‹ Programmes, professions de foi et engagements électoraux de 1928Chapitre 219 sur 336 · M, ROSSÉ · texte numérisé non relu

M, ROSSÉ

Elu au deuxième tour de scrutin. — 11,268 voix.

Aucun document concernant cette élection n’est parvenu à la Commission,

Circonscription de GUERVILLEFL

M, BILGER

Elu au premier tour de scrutin, — 7 , SIS voix-

Concitoyens j Electeurs,

Dimanche prochain, vous voterez pour notre candidat.

Vous voterez pour lui parce que vous voulez un représentant capable et travailleur.

Vous étiez à même de juger votre candidat pendant la longue tournée électorale qu’il vient d’accomplir.

Quelle pitoyable ligure que ce candidat soi-disant démocrate, M* Courbot, qui dans ses réunions faisait preuve d’une ignorance complète dans toutes ces questions complexes qui nous occupent. Par contre, M. Bilger vous a prouvé sa compétence dans ces mêmes questions, Il vous a démontré, d’une matière irréfutable, que jusqu’à présent, il a très bien servi vos intérêts et ceux du pays.

Sorti d’ un milieu modeste* M. Bilger, à lâge de 39 ans., s’est donné la peine d apprendre la langue française qu’il possède à présent suffisamment pour avoir pu intervenir plusieurs fois brillamment à la Chambre, Un de ses adversaires politiques, le radicalsocialiste M* de Monzie, s’est plu à le reconnaître publiquement sous les applaudissements de toute la Chambre,

M. Wicky a-t-il imité ce bel exemple ? Loin de là, bien que maire d’une grande ville et membre du Conseil général, il s’est dispensé de faire cet effort nécessaire, et pour cette raison déjà, ne saurait représenter dignement et utilement votre arrondissement.

Questions sociales.

M, Bllger s’est constamment efforcé de sauvegarder vos intérêts. Lors de la discussion du budget du travail, il ne manquait jamais d’insister afin de vous obtenir un salaire équitable et vous assurer ainsi une existence honorable et la possibilité d’une amélioration des conditions de vie.

Par une intervention spéciale à la tribune de la Chambre, il a pu préserver les mineurs des mines de potasse d’une réduction sensible des salaires, M, le Ministre Tardieu lui-même la reconnu, M, Bilger n’a pas cessé d’exiger l’introduction légale des commissions d’arbifrage obligatoire pour les ouvriers,

En étroite collaboration avec son collègue M. Rrom, il a sauvé Iq journée de six heures pour les ouvriers du fond des mines de pot tisse, menacée par le ministre cartelliste Pierre bavai.

Avec ténacité, il a combattu pour les assurances sociales/ C’est à lui qu’est due l’augtentation des rentes pour les invalides et les vieillards.

Les cheminots, les fonctionnaires, les instituteurs, etc., auront en lui, dans l’avenir comme dans le passé, un défenseur avisé et énergique de leurs justes revendications.

Questions agricoles.

M. Bilger est un des vôtres. Elevé à la campagne, il connaît vos durs labeurs. (Test lui qui a combattu la proposition des socialistes — ces éternels ennemis des paysans — qui voulaient vous imposer la comptabilité obligatoire et l'impôt sur le chiffre d affaires, Grâce à lui, le danger a été conjuré.

M, Bilger connaît à fond la question si importante de la loi de chasse. Le député socialiste M. Peirotes, par contre, n’a pas caché son vif mécontentement quand le collègue de M. Bilger, M. le député Sîlbermamv, lors d'une audience chez M. Poincaré, préconisait avec insistance un remaniement de la législation concernant les cahiers de charge relatifs au droit des chasseurs et des agriculteurs.

Législation concernant les bouilleurs de crut

Pans la proposition de résolution, les socialistes Peirotes et Weïll insinuaient qu'on serait prêt à renoncer à la franchise de dix litres.

M. Bilger demande la même franchise pour les bouilleurs de cru alsaciens que pour ceux do l'intérieur. il se spiidarise avec les revendications des bouilleurs de cru, votées le 2 mars de celle année.

Quant aux vignerons, ils trouveront en lui le défenseur le plus zèle de leurs intérêts particuliers.

Questions fiscales.

M. Bilger n’a jamais cessé de demander le dégrèvement des impôts locaux si lourds à supporter. Il Ta demandé au cours d'audiences chez M. Poincaré, et publiquement à la tribune de la Chambre. Les internés civils n'ont pas oublié qu’en Tannée 1920, M. Bilger a été le seul parlementaire qui ait assisté h la réunion constitutive et les a encouragés dans leur entreprise. Le Gouvernement a relusé jusqu’à présent les crédits suffisants, M, Bilger continuera à les réclamer.

Pes centaines d’interventions efficaces ont été faites par M. Bilger en faveur des invalides de guerre, des veuves et des orphelins. U se solidarise pour F avenir comme par le passé avec les revendications de leur association.

Des milliers d'interventions et de démarches que M. Bilger a entreprises en faveur de ses concitoyens, ont prouvé son activité* Sans distinction de partis, les citoyens de l'arrondissement de Guebwiller trouveront en lui le représentant le plus dévoué.

Questions alsaciennes ,

Au cours de grands congrès internationaux des syndicats ouvriers, M. Bilger a plus d'une fois solennellement déclaré que F Alsace est française et qu'elle restera française. Obligé dans sa conscience de sauvegarder les intérêts des travailleurs, M- Bilger repoussera et combattra toujours toutes les menées qui ont pour but avoué ou masqué la séparation de T Alsace de la France, parce que cette séparation ne saurait être au profit des travailleurs, qui lui ont confié la sauvegarde de leurs intérêts. Tel est son point de vue, telle est sa conviction qu'il n’a jamais cachée.

Mais en même temps, M. Bilger est un Alsacien qui aime ardemment son petit pays dont il ne reniera jamais^ malgré toutes les calomnies et toutes les suspicions, les traditions séculaires.

Il est catholique convaincu. Il luttera pour le maintien du Concordat et pour 1 école chrétienne. L'Alsace doit rester la vieille Alsace chrétienne fidèle à la foi de nos pères.

Citoyens, électeurs de l'arrondissement de Guebwîller 1 Vous connaissez le programme de notre candidat. Vous connaissez ses convictions* C'est un Lravailleor conscient de ses devoirs*

Le Comité électoral de notre parti est convaincu de rendre service à notre arrondissement en vous invitant à donner votre voix à notre candidat

Camille RILGER Député sortant.

Président des Syndicats indépendants d’Alsace et de Lorraine*

1* Circonscription de MULHOUSE (Ville).

M* GRUMRÀCÏI

Questions alsaciennes .

Electeurs I

Nous vous avons fait parvenir tout récemment, en vue des élections prochaines^ un tract concernant les revendications d'ordre général du programme de réforme du Parti socialiste. Nous nous permettons aujourd'hui d'attirer votre attention sur notre attitude à l'égard des questions spécifiquement alsaciennes.

Le Parti socialiste qui a fixé sa ligne de conduite dès le 23 février 1919, ne s’en est jamais écarté. Autour de lui et surtout en face de lui, la timidité, les hésitations et souvent, hélas ! de mesquines habiletés ont fait naître l'équivoque où se complaisent certains politiciens, en première ligne, les chefs du parti clérical, et d’où est issu finalement le mouvement autonomiste*

Ce que nous avons dit dès le 23 février 1910, ce que nous avons répété aux élections tle novembre 1919 et à celles du 11 mai 1924, nous nous faisons un devoir de le proclamer une fois de plus : il faut que l’Alsace, pour échapper à l’isolement et au danger du dépérissement intellectuel, s’associe de plus en plus à la vie nationale. Nous avons obtenu la suppression du Commissariat général et du Conseil consultatif, ainsi que la disparition du régime des décrets.

Mais le régime d'exception subsiste encore, humiliant.

L'adaptation est nécessaire.

Elle ne comporte pas — est-il besoin de le redire encore ? — le nivellement total et immédiat* Elle ne comporte pas davantage une politique de « fanatisme » que nos adversaires voudraient nous reprocher. C'est en tenant compte, par des dispositions spéciales d1 introduction et d'adaptation, des conditions particulières de notre situation qu’elle doit s accomplir, progressivement et méthodiquement*

Ainsi, un état de choses normal pourra enfin être créé dans nos départements ; ainsi pourra se résorber le « malaise » dont on a tant parlé et que l'Alsace doit autant aux mau-

y ai ses méthodes employées, sous F in fluence prépondérante du parti clérical, an cours des premières années de la transition, qu'à îa campagne de haine menée par le même parti clérical au cours des dernières années contre la France républicaine et laïque.

Ce travail positif d'adaptation constituera à la fois la meilleure réplique au mouvement autonomiste et le meilleur moyen de le liquider définitivement ; moyen plus efficace, sans doute, qu'une politique se fiant uniquement à des opérations de police.

Le Parti socialiste combat, de toutes ses forces, le mouvement autonomiste et tous ceux qui, directement ou indirectement, ouvertement ou tacitement, Font favorisé et le favorisent.

Les autonomistes et les « autonomisants » n’ont pas seulement dénaturé la véritable pensée française de la population de nos départements d’Alsace, ils ont encouragé les plus aventuriers parmi les nationalistes monarchistes allemands, qui jouent avec l'idée de revanche; ils ont compromis la politique de paix pratiquée, depuis le 11 mai 1924, parle Gouvernement français à F égard de la République allemande et ils ont ainsi porté le plus cruel préjudice a toute la France, à ses départements d'Alsace et à la paix elle-même.

Le Parti socialiste oppose aux autonomistes et à ceux qui les couvrent son programme de réforme et d'action positive :

Durant toute ia période transitoire nous demandons l’enseignement des deux langues, le bilinguisme devant les tribunaux, surtout en ce qui concerne la justice répressive, la publication dans les deux langues de toutes les communications des administrations, et généralement la faculté d'user des deux langues pour les spectacles, les réunions, les conférences. Fexercicé des cultes, etc.

Mais nous voulons surtout que soit intensifiée et répandue notamment par les établissements post-scolaires, renseignement de la langue française, qui doit devenir le plus vite possible le véhicule intellectuel de toute la population, La connaissance du français et l’accès k la civilisation et au génie français ne s auraient être le privilège d’aucune classe.

Ce n’est, que lorsque les masses ouvrières alsaciennes sauront, elles aussi, parler et écrire le français qu’elles pourront pleinement participer à toute la vie économique et intellectuelle si riche de la France,

Nous demandons dans le meme esprit, l’introduction des lois fondamentales de la République (séparation des Eglises et de l’Etat et Fécole laïque) en prêcomsatft des mesures de transition, telles que les envisage la proposition de résolution déposée à la Chambre des Députés par tes citoyens Peirotès et Georges WeilL

Nous demandons également :

Le maintien intégral du statut des fonctionnaires et la liquidation rapide des questions des avancements, encore en souffrance, le respect de leurs libertés civiques ainsi que La révision définitive et équitable des retraites;

Les réformes justement demandées par leurs organisations pour les mutilés et les victimes militaires et civiles de guerre;

L’égalité des traitements et du régime pour les agents des chemins de fer (employés et ouvriers) et les fonctionnaires des administrations publiques;

La résiliation de la Convention de 1921 dont les effets néfastes pour notre réscau#ont été révélés et dénoncés par le Député socialiste Georges Weill, et la réorganisation dans un esprit nouveau et moderne du régime de la voie ferrée;

L'électrification des canaux et des chemins de fer;

Une politique de détente douanière et, sans tarder, un régime frontalier facilitant l’accès fie notre département aux acheteurs étrangers ;

L'aménagement équitable des impositions départementales et communales suivant proposition déposée à la Chambre des Députés par les députés socialistes du Bas-Rhin Peirotes et Georges Weill et qui a trouvé l'approbation formelle de toute la presse ainsi que des Chambres de commerce :

La suppression du privilège d'impôts dont bénéfice encore, comme sous le régime allemands, le réseau des chemins de fer d'Alsace et de Lorraine, au détriment de tous les contribuables et contrairement à la règle imposée à tous les autres réseaux français,

Toutes mesures spéciales pouvant contribuer à la prospérité de notre agriculture et de notre viticulture et à la vente de leurs produits dans les autres départements, protection du kirsch d’Alsace et réforme de la loi sur les bouilleurs de cru, vote par le Parlement des oropositions déposées à ce double effet par les Députés socialistes.

V Indemnités aux internés et évacues. Un premier pas a été fait vers la solution de cette question; nous le devons, en première lignes, aux députés socialistes Peïrotes et Weill qui ont obtenu l’inscription dans le budget d’un crédit de trois millions.

Nous bornons là l’énumération rapide et forcément incomplète de nos revendications immédiates qui constituent un réel programme de travail.

Le 22 avril, électeurs, il s’agit de briser la domination de ceux qui ont. empêclié jusqu’aujourd’hui la réalisation de ce programme d’adaptation, de ceux, qui par haine de la législation laïque et afin d’exercer un véritable chantage sur le gouvernement de Paris, ont favorisé, voire provoqué le mouvement autonomiste par la campagne abominable contre tout ce qui est français.

Vous n’oublierez pas que ce fut la presse cléricale VElsâsser kurier, le Mulhauser Volksblatt, etc. qui ont assuré au manifeste du Heimatsbund lors de sa publication la plus grande diffusion, — que ce furent des chefs du parti clérical qui ont joué dans le mouvement du Heimatsbund un rôle primordial, — que ce fut la même presse cléricale qui a parlé, ces dernières années, de la « nécessité d’organiser un plébiscite au sujet de la question alsacienne nouvellement posée « (Elsâsser Kurier , Miilhauser Volhsblàtt, etc.) !

Vous n’oublierez pas — pour ne choisir parmi des centaines qu’un seul exemple, — que l'organe principal du centre, le grand parti clérical allemand, la Kâlmsche Volkssedung , a pu s’appuyer expressément sur l’attitude du parti clérical alsacien, en écrivant dans son numéro du 26 octobre 1926, à la fin d’un article consacré aux questions alsaciennes ^ cette phrase hautement significative :

« Et ainsi la question alsacienne, problème alsacien et français redevient un problème international, voire allemand. »

A la veille des élections le parti clérical et ses candidats officiels ou officieux, MM, Kraehling, Brogly, SiLbermann, Brom, Bilgcr, Rossé, Pfleger, se rendant compte des véritables sentiments de la population, s’efforcent de jeter l’oubli sur le passé : aucun électeur alsacien ne voudra devenir complice du double jeu de 1 Uperns. dirige par M. IJaegy, en se laissant induire en erreur par cette conversion de dernière heure.

Il s’agit d’éliminer de la vie politique tous ceux qui ont commis envers la France et la paix le crime impardonnable d’avoir faussé la vraie figure de 1 Alsace — qui a voulu être française, qui est française et qui veut le rester — et d’avoir encouragé les plus dangereux parmi les nationalistes allemands qui rêvent du rétablissement de la monarchie et d une guerre de revanche.

C’est pour toutes ces raisons que nous vous inviLons, électeurs de Mulhouse (ville), de voter le 22 avril pour

2* circonscription de MULHOUSE*

m. brogly

c Comité de rUnion populaire républicaine nationale de notre circonscription voua présente comme candidat :

M* Medabd BROGLY Ancien Député. — Chevalier de J a Légion d'honneur,

dont le cassé intact et national avant, pendant et après la guerre est honorablement connu, ainsi que sa franchise et son travail inlassable au service de ses concitoyens II est le canaidât qui veut réaliser sans défaillance les idées soutenues par HJ. P. R. N, A. depuis le retour de F Alsace a la mère-patrie.

Ce programme se résume en ces mots '

Religion, justice, paix mondiale, défense énergique des droits de la grande et de la petite patrie, une politique d’union et de concorde nationale telle qu’elle est préconisée par le Président du Conseil, M. Poincaré.

Électeurs 1

Vous tous qui Êtes partisans do cette politique de défense et de reconstitution nationale, vous voterez contre les partis de gauche, les socialistes, les communistes et les radeaux dont la politique n’est qu’une politique de sectarisme, de haine et de destruction. .

Vous voterez pour le candidat de rUnion populaire républicaine nationale d Alsace !

Medard BROGLY

Ancien Député. — Chevalier de la Légion d'honneur*

Le Comité électoral de VU. P. R. N. A. de l’arrondissement de Mulhouse-Campagne.

Circonscription de BIBEAU VILLE .

M. PFËËGER

Mes chers concitoyens,

Depuis huit ans, j’ai été investi du mandat de député et je viens vous demander de me renouveler votre confiance en me donnant de nouveau vos voix aux élections du 22 avril prochain, non pour toucher une pension de l’Etat après l'échéance de ma troisième période de législature, comme certains adversaires perfides le disent, — c'est un grossier mensonge qui est inventé de toutes pièces, — mais parce que je croîs que je peux vous rendre plus de services qu’un novice ou qu’un ignorant. Ne prêtez pas croyance à toutes les calomnies qu’on colporte contre moi ; mes adversaires savent eux-mêmes que leurs reproches sont injustifiés.

J'ai toujours énergiquement défendu ygs intérêts matériels et moraux et je suis décidé à continuer plus vigoureusement que jamais afin de rétablir la prospérité de la nation française dont nous sommes une partie intégrale et inaliénéable*

La France doit être redressée matériellement et moralement, et l'assainissement financier doit être achevé sous la direction du Président Poincaré par une majorité d'Union nationale, dont je ferai partie si vous me faites 1 honneur de m’élire h nouveau. 11 faut faire dans Fintérêt national une politique nationale* La politique socialiste, tout autant que la politique communiste, conduisent la France à la terreur, la révolution, la banqueroute, et F autonomisme séparatiste est un mouvement antinational qui est nefaste et qui trouble F atmosphè re de paix dont nous avons tant besoin.

Nous ne voulons ni révolution, ni guerre, ni faillite.

Nous combattrons toutes les entreprises révolutionnaires ou antinationales, et nous voulons continuer à travailler tranquillement dans Fordre et la liberté avec tous les bons Français à la réalisation d'une politique de paix sociale et religieuse, de restauration économique, morale et nationale.

On peut tout promettre j autre chose est tenir* En. honnete homme, je ne vous promets que ce que je crois raisonnablement pouvoir tenir.

Voici donc ^essentiel de mon programme :

11 faut comprimer les dépenses et les frais généraux de l’Etat, diminuer et remanier les divers impôts. Les contributions indirectes devront être allégées, la taxe sur les droits de mutation des immeubles doit être réduite, la taxe sur le chiffre d’affaires est à remplacer par une taxe sur la production, les fraudes doivent être sévèrement réprimées. Nos impôts locaux doivent être profondément modifiés afin que le contribuable ne soit pas obligé de payer des impôts pour des revenus qu'il n’a pas. Les évaluations foncières doivent etre révisées, surtout dans notre vignoble où la charge fiscale est insupportable. Les monopoles d Etat doivent être exploités plus commercialement* Les forces productives de la Nation doivent être encouragées et protégées et les revendications justifiées de notre agriculture et de .notre viticulture doivent être prises en considération* La vie chère est à combattre par les mesures les plus énergiques,

H faut créer un pouvoir fort et stable pour qu’il puisse executer un programme gou~

vernemental sagement établi et de longue haleine. L'administration doit être décentralisée dans le cadre de la région afin de hâter le règlement des affaires et de mettre en valeur les forces et les ressources régionales qui doivent s épanouir librement dans la nation selon leurs conditions particulières.

Nos traditions et nos libertés alsaciennes doivent cire respectées ; les promesses qui nous ont été faites par les représentants les plus autorisés de la République doivent être tenues. Je m'oppose à l'introduction des lois laïques qui ont fait un tort immense à la France, et je ne veux pas que le brandon de la discorde religieuse et civile soit allumé dans notre chère Alsace française qui a particulièrement besoin d’une ère de calme etdeeonfiance pour s’adapter à la situation créée par le retour à la mère-patrie. Le bilinguisme est une nécessité chez nous. Les droits de la famille et des pères de famille dans l'Etat et. dans la société doivent être protégés par l’introduction du vote familial, du voie des femmes et la reconnaissance du droit des pères de famille sur l'éducation de leurs enfants,

La politique sociale doit être inspirée par les principes de la justice distributive* Je demande une ampliation des lois d’assurances sociales et des réformes sérieuses capables d’établir la paix sociale par la collaboration loyale et généreuse de toutes les classes de la société*

Électeurs,

Soyez les dignes fils de vos pères î Soyez dévoués à nos traditions chrétiennes ! Soyea fiers de nos traditions françaises I

Ne votez pas pour le candidat socialiste révolutionnaire, ni pour le radical-socialiste l'aï ciste, camouflé en candidat indépendant national* ✓

Vous savez que votre sort et celui de vos familles dépend de votre vote, et vous approuverez une fois de plus la belle devise : Dieu — Patrie — Liberté, qui est aussi celle du candi ta t de F Union nationale, de votre

Docteur PFLEGER

Présenté par F Union populaire nationale, et soutenu par la Ligue républicaine national et la Fédération républicaine de France*

Circonscription de TH ANN.

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