M. LOCQUIN
Elu au deuxième tour du scrutin. — 8,670 voix*
Électeurs,
Le 22 avril, vous êtes appelés à désigner un député,
La Fédération socialiste présente a vos suffrages le citoyen
Jean LOCQUIN
Docteur ès lettres, — Avocat à la Cour d’&ppeï.
Maire de Balleray. — Président du Conaeiï général*
Député sortant.
Vous connaissez le citoyen Locquin. Vous lui avez accordé à trois reprises, en 1Ô14, en 1919 et en 1924, par des majorités sans cesse accrues, votre confiance^ qu’il s’est toujours appliqué à mériter. Travailleur acharné, il a toujours apporté, dans l'exercice de son mandat, un dévouement et un désintéressement absolus. Il est de ces hommes qui honorent la fonction dont ils sont investis. Il est une force pour le parti dont il porte le drapeau et pour les nobles idées qu’il représente.
Vous avez reçu, en un numéro spécial de la Tribune du Centre , qui vient de vous être distribué, le programme d’action immédiate que ïe citoyen Locquin s’engage à faire triompher et qui comporte notamment :
Contribution exceptionnelle sur les grosses fortunes pour l’amortissement rapide de la dette publique ;
Stabilisation légale du franc -
Nationalisation industrialisée des grands monopoles capitalistes ;
Réduction des impôts de toute nature excessifs et mal répartis ;
Remplacement de la taxe sur Je chiffre d’affaires par une taxe unique à la production;
Annulation des dettes interalliées ;
Application stricte de la journée de huit heures ;
Défense énergique du droit syndical pour tous ;
Amnistie ;
Abrogation des lois scélérates ;
Application des assurances sociales ;
Défense énergique de F Ecole laïque ;
Gratuité de l'enseignement à tous les degrés suivant les principes de F Ecole unique;
Application du service militaire d’un an ;
Consolidation de la paix par la pratique de l’arbitrage obligatoire international.
Citoyens,
Pour faire échec à ce programme d’action démocratique, de justice fiscale et de progrès social, la réaction relève la tête.
Un nouveau bloc national s’est formé, dans l’espoir de recommencer le coup du 36 novembre 1919.
Cette coalition de profiteurs et d'égoïstes, naufrageurs du franc et déserteurs de l’impôt, groupe, sous la direction du Comité des forges, des hommes accoutumés k tous les reniements, des fascites notoires et des démocrates repentis, unis dans la même haine de la classe ouvrière pour la défense de leurs privilèges financiers.
C’est la coalition des puissances d'argent contre les intérêts populaires.
C’est la réaction camouflée, essayant de revenir au pouvoir sous le nom de M. Piélin, chargé d'affaires du Comité des forges, porte-parole de la grande industrie et du grand négoce, adversaire sournois des petits et moyens commerçants, des artisans, des agriculteurs, des modestes travailleurs et des consommateurs, accablés de taxes injustes et rançonnés sans pitié par les gens de T « Union nationale ».
Comme en 1919 et en 1924, c'est la ploutocratie qui se dresse contre la démocratie.
La Nièvre républicaine saura résister à cette nouvelle vague de réaction.
Mais pour que les républicains sincères triomphent, il faut qu’ils soient unis, comme leurs adversaires.
Qu'ils négligent donc les points de détail, qu'ils ne s’attardent ni aux nuances doctrinales, ni aux questions personnelles.
Que, dès le premier tour, ils évitent de perdre leurs voix, en les égarant sur le nom de candidats qui n'ont aucune chance de passer.
Qu ils se disent bien que toute voix perdue pour le candidat socialiste est une voix qui facilite le succès de la réaction.
Qr, il faut a tout prix que la réaction soit vaincue.
Elle le sera, si tous les amis de la liberté, de Légalité, de la justice et de la paix volent en masse pour le citoyen Jean Locquîn.
Vive la République laïque, démocratique et sociale !
La Fédération socialiste de la Nièvre.
2e circonscription de NEVERS-