‹ Programmes, professions de foi et engagements électoraux de 1928Chapitre 117 sur 336 · M. BARBOT · texte numérisé non relu

M. BARBOT

Elu au deuxième tour de scrutin. — 6,316 voix.

Justice, loyauté, impartialité.

Contre les 45.000 et le fonctionnarisme. Pour le travailleur.

Je ne vous ferai pas de belles phrases, aide belles promesses, mais seulement dts réalités. La lutte doit être décisive. A vous petits propriétaires, petits patrons, commer. Çunls, cultivateurs, artisans, ouvriers, de faire voir que vous en avez assez de payer toujours des impôts qui vont en progressant pour nourrir une armée, de plus en plus grande, de gros fonctionnaires. Il est pourtant très facile de réduire ces impôts ; c’est de vendre les monopoles à des capitaux et sociétés français et non étrangers; avec ces capitaux, payer nos dettes et automatiquement, le fonctionnarisme et l’impôt disparaissent. Que fait-on pour les ouvriers en période de chômage î Ils sont obligés de se restreindre, de se priver, et pourtant il faut mander ; cela n’intéresse guère nos représentants actuels ; tandis que les fonctionnaires, s il y a du chômage, ils se tournent les pouces, mais, à la fin du mois, ils touchent leur salaire

intégral.

C’est ce que ces Messieurs appellent P égalité.

Partisan intégral de la liberté d’opinion, liberté du commerce, liberté d’enseignement, liberté du travail, voilà ce que j’appelle être républicain. De quel droit cette inquisition fiscale chiffre d’affaires et autres qui terrorisent les commerçants et les cultivateurs?

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le cultivateur, en lui augmentant la durée de ses baux de de préférence neuf années, car ce n’est pas avec un bail de

Un peu plus d'égard pour ferme, minimum six années,

trois ans qu'il peut s7 intéresser à sa terre*

il ne faudrait pas non plus que cette terre, qui lui coût© tant de labeur, soit trop grevée d'impôts ; cela découragerait celui qui la travaille et la fait produire et ne serait pas un remède apporté à la vie chère.

L’assainissement des campagnes, autrement dit: faire des routes solides pour remplacer les chemins creux et boueux (avec participation de l’État), serait plus urgent que e ec-

trificaüon. , . .

Je suis pour le vote familial, sachant qu’une nombreuse famille est un grand souci ei

que ce père de famille, par compensation, doit avoir autant de voix qu’il a d’enfants.

Un député, quel qu’il soit, n’a pas le droit de changer d’opinion pendant la durée de son mandat, car c’est un vol et un abus de confiance qu’il commet envers ceux qui font eiu.

ne doit plus inspirer aucune confiance. , j

Un parlementaire doit être payé, mais seulement suivant ses journées de présence et travail à la Chambre, et ne pas faire comme certains qui, pour briguer une place de Minore, ne craignent pas de fouler aux pieds les plus grands principes d’honneur et de loyauté, son toujours absents par congé, ou pour ne pas se compromettre dans un vote, ne craignen p non plus de s’abstenir, car si l’on accepte la responsabilité d’un mandat, c’est pour le rempli . Ii faut avoir ïe courage de dévoiler ces vérités.

Le vole par le chef de groupe est louL à fait contrai 3 à mes idées, car alors ijn'y plus besoin de tanL de députés et qu'on en demande la suppression (il faut des économies)!

Électeurs, de deux choses l’une : ou vous êtes contents de votre sort et vous ne payez pas encore assez d’impôts, et vous laisserez les parlementaires actuels ; ou vous eu avez assez et, par votre vote, vous ferez voir que vous ne voulez plus être pressurés comme jusqu’à présent. Car il ne faut pas oublier que jusqu a maintenant la classe moyenne, c’està-dire le petit propiétaire, petit patron, commerçant, cultivateur, artisan, ouvrier, cette classe n’a jamais été représentée à la Chambre.

C’est pourquoi, petit commerçant moi-même, faisant partie de cette catégorie, j’ai le

courage de briguer vos suffrages,

A vous de faire voir par votre vote que vous en avez assez de ces beaux parleurs et que maintenant ce n’est plus des promesses qu’il vous faut, mais des actes.

Seul j’ai posé ma candidature, seul j’ai fait parmi vous ma propagande et seul j’irai jusqu’au bout par mes propres moyens, ne voulant l’appui d’aucun parti, vous laissant seul juge de la situation.

Électeurs, soyez assures que je n’ai qu’une parole, car vivant parmi vous et connaissant vos desiderata, quand j’ai promis une chose, je la tiens. Tout mon passé répond pour moi.

Tous aux: urnes et pas d'abstentions.

Vive la France !

Vive la République 1

Pour îa justice, pour le droit et la liberté pour tous,

Alphonse BARROT

Mécanicien, — Petit commerçant à Bomillè,

Candidat républicain indépendant.

Ancien combattant.

Notez bien que voter pour les mêmes députés sortants, c’est vouloir retomber dans les memes erreurs, se trouver satisfaits des impôts existants (Chiffre d'affaires et autres) et se déclarer content de son sort.

A vous de réfléchir !.,*

Circonscription de REDON.

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