M DARIA C
Elu au pr2mier tour de scrutin* — 6*459 voix*
Mes cîi ers Concitoyens,
A la défense du sol, pour laquelle se sont sacrifiés les meilleurs d'entre nous, a succédé la défense du franc, c’est-à-dire la défense de notre prospérité, de notre richesse, de tout ce qui constitue le patrimoine national*
Cette nouvelle tâche nous impose de nouveaux devoirs. Fort de la confiance que vous m'avez constamment témoignée, je vous demande de manifester encore sur mon nom votre attachement à la République* J’ai conscience de n'avoir jamais perdu de vue l'intérêt supérieur du pays dans aucun des actes de ma vie publique, dans aucune des charges ou des missions que j'ai assumées* Adversaire résolu de la politique du pire, je me suis efforcé pendant les dernières législatures, soit comme président de là Commission des finances, soit comme président d'un Groupe que son idéal politique situait au centre des partis, de remplir en toute indépendance le rôle d'arbitre ou de médiateur au cours des graves discussions qui divisaient l’assemblée* Je n'ai pas à vous rappeler que je suis résolument opposé à tout sectarisme comme à toute surenchère démagogique et que mon attitude a toujours été dictée par un véritable esprit de tolérance et un vif souci de justice*
Nous devons, mes chers Concitoyens, continuer à pratiquer à l'intérieur du pays une politique de défense contre tous les ennemis du régime, contre tous les réacteurs d’extrême droite ou d'extrême gauche et spécialement contre le péril communiste* La collaboration de tous les partis respectueux des lois fondamentales que la République s’est librement données est indispensable contre ceux qui ne cherchent qu'à détruire l'ordre social. Elle est indispensable également pour parachever l'œuvre de redressement financier si heureusement personnifiée par le grand Français et le grand républicain qu'est M* Raymond Poincaré* Ce n’est que dans la concorde intérieure ainsi comprise que la Chambre issue des élections de 1928 assurera, sans récriminations rétrospectives, le relèvement définitif du pays*
Le malaise politique dont on se plaint parfois serait grandement atténué d ailleurs, il faut bien le dire, si le renouvellement intégral de l’assemblée issue du suffrage universel faisait place à un renouvellement partiel — condition primordiale d’une stabilité nécessaire. D’autre part, le retour au scrutin d'arrondissement — ardemment désiré par la grande majorité du pays — doit être complété par une péréquation des circonscriptions électorales et mie réduction appréciable du nombre des députés.
Dans le domaine de la politique extérieure, nous devons^ avant tout, dissiper la méfiance qui existe entre les nations* Nous devons encourager de toutes nos forces les rapproche-
— 977 — No 3814
Ttiènts entre les peuples, le recours à l’arbitrage, organiser une coopération internationale préparée par les entretiens de Genève, de Thoiry et de Locarno, afin de hâter le couronnement de la noble tâche ébauchée par la Société des Nations et de répondre au vœu si éloquemment exprimé par les associations des anciens combattants et des blessés et mutilés de la guerre.
Mes chers Concitoyens,
Vous jugerez si dix-huit ans de mandat au cours desquels je crois avoir accompli mon devou et tenu tous mes engagements me donnent des titres au renouvellement de votre confiance. En votant pour moi, vous affirmerez votre désir d’un régime de paix intérieure de progrès et de liberté dans l’ordre, dans le travail et dans le respect de nos lois.
Vive la France î
Vive la République S
Vive l1 arrondissement d1 Alençon I
Veuillez agréer, mes chers Concitoyens, l’expression de mes sentiments cordiaux et bien dévoués.
Adrien DARIÀC
Ancien Ministre.
Ancien président de la Commission de finances.
Président de la Sous-Commission des dettes interalliées, x Chevalier do la Légion d’honneur.
Député sortant.
Candidat d’Union républicaine.
Mon Programme électoral*
Politique générale :
Sauvegarde et défense de la patrie contre les adeptes de la révolution sociale.
Suprématie du pouvoir civil*
Maintien du régime légal dos associations et des lois laïques, qui permettent le libre exercice du culte et la liberté de conscience.
Séparation absolue des églises et de l’Etat. Garantie formelle qu’aucun pouvoir extérieur ne puisse intervenir dans l’application de la Constitution et des lois de la République.
Egaillé de tous les enfants devant l’instruction celle-ci étant gratuite par voie de concours à tous les degrés.
Développement des enseignements technique et professionnel et encouragements aux
Sports,
Statut garantissant les fonctionnaires contre l’arbitraire et définissant nettement leurs revoirs et leurs droits.
Reforme électorale par la réduction du nombre des députés et un remaniement des ^ conscriptions électorales. Renouvellement partiel de la Chambre des Députés, condition meme de la stabilité politique.
Politique extérieure :
Organisation de la paix pour la mise en vigueur du protocole de Genève et par la conaccords dans le cadre de la Société des Nations. Aussi longtemps que cet idéal ]ijm 9 ^ eLie a^emti la France, pairie de la liberté, fui a toujours prouvé son horreur de a 1Sme ^ de la guerre, doit rester forte et assurer la sécurité de ses frontières par
l’organisation rationnelle de ses réserves et de son matériel de guerre, ce qui lui permettra de réaliser la réduction du service militaire.
Politique financière :
Nécessité de l'équilibre budgétaire.
Politique sévère d’économies, de justice et de simplification fiscales. Remaniement des impôts qui frappent lourdement le travail, k culture et le commerce.
Application stricte des mesures destinées a prévoir et à réprimer la fraude elles évasions fiscales.
Continuité de la politique d’amortissement n'imposant aux générations présentes, déjà beaucoup trop chargées, que les sacrifices indispensables.
Stabilisation légale du franc.
Protection effective de l’épargne contre les agissements des aigrefins et contrôle rigoureux des dépenses publiques.
Politique économique :
Développement et amélioration des moyens de transport et augmentation progressive des crédits affectés aux roules, aux chemins ruraux et vicinaux.
Réduction des tarifs de transport sur les voies ferrées, notamment pour les engrais et les denrées de première nécessité.
Intensification et exploitation des richesses coloniales. Mise en valeur de nos richesses naturelles par Paménagement de nos cours d'eau en vue de la création de la force motrice nécessaire aux industries locales et à T exploitation rurale.
Liberté pour les cultivateurs de disposer des fruits de leur récolte par T extension des droits des bouilleurs de cru.
Intensification de la production agricole, seule capable de résoudre le problème de la vie chère.
Développement de la politique d’électrification des campagnes, les prix et conditions de cette électrification étant établis de manière à s’adapter pratiquement aux exigences de la vie rurale.
Amélioration des conditions matérielles de la vie des cultivateurs qui, en leur procurant plus de bien-être, contribueront à enrayer la désertion des campagnes.
Politique sociale :
Respect des droits des victimes de la guerre, des pensionnés et retraités des services civils, et des armées de terré et de mer.
Développement des institutions d’hygiène et de prévoyance sociales. Encouragements aux familles nombreuses et à la natalité* Lutte contre le taudis, 1 alcoolisme et la tuberculose. Protection de l’enfance.
Développement des institutions de crédit destinées à favoriser l’accession à la petite propriété, ainsi que les habitations rurales et ouvrières à bon marché.
Circonscription d’ ARGENT AN,
M. d À ÜD IFFKET-PASQüï FR Elu au premier tour de scrutin. — 9.325 voix.
Chers Concitoyens ,
Sollicitant pour la troisième fois vos suffrages, je tiens avant tout à me placer en dehors de la politique de parti. Mon but unique est de collaborer loyalement, sur le terrain de T Union national^ dégagé des querelles stériles, à la conquête de nouveaux résultats pratiques, qui seront le complément et T achèvement de l'œuvre entreprise par le Ministère Poincaré Trop de divisions, trop de polémiques oui, à certaines heures* détourné les activités de leur but véritable, pour que le néant de pareilles manœuvres n’apparaisse pas clairement aux yeux des gens de bon sens et surtout de bonne foi. Notre tâche à tous, sans distinction d'origine ou de tendance, doit avoir pour objectif le redressement définitif de notre pays, par le concours de toutes les bonnes volontés, mises au service du bien public.
C’est animé de cet esprit que je viens brièvement vous exposer mou programme, persuadé d’avance que je pourrai, grâce à votre amicale confiance, en poursuivre à nouveau F accent plissement, au cours de la prochaine législature, dans toute la mesure de mes forces et de mon activité.
Tous nos efforts doivent tendre au maintien de la paix si chèrement acquise et à la consolida ti on de noire sécurité, premier de nos biens ; celle-ci sera garantie par une bonne organisation du service d’un an, récemment voté, par une politique extérieure s’appuyant sur le respect scrupuleux des traités et sur une organisation de justice internationale, qui substituera te règne du droit et de l'arbitrage obligatoire entre les peuples à celui de la force, et la solidarité économique à l'anarchie des échanges.
L’exécution du plan Dawes devra assurer, dans les années à venir, les paiements qui nous sont faits au titre des réparations ; les dettes contractées par la France vis-à-vis de nos anciens alliés pour la cause commune doivent être déterminées exactement, en tenant compte du passif et de l'actif de chacun ; et une clause devra sauvegarder la valeur de notre monnaie, lors du transfert de nos payements.
Satisfaite d’avoir assuré la paix définitive, en collaboration loyale avec tous lés peuples et à l’abri de tout nouveau conflit, la France pourra reprendre, en toute indépendance, sa mission dans le monde, par Je rayonnement de sa pensée. Pour cette tâche civilisatrice, elle doit préparer méthodiquement l'avenir de la race.
L'élite du pays devant se recruter parmi tous les éléments de la population, sans distinction d’origine ni de fortune, il faut développer et faciliter l'accession de tous à la haute culture, par l'accroissement des bourses d’enseignement et cl 'entre Lien.
C’est encore en vertu du principe républicain que nous voulons voir assurer, par un Etat fort et protégé cou tre les entreprises des partisans :
Aux citoyens, la pleine jouissance de leurs droits individuels : liberté, sûreté, propriété.
A la famille, le droit d’exister : par des encouragements à la natalité et par une aide proportionnelle au nombre cT enfants ; le droit de se gouverner, de se perpétuer , par la liberté de conscience, par l’extension de la liberté testamentaire et la suppression des taxes successorales, destructives du patrimoine familial.
Aux associations, le droit de se former, sauf pour celles qui poursuivent un but crimiou illégal ; à toutes, l’extension de la capacité civile et 1 application aux congrégations du droit commun des associations.
Le droit intangible que nous reconnaissons k la famille de choisir et de contrôler la formation intellectuelle et morale qui sera donnée à ses enfants, exclut l'école unique elfe monopole de renseignement, la laïcité de l'Etat garantissant pour toùs sa neutralité Con formément à la Déclaration des Droits de l'Homme, nous demandons, sur ce point la liberté absolue pour tous les citoyens et, d'accord avec îa proposition de loi Gronssau l'abrogation de la loi de 1904, interdisant en France l'enseignement des congrégations
Nous réclamons également pour les fonctionnaires, un statut précis fixant leurs droits et leurs devoirs.
La représentation de tous les citoyens doit être assurée par le vote familial, entraînant le droit de vote concédé aux femmes, en même temps que leur éligibilité, sous condition que le vote soit rendu obligatoire pour tous les électeurs.
Si les pouvoirs du chef de l'Etat nous paraissent devoir être renforcés, ü est désirable que le nombre des membres du Parlement subisse une réduction importante et qu’il soit procédé partiellement à un renouvellement moins fréquent des membres de la Chambre des Députés, ceux ci étant astreints au vote personnel.
Pour assurer une rédaction meilleure des textes législatifs, il faut organiser la collaboration des associations professionnelles et du Conseil d'Etat à l'œuvre parlementaire.
Nos services publics doivent être réorganisés et simplifiés en vue d'un travail plus rapide qui permettra de réaliser de sérieuses économies.
La juste rémunération de leurs services doit être acquise aux fonctionnaires — dontle nombre devra être réduit — et tenir un compte plus équitable de leur situation de famille.
Pour alléger la tâche de tous les assujettis, il est nécessaire de procéder à l'élaboration d'un code fiscal et à une refonte d’ensemble de notre législation civile.
Désormais la politique intérieure d’un pays étant conditionnée par son budget, celui-ci doit être orienté vers un large esprit d'économie ; aucune solution ne pouvant être trouvée aux problèmes budgétaires sans confiance, les engagements de l'Etat doivent être scrupuleusement respectés.
L’équiübre du budget doit entraîner à sa suite l'assainissement financier; mais encore faut-il éviter de chercher dans l'impôt Punique moyen de le réaliser. Le but ne peut être atteint que par une réduction des dépenses, une amélioration des recettes et la suppression de monopoles coûteux.
Les contribuables doivent être protégés contre les exagérations coercitives du fisc. Dans la réforme des impôts, nous devons à la fois exclure toute pensée de prélèvement sur le capital et tenter, par une nouvelle réduction sur les droits de succession trop lourds pour les moyens et petits patrimoines, de donner un essor nouveau à la famille.
Pour les impôts cédulaires, on doit tenir compte des caractères régionaux de la profession ou de l'entreprise et écarter tout projet astreignant les agriculteurs à îa ternis d'une comptabilité impossible.
La légitime protection due à l'épargne nous incline à demander rabaissement de l’impôt sur les coupons des valeurs mobilières et la diminution du droit de mutation sur les immeubles, comme, du reste, sur ceux des fonds de commerce.
En matière d'impôt indirect, il y a lieu :
De transformer les impôts sur le chiffre d'affaires en taxe unique à la production ; de poursuivre la suppression de toute inquisition fiscale quelle qu’elle soit : notamment pour les bouilleurs de cru, l’éloignement définitif de nos demeures des agents de l'administration, par rétablissement d'un système forfaitaire de perception de l’impôt sur l'alcool.
Pour permettre une réduction des charges écrasantes qui pèsent sur nous, et pour nous garantir contre les importations ruineuses, l'agriculture étant la première de nos industries, doit compLefr sur une sollicitude toute particulière des Pouvoirs publics. Nos campagnes doivent être mises a même de :
1° Accroître rapidement leur bien-être matériel, par la construction, comme à la ville#
d’habitations à bon marché, par l'augmentation des subventions à V électrification de nos communes, par 3e sursalaire familial, etc*
2° De recevoir de plus larges subventions pour le crédit agricole, afin de faciliter an fermier l'accroissement de ses affaire * et cio permettre à l’ouvrier des champs de devenir exploitant à son compte.
3fl D’augmenter les moyens d’action des chambres d’agriculture en les dotant d’un budget autonome*
4* De mettre au service de la culture tous les progrès scientifiques, en pratiquant une large politique d’engrais à bon marché*
5° De développer l’enseignement agricole et l'apprentissage.
Pour accroître la richesse générale, il faut perfectionner notre outillage national f veiller à lfe.ntre tien de nos routes, assurer la meilleure exploitation de notre domaine colonial.
L’augmentation de notre production, incompatible avec la lutte de classes, doit être recherchée grâce à la collaboration du travail et du capital, par :
1° L’organisation professionnelle des syndicats ;
2° La généralisation des contrats collectifs du travail ;
3° Une application plus élastique de la loi de huit heures ;
4° Le développement des hauts salaires comme en Amérique et l'accession de tous à la propriété ;
5° Une politique d'habitations à bon marché et de logements salubres ;
5° Le développement des syndicats et de la mutualité pour permettre une application plus souple de la loi sur les assurances sociales, récemment votée, et dont la partie agricole doit être complètement remaniée avant sa mise en vigueur.
Lorsque toutes ces œuvres de progrès seront en voie de réalisation, on peut être certain que le communisme, doctrine étrangère eL de haine qui n’a aucune chance de s’implanter chez nous, sera bien près de disparaître* La vigilance du Gouvernement doit nous garantir même contre des troubles passagers occasionnés par les partisans de cette doctrine de mort, qui prennent leur mot d’ordre à l’étranger.
Le sentiment de solidarité nationale me crée le devoir, en terminant, de donner une mention spéciale aux droits des anciens camarades de combat dont les justes titres à notre gratitude ont toujours trouvé en moi un défenseur déclaré* Iis peuvent être certains que j appuierai les légitimes revendications arrêtées dans les Etats généraux de la France meurtrie pour la partie souffrante d'entre eux ; les mutilés, les veuves, les orphelins et les ascendants dont les pensions doivent être mieux en harmonie avec le coût de la vie. De même, je demanderai pour les retraités, arrivés à l'heure du repos, la péréquation progrèssive de leur pension.
Electeurs !
Je remercie chaudement ceux d'entre vous qui, par deux fois déjà, et par des majorités imposa ntes, m'ont accordé leur confiance. Je tiens à les assurer qu'en me la renouvelant le 22 avril, ils enverront au Parlement un député décidé à soutenir de toutes ses forces la politique si française définie dans les discours de Bordeaux et de Carcassonne,
Vive la France î
Duc d’AUDIFFBET-PASQUIER
Député sortant*
Secrétaire de la Commission d’agriculture.
Membre du Conseil général de l’Orne.
Maire de Saint-Christophe-le-Jajolet*
Croix de Guerre. — Chevalier de la Légion d’honneur-
Candidat d'Union républicaine nationale.
Circonscription de BOMFRONT,
M. ROULLEAUX-DUGAGE Élu au premier tour de scrutin* — 14, 110 voix.
Mes chers Concitoyens)
Les élections législatives du 22 avril prochain vont avoir pour la France une importance décisive.
De leurs résultats, en effet, dépend Taché vement de T œuvre commencée par le gouvernement d1 Union nationale dirigé par AL Poincaré, le redressement économique et la recons^ tmetion financière de T Etat ,
Fort de la confiance qu'à quatre reprises déjà vous m'avez témoignée et de l'approbation éclatante que vous avez donnée à la politique nationale que j'ai toujours soutenue, je vous demande b nouveau l’hon-neur de vos suffrages.
Depuis la guerre qui a mis en péril T indépendance et la vie même de notre pays, la France a traversé d'autres heures graves dort le danger n'est pas définitivement écarté. L'imprudente politique suivie au début de la législature sous l'influence dominante du. parti socialiste a compromis l'œuvre du relèvement financier entreprise au lendemain de la victoire, et profondément troublé le pays. Une crise financière, qui a manqué d’emporter le crédit de TEtat, a entraîné l'augmentation du prix de la vie' et celle des impôts, Landis que Tordre était menacé à l'intérieur paries attentats communistes et la paix troublée à l'extérieur par les insurrections du Maroc et de la Syrie. Des résultats plus tragiques encore étaient inévitables si le Parlement, sous la pression de l'opinion publique, n'avait enfin brusquement rompu en juillet 192ü avec la politique dite « du Cartel » qui conduisait la France aux pires catastrophes.
Sous la direction de M. Poincaré, le gouvernement d'Union nationale constitué par lui au moment le plus grave, a ramené la confiance dans le crédit de TEtat, rétabli Tordre et la paix extérieurc-ct heureusement entrepris le relèvement financier nécessaire*
Grâce à de nouveaux mais inévitables sacrifices, le budget a été équilibré, une partie de la dette publique librement consolidée, son amortissement progressif assuré par une caisse autonome, les cours de nos rentes relevés et notre monnaie nationale protégée contre les mouvements des changes et les tentatives de spéculation.
Les résultats obtenus en dix-huit mois par une sage politique de concorde nous permettent d envisager maintenant l'avenir avec confiance et d'espérer le retour d'une longue période de calme et de prospérité économique, indispensable au progrès social du pays.
Mais la condition essentielle et nécessaire de ce relèvement définitif est la continua tien de cette politique si heureusement définie par le Président du Conseil qui vient de mettra le pays en garde contre le danger très grave d'un retour aux surenchères démagogiques,
La paix :
Le premier de nos soucis doit donc être de maintenir Tordre et la paix, aussi bien entre les Français d'abord, qu'entre les peuples eux-mêmes et, pour cela, de pratiquer une polb tique générale de conciliation mais de fermeté indispensable au maintien des libertés publb ques et à la défense des droits de la France.
Profondément attachée au maintien de ia paix si douloureusement et si chèrement Tpeuples ranCe nS deSlre qUe *C reSpeCt Cks traités et l’organisation de la justice entre
forceSOn ldéal P.aCifiqUe 6St de V°ir 36 aubatituÆr Arbitrage international au règne de la
Une des premières, ellmen a donné la preuve au monde par ses initiatives généreuses et par Ja réduction récente de la durée du service militaire
Mais, quatre fois victime clïava.ion. étrangères en un siècle, noir. ,,av, doit à ses enfants a protecùon de leur sécurité et, peur cela, rester suffisamment fort peur ne pas risquer ^ être dupe de sa générosité. * *
1 j TT Tf r“p,m“!S et plaçant au'dessus ries IuLtes de partis les intérêts supérieurs de la France et de là Répabhqne, je viens à nouveau vous demander votre confiance, pour contribuer de toutes mes forces et de tout mon cœur à la réalisation du programme que je considéré comme indispensable au progrès social et à la prospérité de la patrie.
La réforme fiscale :
A mesure que le permettra l’état de nos finances, il conviendra de remanier et d’aliéner les impôts votes en 1926 à une heure de péril, pour réparer les fautes du Cartel Séton 1 heureuse expression du l 'résident du Conseil, « sa ns- vouloir aucunement opposer le travail
fL'nd ’ ^ h '«T COntralre d° leS raPProcher de plus en plus dans une coopération
Tl n° u °rCer°nS * n°Lre “isme focal, de manière à ménaT
'V f ; , qu’crée el ie caPltaî se forme. Nous chercherons à mettre plus 3e
Cl té T ,aTUe T ,mpÔtS’ à faire en SOrte soient mieux en rapport avec les
coml H™ Ï ür < GS T1^1^9’ qu’ÜS ne pèsent Pas ^op lourdement, à la campamm comme dans les villes, sur le labeur des familles modestes ».
mercfTevt1Xelirit!.r'hi^ d affaiTeS’ particuli™ellt * gênante pour le com
’ devra-t-elle -etre remplacée par un impôt mieux approprié.
Les monopoles :
d'an-élT T’ Û TT ff°rCer de réduire'dans touLela ™«sure du possible, lesdépense« d améliorer les recettes et de supprimer les monopoles coûteux. P ’
entre IcsT ' !i T T'’ T’ lndustriel 011 commerçant, parce qu’il n’y a pas d’analogie t n h , T,S^ÜVeS 61 165 méth0de8 e‘ qu’au lieu d’être J1
qne L i n 1 ['T"1'68 ^ ^ **“ daM toute dam™ d» possible,.^
ùutoîde f “ ” 8 Ser,i“' d“‘ êlre 6“blie suivant lear
La politique familiale :
effet tder 1 T ^ '* h ^ de* P^^ons de l’Etat. Celui-ci doit, en
an nombre d Lf nt P°SSiWCS * U par Une aidc Proportionnelle
#ÏS SSf test“ Ia ^ d* —
^nrÎUpaiaied “ o te 'fat Z TT^ ^ Ia "P****** de la famille soit
SUrSalail'C famiHa1’ 16 traVaii dü Père de ‘'amÜIe aS™a
des 111 i,ndispemab!e f e Paidc aux familles nombreuses soit développée par le payement ^ 7'T 61 d'MiCa deS dans7ouTet
sont plus nombreuses, ^ ^ ^ ^ ^ m‘ ltairCS’ fIul pèsent d’autanl sur elles qu’elles
La liberté d'enseignement :
L'enseignement doit être assuré à tous; mais le droit intangible que doit avoir la famille de choisir et contrôler la formation intellectuelle et morale qui sera donnée à ses enfants, exclut l'école unique et le monopole de renseignement.
La laïcité de l'Etat doit garantir à tous une absolue neutralité et ne doit s’opposer en aucune façon à la liberté d'enseigner pour tout citoyen, s'il remplit les conditions morales et techniques suffisantes.
En ce qui concerne les associations , il ne peut venir à la pensée d'aucun Français de chasser hors de nos frontières, les religieux qui sont rentrés aux premiers jours delà guerre, pour défendre leur pays envahi. La liberté doitêtre accordée à tous les Français dans le droit commun.
La politique agricole :
L’agriculture — qui vient d'être éprouvée — est la branche la plus importante de l’économie nationale, hile a droit à la sollicitude des pouvoirs publics. La liberté de production ne doit être entravée par aucun projet astreignant les cultivateurs à la terme d’une comptabilité impossible.
Les bouilleurs do cru ne doivent plus êLre victimes d'une inquisition tracassière et yexatoire.
L'inviolabilité de leur domicile doit être assurée — en attendant le retour à la liberté — par un système forfaitaire de perception de l'impôt Âr ralcool,afin de supprimer les abus du contrôle et les perquisitions intolérables.
Le cultivateur doit pouvoir disposer, comme il l’entend, des produits de sa récolte. Tous les progrès scientifiques doivent être mis à sa portée, V électrification des campagnes doit être poursuivie. L’enseignement agricole doit être organisé dès l'école. Une politique d'engrais à bon marché doit être réalisée, notamment par la réduction du prix des transports.
11 importe également d'assurer un meilleur entretien de nos routes et de perfectionner, notre outillage national.
Les chambres professionnelles :
Les chambres de commerce et d'agriculture, comme tous les organismes professionnels, doivent être utilisées dans toute la mesure du possible et consultées obligatoirement par le Gouvernement, sur toutes les questions d’ordre législatif intéressant la culture^ l'élevage, le commerce et l'industrie ,
Le crédit agricole et commercial ;
L’institution du crédit agricole doit être perfectionnée et étendue afin de faciliter au cultivateur l'accroissement de ses affaires et de permettre à l’ouvrier des champs, de pouvoir, à son tour, devenir exploitant, de même que pour le petit commerçant, le crédit doit pouvoir faeiliLer le développement de son commerce.
La réforme administrative et judiciaire :
Cette réforme, réalisée hâtivement, a montré que la réorganisation administrative et judiciaire n'a pas été suffisamment étudiée. Une décentralisation administrative s’impose* Mais il est nécessaire de reprendre l'étude de la répartition des tribunaux, en tenant particulièrement compte du nombre d'affaires jugées dans chaque ressort et aussi des moyens de communications, La justice doit être à la portée des justiciables.
No 3814
Les questions sociales :
Plus que jamais les Français doivent se sentir solidaires les uns les autres et com prendre que les intérêts de toutes les classes, au lieu de s’opposer, doivent trouver dans une collaboration mutuelle du capital et du travail le véritable moyen de réaliser la justice et la paix sociales. * J
Le vote de la loi sur les assurances sociales, si imparfaite encore que soit celle-ci est im témoignage de cet état d’esprit. C’est par le. développement des syndicats et Ile la mutualité que son application pourra prendre toute son activité, Loute son'ampleur.
La création de sociétés d habitations à bon marché, de crédit immobilier et do jardins ouvriers doit être encouragée et subventionnée par l’Etat, de façon à assurer aux travailleurs, comme locataires et autant que possible comme propriétaires, un logement sain et sa! libre*
Il faut travailler au développement de l’apprentissage, lutter vigoureusement contre la tuberculose par 1 extension des sanatoria et des préven toria et par une hospitalisation suf- Usante des tuberculeux*
Il est nécessaire d’améliorer la législation de l’artisanat, inaugurée par la Chambre de 1919-19584, qui a déjà établi le crédit pour les artisans et exonère ceux-ci des impôts sur le chiffre d’affaires et sur les bénéfices commerciaux et industriels.
Les pensions et retraites :
Les victimes de la guerre, mutilés, veuves, orphelins et ascendants doivent continuer a être l’objet de la sollicitude de la Nation et comme les petits retraites et mutilés du travail, doivent pouvoir compter sur la péréquation et l’adapta lion de leurs pensions aux conditions de ia vie, au iur à mesure que les conditions budgétaires le permettront.
Les droits qui ont été reconnus aux pensionnés par la loi du 31 mars 1919 doivent être maintenus.
Chers Concitoyens,
La lâche qui slôffre à la prochaine législature est des plus importantes. L’expérience que j ai acquise depuis dix-huit ans que je siège au Parlement me permet de croire que je puis encore être utile à mou pays. J
C est dans ;un. sentiment d’Union républicaine et de concorde nationale que je , m’offre à vos suffrages et que je sollicite à nouveau votre confiance.
H* ROULLEÂUX-DUGÀGE
Membre de la Commission des affaires étrangères de la Chambre* Membre de la Commission du suffrage universel.
Conseiller, général de l’Orne. — Maire dedtoueïlé.
CroU de guerre britannique*
Membre du Conseil national de la Fédération républicaine. Membre du Conseil général du Syndicat national des bouilleurs de cru. Vice-président du Syndicat départemental des bouilleurs de cm. Candidat d Union nationale républicaine.
Circonscription de MORTAGNE,
M. de LUDRE
Élu au premier tour de scrutin, — 9.783 voix*
Mes chers Concitoyens,
Fier de la confiance dont vous m'avez honoré depuis quatorze ans et conscient d'avoir fait de mon mieux pour la justifier, je me présente à vos suffrages pour la quatrième fois.
Nous nous connaissons mutuellement depuis assez longtemps pour qu’une longue profession de foi paraisse inutile et je m’en dispenserais si l'orientation de la politique générale, la gravité de la consultation qui vous est demandée et les multiples questions qui se posent avec acuité, ne me faisaient un devoir de vous indiquer dans quel sens j’estime que la direction et la solution doivent en être cherchées.
Au point de vue général, il faut :
Préserver le chef de l'État des entreprises des partisans, accroître ses pouvoirs et ses prérogatives.
Que le Gouvernement assure ia paix dans le pays, comme au dehors, la justice pour tous, la liberté des consciences et les droits imprescriptibles des pères de familles sur l'éducation et l'instruction de leurs enfauts.
Que les pouvoirs publics soient établis pour le service de tous, au lieu d’être l’exploitation du pays au profit d’une coterie.
Soustraire le travail et ses ressources, le salaire et ses économies, le capital et son revenu aux entreprises des démagogues; protéger l’épargne et la propriété et n en pas grever, outre mesure, le droit de transmission*
Barrer la route au communisme et combattre sans merci ses doctrines et ses violences; supprimer définitivement toute menace d’impôt sur le capital et opposer à la lutte des classas et à l’expropriation fi entente entre le capital et le travail, entre les employeurs et les employés.
Faire confiance au Gouvernement qui a su imposer silence à l’esprit de parti, poursuivre V assainissement de nos finances, fi équilibre de nos budgets; rétablir la confiance chez les créanciers de l'État en faisant honneur à ses engagements et combattre ceux qui, par esprit de doctrine, ont refusé de s'associer à son œuvre de salut national.
t ’ Au point de vue fiscal et financier, il faut :
Réduire le taux des impôts exagérés, tels les droits de mutation des immeubles et des fonds de commerce, de retenue sur les coupons de certaines valeurs mobilières; la taxe de luxe en généra! et en particulier, celle qui porte sur des articles d’utilité courante ; les impôts agricoles assis sur une base qui ne repose plus sur rien.
Protéger contribuables et commerçants contre les exagérations punitives et les exactions du lise, ainsi que les bouilleurs de cru contre ses violations et ses brutalités.
Développer 1e crédit agricole ; maintenir l’égalité de la protection douanière entre !a commerce, l’industrie et l'agriculture, mesure qui n’aura pas sur le prix de la vie et les
— 987 — No 3814
relations commerciales les conséquences qu’entraîneraient la ruine ou simplement la gêne de l'agriculture.
Pratiquer envers les mutilés, les anciens combattants et les victimes de 3a guerre une politique sociale de pleine réparation*
Refuser de souscrire h nos créanciers des charges injustes et exagérées, supérieures aux sommes que nous recevrons de nos ennemis vaincus.
Au point de vue économique et agricole, il faut :
Développer notre production et notre outillage, encourager nos industries* Considérer l'agriculture comme la première de touLes, comme celle qui est vraiment l’industrie nationale, la seule qui, en développant sa production, puisse nous mettre à l’abri des importations coûteuses et nous permettre de laisser l’argent français aux mains des ouvriers français; apporter dans ses exploitations tout le bien-être possible et la faire bénéficier des progrès de la science pratique; chercher par tous les moyens à ramener à elle sa maind’œuvre défaillante*
Mettre en pleine valeur notre empire colonial, de telle sorte qu’il puisse fournir les matières premières nécessaires a noire industrie et nous libérer aussi, pour sa part, des importations étrangères.
Au point de vue social, il faut :
Développer les lois de protection de l’enfance et de prévoyance contre l’infortune, les maladies et l’âge.
Favoriser les familles nombreuses en compensant par des avantages fiscaux, militaires et sociaux les lourdes charges qui leur incombent*
Développer la mutualité, le crédit, les prêts agricoles pour l’accession à k petite propriété et la constitution du bien de famille*
Pour la réalisation de ce vaste programme de travail et d’ordre il nous faut, mes chers Concitoyens, travailler 3a main dans la main comme nous avons combattu* La grande vertu dü jour, aussi bien dans le domaine politique que dans le domaine économique, c’est l'esprit d entente et d union en opposition à l’esprit de discorde et de haine qui a fait tant de mal à notre pays.
Diviser pour régner, c’est la tactique des tyrans. En vue du salut de la France et de la République, que nous ne séparons pas, il faut nous liguer pour la déjouer; quant à moi, je my emploierai de mon mieux, si vous me faiLes l’honneur de m’en renouveler la mission*
R* de LUDRE
Député sortant.
Conseil 1er général de l’Orne* — - Maire de Longny,
Membre de la Commission de l'armée*
Chevalier de la Légion d’honneur. — Croix de guerre* Candidat d’Union républicaine nationale.