‹ Programmes, professions de foi et engagements électoraux de 1928Chapitre 146 sur 336 · M* G1GN0UX · texte numérisé non relu

M* G1GN0UX

Elu au deuxième tour de scrutin, — 8,091 voix*

Electeurs,

À Tunanimité de 400 délégués réunis le 3 mars en congrès à Charlieu et représentant toutes les communes de la deuxième circonscription de Roanne, j ai éLé désigné comme candidat républicain d' Union nationale aux élections législatives prochaines.

Enfant du Roannais, mêlé depuis toujours à la vie de nos populations rurales, j’ai accepté Hionneur qui m’était dévolu de présenter à vos suffrages une politique de simple bon sens*

Les faits parlent d’eux-mêmes* L'instabilité gouvernementale provoquée en 1924 par l’arrivée au pouvoir d'une majorité groupée pour une opération électorale, dépourvue d’un programme constructif commun, et constamment dominée par la pression des socialistes révolutionnaires, a conduit, en juillet 1926, le pays aux bords de la catastrophe. Avec la monnaie nationale ont failli sombrer les finances publiques et l’épargne privée* 11 n’est pas un Français qui n'ait eu à ce moment tout a craindre pour son avenir matériel et pour celui de ses enfants*

Vingt mois d’Union nationale ont commencé k rétablir notre situaiton. Les hommes de Donne volonté groupé sous la direction de M* Poincaré, chassé après les élections de 1924 et rappelé à l'heure du péril, ont relevé le franc, remis de l’ordre dans les finances, rendu la stabilité au pays, permis d’amorcer les réformes urgentes, jadis promises avec tant d’éclat, et que 1 anarchie politique et financière avait rendues jusque-là impossibles,

Électeurs !

Le choix que vous aurez à faire ie 22 avril est simple* Deux alternatives vous sont offertes :

Persévérer dans la méthode qui nous a sauvés*

Revenir à celle qui nous a conduits au bord de l’abîme.

Partisan de 1 Union nationale, je me réclame sans restricteons des directives que le grand Français et le grand républicain qu’est Raymond Poincaré, vient de donner au pays dans ses discours de Bordeaux et de Carcassonne. Par Union nationale, j’entends l’accord autour d un programme réaliste de tous les Français, soucieux de ce qui les rapproche plus que de ce qui les di vise, et décidés à achever dans Porrîre et le travail le rétablissement économique et financier du pays. Nous ne saurions exclure de cet accord que ceux qui s’en sont exclus eux-mêmes, savoir, avec les communistes, le Parti socialiste révolutionnaire et ceux e ses a^lés radicaux-socialistes, qui, comme les membres du Bloc républicain et socialiste e la Loire, ont constamment combattu, par leurs élus à la Chambre, la politique du gouvernement Poincaré.

Électeurs I

En 1924, on vous a promis toutes les améliorations, toutes les réformes* Sitôt après, et parce qu il s est fait une politique qui aggravait tous les jours la situation financière de l’État^

aucune de ces promesses n’a pu être tenue et, tout au contraire, des char-es nouvel! ont été imposées. 1 °es nouvelles vonj

Le plus simple bon sens vous apprend qu’aucun^ro^rès ne sera de nouveau «f.!* a .

mi»»1’"' °r<lr8 * Ï“'U i,L'"i0" »• »nl d “Ü

Voici dans quelles directions principales nous nous proposons d’agir en nrnfii , , commencement de sécurité et d’aisance que l’Union nationale a, enfin, procuré lu p,“ **

En politique extérieure w

Je veux la paix , j e la veux comme la veulent les hommes qui ont fait la guerre dam h tranchée et ne veulent plus revoir ce qu’ils ont vu. ’*

Mes amis et moi, nous voulons la paix dans le cadre de la Société des Nations P, j accords internationaux conclus sous son égide. ’ 1 deî

Nous voulons l’exécution du plan Dawes et des réparations qui nous sont due,

Allemagne sans exclure la possibilité, de négocier aimablement avec nos débiteras fa amenagements pratiques. eimeurs tfeg

d.UcftfcÏÏT ” lia“°” él"Ue' »*. «ta- , la révision du

Nous voulons, dans : la mesure compatible avec la sécurité nationale, poursuivre h

re ucüon des charges militaires qu’a pu amorcer le gouvernement Poincaré. P

E n politique intérieure*

,j::Tzvru *? ™pnbiica™. «4-1 *. i. ***».

mEe. a«T,L T! T °rdnî’ Je pr<!Priété » «WU.L*.

SSS “ t ,Tlml °meH° e‘ d" d» socialisme rf*

a} Politique financière :

1= d ST’ ‘1 de nota d.lle, im

Xf j“ "SaS™“,! f" 1 EUl' d™>„t «"> poursuivis comme ils ont «4 comme»*.

valoir „rdtr ‘"V P™Ci|:,e ab”,U' A~ “é “ P8”* cepemUat

tion utile! ’ qm ^ tl6nne Compte de Ia nécessité de dégrever le travail et la praduc*

C’est pourquoi je suis disposé à défendre :

notammt StriCte * SUr IeS revenus- en toutefois son assiette,

rimpôt Sür Ies “ces •«■“* p- la --- la pl“s

vexaÎÎit9 7Pitti0n iS n°tre SyStÈme fiscal- troP souvent cahotique, inintelligible et fnnj ’ ..^T™ * remPlac“l progressif de la taxe sur le chiffre d’affaires, qai

eeifp réf P C 01 ' commercei par une taxe unique pour toutes les spécialités ni

cette ré t orme sera reconnue possible ;

consém^^é7tTn ProgTWSive dGS impÔts de consommation, dont la multiplication est la

l’État f -i l i - T— 'irgenfs el confinuels que la politique suivie avant 1926 a creésà 1 Ltat et de la dépréciation constante du franc.

une t2l°Te Pyr r°,,(re Caté«oricIuement opposé à tout impôt sur le capital, qui est

ri^£iriaPpllCar ln,p°SSibleet d'une empiète iniquité, ainsi que Jcs expériences laites dans les pays étrangers l’ont montré.

, ~~ 655 — No 3814

Enfin, je me déclare partisan du maximum d’économies dans la gestion des services publics; afin que l’Etat ne réclame pas au contribuable surchargé, des sommes qu'une adminisÉi-alioa meilleure et simplifiée pourrait rendre inutiles*

h) Politique économique :

Nous devons encourager la production sous toutes ses formes ;

Pour que la vie devienne moins chère ;

Pour qu'il y ait du travail pour tous, convenablement rémunéré.

À cet effet, il faut poursuivre :

a) La réorganisation: et le développement de notre, outillage national (ports canaux chenuns de fer, etc.), au besoin, avec le concours des prestations en nature que nous doit l’Allemagne ;

h) La diminution du prix des transports ;

cj Lue exploitation plus rationnelle des entreprises d 'Étal, à l’exclusion de monopoles nouveaux- ; ’ 1

d'l ,La conc!usiori de traités de commerce, qui, outre qu’ils ouvrent à nos produits des débuchés nouveaux, sont d utiles agents de pacification économique et politique ;

e) Le développement de la petite et moyenne industrie, en encourageant en particulier 1 atelier de famille, par des ménagements fiscaux et la fourniture de lumière et d’énergie à des prix abordables; la réalisation rapide du programme artisanal ;

f) mise en valeur des ressources de nos colonies.

c) Politique agricole :

L’agriculture toujours célébrée en: paroles, et presque toujours sacrifiée, a besoin d’un concours urgent des pouvoirs publics*

Son premier droit est le droit à la liberté commerciale complète et à un traitement , a.Celul des autres Anches de l’activité nationale : liberté d’exportation des produits agricoles protection douanière équivalente à celle de l’industrie. Ces deux réformes réalisees par le Gouvernement d’Union nationale doivent être maintenues, afin que le producteur agricole obtienne la rémunératron équitable de son travail.

Je me prononce également pour :

aJX’achèvement rapide, Jîé pour une grande part au maintien de la situation frnancm, du programme d’elecLnfication rurale;

l’écok ptlmatÏ. PP6ment de JW&tteœeBti a^ricole « tous 1* degrés, et notamment à

i|i^t^emrtde!inSÜtUti0nS de CrédU ^ricoIe’ notamment par l’octroi à des . r éh°reeS deS Credlts de I)reraier établissement aux jeunes agriculteurs-

«taSAlÎMiC”""* ™ral“ e“S‘ h°mté‘ i ,0n ”“** ’0i

11 vu’“

••25&235ÏEÎ" Cl,ambr8!d'asri™u"™' 18 déveI°pr«mei't Pu

« d’ “ viticu,tur8 81 ,e ** d8 lib” di*p8!iii8" d8

^léFale’ P0Hr tfScessaire, surtout dans notre région, le contact P que de ses élus parlementaires avec les associations agricoles.

d) Politique sociale :

J’afiirme que les partis d’ordre et d’union ont, dans les circonstances actuelles, le devoir

et, plus que d’autres, la possibilité de pratiquer une politique sociale agissante, parce que cette politique ne doit pas être faite de promesses faciles mais de réalisations pratiques qui exigent, elles aussi, une situation financière stable.

C’est dans cet esprit que je suis partisan de ;

a) L application de la loi sur les assurances sociales? Il y aura lieu, toutefois, d’y appoN ter des correctifs dont la nécessité est reconnue par tous, notamment en ce qui concerne l’agriculture qui est présentement exclue en pratique du bénéfice de la loi ;

h) La guerre au tandis, tueur d’enfants et agent de démoralisation par dos facilités immédiates à la construction et à la constitution de la petite propriété ;

c) Le développement des institutions d’apprentissage et d’enseignement technique ;

d) La lutte contre le chômage et l'organisation du placement;

e) La large et loyale application de la législation ouvrière existante ;

f) La mise au point rapide du statut des fonctionnaires ;

g) La défense énergique des droits des familles nombreuses, conformément, aux revendications de leurs associations, notamment par l’institution du vote familial, du jeu amélioré des primes à la natalité, des allocations familiales et de dégrèvements fiscaux proportionnels ;

h) Au fur et à mesure de la restauration financière, augmentation des prestations ins* crites aux divers chapitres du budget de fhygiène, aujourd’hui insuffisantes.

e) Anciens combattants :

Ancien combattant de notre régiment roannais et mêlé depuis la guerre à la vie de nos associations, je déclare, en dehors, bien entendu, de toute question de parti, adhérer aux revendications quelles ont récemment exprimées*

Électeurs I

tout ce programme est subordonné dans son exécution à l'achèvement de notre restauration financière, au maintien de la stabilité politique, économique eL sociale

Cette stabilité, 1 expérience nous 3’a cruellement appris, l’Union nationale a seule pu nous l’assurer; elle peut seule la maintenir*

Si vous favorisez le retour au pouvoir, comme en 1924, d’une coalition entre des parfis qui, comme le parti radical-socialiste et le parti socialiste unifié, n’ont en commun aucun programme, et ne sont unis que par les nécessités électorales, vous reverrez, les mêmes causes produisant les memes ciTets, les heures tragiques où ce pays a failli sombrer*

Cela pour vous, pour vos enfants, pour le pays lui-même, vous ne le voudrez pasl

Vive la 2 6 circonscription de Roanne I

Vive la République !

Claude- Joseph GÏGNQUX

Officier de la Légion d'honneur. — Croix de guerre. Agrégé des Facultés de droit.

Conseiller du commerce extérieur de la France.

Membre correspondant de l'Académie d’agrkuUuffc.

Propriétaire-' viticulteur et maire de Sl-Jean-le-Puy.

Candidat républicain d’ünion nationale.

1IC circonscription de SAINT-ÉTIEHNE.

Page 1