J* R AV AN AT
Adjoint au maire de Grenoble.
Conseiller général»
^ Président de la Commission sanitaire de Grenoble.
Membre du Conseil de perfectionnement de l’Ecole d’agriculture.
Président général du Conseil des prud’hommes.
Ancien combattant.
Circonscription de SAINT MARCELLIN.
M. JRUISSET
Elu au deuxième tour de scrutin. — 9. 161 voix.
Citoyen,
Le 22 avril 1928, vous aurez à désigner voire représentant à la Chambre des Députés.
Donc l'heure s’approche où, d'un seul coup, la France entière sera consultée sur îa rouie qu’elle entend suivre.
Il faut choisir î Dans ce cri se traduit pour tous ceux qui ont les yeux tournés vers ce jour, la situation faite par LUnion nationale, revue et grossie du Bloc national d avant 1924.
Il faut choisir ! Entre une politique de paix poursuivant et renforçant les premières mesures de rapprochement entre les peuples et de désarmement, et celle qui, en se déclarant pacifique, ne sait que retourner aux méthodes qui, toujours, furent génératrices de guerre.
11 faut choisir î Faire porter la plus grande part des sacrifices imposés par la politique financière désastreuse du Bloc national à la classe qui travaille et produit à celle qui exploite et jouit.
Il faut choisir ï et se décider entre les errements suivis, tantôt avec impudence, tantôt avec timidité, par les Gouvernements qui viennent de se succéder — et les méthodes dès longtemps signalées par le Parti socialiste comme les seules susceptibles de déblayer la voie à l'émancipation des travailleurs par leur propre action.
Parti socialiste déclare que le but final de son action est la République sociale. jE , , ne sienifie rien de moins et rien de plus que la transformation des
La révolution ïao b i. , i -, . , r ,
moyens de production et d échangé, monopolises par la classe capitaliste, en ^rapriétr collective ou commune ni fc en valeur par et pour le profit de l'ensemble de la
nation. socialiste travaille pour la République sociale quand il lutte pour le bien-être
raviilieurs pour leur dignité morale, pour l’accroissement de leur valeur profession- ^ll ra'uand il cherche à pénétrer d’esprit démocratique les institutions etla vie publiques ; ne ^ g’efîbree de reconstituer la richesse et d’augmenter la capacité productrice de la
na rocliaine législature aura notamment pour tâche d’assurer l’application de deux
des réformes qui viennent d’être votées par le Parlement, malgré les manœuvres d’opposition des réactionnaires et des communistes :
La réduction du service militaire à un an et les assurances sociales.
Ces deux lois seront ce que la nouvelle Chambre des Députés sera : fécondes et génératrices de progrès nouveaux, si celle-ci est foncièrement républicaine et socialiste, ou vaines d pleines de désillusions, si la nouvelle Chambre est réactionnaire.
Le Parti socialiste demande : l’égalité civile et politique des sexes ; il demande l’abrogation des lois scélérates, l’anmistie générale en matière politique, la suppression des conseils de guerre et des cours martiales.
Le Parti socialiste s’emploie toujours de toutes ses forces à assurer le respect et l’extension des lois de protection ouvrière et à améliorer les conditions de travail. Non seulement le socialisme ne fait pas fi des réformes, mais il s'efforce de conquérir, au profit des travailleurs, jusqu’à la moindre parcelle de justice et de bien-être.
Au point de vue agricole, le Parti socialiste demande la création d’un office des blés, un programme en vue de l’amélioration du sol {drainage, irrigation, assèchement, reboisement), la nationalisation de la fabrication et de l’importation des engrais, l'extension des caisses de crédit agricole, l’appui de l’Etat aux syndicats et aux mutuelles agricoles, etc...
Le Parti socialiste demande la nationalisation des services publics et le retour à la nation des monopoles de fait, le contrôle des prix et la participation ouvrière à la gestion des entreprises .
Le Parti socialiste a toujours proposé de résoudre les problèmes financiers nés de la guerre par une politique hardie d'entente internationale pour le règlement des dettes européennes et par un effort opportun de la fortune acquise pour alléger la monnaie et 1 économie nationale du poids d une dette trop lourde»
Le Parti socialiste demande le règlement des dettes interalliées, en tenant compte de la capacité de payement de la France et des payements de 1 Allemagne r la stabilisation légale du franc, la consolidation de la dette flottante par utie contribution sur la fortune acquise avec dégrèvement, à La base ; la reprise divine intense vie économique ; le remaniement des charges fiscales, avec abattement à la base pour les petites industries et les petits commerces, ainsi que pour les petits propriétaires et les cultivateurs»
Le Parti socialiste demande : la défense laïque ; renseignement pour tous a tous les degrés (école unique) ; le développement des oeuvres post-scolaires et péri-seolaîrcs et de protection de P enfance ; f organisation de l’apprentissage et de l'éducation populaire, il entend intensifier la lutte contre la tuberculose, le cancer, la syphilis et contre le taudis (problème du logement et de l’habitation .
La guerre est le pire danger qui menace l'humanité. Elle détruit les richesses créées par le travail. Elle ranime dans le monde les forces mauvaises d’égoïsme et de haine. Elle laisse après elle, des années durant, nu chaos économique et financier, dont les travailleurs Sont les premières victimes.
Le Parti socialiste lutte pour l’organisa lion de la paix, la démocratisation de la Société des Nations, la sécurité par l’arbitrage et le désarmement, 1 organisation économique interv
nationale, la suppression de la diplomatie secrète ; il combat, au nom de la na'
espèce d expédition ou d’aventure coloniale ; il demande le prompt règlement des
de la Sarre et de la Rhénanie, ‘ ^“estlons
Commerçants, ouvriers, employés et paysans, socialistes et républicains d* . ,
nuances, atlerili .n ! l0ut«
Comme toujours, c’est la lu tte des Rîancs contre les Rouges : c’est-à-dire de la A ■
cléricale et financière contre la diplomatie républicaine et socialiste. . reachon
Le candidat réactionnaire déclare qu’il n’est « inféodé à aucun parti politique » Vf ■ tout le monde sait que c’est, pour lui que voteront, tous les camelots du Rov ti i*** ligueurs du général de Castelnau, tous les fascistes de M. de Kérillïs, toutes les ’ila bleues de M. Millerand, tous les gros capitalistes, toute la haute finance, tout0 mercante et tous ceux qui participèrent, l’an dernier, aux grandes manifestations dérW* de Vienne, Saint-Marcellin, Grenoble et de Voiron en demandant le retour des cnn, ! " gâtions et la suppression des lois laïques, c'est-à-dire des lois de tolérance roli-Jeu^e I / ne ii trahie scolaire Votre prévoyance et votre bon sens ne se laisseront pas prendre à ri piege grossier. Vous ne réserverez point votre suffrage pour le second tour de scrutin . votant, nu premier tour, pour le candidat dont les idées vous paraissent assez voisimJd™ vôtres, mais dont 1 altitude et les convictions manquent de netteté, d’ardeur et de sincérité Res le premier tour de scrutin, vous donnerez votre voix au candidat qui a fait Jpreuves, a l’homme dont la haute conscience, la sincérité et l'ardeur de ses opinions "il probité politique, le dévouement, l'activité et plus de trente années de militantisme vi JL et sans delailLrnce offrent toutes les garanties.
Séraphin BUÏSSET
Dé'putA sort tnt.
Maire Rives,
Conter fter Ancrai û* l'Infor Candidat du Parti socialiste (S F. I, 0 i
Ve circonscription de LA TOUR-DU-PiJÎ.
M. CHASTANET
Elu au premier tour de scrutin. — 7.966 voix
Mes cheis Electeurs,
, | '••Cnsr.ii nu, davoii fidèlement rempli mon mandat. Mes adversaires eux mêmes
s accordent à le reconnaître. Seulement, pour les besoins de leurs polémiques, ils me prennent pour cible et me prêtent les plus noirs desseins. Le candidat qui s’évertue à sulFî de la droite in accuse d etre a un révolutionnaire » et celui qui brandît le drapeau rouge communiste me gratifie de l’épithète de « réactionnaire ».
^oyrz ussuri s, chers Electeurs, que ce ne sont point les attaques ni les injures qni m émeuvent. Je les ai méprisées jusqu’ici et je continuerai à les mépriser. Ma seule réponse ..ei a on court résumé de ce que j ai fait durant les quatre années que je vous ai représentés au Palais-Bourbon. Cela vaudra mieux que des discours et des promesses.
Lfn mot, en passant, sur mes opinions politiques. Je n'ai point à les cacher, en effet* Aurais-je à rougir d'être socialiste ? Non certes. Je reste donc fidèle à l'idéal de paix et de fraternité humaines qui Fut celui du grand Jaurès* ïl me donne la force de lutter pour que les travailleurs des villes et des campagnes aient une existence moins dure, pour qu'ils reçoivent une plus juste répartition du produit de leur travail.
je revendique d’autant plus hautement le droit d'avoir des opinions politiques que, moi-même, je respecte chez tous les Electeurs la liberté politique et même religieuse.
L’honorable M. Guchet, maire des Abrels et président du Conseil d' arrondissement n’ayant pu accepter la candidEiture que lui offraient ses amis, le Parti radical a décidé de ne pas m opposer de concurrent. Dans cette circonscription, les républicains resteront donc étroitement unis dès le premier tour de scrutin. Un pareil geste m'a profondément touché et il m’impose le devoir plus impérieux que jamais de défendre la République laïque, démocratique et sociale.
il a plu é d’aucuns de rompre cette belle union républicaine dans notre circonscription. Ils font fait en invoquant des questions de parti qui ont pu surprendre, un moment, la bonne foi de quelques maires et élus municipaux. Je ne saurais trop, pour ma part, metLre ces derniers sn garde contre l’opération électorale que l’on médite en accord avec la réaction et qui consisterait simplement à £ rééditer le coup de 1910»,
Je dois répondre à une critique. On a dît : « M, Chastanet, comme maire de la Tourdu-Pm, est un homme aimable, tolérant, dévoué, etc., mais, comme député, il vote avec î es communistes, n’approuve pas le budget de l’Etat; bref il se conduit à Paris en £ sectaire » ,
Tout de suite, je déclare hautement qu’épris de démocratie et jaloux des libertés que nos pères ont conquises — souvent au prix de leur sang - — je repousse toute dictature quelle soit bolcbeviste ou fasciste.
Et maintenant, qu’il soit arrivé que mon bulletin de vote ait été mêlé à ceux des communistes, c’esfvrai. Mais, diles-moi, n’en a-t-il pas été de même pour tous les Députés ? Rappelez-vous que ce sont les communistes, alliés aux Députés du cenLre et de la droite, qui ont renversé le Ministère républicain de M. Painlevé et fait échouer le second Mit istère de M. Herriot. Rappelez vous encore que les communistes et les Députés de la droite votèrent contre le budget de 1925, budget comportant des modifications heureuses en faveur de 3a justice fiscale, alors que, moi-même, je votais ce budget.
Pourquoi, n’ai-je point continué, parla suite, à approuver les budgets de la nation ? Parce que ces budgets surchargent d’impôts de toutes sortes — plus de 35 milliards — les classes laborieuses ; ouvriers, paysans, petits commerçants. Je n’ai pas voulu davantage voter un budget où les dépenses pour îa guerre et la marine — au lieu d’être réduites à leur strict nécessaire — sont sans cesse accrues. N’y a-t-il pas trop de généraux et d’amiraux et ne pouvait-on encore faire des économies en supprimant les périodes de réserves jusqu’à l’application de la loi d’un an ?
En agissant ainsi, ai-je été un mauvais Français, un sectaire ? je ne le pense pas. Voyons, maintenant, quelles ont été mes principales interventions.
Je puis dire, sans exagération aucune, que la plupart de mes propositions de loi et de mes interventions à la tribune ont eu un grand succès tant au Parlement que dans le pays.
Ma proposition sur la réglementation et le contrôle des banques a fait couler des flots d encre. Le 8 avril 1927, j’interpellais le Gouvernement sur les agissements des banquiers véreux qui dépouillaient les ouvriers, les paysans, les commerçants de leurs économies. Tout en demandant la protection de la petite épargne, je réclamais le contrôle des actes des grands financiers qui entendent régner en maîtres sur le pays, M. Poincaré, Président du Conseil, qui tint à me répondre lui-même, voulut bien retenir quelques-unes de mes
suggestions.
Auteur d une proposition sur la réforme des commissaires des comptes (grandes sociétés
anonymes), je formais le dessein de réprimer la fraude fiscale et les abus dont, trop souvent sont victimes les petits porteurs d’actions et d'obligations.
Chaque année, j'ai pris une part très active à la discussion du budget de f agriculture Et chaque fois, j'ai combattu la spéculation sur les céréales et les produits de meunerie défendant du meme coup lék paysans-producteurs et les ouvriers-consommateurs. Du reste favoriser F agriculture, c?est contribuer à faire baisser le coût de la vie. Plus la France produira de denrées agricoles et moins nous aurons à en acheter à l'étranger. L'économie' ainsi réalisée profitera à tout le monde.
J’ai joint ma voix à ceux qui ont attiré P attention du Gouvernement sur les dangers de îa crise agricole. SI j’ai approuvé les justes mesures de protection de l'agriculture réclamait le Gouvernement, j’ai regretté aussi que Von renonçât à une action plus hardie en vue d'obtenir des engrais et des machines à meilleur compte.
En toute occasion, je me suis toujours montré le défenseur de la petite propriété.
Dans le but de fournir â nos paysans une main-dVeuvre qui fait de plus en plus défaut j'ai déposé et soutenu, à la tribune, des demandes de permissions agricoles. Mes efforts ont été, depuis 1025, toujours couronnés de succès.
Grâce à mon opposition, le projet de loi relatif aux convocations des réserves, en 19251 fut repoussé parla Chambre (séance du 11 juillet 1925)- Malheureusement, il n’en fut pas ainsi par la suite.
J’ai encore réclamé que les réservistes de la classe 1921 fussent exemptés de la première période de réserve — en dédommagement des 26 mois de service qu'ils avaient accomplis. Pleine satisfaction leur a été accordée.
J’ai collaboré à la défense du petit commerce et de îa petite industrie en proposant — pour l1 impôt sur les bénéfices commerciaux et industriels — des réductions k la base. Je suis d’ailleurs intervenu, à ce meme sujet, lors de la discussion de la dernière loi de finances.
J'ai accordé toute ma sollicitude aux réclamations si fondées des planteurs de tabac — suivant en cela l’exemple de nôtre ami M. Claude Rajon.
Quand la crise économique a affecté gravement l'industrie de la soie qui occupe dans notre région tant d'ouvrières, d’ouvriers et de petits artisans, je suis inLervenu auprès du Président du Conseil pour que fût rapportée la taxe à l’exportation» De même, j'ai approuvé tous les accords commerciaux qui protègent ladite industrie.
J*ai toujours préconisé une stabilisation légale de notre monnaie qui, seule, permettra une reprise totale des affaires, faisant disparaître toute nouvelle menace de crise économique et de chômage.
J'ai contribué, en 1926, à faire augmenter la taxe qui frappe les opérations de Bourse, c'est-à-dire à faire payer davantage d'impôts par les spéculateurs. Gela a permis au Trésor de récupérer quelques centaines de millions.
Noierai-je enfin qu'à maintes reprises, j'ai dû intervenir en faveur :
Des mutuelles de crédit agricole ;
Des mutuelles contre l'incendie, la grêle et la mortalité du bétail ;
Des victimes du chômage ;
Des victimes de la grêle, de la gelée et des inonda tiens ;
Des ouvriers retraités pour la vieillesse ;
De l’électrification des communes ;
De Fentre tien des chemins de fer et des routes, etc», etc.
Enfin, dans le cadre de la tolérance, de la neutralité et de la laïcité, je me suis toujours entremis pour favoriser la création ou le développement des œuvres poslscol aires, de renseignement professionnel et agricole et pour permettre à tous les enfants l'accès aux études supérieures-
Voilà, mes chers Electeurs, un aperçu de mon activité au Parlement. Vous avez pu vous rendre compte qu’à Paris, comme dans la circonscription, mes actes n ont point ôte
dictés par un égoïsme de personnes ou de partis, mais bien- par f intérêt et le bien de tous. Eh bien ! ce que j'ai fait hier, je le referai demain, si vous m'accordez, de nouveau,
YOtre confiance.
J’attends votre décision, dans le calme, n'ayant rien à me reprocher, et ne doutant pas un seul instant des sentiments de bon sens et de gratitude qui animent nos laborieuses
populations.
Vive la première circonscription de La Tour-du-Pin 1 Vive la République des travailleurs \
J.-L. CHASTANET
Député sortant.
Maire de La Tour-du-Pin,
Président de la Société d’Âgri culture, Vice-Président du groupe parlementaire dea planteur® de tabac.
2e circonscription de LA TOCJR-DU-FIN.