‹ Programmes, professions de foi et engagements électoraux de 1928Chapitre 141 sur 336 · M. LEGROS · texte numérisé non relu

M. LEGROS

Élu au deuxième tour de scrutin. — - 7,927

voix.

Chers Concitoyens,

Je tiens d’abord à vous exprimer ma satisfaction profonde de revenir devant vous dans le cadre, «je puis dire, fanuUal, du scrutin d’arrondissement dont j’ai voté le retour autant par conviction que par reconnaissance pour ceux qui m’ont élu la première fois en 1914 «t pour rester hdele a toutes mes promesses aussi bien qu’à vos intimes préférences

Vous me connaissez depuis tant d’années que je suis au milieu de vous et depuis quatorze ans déjà que je sms votre élu, clua

Ton» mes votes il. Chambre ont été inspirés par le souci de l'égalité et de la justice

. , l VZ d“ T1" d“ Par ~«u» d'économie, Tiw

contre des socialistes qui 1 ont ûu contraire augmenté-

J ai vote contre l’augmentation de l’indemnité parlementaire, ne pensanL nas nue i„

moment était venu pour les députés de se servir les premiers, alors que les affaires du pays étaient encore en si mauvais état. au pays

J’ai voté pour la mobilisation des députés, afin que ceux-ci suivent le sort de leur classe, au lieu de rester tranquillement fixés à leur banc, comme le Cartel l’a déridé i

que dans la discussion de la loi sur l’organisation de la Nation armée, il était questionne mobiliser jusqu aux femmes et aux enfants. question de

Jai voté pour l’incarcération des députés communistes léademeni ,.„„j - „

contre des socialistes, ne pouvant comprendre que le mandat de <ï7 r * * W'

%e pour se mettre à l’abri du droit commun. ^ ^ ^

Vous savez aussi que je ne vous ai jamais fait de vaines promesses tin revanche, aux élections dernières, que ne vous a-t-on pas promis V

-4“,Tptr™l "“T8” °l d” «“P— »■“>-» 1- -nu eu, -pubère vo.

^0tl seulement aucune cle ces promesses n’a été réalisée mii« d„ fa;f - i *r dir“to”“t i#* par le, socialiste, (meScÎ’ Z7ji ^ d emprunt iorcé, menace (W^ampOiage forcé de tous les billets de ïn amputer d’un dixième de leur valeur) le Cartel a “J l ? ^ banque, afin de les

paniques financières qu’ait enregistrées notre histoire. ^ ^ ^ P US loJ'mldables

Rappelez-vous ses émissions clandestines de billets de banque et ses infWie -es dont la total s’est élevé à 17 milliards et demi, autant

^appelez-vous la Banque de France publiant sous sa^ore^inn V > ^ ,

bilans truqués pour masquer des émissions illégales’ de bületsf N’étail-Ü pas' rNIU

Et^s;K=£r»a;S

£«ÏÏ!r<T“ 1S T"Ü d°8„Cb“»"!a el la <*“* vertigibeo» de natte nonneie

et de la Deiense nationale, les traitements des fonctionnaires et tous les

services publics. Il fallait deux milliards et l’ELat ne pouvait disposer tout au plus que d’tm million.

Rappelez- vous les petits possédants faisant queue aux guichets des caisses d'épargne pour obtenir le remboursement de leurs dépôts.

Rappelez-vous la ruée de la foule dans tous les magasins, cherchant à échanger un papier-monnaie qu'on pouvait croire définitivement avili contre n’importe quels articles ou objets matériels.

Rappelez- vous la dégringolade des rentes et de tous les fonds d'Etat et, pour finir, la Révolution, qui, déjà, prenait possession de la place de la Concorde et battait les murs du Palais-Bourbon.

Le redressement financier : ;

Si, au dire des carLellistcs, qui cherchent bien inutilement à se disculper, la situation qu'ils avaient héritée de la précédente législation était mauvaise (ce qui est faux, puisqu elle avait laissé un budget parfaitement équilibré et la livre a 67 lr.), comment peuvent-ils expliquer que cette situation, qui était devenue infiniment plus mauvaise et même tout à fait désespérée le 54 juillet 1926, se soit soudainement rétablie par le seul fait d'un changement de personnel.

Comment peuvent-ils expliquer que, des ïe lendemain du jour où fut écartée la menace socialiste et où fut constitué le ministère d’Union nationale, la livre soit tombée de 250 à 189 francs et qu'il ait suffi de vingt-quatre heures pour opérer ce changement ?

Que voyez- vous, en effet, aujourd’hui ?

Un budget voté à son heure et parfaitement équilibré.

Une énorme dette flottante, que les dépenses de la guerre avaient nécessitée et qui constituait une perpétuelle menace, en voie progressive de consolidation.

Notre deLte intérieure diminuée de près de 2 milliards.

La hausse des rentes s'accentuant de jour en jour ;

Le 3 0/0, notre vieux fonds national, qui était descendu au-dessous de 48 francs, en vaut aujourd'hui 70 et le 6 0/0 qui ne valait guère que 60 francs, a maintenant dépassé le pair.

Le portefeuille des rentiers et de tous les porteurs de fonds de l'Etat a acquis, depuis deux ans, une plus-value qu'on peut estimer à plus de 50 milliards.

Les retraités, îes pensionnés, les grands mutilés, les fonctionnaires, ont reçu d appréciables satisfactions qui leur avaient été promises et que, seul, a pu réaliser le gouverne* ment d'Unicn nationale.

Bien que nous ayons encore d'immenses difficultés à résoudre, nous pouvons envisager La venir avec confiance, à la condition que les élections qui se préparent nous permettent de mener à bonne fin la politique si heureusement instaurée et qui est celle dont je n ai jamais cessé de m'inspirer.

Politique agricole :

Pour combler le gouffre du déficit creusé par les erreurs du Cartel, il a fallu voter de nouveaux impôts.

Ces impôts, je les ai votés pour éviter la ruine de mon pays, mais j'ai cru devoir m’abstenir sur l'augmentation proposée des droits de circulation sur les vins, en raison de l'attitude que j’avais prise antérieurement sur cette question dans la précédente Chambre, où j’étais intervenu pour demander, au contraire, la diminution de ces droits.

Cependant, la politique du Gouvernement actuel a déjà commencé à apporter à tous ces impôts de notables atténuations.

Les droits de circula Lion sur les vins, dont ï’aug mènt ation n’avait été demandée qu’à titre exceptionnel, ont été ramenés, selon la promesse qui eu avait été faite, à leur taux antérieur.

Les coefficients des bénéfices agricoles sont descendus de S à 2,50 et même de 2,50 à 2 pour les terres à blé.

L’impôt foncier a été avantageusement remanié.

Les petites cotes ne dépassant pas 100 francs ont été dégrevées de 50 0/0.

Il résulte de tous ces dégrèvements, consacrés parla loi de finances de 1028, que les impôts qui pèsent sur les cultivateurs seront réduits de plus d’un quart et presque d’un tiers.

Comme je suis convaincu que îa production est îe moyen le plus efficace pour assurer notre relèvement et que nous devons tout subordonner à ce but, je suis resté invariablement fidèle au programme et à toutes les revendications de nos syndicats, de nos associations et de notre Chambre d’agriculture.

C3est pourquoi j*aî voté, à 1 encontre des socialistes, pour la libre exportation des produits agricoles, c’est-à-dire pour le rétablissement des débouchés de l’agriculture, parallèlement à ceux de l'industrie.

C’est pourquoi, contrairement aux socialistes, dans les discussions de l’additif douanier, j ai voulu protéger nos vins, notre blé et nos denrées agricoles, car la politique agricole est an tout, si on ia considère au point de vue des importations et des exporta tiens.

C est pourquoi, notre département étant, parmi tous nos départements de France, un des trois plus grands producteurs de cassis, avec l’Oise et la Côte-d’Or, je me suis associé aux efforts de mon collègue et ami Camuzet, pour la répression des fraudes sur les sirops et liqueurs de cassis et pour la suppression de ces cassis de fantaisie dont l’invasion sur notre marché menace de compromettre gravement nos plantations et notre production de cassis, tout particulièrement dans le canton de Contres.

Four les commerçants :

La prochaine législature devra surtout se préoccuper d’amender et de simplifier les impôts qui frappent les commerçants et dont îa multiplicité et la complication inextricable entraînent trop souvent pour eux des contraventions injustifiées.

Ces impôts, dont je n’ai pu admettre, en particulier, la rétroactivité, et déjà excessifs pour tous, sont difficilement supportables pour les petits commerçants. Aussi, de concert avec mon collègue Lesaché, nous avons demandé en leur faveur rabattement à la base de leur cédule, afin qu au-dessous d’un maximum de bénéfices nets, indispensable pour vivre, ils en soient exonérés.

Dès cette année, des abattements importants auraient pu figurer dans le budget, si les socialistes ne s’étaient opposés à ramodiation du monopole des allumettes qui aurait mis annuellement un supplément de près de 300 millions clans les caisses du Trésor.

L’industrialisation des monopoles d’Etat, ou leur remplacement par des sociétés anonymes sous le contrôle de l’Etat, sont parmi les plus substantielles mesures que je n’ai

cessé, pour ma part, de réclamer, si l’on veut entrer sérieusement dans la voie des économies.

11 est certainement souhaitable de substituer le plus possible les taxes à la production a a taxe sur Je chiffre d affaires, mais leur généralisation, outre d’immenses difficultés techniques qu elle susciterait, pourrait avoir pour résultat d’augmenter encore sensiblement le pnx de la vie et, en tout cas, d’augmenter certainement les charges des agriculteurs auxquels cette taxe devrai t être appliquée.

Le commerce a soif par dessus tout de sécurité* Il Ta trouvée dans la stabilisation de fait de notre monnaie réalisée depuis dix-huit mois, en attendant la stabilisation légale qui viendra à son heure, au moment qui paraîtra ie plus favorable et de manière à n'apporter que le minimum de troubles aussi bien pour les rentiers que pour notre économie nationale, Mais elle ne saurait s effectuer que sous un régime qui soit lui-même stable et à l’abri des secousses politiques. Son heureuse réussite est donc liée étroitement au résultat, des prochaines élections.

J'ai voté, malgré ses imperfections, la grande loi des assurances sociales et seulement parce qu’il a été formellement spécifié que des modifications importantes seraient apportées en ce qui concerne son application définitive au monde agricole.

Malgré toutes nos dificultés financières, nous avons voté près d'un milliard d1 augmentations dans la dernière loi de finances pour des œuvres d’hygiène on proprement sociales, telles qu’allocations aux femmes en couches et allocations aux familles nombreuses*

Notre relèvement ne comporte pas seulement la nécessité cf accroître dans tous 1@b domaines nos facultés d'enrichissement. Nous devons nous efforcer de tirer aussi de nousmêmes tout ce que nos intelligences sont susceptibles de fournir*

L'égalité de tous devant V instruction ïfest que le complément de cet autre principe de l'égalité de tous devant le service militaire qpi fut l’œuvre de mon parti*

Politique de îa paix :

J'ai vu de trop près les horreurs de la guerre pour ne pas m'associer à toutes les mesures susceptibles d’en prévenir le retour.

J’ai voté les accords de Locarno*

Dans de nombreuses circonstances, j'ai déclaré hautement qu'il ne fallait pas se laisser rebuter par les échecs ; que nous devions, au contraire, multiplier, sang jamais noos lasser, toutes les tentatives possibles pour nous rapprocher de F Allemagne,

Mais, jusqu'ici, toutes ces concessions n'ont guère profité qu’à elle seule et, en présence de son attitude qui reste toujours énigmatique et obscure, en attendant que l'idée déjà en progrès de la solidarité et de l’interdépendance de tontes les nations de l’Europe ait fait an plus long chemin, nous ne devons rien négliger pour assurer nous-mêmes notre sécurité afin aussi que notre armée puisse contribuer efficacement pour sa part au maintien de la paix et soit capable éventuellement d'appuyer les sanctions de la Société des Nations,

Nous avons prouvé notre désir de la paix, en réduisant de plus de moitié nos effectifs par rapport à 1914 et en votant le service d'un an*

En donnant au monde l'exemple d’une grande démocratie laborieuse et pacifique, mais soucieuse de sa dignité, la République sera d'autant plus capable de remplir son rôle, qui lui convient si bien, d’être l'arbitre respecté et le plus indiscutable de la paix.

Tels sont, mes chers Concitoyens, si je redeviens votre élu, les principes qui continueront d'animer ma politique*

 vous maintenant de décider par vos votes, et dans a plénitude de vos consciences, si j'ai rempli mon mandat selon vos vœux, aussi bien qu'en conformité avec les véritables intérêts du pays*

À vous de dire si vous me jugez digne de me consacrer de nouveau à la rude tâche qui s’impose pour la régénération de la France et pour l'achèvement de laquelle il ne faudra pas moins que ie concours ardent et unanime de toutes nos volontés et de tous nos cœurs*

Vive Ja République !

* Docteur Georges LEGROS

Député sortent.

Conseiller général de Montrîchard*

No 3814

Circonscription de ROMORANTIN.

M. Richaud GEORGES

Elu au deuxième tour de scrutin. — S. 193 voix.

Richard Georges, pupille de l’Assistance publique, né à Paris le 9 juillet 1893, arrivé à Lauthenay en 1894.

Ouvrier agricole près de Selles-sur-Cher, il fut envoyé dans les verreries de Vierzon en 1909, puis clans celles de Rar-sur-Aube, et enfin dans les mines du Pas-de-Calais en 1910,

La, grâce a son activité, à son dévouement, à sa connaissance approfondie des questions immères auxquelles il se consacra avec ardeur et ténacité, il se créa une importante situation dans le mouvement ouvrier de la région du Nord.

Dès 1919, malgré son jeune âge (26 ans), il était nommé député, puis conseiller municipal de sa commune et, enfin, maire. Ce fut le plus jeune député-maire de France

Pris de la nostalgie de notre belle Sologne qui avait bercé son enfance, et qu’il revoyait chaque année, quoique maintenu chaque année dans le Pas-de-Calais à l’unanimité des o, 000 membres de la Fédération de son parti, il revint en Loir-et-Cher.

En 1924, il était désigné comme candidat aux élections législatives du 11 mai.

Il lut élu tête de liste avec plus de 27.000 voix*

Un an plus tardai enlève la mairie de RomoPantin. Il ge révèle administrateur de valeur. Admirablement secondé parla quasi unanimité du Conseil municipal, il transforme a ville. Cruche, bains-douches, consultation de nourrissons, oeuvres sociales diverses développement des services d’assistance, etc., semblent sortir de terre ou se réorganiser. ’

En juillet 1925, Richard Georges'; est désigné comme porte-drapeau des républicains pour élection au Conseil général du canton de Romorantin. On lui oppose — comme aujourd’hui — M. Payen. Ce dernier est infériorisé de plus de 400 voix. C’est un succès mente, mais qui dépasse les espérances les plus optimistes en faveur de Richard Georges!

L action de l’élu de la Sologne est diverse et féconde tant à la Chambre qu’au Conseil general. J

Secrétaire d’âge des 12e et 13' législatures, il dépose de nombreux projets sur les ques- ■ons d hygiene des travailleurs, sur les sapeurs-pompiers, sur les élections aux Chambres rarT™erce, sur le payement des droits sur le vin suivant le degré alcoolique, etc.

De 1924 à J928? il dépose plusieurs propositions de loi :

min'Îenuendant & ^ dépUtéS et d<3S sénateurs’ Proposition qui n’est pas

i) A rendre les Femmes commerçantes éligibles aux tribunaux de commerce -

ns J H r?6r P°ür l6S éiections des Chambres de commerce dans toutes lés commujesouii y a 10 électeurs inscrits ;

jd) A faire bénéficier d’une pension d’Élat les sapeurs-pompiers communaux ayant au ®onis trente années de service et 55 ans d’âge;

guerre ^ empl°iS mÜitaire9 P™nnés pour infirmités de

f) Contre les candidatures multiples aux élections municipales :

g) Tendant à punir les accapareurs et les spéculateurs ;

h) Tendant à accorder aux débitants -récoltants l'allocation en franchise de 10 litres d'alcool pur (comme pour les vignerons) ;

i) Concernant l'hygiène des travailleurs ;

j) Tendant à modifier l'abominable loi sur la police de la chasse ;

k) Tendant à abroger la loi sur les sociétés à responsabilité limitée ;

/) Tendant à rétablir les tribunaux de Vendôme et Romorantin, etc*

A la tribune de la Chambre, il signale certains abus commis au camp de Pruniers (intervention qui déclancha une enquête)* Il appelle Inattention du Parlement sur les dégâts que les lapins de garenne commet! ent sur les terres cultivées de la Sologne.

Suite à cette intervention un : projet de loi est déposé par le Ministre de F Agriculture* îl est volé par la Chambre le 17 février 1927,

C’est la première fois qu'un député pousse jusqu'au bout la lutte contre les dégâts du gibier*

Par ailleurs, il soutient les vignerons de notre région contre la puissante Confédération générale vinïcole du Midi qui ne veut rien moins que faire considérer les vins du Loiret-Cher comme anormaux et impropres â la consommation*

En 1926, constatant la carence de la Commission du commerce devant le Sénat, concernant la propriété commerciale, il adresse sa démission au président. Renommé en 1927, il maintient sa démission.

C'est le suffrage universel qui doiL avoir le dernier mot* Il est inadmissible que le travail de la Chambre soit saboté par le Sénat*

Au Conseil général, ses interventions fréquentes ont en vue : F amélioration du réseau routier, la mise en régie des tramways à vapeur dont la nouvelle exploitation est tant appréciée de nos populations solognotes, l1 électrification de nos campagnes, etc.

En dehors de cela, Richard Georges peut dire, avec fierté, que nul ne s'est adressé à lai en vain*

A Romorantin, presque tous les mercredis (jour où la Chambre ne siège pas), il s’est continuellement tenu en rapport avec les électeurs et toutes les personnes qui ont eu besoin de son concours*

A la Chambre, il jouit de l'estime et de la considération de tous.

Tel est l'homme qui se représente aux suffrages dos électeurs de l'arrondissement de Romorantin,

Il honore la Sologne qu’il représente et les habitants qui Font élu l

Programme du citoyen Richard Georges*

Dans l'ordre politique et constitutionnel :

1° Suprématie du suffrage universel* — Limitation des droits du Sénat. — Amnistie — Abrogation des lois scélérates ;

2° Paix complète et totale, — Cessation des guerres du Maroc et de Syrie* — Sécurité par l'arbitrage et le désarmement contrôlé* — Évacuation de la Rhénanie* — Maintien des relation» avec tous les pays ;

Armée :

3° Service militaire de neuf mois (déjà demandé dans une proposition de loi signée de Richard Georges), préparant le service de six mois ;

Finances ;

4° Stabilisation immédiate* Contribution progressive prélevée sur la fortune acquise, avec dégrèvement à la base* — Remaniement des charges fiscales de façon â dégrever sensiblement îes petite et moyens contribuables en faisant payer leur juste part aux riches ;

No 3814

Éducation nationale :

5° École pour tous à tous les degrés, — Défense de toutes les lois laïques et delà laïcité; Législation du travail :

6Û Défense des revendications ouvrières ; les huit heures ; les contrats collectifs ; le contrôle ouvrier ; large participation de l'État, aux assurances sociales, etc, ;

Agriculture :

7^ Création d’Offices publics des blés et des engrais. Action énergique de l’Etat en faveur des petites et moyennes exploitations. Application des lois sociales aux travailleurs agricoles. Lutte contre les dégâts du gibier ;

8fl Exécution des grands travaux d'intérêt public : habitations ouvrières à bon marché, outillage, lutte contre la vie chère ;

Hygiène et prévoyance sociale :

9° Création d'œuvres en faveur de l’enfance, — Refonte des lois d'assistance, — Création d'un vaste service d'hygiène en vue d’assurer la protection de la sanie publique.

Citoyens !

Voici mon programme nettement et loyalement exposé*

C'est la continuation de la politique que j’ai menée depuis plus de huit ans à la Chambre,

Je ne retourne pas ma veste*

Je n'implore pas les suffrages des puissants du jour, ni des enrichis de toute sorte J Je ne m’incline pas devant le veau d'or ! Ma ligne de conduite est droite et nette*

Je suis et je reste à l'avant-garde de la grande armée laïque et républicaine.

Vive l’arrondi sseiûjént de Romorantin 1

Vive la République !

Richard GEORGES

Maire de Romorantïn,

Conseiller général de Loir-et-Gher* Député sortant*

A l’heure où vous recevrez ces quelques lignes, la bataille électorale sera bientôt terminée.

Permettez «moi Je vous adresser à tous, à mes adversaires politiques comme à mes amis, mes remerciements les plus sincères et les plus affectueux, pour ^attention et la courtoisie que vous m’avez tous témoignées dans les 120 réunions où j'ai exposé mon programme.

Vous me rendrez tous cotte justice : c'est que j’ai respecté partout les personnes et la vie privée cie mes concurrents.

Pour moi, citoyens, j'ai estimé que la personnalité de mes adversaires politujueé était sacrée et dans aucune de mes réunions je n’ai voulu citer leur nom,

La lutte pour les idées, la lutte sur les programmes, voilà la seule qui devrait exister.

Entre un avocat qui fuf^ de tout temps et en toutes circonstances, l’adversaire déterminé de l’école laïque et des réformes sociales si patiemment conquises par la démocratie, qui ne saurait défendre ni les agriculteurs parce qu'il ne connaît pas leurs intérêts, ni tous les travailleurs parce qu’il ne connaît pas leurs besoins et qui fut, de plus, toute sa vie l’ennemi déclaré du régime républicain*

Entre un banquier inconnu et opulent, ignorant complètement les intérêts de notre Vende mois, incapable par la plume comme par la parole de les défendre, représentant la dictature de l’argent corrupteur qui achète les hommes et avilit les consciences.

Entre un paysan cultivant lui-même ses terres, connaissant admirablement les intérêts de toutes les catégories de travailleurs, ayant toujours défendu avec énergie leurs revendications et qui, depuis plus de 35 ans, adonné à la démocratie vendômoise le meilleur de lui-même, qui est toujours resté fidèle à son idéal laïque, républicain et socialiste, ayant toujours porté haut et fermé l’étendard républicain.

Electeurs, vous n’hésiterez pas I

Mes ches Amis.

J ai voulu, dans toutes mes réunions, ne vous dire que la vérité !

Je vous ai dit et répété que le premier devoir d’un élu, c’était de soutenir de toutes ses forces et de consacrer tous ses efforts à rétablir le crédit de notre pays qui doit tenir ses engagements envers tous les laborieux travailleurs qui ont donné à la nation, sans hésiter, leurs économies pour la relever des ruines et des désastres de la guerre.

Électeurs Vendômoie,

Si je suis votre élu :

Je vous promets formellement d'être assidu aux séances de la Chambre ■

E)e déposer moi-même mon bulletin dans Furne :

Do dolendre les intérêts des petits commercants si lourdement Imposés ■

«ce ^ PrOUSer ,,aSri“'l"re ^ “ — —• P>» * Pour

D accroître les libertés ouvrières et syndicales ;

De défendre la République contre toutes les dictatures ■

De travailler de toutes mes forces à réaliser la paix totale et définitive

compte ckZemaldT1,“”“t * V"ir ^ d“”* ^ “« ™“

En votant pour moi :

Vous voterez pour un homme qui a les mains propres, ouverte" 7 ;tPaSdeS°nneUeàkp0rtedema m°desle demeure> elle vous sera toujours Je ne suis pas un nouveau riche de la politique

Pas d abstentions ! Tous aux urnes 1

Que pas un d’entre vous ne manque à l'appel.

A bas la guerre ! Vive la paix universelle !

Vive la République sociale !

BESNARD-FERRQN

Cultivateur, conseiller municipal à YilHers. Conseiller général de Vendôme.

Secrétaire de la Commission dép&rtemeflî&Ie,

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