AIN
Circonscription de BELLAY.
ML BRAVET
Élu au deuxième tour de scrutin. — 9.164 voix.
Désigné à l1 unanimité par la Fédération autonome de TAin et par un appel signé de tous les maires, adjoints et anciens maires du canton d’Ambérïeu, qui me connaissent et qui savent que j'ai toujours rempli des mandais à la satisfaction de tous, j’ai le devoir de venir solliciter vos libres suffrages pour les élections législatives du 22 avril 1928,
Mon passé politique aux côtés de notre regretté Alexandre Bérard, mon administration fut toujours appréciée de mes concitoyens et à chaque consultation électorale, j’ai toujours été réélu avec des majorités accrues; tout cela doit être pour vous la plus sûre des garanties.
Enfant de cultivateurs r je suis resté à la terre jusqu’à mon départ pour le service militaire ; fils de mes œuvres, je crois pouvoir vous dire que si vous me faites l’honneur de m'élire pour vous représenter à la Chambre des Députés, vous trouverez en moi un défenseur acharné de vos intérêts les plus chers.
En peu de mots, voici du reste mon programme minimum :
Création de tribunaux d'honneur, municipaux, cantonaux et départementaux, afin de rendre la justice moins coûteuse que celle que nous avons aujourd’hui ; et, en attendant le transfert à Bourg du tribunal de Nantua, le rattachement immédiat de celui de Belley à Bourg, ainsi que rétablissement d’un tribunal de commerce à Belley.
Création de routes spéciales pour automobiles, alimentée par un supplément de 20 0/0 sur les droits payés actuellement à l’État par les voitures de tourisme, meilleur entretien des voies de communication actuelles de toute nature.
Je soutiendrai de toutes mes forces les revendications légitimes des petits retraites, ainsi que celles des victimes de la guerre, en demandant la révision et le réajustement équitable des pensions.
Je suivrai avec sollicitude les projets de loi en instance devant le Sénat, pour les employés du rail, les employés nationaux, départementaux et communaux de toutes catégories, afin d’assurer à chacun le pain quotidien et un juste salaire suivant l'indice du coût de la vie.
Je demanderai que soit appliquée le plus rapidement possible la loi sur les assurances sociales.
Partisan de l’équilibre budgétaire, sans aggravation de charges nouvelles, je veux une répartition plus juste des impôts, tout en comprimant autant qu’il se pourra, les dépenses publiques, par la suppression des fonctionnaires inutiles et la diminution des traitements
trop élevés3 par exemple ceux qui dépassent 50,000 francs. Je demande également la stabilisation de notre monnaie sur des bases sauvegardant les intérêts de l'agriculture, du com2 meree, de l'industrie et des consommateurs.
Impôt sur le chiffre d affaires a la production, à seule fin d^eviter 1 inquisition fiscale et 3a ruine du petit commerce par la concurrence des grands magasins à maisons multiples.
Création dans tous les cantons de caisses de crédit agricole qui rendent de si grands services aux petits cultivateurs.
Larges crédits aux caisses de secours pour indemniser les cultivateurs victimes involontaires de fléaux ayant endommagé partiellement ou totalement leurs récoltes.
Impôts nettement progressifs sur les grosses fortunes et abattement jusqu'à 12,000 fr# à la base pour tous les commerçants ainsi qu'aux salariés.
Suppression des facilités d'échapper à l'impôt par la création de sociétés à capital et à responsabilité limitée.
Simplification des feuilles d’impôts par des formules plus compréhensibles pour les contribuables.
En résumé, pour tout ce qui concerne la vie publique, plus de clarté et moins de paperasserie. Diminution du nombre et meilleure utilisation des fonctions de tous ordres, aussi bien militaires que civiles, ainsi qu'un contrôle sévère dans toutes les administrations.
Ai-jc besoin de vous dire que, au point de vue de l’enseignement public, je suis un irréductible défenseur de nos lois laïques, que je voudrais voir plus strictement appliquées, demandant pour les enfants du peuple l’accessibilité aux écoles secondaires et supérieures.
An point de vue de la politique extérieure, mon attitude tient en deux mots :
Paix entre les peuples par faction de la Société des Nations et création d'une force internationale à la disposition de cette Société*
Acheminement vers un service militaire plus réduit en attendant le désarmement général.
Mes chers Concitoyens , me sachant partisan de réformes hardieSj accomplies avec méthode dans Tordre et Funion entre tous les citoyens, si ce programme est le vôtre, vous me donnerez vos suffrages, et vous pouvez être certains qu'ils ne seront pas trahis ; je compte donc sur vous comme vous pourrez compter sur moi.
Vive notre Bu gey !
Vive la République laïque, démocratique et sociale 1
E, BRAVET
Maire d’Àmîièrieu. Conseiller général de FÀin, Vice-président de FÀssocïatïon des maires du département*
lre circonscription de BOURG*
M. db MONICÀULT
Elu au deuxième tour de scrutin. — 7 ,286 voix.
Mon cher Concitoyen,
Candidat aux élections du 22 avril, je viens vous exposer mon programme avec plus de détails que ne m'en permettait T affiche.
La préoccupation de tous les Français :
La préoccupation de tous les Français aujourd'hui, c'est la paix. Paix â l'intérieur du pays aussi bien que paix entre les nations.
M ais il ne suffit pas de le dire, même pas de le vouloir ou de s'en remettre au Gouvernement. La paix ne s'obtient qu'en employant des moyens appropriés.
La cause de tous les conflits réside dans l'inégalité des forces. Une nation, une profession, un homme trop puissant ont immédiatement tendance à exercer leur puissance pour satisfaire leurs ambitions.
Le moyen d 'assurer la paix est donc d'égaliser les forces. S'il faut limiter ceux qui sont trop puissants, il faut surtout aider ceux qui sont faibles à s'élever à la puissance des plus
forts* ,
Mon programme tend à la réalisation de cette nécessité. Pour assurer la paix mondiale,
il faut donc que la France soit forte, forte de ses richesses, de son épargne, de sa production, forte de ses moyens d'action extérieure, diplomatique et militaire, tant que la Société des Nations n'aura pas assuré son action efficace, ce qui demandera au moins du temps.
Pour assurer la paix â l'intérieur, il faut, par l'organisation et 1 instruction, mettre toutes les catégories de citoyens sur le même pied d'égalité. Il faut qu'aucune exception, qu'aucune brimade ne limite les initiatives et la liberté, à la seule condition que 1 ordre public n'en souffre pas. Personne ne doit jouir d'autres privilèges que ceux que lui confère son intelligence, son travail, dont il doit pouvoir faire bénéficier sa famille après lui* Dans révolution actuelle, en effet, la famille est plus que l'individu isolé la pierre angulaire de l'édifice national.
Les événements mènent le monde et il serait puéril de penser que des théories politiques utiles, il y a cinquante ans, n’ont pas besoin d'être rajeunies. Leur réalisation partielle ou complète rend inutiles les mêmes positions de combat. Leur échec au contrôle des faits nécessite de nouvelles idées.
La politique a donc besoin d’évoluer comme le reste, mais c’est loin d’elle qu’il faut essayer d'achever de rétablir l'ordre, les partis se reclasseront ensuite.
Une cause de division :
y élément principal de trouble et de division reste encore, pour certains de ces partis qui n'ont pas su suivre le progrès, la question religieuse. Ceux qui réclament 1 abrogation des lois contre l'anarchie et le communisme sont les mêmes qui proclament 1 iotangibiiité des lois laïques, toutes deux d’origine radicale, qui devraient donc exiger le même sort. Pendant deux ans de pouvoir absolu, le Cartel n'a appliqué ni l'une ni 1 autre des idées
qu'il proclame de nouveau aujourd'hui, parce qu’il savait que dans le pays les idées de tolérance ont remplacé les idées de combat. n a ae
Profondément convaincu du danger de mêler politique et religion, partisan de la sépara ion absolue des pouvoirs, de la neutralité de l’enseignement de l’Etat =e veux le droit
V” ton! «* proclamée par L déclaration de,
dévouement et leur déaintéissement, non hS ^ ^
Le problème fiscal :
Ce sont encore ceux qui protestent contre le poids des impôts qui proposent tons les jours des augmentations de dépense. Il est temps qu’on limite ces surenchères par des rie nouvelles dans nos discussions financières. Aujourd’hui, on vote encore les impôts pour faire face aux dépenses ; demain, on doit d abord voter l’impôt et ne décider les dépenses que dans la limite des recettes prévues. A la politique de l’enfant prodigue, il faut substituer la politique du, porc de famille économe.
Il faudra encore, en conservant les théories de la fiscalité de 1917, remanier les détails
fnS’t'VT 0,1 7 S!mp ^ 011 hmltant rariiltt'airc ^ l’exécution et en supprimant les ^choquantes qu, disent ies professions ou chargent la famille et exonèrent les
La question sociale ;
uôtre?St SUr dr hT 15 Sah7S qU,0n p0Urra alorS é(Mer la nouvelle politique sociale La p!mtlafUTegarhera * Sf°,lp eT ,IîéCeSSaire a notre tempérament et à nos milieux si divers opulations urbaines et populations rurales peuvent avoir satisfaction sur ce terrain encore’
sans qu on les oppose I une à 1 autre, comme pour les assurances sociales. La politique doit
InÏÏSSPe: 7 ““ qlU °nt beS°:n d’être SOula°és> cIu’ils S0lenL “lariés ou qu’ils
ppa tiennent aux classes moyennes dont l’initiative et le travail font la force de la France
U faut etre assez hardi pour obliger patrons et employeurs arriérés à faire des sacrifices
ans un but social, mais il faut respecter et même encourager les initiatives privées qui
a e igné nt le meme but, et surtout tenir compte des nécessités de chaque profession 1
hnr . eSt/U7e terra™ SOcial CIU’Ü faud™ que nous commencions à faire appel à la collaboration des femmes Dans notre société moderne, les nécessités de la vie les contraignent a etre ouvrières employées, patronnes. On ne comprend plus qu’elles restent isolées du
~:^letqueiiesne - 4, d;m*
En particulier dans la lutte contre la vie chère qui n’est pas encore terminée hélas I elfes apporteraient des suggestions de bon sens et de réalisations plus pratiques que les
cléTl’ ü3 f iatlV®S M 1 °ntae7 Pr°P°aée^US(ïIPIci> et dont le principal défaut a toujours etc atteindre les faibles et de laisser échapper les véritables responsables.
La question syndicale ;
anxnnek ^ ^ deS baSÔS de îa dafense du ^ibîe, est un des progrès
auxquels nous devons nous attacher. Lui aussi ne doit avoir de limites que dans les nécessites de 1 or*e pub, c IUst urgent qne le statut des fonctionnaires soit légalement fixé p ur que leurs droits légitimés puissent s’exercer sam qu'ils soient tentés, dans la situation particulière ou ils se trouvent, d oublier leurs devoirs ou devenir plus forts que l’Etat oui d représenter tous les Français et non pas quelques catégories de Français Les W tionnaires sont au re chose que des employés ou des salariés, ils n’ont pas à craindre le chômage, ils ont délégation du Gouvernement auprès du reste des citoyens Les fonctionnaires français ont toujours été cités en exemple à ceux des jeunes natfons. 11 ne faut pas que les agissements de quelques turbulents jettent le discrédit sur la masse de ceux L accomplissent en silence tout leur devoir. ^
No 3814
Sachons Être de notre temps :
En résumé, je suis partisan de moins de critiques, mais de plus de réalisations. Seuls, les hommes qui n’ont pas d’idées récriminent sur le passé et se cramponnent à des formules étroites. Un grand pays comme la France doit marcher vers le progrès et ne pas craindre une certaine audace dans cette voie, à condition que cette audace soit tempérée par l'expérience et par Tétude,
Le progrès est toujours arrêté quand la politique s’en mêle. Il faut l'étudier dans Fanion et le mettre en application, surtout sans repousser les bonnes volontés d’où qu’elles viennent, par un geste d'égoïsme politique.
Le progrès doit être réalisé en s’assurant qu’il n’est pas au bénéfice d’une seule fraction de la population et au détriment dune autre. L’organisation professionnelle, qui a fait de si grands progrès depuis la guerre, nous apporte sur ce point une aide précieuse, et c’est à la parachever que nos efforts doivent tendre.
Depuis la guerre, la majorité a appartenu successivement à deux théories différente, la première cherchant à réaliser des choses pratiques, mais gênée par la liquidation de la guerre; la seconde, mettant au premier plan des vues politiques. Le pays a pu juger. Une formule nouvelle s’impose. Elle vient de prouver sa valeur sous le ministère Poincaré, mais l’œuvre n'est encore qu'ébauchée, c'est à la parachever qus les efforts doivent tendre.
Quarante ans de travail professionnel et d’action dans les syndicats et les mutualités, trente-deux ans d’exercice des fonctions municipales pendant lesquelles ma majorité s est accrue, et huit années de vie parlementaire pendant lesquelles pas un mois ne s’est passé sans que le Journal officiel témoigne de mon action et de mes idées, permettent à tout le monde de les connaître.
Mes amis et beaucoup d’adversaires d’hier m’ont demandé de solliciter de nouveau le mandat législatif. Devant la gravité du moment, j'accepte cette tâche, résolu a ne rien négliger pour satisfaire ceux qui m'auront fait confiance, et à consacrer toute mon énergie et toute mou expérience à assurer i’ère de calme et de sécurité dans l’avenir que la République doit à la génération qui l’a victorieusement défendue.
P. ne MONICAULÏ
Député sortant, — Maire de Versailles*.
Président du Syndicat agricole de Bourg* Candidat républicain dTiuon,
2e circonscription de BOURG.