M. UE RAMEL
Élu au deuxième tour de scrutin. — 7.004 voix.
Mes chers amis,
Simple technicien des problèmes sociaux et économiques, je ne fais pas de politique parce que la politique retarde les améliorations sociales.
En conséquence, je n'appartiens à aucun groupe politique au Parlement, je ne suis insJ Crit qu'à des groupes d'ordre social et économique.
Ayant horreur de tout ce qui divise, j'aime ce qui unit.
Je m'occupe pour vous et avec vous de vos intérêts professionnels et familiaux. Je construis, je ne démolis pas.
Il y a huit anst dans tout le Gard, j’ai répété sans cesse que l'inflation « monétaire c'est-à-dire la multiplication intempestive du papier monnaie par la « planche à billets n* dépréciait le « franc » et en conséquence amenait la « vie chère » ; j'ai expliqué que le franc et la vie chère étaient les deux plateaux d'une même balance parce que les prix montent quand le franc descend ; jfai expliqué que la baisse du franc et sa conséquence la vie chère étaient redoutables pour vos retraites, vos pensions, vos salaires, vos traitements^ votre épargne familiale, vos contrats, et les fonds de roulement de vos entreprises artisanales* commerciales, industrielles et agricoles.
Le papier monnaie, c'est la ruine de tous.
En conséquence, par mes 65 propositions de loi et amendements, tous d'ordre social, depuis huit ans, mes efforts au Parlement ont consisté,
1° A protester contre cette multiplication folle du papier monnaie qui a conduit ï© franc au bord de la faillite *
'2® A opposer à celte folie une bonne « politique financière» pour le rétablissement du fresnc et contre la vie chère5.
A. — Par l’amortissement du papier monnaie, dès bons et des rentes sans impôt «ou- '#eau en industrialisant les monopoles eL en taxant lès « rafles * des étrangers qui achetaient # tout pour rien » avec leur monnaie d’or et qui faisaient là vie chère en vidant le pays de <G£«pii était nécessaire à vous et à vos familles;
B. — Par l'organisation économique, professionnelle et régionale du pays,
3° A réparer les conséquences sociales désastreuses dû papier monnaie et de la vie j&ère subies par vos retraites, vos pensions-, vos salaires, vos traitements, votre épargne brama le, les fonds de roulement de vos entreprises, vos prîmes à la sériciculture et à la dsïature, etc.
Mes 6d proposa Lions de loi et amendements sont les sui vants ;
ï° Propositions pour les! mineurs, pour leurs; retraites, pour leurs salaires et pour la .3cm dè ïiuit heures ;
^ re*-ry'te était à 880 francs, elle est à 3.750 francs : en attendant mieux, jo demande &500 francs de retraite à 50 ans d’âge et vingt-cinq ans de travail.
a propositions pour les cheminots ; sur mon initiative la Chambre a voté l'autonomie, jb péréquation, la revalorisation de la retraite des cheminots ;
i propositions pour les mélallurgistes et les vieux métallurgistes ; le Sénat a détruit ^autonomie de la retraite des métallurgistes que j’avais fait voter à la Chambre en 1924 ; 3 ai repris la question par G propositions en faveur d une « Caisse autonome de retraiLe » vieillesse et invalidité ; je continuerai avec obstination jusqu’au succès.
~2 propositions semblables pour les. chimistes, verriers, etc.
4 propositions pour améliorer la loi sur les assurances sociales et lui porter les ressource s nécessaires.
4 propositions pour améliorer la loi de 1898 sur les accidents du travail, notamment P*r la création d’une « caisse autonome ».
2 propositions pour les sériciculteurs ; la Chambre a voté la prime à 3 francs par kilo •de cocons frais et a quintuplé la prime à la filature.
4 propositions pour dégrever: les agriculteurs entièrement, jusqu îà 7.000. francs de -revenu agricole et pour moitié de 7.000 à 9.000 francs,;, proposition pour les électioi.s des -chambres d’agroculUire.et pour l’organisation .régionale- des professions agricoles,
5 proposé 'ns : I » pour l’amélioration des routes.; 2® pour le dégrèvement, de 50 0/0 des impôts en faveur des petits propriétaires d'immeubles; atteints- par U loi, sur les loyers «lies propriétaires chargés de. famille; 3® textes amendant la.loi sur les loyers ; 4? pour le dégrèvement des familles nombreuses de l’impôt des bénéfices agricoles, sur les immeubles ■atteints par ln> loi» sur les loyers ; enfin donner sa, place à, la famille dans l’organisation an%i»iiale dès forces productives;;. 51 pour le rétablissement du, tribunal d’Ales.
3 propositions en faveur- de l’organisation régionale, de l’artisanat et en faveur des professions libérales, avocats; a voués,, professeurs libres:, etc.
•S propositions financières pour sauver de la, « chute du franc. » les salaires, les pen sirais, les retraites, les, traitements^ ^épargne •familiale-,,. les- fonds de roulement des.entrejKTKes agricoles, artisanales, iudustrielles>e£ CÆjnïne rendes.
, Ces projmsitions sont pour le redressement du franc; et contre la vie chère;, leur méthode est l'amortissement progressif des, billete, des bons et des renies en compensant l aotif et le passif .le l’EfcaLet en. taxant Ibs « rafles- » de produits que fait l'étranger et qui jeausent la vie chère.
6 prdpqsi l ions économiques et sociales tendent à faire naître une multitude d'organisaaions dé progrès >ocia!'et de développement économique par la création; f'dc chambres atonales des forces productives ; 2® d'un Office national dos forces productives-; 3® et
en orgamsant la consultation permanente des professions et des producteurs fchefs d'entreprises, techniciens, travailleurs manuels) par une commission des forces productives a- la Chambre des Députés qui permettra aux intéressés de collaborer à la préparation des lois qui les concernent et qui permettra dJ opposer Tes prit de production à l'esprit du fiscalité.
Comme mon père je reste libéral, c'est-à-dire pour îe respect des libertés, de progrès fécial et « bâtisseur ».
Je remercie tous ceux qui par leurs voix, leur courtoisie et leur appui amical m'ont aidé dans celte t3âche,
Dans nos Cevcnnes, les électeurs sont pleins- de bon sens ; je m'en remets à eux s'ils veulent que je continue un travail sérieux par mes efforts pour tous au Parlement et, quoiqu'il advienne, je resterai leur serviteur et leur arri.
A la veille du grand événement financier, grave au point de vue économique et social, que va être la * stabilisation monétaire »} j’aborderai toujours les grands problèmes de Theure présente dans cet esprit :
Pour le progrès social,
Contre la vie chère,
Pour la défense des intérêts professionnels et dès retraités,
Pour ie respect des libertés,
Pour la politique du « bon sens »,
Da RAM EL
t epu é sortant.
Conseiller çé a £*ral de Barjae.
lre circonscription de NIMES*
M. HUBERT BOUGER Elit au deuxieme tour de scrutin. — 7.750 voix.
Au» termes d'une législature commencée dans l'enthousiasme et finissant dans Je désenchantement populaire, vous serez appelés le dimanche 22 avril, a élire votre représentant à la Chambre des Députés,
Le Parti socialiste est fier de pouvoir affirmer qu'au cours de ces quatre années les votes des élus socialistes ont tous été inspirés du souci constant de rester fidèles aux engagements prix devant îe corps électoral.
Le Congrès socialiste de la première circonscription de Nîmes a décidé à l'unanimité de proposer à vos libres suffrages la candidature du citoyen.
Hubert Bouger Député sortant.
Il se recommande à votre absolue confiance par son inaltérable attachement au parti du travail. Tel il était* au début de sa déjà longue et rude carrière de militant, tel il est. Ses adversaires eux-mêmes rendent hommage à Limité politique de sa vie. Bien ne l'a fait
dévier de sa ligne de conduite depuis le jour lointain où il a pris la ferme résolution de so dévouer à fa cause sacrée du prolétariat.
Son titre le moins contesté est de n’avoir jamais eu, soit par calcul, soit par timidité de ces principes de rechange que dans leur vif sentiment de l’honneur, les masses ne comprennent ni n excusent. C’est pour un socialiste de toujours — un socialiste d’hier un socialiste d’aujourd'hui, un socialiste de demain — que nous vous demandons de voter,
0 y a une quinzaine d’années qu’Hubert Rouger, siège au Parlement, Tous les pro„ blêmes qui se posent, aussi bien dans le cadre national, que dans le cadre départemental ont requis son attention la plus scrupuleuse. Quelle que soit leur complexité, leur étendue' leur profondeur, ils lui sont devenus familiers. A s’en instruire, il a mis, par un patient effort de chaque heure, le meilleur de sa nature, c’est-à-dire une intelligence pénétrante et souple, une volonté tenace et indomptable, une probité sans défaillance. L’homme d’action s’est doublé d’un homme d’étude. Au service des intérêts généraux du pays et de la région armé de l’expérience acquise dans la pratique des hautes fonctions, qui lui ont été dévolues par le suffrage universel, il continuera, comme par le passé, si, répondant à notre chaleureux appel, vous renouvelez son mandat, à déployer les plus brillantes qualités de cœur at d’esprit.
Les conditions économiques de ce temps douloureux, où Ü n’y a de pleine et totale sécurité pour personne, vous créent l’impérieux devoir de choisir, pour ce poste de confiance le citoyen qui vous paraît le plus digne de l’occuper. Nul n’est mieux indiqué par la valeur et l'ancienneté de ses services que notre candidat. Il n’est pas un de ses votes qui ne se soit inspiré du bien public, comme il n’est pas un de ses actes qui n’atteste sa fidélité à la classe ouvrière.
Electeurs Nîmois,
Hubert Rouger, a été appelé « le bon maire ». Vous savez combien il mérite cette quali ii cation flatteuse. 11 la doit à son amour passionne de la Cité, et à l’exemplaire sagesso de son administration.
Electeurs ruraux,
Hubert Ronger, est un fils de la terre Vaunageole, ef i! possède une parfaite connaissance, de ses besoins et de ses aspirations.
Dans cette bataille il se présente, comme il convient, à visage découvert. Son programme est intégralement celui du Parti socialiste. A quelles fins vise-t-ii ? A l'épanouissement complet de 3a République et à la réconciliation fraternelle de l’humanité,
La position d Hubert Ronger est donc très nette. 11 est le candidat du socialisme, îs candidat de la classe ouvrière. Soyez assurés qu’au lendemain de sa triomphale réélection, sans aucune abdication doctrinale, avec cette largeur de vues et cette générosité de sentiments qu il n a jamais cessé de montrer depuis son entrée dans la vie politique, il sera le député de tous.
Citoyens,
En vous adressant ce dernier appel nous avons la tranquille assurance qu’il sera entendu par les travailleurs et que dans un bel élan d’enthousiasme, tous, socialistes, démocrates, républicains, feront triompher la candidature du citoyen
Hubert ROUGER.
Ils assureront ainsi une nouvelle victoire de la classe ouvrière et paysanne qui signifiera, une lois de plus, sa volonté de paix, son désir de justice finale, son espoir de libération sociale.
Le Comité socialiste S . F, /, O ,
2* circonscription de NIMES.
M* BA7ALÈ
Elu au deuxième tour de scrutin, — 7.440 voix*
Appel du Candidat
Citoyens,
Mon mandat est près de finir* Je dois donc vous en rendre compte*
J'avais reçu de vous la mission d'accomplir une œuvre de redressement*
Certes, les difficultés furent rudes « insoupçonnées » selon le président Bouisson *
Le devoir était de les vaincre.
A ce devoir je n’ai jamais failli.
Citoyens,
La guerre avait miné les finances de notre pays* II fallait sans tarder s efforcer de les restaurer : équilibrer notre budget, amortir la dette publique*
Dès 1 925 j le budget est en équilibre*
Cet équilibre est pour l'avenir assuré par l’exécution du plan Dawes*
Le plan Dawes adopté par nous, c'est cinq milliards par an garantis au 8 résor français. Mais il était moins aisé d’amortir notre dette. A cette œuvre, la Chambre du 11 mai se consacra avec courage.
Elle fit face à de terribles échéances;
Elle osa proposer des mesures énergiques ;
Avec mon Parti, j’ai voté toutes ces mesures*
Le Parlement les repoussa*
Dès lors, s’ouvrit une crise tragique. Le franc en fut atteint, il s effondra rapidement* L'heure était grave.
Le salut du pays exigeait une action rapide : avant tout et par-dessus tout, sauver la monnaie nationale,
L’efïon dre ment total du franc, c’était le ruine de la Nation*
Nous n’avons point voulu cela*
Nous avons fait face au péril*
Nous avons pris toutes nos responsabilités*
Nous nous sommes associés à toutes les mesures tendant au redressement de notre monnaie.
Nous avons conjuré le danger aussi redoutable pour le bien être des travailleurs que pour l’indépendance de ïa République*
La faillite écartée, la Chambre puf alors réaliser dans le calme une œuvre de réformes ,
Allégement des charges militaires par Y institution du service d un an ;
Augmentation des pensions de retraite pour toutes les victimes de la guerre ? Ajustement des traitements au coût de la vie ;
Amélioration de 3a loi sur les accidents du travail ;
Encouragements donnés aux œuvres de coopération et de crédit agricole ;
î^nfin, et surtout, ces assurances sociales, grande œuvre de prévoyance et de soiida ri lé qui rapproche, unit et associe tous les travailleurs dans un elTort commun.
Citoyens,
A cette œuvre de restauration financière, économique et sociale, devait se joindre une grande œuvre de pacification. Un haut idéal de paix animait en mai 19241a France rémi blicaine. "
Servir cet idéal, tel était le devoir dTun élu de la Démocratie.
Ce devoir, la Chambre du M mai a su le remplir sans fléchir,
File apporte au peuple français Fœuvre pacificatrice de Londres, Genève et Lucarne.
Citoyens,
1 el est le bdan de la législature qui prend fin*
De cet effort fa venir sera juge*
Mais cet effort doit être poursuivi.
Voici donc l'œuvre qui reste a accomplir.
Dans l1 ordre financier :
Dans l'ordre financier ; révision de la fiscalité hâtivement établie au* heures de péril.
Répartition plus équitable des impôts.
Allégement des charges pesant sur les classes laborieuses, notamment sur. le commarc».
Règlement des dettes interalliées*
Dans Tordre économique :
Dans Tordre économique : augmentation par tous les moyens de la production mlfr niale et nationale* A cet effet utilisation des prestations en nature du plan Dawes,
Suppression de toutes les entraves h la liberté du commerce,
Ida tiomilisalion dos méthodes de l’industrie.
Protection dos industries locales (vannerie-chaiserie).
Encouragements et aide à l'agriculture, politique des engrais, des transporta, .politique d électrification et de la coopération. Développement des caisses de crédit agricole qui làaihtertt l’accession des travailleurs à la propriété. Défense des intérêts viticdle», oléicoles et maraîchers. Encouragement à la pêche maritime et fluviale.
Dans Tordre social :
Dans l’ordre social : mise en oeuvre et perfectionnement de la grande loi sur les assurances sociales. Rajustement des lois d’assislance, Protection rplus complète de la Mère et de TEnfanL
Lutte contre ffraudïs.
Politique du logement*
Aide toujours plus active aux victimes de la guerre, « ces créanciers privilégiés de k IN a f ion ny,
Dans Tordre de F éducation :
Dans I ordre de 4 éducation de doue leB enfants devant : Tin struetino f gratuite de
enseignement à tous les degrés pour les en f unis dies liasses daboriemses.
Développement de l’enseignement technique et proffesaionnel, notamment de l’enseignement agricole.
No 3814
Citoyens,
Cette œuvre de restauration financière économique, sociale et intellectuelle est solidaire 4e la paix.
Faisons confiance, mettons tous nos espoirs dans cette « Société des Nations » qui a fajl accepter par le inonde la formule du président Herriot : « sécurité, arbitrage, désarme ment ».
Citoyens j
Le Parti radical et radical-socialiste auquel j’appartiens est un parti républicain fidèle à l'esprit démocratique et hostile à toute régression. Les classes laborieuses et tous les Iravailleurs peuvent mettre en loi toute leur confiance.
G est un parti individualiste, attaché au principe de la propriété individuel Je, garantie de l'individu et stimulant de son activité.
C’est un parti de progrès politique et de progrès social; mais il ne conçoit ce progrès que par une évolution constante dans l’ordre et dans la pais,, Adversaire de toute dictature hostile à la lutte des classes, il veut une République toujours plus pacifique, une démocratie toujours plus consciente et plus éclairée, un régime de paix sociale et de liberté, où tous les hommes puissent s’élever par leur intelligence et leur travail.
Citoyens,
Vous nVavez vu à l’œuvre.
Vous connaissez mon programme.
Vous savez quel est mon Parti,
Vous vous prononcerez en toute liberté et en toute conscience.
En m’accordant -vos suffrages le 22 avril prochain vous voudrez affirmer votre foi dan* une République éprise de progrès et de justice sociale.
Vive la 2a circonscription de Nîmes î Vive J e Parti radical et radical-socialiste î ^ive la République démocratique et sociale !
Gaston BAZILE
Député sortant.
Circonscription d’UZBS.
M. COMPÈRE-MOREL Elu au deuxième tour de scrutin . — 7.588 voix.
Mes chers Amis,
Au cours d une inoubliable manifestation de sympathie cl par d’enthousiastes acclamations les socialistes , de l’arrondissement d'Uzcs, unanimes dans leur choix, m’avant à nouveau désigné pour être leur candidat aux élections législatives du 22 avril prochain ie viens ïous demander de me renouveler mon mandat.
Voici près de dix-neuf ans que vous avez fait de moi votre député, mes chers amis.
ca, pourtant, vous me connaissiez à peine.
Arraché à la terre paternelle par la décision d’un congrès tenu à Villeneuve -les -Avignon,
j'amvai, chez vous, en 3900, ardent, combattit avec toute la fougue d'uné jeunesse passion^ née pour ses idées.
Je parcourus votre arrondissement en quelques semaines, exposant intégraient eut toute ma pensée.
II p'eîf pas une route que je n'ai sillonnée, pas un village que je n’ai visité, pas une mairie où je n'ai parlé.
Habitué, depuis mon enfance, aux mœurs, aux habitudes et aux coutumes des hommes de la terre, j'éprouvais un goût indicible à me trouver en contact avec vos laborieuses populations si simples, si familières et si cordiales.
Aussi, confiants dans ma parole, vous n'avez pas hésité à m’adopter.
Et, depuis, à toutes les consultations populaires, en 1910, en 1914, en 1919, en 1921, vous avez prouvé, en me renvoyant chaque fois à la Chambre, que les lieu s qui nous unissent sont solides, robustes et susceptibles de délier le temps.
Quelle belle leçon de fait que cette longue et persévérante amitié faite de sincérité et de fidélité réciproques.
Socialiste convaincu j etais en 1 909, socialiste convaincu vous me retrouvez en 1928, persuadé qu’il n'y a pas de plus bel idéal pour un homme que de poursuivre l’avènement d'une humanité supérieure où les classes ayant disparu, les luttes fratricides seront du domaine du passé*
Mais ce socialiste * dont la foi en une société meilleure est toujours aussi vivace, ne cessera, pas d'étre fidèle à la ligne de conduite dont il ne s’est jamais départi depuis sa première élection. Il continuera, comme il fa toujours fait, h être le député de tous, mettant l’autorité de son nom, le prestige de son intelligence et toutes les ressources de son activité à votre disposition. Et cela tout naturellement, tout simplement, sans contrainte et sans a fiée talion.
Il vous appartient, maintenant, de parler. J'attends votre verdict avec sérénité. Ceux qui croient pouvoir vous imposer leur volonté et leur candidat se trompent étrangement, Ils ne voua connaissent pas 1
Ils ignorent que V arrondissement d’Uzôs est, par principe, hostile à toute investiture officielle. La majorité de ses électeurs a toujours voté et votera toujours contre ceux qui cherchent à en bénéficier. J ai la conviction que vous le prouverez, une fois de plus, le 22 avril en préférant aux timorés et aux faibles qui sollicitent la protection des pouvoirs publics, les audacieux et les forts qui sc dressent contre les puissances du jour.
Vive l'arrondissement d'Uzès, libre et indépendant!
Vive la République sociale !