M. AP PO U R G HA U X
Elu au deuxième tour de scrutin. — 5.713 voix.
Mes chers Concitoyens,
Le peuple de France n’est pas satisfait. Le pays se remettait lentement des épreuves de la guerre quand le Cartel des gauches est venu raviver des plaies encore mal fermées Triomphant avec insolence, son premier geste fut de rallumer les discordes civiles et de ressusciter les mesquines querelles d’avant guerre. A l’Intérieur, sa politique haineuse et sectaire, a créé îe malaise alsacien ; à l’extérieur sa politique imprévoyante est responsable dn sang de nos soldais répandu au Maroc et en Syrie,
« Les places, toutes les places, et tout de suite », Tel fut son cri de victoire et tous les camarades du Cartel, y compris les socialistes, les Steeg, les Vioiiette, les Varenne «e sont mes a la curée des grosses prébendes chez nous et jusqu'en Indochine. Us ont compromis
-uTZl Slt,Uaܰn fioancière du Pays- Nous n’oublierons jamais certains jours de juillet 1926, ou 1 angoisse étreignait les cœurs français comme amï plus sombres jours de la guerre. Ils ont gaspillé les deniers publics, crevé tous les plafonds ; sous leur régime la
uvre a passe de 84 à 248 francs. Loin de la supprimer ils ont accentué la vie chère par'des impôts exorbitants, L
La loi sur les assurances sociales que d’autres avaient laborieusement préparé depuis longtemps, article par article, ils viennent de la bâcler pour ne pas avoir la honte de revenir devant les électeurs sans l'avoir votée.
Pour empêcher la course à l’abîme, ils ont du renier leur propre politique et faire appel a un Ministère d’Umon nationale sous l'égide de M. Poincaré.
En plein régime cartelïiste, c’est l’esprit de l’Union sacrée qui a sauvé la France cest de la politique d’Union nationale que je me réclame aujourd’hui devant vous.
Français, cruellement déçus et justement mécontents, vous laisserez-vous de nouveau tromper par les partis de gauche ?
Mes chers Concitoyens,
J ai le périlleux honneur de jeter aujourd’hui un cri d’appel et de ralliement. De tous les points de la circonscription et de tous les milieux sociaux, vous m’avez fait un devoir
e marcher de 1 avant ; à vous de suivre le drapeau que vous m'avez commandé de lever men haut.
Sur le terrain de la politique générale ;
J estime que le gouvernement doit cesser d’être l’apanage d’un parti pour organiser la iSTr yterneI e abritera tous les citoyens soucieux du bien public. La Constitution de doit etre revisée dans le sens d’un renforcement du pouvoir exécutif et d’une plus grande Stabilité gouvernementale. Partisan d’une profonde réforme administrative dans le ens ré^ionaliste, j estime nécessaire la décentralisation qui émancipera les groupements ocanx economiques de la tutelle oppressive de l’Etat et permettra la constitution d'un onseil national économique où toutes les forces productives de la Nation, les associations
professionnelles et syndicales participeront à l élaboration des lois et à l'administration du pays*
En politique extérieure :
Au stade où nous en sommes, îî serait dangereux et même criminel, d 'oublier les sécurités nécessaires ; la France plus que jamais créatice de véritable paix ne doit pas oublier que Locarno ne nous dispense pas d'assurer la securité de nos frontières, ni de renforcer la Société des Nations*
Locarno ne nous donne pas le droit d'avoir une confiance aveugle dans F Allemagne d1 aujourd'hui, Locarno n’aura son plein effet que si une sage politique conciliante, mais sans faiblesse, sait faire respecter les traités et faire en sorte que l'Allemagne reste pacilique par intérêt en attendant le jour où elle le sera par conviction profonde.
À l'intérieur :
Il faut que soit banni tout esprit de discorde. Il faut que l'union se resserre de plus en plus entre les Français, qui entendent conserver et défendre à l'intérieur l’ordre, le respect des conviclions sincères, les droits imprescriptibles de la conscience, le maximum de libertés et d'initiatives compatibles avec l'ordre public* Il faut que chacun puisse pratiquer librement son culte, envoyer ses enfants à F école de son choix et quelle que soit sa confession, nul citoyen, sous la réserve du contrôle de l'Etat, ne se voit refuser aucun des droits qui sont reconnus aux autres. Liberté pour tout et pour tous, excepté pour le mal et pour les malfaiteurs*
Dans Tordre financier :
C'est le front unique de toutes les forces vives du pays, qui permettra de poursuivre la restauration commencée par le Ministère Poincaré. Une politique d'économies et de restrictions, nettement adversaire de l'étatisme et de tout prélèvement sur le capital, est seul capable d’enrayer la crise actuelle.
Il faut tendre de plus en plus, à une plus juste imparti Uon des charges fiscales, a la suppression dans la mesure du possible, des taxes qui frappent les denrées de première nécessité*
En matière d'enseignement :
Adversaire résolu de tout monopole, je souhaite le développement toujours plus grand de rinsLruction publique, l'organisation définitive de l'enseignement technique avec le concours effectif des corps prolessionnels seuls compétents en la matière, l'accès des enfants du peuple aux écoles secondaires et supérieures par l'établissement .d'un Office national des bourses qui seront accordées au seul mérite èn dehors de toute autre considération*
Sur le terrain social ;
Opposant a la lutte des classes la collaboration sincère et loyale du capital et du travail, je suis de ceux pour qui la justice sociale n'est pas un vain mot, La loi sur les assurances sociales aurait dû depuis longtemps assurer les travailleurs contre les risques de la maladie, de l’invalidité et de la vieillesse*
Chefs de famille :
La nation n'est pas faite d'individus, mais de familles qui, trop longtemps victimes d’individualisme destructeur, sont menacées dans leur existence.
Il faat proclamer hautement les droits des chefs de famille qui donnent au oavs ses contribuables, ses travailleurs, ses soldats* ^ "es
Pour que la famille puisse vivre eL se développer, il lui faut un. milieu .favorable Je sms donc nettement partisan du sursalaire familial obligatoire qui, seu] pem assû™l le salaire vital du travailleur et dispenser la mère de famille du travail de P naine Je le développement de l’artisanat. C’est le devoir de l’État, des département et "des coT numes de creer et de perfectionner toutes les institutions susceptibles d’enemuwer et d’aider la mère de famille, de protéger l’enfance, dmrimter l’adolescence ; de favoriser nos admirables sociétés sportives.
Père de famille et membre du Conseil départemental de la natalité je suis n artisan lémlu du vote familial et de l’extension de la loi sur le bien de famille insaisissable
Mutilés et anciens eorn battants :
Votre idéal, qui est celui de l’esprit « ancien combattant », est le mien, comme sont “B 'f**S V°-. ^«.dicaltons légitimes. Je souscris pleinement à votre programme concernant 1 organisation de la paix, votre action sociale, la liquidation des dettes interalheüs, le drmL a réparations corporelles, le droit au reclassement social, les droits en maüere cm prévoyance soc.aln, las droits civique®, les droits au respect du souvenir Comme vous, je suis ancien.: combattant.
Travailleurs : '
M’étant consacré depuis plusieurs années à toutes les œuvres sociales et ouvrières do notre laborieuse région, je continuerai à travailler de toutes mes forces h l’amélioration du sortdes travailleurs de toutes catégories; .je poursuivrai la création d’habitations ouvrières plus conformes a 1 hygiène et à la- dignité humaine: du travailleur, la multiplication, des caisses, rurales et ouvrières.. On confond trop souvent socialisme et, action sociale : les nomneux ouvrier- qui ont fait appel à mon concours sont garants de tout l’intérêt que je poste au sort des classes laborieuses dont je suis fier d’être l’ami et le défenseur. 1 '
Mineurs :
,E“ ffénénai, je réclame pour vous une politique internationale tendant à la réduction de 6 chômage et la protection efficace de la main- d'œuvre française
le Jî rÜCv’er’ i ’apprrai T principales : un salaire minimum basé sur
Ï"!Î.! ' 16 re:Vem3a À* ûll°CaLions *■*«■*; Supplication stricte des huit
la kfoiritfrft- Rge8 Tn'T payüS ’ ®*Jwlslon ctes' Pouvoirs des' délégués mineurs en vue de a secmaé des ouvriers du jour et du fond; l’arbitrage obligatoire des conflits; la création
des maisons pour pensionnés ; la refonte de la loi sur les accidents du travail.
Industriels et commerçants :
1 Votre activité doit être l’objet d’une particulière sollicitude..!] faut au commerce, tarif/ T-™ a iaerl°^lBre’ aasurer la sdcurité «t un profit suffisent. Pour cela le
wn^ar^gü»'?111 é,,bii is’ im‘,4is i- » a.
preJ1/ Z’ 3/ !,eu d’envisager l'a suppression de la taxe sur le chiffre d'affaires et la sup- P essmn des tracasseries et inquisitions fiscales. P
Cheminots :
nalc,JLlClamC P°Ur V°US : *a ConstUution de commissions paritaires nationales et rérioment pour Zi/18110” pi’0?01't,0anelili des orgairieatipas syndicales; l'égalité de traîte- I Lc= les organisations syndicales, quelle que soit leur étiquette, si elles ont une
existence Légale ; l'application aux cheminots de la loi sur le repos hebdomadaire et de la loi de huit heures dans l'esprit de ces lois, l'accès possible a la semaine anglaise, la suppression des trains de marchandises le dimanche; l'emploi obligatoire de mutilés du travail et leur rééducation aux frais des compagnies; la répartition entre tous les réseaux des emplois réservés; une loi assimilant les maladies professionnelles aux accidents du travail; la création d'une école supérieure des chemins de fer par une loi, et l’admission des organisations syndicales au contrôle de son fonctionnement; la nomination des délégués syndicaux pour veiller au respect des lois sociales et à la sécurité, et l'admission de tous les syndicats à ces délégations au prorata de leurs effectifs.
Agriculteurs et travailleurs de la terre *
Pour se concilier ses électeurs socialistes, îe Cartel a laissé se développer contre vous une campagne de calomnie, oubliant qu il y a solidarité entre vos intérêts et ceux des ouvriers des villes.
Cultivateurs, exploitants :
En liaison avec vos syndicats agricoles, vos associations mutuelles, vos caisses de crédit rural, je travaillerai de toutes mes forces à la réalisation de vos légitimes aspirations.
La loi sur les assurances sociales n'a pas tenu compte de la condition particulière de l'agriculture; il est évident qu'elle doit être modifiée pour répondre aux trop justes réclamations des organisations agricoles.
Employés :
de n'ai garde d’oublier votre situation intéressante; vous conslituez une catégorie sociale dont l'originalité et l'importance justifie ^établissement d'un statut légal distinct que vous attendez depuis trente ans*
Fonctionnaires ;
Il est indispensable que vous ayez votre statut contre les abus d’autorité par la constitution de tribunaux spéciaux de conciliation et d'arbitrage obligatoire.
Électeurs de la circonscription de Béthune -Gain brin,
Je vous ai exposé loyalement et simplement mon programme d’idées et d’action.
Je me présente à vous avec 1 ardeur de convictions solides et la ferme volonté de travailler avec vous ù la prospérité de notre cher pays.
Pour la paix, contre le Cartel,
Pour la liberté, contre le Socialisme,
Pour le véritable progrès social, contre le Communisme,
En avant, vive la France 1
Jules A P P 0 U R C II À U X f
Avocat au barreau de Béthune,
Croix de guerre,
Candidat d1 Union républicaine nationale et dTÀcüon sociUe*
5“ circonscription de BETHUNE.
(Carvin.)