ML BAH IER
Elu au deuxième lourde scrutin. — 11.903 voix.
Electeurs,
Je vous demande de me confier l'honneur et la charge de vous servir.
Républicain convaincu eL de toujours, fils du peuple, je veux travailler à rendre la République plus forte et plus prospère.
Catholique, je veux — respectueux de tous — le respect absolu de ma foi. Je veux 3a pleine liberté d’enseignement et dissociation.
Cultivateurs,
Je ne suis pas laboureur, mais j’aime la terre, je vis près de vous, je connais vos besoins.
Je veux la liberté de vos syndicats. Je veux des chemins ruraux et d'exploitation meilleurs, grâce à laide de l'Etat et à la possibilité d'y faire vos prestations. Je veux que les lois sur r habitation ouvrière à bon marché permettent enfin d aider aux petits cultivateurs et journaliers, d'améliorer leurs logements.
Je veux un bon régime douanier stable, afin qu'un décret ne puisse plus interdire brusquement la sortie de vos denrées hors de France et en avilir ainsi les prix.
Je veux !a protection de votre épargne contre certains pillards des campagnes.
Je veux l'amélioration du régime des baux à ferme par l'indemnité de plus-value au fermier sortant et par le droit de préférence accordé à un bon fermier sortant, pour se maintenir dans la ferme, sauf raisons graves du propriétaire et cela moyennant un fermage raisonnable, fixé au besoin par expert, comme cela se pratique pour les baux de commerce.
Je veux faire pénétrer à la campagne la mutualité, protectrice contre la maladie et la misère des petits.
Je veux que par tous les moyens on aide ceux dont les durs travaux produisent le pain que nous mangeons.
Commerçants, industriels et artisans,
Je veux l'égalité fiscale.
Je veux le remplacement delà taxe sur le chiffre d'affaires par une taxe à la production sur les objets manufacturés.
Je veux aussi, pour vous comme pour les autres contribuables, l'abattement à la base.
Je veux une politique sage et la stabilité monétaire Je veux l’amélioration du régime des transports et la réalisation des grands travaux d'intérêt général (ports, canaux, électrification, voies ferrées} depus si longtemps attendus.
Ouvriers,
Je veux le respect des lois du travail et de vos libertés syndicales. Je veux surtout vous aider à devenir propriétaires d'un logement sain. Je veux vous aider à vous assurer contre
la maladie, la vieillesse et le décès prématuré. Ce s era l'oeuvre de la mutualité encouragée par l'Etat.
Je veux qu on protège l'ouvrier français contre la main-d’œuvre étrangère qui commence à envahir même la Bretagne.
Fonctionnaires,
Je veux une réforme administrative faite avec votre collaboration — respectant les engagements de l'Etat et aboutissant progressivement à une diminution réelle des fonctions inutiles et à la simplification des formalités*
Je veux que l’Etat assure votre indépendance morale et matérielle*
Pères de famille,
Je veux plus de justice fiscale pour nous. Je veux qu’on aide à élever les enfants des parents pauvres ou modestes, accablés par la charge multipliée pour eux des impôts indirects .
Je veux la protection efficace de l'enfance abandonnée*
Justiciables,
Je veux une réforme judiciaire organisant la conciliation et l'arbitrage, réduisant les frais et la lenteur des procès.
Petits rentiers et retraités,
Le sort des vieux et des petits qui ont fait confiance à l’Etat en lui confiant leurs économies est actuellement pénible. L’Etat devra, dans la mesure de ses moyens et dès que la stabilisation du franc sera consacrée, rechercher comment et dans quelle mesure il peut réparer le tort certain qui vous a été causé.
Victimes de la guerre,
La stabilisation du franc va permettre aux anciens combattants d’utiliser la « retraite du combattant » si avantageuse pour nous.
Les pensionnés se plaignent avec raison d'abus lamentables dans l'attribution de certaines pensions. Il parait impossible de procéder à une révision générale, il faudra du moins qu à 1 avenir les commissions sachent distinguer entre les anciens combattants et les citoyens qui n ont rempli qu un de voir moins pénible et respecter avant tout les droits des mutilés.
Pour arriver aux buts,
Il taut la paix Intérieure par l'union de tous les Français, « La paix sociale exige des sacrifices de la part de tous ».
Conservons notre idéal* Travaillons dans le pays à y gagner des partisans. Mais que ce soit sans colère et sans haine. Au Parlement, les députés ont l’impérieux devoir de réaliser cette union sans quoi, vient d’en avertir Poincaré : « On retournera vers l'abîme et le esastre, cette fois, ne sera plus réparable ».
B faut la paix extérieure par le respect loyal des traités. Il faut travailler avec la Société es Nations. Chercher les occasions de rapprochement entre peuples et que nos journaux et
dirigeants évitent au contraire d attiser les conflits. U faut aussi une armée et une
farine fortes et appuyées sur l'organisation méthodique de la science, de l’industrie et de fout le pays.
Il faut réaliser des économies par la cession des monopoles, par la réforme administra- 1Ve Par rejet de toute surenchère démagogique.
I! faut des députés moins nombreux, un travail à la Chambre mieux organisé et que
seuls soient payés les députés qui travaillent*
Ce n’est pas en conservateur satisfait, mais au contraire c’est en- travailleur soucieux du sort des petits, que je suis prêt à me dévouer de tout cœur aux réformes attendues depuis tant d’années. Il faut de l’ordre, oui. Il faut aussi du progrès et plus de justice sociale..
Je me souviendrai de l'humble condition qui fut celle des miens.
Je me rappellerai, que, quel que soit le sort qui les attend, mes enfants subiront les lois queje^ voterai.
Vive F arrondissement de PJoêrmcl !
Vive la République !
ànltkk BAH 1ER Croix do guerre.
Avocat. — Propriétaire- emploi tant,
' président de îa Société de secours mutuels des ouvriers dè Plûëfmel. Vice -président du Comice agricole.
Candidat républicain indépendant.
circonscription de PONTIVY*
M. CARÏC
Élu au deuxième tour de scrutin, — /*515 voix.
Électeurs,
Membre de l’Uirion républicaine démocratique-, je me présente à vos suffrages avec l’investiture de la Ligue républicaine d-tfnrion nationale qui groupe tous les partis répnbli-
cains du Centre, t , .
Ce titre, à lui seul, résume mon programme. Je veux une politique d’union à 1 intérieur dans le respect des libertés qui sonL la base de la République ; de paix à l’extérieur dans le respect des traités qui garantissent notre sccuriLé et dans des accords internationaux qui assurent la grandeur de la France et lui donnent dans la Société des Nations la place a laquelle elle a droit.
Politique uüérieu re.
Mou but est d’assurer aux citoyens la pleine jouissance de leurs droits individuels et de proclamer hautement les droits de la famille et de la patrie., , ,
Respectueux de la liberté individuelle, qui, suivant ta Déclaration des Droits de 1 T3 anime, consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui, je veux, pour le pure e la mère, la liberté de diri-er l'éducation et l'instruction des enfants. Je suis donc l’adversaire
du monopole de renseignement et de l'école unique.
Je veux pour chacun la liberté de conscience et la liberté dissociation. Nul ne saurai cire inquiété pour ses opinions. Je demande donc l’abrogation des lois d exception.
L& paix religieuse' est un bien nécessaire et conditionne P union de tous les Français dans le service clé la patrie.
En matière électorale, je reste partisan de la représentation proportionnelle intégrale, qui seule assurera la justice, en donnant h chaque parti la part d'influence qui lui revient ; jnais je demande la diminution du nombre des députés et des sénateurs.
Au point de vue administratif, une large décentralisation s’impose. Notre machine administrative est restée la même qifau lendemain de la Révolution. Les progrès dans les ctfiflnmunications commandent la suppression de tous les intermédiaires inutiles, sous la seule condition de sauvegarder les droits acquis des agents touchés par la réforme,
La patrie et P armée doivent être défendues contre les doctrines révolutionnaires qui tb minent et contre les actes crimiiielsjqui les attaquent* J’approuverai toutes les mesures propres à fortifier notre armée et notre marine, car j'y vois la plus sûre garantie du maintien de Fa paix. Mais désireux d’alléger les charges du service militaire, sans nuire à la sécurité du pays, je favoriserai Inapplication rapide du service d’un an.
Reconnaissant des services rendus à la patrie, j’étudierai avec soin les plaintes de toutes les victimes de la grande guerre avec la ferme volonté de leur apporter les soulagements qu’elles méritent.
Politique sociale.
Candidat d’Union nationale^ à la haine desi classes, j’oppose. la1 collaboration fraternelle des clauses dans un esprit de justice.
Travailleur moi-même, je dis r Honneur à tous les 'travailleurs! ». Mais, avant tout, je tiens à favoriser la main-d’œuvre nationale*
J’ai voté la loi sur les assurances sociales., Son application pratique demandera, quelques retouches, mais je me» réjouis d’avoir contribué à assurer au salarié la sécurité du lendemain par une loi qui lui permettra sans crainte do fonder un foyer, adoucira pour lui Les jours d’épreuves et de; maladie et lui assurera au déclin d’une vie de labeur les bienfaits d’une- retraite honorable.
Partisan de la liberté, je la veux aussi entière en matière commerciale que dans les autres domaines* Je suis L’ennemi de la taxation et des monopoles* Je veux L affermage des monopoles actuels et m’oppose a La création de nouveaux.
Adversaire de la taxe sur le chiffre d’affaires, a cause de son caractère inquisitorial et des tracasseries qu’elle entraîne, je soutiendrai l’aboutissement d’une loi qui la remplacerait par une taxe à la production* Si les nécessités budgétaires s’y opposent, j’estime, puisque la taxe sur le chiffre d'affaires n’est pas un impôt sur les bénéfices, mais sur toutes les tran^ sachons, qu’elle doit s’appliquer aussi bien aux coopératives qu’aux commerçants.
L’égalité devant l’impôt veut que pour la ce iule des bénéfices commerciaux les mêmes dégrèvements: à Ja base soient accordés aux contribuables que pour la cédule des traitements et salaires*
Le même minimum de 7*000 francs pour l’existence est aussi nécessaire aux uns qu’aux autres et doit être exonéré de T impôt.
La réduction des prix de transports par l’application de tarifs proportionnels à la valeur des marchandises, l’amélioration de nos routes et canaux, le maintien de la navi galion par la construction d’écluses au barrage de'Guerlédan, auront tous mes soins.
Pour réparer dans la mesure du possible le préjudice causé à Pontivy par la suppression du tribunal et donner plus de facilités aux justiciables, j’interviendrai énergiquement pour la création d’un tribunal de commerce*
L’agriculture aussi a besoin d’être protégée. L1 intensification de la production agricole par 1 abaissement du prix des engrais et des transports, par la protection douanière et la liberté d’exportation peut seule vaincre la vie chère*
Le budget de l’agriculture a droit à sa part. L’emploi judicieux de ses ressources doit permettre de développer nos chemins, d’activer l’électrifî cation des campagnes, de favoriser
les prêts à long terme, d organiser [enseignement agricole et ménager. J’estime que les chambres d'agriculture élues par les agriculteurs sont qualifiées pour recevoir et répartir les subventions accordées par l'Etat et les départements sans l'intervention d'aucun intermédiaire.
Le bénéfice de la loi sur la révision des baux ruraux doit s'étendre aux fermiers lésés par la baisse du prix des denrées, aussi bien qu'aux propriétaires victimes de la dépréciation du franc*
Enfin, je suis heureux qu’en vertu de la loi que j ai votée le 17 mars dernier, le fermier qui a apporté des améliorations durables à 3a terre qu'il cultive soit indemnisé à la sortie de la plus-value qu'il a donnée à la propriété.
Les familles nombreuses de la ville ou de la campagne trouveront en moi, père de huit enfants, un défenseur dévoué. Je revendique en leur faveur le vote familial, juste compensation de leurs responsabilités et de leur dévouement au pays, des dégrèvements fiscaux et des allocations en rapport avec leurs charges-
Enfin, je demande la révision du régime successoral, pour éviter l'émiettement de la propriété et la spoliation des héritiers.
C'est l'Union nationale qui a permis le redressement financier de notre pays que deux années de politique socialisante avait conduit aux bords de l'abîme.
Les récents discours du Président du Conseil à Bordeaux et à Carcassonne prouvent que* cette politique doit être continuée pour asseoir sur des bases inébranlables notre reconstruction monétaire.
Je suis fier d’avoir, par la fidélité do ma confiance et de mes votes, aidé k l'œuvre magnifique de restauration financière accomplie par M. Poincaré, et je m'appliquerai, avec tous les membres de l’Union nationale, à poursuivre le programme, qui, en couronnant l'œuvre d'assainissement commencée, servira, avec les intérêts légitimes de nos populations, les droits sacrés de la France et de la République,
Pour réaliser mon programme, je compte sur la fidélité des amis qui m'ont donné la majorité en 1924, et je fais appel à tous ceux qui, déçus par les promesses du Cartel, veulent s'opposer à une politique de banqueroute ou de révolution*
Vive la République î Vive îa France î
Joseph CADIG
Candidat républicain d'Umoo nationale.
No 3814
21' circonscription de PONTIVY.