‹ Programmes, professions de foi et engagements électoraux de 1928Chapitre 16 sur 336 · M. RI GOLF · texte numérisé non relu

M. RI GOLF

Elu au premier tour de scrutin, — 5,216 voix.

Mes chers Concitoyens,

Mes profondes origines et mes fortes amitiés niçoises, mes permanentes attaches au berceau de notre cité, ma vocation démocratique, me font un devoir, après la réforme électorale, de demander aux: libres suffrages des électeurs de la 3" circonscription le renouvellement du mandat politique que le département des Alpes-Maritimes entier m’a déjà deux fois confié.

Eu 191 (J, c était pour continuer l’ceuvre de la génération qui venait de délivrer le pays de 1 étreinte étrangère et lui rendre ses frontières, pour assurer sa reconstitution et les réparations dans une période où la carence de l’Allemagne les laissait entièrement à notre

charge. Avant les dernières élections, j’ai voté, malgré leur impopularité, les mesures indispensables qu'avait vainement réclamées M. Poincaré,

En 1924-, résistant à une campagne inspirée par les déceptions et les mystiques de P après- guerre, les électeurs des Alpes-Maritimes m'ont confirmé ma mission.

J'ai à cœur d’exprimer ma gratitude et mon fier souvenir à tous ceux qui m’ont, à des heures graves, donné si affectueusement leur confiance.

Mes chers Concitoyens,

Aujourd'hui je viens vous dire:

L'intelligence des réalités, l’effort de tous, dans la paix sociale, sont une nécessite nationale,

« La maison brûlait » lorsque, en juillet 1926, le Gouvernement d’Union nationale, que je nTai pas cessé de soutenir, a ramené la confiance, Tordre, peu à peu l'équilibre, en suivant méthodiquement une politique opposée à celle qui devait opérer les miracles,..

Le bon sens a triomphé de T esprit de parti. On no se répare pas avec des palabres, de querelles et des surenchères, les malheurs de la guerre.

Chers Concitoyens,

L’achèvement du redressement financier et un plus équitable aménagement des impôts, la réorganisation de l’Etat, la mise en valeur de nos richesses métropolitaines et coloniales ne peuvent aboutir que dans une atmosphère de paix extérieure et de sécurité — dans la légalité — et par la collaboration des classes.

Les victimes de la guerre, les travailleurs, les fonctionnaires, les cheminots, les ouvriers et employés de T filât, les retraites civils et militaires, les inscrits maritimes, tous ceux auxquels j’ai la fierté d’avoir prouvé, pendant mes huit années de Parlement, par de nombreuses réalisations que j’ai inscrites dans la loi, mon dévouement, attendent justement des améliorations qui ne sont possibles que dans un Etat économiquement prospère.

Pour cela, la propriété individuelle, la confiance dans l'efficacité de l’effort ne doivent pas être menacées et il faut donner à l’industrie et au commerce, dont les initiatives, les risques et la prospérité sont la base des possibilités du pays, un horizon de calme et de stabilité.

Un effort a été fait pour laisser des bras à la production anémiée par les pertes de la guerre. Lu réduction du service, f éducation physique, l'organisation de îa nation armée uniquement contre T agression, ont été aménagées dans un ensemble de Lois auxquelles j’ai particulièrement collaboré et qui; sans oublier les leçons du passé, prouvent la volonté de la paix delà France.

Ayant vécu l'horrible guerre, épris de solidarité humaine, avec foi je me suis attaché à toutes les possibilités de la paix européenne poursuivie à la Société des Nations,

Notre recherche des améliorations sociales a été affirmée par le vote de la loi des assurances, Une meilleure justice a été réalisée par la suppression des cours martiales et la réforme des conseils de guerre, dont j’ai eu Thonneur d’être le défenseur.

Une collaboration constante et positive avec le département, le? communes, les groupements économiques et corporatifs nous a permis, malgré les difficultés du temps, de reprendre dans les Alpes-Maritimes, le programme des grands travaux, d’améliorer les transports, les communications, Inorganisation du tourisme et de l’aviation, l'électrification, l’assainisse ment, enfin de secourir nos populations éprouvées par les calamités publiques.

La politique de la natalité, les encouragements aux familles nombreuses constituent un effort sensible, mais n’apportent qu’une faible compensation à T affaiblissement de la mon¬

ta

naie, Le vote familial, puis le vote féminin devront être une des préoccupations de la prochaine législature.

La politique de la construction, seule possibilité d’abaisser le prix des loyers et par contre-coup le coût de la vie, de combattre le taudis et de travailler ainsi à la santé matérielle et morale du pays est à peine amorcée. En attendant, sans compliquer la mission de nos tribunaux surchargés, nous devons garantir le logis des classes laborieuses et soulager les difficultés tous les jours plus pressantes de la vie des villes.

Ainsi, c'est toujours en m’inspirant des intérêts supérieurs du pays, que, depuis 1914, avec toutes mes forces, avec tout mon cœur, j’ai défendu et je sers ma grande et ma petite patrie.

Attaché aux lois de la République, respectueux de la liberté des consciences, instruit par la tradition, mais le regard vers l’avenir, au-dessus des exagérations et des intransigeances, sincèrement ouvert à tous les progrès, mais certain que la démocratie n’avance pas au seul bruit des mots, ayant fait mon éducation par les réalités, vivant avec le peuple, ayant toujours eu conscience de mes devoirs vis-à-vis de la société, du pays et de moimême, j’écarte résolument les débats doctrinaires momentanément inutiles.

Résolument, aussi, je combats ceux qui veulent saboter la paix par le défaitisme, Pagitation révolutionnaire, la préparation de la guerre civile. Le bon sens populaire a réagi contre les doctrines de ruine et de démoralisation du communisme.

Mais ne lui permettons pas d’exploiter les mécontentements de Ja masse ouvrière dont le sort doit profiter, par nos soins, d’un progrès constant.

Gambetta indiquait comme méthode à des heures difficiles ;

« La fermeté sur les principes ;

<i Le progrès indéfini pour but ;

« La prudence et la mesure dans les promesses ;

« La raison pour moyen ;

« La République pour égide. »

Je voudrais toujours m’inspirer utilement des leçons du grand Citoyen dont notre vieux château conserve pieusement les cendres.

Mes chers Concitoyens,

Vous êtes instruits par l'expérience de 1914, de 1916. Vous savez le lien qui existe entre un vote, la sécurité de la France, l’ordre nécessaire aux affaires, les charges que subissent les populations.

Vous déciderez du sort du pays.

Le devoir de votre représentant n’est pas de découvrir les illusions, d’encourager les Surenchères, de diviser, mais d’éviter une nouvelle aventure en groupant toutes les bonnes volontés, les idées libres et réfléchies, dans un large et nécessaire effort de redressement.

Le Gouvernement de concorde nationale a réussi. Il réalise parallèlement le rétablissement des finances et les réformes possibles. En votant pour moi, sans tumulte, avec le calme qui convient à une libre démocratie, vous direz qu’il doit durer.

Vous connaissez ma vie, mes actes.

Relié au passé de notre belle cité par ma famille, à l’avenir par mes cinq enfants, soutenu par des amitiés indéfectibles et désintéressées, je pourrais — c’est l’avantage du scrutin d’arrondissement — rester moi-même, rester vôtre.

Ma confiance dans votre jugement, vous ï avez affirmée au Politeama et à La J rinité-Victor dans des manifestations dont le souvenir demeurera la fierté de ma vie publique.

Demain, si je reste votre élu, fidèle à la doctrine républicaine, je tiendrai à honneur d’être le député de tous.

Vive la 3* circonscription de Nice 1 Vive la France 1 Vive la République I

Humbert RICOLFI

Député et conseiller général des Alpes-Maritimes*

Avocat au barreau de Nice,

Croix de guerre, S citations. — Officier de la Légion d'honneur. Vice-président de la Commission de l'armée.

Rapporteur général de la Commission des Pensions.

Membre du Comité consultatif des tabacs.

Membre du Comité consultatif des chemina de fer. Administrateur des Offices nationaux dea papilles, des mutilés et des anciens combattants.

4° circonscription de NICE*

M. GIANOTTI

Elu au premier tour de scrutin, — 7,748 voix.

Mes chers Concitoyens,

De nombreux amis m'ont sollicité de poser ma candidature aux prochaines élections législatives, dans la 4e circonscription de Nice, Je n'ai pas cru devoir refuser.

37 maires, sur les 38 que compte la circonscription ont alors décidé de me patronner.

Fier de ce témoignage de sympathie, j’ai l1 honneur de me présenter à vos suffrages.

Vous me connaissez. Vous savez que, depuis près de vingt ans, je sais fixé dans ce beau département des Alpes-Maritimes, où j’ai exécuté d’importants travaux. Ne suis-je d'ailleurs pas conseiller général du canton de Sospel depuis huit ans ? C’est vous dire que vos aspirations, vos besoins et vos intérêts me sont familiers et qu’ils me tiennent au cœur.

Vous pouvez donc compter que, si vous m’envoyez au Parlement, je mettrai toute mon activité et tout mon dévouement à les défendre avec ardeur.

Partisan de l'union nationale qui réunit au pouvoir tant d’éminents parlementaires, je m’efforcerai de participer à Tassai nîssement de vos finances et au rétablissement de la situation économique. La paix, nos alliances et nos amitiés au dehors, de même que le développement des accords internationaux; sans lesquels il n’y a pas de prpspérité possible, seront pour moi un souci constant.

À l'intérieur, le travail dans Tordre et La sécurité, telle sera ma préoccupation. N’esLce pas à ce prix seul que i’on pourra aisément produire et épargner pour remédier à la situation actuelle ?

Je soutiendrai, je provoquerai au besoin toutes les mesures ayant pour but de développer l’agriculture, le commerce et l'industrie, l’hygiène et l’assistance.

Complet ar, mettre au point le grand outillage de la nation, les voies ferrées et fluviales, les ports, la houille blanche, F électrification des campagnes.

Mettre en valeur notre magnifique domaine colonial, source incomparable de richesses pour la métropole ; assurer l'équilibre rigoureux du budget, l'amortissement régulier de nos dettes, l1 allégement du fardeau fiscal par une répartition plus judicieuse des taxes et surtout par le développement de la matière imposable.

Favoriser l'épargne, admirable caractéristique de la race française, fondement de tout développement économique.

Réorganiser, simplifier notre vieille administration, par trop routinière, afin d'en obtenir un meilleur rendement.

Telles sont les principales grandes lignes de mon programme.

Fils de travailleurs et travailleur moi-même, je rêve, pour ceux qui produisent et qui peinent toujours* plus de bien-être et aussi de sécurité pour leurs vieux jours.

J'emploierai à la réalisation de ce rêve tout mon cœur et toute mon énergie.

Mes chers concitoyens,

Tous mes amis vous le diront que mes opinions politiques se résument en ces trois mots : Républicain de gauche.

Essentiellement démocrate, j'ai toujours prouvé que je suis un homme d'action et de progrès, respectueux de toutes les opinions, pourvu qu'elles soient sincères et se manifestent dans l’ordre et la légalité.

J’ai la ferme conviction que seule Tunion étroite, durable, de tous les Français permettra à nos dirigeants d’achever l'œuvre de rétablissement financier et économique qu'ils ont entreprise au milieu de tant de difficultés.

C est par cette union que la France reprendra son ancien prestige dans le monde et qu elle continuera à jouer dans le concert des nations, le rôle qui lui vaut sa magnifique histoire de champion du droit et de la liberté.

Vive la République [

Vive la 4° circonscription !

Àntonin GÏANOTTI

Conseiller général,

Groiï de guerre. — OftTcîer de la Légion d’honneur.

No 3814

ARDECHE

Circonscription de L ARGENTIKRE ,

ÏL DUCLAUX-MONTEtL Elu au premier tour de scrutin, — 8.838 voix.

Mes cb ers Compatriotes,

Après vingt- six années,- uniquement employées à prendre soin de vos interets à la Chambre des Députés, je pouvais penser que j’avais fait ma tâche.

Mais, trop nombreux ont été ceux d’entre vous qui, en raison des services rendus et, surtout, en considération des services que Inexpérience, les relations et 1 influence acquises peuvent, encore, me permettre de rendre, ni ont fait entendre que je devais rester le repre~ sen ta nt d e notre a rron di ss em e n t ,

Vos délégués, réunis en congrès, à Largentière, en septembre dernier, ont, à lunanimité, émis le même avis.

Je viens doue, à nouveau, solliciter vos suffrages . De scrutin est fixé au 22 avril 1028.

Mon Programme ?

C’est le même que, depuis 1 898, je vous ai présenté,

11 était et reste basé sur ces deux principes essentiels : justice et liberté égales pour tous.

J’en fait le rappel, en y ajoutant les déclarations que les , circonstances demandent.

LJ achèvement de notre restauration financière, si heureusement commencée et conduite par M. le Président Raymond Poincaré, apparaît, tout d’abord, comme l’œuvre necessaire indispensable à poursuivre et à réaliser.

A cette œuvre je me suis pleinement associé en ne cessant de soutenir le Ministère d’Union Nationale, constitué an moment où le oérii le plus grave menaçait le pays.

Ce soutien, je. le continuerai.

En pcdiLqu# intérieure et économique.

WM

Je me prononce pour :

La restauration de l'autorité de PEtat.

La lutte contre les menées communistes.

L établissement tl un statut des fonctionnaires définissait exactement leurs droits et leurs devoirs.

L interdiction de la grève dans les services publics.

La protection des iamilïes nombreuses.

Les assurances sociales,

La defense de la propriété et, par suite, imposition aux formules spoliatrices de 1 impôt sur le capital.

La plus large satisfaction â donner aux légitimes revendications des victimes de la guerre,

La modernisation dos services administratifs devant donner un rendement meilleur et des économies sérieuses,

L edort incessant contre l'abandon des campagnes, par l'amélioration des conditions de la vie rurale ; améliorations comprenant, notamment, rétablissement de nombreux moyens et voies de communication, la multiplication des adductions d’eau potable, l'expansion de la force et de la lumière électriques.

La suppression de tous les monopoles d’Etat, si onéreux pour les contribuables*

Le remplacement de la taxe actuelle sur le chiffre d’affaires par une taxe unique à l'importa tion, à la production ou à l'un des stades de la fabrication,

A 1 egard de 1 imposition concernant les bénéfices commerciaux et industriels, V adoption d un abattement, à la base, de l'ordre de celui qui est en application pour les traitements et 1 impôt sur le revenu.

Le. relèvement des allocations accordées, par l’Etat, aussi bien aux bénéficiaires des retraites ou vrières et paysannes qu’aux pensionnés des sociétés de Secours mutuels.

La codi/ication et l’unification de toute la législation fiscale.

Sur le terrain électoral.

Je considéré comme très utile l’adoption du vote obligatoire, ainsi que la création du livret civique destiné à remplacer la carte électorale. Sur ce livret il serait fait mention des divers changements de domiciles effectués par les citoyens. Ce serait le meilleur remède contre la fraude électorale comme ce serait la pièce d’identité la plus certaine.

Je demande que le droit intégral de suffrage et d’éligibilité soit donné aux femmes, et

que soit accordé, aux mineurs, la représentation au scrutin par l’institution du vote ïamiliaL

Je suis pour la réduction de moitié des membres du Parlement, eL pour l’adoption de la nomination des sénateurs, au suffrage universel, des citoyens âgés d’au moins 40 ans.

Dans le domaine religieux.

J appelle toutes les mesures propres à amener la pacification si désirable, si nécessaire, des esprits. Au premier rang de ces mesures, je place la double liberté d’association et d’enseignement Pour la liberté d’association, je crois qu’il serait bien que fût envisagée la révision Je* lois et règlements mettant les congrégations hors du droit commun alors que,

bien au contraire, ce droit commun devrait leur être appliqué comme à toutes les autres associations.

Pour la liberté d’enseignement, je pense que devrait être définitivement consacré, pour les parents, le pouvoir de faire donner à leurs enfants l’instruction et l’éducation de leur choix ; et pour les professeurs, devrait également être reconnue la faculté d’enseigner, quelle que soit 1 association a laquelle ils appartiennent, pourvu qu’ils remplissent les conditions morales et pédagogiques exigées.

Je demande enfin que la liberté de conscience soit à ce point respectée qu’aucun citoyen ne puisse être inquiété pour ses croyances et leur manifestation.

Au point de vue extérieur*

J'estime que ne doit pas cesser la recherche des moyens pratiques de maintenir la Paix, Le règlement des dettes interralliées doit être poursuivi dans un sens conforme à la justice et à la dignité nationale*

Telles sont, mes chers concitoyens, les directives qui fixeront ma conduite*

Je les soumets à votre appréciation et^ prenant rengagement de leur être fidèle, je vous prie de dire, par votre bulletin de vote, si vous me jugez digne de votre confiance*

Votre tout dévoué,

J, T) U GLAUX-M ONTE1 L,

Maire des Va.ns. — Conseiller générât Député sortant.

Candidat Républicain*

lie circonscription de PRIVAB-

M, AMTÉRIOU

Élu au deuxième tour de scrutin* — 7.396 voix.

Chers Concitoyens,

Appelé en 1919, puis en 1924, par la confiance des républicains à représenter plus spécialement d'arrondissement de Privas dans la liste de concentration des Gauches, je sollicite aujourd'hui, en raison même des sympathies fidèles et profondes dont j'ai été l'objet l’honneur d'en représenter la lre circonscription.

Ces sympathies, dont j'ai toujours été profondément touché, m'ont été particulièrement précieuses dans la rude bataille que je mène depuis bientôt dix ans. Elles m’ont soutenu dans les assauts violents et clans les' combats perfides dont la réaction m’a gratifié tour à tour* Si elles m’ont réconforté et guidé dans faction j'ai la conscience de nfen être montré digne*

Au cours de la précédente législature, seul député républicain du département, j’ai déposé et défendu avec mon collègue et ami Daladier, le premier projet de réduction du service militaire* Au cours de celle-ci, j’ai été appelé à devenir, grâce h la confiance de * mes collègues, secrétaire de la Chambre des Députés, vice-président du groupe viticole, président de la Commission des marchés et spéculations qui a contribué pour une large part à assainir une atmosphère viciée par un mercantilisme éhonté* Enfin, et ce sera la fierté de ma vie* j’ai eu le redoutable honneur, dans des heures graves, d’être appelé à faire parti» du Gouvernement. Deux fois ministre sans Ta voir ni désiré, ni recherché, ayant appartenu au Cabinet qui a préparé et signé Locarno, je n en tire d’autre orgueil que celui de m'être montré digne de la confiance que les républicains ardéchois avait placée en moi* S’ils me font l'honneur de m’envoyer pour la troisième fois à la Chambre, je n’ai d’autre ambition que de continuer à servir, comme je l’ai fait, la démocratie à laquelle je dois ce que je suis*

Résolument attaché aux lois laïques que j'ai toujours défendues, j'en réclame le maintien intégral comme celui des conquêtes républicaines, garantissant aux travailleurs, fonctionnaires ou salariés les libertés syndicales.

Programme financier :

Réaliser la stabilisation immédiate du franc qui mettra fia à l'incertitude économique ;

Réprimer la fraude fiscale ;

Dégrever les consommations d'impôts trop lourds ;

Abaisser le taux des impôts de consommation ;

Substituer la taxe à la production, à la taxe sur le chiffre d' affaires ;

Dégrever à la base ies revenus du travail et leur appliquer un taux moins élevé que ceux du capital ;

Exonérer à la base l'impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux ;

Etablir en un mot la justice fiscale.

Programme agricole :

L'agriculture assure la sécurité, la prospérité et la richesse de la France. L’agriculteur ardéchois, plus que tout autre, accomplit chaque jour une tâche ingrate et très dure. Aussi je considère comme un devoir de le soutenir, de le protéger, de l’aider en toutes circonstances.

Ne pas écraser d’impôts ceux qui restent fidèles à la terre ;

Diminuer les droits d'entrée sur les matières premières et outils qui ont été augmentés dans de trop grandes proportions au préjudice des agriculteurs ;

Accroître les ressources du « Crédit agricole » qui est îa banque des petits agriculteurs ;

Poursuivre rationnellement et avec rapidité l'électrification des campagnes et l'installation de cabines téléphoniques dans toutes les communes et hameaux importants ;

Défendre ies petits agriculteurs contre les grandes firmes d'engrais et de machines agricoles, contre les spéculateurs et les intermédiaires ;

Soutenir les vœux des associations agricoles touchant particulièrement ta viticulture, la sériciculture, la production du blé., des primeurs, des châtaignes-;

Réclamer la rapidité des transports et la diminution des tarifs ;

Réclamer le développement de nos voies de communication et l'amélioration des routes.

Programme social :

Dans l'ordre social, il convient d’entrer résolument dans la voie des réalisations pénétrant jusqu'à la vie profonde des travailleurs et capable de leur apporter les améliorations qu’ils sont en droit d'attendre d’un régime démocratique ;

Ratification de toutes les conventions internationales du travail ;

Assimilation des mutilés du travail aux mutilés de guerre ;

Création d'une assurance-chômage ;

Institution d'un minimum de salaire ;

Yo te rapide du projet de loi Dura four présenté par le cabinet Palnlevé 1925, accordant à tous les travailleurs un conge obligatoire et payé ;

Protection efficace des familles nombreuses par l'instauration d?on sursalaire familial- ;

Application immédiate de la loi sur les assurances sociales.

Politique extérieure i

Dans l’ordre extérieur, il est nécessaire de choisir entre une politique d'alliances qui ne

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préserve pas des conflits et une politique de collaboration européenne réalisée dans le cadre des amitiés nécessitant Taché vement du rapprochement franco-allemand et des difficultés pendantes entre ces deux peuples. Mon choix depuis longtemps est fait : contre le nationalisme, contre la guerre, pour une politique de paix vigilante mais réaliste.

Tel est, dans ses grandes lignes, le programme auquel j'entends me consacrer résol ü'mentj prêt à me dévouer eomme par le passé à mes concitoyens^ aux communes et aux cantons de ma circonscription dont j'ai toujours été et je reste Tardent défenseur.

Et maintenant, j’attends avec confiance votre verdict.

Vive la République laïque, démocratique et sociale 1

Louis ANTÉRÏOU

Député sortant. — Maire de ]a Voult, Conseiller général du canton de Thueyts, Ancien Ministre.

Candidat républicain socialiste.

2° circonscription de PRIVAS.

M. LàRGIER

Mes chers Concitoyens,

Vous êtes appelés le 22 avril à choisir votre représentant au Parlement,

Le rétablissement du scrutin d'arrondissement rend à la 2e circonscription de Privas sa personnalité politique.

Elle aura maintenant son député.

Vous avez toujours marqué, et avec raison, votre désir d'être représenté par un des vôtres.

Contre votre volonté, maintes fois exprimée, M. Sully-Eïdin, Conseiller Général et Maire de Vallon, se présente dans votre circonscription*

Vous relèverez ce défi.

Né à Viüeneuve-de-Rerg en 1873, élevé à Villeneuve, je ne suis pas un inconnu parmi vous. Deux fois déjà, en 1914 et en 1919, sur la liste républicaine de M. Bourély, j'ai sollicité vos suffrages.

Deux fois mes concitoyens m'ont confié le mandat de Conseiller Général du canton de Villeneuve-de-Berg, J'appartiens à la majorité républicaine du Conseil Général,

Je ne veux pas ici énumérer mes interventions, mais je puis affirmer sans crainte que toutes les municipalités qui ont fait appel à mon concours ont trouvé en moi un soutien.

Mon passé, mon présent ! Républicain de toujours 1 Toujours Républicain !

Mon programme ? Le voici :

— Discipline et collaboration des partis pour assurer le relèvement définitif de la France,

Remaniement de certains impôts, en vue de soulager les producteurs des villes et

t}es campagnes, ainsi que les commerçants, sans compromettre l’équilibre nécessaire du.

budget national. Adoption de tontes mesures préparant l'assainissement complet de nos

finances et assurant la défense du franc.

— Défense de la propriété individuelle considérée comme la sauvegarde du patrimoine familial. Lutte contre les théories communistes destructrices de toute liberté, de toute propriété, de tou Le prospérité.

— Respect de là liberté de conscience des citoyens et défense des lois laïques qui sont

à la base de l'organisation de la République,

— Réforme de renseignement permettant d’assurer à l’enfant de toutes conditions

l'accès des divers degrés d’enseignement, du primaire au supérieur.

— Amélioration des conditions de la vie dans nos campagnes, électrification, installa¬

tion du téléphoné, intensification de la production agricole, développement des institutions

de crédit, de coopération, d'assurances mutuelles agricoles. Défense des intérêts commerciaux, industriels et touristiques de notre région.

— L'Ardèche a le triste honneur d’être le département comptant le plus de morts à la

guerre. Défense de toutes les revendications justifiées des mutilés, veuves de guerre, prisonniers, anciens combattants. Défense également des pensionnés.

— Application de la loi sur les assurances sociales. Elaboration de disposition législative, améliorant le statut du travail et T existence des travailleurs.

(Ce programme n’est, et ne peut être ici qu'un résume général. J’ai développé dans ia

brochure que vous avez reçu ou que vous recevrez mon point de vue sur les différentes questions).

Mon ambiiipn : Etre le mandataire fidèle de mes concitoyens, leur rendre service. Développer la prospérité de notre cher Vivaraïs.

Ma formule se résume en deux mots : action, réalisation*

La situation est sérieuse. Il faut barrer la route du Parlement aux hommes et aux partis de révolution qui s’unissent dans ie monde pour créer des perturbations sociales. Commu¬

nistes qui sous Jo couvert du Bloc Ouvrier et Paysan sont aux ordres de Moscou j. ou Socialistes, membres de la Section Française de l’Internationale Ouvrière d’Amsterdam.

Vous direz que vous ne voulez pas voir la France à ta merci de l'étranger*

Vous direz par votre vote que vous êtes pour Tordre, pour la liberté, pour des finances saines, pour la paix intérieure et extérieure. Vous direz que vous vous opposez à la politique de ruine que voudrait instaurer M, Sully- Eidin.

Vous direz que vous êtes pour celui qui peut s’occuper de vous en même temps qu’il s'intéressera aux affaires de la France.

Y ous affirmerez nettement tous ces principes en ne vous abstenant pas, en votant tous

le 22 avril.

Aux urnes donc, Citoyens^ pour confirmer la victoire du bon sens qui n’a jamais faibli

Aux urnes pour que le souffle puissant de la liberté démocratique balaye à jamais de

Edmond LARGUER

Chevalier de la Légion d’honneur, — Délégué eau tonal. Président d'honneur dea Ardéchois de Paris. Conseiller général de l'Ardèche*

Candidat républicain radical et radical-s ccïaliste indépendant.

lr0 circonscription de TOÜRNON,

M. VALLEÏTE VÏALLARD Élu nu premier tour de scrutin, — 7.7J3 voix.

Union nationale républicaine e( sociale de l Ardèche,

Chers Compatriotes j

La 13e législature qui s'achève, a failli causer par ses fautes k ruine du pays ;

Deux périodes pendant cette législature : la première, où 3a démagogie socialiste go uverne sous des prête-noms radicaux et qui s’achève en juillet 1926 dans une atmosphère de banqueroute et d’cmeule au bord de l’abîme ; la seconde, où on Gouvernement d'union nationale rompt avec cette démagogie socialiste, rend la confiance au pays, assure! équilibre des budgets et par nos propres forces opère notre redressement financier.

Le pays a donc pu juger les deux méthodes à l'œuvre par leurs résultats. Il ne s’agit donc plus de mystique à invoquer, il s’agit d’une œuvre à achever par des méthodes qui ont fait leur preuve de 1919 à 1924, de juillet 1926 S aujourd hui.

G’est cette œuvre que je demande aux électeurs de la lr° circonscription de Tournon de poursuivre en faisant sur mon nom l’union de tous ceux qui ne veulent pas exposer le pays aux aventures qu’il a courues en 1925 et 1926 et qui recommenceraient immédiatement avec le retour au Parlement d’une majorile du Liartel des gauches.

Un équilibre budgétaire rigoureux est à la base de cette œuvre, et aucune mesure risquant de le compromettre ne doit être tolérée.

Mais on ne peut sans danger pour l’économie nationale et la production, maintenu long temps une fiscalité aussi élevée. Il est donc vital pour.le pays de diminuer Je plus tôt possible nos dépenses, afin de créer des excédents budgétaires qui permettent la réduction progressive de certains impôts, en commençant par ceux qui trappent toutes les formes du bavai , de manière à favoriser l’essor économique du pays*

G’est pour atteindre ce but que nous proposerons :

La cession ü ‘l'industrie privée de tous les monopoles qui ne sont pas indispensables à la défense du pays ;

Une réforme administrative bien étudiée et complète ;

Une diminution importante du nombre des parlementaire? ,

Le remplacement du scrutin actuel par la proportionnelle Intégrale ,

La réalisation des assurances sociales, en rendant viable, par ta suppression de tout étatisme, le projet qui vient d’être voté ;

La mise en œuvre de toutes les forces de production du pays dans la métropole et aux colonies*

Une œuvre semblable ne peut se poursuivre que dans la paix intérieure et la paix extérieure.

Poix intérieure, qui veut que l’autorité appartienne à l’État, que l’ordre public soit maintenu, et qui doiL etre consolidée par le respect de toutes les croyances, par la liberté intégrale d’enseignement et d’association et par une politique hardie de réformes sociales, améliorant le sort des travailleurs.

Paix extërienre, qui exige la vigilance des pouvoirs publics, le respect des accords et des traités.

Electeurs,

[ a Deux politiques s’ofFrent à vous;

Celle de l'Union nationale, qui a fait ses preuves, qui repose sur la propriété et la liberté individuelles et qui aboutit au redressement.

L'autre, celle d'une fraction du Parti radical-socialiste, des socialistes et des communistes, qui tend à leur suppression, et qui aboutit à la ruine et à îa révolution.

Je fais appel à votre sagesse, à votre sens de la tradition, à votre patrioiisme ardent et à votre profond attachement pour votre sol et vous demande de faire triompher sur mon nom la politique de T Union nationale.

Vive la France l Vive F Ardèche 1 Vive la îrS circonscription de Tourne n I Vive la République I

Pierre VALLETTE- VI ALLARD.

2G circonscription de TOURNON.

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