‹ Programmes, professions de foi et engagements électoraux de 1928Chapitre 15 sur 336 · M. CAPRON · texte numérisé non relu

M. CAPRON

Elu au deuxième tour de scrutin. — 6,331 voix»

Mes chers Concitoyens,

Apres avoir loyalement laissé à mes concurrents le temps de se faire connaître, je m'adresse aujourd’hui à vous qui me connaissez depuis trente-six ans.

On avait dit que je n’irai pas jusqu'au bout.

Eh bien 1 celui qui, à la veille du scrutin devait disparaître, reste seul officiellement investi par tous les grands partis nationaux dont la confiance le venge en PhonoranU

Mon programme ? Il tient dans une phrase ;

Coopérer à la prospérité générale du pays en travaillant au développement de notre prospérité régionale.

A d autres la dangereuse prétention de réglementer la richesse publique sans tenir compte de ceux qui en sont les modestes, mais les plus sûrs artisans I

Grave erreur politique et sociale I

C'est dans la mesure où il se penche sur les petits que l’homme d’Etat fait de grandes choses.

G est dans la mesure, aussi, où ü travaille à la prospérité de la région quTü représente, que le député coopère ù la prospérité de son pays.

Mieux que personne, je connais les besoins et les possibilités de notre admirable contrée où ma vie se trouve liée depuis près d’un quart de siècle.

L'honneur de vous défendre au Parlement sera le gage de notre union indissoluble, au-dessus des partis^ dans la grande communauté des droits, des intérêts et des opinions de tous*

Vive notre circonscription !

Vive la République I

« Un e Fr a nce pro spère dans une Europe pac i fiée . a L — Une France prospère :

p Par une politique de concorde basée sur le respect de toutes les justes libertés et la défense du pays contre les doctrines de dissolution sociale.

2° Par une saine conception du rôle d’Etat et les réformes qui en découlent,

3° Par une législation économique et fiscale qui favorise la production et encourage l’épargne,

4°, Par une politique financière d’honnêteté, génératrice de confiance,

5° Par un ensemble de réformes sociales qui assurent plus de stabilité à la vie du travailleur et le plein épanouissement de toutes les forces vives de la nation,

6° Par une amélioration toujours poursuivie du sort de ceux qui, à un titre quelconque, ont droit à la reconnaissance du pays ou à la protection des pouvoirs publics (anciens Com~ battants, victimes de la guerre, petits retraités, artisans, marins et soldats, etc,)*

IL — Une Europe pacifiée ;

- 1° Par la justice internationale et le renforcement des organismes chargés de la faire

observer.

2° Par le développement d'un esprit de paix fondé sur la morale entre les peuples,

3e Par une sage compréhension des besoins réels de notre défense nationale.

* îk

Pour la circonscription :

Electrification des campagnes.

Adduction d'eau potable et d’irrigation dans toutes les communes qui en sont dépourvues.

Classement des villes d’Antibes et du Cannet comme Rations touristiques et climatiques.

Amélioration et meilleur entretien des routes.

Répartition plus équitable par l'Etat des fonds provenant des jeux.

Amélioration et extension des moyens de transport.

D’ ailleurs, mes chers Concitoyens, il surgira certainement, au cosrs de la législature, des problèmes et des besoins qui n’existent pas aujourd’hui.

Soyez assurés que je serai toujours là pour vous écouter avec bienveillance et pour vous servir avec dévouement;

Ancré CAPRON

Candidat de TOmon nationale et pour Ta défense des intérêts locaux.

lre circonscription de NICE.

M. GÏUNDA

Élu au premier tour de scrutin* — 5.667 voix*

Mes chers Concitoyens,

Le rétablissement du scrutin uninominal a permis aux députés de choisir une circonscription .

Je n'ai pas hésité*

Enfant de Nice, fixé dans le 4e canton, ancien président de la Fédération des beaux quartiers Nice— Centre — Ouest, c’est la première circonscription que j’ai choisie*

je sollicite, en toute confiance, vos suffrages indépendants.

Vous connaissez mon passé, mon œuvre édilitaire, mon œuvre politique, mon œuvre sociale*

Je ne sais pas faire de vaines promesses. Seul des candidats en présence, je vous apporte des réalisations.

Je me recommande d'elles. C’est uniquement, sur elles que vous me jugerez. p - '

Mes ch ers Concitoyens,

Tous les actes de ma vie publique ont été dictés par un amour fervent de la grande et de la petite patrie, par un attachement passionné aux généreux principes démocratiques.

Républicain ferme, mais libéral, j’ai toujours souhaité une large union sans laquelle rien de fécond, ni de durable ne peut être accompli.

Attache à une laïcité respectueuse de toutes les croyances, j’ai toujours réclamé, en me basant sur la Déclaration des droits de l’homme, l'égalité de tous les citoyens dans le droit commun et dans la liberté.

Ami de l’ordre, réprouvant toute démagogie, adversaire déclaré du collectivisme, j’affirme que le seul moyen de combattre les menées révolutionnaires, e’esL de pratiquer une politique sociale généreuse.

L’estime de mes collègues mTa appelé à la présidence d’une des cinq grandes commissions de la Chambre : la Commission d’assurance^ et de prévoyance sociales. A ce poste d’honneur, j’ai lutté, par le développement de Thygiène et de la solidarité, contre les causes de maladie et de démoralisation qui déciment les sociétés humaines*

Ce bon combat, je Fai aussi mené dans les groupements extraparlementaires dont j’ai le privilège de faire partie : conseils supérieurs de la natalité, des maladies professionnelles, des conventions internationales du travail, de la caisse des retraites, de la mutualité, commission de répartition du produit des jeux et du pari mutuel.

Tous les partis représentés à la Chambre et au Sénat, à l’exception des communistes, ont approuvé la loi des assurances sociales dont j’ai déposé le projet dès mon arrivée au Parlement en février 1920 et que le Sénat a votée, l’an dernier, après de longues et minutieuses études* La Haute Assemblée, dont nous connaissons l’esprit de pondération et de prudence, en approuvant alors la loi à Tunanimité ne peut être accusée d’avoir obéi à des mobiles d’ordre électoral.

Par cette loi d’hygiène publique, de justice et de paix sociale, la République a prouvé

qu’elle est résolue à assurer la sécurité, le bien-être et la dignité de tous les travailleurs intellectuels ou manuels.

Mon passé répond de l’avenir. « L’expérience Poincaré > à laquelle j’ai prêté le plus

actif concours a sauvé le pays.

Un devoir national s'impose : « Achever ».

Le traitement d’urgence a fait ses preuves. Nous devons maintenant surveiller la convalescence qui amènera la restauration complète de la nation.

Cette tâche est complexe, longue, délicate.

A l'extérieur, il faut poursuivre résolument l’œuvre de paix, soutenue à la Société des Nations par M. Aristide Briand et ses collaborateurs, sans cependant compromettre notre sécurité nationale. Une France désarmée serait, comme 1 a dit le Ministre de la Guerre,

(( non pas un exemple, mais une tentation »*

A l'intérieur, le problème financier et le problème fiscal doivent être résolus d’urgence. Il resie è rendre plus simples, plus claires et plus équitables les lois qui s imposaient aux heures de danger.

Particulièrement pour le commerce et l'industrie, il convient d’établir un régime fiscal nouveau, et de s’efforcer de créer l’impôt unique à la production, ioute inquisition ^exatoire, toute complication nécessitant une comptabilité onéreuse devront être bannies.

Une fiscalité excessive risquerait de ruiner les forces économiques, forces vives de la nation.

GTest par une production intensifiée que nous augmenterons le rendement des impôts et que nous obtiendrons les dégrèvements nécessaires.

Nous accorderons toute notre sollicitude à la mise en valeur de notre merveilleux domaine colonial, réserve formidable d hommes et de richesses qui nous permettra de nous affranchir des marchés étrangers.

Au point de vue social, il importe de défendre l’épargne, de faciliter l'accession à la propriété en secondant par la mutualité et la coopération, les efforts individuels.

Nous avons satisfait incomplètement, mais dans la mesure des disponibilités budgétaires, aux justes revendications des victimes de la guerre qui ont des droits sur nous

Nous avons encouragé la natalité, les œuvres d’assistance maternelle, les familles nombreuses, créé de? sanatoria, des établissements de prévention, des habitations à bon marché. Nous avons toujours voté les relèvements de crédits que le Gouvernement d’union nationale a demandés pour ces réalisations et nous avons la conviction qu’une sage politique financière nous permettra de les augmenter encore, sensiblement et à bref délai.

C’esf par cette politique, généreuse et juste, que sera résolue la question sociale.

Mes chers Concitoyens t

Mon dévouement aux œuvres nationales ne me faiL pas perdre de vue les intérêts

niyois. , .

Comme adjoint au maire de Nice, comme conseiller général des Alpes-Maritimes,

comme députe, j’ai utilement servi noire ville et notre departement.

Vos besoins, je les connais Le 4e canton, entre tous prospère, réalisera ses brillantes destinées : l'avenir de notre cité est à l’ouest. La situation que j’ai acquise nu Parlement me permettra de déposer ou de soutenir les projets d'ordre touristique, économique et social susceptibles de contribuer à l’embellissement et à la prospérité de notre chère Nice.

Mes chers Concitoyens,

Je vous ai rappelé ce que j’ai fait.

Je vous ai dit ce que j’ai la volonté de faire encore.

A vous de me juger dans 1’indépendance absolue de vos esprits et de vos consciences* Vous me trouverez, demain comme aujourd'hui. toujours décidé à servir les causes nobles et justes.

Vive la France I Vive Nice ! Vive la République I

Docteur Edouard GRINDA

Officier de la Légion d’horuieur, Croix de guerre.

Député des Alpes ‘Maritime s, Conseiller général.

Présidant de la Comurission d’assurance et de prévoyance sociales de la Chaml>re des Députés.

Président delà Fédération des Sociétés de secours mutuels de s Al pe s- Mari t \ m es .

Ancien adjoint an maire de Nice.

2fi circonscription de NICE.

M. BARETY

Elu au premier tour de scrutin. — 8.122 voix.

Mes chers Concitoyens,

À deux reprises, en 1919 et en 1924, faisant, sur mon nom, une éclatante manifestation de sympathie et d'union républicaine, vous m’avez confié l'honneur de vous représenter à I Y Chambre des Députés.

Je me suis efforcé de remplir ce mandat au mieux des intérêts de notre département et du pays et, sur les affectueuses instances des nombreux groupements qui avaient assuré le triomphe de ma candidature, je me représente aujourd'hui, en pleine confiance, à vos libres suffrages.

Vous me connaissez do longue date : fils d'une vieille famille du département qui, de tout temps, s’est dévouée â la chose publique, j’ai été élevé au milieu de vous. Je sais quels sont les besoins de notre montagne et de notre littoral, dont les intérêts sont si étroitement solidaires, et j’ai conscience d'avoir, depuis près de vingt ans, mis à leur service tout ce que je possède d'intelligence, d'activité et de cœur,

La législature qui s’achève a été mouvementée. Dès la première heure, représentant d un département où le travail, l'ordre et l’épargne sont les qualités naturelles des populations, j’ai immédiatement marqué ma volonté de m'opposer, par mes voies, à des expériences démagogiques qui pouvaient ruiner Je crédit public et auxquelles la formation du ministère d’union nationale a mis heureusement fin.

Après un an et demi de persévérants efforts, coordonnés par un grand citoyen Raymond Poincaré, et par ses éminents collaborateurs, il est permis aujourd'hui, au point de vue financier, de regarder l'avenir avec plus de confiance,

Pays> un instant, troublé, s'est ressaisi ; il a repris foi en lui-même, il travaille, il épargne, animé du patriotique souci de collaborer étroitement avec le Gouvernement et le Parlement à l’assainissement financier qu'il considère comme le premier devoir national.

Au sein de la Commission des finances, où mes collègues m'ont fait F honneur de m'appeler à la vice-présidence, et à la tribune de la Chambre, j ai, à diverses reprises, en cette matière, exposé mon opinion, notamment en ce qui concerne la stabilité monétaire, et j’ai eu la grande satisfaction de la voir partagée par la majorité des représentants du pays.

La question financière dominera encore la prochaine législature; mais, si importante soit-elle, elle ne saurait nous empêcher de donner aux autres problèmes la solution qu'ils réclament.

Fermement attaché à la République, qui a su redonner à la France ses frontières et qui lui a assuré une longue période de paix et de prospérité, je continuerai demain, si vous voulez bien me renouveler votre confiance, à veiller jalousement à ce que le régime républicain soit rigoureusement maintenu dans les pures traditions de liberté, d égalité et de fraternité qui furent celles de ses fondateurs. Aussi, suis-je attaché à la laïcité de 1 Etat, dans le respect déboutés les croyances et de toutes les libertés.

L'heure h -est pas aux luttes stériles qui, sur des terrains divers et secondaires, divisent des citoyens fraternellement unis pendant la guerre. Elle est à 1 union, elle est à 1 ordre, seuls générateurs de progrès et de prospérité.

J’estime que Les querelles de partis sont aujourd'hui périmées, et que, seule, une large politique de concentration républicaine, à laquelle doivent être conviés tous les citoyens de bonne foi, peut assurer, par l'entente féconde du capital et du travail, I avenir des Institutions républicaines et le progrès social.

Au point de vue extérieur, jJapprouve sans reserve la politique des accords internationaux poursuivis par le Gouvernement et, en particulier, par M* le Ministre des Affaires étrangères, car elle seule peut éloigner de nous le terrible fléau de la guerre.

Paix à l'intérieur, paix à l'extérieur, sont les deux conditions indispensables à la grandeur du pays et à l’avenir de la démocratie.

Seules, elles permettront d’aborder utilement la solution des principaux problèmes qui préoccupent justement P opinion publique et dont voici une simple énumération :

Réforme fiscale : simplification de notre système d'impôts et dégrèvement en faveur

de la production, >des travailleurs et des familles n ombreuses; substitution progressive de la taxe à la production â la taxe sur le chiffre d'affaires;

Réforme administrative ; simplification de nos rouages administratifs ; statut des

fonctionnaires; extension des libertés communales;

__ Réforme militaire : réduction des charges militaires, compatible avec la sécurité du

pays; .

— Garanties de sécurité au commerce et à 1, Industrie* par une monnaie stable et une

fiscalité moins tracassière et moins écrasante;

„ Protection des travailleurs et de la main-d'œuvre nationale ; application des assurances sociales; arbitrage obligatoire en cas de conflits du travail;

— Développement des voies ferrées, des grandes routes nationales et des ports. Encouragements à l'aviation commerciale ;

, — Mise en valeur de nos richesses nationales (mines, forces hydrauliques, engrais chimiques) et dediosj colonies pour accroître le bien-être général et faire baisser le coût de la vie >

— Encouragements à la marine marchande, dont le développement est îndispensab e si nous voulons intensifier nos importations coloniales;

— Dé veloppemenL du crédit hôtelier, du crédit agricole, des banques populaires et du

tourisme;

Encouragements à l’agriculture. Améliorations départementales urbaines et rurales, électrification des campagnes; adductions d’eau potable, canaux d irrigation, chemins d'exploitation ; travaux d'hygiène et d’assainissement; achèvemement des chemins de grande communication et des routes inter vallées;

— Améliorations pastorales permettant le développement de rélevage du bétail dans les centres alpestres. Intensification du reboisement. Protection des forêts contre les incendies. Réforme profonde du (iode forestier,

— Politique du logement. Habitations à bon marché ;

— Lutte contre les maladies sociales et notamment la tuberculose et l'alcoolisme. Protection de la mère et de l’enfant et des familles nombreuses. Politique de natalité. Maisons maternel S es. Dispensaires. Sanatoria,

— Défense des droits des victimes de la guerre et des anciens combattants ;

— Lutte contre avis chère et statut équitable des propriétaires et des locataires;

— Contrôle sévère des étrangers indésirables.

Je ne vous fais qu'une promesse, mes chers concitoyens : celle de servir les intérêts du pays avec le plus entier dévouement.

En contact permanent avec vos associations et syndicats, avec vos municipalités, avec le conseil général, le conseil d’arrondissement, la chambre de commerce, la chambre d’agriculture, je suivrai avec soin les différents besoins de notre région et je m’efforcerai de leur faire donner sans tarder les satisfactions légitimes.

J'attends votre verdict avec confiance.

Electeurs de Nice et de la montagne, je vous demande de faire bloc sur mon nom, le 22 avril prochain, pour me permettre de poursuivre avec autorité, au Parlement, la défense des idées d’ordre, de travail et de progrès démocratique et social qui ont toujours été celles des populations laborieuses des Alpes-Maritimes.

Vi ve la 2° circonscription de Nice î Vive la France! Vive la République!

LéüN BARETY

Député et conseiller général des Alpes-Maritimes,

Vice- p réaident de la Commission des finances.

Candidat de concentration républicaine et d'n ni on nitionale.

3e circonscription de NICE.

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