‹ Programmes, professions de foi et engagements électoraux de 1928Chapitre 102 sur 336 · COMPERE-MOREL · texte numérisé non relu

COMPERE-MOREL

Député sortant.

Candi lui socialiste.

Circonscription du VIGAN,

M. BERTHÉZENNE

Citoyens, n:e^ chers Compatriotes,

Candidat de l’Union républicaine, radicale- social îsie et socialiste, Cévenol élevé à la dure école de la vie travailleuse, fidèle aux traditions de sagesse et de justice qui sont celles de no t'e race, je m'adresse à toute la famille républicaine de l'arrondissement, à tous les hommes de bonne volonté qui veulent voir, dans Tordre, la légalité, le respect mutuel des citoyens, se réaliser, chaque jour davantage, le droit et la justice pour tous*

Maire de Valleraugue depuis plus de vingt années, conseiller général du Gard, je viens devant vous avec un seul orgueil : celui de mon passé d'une honnêteté sans tache, Que tous, amis et adversaires, me jugent sur ma vie publique, administrative et privée.

Sur un programme net, précis, sans équivoque, sur un programme qui est devenu, par la force des événements et des choses, le programme commun de tous les grands partis de la démocratie et du travail, plus haut que les groupes et leurs étiquettes, sans attenter en rien aux traditions respectables de vos organisations, je vous convie à V Union j et vous savez que je ne suis candidat que parce que celle volonté d’union s’est-tïéjà affirmée et que V immense majorité de vos représentants et de vos élus m'ont fait un devoir, le 19 février, de, lutter pour elle*

Homme libre, indépendant hier comme demain, je n'accepte d’autre règle que cc devoir, d’autre servitude que celle de votre service à tous.

Radicaux, radicaux-socialistes, lépublieains-socialistes, socialises indépendants, vous tous qui savez désirer fortement le progrès et résister aux vaines progresses, travailleurs de ms petites villes, de nos campagnes et de nos vallées, réalistes et pratiques dans vos vies et dans vos espoirs, vous direz, le 22 avril, en toute indépendance, plus haut que les forces d’argent et de démagogie, si vous voulez, pour vous représenter à la Chambre,1 un homme de chez vous, un Cévenol qui connaît vos besoins, vos désirs, vos espérances, qui a hi meme expérience de la vie que vous, qui a vécu et vivra toujours de votre vie et qui est si près de vous qu’il ne peut vous trahir, car, en le faisant, il se trahirait lui-même IJ

Vive la République démocratique et sociale î

Chaules BERTHÉZENNE.

P'HOGBAMMB.

La paix. — À 1 extérieur : continuation de la politique de Genève, de Locarno et de Thoiry ; développement de la Société des Nations ; arbitrage, sécurité, désarmement. A rinteneur ^ paix de tous les hommes et non pas d'une classe ou d’un parti.

Programme militaire, — Application immédiate du service militaire d'un an avec aménage lient plus pratique et plus scientifique permettant la suppression des périodes de

réserve. Etude en vue de k substitution aux armées nationales d'une force internationale 1 fa disposition de k Cour de justice de la Société des Nations.

Eiïàëignement, ~ Gratuité absolue de renseignement k tous les degrés. Ecole unique mais sans le monopole dé l'Etat et dans Je respect absolu de toutes les croyances. Création de cours complémentaires dans chaque canton et de fermes-écoles dans chaque arroi^ disse ment*

Programme fînanùiet, — Achèvement du programme financier actuellement poursuivi Consolidation de la dette flottante par une politique d'économie et de prudence et siahilimtion de la monnaie. Application rigoureuse et sans faiblesse de l’impôt proportionnel et progressif sur le revenu, qui peut assurer à l’Etat toutes les ressources qu'il demande actuellement aux impôts de consommation* Dégrèvement à la base de toutes les cotes touchant la classe ouvrière et paysanne. Suppression du chiffre d'affaires. Diminution des Uses qui pèsent sur la consommation et la circulation. Justice et égalité fiscale* Contrôle dôs banques et des trusts.

Défense paysanne, — Révision du classement cadastral de la propriété non bâtie, Dégrèvement de la petite propriété* Doter toutes les communes rurales de l’électricité, du f2îephone+ de services publies d autobus. Amelioration du réseau routier actuellement exisami et construction de toutes voies de communications indispensables aux relations rapides enjre villages* Organisation d’eme polit que do blé, du vin et des engrais. Défense de la sériütllture et son encouragement. Application aux campagnes du bénéfice de la loi sur les habitations à bon marché* Protection de l'artisanat, par la création de subventions â rspprcntmge permettant rétablissement d'artisans dans chaque village (menuisiers, tharrortsf maçons, etc*).

Réformes $ÿùi êileê, - Statut legal du Conseil national économique et création d'un «mseil économique dans chaque arrondissement* Participation des travailleurs à la gestion stÇCiale et aux bénéfices des entreprises* Développement de toutes les assurances sociales* Révision et mise au point de la loi sur les assurances sociales en faveur des cultivateurs, jpêtita propriétaires èt artisans. Réserver aux familles nombreuses, aux victimes de la guerre, ai3x anciens combattants, aux victimes du travail, tous les avantages qu’ils sont en droit d attendre de la nation* Protection et développement de toutes œuvres sociales (syndicats, <so{Tpêrafives, secours mutuels, caisses de crédits agricoles, etc*)*

Circonscription de MURET.

M. Vincent ÀURIOL

Elu au premier tour de scrutin* — 11 ,052 voix.

Mes chers Concitoyens,

Pour la quatrième fois, je vous demande votre confiance. Depuis bientôt quinze ans vous me avez, signifiée trois fois et par des majorités sans cesse muantes. A celte eon’ fiance, j ai répondu par des, actes ; je vous appelle à les juger.

5 il est vrai que sans considérations de personnes, ni d opinions, je me suis de plein cœur et de tout mon labeur dévoue à toutes les causes justes, s'il est vrai que j ai toujours scrupuleusement respecté la liberté de toutes U» consciences et que je n’ai jamais sacrifié qu au seul fanatisme de la justice et de l’humanité, c’est à vous qu’il appaj tient de le dire et de Je témoigner par votre suffrage.

fi engagement que j’avais pris en 1914 de vous rendre compte de mon mandat, vous savez qtte je 1 ai tenu. L’accomplissement de ce devoir me sera d’autant plus facile désormais que dans les limites de l’arrondissement, il me sera possible d’entretenir des rapports plus fréquents et plus étroits avec tous mes concitoyens.

Mon activité parlementaire, vous avez pu, jour par jour, en suivre le développement, .gncul leurs qui m’avez envoyé au Parlement, ce n’est pas à vous que j’ai besoin de appeler 1 action efficace que, pendant la guerre, j’ai poursuivie pouroblemr la mobilisation

mrilJn™ a Vle('. es c'asses> l’ocLroi le plus large possible des permissions agricoles, de meilleures conditions de réquisition de bétail,

^rSfirreZ,^daVan^e ****' S0l#«* ^ier l’électrificaiion des campagnes, L i 1 ’ T ; “5”.a a Gomnuss,on des finances, tripier les crédits destinés à eelte œuvre de

r! srdT ’ J6VT ~ et je m’y effilerai - que le bienfait puisse s’étendre sans retard aux communes les moins favorisées.

déc rrii™ h°nore CÎ avoir contribué à doter îa région de l’usine d’engrais de Toulouse qui, ;nj- 0 annoe> a pu. par la concurrence, aboutir à une diminution du prix des engrais, indispensables à la vitalité de l’agriculture. b ’

un mJomlTPliqTai du Paiement, comme je l'avais en 1933. proposé et arraché

usine ■mlf y*UV° e * :i G1)aJllbre. fine dans l’intérêt de l'agriculture et de la Nation, cette

personnel J’e^,ec Par de® représentants des agriculteurs eux-mêmes et les représentants du

un conseil \ i ^ °llaUon’ et non Pas’ comme dans la pratique ordinaire du monopole, par n conseil de bureaucrates sans responsabilités.

6 m’ilcmore ausai d'avoir défendu la conception de l’assurance agricole, contre la

grêle , les intempéries et la mortalité du bétail, comme suite h la loi des assurances sociales qu’il faudra demain améliorer dans l'intérêt des travailleurs dés champs, d a voir demandé que le projet qui s'en inspire échappe au plus tôt au sommeil sénatorial; d'avoir enfin milité pour le soutien que j'ai apporté aux producteurs de blé et de vin contre une spéculation dominatrice, parasite et meurtrière de la production française.

Je crois, d'autre part, avoir utilement servi les intérêts essentiels de l'agriculture, en m'occupant avec mon ami BarLhe, de la dotation des caisses de crédit agricole, qu'il faudra doubler d'une grande organisation de crédit pour les agriculteurs; en protestant contre lee convocations inopportunes des réservistes ; en demandant l'affectation dans la région même des conscrits agriculteurs, aux mois de la morte-saison, et non pas à l'époque des lourds travaux et en demandant avec mes amis des permissions agricoles complémentaires ; en votant enfin les mesures de protection douanière qui d'ailleurs ne seraient pleinement efficaces que si de trop lourds impôts ne restreignaient la consommation nationale, ne prolongeaient la crise économique qui aboutit à la mévente du bétail et des produits agricoles, au moment meme où montent toujours les prix des produits industriels*

Aucun maire ne me démentira si j'ajoute que, pas une fois, je ne leur ai refusé mon concours le plus entier, le plus persévérant, le plus indépendant de toute considération politique ou confessionnelle, lorsque le sort financier de leur commune était en cause.

Dans le meme temps que rien de la petite pairie ne me demeurait indifférent, j’appliquais tout ce que je puis avoir de clairvoyance à rechercher, d'un effort loyal, la solution des grands problèmes qui dominent la vie française et les relations des peuples.

D'abord, le problème de la paix.

Mes chers Amis,

Ce sera l'une des fiertés de ma vie d'avoir pu, dès le traité de Versailles, m'inscrire entre les premiers artisans du rapprochement des peuples et d'avoir pu, notamment à Londres, en VJ'H, personnellement, contribuer à ce rapprochement qui, selon lé persévérante volonté démon éminent ami Paul-Boncour et de M* Aristide Briand, doit trouver sa consécration dans le désarmement simultané des peuples, aider au développement de la Société des Nations, encore fragile ; fortifier la sécurité de la France, par F organisation de l'arbitrage et de la paix.

Tel est le devoir* Je crois n'y avoir jamais mmqué, et jamais je n’y manquerai.

Mais la paix n'est possible que dans la justice des Nations ! Et la justice consiste en m\ règlement général des dettes, conçu de telle sorte que la France ne soit pas tenue de payer à l’Angleterre et h 1J Amérique, après une guerre faite en commun, des sommes ruineuses pour notre pays alors que, d'un côté, l'Allemagne pourrait ne pas payer et que, de F autre la France devrait rester seule à reconstruire avec ses seuls moyens, cet immense champ de bataille que furent ses labours, ses vignes, ses villages ravagés par tous et pour la libération de tous*

Au nom de mon Parti, j ai depuis dix ans,, protesté contre cette iniquité monstrueuse. Aux États-Unis, dans la conférence de Washington où j'étais délégué, je me suis fait élevé contre Faccord que projetait M. Cailhux, alors Ministre des Finances et qui liait dange reusement notre Nation.

Je m'honore d’avoir pesé sur la décision qui devait en empêcher la signature, comme d'avoir ensuite, à la tribune, dénoncé le péril des accords signés par l'ambassadeur Bérenger, lesquels, eu début de la législature prochaine, seront proposés à la ratification du Parlement* Contre ces accords funestes comme je me suis dressé hier, je me dresserai demain. Je demanderai un règlement équitable qui, annulant les dettes ou en tout cas liant mos payements h ceux de l'Allemagne, permettra à la France de se relever aisément*

No 3814

Chers Citoyens,

La justice entre les peuples suppose la justice dans la Nation. Vous sa ver que j’ai combattu sans répit pour arracher aux privilégiés le consentement à la justice fiscale Comme Président de la Commission dos finances, j’avais obtenu cette loi de simple équité qui dégrevait notamment les petits cultivateurs, jusqu'à concurrence de 8.000 francs de bénéfices nets, délivrait tons les petits commerçants de la taxe sur le chiffre d’affaires et poursuivait impitoyablement la fraude fiscale, en matière de revenu des fortunes mobilières surtout dans les grandes successions et les grosses fortunes constituées par les sociétés anonymes*

Le jour où la majorité parlementaire, le jour où les radicaux-socialistes défaillants se dérobèrent à cette œuvre de justice qu’ils avaient promise, je donnai ma démission de Président de la Commission des finances, malgré le témoignage unanime de sympathie qui. me fut, alors adressé par mes collègues de tous les partis.

J’ai renoncé à mes fonctions de Président, parce que je ne voulais pas renoncer à mes engagements. Je suis rentré dans le rang pour m’efforcer de remplir fidèlement le mandat que j’avais reçu de vous*

Comme je Lai fait hier, c’est à cette tache d’équité que, demain, je consacrerai toutes mes forces. J ai la volonté que les charges de la guerre pèsent sur ceux qui se sont enrichis du malheur national et que, par contre, soient allégés du poids qui les écrase ceux qui parleur douleur, ont fait le salut de la France et qui, par leur travail, font sa prospérité

Nous devons y parvenir en arrachant le sort de la monnaie française aux griffes de la spéculation, c’est-à-dire, en garantissant par la stabilisation légale, d’une part, l'indépendance de 1 État, d autre pari, la sécurité de la production, dont il faudra alléger les charges, fiscales en demandant aune contribution progressive, sur la fortune avec de larges dégrèvernents à la base, l'effort que nécessite Je saluL du pays*

Nous devons y parvenir par l’entente économique des peuples, sous l’égide de la Soeiéle des Nations, contre la conspiration permanente des grands trusts infernationauxqui de plus en plus, menacent les travailleurs et risquent, un jour, de troubler de nouveaJ la paix*

Nous devons y parvenir à l’inférieur, avec la collaboration des contribuables et du personnel par la simplification des organismes administratifs, des formalités administratives* afin d avoir plus de rapidité, plus de clarté dans l’Administration française en même temps, que des économies réelles extérieures, non illusoires comme celles qu’on attendait des inefficaces déerets-îois du Gouvernement.

Nous devons, y parvenir en défendant la propriété que l’homme travaille avec le concours de sa famille, la petite propriété laborieuse qui est le gage le plus certain de la liberté indivu uel.e contre la grande propriété dévoratrice delà petite, contre la haute féodalité capitaliste etfiuaneiere issue des grandes sociétés et du développement du machinisme industriel et qui, lois le trust international de l’acier, le trust des engrais, des pétroles, des sucres, le car eï international des banques, asservit les États comme les individus, dépouille le peuple es producteurs et, souveraine sur les nations, les aveugle à son bénéfice d'une haine mutuelle et les précipite enfin à s’ entré- tuer*

C’est là ma réponse aux mensonges qui déjà, en 1914, étaient répandus contre moi, NUjuTtice Ê0UtCnUS de teXLeS tmquéS et dont’ cha(ïue ®Iect>oni depuis 1914, vous ave*

C’est là ma réponse à cette calomnieuse campagne d’affiches largement payée, comme une precieuse prime d’assurance pai- ceux qui savent bien qu’en sacrifiant des millions à la aeiense de leurs privilèges, ils feront opération profitable si le peuple est assez crédule pour se laisser duper par eux.

Le mai que me veulent les puissances financières et leur meute de presse est la preuve.'

6 0U e que je me suis toujours, contre elïes, efforcé de faire à mon pays*

Vous connaisses ma vie* Je la livre avec fierté au jugement des plus sévères* Je ne vous apporte pas de promesses. Je vous rappelle des aetes.

Si, comme je vous le demarKlet vous me rendez au combat parlementaire, je serai demain le représentant, le défenseur, l’ami que j’ai toujours été pour vous, Mêle h vous et fidèle à moi-même ï

Vive l’ arrondissement de Muret 1 - Vive la République sociale î

VlNCEKT ÂURIOL

Député de I* ÏÏ&u te-Garonne*

Maire de Muret. — Conseiller général.

Ancien président démissionnaire de la Commission des finances de la Chambre des Députés,

Circonscription de SAINT-GAUDENS.

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