur nous. Nous avons voté la loi sur l’emploi obligatoire des Mutilés, Nous avons amélioré la loi du 31 mars 1919, votre charte, et continuerons d'examiner vos revendications. Nous accorderons noire sollicitude aux vieux parents de nos morts. Nous appuierons les justes réclamations des prisonniers de guerre civils et militaires.
Commerçants et Industriels, nous avons voté la suppression des lois d’exception qui entravaient votre activité. Nous avons adopté le forfait en matière de taxe sur le chiffre d'y liai res pour restreindre le champ d'inquisition du fisc. Vous pouvez compter sur nous pour vous affranchir des ingérences et des tracasseries de 1 litafc.
Cultivateurs, nous avons rendu la liberté au commerce des blés et nous la maintiendrons. Nous avons facilité le Crédit Agricole et l'électrification des campagnes. Nous vous avons appelés à donner votre avis sur les réformes qui vous intéressent, par l'organe des Chambrés d/Àgnculture qui vont être constituées. Nous continuerons de défendre les tarifs douaniers encore menacés* Nous nous opposerons aux taxations et réglementations que les socialistes voudraient vous imposer.
Employés et ouvriers, nous avons développé la législation sociale, gloire de la République* Nous avons allégé l’impôt sur les petits salaires et accordé de larges exonérations aux pères de famille. La capacité civile complète a été donnée à vos syndicats. La loi sur les accidents du travail a été améliorée et étendue. Nous achèverons, avec le concours des Sociétés de Secours Mutuels, V organisation des assurances sociales voLces par la Chambre*
Ce que nous avons fait, nos colistiers l'auraient fait comme nous. Notre programme pour l'avenir est Je leur.
Aucun progrès démocratique ne nous effraie, à condition qu’il sauvegarde les droite de la propriété et soit réalisé dans l’ordre*
Avec M, Poincaré, nous .réprouvons toutes les violences d'où qu'elles viennent et toutes les révolutions, qu’elles soient l’oeuvre d'on homme on d'une classe. . '
Nous voulons que la famille soit mieux défendue. Nous étudierons avec une particulière attention les revendications des familles nombreuses : vote familial, habitations à bon marché, lutte contre le taudis, la tuberculose; etc, .
Nous voulons la paix religieuse eti la paix sociale.
Pour la France, par la République,
Georges ANTOINE, Député sortant, Vice- Président de la Commission des Régions libérées, ancien Maire d’Amiens, Otage volontaire, cité à l’Ordre de . la Nation* — Henri DES LA ON S, Député sortant, Conseiller d? Arrondissement* Chevalier de la Légion dT Honneur, Croix de Guerre. ~ Charles FA U V EL, Avocat, Conseiller Municipal d'Amiens, Otage volontaire, cité à ° l'Ordre de la Nation, — Victor LINÉ, Industriel, Conseiller
Municipal d'Albert, ancien Prisonnier de guerre. — Pierre DE LUPEL, Maire de WarviHers, Cultivateur, Chevalier de la Légion d’Honneur, Croix de Guerre. — Docteur DOUHïEZ, Chirurgien des Hôpitaux d’Abbeville, ancien Prisonnier de guerre, Chevalier de la Légion d’IIonneur* - — Joseph BOUL- LENGER, Avocat, Maire de Thézy, Chevalier de la Légion d’Honneur, .Médaille militaire et Croix de Guerre,
Nû 1471
SOMME
Liste du Cartel des Gauches.
Aux Electeurs de la Somme .
Chers Concitoyens,
Les élections de 1924 ont une gravitç toute particulière : il s agit d'arracher a République et la France à k coalition monstrueuse des grands intérêts économiques et financiers qui depuis quatre années, gouverne notre pays.
Nous venons vous demander d'accomplir avec nous cette œuvre de salubrité morale et de défense démocratique.
Le Cartel que nous avons conclu ne constitue pour aucun d entre nous l'abdication, d une seule de ses idées, 1 abandon d un article de son programme. Nous ne cachons ni les uns ni les autres notre drapeau, et quand, par votre union, vous aurez chassé de la France entière et de notre departement en particulier ïa cohue qui conduit notre pays â l’abîme, nous irons chacun reprendre notre rang à coté de nos amis dans nos partis respectifs.
Aux heures tragiques du passé, les républicains se sont toujours unis'quand il s’est agi de barrer la roule aux adversaires irréductibles de l'idéal démocratique. Des républicains de gauche comme Waldeck-Rousseau, des radicaux comme Combes et Pelletai), des socialistes comme le grand Jaurès, se sont fraternellement rassemblés dans une même pensée de défense républicaine.
Les hommes qui sont a la fête de la politique de ce département ont renié L exemple de ces républicains après les avoir trahis en leur temps.
Nous, c'est de leurs leçons que nous nous réclamons el c’est leur exemple que nous vous convions à suivre.
Citoyens, la politique suivie depuis quatre ans conduit la France à la ruine.
La dette qui, après la guerre, montait le 31 décembre J 918 à 176 milliards, dépasse aujourd hui 450 milliards. Lu cinq années de paix, la politique de nos adversaires a été plus onéreuse que quatre années de guerre.
Ils u ont pas fait payer 1 Allemagne, et la faute leur en incombe h eux seuls, puisque le traité de Versailles, affirmaient-ils, contenait tout ce qu’il fallait pour, cela, et puisqu’ils ont été au pouvoir pour l'appliquer.
Plus de 150 milliards se sont engloutis dans les expéditions en Russie, en Syrie, dans les prêts à la Pologne, a Ja Roumanie, dans le gâchis et les gaspillages administratifs ; nos comptes sont en désordre : les impôts sur les bénéfices de guerre et sur les profits de la haute banque ne rentrent pas ; la Fraude fiscale et la spéculation financière s’étalent impunies.
La vie est devenue scandaleusement obère, et les denrées de première nécessité, le café le sucre, le pétrole, le vin, le pain, les vêtements, les loyers, toutes les dépenses de première nécessité pèsent d un poids si lourd qu'un se demande avec angoisse comment un chef de famille pourra désormais faire pour assurer la subsistance des siens.
On vous menace encore de nouveaux impôts, et la Chambre du Bloc national en votant le double décime sans donner une compensation légitime, par une augmentation de salaire à tous ceux qui travaillent, des petits fonctionnaires aux ouvriers agricoles, va rendre encore l’avenir plus sombre.
La crise des changes que nous venons de traverser est également due à la politique de ceux-là à qui le pays a confié ses finances, et qui, par leur incapacité et leur imprévoyance,
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les ont mises en péril. Par leur Imite les petits sinistrés portent la peine de leurs gaspillages qui profitèrent scandaleusement à quelques requins avtdes eL cyniques.
En même temps une politique extérieure d’aventures et d’imprévoyance nous a aliéné l'appui de nos alliés sans nous assurer la satisfaction de nos droits les plus certains. L’emploi irréfléchi de la force, sans l'appui d’un accord entre tous les alliés et entre tous les peuples, risque d’amener notre pays à l’éventualité redoutable d une guerre.
Menace de faillite eL menace de guerre, voilà le bilan de la politique suivie pendant ces quatre années par nos adversaires.
Citoyens, la République est également en danger.
La politique des décrets-lois, la menace perpétuelle d’une dictature, les progrès du fascisme, les projets de révision de la Constitution, tendant a donner au Président de la République un pouvoir exorbitant, mettent endangçr les institutions démocratiques ellesmêmes, elles attributions du Parlement, représentant légal de la Nation.
' La défense faite aux fonctionnaires de penser librement, d’exercer leurs droits civiques et politiques en dehors du contrôle des représentants officiels du Pouvoir, la suspension de la politique de laïcité, tout cela nous témoigne deà efforts de la réaction pour prendre sa revanche des victoires de nos pères et reprendre les libertés qu’ils ont conquises. •
Ouvriers, Commerçants, Fonctionnaires, Agriculteurs, Petits rentiers, Anciens combattants,
La Civmbre prochaine devra être une Chambre dë réalisations.
Elle devra, par les Assurances sociales, donner la sécurité aux travailleurs et leur assurer leur part légitime dans la production qui est leur œuvre.
Elle devra réaliser lecolc unique, qui permettra aux enfants du peuple d’accéder au plus haut degré d'instruction dont leur intelligence est capable, et à la Société démocratique de recruter 'ses meilleurs serviteurs hors des classes privilégiées.
Elle devra, par la propriété commerciale, .organisée complètement, donner aux Commerçanls, la garantie légiLime des fruits de leur patient labeur.
Elle devra, par une politique sérieuse dès engrais permettre à la culture de s intensifier et lui assurer la rémunération de ses elïbrts en la protégeant contre les grands consortiums qui l’exploitent.
Elle devra accorder aux fonctionnaires une protection légitime contre les caprices du
Pouvoir.
Elle devra, par F application loyale de l’impôt sur le revenu, en faisant payer ceux qui, jusqu’ici se sont dérobés aù devoir fiscal, assurer les ressources qui, désormais, permettront d’équilibrer notre budget, en même temps que, par l’accord de tous les alliés, elle donnera à la France dévastée la réparation intégrale de scs ruines et assurera sa sécurité.
Citoyens, vous qui êtes pour la Paix et pour la Justice dans 1 ordre.
Vous qui ne voulez plus des faux républicains à qui tout progrès lait peur ;
Vous qui voulez une politique d’action toujours plus réformatrice,
finissez- vous.
Ne vous égarez pas sur des noms de prétendus républicains acquis à tonies les forces de
la réaction. „ ,
N’allez pas davantage donner votre adhésion à la doctrine communiste qui veut vous
courber sous la dictature moscovite et qui n’a abouti qu’à la division des forces prolcla riennes.
Défiez-vous de l'abstention qui livrerait la République sans défense à ses ennemis.
SOMME
Placez-vous au-dessus des personnalités, et volez sans panachage : tout nom rayé sur votre liste donnerait une voix à votre adversaire.
Pour la prospérité de la France, pour la montée du monde du travail vers des destinées meilleures, dans Tordre supérieurquï ne s’obtient que par la réalisation chaque jour moins imparfaite de la Justice, pour la Paix entre les peuples,
Républicains, Radicaux, Socialistes, unissez-vous.
Vive la République Démocratique et Sociale î
Jules THIERRY, conseiller municipal d’Amiens, ancien conseiller général* — Joseph THUILLIER, conseiller général du canton de Grécy-en-Ponlhîeu, président de la Fédération des syndicats agricoles de la Somme. — Stephen VALÛT, publiciste, rédacteur politique à l'Œuvre. — Arthur (JUILLET, maire d’Hangesten-Santerre, conseiller général de Moreuil- — Alexis MA1LLY, conseiller municipal d7A miens, conseiller d’arrondissement du 4a canton d'Amiens. — André GELLÉ, docteur en droit, chef de bureau au Ministère des Pensions* — Fernand BER TAUX, directeur honoraire d'Qrphelinat, président de la Ligue des Droits de T Homme (section d’Amiens).
Liste du Bloc Ouvrier- Paysan.
Cette liste iTa pas fait distribuer de profession de foi*
Liste Républicaine Démocratique*
Messieurs les Électeurs et Chers Concitoyens,
En sincères républicains démocrates que nous sommes, nous venons, en toute indépendance, solliciter vos suffrages.
Nous n’avons pas cru devoir nous incliner devant la décision du Congrès des Salons Godbert parce que nous estimons que quelques centaines d'électeurs, triés sur le volet et convoqués par des députés sortants, ne sont rien vis-à-vis de 133.000*
N’ayant pas, comme nos concurrents, un grand journal à notre dévotion, nous en sommes réduits à vous exposer notre programme, en nous limitant à la simple circulaire prévue par. la loi*
ÎIO