M. VERNAY
Elu au deuxième tour de scrutin. — 8.212 voix.
Programme minimum*
. .LC ClLOyen.A'^Gd Vernay FroPose aux électeurs de la 1« circonscription un programme minimum, précis et sans équivoque, de liberté, de solidarité, de justice et de paix.
"j"™»™; - *“*■»*. U liberté * conscience et etteché à la laïcité eJTeo blique E ’ d nS Clera PaS qU’°n P°rte aUeintS aai lois fondamentales de la Répu-
Convaincu de la nécessité d’accorder toutes les garanties efficaces de justice, il se pro-
mZZiïJr18** pour délils d Vnion’ fle la Slippr“ ^ et
Défenseur de l’école laïque, il entend la consolider, rendre effective l’obligation scoairc développer 1 enseignement postscolaire, ouvrir à tous ceux qui le méritcnL parleur unique ’ 30065 3 l m*nemSnt ^conduire et supérieur, en un mot, réaliser l’école
Politique sociale. — Il est résolu à défendre la loi de huit heures si elle est menacée * S veillera ce que somnt appliquées, en France, les résolutions adoptées par le Bureau international du travail, a accorder le droit syndical aux fonctionnaires.
JL Ü^f8! t0fes les m.0sures d’as9istallCe, de protection et d’hygiène pouvant amé- , le sort des femmes, des enfants et des travailleurs et en premier lieu il exige une large politique de l’habitation, ainsi que l’aide aux familles nombreuses. f
îeclame les conges obligatoires et payés, l’institution du sursalaire familial.
bref Pàiti9Ui fi™mÜre el économique. - Favorable à la stabilisation légale, dans le plus
b en u Î ï T ", qUS PœUVre de redrê^™nt financier ne peut être menée à bien que dans le cadre d’un système fiscal fondé sur la justice.
fraooén??*6 SL°-7lté df mi6UX adapt6r PimpÔt aux facultés de chacun ; les impôts qui mTLL J i"' ’ iGS a-nCllUours et ies commerçants sont trop nombreux et
cuvent bases sur des évaluations injustes. Il importe de les simplifier et de les modifier üans un sens plus équitable,
reverf LL V°U’ atténuer Par un meilleur aménagement de l’impôt progressif sur le
Lr i5™ T' Par l6S t3XeS ih(iirectes et Ies cédulaires, frappent trop leur-
ue.ncnt les classes laborieuses du pays,
réoJwU iediSCrimin7iOI1,enLre 163 reVCnUS du caPifal et «ux du travail ; maintenir èt £ lfiS ra°n°P°le3 dEtat> ^ut en instituant le contrôle des grands monopoles de
Poursuivre et réprimer impitoyablement la fraude fiscale.
^acoaüa^em^TT116 x Pendre toutes les mesures nécessaires pour combattre efficacement accaparement, la spéculation, la vie chère.
Politique agricole . — Pour arrêter l’exode rural, il estime qu’il y a lieu de développer l'électrification des campagnes, d’améliorer le réseau routier, de poursuivre une politique d’engrais à bon marché, de doter les offices agricoles et les chambres d’agri cul tore des ressources nécessaires à leur bon fonctionnement, aussi de développer le crédit des assurances et des coopératives agricoles.
Il prendra toutes les mesures utiles aux ouvriers agricoles auxquels l’accession à la petite propriété doit être facilitée.
Citoyens,
Le corps électoral est appelé à se prononcer sur ce programme minimum :
La paix ;
La justice sociale ;
La justice fiscale ;
La solidarité de la nation.
Les électeurs de la !rô circonscription de Saint-Etienne l'approuveront en donnant leurs suffrages au citoyen
Alfred VERNàY
Premier adjoint au maire de Sain UE tienne.
2e circonscription de SAINT ÉTIENNE
M. DÜRÀFOUR
Élu au deuxième tour de scrutin. — 9.804 voix.
Le Bloc républicain et socialiste, interprète du vœu des niasses ouvrières et ne .a démocratie républicaine, a l’honneur de présenter à vos suffrages la candiia'ure du citoyen
À- Durafour.
Son nom, son passé, son action vous sont connus.
Depuis près de vingt ans, il vous représente au Parlement.
De Saint Étienne et de la Loire, où il incarne le dévouement à la défense des travailleurs, son nom a rayonné dans le pays tout entier.
Les cinq sous du poilu, la loi de huit heures dans les mines, la loi sur les assurances sociales, à la préparation de laquelle il a tant coopéré, ont créé autour de lui la plus durable et la plus légitime popularité.
G est vers lui que, de tous les points du pays, les humbles, les déshérités, les victimes de l’arbitraire et de l’injustice, tournent, dans leurs souffrances ou leurs ^ngoisses, leurs regards et leurs espoirs.
Lorsque, Il y a six mois, le monde entier se sot leva d’indignation et d’horreur contre les tortures infligées à Sacco et à Vanzetti, ce fut à Durafour, qu’en France, tous les
1 ooxq
hommes de cœur, toutes les femmel généreuses, remirent la présidence du fnm', • , défense, qui, dans un eilort désespéré, tenta d’arracher Ma mort L deux martyrs
probité et de désintéressement. ’P ' crotie, synonyme do courage, de-
Mais on peut dire „ eveè, qu’au debore, depuis les débats de Genève depuis le, .coords de Londres, qm, grâce à ses efforts, ont oons.cré l’application de la lo! dThiî
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lcur, cette conquête, le non, d. Dnrafour, négociateur du protocole de Londres ‘™boB»
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cause de. bu,t heures et du prolétariat international. 8 conlmc un succ°e pour la
aidés par la cemplicit/ inconsdlnte de quelques unf stfforcT ^ PUisSanC6S d’arSent’
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Déj à, a deux reprises, en mai et en juillet 1925 dîne 'c *
'* déajoercie ouvrière a répondu à ce, l...
autre ebo™T tâ Tt^T “ tuencée, pour le bien des travailleur. ’ " ™it «—
Cette tâche considérable ne peut être loi qu’à peine esquissée.
ta™, "application Z “V* *"? Curateur,
exclus jusqu’alors, totalement ou partiellement, de ses avantag^1 ‘™™lleur,,
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métiers ; du 6 août 1Q-75 3Ilr J-. „nn„ont- '• , ’ Portant création de chambres de
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de
-^^Siar5’ Durafour adopter par la Cb.nrb,, „
mA“'uZZmZ7] V7T ‘ f°°né h'“ “* retrait"‘ de» 11 j-i'lol ot 31 juillet
lois £ nTri3dT„l“ U9ltrc‘.dei!a T T °“Vrière " PVUme D"raf°” * “ ™l»
««ta. accordées'par S a , ‘ ? f®’ V* « *>"“ >» «"-tiens et boni-
a 7-1® P “ut (cette dermere due à son initiative).
des vœux de la FédVrt ^ Vr 1 minîstre’ soit comme député, Dnrafour, interprète
fa Si» L où „ “ tZZZZ mUÜ1” dU *ravai1’ • «K»* » «isnatné ans %£
«empie, l’aïr„07'“ , ! à ««« “Mo" victimes, et, p„„r ». oiler P„
voter la loi du 8 j uiîet t gsT'u ** * ^ P°rlée de 800 francs à 3.000 francs. 11 a fait
3» * 40 0/0 environ le ^ “ b“' d“ da
Aux industriels et aux petits commerçants, il s’est efforcé de faire accorder l’élévation de la base d’exonération de leur cédule et l’on n’a pas oublié le grand et courageux effort qu’il tenta, à la demande du syndicat des tisseurs, pour obtenir .plus de justice fiscale en faveur des passementiers et petits artisans.
On sait de quelle affection reconnaissante l'entoure la mutualité française, dont il a élargi les prérogatives par la loi du 28 décembre 1927, due à son initiative* et comment il réussit h sauvegarder ses traditions et scs droits imprescriptibles dans T aménagement de la loi sur les assurances sociales.
On n'a pas oublié non plus que Durafour, Ministre du Travail, déposait, en juillet 1925, un projet de loi instituant des vacances obligatoires et payées pour tons les travailleurs français, eL que ce grand projet fraternel, repris par le Bureau international du travail, fût devenu réalité sans la maladie inopinée et la mort de som rapporteur, le citoyen Pénard* député du Jura, qui succomba quelques jours avant la séparation des Chambres.
Enfin, est-il nécessaire de rappeler que tous les accords obtenus par Durafour, pendant la durée de son ministère, relevèrent les salaires, que la classe ouvrière ne connut aucun chômage et que la politique qui lui fut substituée fut une politique de chômage et de baisse de salaires.
Citoyens,
Cette tâche toute de sincérité, ne désarmera pas la violence et la haine, les* préjugés et le parti pris, mais elle éclairera les citoyens de bonne foi.
Demain, au Parlement, si vous Ty ramenez, Durafour poursuivra sa tâche.
Son programme de demain est sou programme dMiier.
Politique extérieure :
Développement du protocole de Genève et des accords de Locarno, et poursuite énergique d’une politique de réconciliation franco-allemande et de 1 institution de 1 arbitrage obligatoire dans l'esprit où travaillent les grands pacifistes qui ont nom Aristide Briand^ Paul- B on cour, Marc Sangnier, Ferdinand Buisson.
Politique financière et économique :
Stabilisation légale dans le plus bref délai, pour mettre un terme à l’instabilité de la vie .économique et au. chantage éhonté de la spéculation internationale.
Aménagement, par un appel à la richesse acquise, de mesures réparatrices progrèssîyes, a l’égard des petits rentiers d’Etat.
Suppression de la taxe sur le chiffre d’affaires.
Remaniement de l’impôt cédulaire et de l’impôt général sur le revenu, par le relèvement des abattements à la base de tous les revenus du travail ; répression impitoyable de la fraude fiscale.
Souveraineté de la Nation par le contrôle des grandes coalitions d'intérêts.
Politique sociale :
Défense énergique de la loi de huit heures, daus le cadre national et international;
Congés obligatoires et payés ;
Institution d’un minimum de salaires;
Organisation du contrôle ouvrier;
Droit syndical aux fonctionnaires.
Défense énergique de l’école et de la post-école ; accession des enfants du peuple à Ions les degrés d'enseignement.
Défense des familles nombreuses.
A ces réformes, le citoyen Durafour ajoute F amnistie générale, dont il a pris loi-même l’initiative, la suppression de la contrainte par corps, la suppression des conseils de guerre et, des cours martiales. Enfin, la suppression dos lois scélérates et la mise en^ liberté immédiate de tous les emprisonnés en vertu de ces lois ; abolition de la peine de mort.
Electeurs,
Vous ferez vôtre ce programme. Vous en confierez l’exécution à l’homme de probité et de sincérité, qui, après vingt ans de vie publique, a la fierté de pouvoir se réclamer auprès de vous de son labeur et de sa pauvreté*
Que la classe ouvrière et la démocratie^ républicaine répondent aux vœux pressants de tou s 1 es t r a vai 11 eu r s , qui ont. mis en Durafour leur foi et leurs -espérances 1
Votez tous pour :
A. DURAFOUR
Ancien Ministre du Travail.
Président du Conseil générât Député sortant.
3e circonscription de Saint-Étienne.
M, NEYRET
Elu au deuxième tour de scrutin. — 10.567 voix.
Mes chers Concitoyens,
Je me présente à vous comme candidat d’TJnion nationale. Je sollicite votre confiance, ni Par ambition, ni par intérêt personnel, mais uniquement pour soutenir le gouvernement Poincaré, afin de lui permettre de continuer et d'achever le redressement moral, économique et financier de notre pays.
Les bienfaits de la politique d’Unîon nationale sont aussi indéniables que la faillite de k méthode eartclliste.
Souvenez-vous de juillet 1926!
Après dix-huit mois de Cartel,
Le fr a n c dégr i n gol a i t ch a q ue j o u r r . *
Languisse était sur tous les visages...
Les caisses de l'État étaient vides...
C'était la panique. . ,
C’était le triste résultat de la politique de ceux qui, s’étant emparés de toutes les places, avaient perdu la confiance des épargnants et des honnêtes gens, le Cartel s’effondrait, mais aucune de ses belles promesses de 1924 n’avait été réalisée.
Il nous avait promis ;
R La diminution des impôts;
La revalorisation du franc;
3“ La suppression du d ouble décime, 'de la taxe sur le chiffre d’affaires;
V La baisse du prix de la vie.
En 1926, à la veille de mourir, le Cartel nous donnait :
1° L’augmentation des impôts ;
2n La chute du franc ;
3° La hausse du prix de la prix;
4* L ’a ITo I e m e n t gé n éral *
Jolis résultats I..,
C’est en ces heures tragiques que Poincaré, appelé par le Président de la République reprenait la direction des affaires du pays. Avec le concours des anciens chefs du Cartel, qui avaient reconnu l’erreur de leur politique de clans et de discorde, il réalisait fUnîon nationale, Herriot IuLmême abandonnait le Cartel pour Y Union nationale et justifiait sa conduite en proclamant cette splendide vérité : « Deux frères ne se battent pas au chevet de la mère malade, »
Cette affirmation qui contenait tout à la fois le plus sévère réquisitoire contre la politique de division et le plus éloquent plaidoyer pour la politique d’union fut heureusement entendue. .,
Afin de mieux juger les avantages et les .bienfaits de cette politique de concorde, nous allons en examiner les premiers et principaux résultats.
Résultats de deux ans de politique d* Union nationale.
1° Les budgets ont été votes dans les délais normaux.
Le budget de 1927 a été voté le 9 décembre 1926*
Le budget de 1928 a été voté le 24 décembre 1927.
Sous le régime du Cartel, les budgets n'étaient jamais votés avant la fie de l’année j les dépenses étaient donc engagées sans savoir comment elles seraient payées*
2* La dette du Trésor h la Banque de France a été diminuée.
15 milliards 400 millions ont été remboursés à la Banque de France,
Au temps heureux du Cartel, on ne remboursait pas, on empruntait toujours; on crevait même le plafond,
3° La dette publique a été amortie*
Une réduction de 7 milliards 945 millions a été opérée sur la dette publique.
4° Les cours des rentes ont augmenté.
Le 3 0/0 valait en juillet 1926 : 44 fr, 50, il a monté h 09 fr. 90,
Le 4 0/0 1917 valait en juillet 1926 : 37 fr. 25, il a monté à 74 fr. 75.
Le 4 0/0 1918 valait en juillet 1926 : 36 fr, 50, il a monté à 73 fr. 95*
Le 5 0/0 1920 valait en juillet 1926 : 58 fr. », il a monté à 104 fr, 35.
Le 6 0/0 1920 valait en juillet 1926 : 51 fr, 25, il a monté à 96 fr. 25*
Les rentiers ont donc largement bénéficié de la politique d’Union nationale que nous voulons continuer.
5° Le prix de h vie a sensiblement baissé.
L’indice des prix de gros était monté en juillet 1926 à 854; il est redescendu en décembre 1927 à 617,
Le prix du pain était, en juillet 1926, à 2 fr. 85 le kilo.
Le prix du pain est aujourd’hui à 2 fr. 20 le kilo.
Le Car'eî avait promis la baisse du prix de la vie.
C’est L Union nationale qui fa réalisée.
6° Le franc a augmenté de valeur.
Pour acheter une livre anglaise, il fallait débourser en juillet 1926 ; 2 LS francs
Aujourd’hui pour acheter la même livre anglaise, ii suffit de débourser 124 francs
La valeur de noLre franc a donc doublé.
Tels sonL les résultats positifs de la politique de concorde et d’union qui a réparé les fautes et les ruines que la politique cartelliste avaient accumulées sur notre pays
Devant ces faits, oseriez-vous, mes chers concitoyens, donner votre confiance à ceux qui ont vote contre Poincaré, à ceux qui, s’ils étaient élus, feraient crouler les résultats si péniblement acquis au cours de ces derniers mois. Nous vous rappelons ce qu'a dit Poin care a Carcassonne, si vous abandonnez l’Union nationale ; « Qn retournera vers l’abîme et le désastre, cette fois, ne sera plus réparable, »
Devant cette menace, quelle que soit votre condition sociale, nous vous disons • Prenez garde, comprenez vos intérêts,..
Ouvriers et employés : La ruine des entreprises où vous travaillez provoquerait le chômage et 3a inisere dans vos foyers, 1 1
Agriculteurs, commerçants industriels : La débâcle des finances nationales entraînerait la faillite de vos entreprises et de vos exploitation^.
Rentiers : La baisse du franc ot de vos rentes vous ferait perdre vos économies si durement gagnées.
Ouvriers, employés, agriculteurs, commerçants, industriels, rentiers
Réfléchissez ! réfléchissez 1
Et quand vous aurez mûrement réfléchi, vous direz :
Mon intérêt me commande de voter pour le candidat d’Union nationale.
Aous avons mis sous vos yeux les résultats du Gouvernement d’Union nationale il nous reste a vous préciser son programme. 1 nous
Programme de l1 Union nationale,
«I ”rd“ : C°"’PreS,i°" ** «>*%». -b*.
J?" rt?,* '™ “■'"t : " R™anier Peu ipe» les contributions en videur do
m> Z **"" ““ *'*"» rt » **«*- >'«-»- tePPOmique ’d„
• Réaliser Légalité Escale.
Remplacer la taxe sur le chiffre d’affaires par une taxe à la production.
EiXorterer le salaire vital.
!ï“vori!er teS!ion ds l°“s 1,s o,,f",s * F™"“ p>“*
Contre le monopole de Renseignement
1 0,'5“i!er Pcdcction en prenant conseil des teohni-
rfun.WrZ lt “lkb°rali0“ Jes d»s'“ Par >» création do sjndio.l, mixtes on seraient P- ons et ouvriers pour la discussion des intérêts de la corporation Ration de débouchés pour la lutte contre le chômage,
Un iniû*'f production et Ja consommation,
;U P°!nt <Je vuc comm#ial : Défense de la propriété commerciale
-■ionÏcl,:,""”'"”" : ** lE “J”" 4 «“Wf P'““ Par l'élcotrili-
PrendreSied ^ ?’ C0”™“ni“li°” d *» ™jens de transports.
'»• Mm p.J^T “er‘“ •***• ’*“*"* dVic“llurs *"* lous *
Création de débouché, pour les produits de la terre.
Favoriser l'agriculture en mettant à la disposition des cultivateurs des semences sélec^ tiomiêes et des engrais appropriés au sol et aux cultures.
Dégrever si possible, mais, au moins, ne pas augmenter les charges qui pèsent sur^agrk culture, afin de ne pas faire hausser le prix de la vie.
Loi de huit heures : Faire respecter la loi et surtout organiser une propagande active dans les pays où elle n est pas appliquée, afin que la conquête des travailleurs français ne soit jamais menacée par la concurrence étrangère.
Logement ; Lutter contre le taudis à la ville et contre la masure à la campagne
Favoriser l7 accession h la propriété.
Anciens combattants : Sauvegarder les intérêts des anciens combattants en s'inspirant des revendications et des conseils formulés par leurs représentants.
Au point de vue international : Favoriser la paix internationale en s'appuyant sur la Société des Nations et en continuant la politique que Briand a sui vie au sein du Gouvernement dTUnion nationale.
Au point de vue militaire : Mise en application du service d'un an.
Au point de vue social : Créer un mouvement d'opinion pour faire obtenir aux ira* vailLeurs « le salaire vital ».
Obligation aux employeurs de s'affilier aux caisses d'allocations familiales.
Ces réformes tendent h assurer à tout individu qui travaille un salaire suffisant pour lui permettre de vivre, lui et sa famille.
Organiser une protection sociale contre le chômage, la maladie et la vieillesse (application de la loi sur les assurances sociales), de manière à ce que tout individu qui ne peut plus travailler ait son pain assuré.
Re viser la loi sur les accidents du travail, afin que tout accident ou maladie provenant du fait du travail, soit indemnisé proportionnellement à l’invalidité en résultant.
Favoriser la politique des hauts salaires qui a ou une répercussion favorable dans f économie américaine.
Telles sont les grandes lignes du programme que je soumets à votre examen, mais toutes ces réalisations ne pourront être assurées que par la stabilité politique , obtenue dans la concorde et dans T union.
La besogne est commencée, ce sera l'œuvre des élus de demain de la poursuivre et de l'achever.
L'heure a sonné de prendre vos responsabilités*
Vous pduvez juger sur des faits, sur des actes, les deux méthodes qui sont en présence.
D'un côté : Le Cartel, politique de divisions, de promesses non réalisées; politique de faillite.
De fautre côté : L'Union nationale qui a sauvé le pays et vos interets.
Certains politiciens, pour conserver leur mandat, vont essayer de vous tromper, ils vous demanderont de faire triompher un parti,., nous vous disons :
Il ne s'agit pas de faire triompher un parti,
II ne s'agit pas de s'emparer du pouvoir pour en profiter*
Une seule chose compte ; Défendre et sauvegarder les Intérêts supérieurs du palpeur cela :
Vous voterez pour la politique de Poincaré,
Vous voterez pour l'Union nationale.
Docteur Jean NEYRET
Licencié en droit*
Licencié en sciences.
4* circonscription de SAINT-ETIENNE.
M. TAURINES
Elu au deuxième tour de scrutin. —, J 1.710 voix.
Ma candidature, ai-je déclaré dans mon premier appel, est. avant tout nne candidature déconcentration républicaine, d union de tous ceux qui, comprenant les déceptions et les hamesqu entraîne avec elle la néfaste politique de surenchère démagogique, veulent Iravadlér. dans le calme et la pa,*7 à la réalisation des réformes depuis si longtemps attendue! Taut il vous rappeler 1 œuvre de la combinaison électorale du 11 mai 1924?
Quels ont été les résultats de la gestion de ses divers gouvernements ?
Que reste-t-il des promesses de 1924?
Les événements tragiques de juillet 1926 ont parlé,
La parole est aujourd'hui au pays?
« Déchaîner les appétits en promettant de les satisfaire ; aiguiser et. exciter: les sou£francâs en promettant de les soulager ! o C'est une politique I Ce n’est pas la mienne 1
Je ne permettrai à personne de douter de mon indépendance
à i. de v,ei j* f- “™1 “• -
homfLtl’î,150"’”"' IT mt T “°‘eS' <iroU de dire ’ue 1” ““ ta
si - — <■“' —
vnl«JÎTM'.d“C 3?C COnfiance V0U3 demander de manifester, sur. mon nom votre ûlonté de. voir se réaliser une politique financière, économique et sociale, sans équivoque
hhoZlol ' SaUVe®^ les. intérêts généraux du pays et le sort des cllei
Citoyens,
], „iVeUÏ’f Ie rePet* encor«i que l’équilibre financier rassure l’épargne et ramène, avec
k “?“*"*« la Sécurité- Ie développement des affaires et des salaires pL élevés
lourdemenrlr ^rétablie, il est nécessaire de dégrever les contribuables, trop
reconnu du , T*** *j Ÿ m°dtfler notre 8*stème fisGaJ- comme le- Gouvernement: l’a
«rient pi, î“ 2 STt f *' '* ÜmPMc^ afin ^ ^ contribuables ne
pas 1 objet de tracasseries do la part du fisc.
Citoyens,
reuses privatif * 'T ^u’ ab°rdaWe le C°Ût de la vie- ^ de doutou-
p ivations aux travailleurs, aux vieilles gens et aux retraités ;
Diminuer le prix des transports ;
Mettre en valeur, d’une façon rationnelle et intensive, les ressources de nos colonies.
Développer et encourager les écoles d'apprentissage .
CitoyeriSj
La République est la maison de tous et nul n’a le droit d’en exclure, en se servant de vocables périmés, les hommes sincères et loyaux qui acceptent ses principes.
Je veux la République maintenue et développée dans le sens le plus libéral du mot.
Je veux une démocratie qui permette aux plus humbles citoyens de parvenir aux fonctions les plus hautes.
Autant que quiconque, je suis partisan des réformes sociales capables d’améliorer le sort des travailleurs que je veux défendre tous au même titre, sans donner une préférence à une corporation.
Je me borne à vous indiquer les questions essentielles dont le Parlement devra poursuivre la solution.
Tout d abord, je me déclare partisan du maintien de la loi de huit heures.
Pour les mineurs : retraite eu harmonie avec le coût de la vieT à 50 ans d’âge et 25 ans de services ; participation des vieux mineurs retraités, par l’augmenta lion du nombre des administrateurs ouvriers et retraités, au contrôle de la gestion de la Caisse autonome.
Amélioration des conditions et taux de la retraite proportionnelle pour les ouvriers et leurs veuves ou ayants droit.
Pour les tisseurs et tous les arLïsans : je m’engage à défendre et à soutenir les revendications artisanales, notamment en ce qui concerne les questions fiscales.
Pour les cheminots : ils auront tout mon appui en ce qui touche les traitements, les retraites, les congés et les salaires de base.
Pour les mutilés, accidentés, malades en travail : accélération de la refonte de la loi de 1898 ; assimilation aux muLilés de guerre, en ce qui concerne le reclassement social, les tarifs de transports ; en un mot, mise en harmonie de la législation sur le principe fondamental du droit â réparation.
Dans le cadre de la loi sur les assurances sociales, je veux assurer tous les travailleurs contre les risques dont ils peuvent être atteints : chômage, maladie, vieillesse, etc.
Pour les familles nombreuses : je soutiendrai, comme par le passé, toutes leurs revendications.
Pour les agriculteurs : développer la production par renseignement technique, l’extension du crédit agricole ; faciliter la mutualité rurale; amélioration du sort des ouvriers agricoles ; intensifier T électrification des campagnes et des petites cités rurales; défendre les intérêts de la viticulture et de la production fruitière; respect de l'inviolabilité du domicile de l’agriculteur ,
Réduction du service militaire : je m’efforcerai de hâter la réduction du service militaire à un an, que tout permet d’espérer voir entrer en fonctionnement dans un délai très bref. Suppression des périodes d’instruction.
Aussi, est-il nécessaire d’encourager par toutes mesures l’exercice des sports, qui con* tri bue à former une jeunesse vaillante et forte.
Dans le domaine extérieur, je veux, sachant ce qu’elle a coûté, la paix.
Je suis convaincu de la solidarité internationale.
J’entends pratiquer le réalisme de la paix avec l’espoir que la Société des Nations nous donnera un système de sécurité, de contrôle, de conciliation* d’arbitrage et de sanctions,
Faut-il enfin préciser que, comme par le passé, je soutiendrai les légitimes revendications de mes camarades mutilés, anciens combattants, et de toutes les victimes de la guerre, orphelins, veuves et ascendants.
Citoyens,
Le programme que je viens de vous exposer ainsi très succinctement est celui d’un homme de progrès, d’un républicain scrupuleux et sincère, qui a î'habîtude de ne promettre que ce qtTiî peut tenir et tenir ce qu'il promet,
J ai trop le respect de mes électeurs pour essayer de surprendre leurs suffrages par des procédés de surenchère et par des promesses illusoires.
Citoyens,
La France a besoin de travail et de paix \
Ni réaction, ni révolution : telle est ma formule l A vous de décider J
J attends votre verdict en pleine confiance î Vive la 4e fcirconseriptîon 1 \ ive la République sociale et démocratique I
JKAÎ* TAURINES
Ancien Député, ancien secrétaire de la Çhambro Candidat républicain social et démocrate.